Cours sur les Spermaphytes et leur Reproduction
Cours sur les Spermaphytes et leur Reproduction
Tome II
Après la fécondation, la fleur donne naissance au fruit et à la graine.
OS1- Distinguer les sous embranchements des spermaphytes :
L’Embranchement des Spermaphytes comprend deux sous Embranchements qui sont :
1- Les Gymnospermes : ce sont des Spermaphytes ayant des ovules nus.
Exemples : Le sapin, le pin…
2- Les Angiospermes : ce sont des végétaux qui ont des ovules enfermés dans un ovaire
et des graines enfuies dans un fruit.
Exemples : L’arachide, le manguier…
Chez les Angiospermes, selon que la fleur mâle et la fleur femelle soient portées ou
non sur le même pied, on parle :
du végétal. Il s’agit :
Le pédoncule : c’est l’axe par lequel la fleur se
rattache à la branche. Le pédoncule se termine
par le réceptacle ;
Le calicule : c’est une couronne formée de 5 à
10 petites dents vertes ;
Le calice : c’est l’ensemble formé par 5 sépales
verts soudés à la base (fleur gamosépale # fleur
dialysépale).
La corolle : c’est l’ensemble formé de 5 pétales
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Coupe longitudinale d’une fleur rouges ou roses, parfois blancs soudés à la base.
d’hibiscus Les pétales, par leur couleur vive attirent les
agents pollinisateurs (abeilles, papillons…).
2- Les pièces reproductrices :
L’androcée ou partie mâle : elle est formée des étamines disposées autour de la
colonne staminale.
Le gynécée ou pistil : c’est la partie femelle de la fleur renfermée dans la colonne
staminale. Elle comprend un ovaire, surmonté d’un style terminé par un stigmate.
Tome II
1- Description de l’étamine :
Une étamine comprend :
Un filet qui fixe l’étamine au réceptacle ;
Un connectif, partie médiane de l’anthère dans le
prolongement du filet ;
Une anthère, masse renflée et allongée portant en son sein
quatre sporanges ou sacs polliniques. L’anthère est divisée
en deux par la fente de déhiscence.
2- Structure de l’anthère :
Lorsque l’anthère arrive à maturité, l’assise mécanique provoque une tension périphérique de
plus en plus grande qui aboutit à l’éclatement de chaque demi - anthère au niveau de la fente de
déhiscence. Les grains de pollen sont alors libérés.
3- Formation des grains de pollen ou microsporogénèse :
Chaque cellule mère du grain de pollen diploïde (ou spore) subit une méiose et donne quatre
cellules haploïdes qui demeurent souvent groupées pendant un certain temps : ce sont des
microspores ou tétraspores. Le noyau de chaque microspore se divise sans affecter le
cytoplasme. On obtient une cellule à deux noyaux : c’est le grain de pollen.
4- Structure du grain de pollen :
A maturité, le grain de pollen s’entoure de deux
téguments: l’une externe et ornementée (l’exine)
interrompue par endroits de pores germinatifs.
L’autre, interne et ne présentant aucun ornement
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(l’intine).
A l’intérieur du cytoplasme se trouvent deux cellules
délimitées chacune par une membrane
cytoplasmique : la cellule végétative qui se reconnait
par son noyau sphérique et plus volumineux (le
noyau végétatif) puis la cellule reproductrice portant
Schéma du grain de pollen un noyau de petite taille et de forme ovoïde (le
noyau reproducteur).
Tome II Edition révisée corrigée et complétée Septembre 2015
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5- Variation de la quantité d’ADN au cours de la microsporogénèse :
Tome II
C- Les organes reproducteurs femelles : Le pistil ou gynécée
Tome II
3- Différents types d’ovules :
L’ovule peut être droit (= orthotrope), recourbé (= campylotrope) ou renversé (= anatrope).
puis huit noyaux. Le cytoplasme de cette cellule se réorganise et les noyaux se repartissent en
huit cellules constituant ainsi le sac embryonnaire.
5- Structure du sac embryonnaire :
Tome II
II- La pollinisation et la fécondation :
La fécondation permet le passage de la fleur aux fruits et la graine. Sa réalisation nécessite le
La fécondation n’est possible que si le pollen est préalablement transporté et déposé sur le
stigmate.
1- Germination du grain de pollen :
a) Expérience :
Conclusion : Le stigmate sécrète une substance chimique qui attire le tube pollinique : on parle
de chimiotropisme positif.
Tome II
Germination du grain de pollen
En arrivant sur le stigmate, les grains de pollen absorbent de l’eau et se gonflent. Il se forme un
tube pollinique qui sort par le pore et qui s’enfonce dans le style. Le tube pollinique parcourt un
Après la fécondation, l’ovule se transforme en une graine alors que l’ovaire grossit et devient
un fruit.
III- La graine des Angiospermes :
La graine peut être définie comme un organe de pérennisation ou de dissémination permettant à
l’espèce de se reproduire.
1- Formation de la graine :
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Tome II
Dans l’embryon, on distingue généralement une radicule (une petite racine) ; une tigelle
(tige très courte); une gemmule (bourgeon terminal) et deux cotylédons (feuilles) chez
les Dicotylédones ou un seul cotylédon chez les Monocotylédones. L’embryon
s’agrandit lentement aux dépens de l’albumen.
L’œuf albumen se divise en donnant un tissu de réserve, l’albumen qui s’agrandit aux
dépens du nucelle.
2- Maturation de la graine :
Une fois formée et, ayant accumulé des quantités importantes de réserves (glucides, lipides,
protides), la graine cesse de se développer. La graine n’est pas apte à germer. Elle doit d’abord
traverser une période de vie ralentie caractérisée par :
Tome II
A- Les conditions d’une bonne germination :
1- Les facteurs extrinsèques :
Pour germer, la graine exige des conditions externes suivantes :
L’humidité du sol : en sol sec la graine ne germe pas ;
La bonne aération du sol : trop enfoncée dans le sol compact la graine ne peut respirer et
ne germe pas ;
Une température optimale : on peut conserver la graine au froid sans qu’elle ne germe ;
La lumière (le plus souvent) ou l’obscurité suivant les espèces : certaines graines germent
aussi bien dans un cas ou dans l’autre.
2- Les facteurs intrinsèques :
Chez certaines plantes, comme le pois et le maïs, la tigelle ne s’allonge pas, la graine
(cotylédons) demeure dans le sol. Seule la gemmule sort du sol et grandit pour donner la tige :
on parle de germination hypogée.
Tome II
élabore des enzymes qui vont assurer la digestion des réserves (l’amylase et la maltase
transforment l’amidon en glucose ; les protéases dégradent les protéines en acides aminés ; les
lipases transforment les lipides en glycérol et acides gras).
La germination se déroule en quatre phases :
La radicule s’allonge et pénètre dans le sol quelle que soit la position de la graine : c’est
le géotropisme positif ;
La tigelle s’allonge et donne le premier segment de la tige appelé axe hypocotylé ou
hypocotyle entrainant les cotylédons hors du sol, suivi de l’apparition des racines
secondaires ;
Les cotylédons s’écartent et la gemmule se développe et donne naissance à l’axe
Germination de la graine
FIN DE L’O.G 7
Tome II
B- Question à Choix Multiple (QCM) :
Chaque série d’affirmations peut comporter une ou plusieurs réponses exactes. Repérez-les.
1- Après la double fécondation chez les Spermaphytes :
a) L’ovule conduit au fruit
b) L’ovule donne la graine
c) L’ovaire conduit à la graine
2- On parle de double fécondation chez les Spermaphytes parce que :
a) Deux spermatozoïdes apportés par le tube pollinique fécondent l’oosphère ;
b) Deux noyaux du grain de pollen interviennent ;
c) Deux noyaux centraux du sac embryonnaire sont fécondés à la fois ;
Tome II
vie ralentie à la vie active.
La germination chez le haricot se réalise de la manière suivante : (voir schéma)
Document 1 Document 2
1- Sachant que, A est le noyau végétatif et, 7 et 8 les synergides, lesquelles des
combinaisons suivantes : ABC, 45C, A6, 768, BC6, 12C, B6, 123 donneront :
a) L’œuf embryon ?
b) L’œuf albumen ?
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Figure 1 Figure 2
1- Dites avec précision les éléments de la fleur qui ont conduit à ces observations.
2- Annotez les figures 1 et 2, sans les reproduire.
3- Par des schémas simples et soigneusement annotés, expliquez le mode de formation de
chacun des deux éléments représentés. Précisez sur vos schémas la nature et la place du
ou des phénomènes chromosomiques caractéristiques.
4- Dites en quoi l’autopollinisation se distingue d’une autre forme de pollinisation que
vous nommerez.
5- Chez les Angiospermes, on parle de double fécondation. Par un schéma annoté,
représentez ce phénomène.
Exercice 5 :
1- Observez attentivement les dessins du document ci-après et répondez aux questions
suivantes :
a) Identifiez : a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, m et n puis 1, 2, 3, 4, 5 et 6.
b) Rappelez dans quel organe l’élément 6 est-il formé, quel nom donne t-on à sa
formation et pourquoi on dit qu’il n’est pas un gamète.
c) Quel (s) est (ou sont) l’un (ou les) événement (s) qui se déroule (nt) en 1 ?
d) Quel autre événement se déroule-t-il en 2 ? En quoi consiste-t-il ?
e) Classez dans l’ordre chronologique des événements les dessins 1, 2, 3, 4, 5 et 6.
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2- Le dessin 5 du document ci-dessous est une structure à maturité alors que l’élément m
du dessin 4 est immature.
a) Donnez un nom à l’élément 4 et rappeler dans quel organe de la fleur il se trouve.
Quel nom donne-t-on au phénomène qui conduit l’élément m au dessin 5 ?
b) Peut-on parler d’un chimiotropisme positif chez les spermaphytes ? Si oui expliquez
comment.
c) Quel est le devenir des éléments f et p du dessin 5.
d) Quel est le devenir de l’ovule et de l’ovaire chez les spermaphytes ?
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1- Que s’est-il produit ?
On recommence l’expérience en plaçant au centre de la gélose une tranche d’ovaire (figure 3).
Si on remplace la tranche d’ovaire par une goutte d’ovaire écrasé, le résultat est le même qu’à
la figure 3.
2- a) Qu’en concluez-vous ?
b) Ce résultat confirme t-il vos conclusions sur la nature du phénomène observé ?
3- a) Quelles relations peuvent s’établir entre les grains de pollen et le sac embryonnaire ?
b) Illustrez votre réponse par un schéma.
c) Quel sera le résultat de ces relations ? En préciser les caractéristiques
chromosomiques.
Exercice 7 :
1- Identifier et annoter les figures 1 et 2, relatives à la reproduction du lis.
Figure 1 Figure 2
2- Par une étude quantitative appropriée, on suit l’évolution de la quantité d’ADN dans les
cellules donnant naissance au sac embryonnaire des Spermaphytes. Le tableau suivant
indique la moyenne des résultats obtenus au cours du temps.
Temps en jours 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
ADN en UA 2 3 4 2 1 2 2 2 1 2
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Etages A B C D E
Tome II
2- Pourquoi le grain de pollen et le sac embryonnaire sont-ils considérés comme des
prothalles ?
