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Cours sur les Spermaphytes et leur Reproduction

Le document présente un cours sur les spermaphytes, qui sont des plantes à fleurs comprenant des racines, tiges, feuilles et organes reproducteurs. Il décrit les deux sous-embranchements des spermaphytes, les gymnospermes et les angiospermes, ainsi que leur reproduction, y compris la structure de la fleur, la pollinisation et la fécondation. Les détails sur la morphologie des organes reproducteurs mâles et femelles, ainsi que le processus de formation des grains de pollen et des sacs embryonnaires, sont également abordés.

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Cours sur les Spermaphytes et leur Reproduction

Le document présente un cours sur les spermaphytes, qui sont des plantes à fleurs comprenant des racines, tiges, feuilles et organes reproducteurs. Il décrit les deux sous-embranchements des spermaphytes, les gymnospermes et les angiospermes, ainsi que leur reproduction, y compris la structure de la fleur, la pollinisation et la fécondation. Les détails sur la morphologie des organes reproducteurs mâles et femelles, ainsi que le processus de formation des grains de pollen et des sacs embryonnaires, sont également abordés.

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Tome II

Edition révisée corrigée et complétée Septembre 2015


L’ESSENTIEL DU COURS
SUR
Les spermaphytes
Barhel MAHOUKOU &
Distel KEMBISSILA

Tome II Edition révisée corrigée et complétée Septembre 2015


Barhel MAHOUKOU & Distel KEMBISSILA Page 01 sur 120
Les végétaux supérieurs ou Spermaphytes sont des végétaux comprenant des racines, tiges,
feuilles et fleurs. Ces plantes ont une reproduction sexuée, les organes de reproduction sont
regroupés en un appareil visible qui est la fleur.

Tome II
Après la fécondation, la fleur donne naissance au fruit et à la graine.
OS1- Distinguer les sous embranchements des spermaphytes :
L’Embranchement des Spermaphytes comprend deux sous Embranchements qui sont :
1- Les Gymnospermes : ce sont des Spermaphytes ayant des ovules nus.
Exemples : Le sapin, le pin…
2- Les Angiospermes : ce sont des végétaux qui ont des ovules enfermés dans un ovaire
et des graines enfuies dans un fruit.
Exemples : L’arachide, le manguier…
Chez les Angiospermes, selon que la fleur mâle et la fleur femelle soient portées ou
non sur le même pied, on parle :

Edition révisée corrigée et complétée Septembre 2015


a) De plantes monoïques : sur le même pied (arbre), on trouve des fleurs mâles
d’une part et des fleurs femelles d’autre part. L’espèce est dite bisexuée mais pas
hermaphrodite.
Exemple : le maïs ; le palmier à huile.
N.B. Une espèce est dite hermaphrodite lorsque ses fleurs portent à la fois des organes mâles
et des organes femelles.
Exemple : le flamboyant, le haricot, l’hibiscus…
Toutefois on peut avoir des espèces gynomonoïques : fleurs femelles et fleurs hermaphrodites
sur un même pied ; des espèces andromonoïques : fleurs mâles et fleurs hermaphrodites sur
un même pied.
b) De plantes dioïques : les organes sexuels sont séparés, chacun sur un pied
distinct. Il ya un pied mâle et un pied femelle.
Exemple : le papayer…
Toutefois on peut avoir des espèces androdioïques : pied mâle et pied hermaphrodite ou des
espèces gynodioïques : pied femelle et pied hermaphrodite.
OS2- Décrire la reproduction chez les Spermaphytes :
I- Organisation générale d’une fleur bisexuée : cas de l’hibiscus rosa sinensis
La fleur de l’hibiscus porte à la fois les organes mâles et les organes femelles : c’est une fleur
bisexuée ou hermaphrodite. Cette fleur est soudée sur la tige à la base de la feuille par un long
pédoncule floral.
A- Dissection de la fleur de l’hibiscus :
La fleur de l’hibiscus est subdivisée en deux parties : une partie stérile et une partie
reproductrice.
1- La partie stérile ou périanthe :
Elle est formée des pièces qui ne sont pas
directement impliquées dans la reproduction sexuée
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du végétal. Il s’agit :
 Le pédoncule : c’est l’axe par lequel la fleur se
rattache à la branche. Le pédoncule se termine
par le réceptacle ;
 Le calicule : c’est une couronne formée de 5 à
10 petites dents vertes ;
 Le calice : c’est l’ensemble formé par 5 sépales
verts soudés à la base (fleur gamosépale # fleur
dialysépale).
 La corolle : c’est l’ensemble formé de 5 pétales
Distel KEMBISSILA

Coupe longitudinale d’une fleur rouges ou roses, parfois blancs soudés à la base.
d’hibiscus Les pétales, par leur couleur vive attirent les
agents pollinisateurs (abeilles, papillons…).
2- Les pièces reproductrices :
 L’androcée ou partie mâle : elle est formée des étamines disposées autour de la
colonne staminale.
 Le gynécée ou pistil : c’est la partie femelle de la fleur renfermée dans la colonne
staminale. Elle comprend un ovaire, surmonté d’un style terminé par un stigmate.

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Barhel MAHOUKOU & Distel KEMBISSILA Page 02 sur 120
B- L’appareil reproducteur mâle ou androcée :
C’est l’ensemble de plusieurs étamines. L’organe reproducteur mâle est représenté par les
étamines.

Tome II
1- Description de l’étamine :
Une étamine comprend :
 Un filet qui fixe l’étamine au réceptacle ;
 Un connectif, partie médiane de l’anthère dans le
prolongement du filet ;
 Une anthère, masse renflée et allongée portant en son sein
quatre sporanges ou sacs polliniques. L’anthère est divisée
en deux par la fente de déhiscence.

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Morphologie de l’Etamine

2- Structure de l’anthère :

Une coupe transversale réalisée au niveau d’un sac


pollinique jeune révèle, de la périphérie vers le centre :
 L’épiderme, l’assise mécanique faite de cellules
qui, en fin d’évolution, provoquent l’éclatement
au niveau de la fente de déhiscence ;
 Les assises nourricières qui permettent la
nutrition des cellules centrales ;
 Les cellules mères de spore qui évoluent
progressivement en grain de pollen.

Lorsque l’anthère arrive à maturité, l’assise mécanique provoque une tension périphérique de
plus en plus grande qui aboutit à l’éclatement de chaque demi - anthère au niveau de la fente de
déhiscence. Les grains de pollen sont alors libérés.
3- Formation des grains de pollen ou microsporogénèse :

Microsporogénèse ou formation du grain de pollen (pollinogénèse)


Barhel MAHOUKOU &

Chaque cellule mère du grain de pollen diploïde (ou spore) subit une méiose et donne quatre
cellules haploïdes qui demeurent souvent groupées pendant un certain temps : ce sont des
microspores ou tétraspores. Le noyau de chaque microspore se divise sans affecter le
cytoplasme. On obtient une cellule à deux noyaux : c’est le grain de pollen.
4- Structure du grain de pollen :
A maturité, le grain de pollen s’entoure de deux
téguments: l’une externe et ornementée (l’exine)
interrompue par endroits de pores germinatifs.
L’autre, interne et ne présentant aucun ornement
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(l’intine).
A l’intérieur du cytoplasme se trouvent deux cellules
délimitées chacune par une membrane
cytoplasmique : la cellule végétative qui se reconnait
par son noyau sphérique et plus volumineux (le
noyau végétatif) puis la cellule reproductrice portant
Schéma du grain de pollen un noyau de petite taille et de forme ovoïde (le
noyau reproducteur).
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5- Variation de la quantité d’ADN au cours de la microsporogénèse :

Tome II
C- Les organes reproducteurs femelles : Le pistil ou gynécée

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L’organe reproducteur femelle est représenté par un pistil qui
porte à sa base une partie renflée appelée ovaire. Ce dernier est
surmonté d’un style qui se termine par le stigmate.

Schéma d’un pistil


(gynécée)
1- Description du carpelle :

On appelle carpelle l’ensemble formé


par le stigmate, le style et l’ovaire.
L’ensemble de plusieurs carpelles forme
le pistil ou gynécée.

Une coupe transversale réalisée au


Coupe transversale de l’ovaire
niveau de l’ovaire montre de l’extérieur
vers l’intérieur :
 Un épiderme à stomates ;
 Une cavité carpellaire contenant trois loges ou carpelles renfermant chacun des ovules
Barhel MAHOUKOU &

rattachés au centre par un placenta.


 Un parenchyme.
N.B : Le hile est le point de rencontre du pédicelle et de l’ovaire.
2- Structure de l’ovule :

Une coupe longitudinale de l’ovule


montre :
 Un tissu appelé nucelle dans lequel
se trouve le sac embryonnaire ;
 Deux téguments protecteurs (la
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primine et la secondine) percés à


l’une des extrémités d’un orifice :
le micropyle ;
 Le placenta qui est le point
d’insertion de l’ovule sur l’ovaire ;
 Un hile : point d’insertion de
Structure de l’ovule Structure de l’ovule l’ovule au funicule ;
 Un pédicelle ou funicule ;
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 Une chalaze qui est le point où les tissus conducteurs convergent vers les téguments ;
 Le sac embryonnaire : c’est le gamétophyte femelle ;
 Le raphé, zone où les vaisseaux conducteurs forment une arête.

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3- Différents types d’ovules :
L’ovule peut être droit (= orthotrope), recourbé (= campylotrope) ou renversé (= anatrope).

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Différents types d’ovules
Remarque : L’ovule de Spermaphytes n’est pas l’homologue de l’ovule des mammifères car
ce dernier est une cellule unique haploïde (gamète femelle) alors que l’ovule de Spermaphytes
est un organe.
4- Formation du sac embryonnaire (gamétophyte femelle ou macrosporogénèse) :

Formation du sac embryonnaire (macrosporogénèse)


Dans le nucelle de l’ovule, la cellule mère du sac embryonnaire (ou spore), subit une méiose et
donne naissance à quatre cellules haploïdes (= macrospores ou tétraspores). Trois
macrospores dégénèrent et la 4ème appelée mégaspore subsiste.
Elle subit alors trois mitoses incomplètes donnant successivement une cellule à deux, quatre
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puis huit noyaux. Le cytoplasme de cette cellule se réorganise et les noyaux se repartissent en
huit cellules constituant ainsi le sac embryonnaire.
5- Structure du sac embryonnaire :

Dans le sac embryonnaire, les huit cellules sont


disposées de la manière suivante :

 Au pôle micropylaire, trois cellules


haploïdes : deux synergides encadrent
Distel KEMBISSILA

l’oosphère (gamète femelle) ;


 Au centre, deux noyaux (parfois unis en
un seul) appelés noyaux du sac
embryonnaire, noyaux accessoires ou
noyaux centraux ou secondaires ;
 Au pôle chalazien, trois cellules haploïdes
appelés antipodes.
Sac embryonnaire

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6- Variation de la quantité d’ADN lors de la formation du sac embryonnaire

Tome II
II- La pollinisation et la fécondation :
La fécondation permet le passage de la fleur aux fruits et la graine. Sa réalisation nécessite le

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transport du grain de pollen vers le stigmate. Sur le stigmate, le grain de pollen va germer pour
favoriser la rencontre puis la fusion du gamète male et du gamète femelle.
A- La pollinisation :
1- Définition :
La pollinisation est le transport du grain de pollen d’une anthère sur le stigmate d’une fleur de
la même espèce.
2- Différents types de pollinisation :
On distingue deux modes de pollinisation :
 La pollinisation directe ou autopollinisation : le grain de pollen d’une fleur est
déposé sur le stigmate de la même fleur. C’est le cas des fleurs hermaphrodites, à
condition que les organes reproducteurs mâles et femelles arrivent à maturité au même
moment.
Exemples : haricot, pois…
 La pollinisation indirecte ou allopollinisation (ou pollinisation croisée) : le stigmate
d’une fleur reçoit le pollen d’une autre fleur, mais de la même espèce. Elle est
obligatoire dans le cas des fleurs unisexuées.
Exemples : chanvre, maïs…
3- Agents de la pollinisation :
Il s’agit :
 Du vent, pour les plantes anémophiles ;
 Des insectes, pour les plantes entomophiles ;
 Des oiseaux, pour les plantes ornithophiles ;
 De l’eau, pour les plantes hydrophiles ;
 De l’homme, pour la pollinisation artificielle ;
 De la pesanteur.
B- La fécondation :
Barhel MAHOUKOU &

La fécondation n’est possible que si le pollen est préalablement transporté et déposé sur le
stigmate.
1- Germination du grain de pollen :
a) Expérience :

On place un stigmate d’une fleur


dans un milieu de culture gélosé à
température ambiante. On
saupoudre le pollen de la même
Distel KEMBISSILA

espèce. On constate au bout de 24


heures que chaque pollen germe
et émet un tube pollinique dirigé
vers le stigmate.

Conclusion : Le stigmate sécrète une substance chimique qui attire le tube pollinique : on parle
de chimiotropisme positif.

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Barhel MAHOUKOU & Distel KEMBISSILA Page 06 sur 120
b) Trajet suivi par le tube pollinique :

Tome II
Germination du grain de pollen
En arrivant sur le stigmate, les grains de pollen absorbent de l’eau et se gonflent. Il se forme un
tube pollinique qui sort par le pore et qui s’enfonce dans le style. Le tube pollinique parcourt un

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trajet qui peut être long et fini par atteindre l’ovule dans lequel il pénètre, soit par la région de
la chalaze, soit par le micropyle.
2- Double fécondation :
Le tube pollinique s’allonge et pénètre dans
l’ovule par le micropyle et atteint le sac
embryonnaire. Au cours de la croissance du
tube pollinique, le noyau végétatif se dispose à
l’avant du tube. Ce noyau dégénère dès que le
tube arrive au contact de l’ovule.
Le noyau reproducteur arrive à l’extrémité du tube
pollinique puis se divise en deux noyaux d’aspect
spiralé : les anthérozoïdes ou spermatozoïdes.
Le tube pollinique digère le nucelle et arrive au
contact du sac embryonnaire. Un anthérozoïde
fusionne avec l’oosphère et donne l’œuf principal
ou œuf plantule ou œuf embryon (2n).
L’autre anthérozoïde fusionne avec les noyaux
centraux en donnant l’œuf accessoire ou œuf
Schémas de la double fécondation albumen (3n).
3- Conséquences de la double fécondation :
Après la double fécondation, les synergides et les antipodes dégénèrent ; l’œuf principal, après
plusieurs mitoses, donne l’embryon alors que l’œuf accessoire, par série de mitoses, donne
l’albumen ; le nucelle se transforme en partie comestible du fruit (mésocarpe) ; les téguments
de l’ovule deviennent les téguments du fruit (épicarpe). L’ensemble constitué par l’albumen et
l’embryon forme la graine qui est entourée d’une mince enveloppe appelée endocarpe
4- Devenir de l’ovule et de l’ovaire :
Barhel MAHOUKOU &

Après la fécondation, l’ovule se transforme en une graine alors que l’ovaire grossit et devient
un fruit.
III- La graine des Angiospermes :
La graine peut être définie comme un organe de pérennisation ou de dissémination permettant à
l’espèce de se reproduire.
1- Formation de la graine :
Distel KEMBISSILA

Devenir de l’œuf principal Mode de formation de l’embryon

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 Les antipodes et les synergides dégénèrent ;
 L’œuf plantule, par une succession de mitoses donne un massif cellulaire comprenant le
suspenseur et l’embryon.

Tome II
Dans l’embryon, on distingue généralement une radicule (une petite racine) ; une tigelle
(tige très courte); une gemmule (bourgeon terminal) et deux cotylédons (feuilles) chez
les Dicotylédones ou un seul cotylédon chez les Monocotylédones. L’embryon
s’agrandit lentement aux dépens de l’albumen.
 L’œuf albumen se divise en donnant un tissu de réserve, l’albumen qui s’agrandit aux
dépens du nucelle.
2- Maturation de la graine :
Une fois formée et, ayant accumulé des quantités importantes de réserves (glucides, lipides,
protides), la graine cesse de se développer. La graine n’est pas apte à germer. Elle doit d’abord
traverser une période de vie ralentie caractérisée par :

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 Une très forte déshydratation entrainant une accumulation des réserves dans l’albumen et
ou dans les cotylédons. Les vacuoles se transforment alors en grains d’aleurone ;
 Un épaississement des téguments réduisant considérablement les échanges gazeux
respiratoires ;
N.B : La graine est mûre physiologiquement lorsqu’elle est apte à germer. Le pouvoir
germinatif est le temps au bout duquel une graine peut encore germer. La durée du pouvoir
germinatif ou longévité est variable selon les espèces, de quelques jours à plusieurs années.
3- Différents types de graines :
Suivant l’intensité du développement de l’albumen, on va distinguer trois catégories de
graines :
 La graine à périsperme : le développement de l’albumen est modéré et cela laisse
subsister un reste de nucelle.
Exemples : le nénuphar, le chanvre.
 La graine albuminée : le nucelle disparait totalement et l’albumen se gorge de réserves.
Exemples : le maïs, le ricin, le manioc.
 La graine exalbuminée (sans albumine): l’albumen est digéré par la plantule avant que
la graine ne murisse ; les réserves s’accumulent dans les cotylédons de la plantule qui
s’hypertrophie.
Exemples : le haricot, l’arachide.

