Effets secondaires de la dépigmentation
Effets secondaires de la dépigmentation
SCIENTIFIQUE
(Diplôme d’Etat)
ADMINISTRATION
Doyen : Boubacar TRAORE / Professeur
Vice-doyen : Sékou BAH / Maitre de Conférences
Secrétaire principal : Seydou COULIBALY, Administrateur Civil
Agent comptable : Famalé DIONSAN, Contrôleurs des finances.
PROFESSEURS HONORAIRES
N° PRENOMS NOM SPECIALITE
1 Flabou BOUGOUDOGO Bactériologie-Virologie
2 Boubacar Sidiki CISSE Toxicologie
3 Mahamadou CISSE Biologie
4 Daouda DIALLO Chimie Générale et Minérale
5 Souleymane DIALLO Bactériologie - Virologie
6 Kaourou DOUCOURE Physiologie
7 Ousmane DOUMBIA Chimie thérapeutique
8 Boulkassoum HAÏDARA Législation
9 Gaoussou KANOUTE Chimie analytique
10 Alou A. KEÏTA Galénique
11 Mamadou KONE Physiologie
12 Mamadou KOUMARE Pharmacognosie
13 Brehima KOUMARE Bactériologie/Virologie
14 Abdourahamane S. MAÏGA Parasitologie
15 Saïbou MAÏGA Législation
16 Elimane MARIKO Pharmacologie
17 Sékou Fantamady TRAORE Zoologie
DER : SCIENCES BIOLOGIQUES ET MEDICALES
1. PROFESSEURS/DIRECTEUR DE RECHERCHE
N° PRENOMS NOM SPECIALITE
1 Mounirou BABY Hématologie
2 Bakary Mamadou CISSE Biochimie
3 Abdoulaye DABO Biologie/Parasitologie
4 Mahamadou DIAKITE Immunologie-Génétique
5 Alassane DICKO Santé Publique
6 Abdoulaye DJIMDE Parasitologie-Mycologie
7 Amagana DOLO Parasitologie-Mycologie
8 Akory Ag IKNANE Santé Publique/Nutrition
9 Ousmane KOITA Biologie-Moléculaire
10 Boubacar TRAORE Parasitologie-Mycologie
4. ASSISTANTS/ATTACHE DE RECHERCHE
N° PRENOMS NOM SPECIALITE
1 Mahamadou BALLO Pharmacologie
2 Dalaye Bernadette COULIBALY Chimie analytique
3 Blaise DACKOUO Chimie Analytique
4 Fatoumata DAOU Pharmacologie
5 Abdourahamane DIARA Toxicologie
6 Aiguerou dit Abdoulaye GUINDO Pharmacologie
7 Mohamed El Béchir NACO Chimie analytique
8 Mahamadou TANDIA Chimie Analytique
9 Dougoutigui TANGARA Chimie analytique
P/Le Doyen/PO
Le Secrétaire Principal
Seydou COULIBALY
Administrateur Civil ….
DEDICACES ET REMERCIEMENTS
DEDICACES
Je dédie ce travail,
A ma famille
Aucun mot ne sera jamais assez expressif pour témoigner l’amour que j’éprouve pour vous, et
la gratitude que je ressens à votre égard. Vous m’avez guidé tout au long de ma vie et c’est
grâce à vous que je suis devenu ce jeune homme aujourd’hui. Tout ce que je peux dire c’est
merci infiniment pour l’amour inconditionnel, pour le soutien moral et matériel.
Ma tendre maman, tu as consacré ta vie pour le bien être de tes enfants, tu t’es toujours
sacrifiée pour notre réussite malgré les difficultés. Pour moi tu es un modèle de la femme
forte, battante, et travailleuse.
C’est avec une vive émotion que je vous dédie ce travail, la fin d’un parcours significatif dans
ma vie. Je vous promets de faire de mon mieux pour toujours vous rendre fier.
A Assetou Makan Fofana, Alima Traore vous avez été d’un soutien précieux dans tous mes
projets et m’a toujours aidé à les réaliser. Merci
REMERCIEMENTS
A mon pays le MALI et à ses autorités de m’avoir rendu l’enseignement gratuit.
A tous ceux qui me sont chers et dont j’ai involontairement omis les noms ;
A tous ceux qui de près ou de loin, de façon passive ou active auront contribué à la
réalisation de la présente thèse ;
Je vous dis merci du fond du cœur.
Honorable maître,
Nous sommes très touchés par la considération que vous nous accordez en acceptant de
présider ce jury malgré vos multiples occupations. Vos immenses qualités scientifiques et
humaines font de vous un maître éminent.
Cher maitre,
Nous gardons de vous l’image d’un maître soucieux de la formation de ses élèves. Nous
sommes très touchés par l’intérêt que vous avez porté à ce travail et aussi par la spontanéité
avec laquelle vous avez accepté de le juger. Permettez-nous, cher maître, de vous réitérer
toute notre reconnaissance et veuillez trouver ici notre profond respect et nos sincères
remerciements.
C’est un grand honneur de vous avoir comme membre de jury. Vous avez accepté le suivi de
ce travail malgré vos multiples occupations. Votre forte personnalité, vos connaissances
scientifiques font de vous une bonne pharmacienne.
Cher Maître,
Nous sommes très honorés de vous avoir comme directrice de thèse. Votre courtoisie, votre
spontanéité font de vous un maître exemplaire. Nous sommes fiers d’avoir bénéficié de votre
formation. Nous garderons de vous le souvenir d’un excellent maître, d’un professionnel
digne de respect et de considération. Soyez assuré de notre gratitude.
Veuillez accepter le témoignage de nos marques de considérations les plus respectueuses tout
en vous remerciant de votre disponibilité et de votre générosité
Docteur en Pharmacie ;
Assistante/ enseignante chercheuse depuis 2016 à la FAPH, chargée des cours de
Pharmacie Galénique ;
Pharmacienne Galéniste, Chef du service de pharmacie Hospitalière de l’HDB ;
Master en sciences biomédicales à finalité Dermopharmacie et Cosmétologie de
l’Université libre de Bruxelles 2010 – 2012 ;
Master en sciences et santé du médicament option Biopharmacie, Ingénierie
pharmaceutique et Formulation de l’Université de Ouaga I Pr KI-ZERBO 2016 –
2018.
Cher Maître,
Nous vous remercions de l’honneur que vous nous avez fait en acceptant de codiriger cette
thèse malgré vos multiples occupations. Votre disponibilité, votre engagement pour la réussite
de ce travail, vos brillantes qualités professionnelles et humaines, font de vous un maitre
admiré et respecté. Veuillez trouver ici, l’expression de notre vive reconnaissance.
INTRODUCTION :.................................................................................................................. 1
I. OBJECTIFS :............................................................................................................. 3
5. Méthodes ................................................................................................................... 39
E. Les informations sur le phénomène naissant chez les enfants et proposer, sur la base
de nos résultats, des solutions pour empêcher la progression de ce phénomène. ............. 64
E. Les informations sur le phénomène naissant chez les enfants et proposer, sur la base
de nos résultats, des solutions pour empêcher la progression de ce phénomène. ............. 75
1. Conclusion ................................................................................................................. 77
2. Recommandations ..................................................................................................... 78
A. Questionnaires ........................................................................................................... 91
UV : Ultraviolet
CMH : Complexe Majeur d’Histocompatibilité
TRP-1 : Tyrosinase Related Protein-1
TRP-2 : Tyrosinase Related Protein-2
DCI : Dénomination Commune Internationale
MMEH : Monométhyléther d’hydroquinone
TPE : Trioxopimélate d’éthyle
EDTA : Acide Ethylène Diamine Tétracétique
4-IPC : 4-Isopropylcatéchol
SCCP : Comité scientifique européen sur les produits de Consommation
Aiida : Association internationale d’information sur la dépigmentation
AHA : Alpha hydroxy-acide
USD : United States Dollar
TVA : Taxe sur la Valeur Ajoutée
Tableau II: Répartition des consommateurs des produits dépigmentants dans le District de
Bamako en fonction du niveau d’étude. ................................................................................... 44
Tableau III: Répartition des consommateurs des produits dépigmentants dans le District de
Bamako en fonction de la profession. ...................................................................................... 44
Tableau IV: Répartition des consommateurs des produits dépigmentants dans le District de
Bamako en fonction des motifs de dépigmentation. ................................................................ 45
Tableau V: Répartition des produits ou gammes dépigmentants les plus utilisés par les
consommateurs dans le District de Bamako. ........................................................................... 46
Tableau VI: Répartition des actifs ou compositions les plus utilisés par les consommateurs
des produits dépigmentants dans le District de Bamako en se référant à l’emballage des
produits. .................................................................................................................................... 47
Tableau VII: Répartition des consommateurs qui achetaient des « tubes » pour renforcer
l’efficacité des produits de soin. ............................................................................................... 47
Tableau VIII: Répartition des lieux d’achat des « tubes » par les consommateurs dans le
cadre de la dépigmentation. ...................................................................................................... 47
Tableau X: Répartition des actifs éclaircissants utilisés par les clients dans les officines du
District de Bamako. .................................................................................................................. 50
Tableau XI: Répartition des formes galéniques les plus vendus aux clients des officines dans
le cadre de la dépigmentation. .................................................................................................. 50
Tableau XII: Répartition des dermocorticoïdes vendus aux clients dans les officines de
pharmacie dans le cadre de la dépigmentation. ........................................................................ 51
Tableau XIII: Répartition des gammes ou produits dépigmentants vendus aux clients par les
boutiques de « luxe beauté ». ................................................................................................... 52
Tableau XIV: Répartition des actifs dépigmentants utilisés par les clients des boutiques de
« luxe beauté » du District de Bamako. ................................................................................... 53
Tableau XV: Répartition des formes utilisées par les clients des boutiques de luxe beauté. . 53
Tableau XVI: Répartition des consommateurs des produits dépigmentants dans le District de
Bamako en fonctions des lieux d’achats. ................................................................................. 54
Tableau XIX: Répartition des sources d’information des consommateurs sur les
conséquences systémiques. ...................................................................................................... 58
Tableau XX: Répartition des clients dans les officines de pharmacies en fonction du type de
complication cutanée développé. ............................................................................................. 59
Tableau XXI: Répartition de l’avis des vendeurs de boutique de « luxe beauté » sur le
phénomène. .............................................................................................................................. 60
Tableau XXII: Répartition des clients en fonction des complications cutanées dans les
boutiques de luxe beauté. ......................................................................................................... 61
Tableau XXIII: Répartition des luxes beautés selon le type de complication cutanée
développé par leurs clients suite à l’utilisation des produits dépigmentants. ........................... 61
Tableau XXIV: Répartition du coût moyen des achats mensuels des produits dépigmentants
dans les boutiques de luxe beauté............................................................................................. 63
Tableau XXV : Répartition du coût moyen des achats mensuels des produits dépigmentants
dans les officines de Pharmacie du District de Bamako. ......................................................... 63
Tableau XXVI: Répartition de l’avis des consommateurs sur le phénomène chez les enfants.
.................................................................................................................................................. 64
Tableau XXVII: Répartition des consommateurs qui ont appliqué des éclaircissants à leurs
enfants. ..................................................................................................................................... 64
Tableau XXIX: Répartition des suggestions des consommateurs pour endiguer le phénomène
de dépigmentation dans le District de Bamako. ....................................................................... 67
INTRODUCTION
INTRODUCTION :
Tous les continents sont concernés par ce phénomène qui est essentiellement observée dans
les populations génétiquement pigmentées [2]. En Europe, les données objectives sur
l'ampleur de la dépigmentation artificielle font défaut[3,4]. Cette pratique est toutefois
considérée comme étant relativement fréquente chez les personnes immigrées issues d'Afrique
sub-saharienne[5].