3- Un agriculteur se demande pourquoi les grains de maïs semés il y a deux semaines ne
germent pas. Surement se dit-il l’un des facteurs indispensables à la germination fait
défaut.
a) Quels sont les faits physiologiques essentiels qui caractérisent la vie de la graine
avant et après la germination ?
b) Citez les facteurs ou types de facteurs indispensables pour la germination d’une
graine.
4- La courbe ci-dessous représente la variation de la quantité d’ADN par noyau en
a) S’agit-il d’une étude faite chez les Mammifères ou chez les Spermaphytes ? Justifiez
le choix.
b) S’agit-il de la formation des organes reproducteurs mâles ou femelles ? Justifiez
votre réponse.
c) Comment appelle-t-on les cellules marquées aux stades A, B, C et D sur la courbe ?
précisez le nombre de chromosomes sachant que la cellule souche possède 2n = 20
chromosomes pour 4Q ADN.
d) Schématisez les anaphases indiquées dans la courbe.
On prendra pour simplifier 2n = 6.
Exercice 9 :
Les schémas A, B et C du document ci-dessous sont des observations faites sur deux organes
différents des plantes.
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I- Monohybridisme :
1- Avec dominance :
Croisement entre parents de race pure :
F1 : 100% d’hybrides de phénotype identique à celui d’un parent ;
F1 X F1 = F2 : ¾ ou 75% et ¼ ou 25%
Test – cross : Hybride X Parent de race pure
Proportion : ½ ou 50% et ½ ou 50%
2- Avec codominance :
Croisement entre parents de race pure :
F1 : 100% d’hybrides de phénotype différent de celui des parents ;
1- Epistasie dominante :
Un gène dominant conditionne l’expression d’un autre gène dominant.
12 3 1
F1 : 100% d’hybrides ; F2 : 16 ; 16 et 16
2- Epistasie récessive :
Un gène récessif conditionne l’expression du deuxième gène.
9 4 3
F1 : 100% d’hybrides ; F2 : 16 ; 16 et 16
Tome II
La présence simultanée de deux gènes dominants non allèles est nécessaire pour l’expression
du phénotype.
9 7
F1 : 100% d’hybrides ; F2 : 16 et 16
2- Complémentarité récessive :
La présence simultanée de deux gènes récessifs non allèles expriment le phénotype.
15 1
F1 : 100% d’hybrides ; F2 : 16 et 16
III- Le linkage :
A- Dihybridisme avec linkage absolu (sans crossing – over) :
Croisement entre parents de race pure : F1 : 100% d’hybrides ;
100 − P 𝑃
%𝑃 = %R = x 100%
2 2
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P 1 −P
%𝑅 = %𝑃 = X 100%
2 2
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En F1, toutes les mouches obtenues ont un corps gris et des ailes longues.
2e Croisement : Morgan réalise un croisement de retour (back-cross) entre un mâle de la F1
avec une femelle double récessive parentale.
Il obtient 50% de drosophiles à corps gris, ailes longues et 50% de drosophiles à corps noir, ailes
vestigiales.
3e croisement : Morgan réalise un second back-cross entre une femelle F1 avec un parent
mâle double récessif.
Il s’attendait à trouver 50% de drosophiles à corps gris, ailes longues et 50% de drosophiles à
corps noir, ailes vestigiales ; mais il obtient :
41,5% de drosophiles à corps gris et aux ailes longues ;
femelle aux yeux rouges. En F1, il obtient 100% de drosophiles aux yeux rouges constituées
d’autant de mâles que de femelles.
2e Croisement : Morgan croise une drosophile mâle aux yeux rouges avec une drosophile
femelle aux yeux blancs. En F1, il obtient :
50% de drosophiles mâles aux yeux blancs ;
50% de drosophiles femelles aux yeux rouges.
1- Interprétez ces résultats.
2- Faites l’interprétation chromosomique des résultats.
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Tome II
SUR L’HEREDITE HUMAINE :
I- Les groupes sanguins :
1- Le système ABO :
Les groupes sanguins du système ABO sont déterminés par un gène autosomal situé sur le
chromosome n°9, dont on connait trois allèles A, B et O.
Groupes Phénotypes Génotypes
A [A] A A
( ) ou ( )
A O
B [B] B
( ) ou ( )
B N.B : Les allèles A et B sont
2- Le facteur rhésus :
C’est un facteur qui se superpose au système ABO. Les individus qui en possèdent sont dits
rhésus positifs (Rh+) et ceux qui n’en possèdent pas sont dits rhésus négatifs (Rh-).
N.B : Rh+ domine Rh-, d’où les génotypes suivants :
[Rh+] : Rh+/ Rh+ ou Rh+/ Rh-
[Rh-] : Rh-/ Rh-
Remarque : Le facteur rhésus accompagne toujours le système ABO.
Génotypes possibles d’un individu A+
A Rh+ A Rh+ A Rh+ A Rh+
ou ou ou
A Rh+ A Rh- O Rh+ O Rh-
XD Xd XD ou XD Xd
Y Y XD Xd Xd
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b) L’hémophilie :
Génotypes possibles :
Homme Homme Femme non
non hémophile hémophile hémophile
XH Xh XH XH
ou
Y Y XH Xh
c) L’hypertrichose des oreilles :
C’est une anomalie caractérisée par la présence de longs poils et épais sur la totalité de la
surface antérieure et de la moitié inférieure de la face postérieure des deux oreilles.
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Tome II
A A a
ou
A a a
3- Les anomalies du nombre :
a) Anomalies liées aux autosomes :
Exemple : Le Mongolisme ou Trisomie 21ou Syndrome de Down
21 21
Parents :
méiose méiose
anormale normale
Enfant : Trisomie 21
: Homme malade
: Mariage consanguin
Exercice 2 : La mère du voisin de Pierre distingue parfaitement les couleurs. Mais son mari ne les
distingue pas. Leur fils Jean est daltonien ainsi que une des deux sœurs de Jean. La sœur
daltonienne de Jean appelée Françoise a trois enfants dont deux garçons daltoniens et une fille qui
distingue les couleurs. Jean a deux enfants : un garçon et une fille, tous deux normaux.
La fille de Jean a épousé un homme daltonien avec qui ils ont deux garçons et une fille, tous
normaux.
Construis l’arbre généalogique de cette famille.
Tome II
donnent naissance à un enfant malade.
I
1 2
Conclusion : Le gène responsable de la maladie est
récessif.
II D’où les symboles :
3 4 5
m = Malade N = Normal
Tome II
1 2
Formule : P = Pe X P♂ X P♀
Pe : probabilité de l’enfant à naître
P♂ : probabilité pour un homme de donner naissance à un enfant malade
P♀ : probabilité pour une femme d’avoir un enfant malade.
FIN DE L’O.G 9
Tome II
génétique ; Back-cross.
B- Schémas :
Deux individus A et B soufrent respectivement des anomalies suivantes : Le mongolisme
ou « trisomie 21 » et le Syndrome de Klinefelter ou « trisomie 23 ».
Expliquez l’origine de ces anomalies en vous basant sur des schémas montrant le
comportement des chromosomes pendant la formation des gamètes et à la fécondation.
C- Question à Choix Multiple (QCM) :
Chaque série d’affirmations peut comporter une ou plusieurs réponses exactes. Repérer
les affirmations correctes.
1- Le document ci-dessous représente deux chromosomes homologues A et B.
Tome II
1
a- Complémentarité dominante 1)
4
+12 + 14
b-Epistasie dominante 6 3 3 2 1 1
2)
16
+ 16 + 16 + 16 + 16 + 16
c- Codominance de monohybridisme 3 3 1 1
3) + + +
d-Simple back-cross 8 8 8 8
1 1 1 1
e- Double back-cross 4) + + +
4 4 4 4
9 3 3 1
f- Monohybridisme avec dominance 5) + + +
16 16 16 16
3 1
absolue 6) +
4 4
g-Codominance de dihybridisme 1 1
7) +
2 2
précédemment, l’un (C) de taille normale à feuilles entières, l’autre (D) nain à feuilles
découpées. On obtient à la génération suivante :
70 plants normaux à feuilles découpées ;
91 plants normaux à feuilles entières ;
86 plants nains à feuilles découpées ;
71 plants nains à feuilles entières.
Quel est le génotype vraisemblable de (C) et (D) ?
Exercice 2 :
Quand on croise un chat noir de race pure avec une chatte orange de race pure, on obtient en
F1 des chats oranges et des chattes bigarrées (noir et orange). Par contre, le croisement d’un
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chat orange de race pure et d’une chatte noire de race pure donne en F 1 des chats noirs et des
chattes bigarrées.
1- Comment peut-on expliquer ces résultats ? Etablir les génotypes des parents et ceux de
la F1 en fonction du sexe dans chacun des deux cas.
2- Que donnera le croisement d’une chatte bigarrée et d’un chat noir, en ce qui concerne la
couleur du pelage et les proportions statistiques en fonction du sexe ?
3- Expliquez comment n’ayant à votre disposition que la descendance obtenue en 2, on s’y
prendrait pour obtenir par la suite une race pure de chats et de chattes oranges.
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Exercice 3 :
Un éleveur amateur voulant obtenir des canaris huppés en a acheté deux couples. Il obtient
ainsi, à partir de vingt et un œufs, 15 jeunes Canaris dont 11 sont huppés et 4 normaux.
Tome II
Déçu de ce résultat, il change les reproducteurs mais n’obtient pas de meilleurs résultats avec
d’autres couples de Canaris huppés : certains œufs n’éclosent jamais, les autres donnent
naissance à des Canaris huppés ou des Canaris normaux.
1- Les Canaris huppés sont-ils homozygotes ou hétérozygotes ? Justifiez.
2- Si l’on admet que le caractère « huppé » et le caractère « normal » sont gouvernés par
un seul couple d’allèle, y a-t-il dominance d’un allèle sur l’autre ou codominance entre
ces deux allèles ?
3- Ecrivez le génotype des Canaris normaux et celui des Canaris huppés.
4- Sachant qu’il est impossible de trouver des Canaris huppés qui, croisés entre eux,
engendrent exclusivement des Canaris huppés, recherchez une explication au fait que
Exercice 6 :
1- On croise entre elles des souris jaunes : on obtient 54 souris jaunes contre 28 souris
agouti (souris à pelage sombre, avec une bande jaune à l’extrémité du poil). Par ailleurs
l’examen de l’utérus maternel montre un certain nombre d’embryons avortés.
a) Déterminez les génotypes des parents.
b) Quelles prévisions pouvez-vous faire quant à leur descendance ?
c) Comment expliquez-vous les résultats obtenus expérimentalement.
2- On connait un autre gène se transmettant indépendamment du précédent et gouvernant
la production du pigment. L’allèle "C" est nécessaire pour l’apparition de quelque
pigment que ce soit, tandis que l’allèle "c" entraine l’absence de pigmentation ou
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albinisme.
En croisant des souris jaunes avec des souris albinos : on obtient 66 souris albinos ; 41 souris
jaunes ; 21 souris agouti.
a) Déterminez le génotype des souris parentales de ce croisement et expliquez sa
descendance.
b) Quelle serait la composition de la descendance si on croisait une souris agouti
(issue du croisement précédent) avec la souris parentale albinos.
Tome II
Les graines obtenues sont semées et donnent, à la première génération (F1), uniquement des
plantes à fleurs mauves et à feuilles velues.
