Guide Thematique A5 FR
Guide Thematique A5 FR
GUIDE THEMATIQUE
P:4
CHAPITRE I :
ÉDUCATION THÉRAPEUTIQUE
A- Définitions
B- Objectifs de l’éducation thérapeutique
C- Fondements de la réflexion
D- Axes méthodologiques
E- Limites de l’éducation thérapeutique
P:6
CHAPITRE II :
GÉNÉRALITÉS SUR LE DIABÈTE
A- Définition du diabète
B- Types de diabète
C- Diagnostic
D- Facteurs de risques du diabète de type 2
E- Prise en charge du diabétique
P: 8
I. Alimentation
A- Définition d’une pyramide
CHAPITRE III :
B- Groupes alimentaires
C- Informations et conseils généraux sur les
modes culinaires, les produits «dits de
régime», et les compléments nutritionnels
MESURES
D- Horaires, répartition et composition des repas HYGIENO-DIÉTÉTIQUES
E- Équivalences Alimentaires
II - Activité physique
A- Intérêt de l’activité physique
B- Limites de la pratique de l’activité physique
C- Types d’activité physique recommandés
D- Durée et fréquence
E- Conseils et conduite à tenir avant, pendant et
après l’activité physique
F- Précautions à prendre
P: 19
CHAPITRE IV :
TRAITEMENT MÉDICAL
A- Objectifs thérapeutiques
B- Traitements médicamenteux
I- Antidiabétiques oraux
II- Insuline
III- Indications des traitements
P: 24
A- Auto surveillance glycémique
I- Importance et but
CHAPITRE V :
II- Rythme de surveillance
III- Matériel et fongibles
SUIVI ET CONTRÔLE B- Auto surveillance urinaire
I- Indications
II- Procédures
III- Rythme de surveillance
IV. Matériel et fongibles
C- Modalités de surveillance
I- Paramètres de surveillance
II- Objectifs thérapeutiques
P: 29
CHAPITRE VI :
COMPLICATIONS DU DIABÈTE
A- Complications Aigues
H- Hypoglycémie
II- Céto-acidose diabétique
B- Complications dégénératives
I-Macro angiopathie
II- Micro angiopathie
III- Pied diabétique
C- Complications infectieuses
P: 35 CHAPITRE VII :
Mesures de sécurité et traitement des déchets
CHAPITRE I :
ÉDUCATION
THÉRAPEUTIQUE
A- DÉFINITION
L’éducation du patient selon A. DECCACHE (1989) est un processus par étapes intégré
dans la démarche de soins , comprenant un ensemble d’activités organisées de
sensibilisation, d’information, d’apprentissage et d’aide psychologique et sociale
concernant la maladie, les traitements, les soins, l’organisation hospitalière, les
comportements de santé et ceux liés à la maladie.
Ces activités sont destinées à aider le patient et sa famille à comprendre sa maladie et
ses traitements, collaborer aux soins, prendre en charge son état de santé et favoriser
un retour aux activités normales.
4 - GUIDE THEMATIQUE
Il est reconnu que l’éducation thérapeutique est l’un des facteurs clés de succès, non
seulement pour la qualité de vie des patients, mais aussi pour l’efficience des prises en
charge (compliance aux traitements, facultés d’adaptation…), et donc pour retarder la
survenue des complications.
L’éducation thérapeutique doit être également considérée comme un facteur majeur
de prévention :
• Soit primaire (évitement de la survenue de la maladie chez les sujets à risque),
• Soit secondaire (évitement et limitation des complications) ou tertiaire (réparation
et adaptation aux handicaps).
Des bénéfices doivent être attendus en termes de résultats directs : modification des
savoirs et des comportements, amélioration de la santé, amélioration de la qualité de
vie du patient et en termes de conséquences économiques : diminution des coûts pour
le patient, amélioration du rapport coût-efficacité des dépenses de santé.