Barhel MAHOUKOU &

4- Structure d’une graine : cas de la graine de haricot (Phaseolus vulgaris) et ricin


(Ricinus communis)
Distel KEMBISSILA

Graine de haricot Graine de ricin

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IV- Germination de la graine :
La germination est le passage de la graine de la vie ralentie à la vie active. Elle s’achève
lorsque la plante peut mener une vie autotrophe.

Tome II
A- Les conditions d’une bonne germination :
1- Les facteurs extrinsèques :
Pour germer, la graine exige des conditions externes suivantes :
 L’humidité du sol : en sol sec la graine ne germe pas ;
 La bonne aération du sol : trop enfoncée dans le sol compact la graine ne peut respirer et
ne germe pas ;
 Une température optimale : on peut conserver la graine au froid sans qu’elle ne germe ;
 La lumière (le plus souvent) ou l’obscurité suivant les espèces : certaines graines germent
aussi bien dans un cas ou dans l’autre.
2- Les facteurs intrinsèques :

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Ce sont les conditions liées à la graine elle-même.
Pour germer, la graine doit :
 Etre mûre morphologiquement et physiologiquement car prélevée dans un fruit vert la
graine ne germe pas ;
 Etre saine, trop vieille la graine ne germe pas ;
 Avoir des téguments perméables à l’eau et à l’oxygène.
N.B : Certaines graines restent inaptes à germer même si les conditions sont favorables : c’est la
dormance qui peut être due soit à l’imperméabilité des téguments, soit à la résistance mécanique
de ces derniers (inhibition tégumentaire) ou soit à une inhibition embryonnaire.
B- Les phénomènes morphologiques de la germination :
1- La germination épigée :

Germination épicotyle (Exemple le haricot)


Chez le haricot, après l’allongement de la tigelle, les cotylédons se retrouvent au dessus du sol :
on parle de germination épigée.
2- La germination hypogée :
Barhel MAHOUKOU &

Germination hypogée (Exemple le maïs)


Distel KEMBISSILA

Chez certaines plantes, comme le pois et le maïs, la tigelle ne s’allonge pas, la graine
(cotylédons) demeure dans le sol. Seule la gemmule sort du sol et grandit pour donner la tige :
on parle de germination hypogée.

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C- Les phénomènes physiologiques de la germination :
Le retour à la vie active d’une graine se manifeste par une absorption d’eau qui entraine le
gonflement de la graine. Cette hydratation provoque la déchirure des téguments. La graine

Tome II
élabore des enzymes qui vont assurer la digestion des réserves (l’amylase et la maltase
transforment l’amidon en glucose ; les protéases dégradent les protéines en acides aminés ; les
lipases transforment les lipides en glycérol et acides gras).
La germination se déroule en quatre phases :
 La radicule s’allonge et pénètre dans le sol quelle que soit la position de la graine : c’est
le géotropisme positif ;
 La tigelle s’allonge et donne le premier segment de la tige appelé axe hypocotylé ou
hypocotyle entrainant les cotylédons hors du sol, suivi de l’apparition des racines
secondaires ;
 Les cotylédons s’écartent et la gemmule se développe et donne naissance à l’axe

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épicotylé ou épicotyle (tige) et les deux premières feuilles plus ou moins blanches
apparaissent ;
 Les cotylédons flétrissent et tombent. La jeune plante d’abord hétérotrophe devient
autotrophe après élaboration de la chlorophylle et peut mener une vie indépendante.

Germination de la graine

1= radicule ; 2= tégument ; 3= cotylédons ;


4= bourgeon terminal ; 5= tigelle (axe hypocotylé) ; 6= axe épicotylé

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FIN DE L’O.G 7

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Tome II
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TRAVAUX DIRIGES
SUR
LES SPERMAPHYTES
Barhel MAHOUKOU &
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Restitution des connaissances
A- Définitions : Macrosporogénèse ; Pollinisation ; Germination

Tome II
B- Question à Choix Multiple (QCM) :
Chaque série d’affirmations peut comporter une ou plusieurs réponses exactes. Repérez-les.
1- Après la double fécondation chez les Spermaphytes :
a) L’ovule conduit au fruit
b) L’ovule donne la graine
c) L’ovaire conduit à la graine
2- On parle de double fécondation chez les Spermaphytes parce que :
a) Deux spermatozoïdes apportés par le tube pollinique fécondent l’oosphère ;
b) Deux noyaux du grain de pollen interviennent ;
c) Deux noyaux centraux du sac embryonnaire sont fécondés à la fois ;

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d) Deux zygotes se forment au terme de ce processus.
3- Les plantes dioïques sont les plantes dont les pieds :
a) Possèdent tous des fleurs bisexuées ;
b) Possèdent des fleurs à la fois mâles et femelles ;
c) Sont pour les uns à fleurs unisexuées mâles et pour les autres unisexuées femelles ;
d) Possèdent des fleurs unisexuées les unes mâles, les autres femelles.
4- Chez les Spermaphytes, le gamète femelle est :
a) L’ovule ;
b) Le sac embryonnaire ;

Application des connaissances


Exercice 1 :
Les documents 1, 2, 3 et 4 représentent quelques aspects de la reproduction chez les
Spermaphytes.
1- Titrez et annotez le document 1 selon la numérotation.
2- L’élément 3 du document 1 subit l’évolution représentée par le document 2.
a) Sans les reproduire, donnez un titre aux schémas a, b, c,…h et i du document 2 puis
classez-les par ordre chronologique en indiquant les phénomènes cytologiques
importants relatifs à cette évolution.
b) Que représente le document 2.
c) Reproduisez et légendez complètement le schéma g du document 2.
3- Donnez l’origine des éléments a et b du document 3.
4- Titrez et légendez les schémas a et b du document 4 puis décrivez les phénomènes
morphologiques conduisant l’élément a à l’élément b du document 4.
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Exercice 2 :
Les végétaux à fleurs se reproduisent par les graines. La graine est un être apparemment inerte
pourtant bien vivant : on dit qu’il mène une vie ralentie. La germination est le passage de la

Tome II
vie ralentie à la vie active.
La germination chez le haricot se réalise de la manière suivante : (voir schéma)

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1- Légendez ce document selon la numérotation.
2- A partir de ce document, comment qualifie-t-on la germination chez le haricot ?
3- Schématisez et annotez la coupe longitudinale de la graine de haricot.
4- Au début de la germination, la graine absorbe de l’eau. A l’issue de cette absorption,
plusieurs transformations interviennent. Décrivez brièvement les transformations
morphologiques subies par la graine en germination.
5- Les réserves stockées dans les cotylédons disparaissent peu à peu. C’est ainsi que
l’amidon se transforme en glucose.
Quel est le phénomène subi par l’amidon ? Quelle enzyme appropriée intervient pour
digérer ce type de réserve ?
6- Citez une condition externe et une condition interne d’une bonne germination.
Exercice 3 :
A- Chez le maïs, au sommet de la fécondation, le tube pollinique qui entre dans le pistil
renferme trois noyaux (A, B, C) ; d’autre part le sac embryonnaire renferme huit noyaux
(1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8) : document 1.

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Document 1 Document 2

1- Sachant que, A est le noyau végétatif et, 7 et 8 les synergides, lesquelles des
combinaisons suivantes : ABC, 45C, A6, 768, BC6, 12C, B6, 123 donneront :
a) L’œuf embryon ?
b) L’œuf albumen ?
Distel KEMBISSILA

2- Comparez les deux combinaisons choisies du point de vue chromosomique.


3- De ces deux œufs, lequel donnera la plantule dans la graine mûre ? Pourquoi ?
B- Le document 2 est un schéma représentant la coupe du sac embryonnaire pendant la
fécondation chez l’oignon.
1- Annotez ce document.
2- Expliquez en quelques lignes le phénomène biologique qu’exprime ce document.
3- Quelle est son importance ?

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Exercice 4 :
A partir des fleurs, on réalise deux préparations microscopiques dont l’observation conduit aux
figures 1 et 2 ci-dessous.

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Figure 1 Figure 2
1- Dites avec précision les éléments de la fleur qui ont conduit à ces observations.
2- Annotez les figures 1 et 2, sans les reproduire.
3- Par des schémas simples et soigneusement annotés, expliquez le mode de formation de
chacun des deux éléments représentés. Précisez sur vos schémas la nature et la place du
ou des phénomènes chromosomiques caractéristiques.
4- Dites en quoi l’autopollinisation se distingue d’une autre forme de pollinisation que
vous nommerez.
5- Chez les Angiospermes, on parle de double fécondation. Par un schéma annoté,
représentez ce phénomène.
Exercice 5 :
1- Observez attentivement les dessins du document ci-après et répondez aux questions
suivantes :

Barhel MAHOUKOU &

a) Identifiez : a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, m et n puis 1, 2, 3, 4, 5 et 6.
b) Rappelez dans quel organe l’élément 6 est-il formé, quel nom donne t-on à sa
formation et pourquoi on dit qu’il n’est pas un gamète.
c) Quel (s) est (ou sont) l’un (ou les) événement (s) qui se déroule (nt) en 1 ?
d) Quel autre événement se déroule-t-il en 2 ? En quoi consiste-t-il ?
e) Classez dans l’ordre chronologique des événements les dessins 1, 2, 3, 4, 5 et 6.
Distel KEMBISSILA

2- Le dessin 5 du document ci-dessous est une structure à maturité alors que l’élément m
du dessin 4 est immature.
a) Donnez un nom à l’élément 4 et rappeler dans quel organe de la fleur il se trouve.
Quel nom donne-t-on au phénomène qui conduit l’élément m au dessin 5 ?
b) Peut-on parler d’un chimiotropisme positif chez les spermaphytes ? Si oui expliquez
comment.
c) Quel est le devenir des éléments f et p du dessin 5.
d) Quel est le devenir de l’ovule et de l’ovaire chez les spermaphytes ?

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Exercice 6 :
On dispose des grains de pollen dans une boite de pétri contenant la gélose et un milieu nutritif
(figure 1). Quelques heures après on observe des transformations (figure 2).

Tome II
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1- Que s’est-il produit ?
On recommence l’expérience en plaçant au centre de la gélose une tranche d’ovaire (figure 3).
Si on remplace la tranche d’ovaire par une goutte d’ovaire écrasé, le résultat est le même qu’à
la figure 3.
2- a) Qu’en concluez-vous ?
b) Ce résultat confirme t-il vos conclusions sur la nature du phénomène observé ?
3- a) Quelles relations peuvent s’établir entre les grains de pollen et le sac embryonnaire ?
b) Illustrez votre réponse par un schéma.
c) Quel sera le résultat de ces relations ? En préciser les caractéristiques
chromosomiques.
Exercice 7 :
1- Identifier et annoter les figures 1 et 2, relatives à la reproduction du lis.

Barhel MAHOUKOU &

Figure 1 Figure 2
2- Par une étude quantitative appropriée, on suit l’évolution de la quantité d’ADN dans les
cellules donnant naissance au sac embryonnaire des Spermaphytes. Le tableau suivant
indique la moyenne des résultats obtenus au cours du temps.

Temps en jours 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
ADN en UA 2 3 4 2 1 2 2 2 1 2
Distel KEMBISSILA

Etages A B C D E

A = Cellule mère du sac embryonnaire D = Mégaspore


a) Tracer le graphe traduisant la teneur en ADN en fonction du temps.
b) Analyser et interpréter A, B, C, D et E en utilisant vos connaissances sur la formation du
sac embryonnaire.

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Exercice 8 :
1- Le terme ‘’ovule’’ est commun aux Angiospermes et aux Mammifères. Est-il
comparable dans sa signification et dans sa destinée ?

Tome II
2- Pourquoi le grain de pollen et le sac embryonnaire sont-ils considérés comme des
prothalles ?
3- Un agriculteur se demande pourquoi les grains de maïs semés il y a deux semaines ne
germent pas. Surement se dit-il l’un des facteurs indispensables à la germination fait
défaut.
a) Quels sont les faits physiologiques essentiels qui caractérisent la vie de la graine
avant et après la germination ?
b) Citez les facteurs ou types de facteurs indispensables pour la germination d’une
graine.
4- La courbe ci-dessous représente la variation de la quantité d’ADN par noyau en

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fonction du temps.

a) S’agit-il d’une étude faite chez les Mammifères ou chez les Spermaphytes ? Justifiez
le choix.
b) S’agit-il de la formation des organes reproducteurs mâles ou femelles ? Justifiez
votre réponse.
c) Comment appelle-t-on les cellules marquées aux stades A, B, C et D sur la courbe ?
précisez le nombre de chromosomes sachant que la cellule souche possède 2n = 20
chromosomes pour 4Q ADN.
d) Schématisez les anaphases indiquées dans la courbe.
On prendra pour simplifier 2n = 6.
Exercice 9 :
Les schémas A, B et C du document ci-dessous sont des observations faites sur deux organes
différents des plantes.
Barhel MAHOUKOU &

1- Annotez ce document (A, B, C) selon la numérotation et les lettres. Identifiez A, B et C.


Distel KEMBISSILA

2- A l’aide des schémas clairs annotés, expliquez comment se forme l’élément g du


schéma C ?
3- Expliquez la formation des éléments 9 du schéma B.
4- Schématisez et annotez l’ovule, qui a été à l’origine de la transformation des schémas A
et B.

FIN Des Travaux Dirigés


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Tome II
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L’ESSENTIEL DU COURS
SUR
LA GENETIQUE
Barhel MAHOUKOU &
Distel KEMBISSILA

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La connaissance et la maîtrise des proportions phénotypiques de la descendance sont
nécessaires dans la résolution des problèmes de génétique. En voici quelques unes :
HEREDITE AUTOSOMALE

Tome II
I- Monohybridisme :
1- Avec dominance :
Croisement entre parents de race pure :
 F1 : 100% d’hybrides de phénotype identique à celui d’un parent ;
 F1 X F1 = F2 : ¾ ou 75% et ¼ ou 25%
Test – cross : Hybride X Parent de race pure
Proportion : ½ ou 50% et ½ ou 50%
2- Avec codominance :
Croisement entre parents de race pure :
 F1 : 100% d’hybrides de phénotype différent de celui des parents ;

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 F1 X F1 = F2 : ½ ou 50%, ¼ ou 25% et ¼ ou 25%
Back – cross : Hybride X Parent de race pure
Proportion : ½ ou 50% et ½ ou 50%
3- Cas d’un gène létal :
L’individu qui porte le gène létal à l’état homozygote meurt dès l’âge embryonnaire : c’est une
combinaison létale.
𝐽 𝐽
Exemple : Chez les souris jaunes, seules les hétérozygotes ( g ) subsistent, les homozygotes ( 𝐽 )
meurent dans l’utérus. Ainsi en F2 les proportions sont modifiées à trois individus au lieu de
quatre, soit 2/3 et 1/3.
II- Dihybridisme avec ségrégation indépendante des caractères : (Gènes
indépendants = non liés)
1- Avec dominance :
Croisement entre parents de race pure :
 F1 : 100% d’hybrides de phénotype identique à l’un des parents ;
9 3 3 1
 F1 X F1 = F2 : 16 + 16 + 16 + 16.
2- Test – cross : Hybride X Parent double récessif
Proportion : ¼ , ¼ , ¼ et ¼ ou (25% , 25%, 25% et 25%)
6 3 3 2 1 1
N.B : Il existe d’autres cas. Exemple : ( + + + + + )
16 16 16 16 16 16
Cas d’un dihybridisme avec ségrégation indépendante. Il ya un caractère dominant pour un
couple d’allèles et une codominance pour le deuxième couple d’allèles.
3- Back cross :
a) Simple back cross :
Hybride F1 X parent homozygote récessif pour un caractère et hétérozygote pour l’autre :
𝐴𝐵 𝑎𝐵
F1 ( 𝑎 𝑏 ) [AB] X P ( 𝑎 𝑏 ) [aB] ==> F2 = 38 + 38 + 18 + 18
Barhel MAHOUKOU &

b) Double back cross :


Le 1er individu est hybride pour le 1er caractère et hybride pour le 2e caractère, et hétérozygote
pour l’autre.
Le 2e individu est homozygote récessif pour le 1er caractère et hybride pour le 2e.
𝐴𝐵 𝑎𝐵
F1 ( ) [AB] X P ( ) [aB] ==> F2 = 14 + 14 + 14 + 14
𝑎𝑏 𝑎𝑏
N.B : Le double Back cross ne doit pas être confondu au Test cross bien que les deux
croisements donnent les mêmes proportions en F2.
ETUDE DES EXCEPTIONS AUX LOIS DE MENDEL
I- Cas de l’épistasie :
C’est un dihybridisme avec ségrégation indépendante.
Distel KEMBISSILA

1- Epistasie dominante :
Un gène dominant conditionne l’expression d’un autre gène dominant.
12 3 1
F1 : 100% d’hybrides ; F2 : 16 ; 16 et 16
2- Epistasie récessive :
Un gène récessif conditionne l’expression du deuxième gène.
9 4 3
F1 : 100% d’hybrides ; F2 : 16 ; 16 et 16

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II- Cas de la complémentarité :
C’est aussi un dihybridisme avec ségrégation indépendante des caractères.
1- Complémentarité dominante :

Tome II
La présence simultanée de deux gènes dominants non allèles est nécessaire pour l’expression
du phénotype.
9 7
F1 : 100% d’hybrides ; F2 : 16 et 16
2- Complémentarité récessive :
La présence simultanée de deux gènes récessifs non allèles expriment le phénotype.
15 1
F1 : 100% d’hybrides ; F2 : 16 et 16
III- Le linkage :
A- Dihybridisme avec linkage absolu (sans crossing – over) :
 Croisement entre parents de race pure : F1 : 100% d’hybrides ;

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 Croisement F1 X F1 = ¾ ou 75% et ¼ ou 25%
1- Test cross :
 Hybride X Parent récessif : ½ ou 50% et ½ ou 50%
 Croisement entre deux individus de race pure dont chacun possède à la fois un
caractère dominant et un caractère récessif :
F1 : 100% d’hybrides ;
F1 X F1 = ½ ou 50% ; ¼ ou 25% et ¼ ou 25%
2- Back cross :
 Hybride X Parent de race pure : ½ ou 50% et ½ ou 50%
B- Dihybridisme avec linkage et crossing – over :
 En F1 : 100% d’hybrides
 Femelle F1 X Parent mâle récessif (seule la femelle subit le crossing – over).
Mécanisme de crossing-over :

Barhel MAHOUKOU &

 Apparition des phénotypes recombinés (les moins représentés) ;


 Présence des phénotypes parentaux (les plus représentés).
Dans ce cas, on calcule le pourcentage des gamètes recombinés et des gamètes parentaux en
posant les formules suivantes :
Somme des récombinés
𝑃= X 100%
Effectif total

100 − P 𝑃
%𝑃 = %R = x 100%
2 2
Distel KEMBISSILA

P 1 −P
%𝑅 = %𝑃 = X 100%
2 2

N.B : P = pourcentage de chaque gamète parental ;


R = pourcentage de chaque gamète recombiné
Croisement : Femelle F1 X Mâle F1 (la femelle subit le crossing – over)
Les phénotypes parentaux et recombinés sont en nombre élevé et en nombre faible à la fois.