Les fleurs mauves de la F1 autofécondées libèrent des graines qui, semées donnent la
génération F2 dans laquelle les phénotypes se répartissent ainsi :
607 plantes à fleurs mauves et à feuilles velues ;
305 plantes à fleurs rouges et à feuilles velues ;
303 plantes à fleurs bleues et à feuilles velues ;
200 plantes à fleurs mauves et à feuilles glabres ;
98 plantes à fleurs rouges et à feuilles glabres ;
103 plantes à fleurs bleues et à feuilles glabres.
Exercice 9 :
Si on croise une drosophile mâle au corps gris et aux yeux rouges avec une femelle au corps
noir et aux yeux blancs, toutes les deux de race pure. En F1 tous les individus sont gris, mais
les mâles ont les yeux blancs et les femelles les yeux rouges.
Si on croise une femelle au corps gris et aux yeux rouges avec un mâle au corps noir et aux
yeux blancs, toutes les deux drosophiles étant de race pure, on obtient en F1 des drosophiles
au corps gris et aux yeux rouges.
1- Après avoir défini les mots gène et allèle, indiquez les gènes impliqués dans ces
croisements tout en précisant les allèles correspondants.
2- a) Comment appelle-t-on ces deux croisements ?
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Tome II
résultats suivants :
Le croisement mâle 1 avec femelle 3, donne en F1 des individus gris à ailes longues
(3/4) et des individus gris à ailes vestigiales (1/4).
Le croisement mâle 1 avec femelle 4, donne en F1 des individus gris à ailes longues
(3/4) et des individus noirs à ailes longues (1/4).
Le croisement mâle 2 avec femelle 3, donne en F1 100% d’individus gris à ailes
longues.
Le croisement mâle 2 avec femelle 4, donne en F1 100% d’individus à corps gris à
ailes longues.
1- Quels sont les génotypes des parents et des descendants dans la F1 ?
on obtient des femelles aux yeux ronds et des mâles aux yeux lenticulaires.
Interprétez rigoureusement ces résultats.
2- Certaines drosophiles possèdent une implantation anormale des soies sur l’abdomen ; ce
caractère est dû à l’allèle (a) récessif.
On réalise alors un croisement entre deux drosophiles de races pures : un mâle aux yeux
lenticulaires et soies anormales et une femelle aux yeux ronds et soies normales.
En F1 on observe des mouches aux yeux ronds et soies normales. La génération F2 obtenue
par le croisement de deux individus de la F1 se présente comme suit :
292 drosophiles aux yeux ronds, soies normales ;
94 drosophiles aux yeux lenticulaires, soies anormales ;
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Tome II
En F1, toutes les plantes ont des fleurs de forme normale et roses.
On croise ces plantes de la F1 entre elles, on obtient une F2 répartie comme suit :
189 plantes à fleurs normales et rouges
370 plantes à fleurs normales et roses
187 plantes à fleurs normales et blanches
126 plantes à fleurs anormales et roses
62 plantes à fleurs anormales et rouges
61 plantes à fleurs anormales et blanches
Interprétez ces résultats.
15 femelles à bec long et pattes noires ; 5 femelles à bec court et pattes rouges ;
Interprétez la répartition des phénotypes tout en mettant en évidence les notions de dominance,
de récessivité et de mode de transmission (autosomal ou sexuel) de chaque caractère.
Exercice 16 :
Le serin est une espèce d’oiseau des îles canaries. On se propose d’étudier le caractère
« couleur du plumage ».
1- Lorsqu’on croise des serins roses entre eux, on obtient toujours des serins roses. De
même le croisement des serins blancs entre eux ne donne que des serins blancs.
Expliquez ces résultats.
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2- Par le croisement d’un serin rose avec une serine blanche, on obtient en F1 : des serins
jaunes et des serines roses. Le croisement inverse ou réciproque donne une F1 composée
de serins jaunes et des serines blanches.
a) Interprétez ces résultats, tout en précisant le mode de transmission du caractère
étudié.
b) Qu’obtiendra-t-on en croisant une serine de la population F1 avec un serin jaune ?
c) Peut-on obtenir des serines jaunes ? Pourquoi ?
Tome II
descendants de la F1 ont un corps gris, les ailes complètes et les yeux lisses.
Si l’on croise alors une femelle F1 avec un mâle récessif de la race pure, sur 2880 mouches,
on obtient les résultats suivants :
1- Si l’on considère uniquement les caractères couleurs du corps et la forme des ailes.
1075 drosophiles sont à corps jaunes et ailes découpées ;
1080 drosophiles sont à corps gris et ailes complètes ;
360 drosophiles sont à corps jaunes et ailes complètes ;
365 drosophiles sont à corps gris et ailes découpées.
Que peut-on dire sur la position relative des gènes considérés d’après ces résultats ?
Justifiez votre réponse.
Des croisements entre forme longue et forme ovale ont produit 159 Radis longs et 156 Radis
ovales.
D’autres croisements entre Radis ronds et Radis ovales ont donné 199 Radis ronds et 203 Radis
ovales.
Deux autres types de croisement ont été pratiqués : l’un entre radis ronds et radis longs a fourni
576 radis ovales ; l’autre entre formes ovales a donné 121 longs, 243 ovales et 119 ronds.
Interprétez cette série d’essais et déduire le mode de transmission du caractère de la
forme chez le Radis.
Tome II Edition révisée corrigée et complétée Septembre 2015
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Exercice 20 :
A- On réalise les deux expériences suivantes :
Première expérience
Tome II
On croise une Drosophile femelle aux soies lisses (type sauvage) avec une Drosophile
mâle aux soies fourchues, toutes deux de race pure.
Tous les descendants de la première génération ont les soies lisses.
Deuxième expérience
On croise une Drosophile mâle aux soies lisses avec une Drosophile femelle aux soies
fourchues, toutes de race pure.
Les descendants de la première génération sont de deux types :
Mâles aux soies fourchues ;
Femelles aux soies lisses.
1- Que peut-on déduire des résultats du premier croisement ?
ce ou ces caractère(s).
3- A quelle phase précise se situent les évènements représentés par les schémas I et II ?
Donnez une justification.
4- Quel est l’évènement important qui peut se dérouler en II ? Illustrez-le par des schémas
clairs.
5- Sur le schéma I, les allèles sont représentés par des lettres (B, V, b, v) ; en II et III par
des nombres (1, 2, …8). A quelles lettres correspondent ces nombres en II et III ?
6- Quels sont les types de gamètes qui seront produits par cet individu en fin de division ?
Tome II
secondaires (la crête du coq, la crinière du lion, la pilosité de l’Homme, etc…).
On se propose d’étudier le déterminisme de ces caractères sexuels chez l’Homme.
1- La figure ci-dessous est le caryotype d’une personne souffrant d’un ensemble de
malformations.
2- Que devient le risque si le père (ou la mère) a un frère ou une sœur atteint de
mucoviscidose ?
3- Que devient le risque si le père et la mère ont chacun un frère ou une sœur malade ?
Exercice 24 :
Pierre appartient au groupe sanguin [A] dans le système ABO, il est Rh+ [+]. Le père de Pierre
est homozygote pour le système Rhésus. La mère de Pierre est du groupe ORh- [O-]. Pierre est
le deuxième enfant de sa famille. Il a un frère ainé, du groupe [O+] qui a dû subir à la
naissance une exsanguino-transfusion à la suite d’un ictère hémolytique. Pierre a une fille
daltonienne en même temps affectée par le syndrome de Turner, alors que sa femme est saine
et aucun membre de la famille de Pierre n’a présenté le signe du daltonisme.
Distel KEMBISSILA
Tome II
famille. Alors que la mère et l’une des sœurs de Pierre ne présentent pas cette anomalie, le
père et l’autre sœur de Pierre en sont atteints. Cette dernière a trois enfants : deux garçons
atteints de daltonisme et une fille non daltonienne. Pierre lui-même a deux garçons et deux
filles non daltoniens. Par contre le frère de la mère de Pierre est atteint de cette anomalie.
1- Reconstituez l’arbre généalogique de cette famille.
2- Retrouvez les génotypes du père, de la mère et des sœurs de Pierre. Expliquez les
raisons qui vous conduisent à leur attribuer ces génotypes.
3- Quels sont, d’une part, les génotypes des enfants et de la femme de Pierre ; d’autre
part, les génotypes des enfants et du mari de la sœur de Pierre ? Expliquez cette
répartition des phénotypes et des génotypes.
4- Quelle est la probabilité pour le couple III.1 et III.2 d’avoir un enfant atteint
d’albinisme occulo-cutané. Sachant que la probabilité pour qu’un individu
quelconque, pris dans la population, soit hétérozygote pour le gène codant la
tyrosinase est de 1%.
Exercice 27 :
L’épithélioma adénoïde cysticum est une maladie héréditaire humaine qui se traduit par la
présence sur le visage de petits nodules colorés.
Le reste du corps porte également des tumeurs de dimensions variables.
Barhel MAHOUKOU &
Le document suivant représente l’arbre généalogique d’une famille dont certains membres
sont atteints par cette maladie.
Tome II
une paralysie de plus en plus poussée. C’est donc une maladie très grave mais rare, présente
uniquement chez les garçons.
La figure ci-dessous montre l’arbre généalogique d’une famille dont certains membres sont
atteints.
Tome II
vision des couleurs).
Tome II
les nourrissons ; elle est mortelle en quelques mois.
Charles et Diane, un jeune couple, ont fait des recherches concernant leur descendance : les
résultats sont rassemblés sous forme de pédigrée.
1- Les grands parents maternels de
Charles (individus G4 et G5) eurent
trois enfants dont un fils H3 qui
mourut en bas âge de tyrosinose.
Des travaux récents ont mis en
évidence que cette affection est
déterminée par un allèle récessif.
Tome II
Sylvie B- Jeanine O+ Xavier O- Robert O+
Freddy B+ François B- Florence B+ Elise O-
Les parents de Marie étaient Madeleine AB+ et Joseph B+, ceux de Pierre étaient Amélie O+
et André B+.
1- Etablissez l’arbre généalogique de cette famille en faisant figurer les différents groupes
sanguins.
2- Donnez les génotypes de Marie et de Pierre.
3- Dans cette famille on se demande si un échange a pu avoir lieu dans une maternité entre
deux bébés. En effet, le père P1 de groupe AB+ et la mère M1 de groupe O+, prétendent
Tome II
Dans les deux cas, on retrouve les mêmes particularités de transmission qui conduisent à
admettre qu’une femme pourrait transmettre le gène de la maladie tout en étant exempte de
cette affection.
Les deux arbres mettent en évidence un certain nombre de faits communs aux familles où sont
nés des enfants myopathes et aux familles où existent des sujets hémophiles.
Tome II
Dans ce cycle de développement, la phase
diploïde est réduite au stade œuf. Une fois
formé, cet œuf subit immédiatement la
méiose et donne naissance à deux puis
quatre spores haploïdes contenues dans un
asque. A l’intérieur de cet asque, chaque
spore subit encore une mitose simple, ce
qui permet d’obtenir un asque à huit
noyaux.
Asques Asques
pré-réduits post-réduits
Asques Asques
pré-réduits post-réduits
Tome II
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2- Les asques post-réduits ou asques de types B :
Asques Asques
pré-réduits post-réduits Ce sont des asques obtenus après un crossing-over.
4/4 4/4 2/4/2 2/2a) 2/4/2 2/2 post-réduits de type 2/2 : (crossing-over 2 – 3)
Les asques
Dans ces asques la couleur ou la forme des spores alterne après deux
spores successives.