6 - GUIDE THEMATIQUE
CHAPITRE II :
GéNéRALITéS
SUR LE DIABèTE
I- DÉFINITION
Le diabète est une maladie chronique due à une hyperglycémie résultant d’un défaut
de sécrétion et /ou d’action d’insuline.
Il est connu depuis 25 siècles comme étant une maladie silencieuse et évolutive qui
peut être parfaitement bien gérée.
Sa prise en charge implique obligatoirement les éléments suivants:
• Une activité physique régulière.
• Une alimentation saine et équilibrée.
• Un suivi régulier et une bonne observance du traitement médical.
• Une auto surveillance.
2- Diabète de Type 2 :
C’est le type le plus fréquent, représente environ 90 % des cas.
Il apparaît généralement après l’âge de 40ans. Il est dû à un défaut d’action et/ou de
sécrétion d’insuline. Souvent asymptomatique, il y a une surcharge pondérale dans
90% des cas.
Le diabète type 2 est souvent associé à des anomalies du métabolisme lipidique, à
l’hypertension artérielle (syndrome métabolique) et à l’hyper uricémie.
III- DIAGNOSTIC :
Le diagnostic du diabète repose sur la clinique et la biologie.
1- Signes cliniques :
Le syndrome cardinal diabétique comprend une polyuro-polydipsie, une asthénie, un
amaigrissement et une hyperphagie.
Les infections à répétition peuvent être aussi un mode révélateur du diabète.
Cependant, le plus souvent l’hyperglycémie est asymptomatique chez le diabétique
de type 2.
2- Signes Biologiques :
Le diagnostic du diabète est retenu devant :
8 - GUIDE THEMATIQUE
IV. FACTEURS DE RISQUES DU DIABÈTE DE TYPE 2 :
Les facteurs de risque de survenue du diabète de type 2 justifiant un dépistage
systématique par le dosage de la glycémie à jeun sont les suivants :
• Age supérieur à 45 ans.
• Surcharge pondérale avec index de masse corporelle : poids (kg)/taille²(m) ≥ 25
kg/m² associant des antécédents familiaux de diabète de 1er degré.
• Obésité abdominale : tour de taille = 94 cm chez Homme et 80 cm chez la Femme.
• Hypertension artérielle (PA≥ 140/90 mm Hg).
• Dyslipidémie (déséquilibre du métabolisme lipidique)
• Hérédité diabétique chez les apparentés de premier degré (père, mère, frères,
sœurs).
• Antécédents de macrosomie (poids de naissance >4kg) et/ ou diabète
gestationnel.
• Antécédents cardiovasculaires.
• Sédentarité.
MESURES
HYGIENO-DIÉTÉTIQUES
Les mesures hygiéno-diététiques constituent un pilier fondamental de la prise en
charge du diabète. En effet, un mode de vie sain avec une alimentation équilibrée
ne comportant pas d’excès en graisses et en glucides ainsi qu’une activité physique
adaptée et régulière sont à même d’assurer une vie normale pour le sujet atteint
de diabète.
I. ALIMENTATION
A - Définition d’une pyramide :
C’est un schéma visuel qui propose des éléments indispensables pour une alimentation
équilibrée. Pour l’interpréter, il est convenu que les aliments placés au sommet ou dans
la partie supérieure sont ceux qui doivent être consommées en plus petites quantités.
Ceux placés vers la base, sont ceux que l’on doit consommer avec une plus grande
fréquence et en plus grande quantité.
Produits Sucrés
• Occasionnellement
et Fruits secs
Viandes / Poisson
•1 fois /j
Oeuf
Matières grasse
• 2 à 3 c à soupe/j
végétale
Laitages • 2 à 3 fois /j
• Type à sélectionner
Légumes cuits
• Quantité limitée
Boisso non sucrées
10 - GUIDE THEMATIQUE
B - Groupes Alimentaires :
1-Boissons
L’eau est la seule boisson indispensable.
Le thé, le café et les tisanes (verveine, camomille…) peuvent être
consommés mais sans sucre. En plus, le café doit être consommé avec
modération. Les limonades et les boissons alcoolisées sont à éviter.