Les femmes utilisent différents produits de dépigmentations qui sont les suivants : les
dermocorticoïdes, l’hydroquinone, les sels de mercure et le glutathion et ces produits exposent
à différentes complications dermatologiques et systémiques[4,10,20–24]. On retrouve une
forte prévalence (16 à 28%) des effets secondaires liés à la dépigmentation artificielle chez les
sujets d’origine africaine vivant en région parisienne[25,26].
Au Mali plusieurs études ont été effectuées sur les complications dermatologiques et
générales de la dépigmentation[27–29], mais aucune étude malienne n’a été mené sur les
produits dépigmentants, Ainsi, l'objectif de la présente étude est de recenser les produits
utilisés dans la dépigmentation artificielle de la peau dans le District de Bamako notamment
au niveau des officines de Pharmacie, dans les boutiques de luxe beauté et auprès des
consommateurs.
OBJECTIFS
I. OBJECTIFS :
1. OBJECTIF GENERAL :
Recenser les produits utilisés dans la dépigmentation artificielle (DA) de la peau dans le
District de Bamako.
2. OBJECTIFS SPECIFIQUES :
Décrire les caractéristiques sociodémographiques et les principales motivations
des personnes qui se dépigmentent ;
Récolter les informations sur le phénomène naissant chez les enfants et proposer,
sur la base de nos résultats, des solutions pour empêcher la progression de ce
phénomène.
GENERALITES
II. GENERALITES :
1. ETUDE DE LA PEAU : STRUCTURE ET FONCTIONS PHYSIOLOGIQUES
1.1. Structure de la peau :
La peau est un organe qui recouvre toute l’étendue de la surface du corps et constitue son
enveloppe de revêtement. La surface totale chez l’adulte est de 1,5 à 2 m² et pèse environ 2 à
3 kg[30]. D’un point de vue chimique, la peau comprend en moyenne : 70% d'eau, 27,5% de
protéines, 2% de matières grasses, 0,5% de sels minéraux et oligo-éléments[31].
Le revêtement cutané est en continuité avec les muqueuses recouvrant les cavités naturelles
de l’organisme[32].
La structure de la peau est complexe. Elle comprend, avec ses annexes, tous les tissus
histologiques, sauf les tissus osseux et cartilagineux. Elle se subdivise en 3 régions
superposées qui sont de la superficie vers la profondeur l’épiderme, le derme et l’hypoderme
(Fig.1)[32,33].
1.1.1. L’épiderme :
L’épiderme est un épithélium de revêtement, stratifié, pavimenteux, ortho kératosique, non
vascularisé mais innervé. Il est constitué de quatre types cellulaires : les kératinocytes,
d’origine ectoblastique, les mélanocytes, provenant des crêtes neurales, les cellules de
Langerhans, issues de la moelle hématopoïétique, et les cellules de Merkel, dérivant des
cellules souches de l’épiderme embryonnaire. Les kératinocytes représentent 80 % des
cellules de l’épiderme ; en migrant et se différenciant de sa profondeur vers sa superficie, ils
lui donnent ses caractéristiques morphologiques (stratification, cellules superficielles
pavimenteuses et anucléées). Les 20 % de cellules des autres types sont dispersés entre les
kératinocytes [34].
Kératinocytes : Cellules produisant la kératine, protéine qui procure sa fermeté à la
peau et entrant également dans la composition des cheveux et des ongles. Les
kératinocytes représentent 80% de l’ensemble des cellules de l’épiderme [35].
Dans l’épiderme, leur fonction est de capturer les exo-antigènes par la voie des
endosomes, de les apprêter et de les réexprimer en surface avec les molécules de
classe II du complexe majeur d’histocompatibilité (CMH). Elles migrent ensuite dans
les ganglions lymphatiques [34].
structures, les desmosomes, qui les font apparaitre hérissées d’épines sur une coupe
histologique (d’où le nom de couche épineuse).
Stratum lucidum (une seule couche de cellules) : il n’est présent que dans les
épidermes épais et est composée de cellules translucides.
1.1.2. Le derme
Est un tissu conjonctif constitué d’une substance fondamentale dans laquelle baignent des
cellules appelées fibroblastes, des fibres de collagène et des fibres élastiques. Contrairement à
l’épiderme, le derme est traversé par un grand nombre de vaisseaux et, outre son rôle de
soutien, il joue un rôle nutritif[40]. Le derme se divise en deux couches [41]:
Le derme papillaire (derme superficiel), couche intermédiaire riche en
terminaisons nerveuses et en symbiose permanente avec l'épiderme, dont il est
séparé par la jonction dermo-épidermique ;
Des histiocytes et mastocytes, qui jouent un rôle important dans les réactions
immunitaires de la peau.[42]
1.1.3. L’hypoderme :
Est un tissu adipeux se trouvant sous le derme. Il est traversé par les vaisseaux et les nerfs
arrivant dans le derme. Il joue plusieurs rôles :
Protecteur, il sert d’amortisseur entre le derme et les os ;
Isolant thermique ;
Morphologique, il modèle la silhouette en fonction de l'âge, du sexe, de l'état
nutritionnel de l'individu ;
Energétique et métabolique, par le stockage des graisses[41].
Au niveau du derme et de l’hypoderme prennent également naissance ce qu’on appelle les
annexes de la peau :
Les glandes sudorales (ou sudoripares) exocrines, qui fabriquent la sueur aqueuse
Les glandes sudorales apocrines, responsables de l’odeur corporelle
Les glandes sébacées qui secrètent le sébum, ce film hydrolipidique qui protège
l’épiderme
Les follicules pileux des poils et des cheveux, associés à une glande sébacée.[42]
Fonction protectrice
La peau joue un rôle fondamental dans la protection contre les agressions extérieures.
- Agressions mécaniques
Lors d’une agression mécanique (choc, frottements, pression…), la couche cornée forme une
barrière solide, les fibres élastiques du derme, notamment le collagène, confèrent à la peau sa
résistance mécanique et son élasticité, la couche graisseuse formant l’hypoderme sert de
coussins mécaniques et joue le rôle d'amortisseur lors des chocs et des pressions exercées sur
la peau.
- Agressions chimiques
La couche cornée et le film protecteur formé par le sébum et la sueur (film hydrolipidique),
font écran à la pénétration des produits toxiques. Toutefois, cette barrière n’est pas
infranchissable ; certains produits peuvent endommager la peau et gagner la circulation
sanguine.
- Agressions microbiennes
La couche cornée et le film hydrolipidique protègent la peau contre les agressions
microbiennes (Champignons, bactéries…). La flore saprophyte présente sur la couche cornée
neutralise les germes pathogènes et s’oppose au développement de la flore pathogène. Les
cellules de Langerhans du derme initient et propagent les réponses immunes dirigées contre
ces germes pathogènes. Le renouvellement cutané continu permet l’élimination de germes
pathogènes présents sur la peau.
- Agressions solaires
Les mélanines sécrétées par les mélanocytes de la couche basale de l'épiderme permettent une
protection contre les rayonnements ultra-violets en s’opposant à leur pénétration dans la peau.
De plus, les poils et les cheveux limitent la pénétration des UV dans la peau.
Fonction sensorielle
La peau a une fonction sensitive car elle est riche en terminaisons nerveuses. Ces terminaisons
nerveuses aboutissent dans la racine postérieure du nerf rachidien. La stimulation des
nocicepteurs déclenche un influx nerveux qui est acheminé à la zone sensitive générale du
cerveau par les nerfs sensitifs.
Protection immunitaire
Les cellules de Langerhans ont un rôle important dans la réponse immunitaire.
Fonction métabolique
La peau participe à la synthèse de la vitamine D. Sous l’effet des UVB, elle synthétise un
précurseur de la vitamine D3 (cholécalciférol), et la provitamine D3. La vitamine D est
indispensable pour fixer le calcium, elle stimule l’absorption intestinale du calcium et du
phosphore et stimule la minéralisation osseuse en favorisant l'assimilation et la fixation du
calcium sur l'os. La vitamine D joue un rôle important dans le maintien de l’homéostasie
phosphocalcique. Un déficit a pour conséquence des troubles de croissance chez l’enfant
(Rachitisme) et une augmentation du risque de fractures chez l’adulte (ostéomalacie).
1.3. Mélanogénèse :
En réponse à l’agression des ultraviolets, la peau possède des mécanismes d’adaptation et de
défense dont la production de mélanine.
Les mélanines sont des polymères constituant un groupe hétérogène de pigments qui colorent
la peau, les cheveux et les poils. En fonction de leur structure chimique et de leur couleur, les
mélanines peuvent être regroupées en deux familles :
- Les eumélanines : ce sont les pigments les plus foncés, de couleur noire ou brune,
insolubles dans les alcalis et pauvres en soufre. Ils sont présents chez la plupart des
individus,
- Les phéomélanines : ce sont des pigments brun-rouges ou jaunes, solubles dans les
alcalis et riches en soufre. Ils prédominent chez les sujets roux[44] ; elles seraient très
agressives car elles libèrent des radicaux libres lors de l’exposition aux UV[45].
Ces pigments mélaniques sont synthétisés au niveau des mélanocytes (cellules spécialisées de
grande taille, situées dans la couche basale de l’épiderme) par une série de réactions
biochimiques caractéristiques de la mélanogénèse[44].
Ces pigments, enfermés dans les mélanosomes, migrent jusqu’à l’extrémité des
prolongements dendritiques puis sont transférés aux kératinocytes avoisinants. A ce stade, ils
sont digérés puis dispersés. Plus les mélanosomes sont nombreux et de grande taille, plus la
peau est foncée. Les peaux dites "blanche" et "noire" possèdent un nombre équivalent de
mélanocytes, mais la synthèse de mélanine et sa diffusion dans les kératinocytes sont plus
importantes dans la peau dite "noire"[47].
En réalité, il existe un continuum pigmentaire allant des peaux les plus claires aux peaux les
plus foncées, par un mélange en quantité variable d’eumélanines et de phéomélanines donnant
tous les intermédiaires possibles[48].
2. LA DEPIGMENTATION VOLONTAIRE
La recherche de la beauté se retrouve souvent parmi des préoccupations féminines. Les
pratiques de la dépigmentation artificielle de la peau ont pris de plus en plus d’ampleur dans
le monde. Animées par un fort désir de s’arrimer aux canons de la beauté qui promeuvent en
valeur esthétique la couleur claire de la peau, les femmes s’adonnent à la pratique de
l’éclaircissement de la peau. Cette pratique est un autre critère de beauté, malgré les méfaits
qu’elle cause sur la santé et l’utilisation cosmétique des produits dépigmentants est devenue,
selon certaines études, notamment dans de nombreux pays d’Afrique subsaharienne, un
véritable problème de santé.
2.1. Causes :
La peau comme enveloppe corporelle naturelle semble occuper une place de choix. Les
femmes s’intéressent à leur peau au même titre qu’elles se coiffent, se maquillent, se
parfument et s’habillent[52]. C’est dans cette dynamique qu’un grand nombre d’entre elles
Dans la quête de produits pour éliminer ces taches et uniformiser leur teint, les sujets de peau
noire se lancent dans l’utilisation des produits dangereux et qui par leur publicité pour la
plupart mensongère promettent un éclaircissement rapide et efficace des taches.[53]
Les magazines, la publicité et le cinéma, encouragent d’une certaine façon les personnes à
peau fortement pigmentée à avoir une peau plus claire[54]. On remarque que dans la société
actuelle, les icones de mode, les stars qu’on admire et regarde en boucle à la télé, dans les
magazines ont très souvent recours au blanchiment de leur peau ce qui n’échappe pas au
public.
Certaines personnes ont une tendance à croire qu’avoir un teint clair peut être un atout pour
gravir les échelons dans la société, surtout dans le domaine professionnel. Avoir une belle
peau claire, c’est se faire remarquer, briller en société, posséder le prestige d’une beauté
lumineuse[55].