Barhel MAHOUKOU &
(2/2)
Tome II
Dans ces asques, la couleur ou la forme des spores est disposée telle
qu’il y ait deux spores de même couleur à chaque extrémité puis
quatre spores de même couleur au milieu.
Pour obtenir une telle disposition, il faut que le crossing-over se
réalise entre une chromatide externe et une chromatide interne de
deux chromosomes homologues.
Interprétation de la courbe :
Cette courbe traduit la variation de la quantité d’A.D.N au cours du temps lors de la méiose
chez Neurospora.
L’examen de ce graphe montre :
AB : la quantité d’A.D.N est constante à 2q, nous avons la cellule œuf à 2n chromosomes
à une seule chromatide ;
BC : la quantité d’A.D.N double, elle passe de 2q à 4q, il ya eu duplication de la molécule
d’A.D.N;
CD : la quantité d’A.D.N est constante à 4q, la cellule œuf possède 2n chromosomes à
Distel KEMBISSILA
deux chromatides ;
DE : la quantité d’A.D.N est réduite de moitié, elle de 4q à2q, il ya eu clivage des
chiasmas ;
EF : la quantité d’A.D.N est constantes à 2q, il ya eu formation d’un asque à deux spores
ayant chacune n chromosomes à deux chromatides ;
FG : la quantité d’A.D.N est de nouveau réduite de moitié, elle passe de 2q à q, il ya eu
clivage des centromères ;
Tome II
JK : la quantité d’A.D.N est constante à 2q, chaque spore contenue dans l’asque possède n
chromosomes à deux chromatides ;
KL : la quantité d’A.D.N est réduite de moitié, elle passe de 2q à q, il ya eu clivage des
centromères ;
LM : la quantité d’A.D.N est constante à q, il s’est formé un asque à huit spores ayant
chacune n chromosomes à une chromatide.
D- Calcul de la distance gène centromère : Elle s’obtient en posant :
FIN DE L’O.G 9
Tome II
1- Observer, puis classer selon un
ordre logique, les asques
numérotés en désordre de gauche
à droite. Comment explique-t-on
les asques 17 et 18 ?
2- Ecrire les génotypes des souches
parentales et celui des œufs à
l’origine des asques.
3- Dessiner clairement le
comportement des chromosomes
Exercice 3 :
On réalise un croisement entre deux souches différentes d’un champignon haploïde, le
Sordaria. Celui-ci se produit par l’intermédiaire de spores formées par divisions successives de
la cellule œuf. Ces spores, contenues dans les asques, peuvent être noires ou claires en
fonction des pigments présentés. Ce croisement a donné les résultats consignés dans le
document 1. On a recensé les asques des différents types observés et les chiffres indiquent la
Barhel MAHOUKOU &
représentativité (l’effectif).
I II III IV V VI Qté d’ADN
Distel KEMBISSILA
Tome II
L’organisme réagit spécifiquement contre un antigène.
O.S1 : Décrire les cellules de l’Immunité :
Le système immunitaire est l’ensemble des moyens dont dispose l’organisme pour lutter
contre les agressions d’origine externe ou interne.
A- Les cellules sanguines :
Il s’agit des globules blancs ou leucocytes chez les humains (les polynucléaires et les
mononucléaires)
1- Les polynucléaires ou granulocytes : Cellules riches en cytoplasme avec un
noyau multilobé.
N.B : Les polynucléaires sont des microphages.
Tome II
La rate, les ganglions lymphatiques et mésentériques
Ces organes constituent les lieux de rencontre des cellules immunitaires avec les antigènes.
C- Conclusion :
Tome II
Faciliter la reconnaissance des antigènes par les phagocytes.
Conclusion : L’immunité non spécifique est suffisante pour assurer la défense de l’organisme
mais elle est complétée par l’immunité spécifique en cas de défaillance.
B- Immunité spécifique :
Face à un antigène bien déterminé, il se développe une immunité bien précise, donc
spécifique. Elle est soit à médiation humorale, soit à médiation cellulaire.
1- Immunité spécifique à médiation humorale :
Elle se fait grâce aux LB qui, ayant reconnu un antigène, se multiplient et se différencient en
plasmocytes sécréteurs d’anticorps spécifiques à l’antigène.
Interprétation
La mort de la souris témoin nous permet de dire que la toxine tétanique est mortelle ;
La souris A1 survit : son organisme a développé une immunité acquise ou adoptive, c’est-
à-dire l’injection de l’anatoxine tétanique (ATT) lui a permis d’acquérir les moyens de se
défendre contre la toxine tétanique (TT) ;
La souris A2 meurt : cela prouve que les moyens de défense n’ont pas d’effet sur un autre
antigène. Ils sont spécifiques de la TT.
Interprétation
Le sérum de l’animal immunisé a transféré l’immunité à B1 par l’intermédiaire du sérum.
Conclusion : L’élément protecteur est donc un constituant du sérum.
Distel KEMBISSILA
Les analyses profondes (électrophorèse) ont montré que le sérum renferme des protéines
immunisantes, appelées Anticorps ou Immunoglobulines (Ig) : il s’agit donc d’une
immunité spécifique à médiation humorale.
Tome II
Structure d’un anticorps
Une fois dans l’organisme, l’antigène est en contact avec le macrophage. Par le mécanisme de
phagocytose, l’antigène est partiellement détruit pour isoler les déterminants antigéniques et
les exposer à la surface de sa membrane. Ils sont ainsi présentés aux LT et LB mâtures : c’est
la coopération macrophage-lymphocytes.
Les LB sensibilisés par la présence de l’antigène prolifèrent, certains deviennent des
plasmocytes produisant des anticorps, et d’autres des LBm.
N.B : Cette coopération cellulaire existe également entre les LB et les LT.
Distel KEMBISSILA
Tome II
Interprétation :
Interprétation :
L’injection du sérum de B à A n’entraine aucune protection contre la tuberculose. L’élément
protecteur n’est donc pas un constituant du sérum renfermant les anticorps et d’autres
protéines. Il ne s’agit donc pas d’une immunité humorale.
L’animal a été protégé par les lymphocytes issus de l’animal immunisé et l’ont protégé contre
la tuberculose. Les lymphocytes transférés sont donc le support de la protection : il s’agit
d’une immunité cellulaire.
Remarque :
Les LTc sont également responsables du rejet des greffes et de la destruction des cellules
virosées ;
Les LT auxilliaires ou helper (LT4 ou LTh) stimulent la réaction immunitaire à médiation
cellulaire (en activant les LT8) et la réaction immunitaire à médiation humorale (en
activant les lymphocytes B ou cellules sensibilisées) ;
Les Lymphocytes T mémoires (LTm) vivent plusieurs années et gardent en mémoire leur
Barhel MAHOUKOU &
Le groupe sanguin du système ABO a une origine héréditaire. Sa transmission dépend de trois
allèles différents A, B et O d’un même gène situé sur un locus du chromosome n°9.
Génotypes possibles :
A A A
Groupe A ou [A] : (A) ou (O) Groupe AB ou [AB] : (B)
B B O
Groupe B ou [B] : (B) ou (O) Groupe O ou [O] : (O)
Barhel MAHOUKOU &
Tome II
Si l’on observe une agglutination des hématies, on démontre la présence de l’antigène
correspondant à l’anticorps de sérum-test.
Résultat :
B- Le Système rhésus :
C’est un facteur agglutinogène commun à l’Homme et au singe du genre macacus rhésus. Il
est présent sur les hématies à coté des groupes sanguins.
Ce facteur est une protéine membranaire antigénique appelée substance D. L’allèle D
dominant, code la protéine rhésus ou substance D, de phénotype [Rh+].
L’allèle d, récessif, et inactif ne permet pas la synthèse du facteur rhésus, d’où le phénotype
[Rh-].
N.B : Le gène D, situé sur le chromosome n°1, est autosomal et indépendant des gènes ABO.
Exemple : Un individu groupe A+ signifie qu’il est du groupe sanguin A rhésus positif.
Remarque : L’anticorps anti-rhésus n’est pas naturel, mais il apparait chez le sujet [Rh-] ayant
reçu le sang d’un sujet [Rh+].
1- Maladie hémolytique du nouveau-né :
Dans le cas d’un mariage entre un homme [Rh+] et une femme [Rh-], lors de la 1ère gestation,
les hématies Rh+ du fœtus passent dans la circulation sanguine maternelle (le dernier mois de
la gestation ou lors de la couche) puis déclenchent la synthèse des anticorps anti-Rh
(décelables après la naissance).
La quantité d’anticorps anti-Rh dans le sang maternel est faible : la mère a seulement
développé une réponse primaire.
Une 2e grossesse d’un fœtus Rh+ aboutit le plus souvent à un prématuré viable, souffrant de la
Distel KEMBISSILA
maladie hémolytique. En effet, les anticorps anti-Rh fabriqués par la mère à la suite de la 1ère
grossesse peuvent traverser le placenta et entrainer une destruction des hématies du fœtus. Il
en découle l’anémie hémolytique (jaunisse due à une hémolyse massive).
A la naissance du 2e enfant [Rh+], un nouveau contact avec les hématies [+], provoque chez la
femme une réponse secondaire avec une forte production d’anticorps anti-Rh.
Toute nouvelle grossesse [Rh+] aboutit soit à un avortement, soit à la mort in-utéro du bébé,
soit la mort du bébé à la naissance. Il n’ya plus que les grossesses [Rh -], qui restent viables
pour cette femme.
Tome II
L’injection d’une quantité massive d’anticorps anti-rhésus, dans les 72 heures, dans le
sang maternel après chaque accouchement. Ces anticorps vont provoquer immédiatement
la destruction de quelques hématies d’origine fœtale avant que l’organisme maternel ait
eu le temps de développer une réaction immunitaire.
II- Le VIH/SIDA :
Le SIDA est le Syndrome de l’Immuno-Déficience Acquise.
Une maladie est dite :
Syndrome quand elle se manifeste par plusieurs signes ;
Immunodéficiente lorsque le système immunitaire affaibli, l’organisme s’expose aux
autres agents pathogènes ;
C- Immunité du SIDA :
1- Les cellules cibles :
Le VIH dont l’enveloppe présente une
protéine appelée GP120, ayant des
affinités avec les récepteurs CD4
(Cluster Designation), ne pénètre que
dans les cellules possédant sur leurs
membranes ces récepteurs.
C’est-à-dire essentiellement les
macrophages et surtout les LT4 dont le
rôle est primordial dans la réponse
Barhel MAHOUKOU &
immunitaire.
2- Le mode d’action du virus (Physiopathologie) :
Le VIH est un rétrovirus
(l’information génétique est
inscrite sur l’ARN au lieu de
l’ADN). Dans la cellule infectée,
le virus injecte son matériel
génétique et une enzyme (la
transcriptase inverse ou rétro-
transcriptase) qui oblige la
Distel KEMBISSILA
Interprétation du graphe :
Tome II
Stade 0 : Augmentation des virus
et des LT4 (RIMC), absence
d’anticorps anti-VIH (RIMH) :
c’est la primo-infection.
Stade 1 : Le taux de LT4
augmente jusqu’au 12e mois
(1an). Le taux d’anticorps anti-
VIH s’élève à partir du 4e mois
de la contamination. La quantité
de VIH diminue : neutralisation
L’exploitation de ce graphe
nous permet de conclure que
les LT4 sont les cellules cibles
du VIH.