2-Céréales et féculents
Les céréales et les féculents constituent la principale source de glucides
complexes. Il faut les consommer à chaque repas.
- Privilégier les céréales complètes notamment l’orge et les féculents
pour leur richesse en fibres alimentaires.
- Privilégier le pain frais au pain grillé.
- Respecter les quantités recommandées (cf. équivalences glucidiques).
3- Légumes
- Source de vitamines, de sels minéraux et de fibres alimentaires.
- À consommer deux fois par jour. Les légumes verts crus peuvent être
consommés à volonté.
A savoir que :
- La pomme de terre n’est pas un légume mais un féculent.
- Modérer la consommation de certains légumes ayant un apport
glucidique important comme : carottes cuites, betteraves
cuites, potiron, navets cuits, fèves cuites, petits pois.
4- Fruits
Source de vitamines, de sels minéraux, de fibres alimentaires et
d’antioxydants.
- Prendre un fruit 2 fois par jour en fin de repas. (cf équivalences
glucidiques).
A savoir que :
- Les fruits frais ayant un apport glucidique supérieur à 15%
(Figues, banane, raisin, papaye et mangue) et les fruits secs
ne peuvent être pris qu’en quantité limitée et si le diabète est
équilibré.
- Il ne faut pas remplacer le fruit par le jus de fruit.
6- Viandes
Source essentielle de protéines et de fer. Toutes les viandes sont dépourvues de sucre.
- Les consommer une fois par jour à raison de :
On peut remplacer la viande par l’œuf sans dépasser 2 œufs entiers/semaine en absence
d’une hypercholestérolémie. Par contre le blanc d’œuf, étant exempt de lipides, peut
être consommé chaque jour à la place de la viande.
- Privilégier le poisson gras (sardine, thon, maquereau,) riche en oméga 3, acide
gras bénéfique pour la prévention des maladies cardiovasculaires.
- Privilégier les conserves de poisson au naturel (à l’eau) ou à la sauce tomate
plutôt qu’à l’huile.
A savoir que
La viande de mouton, le jaune d’œuf, les tripes et abats, ne contiennent
pas de glucides mais sont riches en cholestérol.
12 - GUIDE THEMATIQUE
7- Matières grasses
Source d’énergie et vitamines liposolubles A, D, E et K.
- Privilégier les matières grasses végétales (les huiles en général et surtout l’huile d’olive
et l’huile d’Argan pour leur effet préventif contre les maladies cardio-vasculaires) à la
matière grasse animale (beurre, crème fraiche), sans dépasser 2 à 3 cuillères à soupe
d’huile par jour.
- Toutes les huiles ont la même valeur énergétique.
- Éviter les fritures.
Attention
à la matière grasse invisible : viandes grasses, mayonnaise, fromage
à pâte dure
8- Produits sucrés
Source de glucides simples et d’énergie. Ils ont des effets hyperglycémiants et
hyperlipémiants et constituent un facteur de déséquilibre alimentaire et de prise de
poids.
- Peuvent être consommés occasionnellement en fin de repas si le diabète est
bien équilibré.
- Le miel, «quelque soit sa plante d’origine», reste un produit sucré à consommer
avec prudence.
- Prendre l’habitude du goût non sucré.
1- Modes culinaires
3- Plantes médicinales
14 - GUIDE THEMATIQUE
1- Horaires
- Respecter les horaires des repas est très important pour garantir
un bon équilibre glucidique.
- Veiller à ne pas espacer ou rapprocher les repas et les collations.
- Ne pas sauter de repas.
2- Composition
Le plan suivant est un plan standard à adapter à la prescription diététique et au schéma
thérapeutique.
2-Équivalences glucidiques
= 15 g Beurre
= 30 g Beurre allégé
10 g d’huile
En lipide = 30 g Crème fraîche
(1cuillère à soupe)
= 1.5 c à s Mayonnaise
16 - GUIDE THEMATIQUE
II- ACTIVITÉ PHYSIQUE
A- Intérêt de l’activité physique
L’activité physique est un volet essentiel du traitement du diabète au même titre que
l’alimentation et les médicaments. Elle est par ailleurs essentielle au bien être physique
et mental.