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Expériences de Morgan :
 1er Croisement : Morgan croise deux races pures de drosophiles (mouches de vinaigre), l’une
au corps gris et aux ailes longues ; l’autre au corps noir et aux ailes vestigiales.

Tome II
En F1, toutes les mouches obtenues ont un corps gris et des ailes longues.
 2e Croisement : Morgan réalise un croisement de retour (back-cross) entre un mâle de la F1
avec une femelle double récessive parentale.
Il obtient 50% de drosophiles à corps gris, ailes longues et 50% de drosophiles à corps noir, ailes
vestigiales.
 3e croisement : Morgan réalise un second back-cross entre une femelle F1 avec un parent
mâle double récessif.
Il s’attendait à trouver 50% de drosophiles à corps gris, ailes longues et 50% de drosophiles à
corps noir, ailes vestigiales ; mais il obtient :
 41,5% de drosophiles à corps gris et aux ailes longues ;

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 41,5% de drosophiles à corps noir et aux ailes vestigiales ;
 8,5% de drosophiles à corps gris et aux ailes vestigiales ;
 8,5% de drosophiles à corps noir et aux ailes longues.
Faites l’interprétation chromosomique des résultats.
C- Les cartes factorielles ou cartes géniques :
La distance entre deux gènes (pourcentage des gamètes recombinés) est exprimée en unité de
recombinaison (UR) ou en centimorgan (cM).
1 cM 1% de recombinaison
Exemple : Pour le cas ci-dessus (3e croisement de Morgan), P=17% ou 17cM

IV- Hérédité liée au sexe :


A- Caractères portés par le chromosome sexuel X :
 La F1 donne deux résultats différents en cas de croisement réciproque. L’un des résultats F1
est conforme à la 1ere loi de Mendel (100%), l’autre ne l’est pas (50% et 50%).
 Le chassé – croisé (lorsque le parent mâle transmet son caractère aux descendants femelles,
et le parent femelle le transmet aux descendants mâles) est une indication qui prouve que le
caractère est porté par X.
 Le mâle porte l’allèle dominant, et la femelle est homozygote récessive.
Remarque : Dans certains cas de dihybridisme, le premier caractère peut être porté par les
autosomes, le deuxième caractère porté par le chromosome sexuel X. Ici les proportions de F1
sont uniformes, mais en F2 les proportions phénotypiques changent.
Expériences de Morgan :
Morgan utilise des drosophiles de race pure et effectue deux croisements réciproques pour
étudier la transmission de la couleur des yeux.
 1er Croisement : Morgan croise une drosophile mâle aux yeux blancs avec une drosophile
Barhel MAHOUKOU &

femelle aux yeux rouges. En F1, il obtient 100% de drosophiles aux yeux rouges constituées
d’autant de mâles que de femelles.
 2e Croisement : Morgan croise une drosophile mâle aux yeux rouges avec une drosophile
femelle aux yeux blancs. En F1, il obtient :
 50% de drosophiles mâles aux yeux blancs ;
 50% de drosophiles femelles aux yeux rouges.
1- Interprétez ces résultats.
2- Faites l’interprétation chromosomique des résultats.
Distel KEMBISSILA

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B- Caractères portés par le chromosome sexuel Y :
Le parent mâle malade transmet l’allèle responsable de la maladie à tous ces fils.
QUELQUES INDICATIONS NECESSAIRES

Tome II
SUR L’HEREDITE HUMAINE :
I- Les groupes sanguins :
1- Le système ABO :
Les groupes sanguins du système ABO sont déterminés par un gène autosomal situé sur le
chromosome n°9, dont on connait trois allèles A, B et O.
Groupes Phénotypes Génotypes

A [A] A A
( ) ou ( )
A O

B [B] B
( ) ou ( )
B N.B : Les allèles A et B sont

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B O codominants et dominent l’allèle O.
AB [AB] A B
( ) ou ( )
B A
O [O] O
( )
O

2- Le facteur rhésus :
C’est un facteur qui se superpose au système ABO. Les individus qui en possèdent sont dits
rhésus positifs (Rh+) et ceux qui n’en possèdent pas sont dits rhésus négatifs (Rh-).
N.B : Rh+ domine Rh-, d’où les génotypes suivants :
 [Rh+] : Rh+/ Rh+ ou Rh+/ Rh-
 [Rh-] : Rh-/ Rh-
Remarque : Le facteur rhésus accompagne toujours le système ABO.
Génotypes possibles d’un individu A+
A Rh+ A Rh+ A Rh+ A Rh+
ou ou ou
A Rh+ A Rh- O Rh+ O Rh-

II- Quelques cas d’anomalies génétiques :


1- Anomalies liées aux gonosomes :
a) Le daltonisme :
Génotypes possibles :
Homme à Homme Femme à vision Femme
vision normale daltonien normale daltonienne

XD Xd XD ou XD Xd
Y Y XD Xd Xd
Barhel MAHOUKOU &

b) L’hémophilie :
Génotypes possibles :
Homme Homme Femme non
non hémophile hémophile hémophile
XH Xh XH XH
ou
Y Y XH Xh
c) L’hypertrichose des oreilles :
C’est une anomalie caractérisée par la présence de longs poils et épais sur la totalité de la
surface antérieure et de la moitié inférieure de la face postérieure des deux oreilles.
Distel KEMBISSILA

2- Anomalies liées aux autosomes :


a) La drépanocytose :
Génotypes possibles :
Individu sain Individu drépanocytaire
A A S
A ou S S

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b) L’albinisme :
Génotypes possibles :
Individu sain Individu albinos

Tome II
A A a
ou
A a a
3- Les anomalies du nombre :
a) Anomalies liées aux autosomes :
Exemple : Le Mongolisme ou Trisomie 21ou Syndrome de Down
21 21

Parents :
méiose méiose
anormale normale

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Formule chromosomique (F.C) :
Gamètes :
2n = 47 chromosomes soit 45A + XY ou 45A +
Fécondation
XX

Enfant : Trisomie 21

b) Anomalies liées aux gonosomes :


Parents : XX X XY
méiose méiose
anormale normale
Super femelle : 2n = 47
Gamètes : XX X Y soit 44A + XXX
Syndrome de Klinefelter :
2n = 47 soit 44A + XXY
Enfants : XXY
Syndrome de Turner :
X XXY Y
Super femelle Syndrome Syndrome de Non viable
2n = 45 soit 44A + X
de Turner Klinefelter

III- Etude des arbres généalogiques :


1- Les figures conventionnelles :
L’arbre généalogique impose l’utilisation des signes conventionnels qui sont :

: Homme sain : Mariage

: Homme malade
: Mariage consanguin

: Femme saine 1er 2e Faux jumeaux Vrais jumeaux


lit lit
: Femme malade
I : Parents
Barhel MAHOUKOU &

: Individu de sexe inconnu Remariage


II : Fratrie

: Grossesse en cours : Individu mort à bas âge


I et II = Générations

2- Réalisation d’un pédigrée :


Exercice 1 : Paul a trois filles dont une malade et un garçon malade. La fille malade s’est mariée
avec un homme sain et ont eu deux garçons dont un malade. L’oncle maternel des enfants et la
femme de Paul sont malades.
Construis l’arbre généalogique de cette famille.
Distel KEMBISSILA

Exercice 2 : La mère du voisin de Pierre distingue parfaitement les couleurs. Mais son mari ne les
distingue pas. Leur fils Jean est daltonien ainsi que une des deux sœurs de Jean. La sœur
daltonienne de Jean appelée Françoise a trois enfants dont deux garçons daltoniens et une fille qui
distingue les couleurs. Jean a deux enfants : un garçon et une fille, tous deux normaux.
La fille de Jean a épousé un homme daltonien avec qui ils ont deux garçons et une fille, tous
normaux.
Construis l’arbre généalogique de cette famille.

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3- Exploitation des pédigrées :
Récessivité et dominance de la maladie :
1er cas : Observation : Les deux parents apparemment sains

Tome II
donnent naissance à un enfant malade.
I
1 2
Conclusion : Le gène responsable de la maladie est
récessif.
II D’où les symboles :
3 4 5
m = Malade N = Normal

2e cas : Observation : Deux parents malades donnent naissance


à un enfant sain.
I Conclusion : Le gène responsable de la maladie est
1 2
dominant et le gène normal est récessif.

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II D’où les symboles :
3 4 5 M = Malade n = Normal

3e cas : Observation : Le couple II3-4 malade a eu un


I enfant III9 normal.
1 2
Conclusion : Le gène de la maladie était
II dominant
3 4 5 6 7
D’où les symboles :
III M = Malade0
8 9 10 11 12 13 14
n = Normal

4e cas : Observation : Chaque enfant malade est issu d’un


couple où il ya au moins un parent malade.
1 2 Un couple sain engendre une progéniture saine. De
même, un couple malade engendre une progéniture
malade.
3 4 5 6

Conclusion : Le gène de la maladie était dominant


7 8 9 10 11
D’où les symboles :
M = Malade
12 13 14 15 16 17 n = Normal
4- Localisation de la maladie sur les chromosomes :
a) 1er cas : Transmission d’un caractère dominant autosomal
Les deux parents sont malades et hétérozygotes :
certains enfants sont sains, d’autres malades.
Barhel MAHOUKOU &

I Symboles : M = allèle de la maladie


1 2 n = allèle normal
Génotypes des individus :
𝑀
I1 et II2 : ( 𝑛 )
II 𝑀 𝑀
II3 et II6 : ( 𝑛
) ou ( 𝑀 )
3 4 5 6 𝑛
II4 et II5 : ( 𝑛
)
b) 2e cas : Transmission d’un allèle récessif autosomal
 1ere éventualité :
Distel KEMBISSILA

Les deux parents I1 et I2 n’expriment pas la maladie, ils


I sont porteurs ou hétérozygotes.
Symboles : m = allèle de la maladie
1 2
N = allèle normal
Génotypes des individus :
𝑁 𝑚
II I1 et I2 : ( 𝑚 ) II4 et II6 : ( 𝑚 )
3 4 5 6 𝑁 𝑁
II3 et II5 : ( 𝑁 ) ou ( 𝑚 )

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 2e éventualité :
Le parent 1 est malade et le parent 2 est porteur
ou hétérozygote.

Tome II
1 2

Génotypes des individus :


𝑚
3 4 5 6 7
1 ; 3 et 15 : ( 𝑚 )
𝑁
5 ; 6 et 7 : ( 𝑚 )
9 10 11 12 13 14 15
𝑁 𝑁
Symboles : 4 ; 9 ; 10 ; 11 ; 12 ; 13 et 14 : ( ) ou ( )
𝑁 𝑚
m = allèle de la maladie
N = allèle normal
c) 3e cas : Transmission d’un allèle dominant porté
par le chromosome X

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Le père est malade, la mère normale, toutes les filles
I seront malades. Elles reçoivent de leur père, par chassé-
croisé, le chromosome X porteur de l’allèle malade.
1 2
Tous les garçons sont sains.
Génotypes des individus :
IIII Xm XN XN
3 4 5 6 I1 : ; I2 : ou Xm
Y XN
Symboles : XN Xm
m = allèle maladie II3 et II4 : ; II5 et II6 :
Y Xm
N = allèle normal
d) 4e cas : Transmission d’un allèle récessif porté par le chromosome X
La mère est malade, le père sain : tous leurs
I fils seront malades, et les filles porteuses, car
1 2 elles reçoivent de leur mère le chromosome
X porteur de l’allèle malade.
II Génotypes des individus :
3 4 5 6 XN Xm ; II et II : Xm
I1: ; I2: 3 4
Y Xm Y
N.B : I2 est homozygote
Symboles : XN XN
m = allèle de la maladie II3 et II4 : XN ou Xm
N = allèle normal
e) 5e cas : Transmission d’un allèle porté par le chromosome Y

 La maladie n’affecte que les hommes ;


Barhel MAHOUKOU &

 Les pères malades ont tous leurs garçons


malades.
X
Génotypes des individus malades :
Ym
Symboles :
m = allèle de la maladie
N = allèle normal
5- Calcul du risque :
C’est la probabilité de naissance d’un enfant malade au sein d’un couple.
Distel KEMBISSILA

Cas d’un allèle récessif autosomal


 Condition : Les deux partenaires doivent être hétérozygotes pour le gène malade.

 Formule : P = Pe X P♂ X P♀
 Pe : probabilité de l’enfant à naître
 P♂ : probabilité pour un homme de donner naissance à un enfant malade
 P♀ : probabilité pour une femme d’avoir un enfant malade.
FIN DE L’O.G 9

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TRAVAUX DIRIGES
SUR
LA GENETIQUE
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Restitution des connaissances
A- Définitions : Test- cross ; Gène létal ; Chassé-croisé ; Gène létal ; Carte factorielle ; Génie

Tome II
génétique ; Back-cross.
B- Schémas :
Deux individus A et B soufrent respectivement des anomalies suivantes : Le mongolisme
ou « trisomie 21 » et le Syndrome de Klinefelter ou « trisomie 23 ».
Expliquez l’origine de ces anomalies en vous basant sur des schémas montrant le
comportement des chromosomes pendant la formation des gamètes et à la fécondation.
C- Question à Choix Multiple (QCM) :
Chaque série d’affirmations peut comporter une ou plusieurs réponses exactes. Repérer
les affirmations correctes.
1- Le document ci-dessous représente deux chromosomes homologues A et B.

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1.1- Pour un gène donné, l’information portée par A est-elle :
a) Quelque fois la même que celle portée par B ?
b) Obligatoirement la même que celle portée par B ?
c) Obligatoirement différente que celle portée par B ?

1.2- Pour un gène donné, l’information portée par 1 est-elle :


a) Quelque fois la même que celle portée par 2 ?
b) Obligatoirement la même que celle portée par 2 ?
c) Obligatoirement différente que celle portée par 2 ?
Justifiez chacune de vos réponses.
2- Les allèles d’un gène :
a) Occupent toujours le même locus sur un chromosome donné ;
b) Sont au nombre de deux dans le génotype d’un organisme haploïde ;
c) Se séparent normalement à la formation des gamètes ;
d) Peuvent l’un et l’autre s’exprimer chez un individu hétérozygote ;
e) Peuvent changer de chromosome au cours de la méiose.
3- Des gènes indépendants :
a) Sont indifféremment situés sur des paires différentes de chromosomes ou sur la même
paire ;
b) Ne sont jamais présents ensemble chez un hybride ;
c) Sont ainsi nommés car on ne les trouve jamais ensemble dans un même gamète ;
d) Peuvent être échangés par un crossing-over ;
Barhel MAHOUKOU &

e) Sont recombinés par le mécanisme de brassage inter chromosomique.