Barhel MAHOUKOU &
D- Méthode du diagnostic :
L’examen du SIDA se fait à partir du sérum du patient.
Il existe deux méthodes de dépistage du VIH :
Le test ELISA (Enzyme Linked Immuno Sorbent Assay) et Le test Western-Blot.
Remarque :
Un sujet est séronégatif lorsque son examen sérologique ne révèle pas la présence des
anticorps anti-VIH ;
Le sujet est séropositif lorsque son examen sérologique révèle la présence des anticorps
anti-VIH ;
La séroprévalence est le taux ou pourcentage d’individus séropositifs dans une région,
Distel KEMBISSILA
ville ou village ;
La séroconversion est le passage de l’état de séronégatif à l’état de séropositif (ou passage
de l’état de séropositif à l’état de séronégatif, exclusivement chez le nouveau-né) ;
La primo-infection est la période où le sujet est au contact avec le VIH pour la 1ere fois.
D- Transmission du SIDA : Il existe trois modes possibles de transmission : Les
rapports sexuels, la voie sanguine, la transmission fœto-maternelle :
E- Moyens de lutte préventive :
Faute de moyens curatifs, la meilleure protection est la prévention.
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III- Auto-immunité :
1- Maladies dues à des auto anticorps :
Cas de la polyarthrite rhumatoïde : Les anticorps induits par les antigènes attaquent
Tome II
la membrane synoviale, ce qui entraine la destruction des articulations.
Cas de l’anémie hémolytique : C’est une maladie auto-immune des enfants nés d’un
mariage entre un homme [Rh+] et une femme [Rh-].
Cas du diabète insulinodépendant : Les LT de l’organisme s’en prennent aux
cellules des îlots de langhérans sécrétrices d’insuline, et l’organisme ne peut produire cette
hormone. Son absence élève la glycémie et entraine le diabète.
2- Maladies dues à une infection :
Cas des allergies : Au contact de l’antigène (allergènes), l’organisme produit des anticorps,
notamment des IgE qui se fixent sur les mastocytes qui libèrent une substance appelée
histamine : c’est l’origine de l’allergie.
Tome II
Lorsqu’un animal subit deux
fois de suite une greffe venant
du même donneur, on observe
une accélération du rejet du 2e
greffon (8 à 10 jours au lieu
de 14).
Conclusion : Cette accélération de la réponse immunitaire peut être interprétée comme une
Tome II
B- Schémas : Faites les schémas annotés d’un anticorps et du Virus du SIDA.
C- Question à Choix Multiple (QCM) :
Pour chaque proposition, identifiez la (ou les) bonne(s) réponse(s) :
1- Le virus du SIDA :
a) Est un rétrovirus.
b) Contient une information génétique sous forme d’ADN.
c) Est capable de s’autorépliquer.
2- La séropositvité pour le VIH :
a) Correspond à la présence du virus dans le sérum sanguin.
b) N’est pas synonyme de SIDA.
Tome II
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1- Le lapin a-t-il une immunité naturelle contre la toxine tétanique ? Justifier votre
réponse.
2- Expliquer la mort de l’animal de l’expérience II.
3- Quel résultat peut-on attendre de l’expérience V ? Justifier.
4- A partir de la réponse à la question n°3, tirer une conclusion sur les propriétés de la
réponse immunitaire.
5- Donner deux caractéristiques de l’immunité mise en évidence dans cette série
d’expériences. Justifier votre réponse dans chaque cas.
Exercice 3 :
Des travaux sur la transplantation de peau entre souris de souches différentes (souche A et
souche B) ont permis de montrer les résultats contenus dans le document ci-dessous :
Tome II
rétrovirus.
1- Qu’est ce qu’un rétrovirus ?
2- Expliquez comment ce rétrovirus se reproduit dans la cellule hôte.
3- Le VIH comme les autres virus est un antigène. Après avoir définie le terme antigène,
expliquez pourquoi l’organisme n’arrive pas à lutter efficacement contre le VIH.
B- 1- On a montré que le VIH attaque plus spécialement les L.T4 dont le nombre décroit en
quelques années. Lorsque ce nombre devient inférieur à 200/mm3 de sang (valeur normale
500 / mm3 de sang) les signes cliniques du SIDA apparaissent.
a- Expliquez comment se fait que le VIH attaque plus spécialement les LT4.
b- Expliquez pourquoi la disparition des LT4 provoque l’apparition des maladies dites
Tome II
a) Pourquoi désinfecte-t-on la peau au niveau du prélèvement ?
Pourquoi évite-t-on de prendre le même vaccinostyle pour faire un prélèvement sur
deux sujets distincts ?
b) Sur une plaque de porcelaine blanche sont disposées une goutte de sérum anti-A, une
goutte de sérum anti-B, une goutte de sérum anti-A et anti-B.
Une goutte du sang du sujet S est mélangée avec chaque goutte de sérum. On obtient
le résultat suivant :
Sérum anti-A Sérum anti-B Sérum anti-AB
1- D’après les données fournies ici, quelles sont les réactions de l’organisme pendant la
première année de l’infection par le virus du SIDA ?
Distel KEMBISSILA
Tome II
moelle osseuse.
Après ces traitements, on réalise sur les trois lots de souris, l’expérimentation indiquée dans le
tableau (b)
Souris Traitement effectué Conséquence
Lot A Irradiation + greffe de moelle osseuse Production de L.B et L.T
Lot B Ablation du thymus + irradiation + greffe de Production de L.B seulement
moelle osseuse
Lot C Ablation du thymus + irradiation + greffe de Pas de production de L.B et L.T
thymus
Tableau (a)
Partie Y
Barhel MAHOUKOU &
Tracé 1
Partie X
Tracé 2
t1 t2
Distel KEMBISSILA
Tome II
Expériences Etat des souris Résultats
A Souris sans thymus Prolifération
Souris sans thymus, ayant reçu du Les virus cessent de se multiplier
B sérum de souris immunisée contre mais ne disparaissent pas
le virus du SIDA
C Souris avec thymus mais Disparition des virus
dépourvues de lymphocyte B
1- a) Analysez chacune des expériences A et B puis tirez une conclusion quant au
mécanisme qui bloque la prolifération des virus.
b) Quelles sont les cellules responsables de ce mécanisme.
Du sérum de l’individu à tester est déposé sur une bandelette. Le test est effectué chez les
individus A et B. Les résultats obtenus sont donnés ci-dessous.
Sujet A
Sujet B
2- Analyser ces résultats, puis précisez quel individu est séropositif, séronégatif
3- De quelle réponse immunitaire s’agit-il dans cette expérience ?
Exercice 14 :
On réalise les expériences suivantes :
Expérience 1 : Une souris reçoit de la toxine tétanique fraîche. Elle meurt.
Expérience 2 : Une souris reçoit une injection d’anatoxine tétanique puis 15 jours
après, on lui fait une injection de la toxine tétanique fraîche. Elle survit.
Expérience 3 : Une souris reçoit une injection d’anatoxine tétanique puis 15 jours
après, on lui fait une injection de la toxine diphtérique fraîche. Elle meurt.
Quelles conclusions peut-on tirer de ces expériences ?
Distel KEMBISSILA
Expérience 4 : Une souris reçoit une injection d’anatoxine tétanique, 15 jours après
on prélève son sérum et on l’injecte à une autre souris à laquelle on injecte
simultanément de la toxine tétanique. Elle survit.
Expérience 5 : Une souris reçoit une injection de sérum obtenu précédemment puis 15
jours après, on lui fait une injection de toxine tétanique fraîche. Elle meurt.
1- Qu’appelle-t-on sérum ?
2- Interprétez ces expériences et dégager la notion de sérothérapie.
FIN Des Travaux Dirigés
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Tome II
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L’essentiel du cours
SUR
La physiologie du nerf
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Tome II
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Organisation générale du Système
Nerveux Cérébro-spinal
Cerveau
Bulbe Rachidien
Système Nerveux
Cérébro – Spinal
(Névraxe)
1- Organisation de l’encéphale :
a) Morphologie externe :
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Tome II
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2- Organisation de la moelle épinière :
Tome II
5- Fonction des neurones :
Tome II
On appelle synapse, la zone de contact entre deux neurones.
N.B : Cette jonction se fait entre l’arborisation terminale d’un axone et une autre structure
cellulaire.
Toute synapse comporte :
Un élément pré-
synaptique qui est
toujours un bouton
terminal ;
Un élément post-
synaptique de nature
La partie qui dégénère est celle qui ne porte pas le corps cellulaire. Par contre, celle qui porte le
corps cellulaire régénère.
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3- L’excitabilité nerveuse :
C’est la capacité d’une cellule vivante à répondre à un stimulus. Pour exciter une cellule
nerveuse ou un nerf, on utilise plusieurs types d’excitants :
Tome II
Mécanique : pincement, piqûre, choc…
Thermique : toute variation de température
Electrique : courant continu
Chimique : acide ou base diluées
N.B : L’excitant expérimental de choix pour l’excitation d’une fibre nerveuse ou d’un nerf est
le courant électrique car on peut régler à volonté son intensité et sa durée d’action. En plus, il
n’altère pas les tissus.
4- Sens de conduction :
Expérience :
C’est la propriété que possède une fibre nerveuse ou un nerf de conduire l’influx nerveux
(perturbation de charges qui, née au point d’excitation, se propage le long d’un nerf ou d’une
fibre nerveuse).
La conductibilité nécessite l’intégrité de la fibre nerveuse ou du nerf puis, en milieu
extracellulaire, ceux-ci doivent être placés soit dans un liquide physiologique (le Ringer) soit
dans l’eau de mer pour permettre les échanges d’ions.
1- La polarité membranaire :
Le milieu extérieur de la cellule nerveuse comme celui des autres cellules de l’organisme porte
plus de charges positives que le milieu intracellulaire. Ceci s’explique par l’inégale répartition
des ions sodium (rencontrés à la surface) et potassium (rencontrés à l’intérieur).
N.B : La concentration des ions sodium est supérieure à celle des ions potassium.
De la sorte, on dit que la surface est chargée positivement et l’intérieur est chargé
négativement.
Tome II
Dispositif de mise en évidence du potentiel d’action
Le stimulateur fournit le courant électrique ;
Une excitation efficace ou liminaire ou supraliminaire est une stimulation qui est capable
de déclencher la naissance d’un influx nerveux ;
Une excitation inefficace ou liminaire ou infraliminaire est une stimulation qui ne peut
pas déclencher la naissance d’un influx nerveux.
Remarque : La période réfractaire correspond à l’intervalle de temps pendant lequel la fibre
nerveuse ou le nerf reste inexcitable devant la stimulation efficace.
4- Propriétés électrique du tissu nerveux :
a) Le potentiel nul et le potentiel de membrane ou potentiel de repos :
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Tome II
(il n’y a pas eu perturbation de la polarité membranaire).
Lorsqu’à t1, on enfonce brusquement une des électrodes réceptrices à l’intérieur de la fibre,
sans exciter la fibre, on observe une déviation verticale du spot qui se stabilise à une valeur
négative : c’est le potentiel de repos ou potentiel de membrane : il s’explique par une
différence de charges qui excite entre la surface et l’intérieur de la fibre nerveuse ou du nerf.