Les muscles utilisent le sucre pour en tirer de l’énergie nécessaire à leur fonctionnement,
Il y a donc un bénéfice majeur dans l’activité physique, puisqu’elle fait baisser la
glycémie.
De plus, si l’activité physique est régulière, l’insulino-résistance musculaire est plus
faible et le diabète est plus facile à équilibrer.
D- Durée et fréquence
Il faut savoir qu’il vaut mieux pratiquer une activité physique légère quotidienne plutôt
qu’une activité intense de temps en temps.
Pour que l’activité physique soit efficace pour l’équilibre glycémique et ait un effet
sur les facteurs de risque cardiovasculaires, elle doit respecter la durée et le rythme
suivants:
- L’idéal est de faire une séance de 30 mn à 45min par jour d’activité modérée
en continu. En cas d’incapacité la séance peut être fractionnée sous forme de
courtes périodes de 10 mn. L’essentiel est de rester actif le plus possible,
- Un rythme minimum de 3 à 5 séances par semaine est souhaitable. L’idéal serait
7 j / 7,
- L’activité physique inhérente aux tâches ménagères et à la vie professionnelle
quotidienne est tout aussi importante et doit être prise en considération.
18 - GUIDE THEMATIQUE
2- Pendant la pratique sportive :
- Prévoir des aliments riches en glucides à consommer pendant et après des
exercices intensifs en cas de besoin.
- Boire pendant l’entraînement.
F - Précautions à prendre :
- Toujours se concerter avec son médecin traitant pour adapter au mieux les doses
d’insuline ainsi que les repas pris avant et après l’activité physique.
- Avoir la carte de diabétique sur soi pendant l’exercice physique.
- Surveiller systématiquement sa glycémie.
- Planifier les activités en tenant compte des prises d’insuline et de l’horaire des
repas. Car, faire de l’exercice après une période de jeûne trop longue peut poser
problème et engendrer une hypoglycémie, voire un coma diabétique.
- Après une période d’inactivité, consulter le médecin pour s’assurer que l’activité
choisie ne pose pas de problème.
- Examiner les pieds avant et après avoir fait du sport. Utiliser des chaussures de
sport adaptées et des chaussettes en coton pour éviter les abrasions. En cas de
durillon ou de coupure, soigner la plaie immédiatement.
- Etre attentif aux signes d’hypoglycémie.
- Il est souhaitable d’être accompagné d’une personne qui serait au courant de la
maladie, des signes d’hypoglycémie ainsi que des modalités de resucrage.
A-Hygiène corporelle :
- Prendre une douche avec eau et savon 2 à 3 fois par semaine.
- Éviter les bains maures du fait de la chaleur excessive. Des bains
tièdes de préférence à domicile sont suffisants et très bénéfiques.
- Si le diabétique présente des troubles de sensibilité, faire
contrôler la chaleur de l’eau de bain par une tierce personne non
diabétique.
C- Santé bucco-dentaire :
Un diabète mal équilibré menace l’état dentaire (affecte le tissu de
soutien de la dent ce qui peut entrainer une mobilité dentaire voire
perte de la dent).
Les dents en mauvais état déséquilibrent la glycorégulation
(infection). Par ailleurs, il y a un risque de développer des multi
caries à cause de l’hypo salivation chez le diabétique.
20 - GUIDE THEMATIQUE
Conduite à tenir :
- Brossage régulier des dents après chaque repas avec un dentifrice fluoré.
- Utilisation éventuelle du «souak» avec précaution, car il y a risque
d’ulcérations de la gencive et de la face interne de la joue.
- Consultation régulière chez le dentiste pour mise en état de la bouche.
L’idéal serait une fois par 6 mois sinon une fois par an.