La dépigmentation cutanée, qui est par définition le passage d’un teint foncé à un teint plus
clair, n’a pas manqué de soulever un débat sur les causes psychologiques. Ainsi, nombreux
sont ceux, parmi les professionnels de la pensée humaine qui évoquent un complexe et un
rejet de son identité culturelle. Le passé de l'esclavage et la colonisation, discrimination et
maltraitance sont des facteurs qui prônent la suprématie de la peau blanche [56].
signifie avoir une position sociale respectable et être encline à affecter une certaine
condescendance envers la catégorie des femmes non dépigmentées. Cette valorisation
statutaire comporte des revers, puisqu’elle enferme la femme dépigmentée dans une prison la
condamnant à continuer inlassablement les applications de produits dépigmentant, au risque
de perdre l’éclat et la clarté de sa peau obtenue au bout de rudes et épiques combats.
Il est généralement admis que les dépigmentants connus agissent par une combinaison de
plusieurs de ces modes d’action.
Les dépigmentants sont employés à titre thérapeutique et esthétique. A ce titre, ils entrent
aussi bien dans la composition de préparations pharmaceutiques que cosmétiques. Ces deux
aspects sont d’ailleurs intimement liés dans la majeure partie des cas.
Limiter l’oxydation : l’oxydation joue un rôle important dans tous les phénomènes de
vieillissement et de pigmentation. Il convient donc de la réduire au maximum à l’aide de
substances antiradicalaires[60].
Depuis le 1er janvier 2001, les produits contenant de l’hydroquinone ne peuvent être délivrés
que sous contrôle médical. Une directive européenne interdit en effet l’utilisation de
l’hydroquinone dans les cosmétiques dépigmentants. Seul son usage dans les teintures
capillaires reste autorisé, à une concentration maximale de 0,3 p. 100. La décision européenne
a été motivée par le potentiel carcinogénétique de l’hydroquinone, qui est un dérivé du
benzène.
Dans la pratique, et dans des conditions d’emploi normales, le risque lié aux applications
locales serait pourtant faible ou nul. La directive ne précise pas si l’interdiction de
l’hydroquinone s’applique aussi à ses éthers (monobenzyléther, monométhyléther,
monoéthyléther).
Cependant, l’hydroquinone est encore prescrite dans des préparations magistrales. Elle est
souvent associée à la trétinoïne et à des corticoïdes (trio dépigmentant). C’est le principe de la
formule bien connue de Kligman, dont plusieurs études contrôlées ont prouvé l’intérêt : [61]
- Hydroquinone 5 p. 100
- Acide rétinoïque 0,10 p. 100 ;
- Acétate de dexaméthasone 0,10 p. 100 ;
- Onguent hydrophile.
Certains y adjoignent 0,20 p. 100 d’acide ascorbique, comme antioxydant, ou remplacent
l’onguent hydrophile par un mélange d’éthanol et de propylène glycol à parts égales. Cette
préparation est assez instable : le pharmacien doit la conditionner en limitant autant que
possible le contact avec l’air. Elle sera conservée au frais et à l’abri de la lumière.
L’apparition d’une couleur brune est un signe d’oxydation. La préparation est à renouveler
après un mois.
On l’applique deux fois par jour, pendant au moins douze semaines. Un traitement d’entretien
est ensuite nécessaire. Elle serait davantage active sur le mélasma, les éphélides et les lentigos
actiniques que sur les hyperpigmentations post-inflammatoires et les taches café-au-lait.
employé avant l’âge de 12 ans, ni par principe chez les femmes enceintes ou qui allaitent. On
commence par l’utiliser deux fois par jour ; la fréquence d’application diminue ensuite
parallèlement à l’amélioration clinique. Son effet est transitoire. Après obtention d’un résultat
satisfaisant, la poursuite d’une application hebdomadaire est nécessaire pour éviter une
repigmentation plus ou moins rapide. La durée totale de traitement ne devrait pas dépasser
quatre mois et la surface de peau traitée ne pas dépasser plus de 10 p. 100 de la surface
corporelle. Comme avec les autres dépigmentants, une photoprotection locale rigoureuse est
indispensable.
b. Les dermocorticoïdes
L’utilisation topique de certains corticoïdes locaux peut entraîner une dépigmentation cutanée.
De ce fait ils ne sont généralement pas utilisés en monothérapie mais en association avec
d’autres molécules.
Les dérivés mercuriels agissent dès les premières étapes de la synthèse de la mélanine. Le
mercure entre en compétition avec le cuivre du site actif de la tyrosinase et se combine à la
structure protéique de l’enzyme. Cette inhibition empêche la synthèse de la Dopaquinone.
Le mercurothiolate (ou thiomersal) reste le seul dérivé mercuriel encore utilisé. Il a été
largement utilisé comme conservateur et antiseptique et est encore utilisé notamment dans
certains vaccins et dans des préparations à usage ophtalmique ou nasal.
L’utilisation de dérivés mercuriels a été remise en question du fait des effets toxiques que
peuvent entrainer leur accumulation, particulièrement les effets neurotoxiques.
L’absorption systémique suite à une application cutanée de dérivés mercuriels est faible
comparée à l’absorption systémique suite à une ingestion.
Les reins sont le principal site de dépôt du mercure ce qui entraine des complications rénales
importantes. Des symptômes gastro-intestinaux ont aussi été reportés.
Une directive européenne spécifie que le mercure et ses composés ne sont pas autorisés
comme ingrédients dans les produits cosmétiques depuis 1971 en Europe et depuis 1991 aux
USA. Seule l’utilisation d’éthylmercure sodique (thiomersal) et du phénylmercure et ses sels
en tant qu’agents conservateurs est autorisée à une concentration ne dépassant pas 0,007% en
mercure (propriétés bactériostatiques).
d. L’acide rétinoïque
Les rétinoïdes sont des dérivés de la vitamine A qui pénètrent facilement l’épiderme. Ils
représentent l’un des piliers de la thérapeutique dermatologique par voie topique par le
polymorphisme de leur activité biologique, en particulier leur activité de régulation de la
croissance et de la différenciation des cellules épithéliales.
Des réactions cutanées plus ou moins sévères (érythèmes avec ou sans desquamation) ont été
rapportées suite à son usage.
e. L’acide azélaïque
Il est obtenu par dégradation oxydative de l’acide ricinoléique.
L’application topique d’acide azélaïque (Skinoren®) est sans effet sur la peau normalement
pigmentée. En revanche, il est susceptible d’agir sur les mélanocytes hyperactifs ou
anormaux.
L’acide azélaïque aurait une action inhibitrice sur une enzyme membranaire, la thiorédoxine
réductase dont le substrat est un inhibiteur de la tyrosinase[62].
L’acide azélaïque à 20%, à raison de 2 applications par jour, sur de longues périodes,
manifeste une efficacité équivalente à celle de l’hydroquinone dosée à 2 ou 4%.
L’emploi de l’acide azélaïque en cosmétique est autorisé. Cependant, son association avec
l’hydroquinone et les stéroïdes topiques est interdite dans ce domaine.
f. Le trioxopimélate d’éthyle
Diéthyl acétone dioxalate, heptane dioïque acide trioxodiester (TPE®)
Le TPE® est obtenu au cours d’une étape de la synthèse de l’acide chélidonique. Il inhibe la
formation de mélanine en inhibant la tyrosinase. Après 2 mois de traitement, une diminution
de la pigmentation est observée due à une réduction de la quantité de mélanine dans les
cellules. Afin d’obtenir une plus grande activité, le TPE® est utilisé sous forme de liposomes
à différentes concentrations dans les produits cosmétiques.
Cette action est due aux propriétés réductrices de la vitamine C, qui interrompt les oxydations
en chaîne qui mènent de la tyrosinase aux mélanines.
L’acide ascorbique est une molécule réactive très instable. Elle s’oxyde rapidement et se
dénature en solution aqueuse. Afin d’éviter ce phénomène d’oxydation, la vitamine C est
souvent micro-encapsulée ou transformée en dérivés stables ayant conservé ses propriétés
dépigmentantes.
i. 4-Isopropylcatéchol (4-IPC)
Le 4-IPC est un dépigmentant très efficace. Il a une action sélective sur les mélanocytes qui
sont soit détruits, soit inactivés. Il présente des effets secondaires : érythème, brulures,
desquamation, eczéma, dépigmentation dite en « Confetti » aux points d’application.
Il est nécessaire de pratiquer un traitement d’entretien pour éviter des récidives.
j. 4-n-butylrésorcinol
Le 4-n-butylrésorcinol (Rucinol®) est un inhibiteur des voies de synthèse de la mélanine. Il
inhibe d’une part la tyrosinase, réduisant ainsi la quantité de mélanine produite et d’autre part
la TRP-1 impliquée dans les étapes de la synthèse des eumélanines.
k. Diacétyl-boldine
La diacétyl-boldine (Lumiskin®) est synthétisée à partir de la boldine. Elle ralentit la
pigmentation en agissant à 2 niveaux :
- Directement sur l’activité des mélanocytes par blocage de la tyrosinase sous forme
inactive. Elle agit sur la concentration de l’ion calcium (Ca++). Le calcium joue un
rôle dans la mélanogénèse lorsque celle-ci est stimulée par les rayons UV. Une
perturbation du flux calcique entraine une dérégulation de la tyrosinase qui reste sous
sa forme pré-tyrosinase inactive ;
Lorsqu’il est utilisé comme agent blanchissant de la peau, l’acide kojique est le plus souvent
formulé à une concentration de 1% dans les crèmes non rincées. On trouve cependant sur le
marché des produits contenant de l’acide kojique à des concentrations supérieures à 1% [66].
L’innocuité de l’acide kojique a été récemment réévaluée par le Comité scientifique européen
sur les produits de consommation (SCCP), à la demande de la Commission Européenne.
Selon le SCCP, « chez l’humain, l’utilisation répétée de produits blanchissants peut aboutir à
une exposition systémique supérieure à celle résultant d’une administration en une dose
unique ».
Sur la base des informations à sa disposition, le comité scientifique a calculé des marges de
sécurité qui, selon lui, laissent penser que l’utilisation de l’acide kojique à une concentration
maximale de 1% dans les soins de la peau pose un risque pour la santé des consommateurs.
a. L’arbutine
L’arbutine également appelé arbutoside est un hétéroside phénolique. Par hydrolyse sous
l’action de l’enzyme émulsine ou des acides dilués à chaud, il donne de l’hydroquinone.
L’arbutine est contenue dans les feuilles et les écorces de nombreuses plantes. Elle est extraite
de celles-ci à l’état pur. Elle peut également être synthétisée.
L’arbutine possède les mêmes propriétés dépigmentantes que l’hydroquinone. Elle est
cependant mieux tolérée que l’hydroquinone.
L’industrie cosmétique peut donc l’utiliser sous différentes formes galéniques : soit pure soit
sous forme d’extraits végétaux.
L’arbousier est un arbre pouvant atteindre 4m. Les feuilles renferment de l’arbutine.
Airelle rouge (Vaccinium vitis-idaea L.)
L’airelle rouge est un sous-arbrisseau à tige dressée qui pousse en montagne.
La partie utilisée est la feuille.
L’arbutine est également présente dans d’autres familles végétales comme les Saxifragacées
et les Rosacées.
b. L’Extrait de réglisse
La réglisse (Glycyrrhiza glabra L.) est une plante vivace, à tiges dressées de la famille des
Fabacées. Elle pousse en Europe, en Asie, en Amérique.
Les molécules hispaglabrine, glabrine, isoliquiritine et leurs dérivés contenus dans la plante
ont une structure similaire à celle d’autres molécules de type phénolique ayant des propriétés
dépigmentantes.
A très forte concentration (>20%), les AHA peuvent entraîner une épidermolyse et doivent
être utilisés sous contrôle médical strict (cas des peelings à l’acide glycolique par exemple).