4- Deux gènes liés :
a) Sont des gènes allèles, fixés sur le même chromosome ;
b) Sont généralement transmis ensemble et sont donc présents simultanément dans un
gamète ;
c) Peuvent être disjoints lors de la première division de méiose ;
d) Sont d’autant plus facilement disjoints par un crossing-over qu’ils sont situés sur des
locus éloignés ;
e) Sont forcément codominants.
D- Réarrangement :
Distel KEMBISSILA

Voici une liste d’anomalies génétiques : le mongolisme ; le syndrome de Turner ; l’albinisme ;


le daltonisme ; l’hémophilie ; l’hypertrichose des oreilles ; la drépanocytose ; le syndrome de
klinefelter.
1- Lesquelles sont liées aux autosomes ;
2- Lesquelles sont des anomalies de nombre ;
3- Les quelles sont liées aux gonosomes ;
4- Lesquelles sont des anomalies du nombre liées aux autosomes ;
5- Lesquelles sont des anomalies du nombre liées aux gonosomes.

Tome II Edition révisée corrigée et complétée Septembre 2015


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E- Appariement :
Associez une lettre de la colonne A avec un numéro de la colonne B :
Colonne A Colonne B

Tome II
1
a- Complémentarité dominante 1)
4
+12 + 14
b-Epistasie dominante 6 3 3 2 1 1
2)
16
+ 16 + 16 + 16 + 16 + 16
c- Codominance de monohybridisme 3 3 1 1
3) + + +
d-Simple back-cross 8 8 8 8
1 1 1 1
e- Double back-cross 4) + + +
4 4 4 4
9 3 3 1
f- Monohybridisme avec dominance 5) + + +
16 16 16 16
3 1
absolue 6) +
4 4
g-Codominance de dihybridisme 1 1
7) +
2 2

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h-Back-cross de monohybridisme 12 3 1
8) + +
i- Epistasie récessive 16 16 16
9 3 4
j- Complémentarité récessive 9)
16
+ 16 + 16
9 7
k-Dihybridisme à ségrégation 10)
16
+ 16
15 1
indépendante 11) + 16
16

Application des connaissances


Exercice 1 :
Le généticien canadien Marc Arthur a analysé expérimentalement la transmission des
caractères chez la tomate. Dans une expérience, il croise une variété naine à feuilles découpées
avec une variété de taille normale et feuilles entières. Les plants obtenus en première
génération sont de taille normale et leurs feuilles sont découpées.
En deuxième génération, on obtient d’une part des plants de taille normale dont 926 ont des
feuilles découpées et 289 des feuilles entières, d’autre part des plants nains dont : 294 ont des
feuilles découpées et 102 des feuilles entières.
1- Interprétez ces résultats.
2- On croise deux plants de la deuxième génération décrite précédemment l’un (A) de
taille normale à feuilles découpées, l’autre (B) de taille normale à feuilles entières. On
obtient à la génération suivante :
219 plants normaux à feuilles découpées ;
207 plants normaux à feuilles entières ;
67 plants nains à feuilles découpées ;
71 plants nains à feuilles entières.
Quel est le génotype vraisemblable des plants (A) et (B) ?
3- On croise deux autres plants provenant également de la deuxième génération décrite
Barhel MAHOUKOU &

précédemment, l’un (C) de taille normale à feuilles entières, l’autre (D) nain à feuilles
découpées. On obtient à la génération suivante :
70 plants normaux à feuilles découpées ;
91 plants normaux à feuilles entières ;
86 plants nains à feuilles découpées ;
71 plants nains à feuilles entières.
Quel est le génotype vraisemblable de (C) et (D) ?
Exercice 2 :
Quand on croise un chat noir de race pure avec une chatte orange de race pure, on obtient en
F1 des chats oranges et des chattes bigarrées (noir et orange). Par contre, le croisement d’un
Distel KEMBISSILA

chat orange de race pure et d’une chatte noire de race pure donne en F 1 des chats noirs et des
chattes bigarrées.
1- Comment peut-on expliquer ces résultats ? Etablir les génotypes des parents et ceux de
la F1 en fonction du sexe dans chacun des deux cas.
2- Que donnera le croisement d’une chatte bigarrée et d’un chat noir, en ce qui concerne la
couleur du pelage et les proportions statistiques en fonction du sexe ?
3- Expliquez comment n’ayant à votre disposition que la descendance obtenue en 2, on s’y
prendrait pour obtenir par la suite une race pure de chats et de chattes oranges.
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Exercice 3 :
Un éleveur amateur voulant obtenir des canaris huppés en a acheté deux couples. Il obtient
ainsi, à partir de vingt et un œufs, 15 jeunes Canaris dont 11 sont huppés et 4 normaux.

Tome II
Déçu de ce résultat, il change les reproducteurs mais n’obtient pas de meilleurs résultats avec
d’autres couples de Canaris huppés : certains œufs n’éclosent jamais, les autres donnent
naissance à des Canaris huppés ou des Canaris normaux.
1- Les Canaris huppés sont-ils homozygotes ou hétérozygotes ? Justifiez.
2- Si l’on admet que le caractère « huppé » et le caractère « normal » sont gouvernés par
un seul couple d’allèle, y a-t-il dominance d’un allèle sur l’autre ou codominance entre
ces deux allèles ?
3- Ecrivez le génotype des Canaris normaux et celui des Canaris huppés.
4- Sachant qu’il est impossible de trouver des Canaris huppés qui, croisés entre eux,
engendrent exclusivement des Canaris huppés, recherchez une explication au fait que

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certains œufs n’éclosent jamais (le quart des couvées en moyenne).
Exercice 4 :
On croise un chien à queue longue de race pure avec une chienne sans queue de race pure. On
obtient en F1 des chiens sans queue et des chiennes à queue courte.
On croise une chienne à queue longue de race pure avec un chien sans queue, de race pure. On
obtient en F1 des chiens à queue longue et des chiennes à queue courte.
1- Comment peut-on expliquer ces résultats ?
Etablir les génotypes des parents et ceux de la F1 dans chacun des deux cas.
2- Que donnera le croisement d’une chienne à queue courte et d’un chien à queue longue ?
(Vous donnerez les résultats phénotypique et génotypique).
3- On veut obtenir des chiens et des chiennes sans queue. Comment s’y prendrait-on à
partir de la descendance obtenue à la question 2 ?
4- Peut-on isoler des chiens à queue courte ? Justifiez votre réponse.
Exercice 5 :
On croise des drosophiles mâles aux yeux normaux avec des drosophiles femelles aux yeux
allongés. En F1, toutes les femelles ont des yeux normaux et tous les mâles ont des yeux
allongés. Les parents étant de race pure.
1- Interprétez ces résultats.
On croise des drosophiles femelles noires aux yeux allongés avec les mâles gris aux yeux
normaux. En F1, toutes les drosophiles sont grises, mais les mâles ont des yeux allongés et les
femelles les yeux normaux.
2- Interprétez ces résultats.
3- Un mâle et une femelle de cette F1 s’accouplent. Quelle sera la composition
phénotypique et génotypique de leur descendance en F2 ?
4- Que donnera le croisement d’une femelle grise aux yeux normaux et un mâle noir aux
yeux allongés ? Les deux parents étant de race pure.
Barhel MAHOUKOU &

Exercice 6 :
1- On croise entre elles des souris jaunes : on obtient 54 souris jaunes contre 28 souris
agouti (souris à pelage sombre, avec une bande jaune à l’extrémité du poil). Par ailleurs
l’examen de l’utérus maternel montre un certain nombre d’embryons avortés.
a) Déterminez les génotypes des parents.
b) Quelles prévisions pouvez-vous faire quant à leur descendance ?
c) Comment expliquez-vous les résultats obtenus expérimentalement.
2- On connait un autre gène se transmettant indépendamment du précédent et gouvernant
la production du pigment. L’allèle "C" est nécessaire pour l’apparition de quelque
pigment que ce soit, tandis que l’allèle "c" entraine l’absence de pigmentation ou
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albinisme.
En croisant des souris jaunes avec des souris albinos : on obtient 66 souris albinos ; 41 souris
jaunes ; 21 souris agouti.
a) Déterminez le génotype des souris parentales de ce croisement et expliquez sa
descendance.
b) Quelle serait la composition de la descendance si on croisait une souris agouti
(issue du croisement précédent) avec la souris parentale albinos.

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Exercice 7 :
On croise deux plantes, l’une à fleurs rouges et à feuilles glabres (sans poils), et l’autre à fleurs
bleues et à feuilles velues.

Tome II
Les graines obtenues sont semées et donnent, à la première génération (F1), uniquement des
plantes à fleurs mauves et à feuilles velues.
Les fleurs mauves de la F1 autofécondées libèrent des graines qui, semées donnent la
génération F2 dans laquelle les phénotypes se répartissent ainsi :
 607 plantes à fleurs mauves et à feuilles velues ;
 305 plantes à fleurs rouges et à feuilles velues ;
 303 plantes à fleurs bleues et à feuilles velues ;
 200 plantes à fleurs mauves et à feuilles glabres ;
 98 plantes à fleurs rouges et à feuilles glabres ;
 103 plantes à fleurs bleues et à feuilles glabres.

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Interprétez ces croisements.
Exercice 8 :
On croise deux races pures de drosophile qui diffèrent par deux couples de caractères. Les
mouches de la première souche « sauvage » ont les yeux rouges et les ailes entières, celles de
la deuxième souche ont les yeux blancs (mutation « white », W) et les ailes découpées
(mutation « cut », ct ).
1- On croise les mâles de la souche « yeux blancs, ailes découpées » avec des femelles de la
souche « sauvage ». On obtient une génération F1 dans laquelle tous les individus sont de
phénotype « sauvage ».
On croise les femelles de la souche « yeux blancs, ailes découpées » avec des mâles de la
souche « sauvage ». On constate alors que la première génération F1 comporte deux
phénotypes :
 Phénotypes « sauvages » dont tous les individus sont femelles ;
 Phénotypes « yeux blancs, ailes découpées » dont tous les individus sont mâles.
a) Ces résultats sont-ils conformes aux lois de Mendel ? Justifiez votre réponse.
b) Que peut-on dire des gènes déterminant le caractère « sauvage » et ceux déterminant
les caractères « white » et « cut » ?
c) Quels sont les génotypes des individus de chacune des générations F1 ainsi obtenues ?
2- On croise entre eux les individus de la génération F1 issue du deuxième croisement c’est-
à-dire des individus dont les parents sont une femelle « yeux blancs, ailes découpées » et
un mâle « sauvage ». On obtient une génération F2 qui a la composition suivante :
 850 individus aux yeux rouges et ailes entières ;
 848 individus aux yeux blancs et ailes découpées ;
 150 individus aux yeux rouges et ailes découpées ;
 142 individus aux yeux blancs et ailes entières.
Interprétez ces résultats.
Barhel MAHOUKOU &

Exercice 9 :
Si on croise une drosophile mâle au corps gris et aux yeux rouges avec une femelle au corps
noir et aux yeux blancs, toutes les deux de race pure. En F1 tous les individus sont gris, mais
les mâles ont les yeux blancs et les femelles les yeux rouges.
Si on croise une femelle au corps gris et aux yeux rouges avec un mâle au corps noir et aux
yeux blancs, toutes les deux drosophiles étant de race pure, on obtient en F1 des drosophiles
au corps gris et aux yeux rouges.
1- Après avoir défini les mots gène et allèle, indiquez les gènes impliqués dans ces
croisements tout en précisant les allèles correspondants.
2- a) Comment appelle-t-on ces deux croisements ?
Distel KEMBISSILA

b) Donnez la définition des termes race pure et hétérozygotes.


3- Quels sont les allèles dominants et les allèles récessifs ? Justifiez.
4- Précisez la localisation chromosomique de ces caractères tout en justifiant votre
réponse.
5- Quelles seront les répartitions génotypique et phénotypique de la descendance du
croisement d’un mâle et d’une femelle appartenant tous les deux à la F1 du deuxième
croisement ?
Comment expliquez-vous cette répartition ?

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Exercice 10 :
Deux drosophiles mâles (mâle 1 et mâle 2) sont croisées avec deux drosophiles femelles
(femelle 3 et femelle 4). Tous les individus ont des ailes longues et le corps gris. On obtient les

Tome II
résultats suivants :
 Le croisement mâle 1 avec femelle 3, donne en F1 des individus gris à ailes longues
(3/4) et des individus gris à ailes vestigiales (1/4).
 Le croisement mâle 1 avec femelle 4, donne en F1 des individus gris à ailes longues
(3/4) et des individus noirs à ailes longues (1/4).
 Le croisement mâle 2 avec femelle 3, donne en F1 100% d’individus gris à ailes
longues.
 Le croisement mâle 2 avec femelle 4, donne en F1 100% d’individus à corps gris à
ailes longues.
1- Quels sont les génotypes des parents et des descendants dans la F1 ?

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2- Interprétez chromosomiquement le croisement mâle 1 X femelle 4.
Exercice 11 :
1- Certaines hirondelles peuvent avoir des yeux rouges et d’autres des yeux blancs.
Le croisement d’une hirondelle femelle aux yeux blancs avec un mâle aux yeux rouges donne
une descendance dans laquelle tous les oisillons ont des yeux rouges.
Quelles conclusions tirez-vous sur la pureté des parents et sur la dominance des caractères ?
2- Le croisement d’une hirondelle mâle aux yeux blancs avec une femelle aux yeux rouges
donne :
 312 femelles de type paternel (blanc)
 302 mâles de type maternel (rouge)
Interprétez ces résultats.
3- On croise une hirondelle femelle aux yeux blancs et rugueux avec un mâle aux yeux
rouges et lisses. Les descendants de la première génération (F1) ont tous les yeux rouges
et lisses.
Une femelle F1 est croisée avec un mâle double récessif. Les phénotypes de 800 descendants
se répartissent ainsi :
 401 femelles aux yeux blancs et rugueux
 399 mâles aux yeux rouges et lisses
a) Interprétez ces résultats en tenant compte des déductions précédentes.
b) Quelles conclusions tirez-vous sur la localisation des gènes responsables des
caractères ci-dessus cités ?
Exercice 12 :
1- On réalise la série de croisements suivants avec drosophiles de races pures.
a) Drosophile femelle aux yeux ronds avec drosophile mâle aux yeux lenticulaires :
on obtient 100% de drosophiles aux yeux ronds.
b) Drosophile femelle aux yeux lenticulaires avec drosophile mâle aux yeux ronds :
Barhel MAHOUKOU &

on obtient des femelles aux yeux ronds et des mâles aux yeux lenticulaires.
Interprétez rigoureusement ces résultats.
2- Certaines drosophiles possèdent une implantation anormale des soies sur l’abdomen ; ce
caractère est dû à l’allèle (a) récessif.
On réalise alors un croisement entre deux drosophiles de races pures : un mâle aux yeux
lenticulaires et soies anormales et une femelle aux yeux ronds et soies normales.
En F1 on observe des mouches aux yeux ronds et soies normales. La génération F2 obtenue
par le croisement de deux individus de la F1 se présente comme suit :
 292 drosophiles aux yeux ronds, soies normales ;
 94 drosophiles aux yeux lenticulaires, soies anormales ;
Distel KEMBISSILA

 8 drosophiles aux yeux ronds, soies anormales ;


 6 drosophiles aux yeux lenticulaires, soies normales.
Donnez une interprétation complète des résultats.
3- Pouvez-vous prévoir le sexe de chacune des catégories de mouches apparues en F2 ?

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Exercice 13 :
On croise deux plantes de même espèce : une plante à fleurs de forme normale et rouges avec
une plante à fleurs de forme anormale et blanches.

Tome II
En F1, toutes les plantes ont des fleurs de forme normale et roses.
On croise ces plantes de la F1 entre elles, on obtient une F2 répartie comme suit :
 189 plantes à fleurs normales et rouges
 370 plantes à fleurs normales et roses
 187 plantes à fleurs normales et blanches
 126 plantes à fleurs anormales et roses
 62 plantes à fleurs anormales et rouges
 61 plantes à fleurs anormales et blanches
Interprétez ces résultats.