D-Tabagisme :
Le tabac est un facteur de risque de maladies
cardiovasculaires. Il est également responsable
de l’apparition de certains types de cancers et
de maladies respiratoires. Il diminue en outre
l’immunité et a des effets néfastes sur l’appareil
gastro-intestinal.
Par ailleurs, le tabac à un certain nombre d’effets
néfastes par rapport au diabète :
• Réduit la sensibilité à l’insuline.
• Favorise l’élévation de la glycémie.
• Accroît le risque de développer un diabète.
• Accroît les complications du diabète : Rétinopathie, néphropathie, coronaropathie.
De ce fait, tout diabétique doit s’abstenir de fumer et faire attention au tabagisme
passif.
E-Stress et diabète :
Chez le diabétique, le stress peut conduire à une mauvaise observance des mesures
hygiéno-diététiques (trop manger, grignoter sauter des repas, fumer du tabac, négliger
l’auto surveillance…) et du traitement médicamenteux.
F-Sommeil et diabète :
Le diabétique doit veiller à avoir un sommeil de qualité et signaler tout trouble de
sommeil au médecin (ronflement, sommeil entrecoupé….)
22 - GUIDE THEMATIQUE
CHAPITRE IV:
TRAITEMENT
MÉDICAL
Chaque diabétique est un patient particulier nécessitant un traitement personnalisé.
Les objectifs du traitement doivent être adaptés à chaque patient et tenir compte de :
- Type et ancienneté du diabète.
- Age du patient.
- Existence de signes de carence en insuline.
- Existence de complications du diabète.
- Maladies associées.
A- Objectifs thérapeutiques :
• Rechercher un équilibre glycémique le plus correct possible c’est à dire :
- Glycémie à jeun < 1,20 g/l ou mieux <1,10 g/l
- Préprandiale < 1,20 g/l.
- GPP < 1,60 g/l ou mieux < 1,40 g/l.
- HbA1c< 7%.
Ces objectifs peuvent être modifiés en fonction du terrain du diabétique.
• Chez les sujets âgés ou cardiaques: il ne faut pas s’acharner à avoir un équilibre parfait
car il y a un risque important d’hypoglycémie.
• Équilibre des autres facteurs de risque cardio- vasculaire (HTA, lipides, …).
B-Traitements médicamenteux
I- Antidiabétiques oraux :
1-1- Insulino sensibilisateurs : améliorent la sensibilité à l’insuline au niveau des
cellules périphériques (foie, muscle, graisse)
• Biguanides • Glitazones
1-3 - Autres:
• Inhibiteurs de l’αlpha glucosidase : ralentissent l’absorption intestinale des sucres.
• Incrétines : potentialisent la sécrétion d’insuline par le biais d’une «hormone
intestinale» ce qui permet d’éviter les hypoglycémies.
24 - GUIDE THEMATIQUE
II- INSULINES
Il existe : des insulines humaines et des analogues de l’insuline humaine.
La durée d’action est soit rapide, intermédiaire ou prolongée.
26 - GUIDE THEMATIQUE
2-5-3 Sites d’injections :
- Il est important de changer les sites d’injection : Abdomen- bras- cuisses- fesses.
- Garder le même site d’injection pour un même horaire, ceci pour une meilleure
reproductibilité de l’action de l’insuline.
- Chaque zone d’injection a une vitesse de résorption d’insuline spécifique: pour
cela, il est important d’adapter la zone d’injection au type d’insuline.
- Au niveau des bras, il faut se faire aider par une autre personne pour faire le pli.
En règle générale
Ces zones peuvent toutes être utilisées pour avoir une meilleure rotation des
zones d’injection.
- Varier le point d’injection en respectant un espacement de deux travers
de doigt entre chaque point d’injection afin d’éviter les lipodystrophies.
- Ne pas masser après injection pour ne pas accélérer la résorption.
- Sortir les flacons ou les stylos à insuline du frigidaire 5minutes avant leur
utilisation.