Par ailleurs, aux doses auxquelles ils sont utilisés en cosmétologie, ils sont susceptibles
d’augmenter la sensibilité de la peau aux effets nocifs des UVB, d’où les restrictions
d’utilisation qui en sont faites en Allemagne (recommandation de limiter l’utilisation de
l’acide glycolique à 4% pour un pH minimal de 3,8 et l’acide lactique à 2,5% pour un pH
minimal de 5)[63,69]. Les AHA sont des acides organiques extrêmement répandus dans le
règne végétal et particulièrement dans les fruits d’où leur nom d’acides de fruits. Les
principaux AHA sont :
- L’acide glycolique (canne à sucre ou synthèse à partir d’acide oxalique),
- L’acide lactique (lait fermenté, miel),
- L’acide malique (pomme coing, sorbier),
- L’acide citrique (agrumes : orange, citron, pamplemousse… ou fermentation de
mélasse par Aspergillus niger),
- L’acide gluconique (fermentation oxydative du glucose par Aspergillus niger, A.
fumigatus),
- L’acide tartrique (raisin),
- L’acide mandélique (amande amère).
peau. Les principaux composants de l’extrait de racine de scutellaire sont des flavonoïdes
(baicaline et baicaléine), inhibiteurs de la tyrosinase.
2.3. Conséquences
Les complications dermatologiques de la Dépigmentation Volontaire ont été décrites il y a de
nombreuses années[70] mais leur fréquence était sous-estimée car les femmes avouaient
difficilement cette pratique et il était parfois difficile d’affirmer le lien entre la dermatose et la
dépigmentation.
Les effets secondaires sont plus prononcés sur les peaux fines, très vascularisées [72]. La
sévérité dépend également de la toxicité, la concentration, la durée d’utilisation, le nombre de
produit utilisés à la fois, la concomitance du traitement topique et systémique pour d’autres
conditions, et la sensibilité de la peau[15].
Les vergetures dues à l’usage des dépigmentants sont très fréquentes (7 à 44% des
utilisatrices)[47]. Elles sont irréversibles et assez inesthétiques Leurs particularités se situent
au niveau :
De leur nombre ;
De leur localisation, non seulement sur les zones classiques de tension (grands plis,
fesses, poitrine…), mais aussi sur des sites inhabituels tels le décolleté, le cou, les plis
des coudes, cuisses et les creux poplités ;
De leur aspect : elles sont larges, atrophiques, érythémateuses, hypochromes et/ou
hyperpigmentées[73] .
b. Dyschromies
La dyschromie est une lésion élémentaire en pathologie dermatologique. C’est une
modification durable et anormale de la coloration de la peau, plus ou moins étendue. Elle se
caractérise par des macules, plaques de couleurs différentes de la peau. La pigmentation peut
être excessive ou insuffisante, localisée ou généralisée. En effet, l’application des topiques
n’est pas homogène ni en quantité ni en durée selon la localisation cutanée. De plus certaines
parties sont difficiles à dépigmenter : la persistance de la pigmentation (correspondant à une
hyperpigmentation relative) sur les faces dorsales des articulations inter-phalangiennes est
ainsi évocatrice de l’usage des produits blanchissants[74]. Ce signe est présent dans 98% des
cas selon l’étude de Raynaud.
c. Dermatite de contact
C’est une éruption cutanée localisée ou une irritation de la peau provoquée par le contact avec
une substance étrangère. Elle touche uniquement les régions superficielles de la peau.
Elle provoque des brulures, démangeaisons et éruptions cutanées qui durent de quelques jours
à plusieurs semaines avant la guérison. La dermite de contact ne disparait que si la peau n’est
plus en contact avec l’irritant mis en cause. Mais lorsque la suppression de l’agent
responsable n’apporte aucune amélioration, elle peut vite devenir chronique[80].
d. Atrophie cutanée
Elle se manifeste par la diminution ou la disparition totale ou partielle des éléments
constitutifs de la peau à savoir l’épiderme, le derme et l’hypoderme. Dans le cas de la
dépigmentation, on a une atrophie cortisonique qui est une atrophie cutanée diffuse,
provoquée par la fonte du tissu collagène à la suite d’un traitement prolongé par les
corticostéroïdes.
Elle est responsable d’une fragilité anormale de la peau qui s'exprime lors de traumatismes
minimes, par un retard et/ou par des complications de la cicatrisation. Elle est présente chez 8
à 41% des cas[81].
e. L’acné
Elle est particulièrement fréquente (12 à 53% des utilisatrices) [82], induite ou aggravée,
parfois sévère, souvent cortico-dépendante. Elle génère fréquemment des taches pigmentées
au niveau du visage.
f. L’hirsutisme
C’est l’apparition d’une pilosité de type masculin dans les zones normalement glabres chez la
femme (visage, cou, thorax, etc.). Les poils du corps poussent selon un modèle masculin
(poils androgéniques) ce qui est une entrave à la féminité. L’hirsutisme est le résultat d’une
utilisation abusive des corticoïdes chez les femmes.
Des manifestations telles que l’eczéma, la gale chronique, les dermatites lichénoïdes, les
infections mycosiques (teignes, dermatophyties, pityriasis vérsicolor) ont également été
décrites[83].
qui permet de nous protéger contre les différentes infections. Ainsi, la peau est bien plus
vulnérable aux agressions microbiologiques.
L’hydroquinone est toxique pour la cellule et entraine la mort des mélanocytes. Les fibres de
collagène perdent leur élasticité ce qui donne à la peau un aspect « fripé » et entraine une
mauvaise cicatrisation.
a. L’hypertension artérielle
C’est une pathologie cardiovasculaire définie par une pression artérielle trop élevée. Elle est
consécutive à une forte dose de cortisone. La rétention sodée induite par les corticoïdes
favorise une hypertension artérielle.[24]
b. Le diabète
Le diabète cortico-induit est une identité fréquemment retrouvée en clinique. Ses mécanismes
physiopathologiques sont multiples, de l’augmentation de la néoglucogenèse hépatique à
l’insulino-résistance périphérique ou à l’effet toxique direct sur la cellule β.[84]
c. L’insuffisance rénale
C’est un état pathologique caractérisé par l’incapacité des reins à assurer leur travail de
filtration sanguine. Elle peut être engendrée par un arrêt brutal des dermocorticoïdes[24].
C’est la raison pour laquelle ceux qui veulent arrêter doivent le faire de manière progressive et
sous suivi médical si possible.
d. Le syndrome de cushing
Le syndrome de cushing ou hypercorticisme chronique est une pathologie due à une sécrétion
importante d’hormones glucocorticoïdes par les glandes surrénales. Elle peut être engendrée
par une application de dermocorticoïdes à une dose supérieure à 30g/mois.
e. Troubles neurologiques
Des troubles neurologiques (irritabilité, insomnie, amnésie, polyneuropathie) peuvent
survenir suite à l’usage des savons à base de dérivés mercuriels[83].
g. Le cancer de peau
C’est une tumeur constituée de cellules de la peau qui ont muté au niveau génétique ou
cellulaire et qui se multiplient de façon désorganisée et anormales. L’Union européenne a
classé l’hydroquinone comme mutagène catégorie 3.
Des cas de carcinomes épidermoïdes survenus chez des femmes noires utilisant des produits
dépigmentants contenant des dermocorticoïdes et de l’hydroquinone à visée cosmétique
depuis 10 à 15 ans en moyenne ont été rapportés. Les tumeurs étaient localisées sur la zone
cervicale, des zones photoexposées, sur des lésions de dermite lichénoïde et d’ochronose
exogène. Il s’agit des deux premiers cas publiés de carcinomes épidermoïdes survenant sur
des dermatoses induites par la dépigmentation cosmétique au long cours. Ces observations
n’apportent pas la preuve formelle du rôle des produits dépigmentants dans la survenue des
carcinomes épidermoïdes. Toutefois, elles doivent inciter à la vigilance chez les femmes
s’adonnant à la dépigmentation artificielle.[52,87,88]
a. Les corticoïdes
Les corticoïdes sont inscrits à l’annexe II de la directive 76/768/CEE modifiée relative aux
produits cosmétiques (liste des substances qui ne peuvent entrer dans la composition des
produits cosmétiques, numéro d’ordre 300). Leur incorporation dans la composition des
produits cosmétiques est par conséquent interdite.
b. L’hydroquinone
L’hydroquinone n’est autorisée dans les produits cosmétiques que dans les préparations pour
ongles artificiels, à la concentration maximale de 0,02% (après mélange) pour un usage
professionnel uniquement. Cette substance est inscrite :
À l’annexe III (liste des substances que les produits cosmétiques ne peuvent contenir
en dehors des restrictions et des conditions prévues - partie 1, numéro d’ordre 14) ;
Et à l’annexe II (liste des substances qui ne peuvent entrer dans la composition des
produits cosmétiques -N° d’ordre 1339) de la directive 76/768/CEE modifiée relative
aux produits cosmétiques.
Leur incorporation dans les produits cosmétiques est donc interdite, à l’exception du
thiosalicylate d’éthylmercure sodique (thiomersal) et du phénylmercure et ses sels qui sont
autorisés comme agents conservateurs à la concentration maximale de 0,007% en mercure
(Hg) (annexe VI, liste des agents conservateurs que peuvent contenir les produits
cosmétiques, partie 1 - numéros d’ordre 16 et 17 respectivement).
METHODOLOGIE
III. METHODOLOGIE
1. Le cadre d’étude
Notre étude a été réalisée auprès des Officines, des boutiques de « luxe beauté », et des
utilisatrices des produits dépigmentants dans le District de Bamako.
Le français est la langue administrative. Le bambara, l’une des langues du Mali est la langue
véhiculaire largement utilisée dans les activités quotidiennes.
Type d’étude :
C’est une étude transversale pour collecter des données sur le phénomène de la
dépigmentation.
2. Lieu d’étude :
Le District de Bamako a été choisi, parce qu’il concentre environ la moitié des officines de
pharmacies du Mali, permettant ainsi d’augmenter la représentativité du travail. L’enquête a
concerné les 6 communes du District de Bamako. Ont été visités, les officines de pharmacies,
les boutiques de « luxe beauté », et les consommateurs des produits dépigmentants.
4. Echantillonnage
4.1. Définition de la taille de l’échantillon
La population d’étude a concerné :
- 60 Officines soit 10 officines pour chacune des 6 communes recrutées dans la liste des
officines du District de façon aléatoire ce qui représente un total de soixante (60)
Officines en fonction de la présence des produits cosmétiques.
- 60 boutiques de « luxe beauté soit 10 boutiques de « luxe beauté » pour chacune des
6 communes du District recrutées dans chaque commune du District qui acceptaient de
répondre aux questionnaires ce qui font aussi les soixante (60) boutiques de « luxes
beautés » de notre échantillon,
- Et 100 clients qui venaient dans les boutiques de « luxe beauté » et dans les officines
de pharmacie à la recherche des produits dépigmentants, qui acceptaient de répondre
aux questionnaires.
- Et les clients à la recherche des produits dépigmentants dans les officines et dans les
boutiques de « luxe beauté ».
- Les boutiques de luxe beauté et les utilisatrices n’ayant pas accepté de participer à
notre étude.
5. Méthodes
Il s'agit d'une étude transversale réalisée sur 100 consommateurs des produits dépigmentants,
60 officines de Pharmacie et 60 boutiques de luxe beauté sélectionnées de façon aléatoire. Un
entretien structuré basé sur un questionnaire a permis de recueillir les informations relatives
sur les caractéristiques démographiques, les principales motivations, les produits
dépigmentants utilisés ainsi que leurs circuits d’approvisionnement et aussi le coût des achats
mensuels de ces produits.
Les données sur les caractéristiques sociodémographiques et les motivations ont été
recueillies par questionnaire auprès des consommateurs inclus : le sexe ; l’ethnie ; le niveau
d’étude ; la profession et les motifs de leur dépigmentation. (Voir annexe).