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Exercice 14 :
1- Une lignée d’Eglantines à fleurs blanches et pied lisse est croisée avec une lignée à
fleurs roses et pied épineux. Quel que soit le sens du croisement, la descendance de
première génération, dite F1, est toujours à fleurs roses et pied épineux.
Interprétez ces constatations et précisez les génotypes.
2- La même lignée à fleurs blanches et pied lisse est croisée avec une autre lignée à fleurs
roses et pied épineux. Il en résulte quatre types de descendants en nombre égaux.
Interprétez ces faits et précisez les génotypes.
3- Les plants d’un des quatre types précédemment obtenus sont croisés avec les plants de
la première question. La descendance se répartit dans les proportions suivantes :
3 plants à fleurs roses, pied épineux ;
3 plants à fleurs blanches, pied épineux ;
1 plant à fleurs roses, pied lisse ;
1 plant à fleurs blanches, pied lisse.
Interprétez ces faits et écrire les génotypes.
Exercice 15 :
Un chercheur en ornithologie fait vivre dans une cage deux colibris : l’un à long bec et pattes
rouges, l’autre à bec court et pattes noires.
Quelques temps après, il compte dans sa cage : 14 oiseaux dont 13 à bec long et pattes rouges
et 1 à bec court et pattes noires.
1- Expliquez cette provenance des oiseaux et surtout leur inégale répartition.
2- Parmi les oiseaux à bec long et pattes rouges, il isole deux de sexes opposés et les laisse
vivre dans une autre cage plus grande.
Après une bonne période, il constate dans cette cage la présence de 82 oiseaux répartis de la
manière suivante :
 5 femelles à bec court et pattes noires ;  31 mâles à bec long et pattes rouges ;
 10 mâles à bec court et pattes rouges.  16 femelles à bec long et pattes rouges ;
Barhel MAHOUKOU &

 15 femelles à bec long et pattes noires ;  5 femelles à bec court et pattes rouges ;
Interprétez la répartition des phénotypes tout en mettant en évidence les notions de dominance,
de récessivité et de mode de transmission (autosomal ou sexuel) de chaque caractère.
Exercice 16 :
Le serin est une espèce d’oiseau des îles canaries. On se propose d’étudier le caractère
« couleur du plumage ».
1- Lorsqu’on croise des serins roses entre eux, on obtient toujours des serins roses. De
même le croisement des serins blancs entre eux ne donne que des serins blancs.
Expliquez ces résultats.
Distel KEMBISSILA

2- Par le croisement d’un serin rose avec une serine blanche, on obtient en F1 : des serins
jaunes et des serines roses. Le croisement inverse ou réciproque donne une F1 composée
de serins jaunes et des serines blanches.
a) Interprétez ces résultats, tout en précisant le mode de transmission du caractère
étudié.
b) Qu’obtiendra-t-on en croisant une serine de la population F1 avec un serin jaune ?
c) Peut-on obtenir des serines jaunes ? Pourquoi ?

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Exercice 17 :
On croise une drosophile femelle de race pure à corps gris, yeux lisses et ailes complètes avec
une drosophile mâle de race pure à corps jaune, œil rugueux et ailes découpées. Tous les

Tome II
descendants de la F1 ont un corps gris, les ailes complètes et les yeux lisses.
Si l’on croise alors une femelle F1 avec un mâle récessif de la race pure, sur 2880 mouches,
on obtient les résultats suivants :
1- Si l’on considère uniquement les caractères couleurs du corps et la forme des ailes.
1075 drosophiles sont à corps jaunes et ailes découpées ;
1080 drosophiles sont à corps gris et ailes complètes ;
360 drosophiles sont à corps jaunes et ailes complètes ;
365 drosophiles sont à corps gris et ailes découpées.
Que peut-on dire sur la position relative des gènes considérés d’après ces résultats ?
Justifiez votre réponse.

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2- Si l’on considère les caractères aspect des yeux et forme des ailes, on constate qu’il y a
20,3% de recombinaison.
Que peut-on en déduire ?
3- Pour les caractères aspect des yeux et couleur du corps, le taux de recombinaison est de
5,3%. Que peut-on déduire de ces résultats ?
4- a) Que peut-on dire de ces trois gènes ?
b) Etablir la carte génique ou carte factorielle de ce chromosome.
Exercice 18 :
A- On réalise deux croisements de drosophiles :
Premier croisement : On croise des drosophiles femelles au corps gris et aux ailes
normalement nervurées avec des drosophiles mâles au corps jaune et aux ailes dépourvues de
nervures transversales. Toutes ces drosophiles sont de race pure.
En F1, tous les individus obtenus ont un corps gris et des ailes normalement nervurées.
Deuxième croisement : On croise des drosophiles mâles au corps gris et aux ailes normalement
nervurées avec des drosophiles femelles au corps jaune et aux ailes dépourvues de nervures
transversales.
En F1, toutes les drosophiles femelles ont le corps gris et les ailes normalement nervurées et
tous les mâles ont le corps jaune et les ailes dépourvues de nervures transversales.
1- Quels renseignements vous apporte la comparaison des résultats obtenus en F1 dans
les deux croisements ?
2- Indiquez pour chaque croisement, le génotype des parents et des individus F1.
B- On croise entre eux les individus obtenus en F1 à l’issue du premier croisement. Les
résultats obtenus sont consignés dans le tableau ci-dessous :
Sexes
Phénotypes Femelle Mâle
Corps gris, ailes normalement nervurées 3743
2 1621
Barhel MAHOUKOU &

Corps gris, ailes sans nervures transversales0 254


0 254
Corps jaune, ailes sans nervures transversales0 0 1625
Corps jaune, ailes normalement nervurées 0 250
0 250
1- Quels types de gamètes a produit la drosophile mâle F1 ?
2- Quels sont, et dans quelles proportions, les types de gamètes produits par la
drosophile femelle F1 ?
3- Schématisez le comportement des chromosomes qui, au cours de la méiose, permet
d’expliquer les résultats obtenus (tableau).
Exercice 19 :
Il existe différents types de Radis : ronds ; longs ou ovales.
Distel KEMBISSILA

Des croisements entre forme longue et forme ovale ont produit 159 Radis longs et 156 Radis
ovales.
D’autres croisements entre Radis ronds et Radis ovales ont donné 199 Radis ronds et 203 Radis
ovales.
Deux autres types de croisement ont été pratiqués : l’un entre radis ronds et radis longs a fourni
576 radis ovales ; l’autre entre formes ovales a donné 121 longs, 243 ovales et 119 ronds.
Interprétez cette série d’essais et déduire le mode de transmission du caractère de la
forme chez le Radis.
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Exercice 20 :
A- On réalise les deux expériences suivantes :
Première expérience

Tome II
On croise une Drosophile femelle aux soies lisses (type sauvage) avec une Drosophile
mâle aux soies fourchues, toutes deux de race pure.
Tous les descendants de la première génération ont les soies lisses.
Deuxième expérience
On croise une Drosophile mâle aux soies lisses avec une Drosophile femelle aux soies
fourchues, toutes de race pure.
Les descendants de la première génération sont de deux types :
 Mâles aux soies fourchues ;
 Femelles aux soies lisses.
1- Que peut-on déduire des résultats du premier croisement ?

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2- Quel(s) renseignement(s) apporte(nt) la comparaison des résultats des deux
croisements ?
3- Donnez les génotypes des parents et des descendants dans chaque cas.
B- Certaines Drosophiles peuvent présenter, outre le caractère "soies fourchues", le
caractère "corps jaune" situé sur la même paire de chromosomes. On réalise
l’expérience suivante :
Une femelle de type sauvage de race pure, est croisée avec un mâle aux soies fourchues et au
corps jaune de race pure. Tous les descendants de la première génération présentent le type
sauvage.
En croisant les mâles et les femelles de la F1, on obtient les résultats suivants :
1595 femelles aux soies lisses et au corps gris
148 mâles aux soies lisses et au corps jaunes
653 mâles aux soies lisses et au corps gris
649 mâles aux soies fourchues et au corps jaune
150 mâles aux soies fourchues et au corps gris
Expliquez de façon détaillée ces résultats (schémas et échiquier de croisement) et
localisez les gènes impliqués dans ces croisements.
Exercice 21 :
Les schémas I, II et III du document ci-dessous représentent une même fibre chromosomique,
mais en trois (3) temps différents dans une même cellule. Comme on peut le constater, cette
fibre porte une paire de chromosomes fissurés.

Barhel MAHOUKOU &

1er temps 2e temps 3e temps


I II III
1- Cette cellule est-elle en division réductionnelle ou équationnelle ? Justifiez votre
réponse.
2- Sur le schéma I certains allèles ont été représentés par les symboles (B, V, b, v). S’agit-il
d’un monohybridisme ou d’un dihybridisme ? Donnez le génotype de cet individu pour
Distel KEMBISSILA

ce ou ces caractère(s).
3- A quelle phase précise se situent les évènements représentés par les schémas I et II ?
Donnez une justification.
4- Quel est l’évènement important qui peut se dérouler en II ? Illustrez-le par des schémas
clairs.
5- Sur le schéma I, les allèles sont représentés par des lettres (B, V, b, v) ; en II et III par
des nombres (1, 2, …8). A quelles lettres correspondent ces nombres en II et III ?
6- Quels sont les types de gamètes qui seront produits par cet individu en fin de division ?

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Exercice 22 :
A l’âge adulte, les sujets mâle et femelle se distinguent par leurs caractères sexuels, parmi
lesquels, les caractères sexuels primaires (gonades et voies génitales), et les caractères sexuels

Tome II
secondaires (la crête du coq, la crinière du lion, la pilosité de l’Homme, etc…).
On se propose d’étudier le déterminisme de ces caractères sexuels chez l’Homme.
1- La figure ci-dessous est le caryotype d’une personne souffrant d’un ensemble de
malformations.

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2- a) Quelle anomalie révèle cette figure ?
b) Comment qualifie-t-on cette malformation ?
3- Cette personne a des testicules et un phénotype masculin mais elle est stérile. On
rencontre plus rarement des anomalies de type XXXY, dont les conséquences sont les
mêmes.
Les individus présentant une autre malformation ont 45 chromosomes dont 44 autosomes + X.
Ces personnes ont des ovaires et des voies génitales femelles, mais gardent un aspect infantile.
a) Comment appelle-t-on cette nouvelle anomalie (dont le sujet possède 45
chromosomes) ?
b) Quelle hypothèse concernant le déterminisme de la formation des gonades dans
l’espèce humaine peut-on formuler à partir de ces observations ?
c) Comment expliquez-vous l’origine de l’anomalie décrite au 1-a) ? Baser vos
explications par des schémas montrant le comportement des hétérochromosomes
pendant la formation des gamètes et à la fécondation.
Exercice 23 :
La mucoviscidose est une anomalie autosomique récessive. On estime que 5% de la
population française sont porteurs de l’anomalie à l’état hétérozygote, soit un individu sur
vingt.
1- Quel est le risque pour un couple sans antécédents connus de mucoviscidose dans les
deux familles de mettre au monde un enfant atteint ?
Barhel MAHOUKOU &

2- Que devient le risque si le père (ou la mère) a un frère ou une sœur atteint de
mucoviscidose ?
3- Que devient le risque si le père et la mère ont chacun un frère ou une sœur malade ?
Exercice 24 :
Pierre appartient au groupe sanguin [A] dans le système ABO, il est Rh+ [+]. Le père de Pierre
est homozygote pour le système Rhésus. La mère de Pierre est du groupe ORh- [O-]. Pierre est
le deuxième enfant de sa famille. Il a un frère ainé, du groupe [O+] qui a dû subir à la
naissance une exsanguino-transfusion à la suite d’un ictère hémolytique. Pierre a une fille
daltonienne en même temps affectée par le syndrome de Turner, alors que sa femme est saine
et aucun membre de la famille de Pierre n’a présenté le signe du daltonisme.
Distel KEMBISSILA

1- Construisez l’arbre généalogique de la famille de Pierre en précisant le phénotype de


chaque membre.
2- Donnez le(s) génotype(s) de chaque membre de la famille pour les deux premiers
caractères.
3- Comment expliquez-vous l’anomalie chromosomique et le daltonisme chez l’enfant de
Pierre ?
4- Donnez le groupe sanguin prévisible de l’enfant de Pierre sachant que sa mère est du
groupe [B+] ou [BRh+] homozygote.

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Exercice 25 :
On sait que les daltoniens confondent certaines couleurs. La confusion porte en particulier
sur le rouge et le vert. Pierre est affecté de cette anomalie ainsi que certains membres de sa

Tome II
famille. Alors que la mère et l’une des sœurs de Pierre ne présentent pas cette anomalie, le
père et l’autre sœur de Pierre en sont atteints. Cette dernière a trois enfants : deux garçons
atteints de daltonisme et une fille non daltonienne. Pierre lui-même a deux garçons et deux
filles non daltoniens. Par contre le frère de la mère de Pierre est atteint de cette anomalie.
1- Reconstituez l’arbre généalogique de cette famille.
2- Retrouvez les génotypes du père, de la mère et des sœurs de Pierre. Expliquez les
raisons qui vous conduisent à leur attribuer ces génotypes.
3- Quels sont, d’une part, les génotypes des enfants et de la femme de Pierre ; d’autre
part, les génotypes des enfants et du mari de la sœur de Pierre ? Expliquez cette
répartition des phénotypes et des génotypes.

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Exercice 26 :
L’albinisme occulo-cutané est dû à une déficience en tyrosinase, enzyme qui intervient dans
la biosynthèse d’un pigment : la mélanine.
L’arbre généalogique ci-dessous est celui d’une famille où l’on rencontre les albinos.

1- Quel est le mode de transmission de


cette anomalie (dominant ou
récessif) ? Justifiez ?
2- A partir d’un raisonnement logique
fondé sur l’analyse du pédigrée,
étudiez tout en vous justifiant, la
localisation de ce gène.
3- Donnez les génotypes possibles des
individus II.2, II.3, III.1 et III.2.

4- Quelle est la probabilité pour le couple III.1 et III.2 d’avoir un enfant atteint
d’albinisme occulo-cutané. Sachant que la probabilité pour qu’un individu
quelconque, pris dans la population, soit hétérozygote pour le gène codant la
tyrosinase est de 1%.
Exercice 27 :
L’épithélioma adénoïde cysticum est une maladie héréditaire humaine qui se traduit par la
présence sur le visage de petits nodules colorés.
Le reste du corps porte également des tumeurs de dimensions variables.
Barhel MAHOUKOU &

Le document suivant représente l’arbre généalogique d’une famille dont certains membres
sont atteints par cette maladie.

1- L’allèle responsable de cette


maladie est-il récessif ou
dominant ?
Argumentez votre réponse.
2- Démontrez s’il s’agit d’un
Distel KEMBISSILA

cas d’hérédité autosomale


ou d’hérédité liée aux
chromosomes sexuels.
3- Donnez les génotypes certains, très probables, ou simplement possibles des différents
membres de cette famille.
4- L’individu 3 attend un enfant avec une femme issue d’une famille sans antécédent de
la maladie. Quelle est la probabilité pour ce couple d’avoir un enfant malade.
N.B : la femme ‘’10’’ a effectué deux mariages successifs avec les hommes ‘’9’’ et ‘’11’’.
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Exercice 28 :
La myopathie de Duchenne est une mutation entrainant une dégénérescence progressive des
muscles. Elle apparait dès deux ans par des troubles de la marche, puis s’aggrave en entrainant

Tome II
une paralysie de plus en plus poussée. C’est donc une maladie très grave mais rare, présente
uniquement chez les garçons.
La figure ci-dessous montre l’arbre généalogique d’une famille dont certains membres sont
atteints.

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1- Quel est le mode de transmission de la myopathie de Duchenne ?
2- Indiquez le génotype de la femme II3.
Exercice 29 :
Le syndrome de LOWE est une maladie héréditaire très rare associant une déficience mentale,
une opacité du cristallin (entraînant une cataracte) et un déficit de la fonction rénale. Si la
cause biochimique précise est mal connue, il est cependant établi que l’altération d’un gène
précis est à l’origine de cette maladie.
Le document ci-contre représente l’arbre généalogique d’une famille qui est un exemple
typique de la transmission de cette anomalie.

Barhel MAHOUKOU &

1- Indiquer si l’allèle responsable de la maladie est dominant ou récessif.


2- Le gène considéré est-il porté par un chromosome autosomal ou par un chromosome
sexuel ? Justifier votre réponse à l’aide d’un raisonnement fondé sur l’analyse du
pédigrée.
N.B : Si plusieurs hypothèses sont recevables, chercher la plus probable.
Distel KEMBISSILA

3- En prenant en compte l’hypothèse la plus probable :


a) Déterminer les génotypes des individus III4 et III5.
b) Déterminer le risque pour l’enfant IV5 à naître, d’être atteint du syndrome de
LOWE :
 D’une part si c’est un garçon ?
 D’autre part si c’est une fille ?

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Exercice 30 :
L’arbre généalogique qui suit se rapporte à la transmission de deux « maladies » héréditaires,
l’hémophilie (grave anomalie de la coagulation du sang) et le daltonisme (anomalie de la

Tome II
vision des couleurs).

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1- Montrer d’après cet arbre que les gènes « hémophile » et « daltonisme » sont récessifs.
2- Sachant que le daltonisme et l’hémophilie sont dus à deux gènes portés par la région
spécifique du chromosome X.
a) Donner le génotype des individus 4 et 7.
b) Donner le génotype de l’individu 8, en déduire celui de 5, sachant que les ascendants
de 5 n’ont jamais présenté d’hémophilie.
c) Expliquer la survenue de l’individu 16 après avoir déterminé le génotype de 11.
Exercice 31 :
Le syndrome de LESCH NYHAN est une forme de paralysie rare mais très grave car il
entraine généralement la mort avant la puberté.
Madame A est issue d’une famille dont l’arbre généalogique est le suivant :

1- Le gène du syndrome de LESCH NYHAN est-il dominant ou récessif ? Justifiez.