- Pour les insulines intermédiaires (couleur verte) et pré mélangées
(couleur marron), il faut faire une remise en suspension de l’insuline
(agiter lentement le flacon 10 fois ou le faire rouler dans la paume de la
main 10 fois) (illustration)
- Purger le stylo ou le flacon avant chaque injection afin d’éviter les bulles
d’air.
- Le matériel est à usage strictement personnel. Ne jamais échanger ou
partager les flacons ou stylos d’insuline, les aiguilles et les stylos auto
piqueurs.
28 - GUIDE THEMATIQUE
III- INDICATIONS DES TRAITEMENTS
3-4- Diabète de type 2 non équilibré sous ADO à dose maximale + bed time ou au
stade de carence en insuline ou dans certains cas (grossesse, chirurgie, infections
graves).
Si passage à plus d’une injection d’insuline par jour, tout ADO doit être arrêté à
l’exception de la Metformine et de l’Acarbose (si pas de contre indication).
Plusieurs schémas sont possibles: Se référer aux schémas du diabétique type 1
SUIVI ET
CONTRÔLE
A - AUTO SURVEILLANCE GLYCEMIQUE (ASG)
I-Importance
L’ASG est indispensable pour les diabétiques de type 1 et les diabétiques de type 2
insulinés. En effet, c’est en fonction des mesures pluriquotidiennes de la glycémie que
le traitement est adapté, évitant ainsi un surdosage (risque d’hypoglycémie) ou un
sous-dosage (risque d’hyperglycémie) de l’insuline.
Elle permet aussi de vérifier l’influence de l’alimentation et de l’activité physique sur
le niveau de la glycémie et de ce fait de modifier certaines pratiques alimentaires
ayant une influence négative sur la glycémie et d’adapter le traitement notamment
insulinique.
L’ASG n’est pas obligatoire chez les diabétiques de type 2 non insulinés bien équilibrés.
Cependant le médecin traitant peut instaurer cette auto surveillance pour permettre
au patient de prendre conscience de sa maladie, de suivre ses progrès, d’adapter lui-
même son traitement (mesures diététiques, activité physique).
Elle peut également permettre de détecter un déséquilibre glycémique (hypo ou
hyperglycémie).
Les objectifs des glycémies capillaires lors de l’ASG:
• Glycémie à Jeun≤ 1.10g/l
• Glycémie pré P ≤ 1.20g/l
• Glycémie post P ≤ 1.60g/l ou mieux ≤ 1.40g/l
• Absence d’hypoglycémie au coucher et au petit matin.
Il faut s’auto-surveiller pour rester en bonne santé, pour que votre diabète soit
équilibré et pour prévenir les complications.
II- Rythme de surveillance
- Les horaires de l’ASG sont précisés par le médecin traitant en fonction du
traitement du diabète et les objectifs fixés.
30 - GUIDE THEMATIQUE
Avant 2h Au
Avant le 2h après 2h après
Avant le après Au petit
Date petit le petit 17h le
déjeuner déjeuner le coucher matin
déjeuner déjeuner diner
diner
32 - GUIDE THEMATIQUE
II - Procédures
- L’urine sera recueillie en milieu de jet dans un récipient propre et sec.
- Sortir la bandelette de son étui sans toucher les zones réactives.
- Refermer l’étui.
- Plonger dans l’urine la bandelette et la retirer immédiatement.
- Tapoter la tranche de la bandelette contre le récipient, afin d’éliminer l’urine
excédentaire.
- Attendre le temps préconisé par le fabriquant.
- Lire en tenant la bandelette près de l’échelle colorimétrique.
- Jeter la bandelette dans la poubelle
- Noter les résultats sur le carnet de santé.
IV - Matériels et fongibles :
- Bandelettes réactives
- Récipient propre, sec et bien rincé
à l’eau claire, ne contenant aucun
antiseptique ni désinfectant ni
conservateur.
II-Objectifs thérapeutiques
• Maintenir un équilibre parfait de la glycémie. L’équilibre glycémique est reflété par le
taux d’HbA1C et les résultats d’auto surveillance.