N.B : L’existence d’un potentiel de membrane n’est pas caractéristique des neurones. Toutes
les cellules de l’organisme présentent une polarité membranaire.
b) Les potentiels d’action :
C’est une courbe observée sur l’écran de l’oscilloscope et qui traduit le passage de l’influx
nerveux sous une électrode réceptrice à la suite d’une excitation efficace.
Le potentiel d’action
monophasique s’obtient
lorsque le passage de l’influx
nerveux s’enregistre avec une
seule électrode réceptrice.
Ce potentiel comprend :
A : artéfact de
Barhel MAHOUKOU &
stimulation : moment
précis de l’excitation ;
AB : temps de latence :
temps mis par l’influx
nerveux pour aller du lieu
d’excitation jusqu’à
l’électrode réceptrice ;
BD : dépolarisation sous l’électrode réceptrice : la surface devient négative et l’intérieur
positive ;
CD : dépolarisation sous l’électrode réceptrice : la surface redevient positive et
Distel KEMBISSILA
l’intérieur négative ;
DE : hyperpolarisation : sortie d’ions 𝐶𝑙 − puis leur retour à l’intérieur de la fibre.
Remarque : Le potentiel d’action s’explique par rapport au mouvement d’ions sodium et
potassium. Par contre l’hyperpolarisation s’explique par rapport au mouvement d’ions
chlorures.
Tome II
Dispositif de mise en évidence du potentiel d’action diphasique
Tome II
I1 < I2 < I3 < I4 < I5 < I6
Réponse d’une fibre nerveuse isolée soumise à des excitations
d’intensités croissantes
𝒕 𝜟𝒕
Elle est influencée par le diamètre de la fibre, la présence des gaines et la température du
milieu.
6- La transmission synaptique :
Le message nerveux afférent provoque
la migration puis l’exocytose des
vésicules synaptiques au niveau de la
membrane pré synaptique.
Le neurotransmetteur libéré, diffuse
dans l’espace synaptique, vers la
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Tome II
par le neurone pré synaptique.
Remarque :
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Travaux diriges
SUR
La physiologie du nerf
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Distel KEMBISSILA
Tome II
montage expérimental chez les deux animaux est schématisé sur la figure ci-dessous.
On porte successivement une excitation électrique en A puis en B. les points d’excitation sont
Tome II
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1- Définir le potentiel de repos et le potentiel d’action.
2- Décrire les expériences permettant la mise en évidence de ces deux notions.
3- Dans les deux cas des figures (a) et (b) ci-dessus, dites au niveau de quels
oscilloscopes, observe-t-on un potentiel d’action ?
On désigne par O : oscilloscope ; S : stimulation efficace ;
CN : centre nerveux.
4- Dans le cas schématisé en (c) :
Si on porte une stimulation efficace en S1, on recueille un potentiel d’action non
seulement en O5 et en O6, mais aussi en O7 et en O8.
Par contre, une excitation efficace portée en S2 ne permet d’observer un potentiel
d’action qu’en O7 et O8.
Quelles conclusions peut – on tirer de ces observations ?
Exercice 4 :
A- On isole dans un nerf deux fibres nerveuses F1 et F2. On applique sur chacune de ces
fibres une stimulation efficace de même intensité. Les électrodes réceptrices reliées à un
oscilloscope permettent d’effectuer les enregistrements qui sont affichés sur l’écran de
l’oscilloscope (PA1 et PA2)
1- Quelles différences apporte la comparaison de ces deux réponses (PA1 et PA2) ?
2- Comment pouvez-vous les expliquez ?
B- On procède à des stimulations d’intensités croissantes (I1,...I12) sur un nerf puis sur une
fibre de ce nerf. Un dispositif d’enregistrement permet de mesurer l’amplitude des
réponses obtenues sur la fibre nerveuse (enregistrement R2) et sur le nerf (enregistrement
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R1)
1- Rappelez la différence entre un nerf et une fibre nerveuse.
2- Comment interprétez-vous les résultats obtenus qui sont consignés dans le tableau ci-
dessous ?
Intensité de stimulation
I1 I2 I3 I4 I5 I6 I7 I8 I9 I10 I11 I12
en U.A
Amplitude de réponses R1 0 0 110 180 310 410 460 600 680 780 820 820
Amplitude de réponses R2 0 0 110 110 110 110 110 110 110 110 110 110
Tome II
1- Sur un axone géant de certains céphalopodes on place deux micro-électrodes réceptrices
(R1 et R2) dont l’une est introduite en profondeur et l’autre maintenue à la surface de
l’axone.
a) Lors de la pénétration intracellulaire, on constate sur l’écran de l’oscillographe une
brusque différence de potentiel qui se stabilise vers 70 millivolts (schéma a).
Comment nomme-t-on cette différence de potentiel et comment l’explique-t-on ?
b) Au temps t1, on porte une stimulation électrique d’intensité suffisante sur la fibre
nerveuse étudiée : on obtient le tracé représenté par le schéma « b ».
Nommez et interprétez cette variation de la différence de potentiel.
c) On fait varier l’intensité de la stimulation (I1 ; I2 ; I3 ; I4) représentant des valeurs
Exercice 6 :
A- On réalise le montage expérimental de la figure 1.
Réponses de A en mV 0 0 0 50 50 50 50 50
Réponses de B en mV 0 0 30 60 70 81 90 100
1- Construisez les courbes de réponses des deux structures nerveuses A et B en fonction de
l’intensité des stimulations.
Echelle : 1 cm pour une UA ; 1 cm pour 20 mV
2- Analysez ces courbes et déduisez-en les caractéristiques de l’excitabilité.
3- Identifiez les deux structures A et B.
4- Déduisez de ces expériences les propriétés de chacune de ces structures.
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Exercice 7 :
A l’aide d’électrodes reliées à un oscilloscope, il est possible d’observer le comportement de la
cellule nerveuse à la suite d’une stimulation directe. Dans l’expérience proposée, l’électrode
Tome II
enregistreuse est intracellulaire, la deuxième électrode réceptrice est placée dans le milieu
extracellulaire (extérieur) maintenue à un potentiel fixe (électrode de référence).
1- Le document 1 donne les résultats obtenus pour l’axone géant d’une cellule nerveuse
de Calmar placé dans un liquide physiologique
Interprétez ce document et définissez ce que l’on appelle potentiel de repos et potentiel
d’action.
2- On teste sur cette cellule l’effet d’une mise en milieu artificiel de même pression
osmotique et de même charge électrique que le milieu physiologique, mais dépourvu
d’ions Na+. On obtient l’enregistrement représenté par le document 2.
a) A partir de ces résultats, que pouvez-vous conclure quant à l’influence des ions Na+
Tome II
Les muscles sont d’une grande diversité concernant :
La forme : muscles en fuseau (biceps et triceps) ; muscles plats (abdomen,
omoplate) et les muscle circulaires (sphincter).
La localisation : muscles squelettiques et viscéraux.
La structure microscopique : muscles striés et muscles lisses.
Malgré cette diversité, les muscles possèdent tous la même propriété de se contracter.
Seulement, les muscles striés squelettiques obéissent à la volonté : ils sont commandés par le
Système Nerveux Cérébro Spinal, ce sont des muscles de la vie de relation. Les muscles
lisses, viscéraux et cardiaques quant à eux se contractent de façon automatique : ils sont sous
l’influence du Système Nerveux Végétatif, ce sont des muscles de la vie végétative.
Tome II
clairs et sombres se correspondent d’une myofibrille à l’autre, ce qui explique
l’aspect strié de la fibre.
La portion de la myofibrille comprise entre deux stries Z s’appelle sarcomère.
Une fibre musculaire striée est en somme un syncytium cellulaire, plurinucléé et à cytoplasme
différencié : elle est l’unité constitutive du tissu musculaire strié.
La couleur rouge est due à la présence d’un pigment propre : la myoglobine très voisine de
l’hémoglobine du sang.
b) Observation au microscope électronique (ultrastructure) de la myofibrille :
Tome II
des fibres musculaires innervées forme une unité motrice.
La jonction entre un filet nerveux (bouton terminal) et la fibre musculaire constitue la plaque
motrice. L’influx nerveux devra franchir cette dernière synapse neuromusculaire.
C- Physiologie du muscle strié squelettique :
1- Principe du myographe à balancier :
La contraction d’un muscle est appelée isométrique si celui-ci produit une tension sans se
raccourcir.
Si la tension s’accompagne d’un raccourcissement, la tension est dite isotonique.
Le myographe enregistre une contraction isométrique si l’aiguille à balancier ne permet pas un
raccourcissement notable du muscle.
2- Etude de la secousse musculaire isolée :
On désigne par secousse musculaire, la réponse du muscle à une excitation isométrique. Cette
réponse brève (moins de 0,2 s) demande un enregistrement graphique pour pouvoir être
analysée.
L’analyse du myogramme
permet de décomposer la
secousse musculaire en trois
phases :
Myogramme
Barhel MAHOUKOU &
Signal de l’excitation
Temps (1/100s)
La phase de latence (AB) qui dure 5/100 de seconde : c’est la durée nécessaire pour
que l’influx formé sur le nerf moteur atteigne les plaques motrices, les traverse puis
parcourt les fibres musculaires.
Remarque : Si l’excitation est portée directement sur le muscle, la phase de latence est plus
courte car l’influx n’a que les fibres musculaires à parcourir.
La phase de contraction (BC) qui dure 7/100 de seconde : c’est la durée pendant
laquelle le muscle est actif.
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Tome II
La contraction musculaire et son interprétation
Lorsqu’un muscle est fatigué, la réponse diminue d’amplitude, les phases de contraction et de
2e cas :
3e cas :
Barhel MAHOUKOU &
Remarque :
Lorsque la 2e excitation atteint le muscle pendant
le temps de latence de la 1ere, une seule secousse
musculaire apparait, l’autre stimulation n’a pas
d’effet car le muscle est dans sa période réfractaire.
Tome II
5/100 de seconde, la seconde excitation
survient pendant la phase de
relâchement de la première secousse.
La nouvelle secousse fusionne
partiellement avec la première
entrainant une augmentation de
l’amplitude. Cette augmentation est
appelée effet de sommation.
En portant une série d’excitations à la même fréquence, on obtient, lorsque l’effet de
sommation est maximal, un plateau horizontal ondulé appelé tétanos imparfait.
Courbe normale
Courbe de fatigue
Signal
Tome II
3- Phénomènes chimiques :
L’activité d’un muscle n’est possible que si la cellule possède de l’énergie. La cellule
musculaire possède plusieurs voies possibles dans la production d’énergie.
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Travaux diriges
SUR
Le système musculaire
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Tome II
E1 le temps où l’on porte la première excitation et E2 le temps de la deuxième excitation.
Sachant que la durée d’une secousse musculaire est de 1/10s.
1- Représentez l’enregistrement obtenu si les durée des différentes phases de la secousse
musculaire sont : 0,05 s ; 0,01 s ; 0, 04 s.
2- Construisez et interprétez les différents myogrammes que l’on peut obtenir dans les deux
cas suivants : E2 – E1 = 12/100 s ;
E2 – E1 = 3/100 s
3- Que se passe t-il si on ouvre le circuit ?
4- Si l’ouverture du circuit se produit 7/100e s après sa fermeture. Quel enregistrement
obtiendrait – on ? Pourquoi ? Représentez-le en utilisant le tracé précédent ?
2- Le liquide de perfusion d’un muscle excité par l’intermédiaire de son nerf moteur
renferme de l’acétylcholine.