Barhel MAHOUKOU &

2- S’agit-il d’une hérédité autosomale ou sexuelle ? Justifiez votre réponse. Si plusieurs


solutions sont possibles, quel est le mode de transmission le plus probable ?
3- Donnez les génotypes possibles des individus 1, 2, 3, 5, 13 et 21 (Mme A).
4- Pour quelle raison est-il peut probable de rencontrer une fille malade ?
5- Comment expliquez-vous que seul l’un des jumeaux 26 et 27 soit malade ?
6- Madame A (21) se préoccupe du sexe de son futur enfant. Après réalisation du
caryotype du fœtus, son médecin lui présente les résultats ci-après :
Distel KEMBISSILA

a) Analysez ce caryotype et donnez la réponse à la préoccupation de Mme A.


b) Quel pourra être le ou les génotypes possibles du futur enfant de Mme A.

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Exercice 32 :
La tyrosinose est une maladie héréditaire non liée aux chromosomes sexuels ; elle se
caractérise par une insuffisance hépatique et une atteinte rénale, se déclarant précocement chez

Tome II
les nourrissons ; elle est mortelle en quelques mois.
Charles et Diane, un jeune couple, ont fait des recherches concernant leur descendance : les
résultats sont rassemblés sous forme de pédigrée.
1- Les grands parents maternels de
Charles (individus G4 et G5) eurent
trois enfants dont un fils H3 qui
mourut en bas âge de tyrosinose.
Des travaux récents ont mis en
évidence que cette affection est
déterminée par un allèle récessif.

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a) Que peut-on conclure de ces
données ?
b) Par un raisonnement, montrez
que le gène de la maladie est
récessif.
c) Quel génotype (que l’on justifiera) peut-on attribuer aux individus G4 et G5 ?
2- Recherchez les génotypes possibles de la mère de Charles (H2) et la probabilité de
chacun d’eux.
3- Les recherches faites par Charles et Diane sont motivées par la crainte d’avoir un
enfant atteint de tyrosinose.
a) Cette crainte parait-elle motivée ? Dans quel cas ?
b) Quelle est la probabilité pour que Charles soit hétérozygote pour l’allèle considéré,
en supposant H1, homozygote dominant ?
Exercice 33 :
Le document ci-après indique l’arbre généalogique d’une famille dont certains membres sont
atteints d’une malformation des os, des articulations et des ongles.
1- L’allèle responsable de cette
maladie, M, est dominant sur
l’allèle normal, m.
Sur quelles données de l’arbre
généalogique pouvez-vous vous
appuyer pour argumenter cette
proposition ? Développer votre
argumentation.
2- Déterminer si le gène est porté ou
non par un chromosome sexuel.
Barhel MAHOUKOU &

Justifier votre réponse.


3- On indique le groupe sanguin des
parents IV.4 et IV.5 et de leurs
enfants, sauf V.7. On rappelle
que le groupe sanguin dépend
d’un système de trois allèles A,
B, O. A et B étant codominants,
O récessif. Ces allèles sont situés
sur la paire de chromosomes
numéro 9.
Distel KEMBISSILA

Que montre la comparaison de la transmission des groupes sanguins et de


l’Ostéo-arthro-onychodysplasie dans cette famille ?
4- Quelle hypothèse pouvez- vous formuler concernant la localisation des allèles M et n et
ceux des groupes sanguins ABO ?
Argumenter votre réponse en proposant les génotypes des individus IV.4, IV.5 et de leur
descendance sauf le V.7.
5- La fille V.7 est du groupe B. Quelle explication en accord avec l’hypothèse précédente
peut-on proposer pour expliquer son phénotype ? Illustrer avec des schémas appropriés.

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Exercice 34 :
On étudie la généalogie d’une famille :
Marie de groupe B- a épousé Pierre de groupe B+. Ils ont huit enfants dans l’ordre suivant :

Tome II
 Sylvie B-  Jeanine O+  Xavier O-  Robert O+
 Freddy B+  François B-  Florence B+  Elise O-
Les parents de Marie étaient Madeleine AB+ et Joseph B+, ceux de Pierre étaient Amélie O+
et André B+.
1- Etablissez l’arbre généalogique de cette famille en faisant figurer les différents groupes
sanguins.
2- Donnez les génotypes de Marie et de Pierre.
3- Dans cette famille on se demande si un échange a pu avoir lieu dans une maternité entre
deux bébés. En effet, le père P1 de groupe AB+ et la mère M1 de groupe O+, prétendent

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que l’enfant E1 de groupe AB+ ne peut être le leur.
a) Pensez-vous qu’ils ont raison ?
b) La mère M1 pourrait-elle avoir un enfant AB+ avec un autre père ? Pourquoi ?
c) L’enfant E2 né en même temps que E1 est du groupe A-, pourrait-il être l’enfant de P1
et M1 ? Justifiez la réponse par un échiquier.
d) Les parents M2 et P2 auxquels on a attribué l’enfant E2 sont respectivement de groupe
sanguin AB- et A+ peuvent-ils être en fait les parents de E1 ?
e) Quel est le problème posé ?
f) Tirez une conclusion pour résoudre ce problème.
Exercice 35 :
Monsieur et Madame D présentent au médecin H leur dernier né, René, âgé de deux semaines,
qui souffre d’étouffement (gène respiratoire) et rejette un mucus bronchique : cette maladie est
la mucoviscidose. Le couple est d’autant plus inquiet que Pascal leur deuxième enfant est
décédé à deux mois des mêmes symptômes. Roger leur aîné souffre également des mêmes
symptômes que son frère. Seule leur fille Angélique est comme eux en parfaite santé.
Le médecin H interroge les époux sur leurs antécédents, et réalise l’arbre généalogique
suivant :

Barhel MAHOUKOU &

1- Indiquez en vous justifiant le mode de transmission de la maladie (dominant ou


récessif).
2- Quel est le lien de parenté entre Monsieur et Madame D qui a motivé la fréquence
élevée de la maladie ?
3- Julien, étudiant en Biologie aperçoit l’arbre généalogique de Monsieur et Madame D sur
Distel KEMBISSILA

le bureau de son père : tiens, dit-il, je ne savais pas que la transmission de la


mucoviscidose est liée au sexe !
a) Pourquoi Julien fait-il cette remarque ?
b) A l’aide d’un raisonnement logique, dire si Julien a raison. On précise que la
femme 7 de la deuxième génération est issue d’une famille n’ayant jamais présenté
cette maladie.
4- Donnez les génotypes des individus 1, 2, 6, 7, 13, 14 et 17.

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Exercice 36 :
Le document ci-après présente les arbres généalogiques de deux familles : dans l’une existe
des sujets myopathes, dans l’autre des sujets hémophiles.

Tome II
Dans les deux cas, on retrouve les mêmes particularités de transmission qui conduisent à
admettre qu’une femme pourrait transmettre le gène de la maladie tout en étant exempte de
cette affection.
Les deux arbres mettent en évidence un certain nombre de faits communs aux familles où sont
nés des enfants myopathes et aux familles où existent des sujets hémophiles.

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1- Par une exploitation rigoureuse des deux arbres, trouvez ces faits communs.
2- La femme II4 du pédigrée 2 (de droite) attend un enfant de sexe masculin du sujet II2 du
pédigrée 1 (de gauche), et s’inquiète quand même sur l’état de son futur enfant sachant
qu’elle est hétérozygote pour la myopathie. Les résultats des examens biologiques du
fœtus montrent la présence des allèles responsables des deux maladies.
a) Cet enfant sera-t-il myopathe ? hémophile ? myopathe hémophile ? Justifiez en
réalisant le croisement.
b) Est-il possible que cette femme puisse avoir une fille normale, avec le même
conjoint, à la prochaine grossesse ? Justifiez votre réponse en envisageant deux cas
possibles.
Exercice 37 :
L’arbre généalogique du document ci-dessous est celui d’une famille atteinte d’une maladie
héréditaire : la phénylcétonurie.

Barhel MAHOUKOU &

NB : L’individu 8 est homozygote.


A partir des renseignements tirés de cet arbre :
1- Donnez le mode de transmission de la maladie.
Distel KEMBISSILA

2- Déterminez en justifiant le génotype des individus n’ayant aucune ambiguïté.


3- a) Quelle remarque peut-on faire sur le mariage 11 X 12 ?
b) A leur mariage, quelle était leur probabilité de faire un enfant malade ?
c) Si 11 s’était mariée avec un homme sain, n’ayant aucun lien de parenté avec elle,
quelle aurait été la probabilité de ce couple de faire un enfant malade ? On n’admettra
que la fréquence du génotype d’un individu comme 1est de 1%.
Comparez les valeurs trouvées en b) et c) et tirez une conclusion.
FIN Des Travaux Dirigés
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Tome II
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L’essentiel du cours
sur
la Genetique des haplontes
Barhel MAHOUKOU &
Distel KEMBISSILA

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Un haplonte est un est être vivant qui passe la plus grande partie de son de développement à
l’état haploïde. Exemples : Sordaria, Neurospora.
A- Cycle de développement de Neurospora :

Tome II
Dans ce cycle de développement, la phase
diploïde est réduite au stade œuf. Une fois
formé, cet œuf subit immédiatement la
méiose et donne naissance à deux puis
quatre spores haploïdes contenues dans un
asque. A l’intérieur de cet asque, chaque
spore subit encore une mitose simple, ce
qui permet d’obtenir un asque à huit
noyaux.

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A maturité, l’asque s’ouvre et libère ses
spores. Chaque spore germe et forme un
filament mycélien A où B.
Une cellule du filament A unit son
cytoplasme à celui d’une autre cellule du
filament B (plasmogamie).
On obtient alors un périthèce (cellule à
deux noyaux issue d’une plasmogamie).
Cycle biologique des champignons haploïdes :
Dans le périthèce, les deux noyaux
Type Neurospora
fusionnent (caryogamie) et donne lieu à un
œuf.
B- Différents types d’asques chez Neurospora :

Asques Asques
pré-réduits post-réduits

Selon la manière dont les ascospores


sont disposés dans l’asque, on
rencontre deux types d’asques chez
Neurospora : Les asques de type A
ou asques pré-réduits et les asques
de type B ou asques post-réduits. Barhel MAHOUKOU &

4/4 4/4 2/4/2 2/2 2/4/2 2/2


Divers types d’asques obtenus dans les périthèces

1- Les asques pré-réduits ou asques de type A :

Asques Asques
pré-réduits post-réduits

Ce sont des asques dans lesquels les spores répondent à la


disposition 4/4. Ils se forment à la suite d’un simple brassage inter
Distel KEMBISSILA

chromosomique lors de la méiose c’est à dire au cours d’une méiose


sans crossing-over.
Remarque : On peut aussi obtenir des asques pré-réduits s’il ya eu
un double crossing-over réalisé avant le locus du gène étudié.

4/4 4/4 2/4/2 2/2 2/4/2 2/2


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Mécanisme de formation des asques post-réduits de types 4/4 :

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2- Les asques post-réduits ou asques de types B :

Asques Asques
pré-réduits post-réduits Ce sont des asques obtenus après un crossing-over.

Selon la disposition des spores dans ces asques, on


distingue deux types d’asques post-réduits : les asques post-
réduits de types 2/2 et les asques post-réduits de types 2/4/2.

4/4 4/4 2/4/2 2/2a) 2/4/2 2/2 post-réduits de type 2/2 : (crossing-over 2 – 3)
Les asques

Dans ces asques la couleur ou la forme des spores alterne après deux
spores successives.
Barhel MAHOUKOU &

Cette disposition ne peut s’obtenir que si le crossing-over se réalise entre


deux chromatides internes des chromosomes homologues.

Mécanisme de formation des asques post-réduits de types 2/2 :


Distel KEMBISSILA

(2/2)

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b) Les asques post-réduits de type 2/4/2 : (crossing-over 2 – 4)

Tome II
Dans ces asques, la couleur ou la forme des spores est disposée telle
qu’il y ait deux spores de même couleur à chaque extrémité puis
quatre spores de même couleur au milieu.
Pour obtenir une telle disposition, il faut que le crossing-over se
réalise entre une chromatide externe et une chromatide interne de
deux chromosomes homologues.

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Mécanisme de formation des asques post-réduits de types 2/4/2 :

C- Variation de la quantité d’A.D.N au cours de la formation de l’asque :

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Interprétation de la courbe :
Cette courbe traduit la variation de la quantité d’A.D.N au cours du temps lors de la méiose
chez Neurospora.
L’examen de ce graphe montre :
 AB : la quantité d’A.D.N est constante à 2q, nous avons la cellule œuf à 2n chromosomes
à une seule chromatide ;
 BC : la quantité d’A.D.N double, elle passe de 2q à 4q, il ya eu duplication de la molécule
d’A.D.N;
 CD : la quantité d’A.D.N est constante à 4q, la cellule œuf possède 2n chromosomes à
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deux chromatides ;
 DE : la quantité d’A.D.N est réduite de moitié, elle de 4q à2q, il ya eu clivage des
chiasmas ;
 EF : la quantité d’A.D.N est constantes à 2q, il ya eu formation d’un asque à deux spores
ayant chacune n chromosomes à deux chromatides ;
 FG : la quantité d’A.D.N est de nouveau réduite de moitié, elle passe de 2q à q, il ya eu
clivage des centromères ;

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 GH : la quantité d’A.D.N est constante à q, il ya eu formation d’un asque à quatre spores
ayant chacune n chromosomes à une chromatide ;
 IJ : la quantité d’A.D.N double, elle passe de q à 2q, il ya eu duplication de l’A.D.N ;

Tome II
 JK : la quantité d’A.D.N est constante à 2q, chaque spore contenue dans l’asque possède n
chromosomes à deux chromatides ;
 KL : la quantité d’A.D.N est réduite de moitié, elle passe de 2q à q, il ya eu clivage des
centromères ;
 LM : la quantité d’A.D.N est constante à q, il s’est formé un asque à huit spores ayant
chacune n chromosomes à une chromatide.
D- Calcul de la distance gène centromère : Elle s’obtient en posant :

𝟏 𝑵𝒐𝒎𝒃𝒓𝒆 𝒅′ 𝒂𝒔𝒒𝒖𝒆𝒔 𝒑𝒐𝒔𝒕 − 𝒓é𝒅𝒖𝒊𝒕𝒔


𝒅= 𝑿 𝑿 𝟏𝟎𝟎%
𝟐 𝑵𝒐𝒎𝒃𝒓𝒆 𝒕𝒐𝒕𝒂𝒍 𝒅′𝒂𝒔𝒒𝒖𝒆𝒔

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N.B : Cette distance peut s’exprimer en centimètre, en unité arbitraire, en centimorgan…

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FIN DE L’O.G 9

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TRAVAUX DIRIGES
SUR
La genetique des haplontes
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Exercice 1 :
Le document ci-dessous représente un bouquet d’asques issus d’une fructification obtenue en
croisant deux souches de Sordaria : l’une à spores blanches et l’autre à spores noires.

Tome II
1- Observer, puis classer selon un
ordre logique, les asques
numérotés en désordre de gauche
à droite. Comment explique-t-on
les asques 17 et 18 ?
2- Ecrire les génotypes des souches
parentales et celui des œufs à
l’origine des asques.
3- Dessiner clairement le
comportement des chromosomes

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durant la méiose ayant abouti aux
asques de type 5, 8 et 15. Quel
phénomène est à l’origine des
asques 7 ?
4- Quels sont les asques pré réduits et post réduits ? Evaluer la distance gène-centromère.
Exercice 2 :
La figure ci-après a été réalisée d’après une photographie de périthèce produit dans la zone
d’affrontement entre les mycéliums de deux souches de Sordaria, l’une à spores noires, l’autre
à spores blanches.
1- Combien de phénotypes
d’ascospores observe-t-on et dans
quelles proportions ? Quelle
conclusion peut-on tirer quant au
nombre de couples d’allèles en
jeu dans ce croisement ?
2- Dénombrez les différents types
d’asques.
3- Calculez la distance entre le
centromère et le locus du gène.

Exercice 3 :
On réalise un croisement entre deux souches différentes d’un champignon haploïde, le
Sordaria. Celui-ci se produit par l’intermédiaire de spores formées par divisions successives de
la cellule œuf. Ces spores, contenues dans les asques, peuvent être noires ou claires en
fonction des pigments présentés. Ce croisement a donné les résultats consignés dans le
document 1. On a recensé les asques des différents types observés et les chiffres indiquent la
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représentativité (l’effectif).
I II III IV V VI Qté d’ADN
Distel KEMBISSILA

1- A l’aide de l’exploitation rigoureuse du document 1 et de vos connaissances, montrer


qu’il est possible de mettre en évidence l’existence de brassages méiotiques chez
Sordaria.
2- A partir de ce même document 1 évaluer la distance gène-centromère.
3- Le document 2 représente la variation de la quantité d’ADN au cours des divisions.
Après l’avoir interpréter, établissez la correspondance entre les deux documents.
4- Quels sont les asques pré réduits et post réduits ?
FIN Des Travaux Dirigés
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Tome II
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L’essentiel du cours
sur
l’immunologie
Barhel MAHOUKOU &
Distel KEMBISSILA

Tome II Edition révisée corrigée et complétée Septembre 2015


Barhel MAHOUKOU & Distel KEMBISSILA Page 48 sur 120
Une réaction immunitaire présente trois caractéristiques :
 L’organisme a l’aptitude de reconnaitre un « non-soi » et de l’éliminer ;
 L’organisme garde en mémoire l’antigène lors du premier contact ;

Tome II
 L’organisme réagit spécifiquement contre un antigène.
O.S1 : Décrire les cellules de l’Immunité :
Le système immunitaire est l’ensemble des moyens dont dispose l’organisme pour lutter
contre les agressions d’origine externe ou interne.
A- Les cellules sanguines :
Il s’agit des globules blancs ou leucocytes chez les humains (les polynucléaires et les
mononucléaires)
1- Les polynucléaires ou granulocytes : Cellules riches en cytoplasme avec un
noyau multilobé.
N.B : Les polynucléaires sont des microphages.