• Objectif général d’HbA1c <7%
Cet objectif peut être modifié par le médecin traitant selon plusieurs paramètres:
- Age du patient
- Ancienneté du diabète
- Existence de complications dégénératives
• Prévenir et dépister l’atteinte des organes cibles (atteinte cardiaque, ophtalmique,
neurologique et rénale).
• Contrôler les facteurs de risque cardiovasculaires (obésité, hypercholestérolémie…)
• S’assurer des acquis du patient en matière d’éducation (connaissances en rapport
avec sa maladie, de l’autonomie), d’observance du traitement et de suivi des mesures
hygiéno-diététiques (régime alimentaire, exercice physique, arrêt du tabac).
34 - GUIDE THEMATIQUE
CHAPITRE VI
COMPLICATIONS
DU DIABÈTE
Le diabète est une maladie chronique silencieuse qui, mal équilibrée peut être
potentiellement grave de par les complications qu’elle peut engendrer on distingue :
Complications aigues :
- Hypoglycémie
- Acidocétose.
Complications dégénératives chroniques :
• Macro angiopathies : • Micro angiopathies :
• Atteinte du cœur : coronaropathie • Atteinte de l’œil : Rétinopathie
• Atteinte du cerveau : accident • Atteinte du rein : Néphropathie
vasculaire cérébral
• Atteinte des nerfs : Neuropathie
• Atteinte des artères des
• Pied diabétique.
membres inferieurs : claudication
intermittente.
• HTA
Cerveau
Yeux
Coeur
Rein Pied
Complications infectieuses :
Infections : peau, ORL, urinaire...
1-2- Causes
- Surdosage en insuline et ou antidiabétiques oraux (sulfamides++).
- Alimentation insuffisante : repas léger, saut d’un repas.
- Activité physique intense avec traitement inadapté.
36 - GUIDE THEMATIQUE
Après 15 mn ou une fois que le malaise est passé, réévaluer. Si c’est le moment du repas
ou celui d’une collation les prendre si non prendre un aliment à effet hyperglycémiant
lent : (solide + lipides ou fibres) sous forme de :
- 30 g de pain (¼ de baquette ou de pain rond de boulanger sans miel) + 1 fromage
- 30 g de pain ou 2 biscottes beurrées ou une càc d’huile - 1 fruit moyen
- 2 fruits secs (pruneaux, figues sèches,...) - ½ croissant.
(Il s’agit de recommandations valables chez les adultes. Pour les enfants, on conseille
habituellement 1 sucre pour 20 kg de poids).
b-Activité physique :
• Contrôler la glycémie avant.
• Adapter le repas et le traitement à l’intensité de l’activité physique.
• Avoir du sucre ou équivalent sur soi.
• Être accompagné si possible et toujours avoir sa carte ou carnet de diabétique sur
soi.
• Arrêt de l’activité physique dès l’apparition de signes alarmants d’hypoglycémie.
c-Autres mesures :
• Respect des doses prescrites et des horaires des injections.
• Changer les zones d’injection (lipodystrophies).
2- Causes
Manque d’insuline le plus souvent : insulinocarence, saut d’injection d’insuline ou
diminution des doses +++
Infection+++, corticoïdes, maladies intercurrentes (Infarctus du myocarde,
hyperthyroïdie …
3- Signes cliniques
Accentuation du syndrome polyuro - polydipsique : soif intense, besoin fréquent
d’uriner.
- Fatigue importante++.
- Nausées, vomissements, douleurs au ventre.
- Respiration rapide.
- Haleine particulière (pomme pourrie).
- Perte de conscience.
4- Conduite à tenir :
Faire Immédiatement un contrôle de la glycémie capillaire. En cas de glycémie > 2,5 g/L
rechercher l’acétone dans les urines par bandelettes urinaires : en présence de céto-
acidose aller aux urgences de l’hôpital le plus proche
Devant les signes cliniques, si l’on ne dispose pas de glucomètre et/ou de bandelettes
urinaires : consulter en urgence +++.