On ne trouve pas d’acétylcholine dans le liquide de perfusion lorsque l’excitation est
directement portée sur le muscle.
Si on dépose l’acétylcholine à la surface de la plaque motrice d’un muscle au repos, on
observe une réponse électrique locale de la membrane, puis de toute la fibre suivie d’une
réponse mécanique.
Barhel MAHOUKOU &
votre réponse
2- Analysez et interprétez la
réponse C1
3- Quels myogrammes obtient-on si
on ouvrait le circuit en A ? en B ?
en C? Représentez les
Document 1 myogrammes obtenus et
expliquez.
Tome II
aux résultats précédents.
b) Quelle interprétation proposez-vous ?
c) Quelle (s) caractéristique (s) des cellules musculaires met-on-en évidence.
Document 1 Document 2
1- Sachant que toutes les stimulations portées ont la même intensité et la même durée
d’application, quelles conclusions peut-on tirer de chaque expérience ?
2- Quelles hypothèses peut-on émettre pour expliquer l’action du curare ?
Dans une expérience, on dégage le gastrocnémien d’une patte postérieure de la grenouille
Barhel MAHOUKOU &
Tome II
l’oscilloscope enregistre les phénomènes mécaniques de la contraction du muscle, la voie
II est reliée à deux électrodes placées à la surface du muscle.
Document 2
a) A quels tracés s’attendait – on (schématisez) ?
b) Que représentent les tracés A et B ? Analysez le tracé A.
2- On veut savoir à quel niveau agit une substance biochimique nommée X utilisée comme
poison paralysant. On réalise ainsi les expériences suivantes :
Expérience 1 : Le nerf est placé dans la substance X, on excite et on obtient les tracés a
et b du document 3.
Expérience 2 : Le muscle est placé dans la substance X, on excite et on obtient les tracés
a et b du document 3.
Expérience 3 : La jonction nef – muscle est plongée dans la substance X, on excite et on
obtient le tracé (C) du document 3.
Barhel MAHOUKOU &
Document 3
a) Interprétez chaque expérience et concluez en précisant le lieu d’action de la
Distel KEMBISSILA
substance X.
b) Expliquez le passage de l’influx nerveux au niveau de cette zone (schéma à l’appui).
Tome II
excitation.
I- Les Réflexes innés :
Ce sont des réflexes naturels, chaque personne les possède à la naissance.
Exemple : réflexe rotulien, réflexe plantaire…
A- Différents types de réflexes innés chez l’homme :
1- Etude expérimentale des réflexes médullaires chez le crapaud :
a) Préparation de l’animal :
La plus petite réponse obtenue par la concentration n°3 (1/50) constitue l’intensité seuil ;
Les solutions n°1 et 2 sont des intensités infraliminaires ;
Les solutions n°4, 5, 6, 7 et 8 sont des intensités supraliminaires.
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nerf sciatique gauche : aucune réponse de la patte dont le sciatique a été sectionné. Il ya par
contre, flexion de la patte postérieure droite et parfois des membres antérieurs.
Conclusion : Le nerf sciatique a un rôle conducteur.
Flexion de la patte
Trajet suivi par l’influx nerveux dans un arc réflexe médullaire
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Schéma d’un arc réflexe médullaire
1eer expérience : On sectionne la racine d’un nerf de part et d’autre du ganglion spinal :
Au niveau de 1, le bout
périphérique dégénère.
Au niveau de 3, le bout central
dégénère.
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Conclusion : Le corps cellulaire est donc situé dans le ganglion spinal. Il s’agit d’un neurone
en T qui est sensitif.
2eme expérience : On coupe la racine ventrale en 2 :
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Conclusion : Le corps cellulaire est donc situé dans la corne antérieure de la substance grise
(centre nerveux) : il s’agit d’un neurone moteur ou motoneurone.
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4- Trajet suivi par l’influx nerveux :
L’influx nerveux qui part du récepteur sensoriel arrive dans la moelle épinière par la racine
postérieure contenant les fibres sensitives, parcourt le neurone d’association qui se trouve dans
Tome II
la moelle épinière et va vers les muscles par la racine antérieure contenant les fibres motrices.
Ce trajet suivi par l’influx nerveux est appelé arc réflexe.
5- Carte réflexes :
a) Cas d’un réflexe unilatéral :
Le trajet suivi par l’influx nerveux comporte deux neurones principaux formant un arc réflexe.
Mais vue la lenteur de la réaction réflexe, l’influx nerveux doit franchir deux synapses, ce qui
suppose l’existence d’un neurone d’association situé entre le neurone sensitif et le neurone
moteur.
b) Cas d’un réflexe bilatéral ou symétrique :
Il ya intervention des neurones d’association transversaux qui transmettent l’influx nerveux au
Tome II
les nerfs qui descendent vers la glande salivaire et excite son activité : il s’agit d’un réflexe
actif.
Il ya création des liens entre l’aire auditive et l’aire gustative, créant un nouvel arc réflexe.
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Tome II
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Afin de préciser l’un des aspects du fonctionnement des structures représentées sur la figure
ci-contre, on réalise des expériences de stimulation grâce à des électrodes stimulatrices
disposées en E1, E2 et E3.
L’intensité de stimulation est telle que l’on obtient d’emblée des potentiels d’action
d’amplitude maximale.
L’enregistrement de ces potentiels d’action est réalisé grâce à des électrodes réceptrices reliées
à un oscilloscope, placées en A, B et C.
Les résultats obtenus sont consignés dans le tableau suivant :
Stimulation en Potentiel d’action recueilli en
Expérience 1 E1 A B C
Expérience 2 E2 - B C
Expérience 3 E3 - - C
1- Donnez la légende des éléments de 1 à 8.
2- Interprétez les résultats de chaque expérience.
Exercice 2 :
L’orientation d’un jet d’air sur l’œil provoque le clignement des paupières. L’expérience
répétée sur d’autres chiens donne des résultats identiques.
1- Nommez cette réaction.
On souhaite connaitre le mécanisme nerveux de cette réponse.
Expérience 1 : Destruction de la branche oculaire du nerf trijumeau du coté
gauche. Le jet d’air envoyé unilatéralement sur l’œil gauche reste sans effet mais la
même stimulation appliquée sur l’œil droit entraîne le clignement des paupières
des deux cotés par contraction des muscles peauciers orbiculaires.
Expérience 2 : Sur un autre animal, on sectionne le nerf facial gauche. Les paupières
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gauches ne se ferment pas à l’air, que le jet soit envoyé sur l’œil droit ou sur l’œil
gauche.
Expérience 3 : On provoque sur un troisième animal la lésion d’une zone du tronc
cérébral, en avant du bulbe rachidien. On note les mêmes résultats que pour le cas
précédent.
2- Interprétez les résultats expérimentaux 1, 2 et 3.
3- Proposez un schéma simple indiquant le cheminement de l’influx nerveux au cours de la
réaction décrite.
Le conditionnement d’un chien à l’aide d’une association viande – jet d’air provoque plus
tard une salivation avec le simple jet d’air dans l’œil.
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4- Dans ces circonstances, montrez comment le centre salivaire bulbaire est mis en
activité, à l’aide d’un schéma simple.
5- Comparez cette réaction à la première.
Tome II
reliées à quatre oscilloscopes.
1- Dans un premier temps,
on stimule en St1 avec
une intensité
légèrement supérieure
au seuil d’excitabilité.
On obtient une réponse
en O1 et O2 aucune
réponse en O3 et O4
Quelles
réagissent en sautant. Lesquelles ? Quels sont les organes actifs permettant d’effectuer le
saut ?
3- vous désirez chercher la relation existant entre la peau et ces organes. Quelle grenouille
choisiriez-vous ? Justifiez.
4- Quelles expériences simples peut-on réaliser pour mettre en évidence les éléments
anatomiques établissant cette relation ? (Vous vous limiterez aux membres postérieurs).
Faire un schéma.
Tome II
L’animal semble indifférent à ce qui
l’entoure ; il repose inerte au fond de
l’aquarium. A chaque fois qu’on lui
pique un tentacule, celui-ci se retire de
la même façon.
3- Après une période d’interruption, l’expérimentateur replace le chat D dans les mêmes
conditions de l’expérience précédente. La lampe est allumée, sans appliquer le stimulus
électrique. L’animal ne retire pas la patte. Expliquez pourquoi.
4- Lequel du stimulus électrique et de la lampe correspond à l’excitant absolu ?
Pourquoi ?
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Tome II
1- On effectue la section B, on excite l’extrémité périphérique de la corde du tympan :
la glande déverse une salive abondante.
2- On ligature tous les vaisseaux sanguins au
niveau de la glande. On excite l’extrémité
périphérique de la corde du tympan, la
glande déverse une salive abondante
pendant un temps limité.
3- On effectue la section A, la corde du
tympan étant intacte, et on excite
l’extrémité périphérique du nerf lingual :
Tome II
met en relation avec le milieu extérieur. Pour étudier le fonctionnement du système nerveux
végétatif, il faut supprimer l’encéphale (animal décérébré ou spinal) et la moelle épinière.
A- L’automatisme cardiaque :
1- Mise en évidence de l’automatisme cardiaque :
1ere expérience : Ouvrons la cage thoracique d’un crapaud décérébré et démédullé, observons
son cœur.
Résultat : Le cœur continu à battre.
2eme expérience : Isolons le cœur du reste de l’organisme, plaçons-le dans une cuve contenant
un liquide physiologique (le Ringer par exemple).
Résultat : Le cœur continu à battre.
Strie
scalariforme
me
Sarcolemme
Le cœur est recouvert d’un muscle appelé myocarde. Le myocarde a une structure identique à
tous les muscles. Ce sont donc les contractions du myocarde qui provoquent les battements
cardiaques. Le myocarde étant automatique, l’excitation provient d’un centre intracardiaque
appelé le « Pace maker ».
Expériences
Ligature
Sinus veineux
Oreillette
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Ligature
Ventricule
Figure 1 Figure 2
Conclusion : Les contractions cardiaques prennent naissance dans le sinus veineux, donc le
Pace maker est situé dans le sinus veineux.
2eme expérience : Une ligature auriculo-ventriculaire (fig. 2) montre que le
ventricule s’arrête puis se remet à battre lentement pendant que le sinus veineux et
les oreillettes battent normalement.
Conclusion : Au niveau du ventricule, il existe aussi un « Pace maker ».
Tome II
Le tissu nodal est l’ensemble formé
du nœud sinusal, nœud septal, du
faisceau de His et du réseau de
Purkinje.
Pour délimiter une révolution cardiaque, il suffit de considérer deux points qui se ressemblent.
Exemple : AE ; BF ; DH ; CG
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Toute partie ascendante de la courbe veut dire entrée du sang dans le cœur ;
Toute partie descendante de la courbe correspond à une sortie du sang.
Analyse et interprétation de la courbe :
La courbe ABC correspond à l’activité des oreillettes ;
La courbe CDE correspond à l’activité du ventricule.
AB : systole auriculaire, c-à-d entrée du sang dans les oreillettes ;
BC : début de la diastole auriculaire ;
BE : diastole auriculaire : sortie du sang des oreillettes ;
CD : systole ventriculaire : entrée du sang dans les oreillettes ;
DE : début diastole ventriculaire ;
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DG : diastole ventriculaire.
Remarque :
DA : diastole auriculaire > systole auriculaire (SA)
DV > SV
N.B : L’ensemble de ces deux courbes (ABC + CDE) constitue une révolution cardiaque.