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2- Les mononucléaires : Cellule à gros noyau occupant presque tout le cytoplasme.
Exemple : Les lymphocytes (LT et LB), les monocytes (macrophages).
N.B : Les macrophages se rencontrent dans les tissus et non dans le sang.
Diversité des cellules immunitaires :

B- Les autres cellules immunitaires :


Ce sont : les cellules Killers (tueuses) ; les cellules de Langhérans ; les mastocytes.
O.S2 : Décrire les organes lymphoïdes :

A- Les organes lymphoïdes centraux (ou primaires) : L’Os et le Thymus


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Mise en évidence du rôle des organes centraux :


a) Première observation :
Expérience 1 : Si l’on pratique chez des jeunes rats, une irradiation osseuse (exposition de
l’animal aux rayons ionisants), on observe :
 Un arrêt de mitose des cellules souches dans la moelle osseuse ;
 Une diminution puis disparition du nombre de lymphocytes circulants ;
 Une disparition des réactions immunitaires spécifiques entrainant la baisse de
l’immunité.
Expérience 2 : Si l’on greffe une moelle osseuse normale à un sujet irradié, on observe une
nouvelle production des lymphocytes.
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Conclusion : La moelle osseuse est donc à l’origine de la production des lymphocytes.


b) Deuxième observation :
La thymectomie pratiquée chez un rat à la naissance (animal nude) provoque :
 La baisse puis la disparition du nombre de LT circulants ;
 La perte de réactions immunitaires à médiation cellulaire (rejet de greffe par exemple).
Conclusion : Le thymus est à l’origine de la spécialisation des LT.
Les organes lymphoïdes centraux sont les lieux où les lymphocytes acquièrent le pouvoir de
réagir avec un antigène : on dit qu’ils deviennent immunocompétents.

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N.B : Lorsqu’un sujet est incapable de produire les LB, on dit qu’il souffre de la maladie
appelée aggamaglobulinémie.
B- Les organes lymphoïdes périphériques (ou secondaires) :

Tome II
La rate, les ganglions lymphatiques et mésentériques
Ces organes constituent les lieux de rencontre des cellules immunitaires avec les antigènes.
C- Conclusion :

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Circulation des LB et LT dans le sang et la lymphe

O.S3 : Décrire les mécanismes effecteurs de l’Immunité :

Schéma Bilan des Réactions Immunitaires


A- Immunité non spécifique :
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1- Les barrières externes cutanéo-muqueuses :


Ce sont : la peau ; les muqueuses ; la sueur et les mucus
2- Les barrières internes :
Il s’agit de l’oxygène, des enzymes, du ph, de la flore intestinale, de la réaction inflammatoire,
des phagocytes, du complément.
Remarque :
 Les phagocytes reconnaissent, ingèrent puis digèrent les antigènes grâce aux enzymes
contenues dans les lysosomes cytoplasmiques.
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Les étapes de la phagocytose

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 Le complément est un système enzymatique complexe, constitué d’une vingtaine de
protéines plasmatiques. Le complément a pour action principale :
 Amplifier le processus de l’inflammation ;

Tome II
 Faciliter la reconnaissance des antigènes par les phagocytes.
Conclusion : L’immunité non spécifique est suffisante pour assurer la défense de l’organisme
mais elle est complétée par l’immunité spécifique en cas de défaillance.
B- Immunité spécifique :
Face à un antigène bien déterminé, il se développe une immunité bien précise, donc
spécifique. Elle est soit à médiation humorale, soit à médiation cellulaire.
1- Immunité spécifique à médiation humorale :
Elle se fait grâce aux LB qui, ayant reconnu un antigène, se multiplient et se différencient en
plasmocytes sécréteurs d’anticorps spécifiques à l’antigène.

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𝐀𝐜𝐭𝐢𝐯𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧
𝐋𝐲𝐦𝐩𝐡𝐨𝐜𝐲𝐞 𝐁 Plasmocytes Anticorps
𝐃𝐢𝐟𝐟é𝐫𝐞𝐧𝐜𝐢𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧

Expériences et résultats (1)

Interprétation
 La mort de la souris témoin nous permet de dire que la toxine tétanique est mortelle ;
 La souris A1 survit : son organisme a développé une immunité acquise ou adoptive, c’est-
à-dire l’injection de l’anatoxine tétanique (ATT) lui a permis d’acquérir les moyens de se
défendre contre la toxine tétanique (TT) ;
 La souris A2 meurt : cela prouve que les moyens de défense n’ont pas d’effet sur un autre
antigène. Ils sont spécifiques de la TT.

Expériences et résultats (2)


 Barhel MAHOUKOU &

Interprétation
Le sérum de l’animal immunisé a transféré l’immunité à B1 par l’intermédiaire du sérum.
Conclusion : L’élément protecteur est donc un constituant du sérum.
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Les analyses profondes (électrophorèse) ont montré que le sérum renferme des protéines
immunisantes, appelées Anticorps ou Immunoglobulines (Ig) : il s’agit donc d’une
immunité spécifique à médiation humorale.

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a) Structure de l’anticorps :

Tome II
Structure d’un anticorps

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b) Réponses primaire, secondaire et cellules mémoires :

b.1- Réponse primaire :


C’est la production d’anticorps suite à un 1er contact avec un antigène donné. Cette réponse est
lente à apparaitre, de faible amplitude et de courte durée.
b.2- Réponse secondaire :
Elle est déclenchée par le 2e contact avec le même antigène (de même nature que le 1er). Ce
nouveau contact entraine une réponse plus rapide, plus forte et plus durable.
b.3- Les cellules mémoires :
La rapidité de production des anticorps prouve que l’organisme a vite reconnu le non-soi : on
dit qu’il est doué d’une mémoire immunologique, mémoire détenue par les Lymphocytes B
mémoires (LBm).
c) La coopération cellulaire :
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Une fois dans l’organisme, l’antigène est en contact avec le macrophage. Par le mécanisme de
phagocytose, l’antigène est partiellement détruit pour isoler les déterminants antigéniques et
les exposer à la surface de sa membrane. Ils sont ainsi présentés aux LT et LB mâtures : c’est
la coopération macrophage-lymphocytes.
Les LB sensibilisés par la présence de l’antigène prolifèrent, certains deviennent des
plasmocytes produisant des anticorps, et d’autres des LBm.
N.B : Cette coopération cellulaire existe également entre les LB et les LT.
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2- Immunité spécifique à médiation cellulaire :
Première expérience :

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Interprétation :

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Le cobaye B survit à l’injection du BK normalement mortel. Le BCG a permis à B de
développer une immunité contre le BK.
Deuxième expérience :

Interprétation :
L’injection du sérum de B à A n’entraine aucune protection contre la tuberculose. L’élément
protecteur n’est donc pas un constituant du sérum renfermant les anticorps et d’autres
protéines. Il ne s’agit donc pas d’une immunité humorale.
L’animal a été protégé par les lymphocytes issus de l’animal immunisé et l’ont protégé contre
la tuberculose. Les lymphocytes transférés sont donc le support de la protection : il s’agit
d’une immunité cellulaire.
Remarque :
 Les LTc sont également responsables du rejet des greffes et de la destruction des cellules
virosées ;
 Les LT auxilliaires ou helper (LT4 ou LTh) stimulent la réaction immunitaire à médiation
cellulaire (en activant les LT8) et la réaction immunitaire à médiation humorale (en
activant les lymphocytes B ou cellules sensibilisées) ;
 Les Lymphocytes T mémoires (LTm) vivent plusieurs années et gardent en mémoire leur
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1er contact avec l’antigène ;


 Les Lymphocytes T suppresseurs (LTs) ralentissent la défense immunitaire et participent
ainsi à la régulation de celle-ci.
O.S4 - Identifier les problèmes actuels de l’Immunologie :
I- Les transfusions sanguines :
Les groupes sanguins :
Identifiés au XXe siècle par le médecin américain d’origine autrichienne Karl Landsteiner
(1868 – 1943), les quatre groupes sanguins sont déterminés par la présence ou non à la surface
de la membrane plasmique des hématies, des antigènes appelés agglutinogènes qui sont des
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marqueurs de surface différents d’un individu à l’autre.


A- Le Système ABO :
1- Les antigènes H, A, B et O Bombay :
L’antigène H est présent dans la presque totalité de la population contrairement aux antigènes
A et B.
Les AgA et AgB sont issus de la modification de l’AgH. La synthèse de ces trois antigènes est
régie par deux gènes indépendants.

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Tome II
 Le 1er gène composé de deux allèles H et h (H dominant ; h récessif) ;

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 Le 2e gène quant à lui a trois allèles : A, B et O.
L’absence de l’AgH empêche la manifestation des AgA et AgB, c’est-à-dire la manifestation de
phénotype [h] masque l’expression de l’allèle A ou B. Il s’agit d’un cas d’épistasie récessive.
L’individu du phénotype [h] est du groupe O Bombay.
2- Universalité des antigènes du Système ABO et anticorps naturels :
L’analyse du sang permet de mettre en évidence la présence ou non dans le plasma des
anticorps anti-A, anti-B et anti-H. Ces anticorps sont des agglutinines : ce sont des anticorps
dits naturels anti-A et anti-B.
En effet, le début de vie fœtale (jusqu’à 5 mois chez l’Homme) est une période pendant
laquelle le contact avec un antigène induit un état de tolérance immunologique (le sujet est
dit réfractaire) qui persiste indéfiniment. Le sujet acquiert une tolérance à l’égard de son
groupe sanguin.

Groupes Agglutinogènes Agglutinines (ou anticorps


sanguins présents naturels)
sur les hématies (Ag) présents dans le plasma
A A Anti-B
B B Anti-A
AB A et B Néant
O Néant Anti-A et Anti-B

Le groupe sanguin du système ABO a une origine héréditaire. Sa transmission dépend de trois
allèles différents A, B et O d’un même gène situé sur un locus du chromosome n°9.
Génotypes possibles :
A A A
 Groupe A ou [A] : (A) ou (O)  Groupe AB ou [AB] : (B)
B B O
 Groupe B ou [B] : (B) ou (O)  Groupe O ou [O] : (O)
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Règle de transfusion sanguine


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Longtemps utilisée, cette règle est aujourd’hui caduque (périmée).


Actuellement, seules les transfusions sanguines iso groupes sont autorisées, car on sait par
exemple que chez le donneur universel du groupe O, il existe dans son sang des agglutinines
(anti-A et anti-B) pouvant provoquer une agglutination des hématies du receveur du groupe A
ou B.

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3- Groupage ABO :
Pour déterminer le groupe sanguin d’un individu au laboratoire, on utilise les sérums-tests. Il
s’agit du sérum contenant des anticorps anti-A ou anti-B.

Tome II
Si l’on observe une agglutination des hématies, on démontre la présence de l’antigène
correspondant à l’anticorps de sérum-test.
Résultat :

 Il y a agglutination en 1 et 3 : présence de l’antigène A


 Pas d’agglutination en 2 : absence de l’antigène B.

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Conclusion : Le sujet est du groupe A.
Tableau général :

B- Le Système rhésus :
C’est un facteur agglutinogène commun à l’Homme et au singe du genre macacus rhésus. Il
est présent sur les hématies à coté des groupes sanguins.
Ce facteur est une protéine membranaire antigénique appelée substance D. L’allèle D
dominant, code la protéine rhésus ou substance D, de phénotype [Rh+].
L’allèle d, récessif, et inactif ne permet pas la synthèse du facteur rhésus, d’où le phénotype
[Rh-].
N.B : Le gène D, situé sur le chromosome n°1, est autosomal et indépendant des gènes ABO.
Exemple : Un individu groupe A+ signifie qu’il est du groupe sanguin A rhésus positif.

A Rh+ A Rh+ A Rh+ A Rh+


ou ou ou
A Rh+ A Rh- O Rh+ O Rh-
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Remarque : L’anticorps anti-rhésus n’est pas naturel, mais il apparait chez le sujet [Rh-] ayant
reçu le sang d’un sujet [Rh+].
1- Maladie hémolytique du nouveau-né :
Dans le cas d’un mariage entre un homme [Rh+] et une femme [Rh-], lors de la 1ère gestation,
les hématies Rh+ du fœtus passent dans la circulation sanguine maternelle (le dernier mois de
la gestation ou lors de la couche) puis déclenchent la synthèse des anticorps anti-Rh
(décelables après la naissance).
La quantité d’anticorps anti-Rh dans le sang maternel est faible : la mère a seulement
développé une réponse primaire.
Une 2e grossesse d’un fœtus Rh+ aboutit le plus souvent à un prématuré viable, souffrant de la
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maladie hémolytique. En effet, les anticorps anti-Rh fabriqués par la mère à la suite de la 1ère
grossesse peuvent traverser le placenta et entrainer une destruction des hématies du fœtus. Il
en découle l’anémie hémolytique (jaunisse due à une hémolyse massive).
A la naissance du 2e enfant [Rh+], un nouveau contact avec les hématies [+], provoque chez la
femme une réponse secondaire avec une forte production d’anticorps anti-Rh.
Toute nouvelle grossesse [Rh+] aboutit soit à un avortement, soit à la mort in-utéro du bébé,
soit la mort du bébé à la naissance. Il n’ya plus que les grossesses [Rh -], qui restent viables
pour cette femme.

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2- Prévention immunologique :
 Réaliser une exsanguino-transfusion qui consiste à remplacer totalement le sang du fœtus
ou du nouveau-né ;

Tome II
 L’injection d’une quantité massive d’anticorps anti-rhésus, dans les 72 heures, dans le
sang maternel après chaque accouchement. Ces anticorps vont provoquer immédiatement
la destruction de quelques hématies d’origine fœtale avant que l’organisme maternel ait
eu le temps de développer une réaction immunitaire.
II- Le VIH/SIDA :
Le SIDA est le Syndrome de l’Immuno-Déficience Acquise.
Une maladie est dite :
 Syndrome quand elle se manifeste par plusieurs signes ;
 Immunodéficiente lorsque le système immunitaire affaibli, l’organisme s’expose aux
autres agents pathogènes ;

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 Acquise quand elle n’est pas héréditaire.
A- Etiologie :
Le virus qui est à l’origine du SIDA est le VIH (Virus de l’Immunodéficience Humaine).
Ce virus de petite taille (à 100 nm) est très fragile, ne résiste pas à la chaleur et aux
antiseptiques courants.
B- Structure du VIH :

C- Immunité du SIDA :
1- Les cellules cibles :
Le VIH dont l’enveloppe présente une
protéine appelée GP120, ayant des
affinités avec les récepteurs CD4
(Cluster Designation), ne pénètre que
dans les cellules possédant sur leurs
membranes ces récepteurs.
C’est-à-dire essentiellement les
macrophages et surtout les LT4 dont le
rôle est primordial dans la réponse
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immunitaire.
2- Le mode d’action du virus (Physiopathologie) :
Le VIH est un rétrovirus
(l’information génétique est
inscrite sur l’ARN au lieu de
l’ADN). Dans la cellule infectée,
le virus injecte son matériel
génétique et une enzyme (la
transcriptase inverse ou rétro-
transcriptase) qui oblige la
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cellule hôte à transformer la


molécule d’ARN viral en
molécule d’ADN viral qui
s’intègre dans le génome de la
Cycle de reproduction du VIH cellule hôte.
La cellule infectée, par les mécanismes de la synthèse des protéines, élabore les protéines
virales, les rassemble et fabrique un grand nombre de virus qui, à la lyse de la cellule hôte vont
infecter d’autres LT4 : c’est la dissémination.
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3- Réponses immunitaires au VIH et évolution de l’infection :

Interprétation du graphe :

Tome II
 Stade 0 : Augmentation des virus
et des LT4 (RIMC), absence
d’anticorps anti-VIH (RIMH) :
c’est la primo-infection.
 Stade 1 : Le taux de LT4
augmente jusqu’au 12e mois
(1an). Le taux d’anticorps anti-
VIH s’élève à partir du 4e mois
de la contamination. La quantité
de VIH diminue : neutralisation