Les produits de dépigmentation ont été identifiés dans la liste de composition des laits
corporels déclarés d'utilisation régulière. Le caractère dépigmentant de ces produits cités par
les consommateurs était affirmé à partir de la composition chimique des produits en question,
obtenue par lecture des étiquettes.
Les circuits d’approvisionnement des produits, ont été identifié par approche aux
consommateurs pour savoir leur fournisseurs (Boutiques de luxe beauté et officine de
pharmacie) et un questionnaire adressé à ces derniers, nous a permis d’identifier leurs sources
d’approvisionnement.
Nous avons recueilli les données sur le coût moyen mensuel des achats sur ces produits et les
informations sur le phénomène naissant chez les enfants par questionnaire auprès des clients
dans les boutiques de luxe beauté et dans les officines de Pharmacie du District.
6. Aspects éthiques
L’anonymat et la confidentialité des informations recueillies ont été préservés. Aussi un
consentement libre et éclairé des clientes et des officines a été obtenu avant de répondre aux
questionnaires.
L’étude a reçu l’approbation de l’ordre des pharmaciens qui nous a mis à disposition la liste
des officines de pharmacie et nous a introduit auprès des différentes officines de pharmacie.
- Une fois à l’officine, nous avons obtenu le consentement du Pharmacien pour
répondre au questionnaire.
- Dans les boutiques de « luxe beauté », nous nous sommes adressés verbalement au
propriétaire pour obtenir son consentement à répondre au questionnaire ;
- Pour les utilisatrices, nous nous sommes adressés verbalement aux clients des
boutiques de luxe beauté et de ceux des officines qui venaient à la recherche des
produits dépigmentants, pour obtenir leur consentement à répondre aux questionnaires.
RESULTATS
IV. RESULTATS
Les résultats seront organisés comme suit :
60
52
50
POURCENTAGE
40
28
30
20
9 9
10
2
0 10 – 19 20 – 29 30 – 39 40 – 49 50 – 59
TRANCHE D'AGE
La moyenne d’âge des consommateurs était de 24,57 ans avec des extrêmes d’âge de 16 ans et
55 ans. La tranche d’âge comprise entre 20 et 29 ans représentait 52% de l’échantillon. A
noter que 80% des femmes interrogés avaient un âge compris entre 20 et 39 ans.
Figure 17: Répartition des consommateurs des produits dépigmentants dans le District de
Bamako en fonction de l’âge de début de la pratique.
60
52
50 46
POURCENTAGE
40
30
20
10
2
0 10 – 19 20 – 29 30 – 39
TRANCHE D'AGE
L’âge moyen de début de la pratique était de 20,08 ans avec des extrêmes allant de 14 à 30
ans. Environ 52% des femmes interrogés ont commencé à se dépigmenter entre 20 et 29 ans.
Tableau II: Répartition des consommateurs des produits dépigmentants dans le District de
Bamako en fonction du niveau d’étude.
Niveau d’étude Effectifs Pourcentage
Supérieur 60 60
Secondaire 20 20
Primaire 6 6
Non scolarisé 14 14
Total 100 100
Tableau III: Répartition des consommateurs des produits dépigmentants dans le District de
Bamako en fonction de la profession.
La composition des produits identifiés a été obtenu par la lecture des étiquettes, et les résultats
obtenus sont classés dans le tableau suivant.
Tableau VI: Répartition des actifs ou compositions les plus utilisés par les consommateurs
des produits dépigmentants dans le District de Bamako en se référant à l’emballage des
produits.
Composés Effectifs Pourcentage
Alpha hydroxy-acides 99 58
Extraits de plantes 41 24
Hydroquinone 28 17
Glutathion 2 1
L’alpha hydroxy-acide (AHA) et les extraits de plantes ont été les composés les plus citées
par les consommateurs dans le but d’éclaircir la peau avec respectivement 58% et 24%.
Le tableau ci-dessous représente les consommateurs qui achetaient des tubes pour renforcer
l’efficacité des produits de soin.
Tableau VII: Répartition des consommateurs qui achetaient des « tubes » pour renforcer
l’efficacité des produits de soin.
Sur les 100 femmes de l’échantillon, 38 femmes achetaient des « tubes » pour renforcer
l’efficacité de leurs produits de soin.
Le tableau ci-dessous représente le lieu d’achat des « tubes » par les 38 consommateurs.
Tableau VIII: Répartition des lieux d’achat des « tubes » par les consommateurs dans le
cadre de la
dépigmentation.
Sur les 38 femmes qui achetaient des tubes pour renforcer l’efficacité de leurs produits de
soin, 23 achetaient ces tubes dans les boutiques de luxe beauté.
Nous avons recensé 24 gammes éclaircissants et 5 produits pharmaceutiques vendus dans les
officines dans le cadre de dépigmentation. Parmi ces produits, le plus cité des gammes
éclaircissantes étaient Topicrem Mela (15%) et Triamcinolone acétate injectable le produit
pharmaceutique le plus cité (13%).
Cinquante-sept (57) pharmacies ont accepté de répondre à la question sur les actifs utilisés
dans le cadre de la dépigmentation et le tableau ci-dessous représente les différentes réponses
des officines de pharmacie. Les officines avaient plusieurs choix de réponses.
Tableau X : Répartition des actifs éclaircissants utilisés par les clients dans les officines du
District de Bamako.
L’alpha hydroxy-acide (AHA) et les corticoïdes ont été les composés les plus cités par les
pharmaciens dans les officines avec respectivement 84% et 81%.
Diverses formes galéniques ont été utilisées par ces femmes au cours de nos enquêtes dans les
officines de pharmacie. Une femme pouvait utiliser plusieurs formes galéniques. L'ensemble
de ces résultats est présenté dans le tableau suivant avec plus de détails. Trois officines n’ont
pas répondu à la question.
Tableau XI : Répartition des formes galéniques les plus vendus aux clients des officines dans
le cadre de la dépigmentation.
Dans les officines, la très grande majorité des clients de produits éclaircissants avait une
grande préférence pour les laits 96,5% et les crèmes 87,7%.
La figure ci-dessous représente les officines de pharmacie qui vendent des dermocorticoïdes
aux clients pour se dépigmenter.
NON
32%
OUI
68%
OUI NON
Dans notre étude, 68% des officines de pharmacies vendaient des dermocorticoïdes au clients
pour se dépigmenter.
Le tableau ci-dessous représente les types de dermocorticoïdes vendus aux clients dans les
officines de pharmacie.
Tableau XII : Répartition des dermocorticoïdes vendus aux clients dans les officines de
pharmacie dans le cadre de la dépigmentation.
Bétaméthasone 43 39
Triamcinolone acétate injectable 38 35
17-butyrate d’hydrocortisone 15 13
Betamethasone+acide salicylique 9 8
Diflucortolone 2 2
Propionate de clobétasol 2 2
21-acetate de fluprednidene+nitrate de miconazole 1 1
Total 100 100
La Bétaméthasone et le triamcinolone acétate injectable ont été les dermocorticoïdes les plus
vendus aux clients des officines pour se dépigmenter la peau.
Le tableau ci-dessous représente les gammes ou produits dépigmentants vendus aux clients
par les boutiques de luxe beauté. Chaque boutique de luxe beauté avait trois (3) choix de
réponses.
Tableau XIII : Répartition des gammes ou produits dépigmentants vendus aux clients par les
boutiques de « luxe beauté ».
Nous avons recensé 23 produits dépigmentants les plus vendus par les boutiques de luxe
beauté. Parmi ces produits, So white, Miss white et white secret étaient les plus cités avec
respectivement 13%, 11% et 10%.
Le tableau ci-dessous représente les actifs ou composition les plus utilisés dans les boutiques
de luxe beauté. Ces compositions ont été obtenues par la lecture des étiquettes, et les résultats
obtenus sont présentés dans le tableau suivant.
Tableau XIV : Répartition des actifs dépigmentants utilisés par les clients des boutiques de
« luxe beauté » du District de Bamako.
Alpha hydroxy-acides 51 85
Hydroquinone 49 82
Extraits de plantes 34 57
Corticoïdes 3 5
L’alpha hydroxy-acide (AHA) et l’hydroquinone ont été les composés les plus utilisés par les
clients des boutiques de luxe beauté avec respectivement 85% et 82%.
Diverses formes galéniques ont été utilisées par ces femmes au cours de nos enquêtes dans les
boutiques de luxe beauté. Une femme pouvait utiliser plusieurs formes galéniques.
L'ensemble de ces résultats est présenté dans le tableau suivant avec plus de détails
Tableau XV : Répartition des formes utilisées par les clients des boutiques de luxe beauté.
Dans les boutiques de luxe beauté, la très grande majorité des clients de produits éclaircissants
avait une grande préférence pour les laits 100% et les crèmes 87%.
Le tableau ci-dessus représente les lieux d’achats des produits dépigmentants des
consommateurs.
Tableau XVI: Répartition des consommateurs des produits dépigmentants dans le District de
Bamako en fonction des lieux d’achats de préférence des produits dépigmentants par les
consommateurs.
Globalement, la plupart des femmes (67%) achetait leurs produits cosmétiques éc1aircissants
dans les boutiques de luxe beauté et les autres dans les officines de pharmacie (32%) et 1%
dans les ventes en lignes.
Toutes les boutiques de luxe beauté enquêtés ont rencontré des clients qui venaient
dans le but de se dépigmenter la peau.
La figure ci-dessous représente les officines de Pharmacie qui rencontrent les clients dans le
but de se dépigmenter la peau.
Figure 19: Répartition des clients dans les officines désirant se dépigmenter.
18%
82%
OUI NON
Dans notre étude, 82% des officines ont rencontré des clients qui venaient pour se
dépigmenter.
La figure ci-dessous représente les sources d’approvisionnement des officines de pharmacie
en produits éclaircissants. Chaque officine avait plusieurs choix de réponse.
30
24 23
25
POURCENTAGE
20
20
15 12
10
10
5 3 3 2 2 1
0
UNIVERSELLE
CAMED
BOUTIQUE
EXPORT
LABOREX
UBIPHARM
FACE FRESH
KIKI SHOP
FAIR&WHITE
HT26 MALI
DIRECT
BOUTIQUE
BOUTIQUE
NIVEA
BEAUTE
FOURNISSEURS
LABOREX et UBIPHARM ont été les sources d’approvisionnement les plus citées par nos
officines avec respectivement 24 et 23% des cas.
Figure 21: Répartition des consommateurs en fonctions des problèmes de peau dues à
l’utilisation des produits dépigmentants.
NON
3%
OUI
97%
OUI NON
Dans notre étude, 97% des consommateurs ont développé des complications cutanées suite à
l’utilisation des produits dépigmentants.
Globalement diverses complications dermatologiques ont été présentées par ces femmes au
cours de nos enquêtes. Une femme pouvait présenter plusieurs complications
dermatologiques. L'ensemble de ces résultats est présenté dans le tableau suivant avec plus de
détails
NON OUI
50% 50%
OUI NON
Sur 100 femmes enquêtées, la moitié ne connaissaient pas les conséquences systémiques de la
dépigmentation.
Tableau XIX: Répartition des sources d’information des consommateurs qui avaient la
La majorité des consommateurs qui étaient informés des conséquences systémiques, l’ont été
à travers les réseaux sociaux ; les dermatologues et les personnels de santé avec
respectivement 36% ; 22% ; 20%.
La figure ci-dessous représente les clients dans les officines qui ont développé des
complications cutanées suite à l’utilisation des produits dépigmentants.
Figure 23: Répartition des clients dans les officines de pharmacie en fonction des
complications cutanées des dépigmentants.
NON
48%
OUI
52%
OUI NON
Dans notre étude, 52% des officines avaient des clients qui ont développé des complications
cutanées dues aux produits éclaircissants.