En comparant les systoles des diastoles, on constate que, les systoles sont inférieures aux
diastoles : on dit que le cœur se repose plus qu’il ne travaille, le cœur est un muscle
infatigable.
Tome II
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Contrôle nerveux de l’activité cardiaque
Le sang excite le nerf de Cyon et le nerf de Héring au niveau de leurs dendrites. Le nombre
d’influx qui parcourt ces nerfs est proportionnel à la pression du sang au niveau des artères.
1er cas : obtention d’un ralentissement cardiaque
le nœud sinusal.
Cet acétylcholine ralenti la pénétration des ions Na+ au niveau du myocarde d’où le
« ralentissement du rythme cardiaque ».
2eme cas : obtention d’une accélération du rythme cardiaque
Distel KEMBISSILA
Tome II
Ce qui excite le nerf splanchnique qui libère la noradrénaline responsable de « l’accélération
cardiaque ».
D- Etude de quelques réponses adaptatives du cœur : Influence des ions
1- Les ions Ca2+ :
Une augmentation de la concentration d’ions Ca2+ dans le sang entraine une accélération du
rythme cardiaque suivie de l’arrêt du cœur en systole : effet systolysant.
Conclusion : Les ions Ca2+ ont un effet accélérateur sur le rythme cardiaque.
2- Les ions K+ :
L’augmentation de la concentration dans le sang en ions K+ entraine le ralentissement du
rythme cardiaque suivie de l’arrêt du cœur en diastole : effet diastolysant.
Interprétation :
La solution de NaCl pure ne suffit pas pour maintenir les contractions cardiaques :
l’ion Na+ a une action diastolysante ;
Les contractions reprennent quand on ajoute au NaCl, une solution de CaCl2, mais
s’arrête vite en systole : les deux ions ensembles ne suffisent pas pour maintenir les
contractions cardiaques. L’ion Ca2+ semble dominé l’ion Na+ et l’arrêt se produit en
diastole ;
Avec la perfusion du NaCl + CaCl2 + KCl, la contraction reprend et ne s’arrête pas : les
trois ions sont nécessaires au maintien des contractions cardiaques.
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Travaux diriges
SUR
L’Activite cardiaque
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Tome II
Que peut-on en déduire ?
2- Pour rechercher les causes de cet automatisme cardiaque, on procède sur deux cœurs 1
et 2, à des ligatures :
pression artérielle n’apparait plus. Si l’on excite le bout central de ces nerfs, on
provoque à nouveau un ralentissement du cœur.
Quel est le rôle de ces nouveaux nerfs ?
3- En quoi le phénomène de régulation cardiaque est-il adaptatif ?
Distel KEMBISSILA
Tome II
1- Nommez-le.
1 2- Annotez ce document.
4
3- Préciser la répartition et la structure de ce tissu.
4- Le cœur d’un chien a la même structure que
celui des autres mammifères. Sur ce cœur de
chien perfusé, on réalise les expériences
suivantes :
Expérience 1 : Si l’on détruit l’élément A,
les oreillettes et les ventricules cessent de
battre, puis ces quatre cavités reprennent
Tome II
intact les deux nerfs vagues. La modification du rythme cardiaque suite à une
augmentation de la pression artérielle n’apparait plus. Si l’on excite le bout central
de ces nerfs, on provoque à nouveau un ralentissement du cœur.
Quel est le rôle de ces nouveaux nerfs ?
3- En quoi le phénomène de régulation cardiaque est-il adaptatif ?
Exercice 6 :
On veut savoir pourquoi dans un organisme normal le rythme cardiaque ralentit ou s’accélère :
Sur un chien endormi :
On remplace ce liquide de Ringer par des solutions faiblement concentrées de KCl, puis de
CaCl2 (solution 5.10−3). On obtient les enregistrements de la figure 2.
Distel KEMBISSILA
Figure 2
Tome II
1- Analysez ce tracé. Quel nom lui donne-t-on ?
2- Repérez une révolution cardiaque. Reproduisez – la en délimitant les différentes
phases.
Figure 2A
Dégagez de l’analyse de ce tracé, une propriété particulière du myocarde.
2- On soumet le myocarde à une série d’excitations répétées et rapprochées (80
excitations par seconde). Le résultat est indiqué sur la figure 2B.
Figure 2B
a) Analysez ce tracé.
b) Comparez – le à celui du muscle gastrocnémien dans les mêmes conditions et
dégagez une nouvelle propriété du myocarde.
Exercice 9 :
A- On étudie le fonctionnement du cœur de l’homme à l’aide des méthodes appropriées
Barhel MAHOUKOU &
1- Analyser le tracé.
2- Evaluez la durée d’une révolution cardiaque et calculer la fréquence du rythme
cardiaque de cet homme.
B- Chez l’homme le rythme de l’automatisme cardiaque est de l’ordre de 120 à 130 battements
par minutes.
1- Comparez ce rythme à celui calculé au A-2
2- Quelle conclusion logique tire-t-on de cette comparaison ?
3- Quel mécanisme peut-on faire intervenir pour expliquer la différence trouvée.
Tome II
représentant le tissu nodal.
c) Donnez les caractéristiques anatomique et physiologique du tissu nodal.
Figure 3
Ces enregistrements sont obtenus sur le papier enfumé d’un cylindre tournant d’un
mouvement uniforme, à des vitesses différentes suivant les enregistrements. Dans
chaque cas on utilise la disposition habituelle des différents stylets correspondants :
Aux variations de longueur de l’organe étudié pour le stylet S1.
Au signal lié à l’excitation pour le stylet S2.
A un chronographe indiquant le 1/10e de seconde pour le stylet S3.
Au système d’enregistrement des phénomènes électriques pour le stylet S4.
Barhel MAHOUKOU &
que les systèmes correspondants n’interviennent pas. Pour "b" les flèches marquent l’action
des diverses substances.
Tome II
Un gène est dit porté par le chromosome X uniquement, lorsqu’il est porté dans la région
spécifique de ce chromosome.
Un gène est dit porté par le chromosome Y lorsqu’il est également porté par ce chromosome,
dans sa région spécifique.
Les gènes qui sont situés dans la région commune se comportent comme gènes autosomaux.
On veut déterminer la localisation sur les gonosomes du gène zeste, à l’origine de la couleur
mutée (jaune) des yeux des drosophiles, qui normalement sont de couleur rouge brique.
Le document 1 ci-après, traduit les données génétiques et les résultats de deux croisements
entre drosophiles différant par un seul couple d’allèles (yeux rouges et yeux jaunes).
Pour trancher sur la paternité des deux enfants, le médecin chef de service, ordonne des
examens permettant de connaître les groupes sanguins des deux couples.
Les résultats obtenus sont les suivants :
1er couple : Jeanine (M1), groupe O+ et Rodrigue (P1), groupe AB+.
2ème couple : madame M2, groupe A+ et monsieur P2, groupe AB-.
1- Quel est le problème posé ?
2- Donnez les génotypes de Marie et de Pierre.
3- Pensez- vous que Jeanine a raison ? Justifiez votre réponse.
Tome II Edition révisée corrigée et complétée Septembre 2015
Barhel MAHOUKOU & Distel KEMBISSILA Page 117 sur 120
4- Jeanine pouvait-elle avoir un enfant du groupe AB+ avec un autre homme ? Pourquoi ?
5- Le bébé B2 (supposé échangé avec le bébé B1), peut-il être l’enfant du couple de
Jeanine ? Justifiez par un échiquier de croisement.
Tome II
6- Le bébé B1 peut-il appartenir au couple P2 et M2 ?
7- Quelle suite donnerait le médecin quant au problème posé ?
Résolution d’un problème : Exercice n°3
Les figures du document 1 représentent deux caryotypes humains normaux. On établit au
laboratoire des caryotypes humains qui révèlent parfois des perturbations numériques
concernant les hétérochromosomes (gonosomes). Ainsi on a observé des garnitures
chromosomiques anormales consignées dans le document 2.
Il apparait que ces anomalies sont le plus souvent, le fait de la lignée germinale femelle et
qu’elles sont d’autant plus fréquentes que la femme est plus âgée.
Il a été constaté que c’est au cours de l’ovogénèse, chez une femme à caryotype normal, que
Document 1
Nombre de Gonosomes
chromosomes apparaissant dans
du caryotype ce caryotype
1er cas 45 X
2e cas 47 XXX
Document 3
Document 2
1- De quel problème s’agit-il ?
2- a) Analysez chacun des caryotypes du document 1.
b) Précisez, pour chaque caryotype, le nombre total de chromosomes apporté par le
Barhel MAHOUKOU &
Tome II
à partir des données document 3, traduisant la transmission dans une famille du gène GC qui
est la forme mutée du gène AZF.
2- Pour comprendre les mécanismes intervenant dans la production des spermatozoïdes, on réalise
les expériences suivantes :
Expérience 1 : L’hypophysectomie chez un rat mâle normal provoque l’atrophie
testiculaire et l’arrêt de la spermatogénèse.
Expérience 2 : La parabiose entre un rat mâle hypophysectomisé et un rat mâle castré
(document 1) conduit à l’aspect normal des testicules du rat hypophysectomisés et à la
Document 1
Document 2
Document 3
1- Quel est le problème physiologique posé dans ce cas ?
2- Que peut-on conclure de chaque expérience ?
3- Le document 2 montre les relations physiologiques existant entre l’hypothalamus et
l’hypophyse.
La lésion de certaines zones de l’hypothalamus provoque les mêmes effets que
ceux de l’expérience 1.
La perfusion pulsatile de GnRH issue des cellules neuro-sécrétrices de
l’hypothalamus rétablit le fonctionnement normal des testicules.
Distel KEMBISSILA
Tome II
Ainsi, avant que l’on ne dépiste systématiquement le VIH dans les dons de sang, plusieurs
milliers d’hémophiles ont reçu du sang contaminé ; beaucoup ont été infectés, mais 10 à 15%
d’entre eux ne le sont pas.
Des recherches furent menées afin d’élucider ce problème. Les études ont été axées sur les
moyens de pénétration du virus dans les cellules sanguines qu’il parasite. Les résultats de cette
étude révèlent :
Document 1 : la prolifération du virus nécessite que, ce dernier se fixe préalablement et
simultanément à deux protéines membranaires de la cellule cible : CCR5 et CD4, comme le
montre le document 1.
Document 2 : la mise en évidence de l’allèle du gène codant la protéine CCR5 a été réalisée.
CD4
VIH fixé sur les
deux récepteurs
Protéine CD4
CCR5
Protéine CCR5
altérée
Allèles CCR5
mutés
Allèles CCR5
fonctionnels
Document 1 Document 2
(CelluleDocument
sanguine 1 (Cellule Document
sanguine 2
(Celluledessanguine
personnesdes personnes
infectées) infectées) (Cellule sanguine
des personnes nondes personnes
infectées) non infectées)
1- Quel est le problème posé ?
2- A partir de l’analyse du document 1, proposez une hypothèse explicative de ce fait.
3- Faites une analyse comparative des documents 1 et 2.
4- A partir de cette analyse, formulez une autre hypothèse pour expliquer ce problème.
5- Expliquez brièvement pourquoi la protéine CCR5 des personnes non infectées ne s’est
pas intégrée à la membrane cellulaire.
6- Quelle conclusion tirez – vous quant au problème posé ?
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Distel KEMBISSILA