Attention
S’il y a de l’acétone dans les urines mais il n’y a pas de glucose au niveau
urinaire et la glycémie capillaire <2,5 g/L. Ce n’est pas une cétose due à
l’hyperglycémie mais au jeûne et ce n’est pas une urgence, il faut dire au
patient de poursuivre normalement son alimentation et son traitement.
38 - GUIDE THEMATIQUE
5 –Prévention
Ne jamais interrompre les injections ou diminuer les doses sans raison (hypoglycémies
à répétition, activité physique importante prévue) et sans concertation avec le méde-
cin traitant.
Surveiller la glycémie en cas d’une infection (angine, grippe…) ou maladies intercur-
rentes ou prise de corticoïdes..
B-COMPLICATIONS DÉGENÉRATIVES
Macro angiopathie :
C’est l’atteinte progressive des gros vaisseaux du cœur, du cerveau et des membres
inferieurs on distingue :
- Atteinte du cœur : elle est souvent asymptomatique ou peut se traduire par une
douleur thoracique, dyspnée voire infarctus du myocarde
- Atteinte du cerveau : paralysie d’un membre ou de tout l’hémicorps
- Atteinte des artères des membres inferieurs : douleur des membres inférieurs
après un périmètre de marche.
- HTA : chez le diabétique la tension est élevée si ≥ à 13/8 cm Hg
Micro angiopathie :
C’est l’atteinte des petits vaisseaux de l’œil, du rein et des nerfs on distingue :
- Atteinte de l’œil (Rétinopathie) : Le diabétique peut ressentir une baisse de
l’acuité visuelle, ou voir des éclairs lumineux ou des sensations de mouches
volantes ou le plus souvent ne rien ressentir +++.
L’atteinte rénale est asymptomatique, son diagnostic est basé sur un bilan rénal.
- Atteinte des nerfs (Neuropathie) : se traduit par des poly neuropathies
symétriques des membres inférieurs, des mono névrites, des multinévrites et des
neuropathies végétatives.
3-1- Causes
- Diminution de la sensibilité avec suppression de la sensation de douleur par
l’atteinte des nerfs du pied : le diabétique peut se blesser et ne rien sentir !!
- Mauvaise circulation du sang au niveau des pieds par l’atteinte des petits vaisseaux
- Sensibilité aux infections qui sont souvent fréquentes, surtout si le diabète est
déséquilibré
40 - GUIDE THEMATIQUE
Les atteintes du pied peuvent se compliquer
chez le diabétique si pas de traitement !!!
C- COMPLICATIONS INFECTIEUSES
Le patient diabétique est plus vulnérable aux infections par diminution de l’immunité
surtout si le diabète est déséquilibré : infections de la peau, infections ORL, grippe,
infection urinaire, infection gynécologique……
42 - GUIDE THEMATIQUE
CHAPITRE VII
MESURES DE SéCURITé ET
TRAITEMENT DES DÉCHETS
Il existe un risque de contamination de l’entourage (HIV, hépatites C, …) liée aux
déchets émanant de la manipulation du matériel et fongibles utilisés pour le traitement
et l’auto surveillance (auto piqueur, lancettes, bandelettes et seringues d’insuline). Afin
de palier à cette situation il est important de suivre certaines mesures de sécurité pour
mieux gérer ces déchets.
A défaut :
• Utiliser la méthode d’encapsulation : les déchets sont mis dans une bouteille
en plastique puis couverts d’un mélange de plâtre au deux tiers et d’eau puis
mélangé.
• Mettre ces déchets dans une bouteille en plastique remplie d’eau javellisée (une
cuillère à soupe) et fermée hermétiquement.
B- TRAITEMENT :
Après avoir procédé à la collecte et tri des déchets, leur traitement peut se faire soit
par :
• Incinération
• Enterrement
• Mise dans les ordures ménagères.
44 - GUIDE THEMATIQUE