Globalement diverses complications dermatologiques ont été présentées par les clients dans
les officines de Pharmacie. Une cliente pouvait présenter plusieurs complications
dermatologiques. L'ensemble de ces résultats est présenté dans le tableau suivant avec plus de
détails
Tableau XX: Répartition des clients dans les officines de pharmacies en fonction du type de
complication cutanée développé par les clients des produits dépigmentants.
Dans les officines, les complications dermatologiques les plus rencontrées chez la majorité
des clients de produits éclaircissants cutanés, étaient d'abord les vergetures (21%) suivies des
acnés (18%).
Le tableau ci-dessous représente l’avis des propriétaires des boutiques de luxe beauté sur la
pratique.
Tableau XXI: Répartition de l’avis des vendeurs de boutique de « luxe beauté » sur le
phénomène.
représente les boutiques de luxe beauté dont les clients ont développé des complications
cutanées suite à l’utilisation des produits dépigmentants.
Tableau XXII: Répartition des clients en fonction des complications cutanées dans les
boutiques de luxe beauté.
Le tableau ci-dessous représente les types de complications cutanées développés par les
clients des luxes beautés suite à l’utilisation des produits dépigmentant.
Tableau XXIII: Répartition des luxes beautés selon le type de complication cutanée
Dans les boutiques de luxe beauté, les complications dermatologiques les plus rencontrées
chez la majorité des clients de produits éclaircissants cutanés, étaient d'abord les vergetures
(17%) suivies des acnés (10%).
Tableau XXIV : Répartition du coût moyen des achats mensuels des produits dépigmentants
dans les boutiques
de luxe Coûts Effectifs Pourcentage beauté.
Moins de 5.000 50 83
5.005 – 10.000 5 8
10.005 – 15.000 3 5
15.005 – 20.000 1 2
20.005 – 25.000 1 2
TOTAL 60 100
Le coût moyen des achats mensuels des produits dépigmentants dans les boutiques de luxe
beauté du District de Bamako était de 3515 FCFA avec les extrêmes allant de 1.000 FCFA à
25.000 FCFA. La tranche de coût comprise entre 1000 à 5000 FCFA représentait 83%.
Le tableau ci-dessous représente le coût moyen des achats mensuels des produits
dépigmentants dans les officines de pharmacie.
Tableau XXV : Répartition du coût moyen des achats mensuels des produits dépigmentants
dans les officines de Pharmacie du District de Bamako.
Le coût moyen des achats mensuels des produits dépigmentants dans les officines de
Pharmacie était de 19.880 FCFA avec les extrêmes allant de 3.000 FCFA à 60.000 FCFA. La
tranche de coût comprise entre 5005 à 10000 FCFA représentait 37%.
E. Les informations sur le phénomène naissant chez les enfants et proposer, sur la
base de nos résultats, des solutions pour empêcher la progression de ce
phénomène.
Le tableau ci-dessous représente l’avis des consommateurs sur le phénomène chez les enfants.
Tableau XXVI :
Répartition de l’avis des
Avis Effectifs Pourcentage
Pas bon 86 86
Neutre 14 14
Total 100 100
Sur les 100 consommateurs de l’échantillon, 86 pensent que le phénomène n’est pas bon chez
les enfants.
Le tableau ci-dessous représente les consommateurs ayant appliqué ou non des produits
dépigmentants sur leurs enfants.
Tableau XXVII : Répartition des consommateurs qui ont appliqué des éclaircissants à leurs
enfants.
OUI
38%
NON
62%
OUI NON
Dans notre étude, 38 femmes parmi les 100, désirent arrêter la pratique.
La figure ci-dessous représente les boutiques de luxe beauté du District de Bamako qui ont
des clients qui désiraient arrêter la dépigmentation cutanée.
Figure 25: Répartition des clients dans les boutiques de « luxe beauté » désireux d’arrêter la
dépigmentation de la peau.
OUI
47%
NON
53%
OUI NON
Parmi les boutiques de luxe beauté de notre échantillon, 47% avaient des clients qui désirent
arrêter la pratique.
La figure ci-dessous représente les officines de Pharmacie ayant des clients qui désiraient
arrêter la dépigmentation de la peau.
Figure 26: Répartition des clients dans les officines de Pharmacie désireux d’arrêter la
dépigmentation de la peau.
NON
33%
OUI
67%
OUI NON
Sur les officines enquêtées, 67% de ces officines avaient des clients qui désirent arrêter la
pratique.
Sensibilisation 63 63
Interdire l’importation 10 10
Interdire la vente 12 12
COMMENTAIRES ET DISCUSSION
V. COMMENTAIRES ET DISCUSSION
Cette étude nous a permis d’étudier les facteurs sociodémographiques et les principales
motivations des personnes qui se dépigmentent, de recenser les produits cosmétiques
dépigmentants utilisés, ainsi que leurs circuits d’approvisionnement dans le District de
Bamako. Elle a aussi permis de décrire les complications dermatologiques rencontrées dans la
pratique de la dépigmentation dans le District de Bamako, d’estimer le coût moyen mensuel
de ces produits dans le District de Bamako, de récolter les informations sur le phénomène
naissant chez les enfants et enfin de proposer, sur la base de nos résultats, des pistes de
solutions.
Cette étude comporte certaines limites qui doivent être relevées. Nous nous sommes intéressés
aux officines de pharmacie, aux boutiques de luxe beauté et aux consommateurs, ce qui nous
a amené à faire abstraction des autres acteurs. Il conviendrait de mener une étude similaire
auprès des dermatologues, les autres personnels de santé ainsi que dans les marchés, afin de
mieux appréhender les connaissances relatives à la dépigmentation artificielle de la peau et de
répertorier d’autres moyens de prévention contre la dépigmentation artificielle à travers leurs
discours. Une autre limite réside dans le fait qu’au cours de notre enquête, certaines
pharmacies se sont réservées à répondre et d’autres ont récusés de répondre à certaines
questions.
Les résultats obtenus ont tous été classés dans les différents tableaux et seront discutés.
Nos résultats sont superposables à ceux de Amélie Guilaine [90] lors d’une étude antérieure
au Point G commune III du District de Bamako qui trouve un âge moyen de 23,28 ans ; celui
de Pitché (28,5 ans) âge moyen à Lomé et légèrement inférieur à celui de Giudice (32,6 ans) à
Dakar [82,91] reste aussi inférieur au résultat de Morand réalisé à Dakar(37,2 ans) et Raynaud
(37,5 ans)[92,93]. Ces mêmes résultats sont proche à celui de Sarah qui trouve une
prédominance de la tranche d’âge 20-40 ans[94] et de Mahé. A [95] la tranche d’âge de 20 à
39 ans qui représentait 63,5% ainsi que de Michèle Ariane[96] à Yaoundé qui trouve 20 à 40
ans comme tranche d’âge la plus exposée soit 77,77% comparativement à notre étude dont la
tranche d’âge 20-39 ans représentait 80%. Cependant la tranche d'âge des 20-40 ans demeure
la plus concernée dans toutes les études d'Afrique sub-saharienne[82,88,95,97].
Sexe :
Dans notre étude le genre le plus représenté a été le sexe féminin avec 100% de cas. Ce
résultat semble ne pas être un cas isolé puisque le constat général fait dans la plupart des pays
d’Afrique subsaharienne montrent que le phénomène est essentiellement féminin[12].
Toutefois certains hommes la pratique en particulier dans les pays d’Afrique centrale comme
le Congo, la République démocratique du Congo, l’Angola[98]. Les hommes n’étant pas à
l’écart de ce phénomène, un questionnaire leurs a été soumis mais n’a pas reçu de réponse.
Ceci s’explique par le fait que dans notre société c’est une minorité de la sphère masculine qui
la pratique et ne veut pas que ça se sache.
Ethnies :
L’ethnie la plus représentée était l’ethnie Sarakolé (20%) suivi des Bambaras (16%) et ensuite
les Malinkés (9%) et les Peulhs (9%). Ceci pourrait s´expliquer par le fait que ce sont les
groupes les plus représentés au sein de notre population d´étude. Aussi les Sarakolés dans le
District de Bamako représentent l’ethnie disposant d’un fort revenu mensuel, revenu régulier
provenant de leur forte colonie d’expatrié européen.
Niveau d’étude :
Dans notre étude nos consommateurs dans leur majorité (60%) avaient atteint le niveau
d’étude supérieur. Ce résultat est semblable à celui de Amélie Guilaine [90] à la commune III
du District de Bamako qui trouve 61,9% et superposable à celui de Pitché au Togo [99] qui
rapporte un niveau d´instruction supérieure des femmes à 68,6%. Le niveau d’instruction
semble être significativement associé à cette pratique, car les femmes instruites (ou sachant
lire) font plus usage de ces produits que les femmes illettrées. L’influence de ce facteur
s’explique par le fait que la maîtrise de la lecture permet aux femmes instruites d’exploiter à
travers les médias (journaux, magazines, radio-télévision) les canons de beauté occidentaux
considérés comme des modèles à imiter. Ces femmes sont facilement influençables par les
publicités véhiculées par les médias modernes.
Profession :
Les étudiants étaient les plus représentés (24%) dans notre population d’étude. Une étude
menée au Point G, commune III du district de Bamako(Mali) par Amélie Guilaine [90] qui a
trouvé (70%) des élèves et étudiants comparativement à notre étude dont les élèves et
étudiants ont représenté 39%. Cette différence pourrait se justifier par le fait que (Point G) la
commune III du district de Bamako étant une zone estudiantine mais notre résultat est proche
à celui de Michèle Ariane [100] lors d’une étude dans la ville de Yaoundé qui trouve 42,85%.
On notait une prédominance d´utilisation des produits dépigmentants par les ménagères (23%)
légèrement inférieure à celui de Saye Gounon [101] qui a rapporté 29,2% des ménagères à la
Commune V. Ceci s´expliquerait par le fait que les ménagères de notre étude étaient des
femmes non scolarisées ou des demies lettrées et donc les moins informées en ce qui concerne
les effets néfastes de la dépigmentation.
Dans notre étude la majorité des femmes interrogées soit 69% justifiaient leur pratique par des
raisons esthétiques. Ce résultat est supérieur à celui de Sarah [94] lors d’une étude à Abidjan,
un taux de 50% mais proche à celui de Amélie Guilaine [90] dans son étude au Point G,
commune III du District de Bamako(Mali) rapporte 68,3%. Toujours concernant les
motivations, la présidente de l’Association internationale d’information sur la dépigmentation
artificielle (Aiida), Dr Fatimata Ly souligne que « la principale motivation des femmes est
d’ordre purement esthétique avec 89 % des cas » [102].
La quête de la beauté et le désir de séduction sont très largement évoqués dans les
motivations de la dépigmentation de notre population d’étude. L’image “ultra-positive” du
teint clair, véhiculée par l’entourage et la société, incite à cette pratique.
Les alpha hydroxy-acides (AHA) étaient les actifs les plus utilisés par les consommateurs
(58%) et les plus vendus par les boutiques de luxe beauté (85%) ainsi que les officines de
Pharmacie (84%) contrairement à celui de Amélie Guilaine [90] au Mali dont l’actif le plus
utilisé était l’hydroquinone dans 54% des cas et de celui de Saye Gounon [101] à la
Commune V du District, qui trouve également une prédominance d´utilisation de
l´hydroquinone à 57,3%. Cette différence s’explique d’une part que l’hydroquinone est un
produit dépigmentant plus anciens et les alpha hydroxy-acides (AHA) sont d’actualités sur le
marché malien, d’autre part que les utilisatrices ont pris conscience des effets néfastes de
l’hydroquinone et s’adonnent à l’utilisation des alphas hydro-acides.
En plus des alpha hydroxy-acides, nous avons l’hydroquinone (84%) pour les boutiques de
luxe beauté et les corticoïdes (81%) pour les officines de Pharmacie. Ce résultat est proche à
celui de Mahé [95] qui rapporte une prédominance d´utilisation d’hydroquinone jusqu´à 93%
et à celui de Mariam [103] qui trouve une prédominance des corticoïdes de 85,5% à
Nouakchott.
Dans notre étude, les corticoïdes ont été les plus utilisés pour renforcer l’efficacité des
produits de soin par les consommateurs (38%) dont 61% ont acheté dans les boutiques de luxe
beauté et 25% dans les officines de Pharmacie. La plupart des officines de Pharmacie
interrogées soit 68% affirmaient avoir vendus des corticoïdes aux clients. La Bétaméthasone
(39%) et le Triamcinolone acétate injectable (35%) ont été les dermocorticoïdes les plus
vendus aux clients dans le but de la dépigmentation artificielle de la peau.
Ceci dénote que les corticoïdes sont facilement accessibles par les consommateurs. Ils s’en
procurent sans prescription médicale en pharmacie et les incorporent dans leurs laits. Malgré
que les corticoïdes soient des produits réglementés, nous avons aussi constaté dans notre
étude que 61% des consommateurs se sont en procurer de ces corticoïdes auprès des
boutiques de luxe beauté sous une autre appellation « tubes », ce qui montre que ces produits
sont importés et vendus illégalement au Mali. Cela relate l’absence complète de mécanismes
de contrôle, de surveillance et de la pharmacovigilance. Cette inexistence de contrôle explique
ainsi la circulation dans le pays des produits de mauvaise qualité et la vente de certains
produits par des personnes non qualifiées et de manière illégale.
La forme lait a été la présentation la plus vendue dans les boutiques de luxe beauté (100%) et
dans les officines de Pharmacie (96%) ensuite la forme crème avec respectivement 87% et
88%. Contrairement à celui de Saye Gounon à la Commune V [101] qui trouve que la crème
était la forme la plus utilisée (59,6%) ensuite la forme lait (50,6%). Notre résultat pourrait se
justifier par le climat ensoleillé du Mali et qui ferait que les formes laits qui sont plus fluides
sont mieux appréciées.
Dans cette étude, les consommateurs avaient acheté pour la plupart (67%) leurs produits
dépigmentants dans les boutiques de luxe beauté et 32% dans les officines de Pharmacie. Cela
explique que les officines et les boutiques de luxe beauté sont des acteurs impliqués dans le
phénomène de la dépigmentation volontaire de la peau. Ceci pourrait se justifier par le fait
que 100% des boutiques de luxe beauté et 82% des officines de pharmacie interrogés ont
approuvé avoir rencontrés des clients qui venaient dans le but de s’éclaircir la peau. Le grand
écart observé entre les deux acteurs pourrait s’expliquer par le coût car les boutiques de luxe
beauté possèdent des produits pour toute la classe sociale alors que dans les officines de
pharmacies c’est les hautes gammes seulement pour une couche de la société.
Laborex et Ubipharm ont été cités comme principales sources d’approvisionnement des
officines de pharmacie en produits éclaircissants. Ces deux fournisseurs sont les leaders du
marché de la grossisserie pharmaceutique. Ce sont des grossistes reconnus et fournissant une
large gamme de produits testés et sûrs d’utilisation d’où la confiance des officines de
Pharmacie.
La majorité des boutiques de luxe beauté importaient leurs produits dépigmentants hors du
pays et les sources d’approvisionnement à l’intérieur du pays qui ont été évoqués par la
plupart des luxes beautés étaient Simpara beauté ; Express beauté et Universelle beauté à des
taux respectifs de 11% ;8% et 8%. Ils ne s’approvisionnent pas auprès des mêmes
fournisseurs que les officines de pharmacie, à cause du prix d’achat élevé, qui s’explique par
l’application de la TVA sur ces produits conformément aux dispositions règlementaires par
les grossistes pharmaceutiques.
toutes, connaissaient les effets secondaires cutanés mais seulement 50% connaissaient les
effets secondaires systémiques sans que cela ne les dissuade de cette pratique. Les effets
secondaires les plus fréquemment rencontrés dans notre population d’étude étaient les
vergetures ; l’acné et les tâches. Ce résultat corrobore avec celui de Mariam [104] qui
rapporte dans une étude en Mauritanie que 96,3% des consommateurs ont développés des
complications cutanées. Notre étude révèle que la majorité des femmes utilisatrices de
produits dépigmentants ont des connaissances bien précises sur la pratique de dépigmentation
et de ses conséquences néfastes sur la santé de même qu'à Dakar [95]. Il ne s'agit donc
clairement pas d'une pratique par ignorance mais où la volonté, le « désir d'être plus belle »
semble dominer. Nos résultats montrent que cette pratique n’est pas anodine, car elle est
l’origine de complications cutanées, et parfois générales [105–108]. Les complications
cutanées sont souvent irréversibles et posent souvent un problème esthétique avec des
répercussions psychologiques importantes.
Le coût moyen des achats dans les officines de Pharmacie était de 19.880 FCFA avec des
extrêmes allant de 3.000 FCFA à 60.000 FCFA. Ce résultat est proche de celui de Hamed et al
[110] qui avaient trouvé 28USD (16.240 FCFA) en Jordanie comme coût moyen des achats
des produits dépigmentants. Le coût moyen des achats des produits dépigmentants dans les
officines de pharmacie est supérieur à celui retrouvé dans les boutiques de luxe beauté. Cette
différence pourrait s'expliquer par le fait que les produits cosmétiques dépigmentants dans les
officines de pharmacie sont de haute gamme et font l’objet des taxes, d’où l’élévation du prix.
E. Les informations sur le phénomène naissant chez les enfants et proposer, sur la
base de nos résultats, des solutions pour empêcher la progression de ce
phénomène.
Dans notre étude, 86% des utilisatrices ont affirmés que le phénomène de dépigmentation
dangereux pour les enfants. La plupart (94%) n’ont pas appliqués des produits éclaircissants à
leurs enfants mais 39% étaient consentantes que leurs enfants se dépigmentent. 14% des
utilisatrices pensaient que le phénomène était neutre chez les enfants donc pensaient que
c’était sans danger, ce qui explique que ces utilisatrices pourront ou appliquent les produits
dépigmentants sur leurs enfants. Nous avons aussi fait le constat que 6% ont appliqués des
produits dépigmentants sur leurs enfants. Ce qui pourrait témoigner que les enfants sont aussi
touchés par le phénomène de dépigmentation de la peau.
Globalement, 67% des officines de Pharmacie ; 47% des boutiques de luxe beauté avaient des
clients qui désirent arrêter la dépigmentation ainsi que 38% des utilisatrices de notre
population d’étude après avoir obtenu des informations sur les effets secondaires du
phénomène. Nos résultats soulignent l’importance des officines de pharmacie et les boutiques
de luxe beauté dans la lutte contre ce phénomène. Par ailleurs, la sensibilisation concernant
les risques des pratiques de la dépigmentation volontaire de la peau et les informations sur les
conséquences sur la santé par ces acteurs peut servir à apporter une réduction importante de la
pratique de la dépigmentation de la peau car au cours de notre étude, il nous est apparu que les
utilisatrices qui désiraient arrêter la pratique, le feront par crainte des répercussions sur leurs
organismes ensuite par insatisfaction sur le plan esthétique.
Dans notre étude, 63 consommateurs interrogés ont suggéré qu’il est nécessaire de mettre en
place des mesures efficaces et durables qui reposent sur des campagnes de sensibilisation
régulières pour endiguer le phénomène au Mali car elles pensent que le point de départ de ce
phénomène est l’ignorance des conséquences dermatologiques et systémiques de cette
pratique.
CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS
1. Conclusion
Au terme de notre travail, il en ressort que la dépigmentation artificielle parait être une
pratique bien ancrée dans les mentalités. Cette étude nous aura donné l’occasion de mieux
appréhender ce phénomène qui est devenu un véritable problème de société et de santé
publique qui ne saurait être pris à la légère. C’est une pratique qui touche majoritairement la
population féminine. La quête de la beauté et le désir de plaire semble être la principale
motivation des utilisatrices. Les pharmacies et les luxes beautés sont largement impliqués
dans ce phénomène. Les alpha hydroxy-acides (AHA), l’hydroquinone et les corticoïdes sont
les principaux produits éclaircissants. Les effets secondaires les plus fréquemment rencontrés
sont les vergetures, les acnés et les taches.
Les raisons principales qui ont motivés les utilisatrices à l’arrêt de la dépigmentation sont les
méfaits sur leur organisme et l’insatisfaction sur le plan esthétique.
Et enfin la sensibilisation à large échelle semble nécessaire pour endiguer le phénomène dans
le District de Bamako comme l’a suggéré la majorité des utilisatrices.
2. Recommandations
Aux autorités politiques
Aux Pharmaciens
Aux Dermatologues
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
VII. BIBLIOGRAPHIE
1. KOUOTOU EA. Conférence Inaugurale: Histoire de la Dépigmentation Volontaire.
Health Sci Dis. 2019;20(6 S1).
6. Adebajo SB. An epidemiological survey of the use of cosmetic skin lightening cosmetics
among traders in Lagos, Nigeria. West Afr J Med. Mars 2002;21(1):51‑5.
7. Wone I, Tal-Dia A, Diallo OF, Badiane M, Touré K, Diallo I. Prevalence of the use of
skin bleaching cosmetics in two areas in Dakar (Sénégal). Dakar Med. 2000;45(2):154‑7.
8. Hamed SH, Tayyem R, Nimer N, Alkhatib HS. Skin-lightening practice among women
living in Jordan: prevalence, determinants, and user’s awareness. Int J Dermatol. avr
2010;49(4):414‑20.
9. Li EP, Min HJ, Belk RW. Skin lightening and beauty in four Asian cultures. ACR North
Am Adv. 2008;
10. Del Giudice P, Raynaud E, Mahe A. Cosmetic use of skin depigmentation products in
Africa. Bull Soc Pathol Exot 1990. 2003;96(5):389‑93.
12. Mahé A, Ly F, Aymard G, Dangou JM. Skin diseases associated with the cosmetic use of
bleaching products in women from Dakar, Senegal. Br J Dermatol. 2003;148(3):493‑500.
13. Giudice PD, Yves P. The widespread use of skin lightening creams in Senegal: a
persistent public health problem in West Africa. Int J Dermatol. 2002;41(2):69‑72.
14. Mahé A, Blanc L, Halna JM, Kéita S, Sanogo T, Bobin P. Enquête épidémiologique sur
l’utilisation cosmétique de produits dépigmentants par les femmes de Bamako (Mali).
Ann.Dermatol. Venereol 1993; 120(12):870-3. In.
15. Faye O, Keita S, Diakité FS, Konaré HD, Ndiaye HT. Side effects of depigmenting
products in Bamako, Mali. Int J Dermatol. 2005;44(s1):35‑6.
16. Pitche P, Afanou A, Amanga Y, Tchangaï-Walla K. Prévalence des accidents cutanés liés
à l’utilisation de cosmétiques dépigmentants chez les femmes à Lomé (Togo). Cahiers de
Santé 1997; 7:161-4.
17. Ajose FO. Consequences of skin bleaching in Nigerian men and women. Int J Dermatol
2005; 44:41-3.
18. Adebadjo SB. An epidemiological survey of the use of cosmetic skin lightening cosmetics
among traders in Lagos, Nigeria. West Afr J Med 2002; 2151-5.
19. Schulz EJ. Skin disorders in Black South Africans: a survey of 5000 patients seen at Ga-
Rankuwa Hospital, Pretoria. S Afr Med J 1982 27; 62:864-7.
21. Rozen JN, Alseddeeqi E, Rivera J. Cosmetic agents causing endocrinopathy in an African
immigrant. Can Fam Physician. 2012;58(2):169‑71.
23. Mahé A, Ly F, Aymard G, Dangou JM. Les maladies de peau liées à l’utilisation
cosmétique de produits de blanchiment des femmes de Dakar, au Sénégal. Br J Dermatol.
2003;148(3):493‑500.
25. Petit A, Cohen-Ludmann, Clevenbergh P, Bergmann JF, Dubertret L. Skin lightening and
its complications among African people living in Paris. J Am Acad Dermatol 2006;
55:873-878.
30. Louis Dubertret. « PEAU », Encyclopaedia Universalis [en ligne], consulté le 01 janvier
2020. URL http://www.universalis.fr/encyclopedie/peau/.
31. Faraj PA, Berbich PA, Lazrak PB, Chkili PT, Alaoui PMT, Belmahi PA. Université
Mohammed v de Rabat Faculté de médecine et de pharmacie - rabat. Médecine Interne.
:156.
33. LA PEAU-hydratation cutanée [Internet]. [cité 3 sept 2020]. Disponible sur: http://tpe-
hydratation-cutanee.e-monsite.com/pages/i-la-peau.html
35. Faraj PA, Berbich PA, Lazrak PB, Chkili PT, Alaoui PMT, Belmahi PA. Université
Mohammed V de Rabat Faculté de médecine et de pharmacie - rabat. Médecine Interne.
:156.
36. Lin JY, Fisher DE. Melanocyte biology and skin pigmentation. Nature.
2007;445(7130):843‑50.
38. TACHIBANA T. The Merkel cell: recent findings and unresolved problems. Arch Histol
Cytol. 1995;58(4):379‑96.
40. Mélissopoulos A, Levacher C. La peau: structure et physiologie. Paris: Éditions Tec &
doc; 2012.
42. Structures et rôles de la peau - De quoi la peau est-elle composée ? [Internet]. Figaro
Santé. [cité 5 sept 2020]. Disponible sur: https://sante.lefigaro.fr/mieux-
etre/beaute/structures-roles-peau/quoi-peau-est-elle-composee
43. IFSI de Versailles. Structures et fonctions de la peau, Promotions 2011- 2014. (En ligne)
URL: http://www.infirmiers.com/pdf/cours-envrac/peau2.pdf.
45. Gendron B. Ce que doit savoir le pharmacien d’officine dans le domaine peau-soleil [PhD
Thesis]. 2005.
48. Memoire Online - La publicité des produits de beauté avec hydroquinone: une analyse
sémiologique. - REBECCA NTUMBA MUKENDI [Internet]. Memoire Online. [cité 7
oct 2020]. Disponible sur: https://www.memoireonline.com/11/17/10195/m_La-publicite-
des-produits-de-beaute-avec-hydroquinoneune-analyse-semiologique16.html
49. Scott MC, Wakamatsu K, Ito S, Kadekaro AL, Kobayashi N, Groden J, Kavanagh R,
Takakuwa T, Virador V, Hearing VJ. Human melanocortin 1 receptor variants, receptor
function and melanocyte response to UV radiation. J Cell Sci. 2002;115(11):2349‑55.
50. Melanin Offers Protection Against Induction of Cyclobutane Pyrimidine Dimers and 6–4
Photoproducts by UVB in Cultured Human Melanocytes\P.
53. Migan N. Étude des agents dépigmentants et de leur utilisation détournée dans la
dépigmentation volontaire. 2013;142.
54. Godlee F. Skin lighteners cause permanent damage. BMJ Br Med J Int Ed.
1992;305(6849):333‑333.
55. Vigarello G. 2008b, « Le Teint à la naissance du monde moderne », dans Albert J.-P.,
Andrieu B., Blanchard P. et al. (éds), Coloris Corpus, Paris, CNRS Éditions, p. 53-63.
56. Ladizinski B, Mistry N, Kundu RV. Widespread use of toxic skin lightening compounds:
medical and psychosocial aspects. Dermatol Clin. 2011;29(1):111‑23.
58. Chang T-S. An Updated Review of Tyrosinase Inhibitors. Int J Mol Sci. 26 mai
2009;10(6):2440‑75.
59. Wu X, Hammer JA. Melanosome transfer: It is best to give and receive. Curr Opin Cell
Biol. août 2014;0:1‑7.
61. Ortonne J-P. Retinoid therapy of pigmentary disorders. Dermatol Ther. oct
2006;19(5):280‑8.
66. Barbarit I. les dépigmentants: des corticoïdes à l’acide kojique [PhD Thesis]. These Doct.
Pharm, 1999, Nantes; 1999.
67. Zhu W, Gao J. The Use of Botanical Extracts as Topical Skin-Lightening Agents for the
Improvement of Skin Pigmentation Disorders. J Investig Dermatol Symp Proc. Avr
2008;13(1):20‑4.
68. Kornhauser A, Coelho SG, Hearing VJ. Applications of hydroxy acids: classification,
mechanisms, and photoactivity. Clin Cosmet Investig Dermatol CCID. 24 nov
2010;3:135‑42.
70. Marchand JP, N’diaye B. Les accidents des pratiques de depigmentation cutanée
cosmétique chez la femme africaine. 1976;
72. de Souza MM. The concept of skin bleaching in Africa and its devastating health
implications. Clin Dermatol. févr 2008;26(1):27‑9.
75. Nordlund JJ, Grimes PE, Ortonne JP. The safety of hydroquinone. J Eur Acad Dermatol
Venereol JEADV. Août 2006;20(7):781‑7.
76. Findlay GH, Morrison JGL, Simson IW. Exogenous ochronosis and pigmented colloid
milium from hydroquinone bleaching creams. Br J Dermatol. 1975;93(6):613‑22.
77. Levitt J. The safety of hydroquinone: a dermatologist’s response to the 2006 Federal
Register. J Am Acad Dermatol. 2007;57(5):854‑72.
78. Bongiorno MR, Aricò M. Exogenous ochronosis and striae atrophicae following the use
of bleaching creams. Int J Dermatol. 2005;44(2):112‑5.
84. Genolet P, Petite C, Petignat P-A. Diabète cortico-induit, une entité fréquente sans prise
en charge standardisée. Rev Med Suisse. 2012;8(800‑802):804‑5.
85. Street JC, Gaska K, Lewis KM, Wilson ML. Skin bleaching: A neglected form of injury
and threat to global skin. Afr Saf Promot J Inj Violence Prev. 2014;12(1):52‑71.
86. Engler DE. Mercury “bleaching” creams. J Am Acad Dermatol 2005; 52(6): 1113-4.
87. Addo HA. Squamous cell carcinoma associated with prolonged bleaching. 2000;
88. Ly F, Kane A, Déme A, Ngom NF, Niang SO, Bello R, Rethers L, Dangou JM, Dieng
MT, Diousse P, Ndiaye B. Premiers cas de carcinomes épidermoïdes sur terrain de
dépigmentation artificielle. Ann Dermatol Venereol, 2010; 137:128-31. [Internet]. EM-
Consulte. [cité 17 oct 2020].
93. Raynaud E, Cellier C, Perret JL. Dépigmentation cutanée à visée cosmétique. Ann
Dermatol Venereol. 2001;128:720.
96. Djuikem Ngouo MA. Etude de la pratique de la dépigmentation volontaire de la peau: cas
de la ville de Yaoundé Cameroun. 2015;
97. Traore A, Kadeba J-C, Niamba P, Barro F, Ouedraogo L. Use of cutaneous depigmenting
products by women in two towns in Burkina Faso: epidemiologic data, motivations,
products and side effects. Int J Dermatol. 2005;44:30‑2.
98. Migan N. Étude des agents dépigmentants et de leur utilisation détournée dans la
dépigmentation volontaire. 2013;142.
101. Gounon S. Complications oculaires observées chez les utilisatrices des produits
cosmétiques dépigmentants au CSREF CV du district de Bamako (Mali) [thèse]. FMPOS.
2008 avr 17 ; N°88 : 32-34.
105. Hardwick N, Van Gelder LW, Van der Merwe CA, Van der Merwe MP. Exogenous
ochronosis: an epidemiological study. Br J Dermatol. 1989;120(2):229‑38.
106. Engasser PG, Maibach HI. Cosmetics and dermatology: bleaching creams. J Am Acad
Dermatol. 1981;5(2):143‑7.
107. Barr RD, Smith H, Cameron HM. Tissue mercury levels in the mercury-induced
nephrotic syndrome. Am J Clin Pathol. 1973;59(4):515‑7.
108. Gras G, Mondain J. The problem of the use of mercurials cosmetics in Senegal
(author’s transl). Toxicol Eur Res Rech Eur En Toxicol. 1981;3(4):175‑8.
110. Hamed SH, Tayyem R, Nimer N, Alkhatib HS. Skin-lightening practice among
women living in Jordan: prevalence, determinants, and user’s awareness. Int J Dermatol.
avr 2010;49(4):414‑20.
ANNEXES
VIII. ANNEXES
A. Questionnaires
Questionnaire 1 : Fiche d’enquête consommateurs
12) Achetez-vous des tubes de corticoïdes pour renforcer l’efficacité de vos produits de soin ?
Oui Non
Où les achetez-vous ?
-……………………………………………………………………………………
13) Faites-vous des mélanges à la maison ?
Oui Non
Si oui que contiennent ces mélanges :
-……………………………………………………………………………………
-……………………………………………………………………………………
14) Lorsque vous avez commencé à utiliser des produits éclaircissants avez-vous eu des
problèmes de peau ?
Oui Non
Si oui quels types ?
Boutons Points noirs Irrégularité du teint Acné
Vergetures Autres : ……………………………………………….
19) A votre niveau avez-vous des propositions ou suggestions à faire pour atténuer cette
pratique……………………………………………………………………
B. Fiche signalétique
Nom : KONTE
Prénoms : Balla Moussa
Téléphone : (00223) 75 46 30 20 / 65 30 90 06
Adresse email : [email protected]
Titre : Enquête sur la dépigmentation artificielle de la peau dans le district de Bamako.
Année de soutenance : 2021
Ville de soutenance : Bamako
Pays d’origine : Mali
Lieu de dépôt : Bibliothèque de la faculté de Médecine et d’Odonstomatologie (FMOS) et la
Faculté de pharmacie (FAPH).
Secteur d’intérêt : Santé Publique
RESUME :
La dépigmentation artificielle se définit comme l’ensemble des procédés visant à ralentir ou
inhiber la production de la mélanine, pigment a l’origine de la coloration foncée des peaux
noires, afin d’obtenir un blanchiment de la peau dans un but esthétique. Les femmes sont
largement les plus concernées par ce phénomène. La tranche d’âge qui demeure la plus
exposée est 20 – 39 ans comme dans toutes les études d’Afrique sub-saharienne et la
principale motivation est purement esthétique. Les alpha hydroxy-acides (AHA),
l’hydroquinone et les dermocorticoïdes sont les principaux actifs utilisés. Le coût moyen des
achats est de 3.515 FCFA dans les boutiques de luxe beauté et 19.880 FCFA dans les
officines de Pharmacie. Les utilisatrices avaient une bonne connaissance sur les conséquences
liées à la dépigmentation, les complications sont d’ordre 97% chez les utilisatrices et les plus
fréquemment citées étaient les vergetures, les acnés et les taches. Nous avons remarqué que
les campagnes de sensibilisation à large échelle pourraient diminuer l’ampleur du phénomène
au Mali car 38% de notre population d’étude ont décidés de mettre fin à la dépigmentation
artificielle après avoir obtenu des informations sur les effets secondaires systémiques de la
dépigmentation.
SERMENT DE
GALIEN
Je jure, en présence des maitres de la faculté, des conseils de l’ordre des pharmaciens et de
mes condisciples ;
D’honorer ceux qui m’ont instruit dans les préceptes de mon art et de leur témoigner ma
reconnaissance en restant fidèle à leur enseignement ;
En aucun cas, je ne consentirai à utiliser mes connaissances et mon état pour corrompre les
mœurs et favoriser les actes criminels ;
Que les hommes m’accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses ;
Je le jure