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du VIH par les anticorps anti-
Evolution de l’infection VIH.
N.B : D’autres VIH cachés dans les LT4 ne peuvent pas être neutralisés par les anticorps.
 Stade 2 : Le taux de LT4 et celui d’anticorps anti-VIH diminuent. Les virus se multiplient
dans les LT4 et les neutralisent. Les LT4 ne peuvent plus favoriser la multiplication des LB
et LT spécifiques : donc il ya affaiblissement du Système Immunitaire, d’où plus de
réponse immunitaire.
 Stades 3 et 4 : Le taux de LT4 devient faible alors que celui des virus augmente : le
Système Immunitaire ne fonctionne plus normalement (affaiblissement du Système
Immunitaire).
 Stades 5 et 6 : Le taux de LT4 et d’anticorps anti-VIH s’annulent. Le Système Immunitaire
devient déficient, donc incapable de neutraliser les microbes pathogènes, ce qui provoque
l’apparition des maladies opportunistes conduisant ainsi à la mort.
Expérience :
Des lymphocytes T en culture sont exposés au virus du SIDA, puis la survie de ces cellules
est mesurée au fil des jours suivant l’exposition. Les résultats sont indiqués sur le graphe
ci-dessous :

L’exploitation de ce graphe
nous permet de conclure que
les LT4 sont les cellules cibles
du VIH.
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D- Méthode du diagnostic :
L’examen du SIDA se fait à partir du sérum du patient.
Il existe deux méthodes de dépistage du VIH :
Le test ELISA (Enzyme Linked Immuno Sorbent Assay) et Le test Western-Blot.
Remarque :
 Un sujet est séronégatif lorsque son examen sérologique ne révèle pas la présence des
anticorps anti-VIH ;
 Le sujet est séropositif lorsque son examen sérologique révèle la présence des anticorps
anti-VIH ;
 La séroprévalence est le taux ou pourcentage d’individus séropositifs dans une région,
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ville ou village ;
 La séroconversion est le passage de l’état de séronégatif à l’état de séropositif (ou passage
de l’état de séropositif à l’état de séronégatif, exclusivement chez le nouveau-né) ;
 La primo-infection est la période où le sujet est au contact avec le VIH pour la 1ere fois.
D- Transmission du SIDA : Il existe trois modes possibles de transmission : Les
rapports sexuels, la voie sanguine, la transmission fœto-maternelle :
E- Moyens de lutte préventive :
Faute de moyens curatifs, la meilleure protection est la prévention.
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III- Auto-immunité :
1- Maladies dues à des auto anticorps :
 Cas de la polyarthrite rhumatoïde : Les anticorps induits par les antigènes attaquent

Tome II
la membrane synoviale, ce qui entraine la destruction des articulations.
 Cas de l’anémie hémolytique : C’est une maladie auto-immune des enfants nés d’un
mariage entre un homme [Rh+] et une femme [Rh-].
 Cas du diabète insulinodépendant : Les LT de l’organisme s’en prennent aux
cellules des îlots de langhérans sécrétrices d’insuline, et l’organisme ne peut produire cette
hormone. Son absence élève la glycémie et entraine le diabète.
2- Maladies dues à une infection :
Cas des allergies : Au contact de l’antigène (allergènes), l’organisme produit des anticorps,
notamment des IgE qui se fixent sur les mastocytes qui libèrent une substance appelée
histamine : c’est l’origine de l’allergie.

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IV- Les cancers :
Ce terme désigne toute série de maladies qui touchent les organes variés. Les cancers se
caractérisent par des proliférations anarchiques, formant des tumeurs.
A- Les types de tumeurs :
1- Les tumeurs bénignes :
Ce sont des tumeurs sans conséquences graves, les cellules cancéreuses restent localisées.
L’ablation de cette tumeur est suivie de guérison.
2- Les tumeurs malignes :
Les cellules cancéreuses vont se disperser dans l’organisme et développer en des points très
variés, de métastases. L’ablation d’une tumeur est suivie de récidives, car il y restera toujours
des cellules capables de former de nouvelles colonies.
B- Dépistage :
Il existe plusieurs méthodes de dépistage des cancers : l’examen du frottis sanguin ; les
examens endoscopiques (techniques d’exploration des cavités de l’organisme) ;
l’échographie ; le scanner ; la radiologie : observation des organes par les rayons X ; la
scintigraphie (fixation de la radioactivité par les tissus de l’organisme infecté).
V- Transplantation et rejet des greffes :
La greffe est le transfert d’un tissu ou d’un organe d’un donneur à un receveur.
Le terme « transplantation » désigne le transfert d’un organe entier (le cœur par exemple).
N.B : Le tissu ou l’organe greffé est appelé greffon alors que l’organisme receveur se nomme
porte-greffe.
A- Types de greffes : On distingue :
 L’autogreffe : donneur et receveur sont le même individu : il ya succès ;
 L’isogreffe : donneur et receveur sont deux sujets génétiquement identiques (cas des vrais
jumeaux) : il ya succès ;
 L’homogreffe ou l’allogreffe : donneur et receveur appartiennent à la même espèce mais
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sont génétiquement différents : il ya rejet lent ;


Remarque : Si l’on renouvelle la greffe (la même), le rejet devient plus rapide : c’est la
preuve d’une mémorisation de la réponse immunitaire.
 L’hétérogreffe ou xénogreffe : donneur et receveur appartiennent à des espèces
différentes : il ya rejet.
B- Evolution d’une greffe : Elle engendre deux moments :
1er moment : On observe une vasodilatation du greffon (circulation effective) : 3 à 4 jours ;
2e moment : Mise en place des mécanismes de rejet :
 A partir du 4e jour : hypertrophie des ganglions lymphatiques régionaux ;
 Au 8e jour : arrêt progressif de la vasodilatation ;
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 Au 10e jour : inflammation (aspect œdémateux) du greffon ;


 Au 14e jour : nécrose (mort d’un tissu vivant) et rejet du greffon.
C- Mécanisme de rejet :
1ère observation :
Chez les animaux thymectomisés à la naissance (animaux nudes), on n’observe pas de rejet du
greffon même s’il s’agit d’une hétérogreffe.
Conclusion : Le mécanisme du rejet fait intervenir les LT : la réponse est donc à médiation
cellulaire.

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2e observation :

Tome II
Lorsqu’un animal subit deux
fois de suite une greffe venant
du même donneur, on observe
une accélération du rejet du 2e
greffon (8 à 10 jours au lieu
de 14).

Conclusion : Cette accélération de la réponse immunitaire peut être interprétée comme une

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réponse secondaire. Elle fait intervenir donc des LTm mis en place au cours de la 1ere greffe.
1- Rôle des anticorps :
Certains anticorps peuvent faciliter la survie du greffon en recouvrant les cellules cibles
et en protégeant les sites antigéniques de l’action des LT sensibilisés.
2- Rôle des lymphocytes :
Ce sont les LT cytotoxiques producteurs des perforines qui détruisent les cellules cibles
et provoquent la nécrose du greffon.
3- Rejet de la greffe :
Dès que la vascularisation du greffon est établie entre le 2e et le 3e jour, il est rapidement
infiltré par les lymphocytes et les macrophages. L’antigène étant reconnu, les LT et LB
prolifèrent. Les lymphocytes sensibilisés quittent le greffon pour migrer dans les
ganglions régionaux et retournent ensuite dans le greffon. Vers le 10e jour les
lymphocytes et les macrophages détruisent le greffon. L’afflux sanguin cesse, les artères
s’obstruent, le greffon se nécrose complètement et tombent : c’est le rejet de la greffe.
D- Prévention des rejets de greffe :
1- Lois de SNELL :
Les lois de SNELL ont été énoncées par le généticien et immunologue américain Georges
SNELL (1964). La destinée de la greffe dépend des antigènes d’histocompatibilité entre le
donneur et le receveur.
Lois de SNELL Donneur Receveur Résultat
1 AA AA Tolérance 1ère loi : Une greffe entre
2 AA BB Rejet donneur et receveur identique
(même lignée pure) est tolérée.
3 AA AB Tolérance
2e loi : Une greffe est toujours
BB AB Tolérance rejetée si le donneur et le
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4 AB AA Rejet receveur sont de lignées


AB BB Rejet différentes.

2- Typage HLA (ou CMH) du donneur et du receveur :


Les cellules nucléées, sauf les hématies, portent à la surface de leur membrane des protéines.
Ces protéines ou marqueurs membranaires sont des antigènes du Système HLA (Human
Leucocyte Antigens) ou du Système CMH (Complexe Majeur d’Histocompatibilité)
différents d’un sujet à un autre, sans parenté génétique.
N.B : Il ya rejet dès que le tissu greffé possède des antigènes absents chez le receveur.
3- Immunosuppresseurs :
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Un traitement immunosuppresseur est nécessaire pour toutes les homogreffes. On distingue :


a) Les moyens non spécifiques :
 La chimiothérapie : Injection des substances chimiques agissant sur les cellules
lymphoïdes. Exemple la cytosporine qui inhibe l’activité des LT4.
 Les sérums anti-lymphocytaires : Ils agissent sur le LT, mais de façon temporaire.
b) Les moyens spécifiques :
On procède à une inhibition de la réaction immunitaire vis-à-vis d’un antigène donné.
FIN DE L’O.G 10

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Tome II
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TRAVAUX DIRIGES
SUR
L’immunologie
Barhel MAHOUKOU &
Distel KEMBISSILA

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Restitution des connaissances
A- Définitions : Rétrovirus ; Transplantation ; Greffe ; Animal nude ; Anatoxine ;

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B- Schémas : Faites les schémas annotés d’un anticorps et du Virus du SIDA.
C- Question à Choix Multiple (QCM) :
Pour chaque proposition, identifiez la (ou les) bonne(s) réponse(s) :
1- Le virus du SIDA :
a) Est un rétrovirus.
b) Contient une information génétique sous forme d’ADN.
c) Est capable de s’autorépliquer.
2- La séropositvité pour le VIH :
a) Correspond à la présence du virus dans le sérum sanguin.
b) N’est pas synonyme de SIDA.

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c) Peut être diagnostiquée rapidement après un rapport contaminant.
3- La mémoire immunologique est assurée par :
a) Des anticorps.
b) Des cellules phagocytaires.
c) Lymphocytes mémoires.
D- Vrai ou Faux :
Répondez par vrai ou faux aux affirmations suivantes :
1- L’agent pathogène du SIDA est connu des scientifiques depuis le XIXe siècle.
2- Le VIH se transmet uniquement lors des rapports sexuels.
3- L’infection par le VIH a pour conséquence une chute progressive de la population de
LT4.
4- Les virus sont cellules très petite taille.
5- Les maladies opportunistes sont responsables d’un affaiblissement du système
immunitaire du sujet séropositif.
Application des connaissances
Exercice 1 :
1- a) Une souris de souche CBA reçoit deux greffes de peau : la première vient d’un
donneur CBA, la seconde d’un donneur de souche A.

Les greffons prennent et le 6e jour après


l’opération leur aspect est semblable. Mais du 6e
au 12e jour, le receveur rejette le greffon « A ».
En revanche, le greffon « CBA » est
définitivement accepté.
b) Quelques jours après, on fait une nouvelle
tentative de greffe d’un greffon « A » sur le
Barhel MAHOUKOU &

receveur CBA. Cette fois, le greffon est éliminé


en six jours. En revanche, une greffe de peau
d’une souris de souche C (toujours sur le
receveur CBA) est rejetée en 11 jours.
Commentez ces résultats.
2- Une souris de souche CBA reçoit une greffe de peau d’un donneur A. Huit jours après,
on sacrifie l’animal et on en extrait une fraction sérum et une fraction cellules
(lymphocytes) des ganglions lymphatiques. Ces deux fractions sont injectées séparément
à deux souris CBA auxquelles on greffe, quelques semaines après, la peau d’une souris
A. La souris ayant reçu le sérum rejette la greffe au dixième jour, la souris qui a reçu la
Distel KEMBISSILA

fraction « cellules » rejette la greffe en six jours (en moyenne).


3- Une souris de souche CBA subit l’ablation du thymus (= thymectomie) à la naissance.
Deux mois après elle reçoit une greffe de peau d’un donneur A. Trois mois plus tard, la
greffe est toujours en place.
4- Actuellement on peut greffer des cellules d’une souris A à des embryons de souris CBA
(greffe in utero). Les souriceaux, ainsi traités, devenus adultes, acceptent des greffes de
peau de souris A et CBA, mais rejettent la peau d’une souche C.
Commentez les résultats de ces expériences.
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Exercice 2 :
On réalise sur des lapins les expériences illustrées par le document ci-dessous :

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1- Le lapin a-t-il une immunité naturelle contre la toxine tétanique ? Justifier votre
réponse.
2- Expliquer la mort de l’animal de l’expérience II.
3- Quel résultat peut-on attendre de l’expérience V ? Justifier.
4- A partir de la réponse à la question n°3, tirer une conclusion sur les propriétés de la
réponse immunitaire.
5- Donner deux caractéristiques de l’immunité mise en évidence dans cette série
d’expériences. Justifier votre réponse dans chaque cas.

Exercice 3 :
Des travaux sur la transplantation de peau entre souris de souches différentes (souche A et
souche B) ont permis de montrer les résultats contenus dans le document ci-dessous :

1- Analysez avec précision chacune des expériences. Que pouvez-vous en déduire ?


2- A quel type d’immunité a-t-on affaire ?
3- Quel est le rôle des lymphocytes dans ce cas ?
Exercice 4 :
Barhel MAHOUKOU &

On n’observe jamais d’accidents hémolytiques du nouveau-né à la naissance d’un premier


enfant Rh+ né d’une mère Rh- . Pourtant, dans ce cas, on injecte à la mère, aussitôt après la
naissance, des IgG anti Rh : c’est une sérothérapie préventive qui permettra à cette femme
d’avoir un deuxième enfant Rh+ sans risque d’accident hémolytique pour ce bébé.
1- Quel type de réponse immunologique développera un organisme de phénotype Rh- au
contact des hématies d’un 1er fœtus Rh+ ?
2- Le passage des globules rouges du fœtus dans l’organisme maternel ne se produit qu’au
moment de la naissance ou, au plus tôt, un mois avant. Pourquoi n’observe-t-on jamais
d’accident hémolytique à une première naissance de ce genre mère Rh-, enfant Rh+ ?
3- Sur quels antigènes peuvent se fixer les IgG anti-Rh injectés à une mère Rh- venant
Distel KEMBISSILA

d’avoir un premier enfant Rh+ ?


4- Si l’injection d’IgG anti-Rh n’est pas faite suffisamment tôt, et si on ne prend aucune
autre précaution, un 2e enfant Rh+ a un risque très grand de présenter un accident
hémolytique à la naissance. Rappelez le mécanisme immunologique responsable de cet
accident.
5- Quelle réaction immunologique de l’organisme maternel cherche–t-on à supprimer en
réalisant cette injection d’IgG anti-Rh ?
6- Donnez la démarche théorique qui permet d’obtenir de telles IgG anti-Rh.

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Exercice 5 :
A- C’est en 1978 que l’on a observé le premier rétrovirus humain, responsable d’une forme de
leucémie. Récemment on a découvert que le SIDA était également provoqué par un

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rétrovirus.
1- Qu’est ce qu’un rétrovirus ?
2- Expliquez comment ce rétrovirus se reproduit dans la cellule hôte.
3- Le VIH comme les autres virus est un antigène. Après avoir définie le terme antigène,
expliquez pourquoi l’organisme n’arrive pas à lutter efficacement contre le VIH.
B- 1- On a montré que le VIH attaque plus spécialement les L.T4 dont le nombre décroit en
quelques années. Lorsque ce nombre devient inférieur à 200/mm3 de sang (valeur normale
500 / mm3 de sang) les signes cliniques du SIDA apparaissent.
a- Expliquez comment se fait que le VIH attaque plus spécialement les LT4.
b- Expliquez pourquoi la disparition des LT4 provoque l’apparition des maladies dites

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opportunistes.
2- Les bébés des mères séropositives sont toujours séropositifs à la naissance. Trois à six
mois, 60% d’entre eux le demeurent et sont alors en grand danger. Expliquez ces observations.
Exercice 6 :
Pendant sa vie fœtale, le nouveau-né est en principe à l’abri de toute infection. A la naissance,
il n’a donc élaboré aucun anticorps autre que les agglutinines. Certains anticorps maternels
(les IgG) peuvent traversés le placenta.
Le graphique ci-dessous permet de suivre l’évolution de trois sortes d’anticorps dans le sang
du fœtus et du nouveau-né : agglutinines, IgG maternelle, IgG de l’enfant.
1- En utilisant les données du graphique
ci- contre, indiquez :
a) A quel type d’anticorps correspond
chacune des courbes A, B, C ?
b) A quelle époque le système
immunitaire du fœtus est-il capable
de fabriquer des anticorps.
c) La durée de vie approximative des
IgG d’origine maternelle.
2- Pendant les premiers mois de la vie,
l’enfant peut être réfractaire à certaines
infections comme le tétanos. En
revanche à partir du 4e et 5e mois, il
présente une grande sensibilité aux
infections. Comment pouvez-vous
l’expliquer ?
Exercice 7 :
Barhel MAHOUKOU &

Une personne n’ayant pas subi un rappel


antitétanique depuis plus de 15 ans s’est
profondément blessée sur une clôture
souillée. Afin d’enrayer le
développement éventuel du tétanos, le
Médecin procède à une sérovaccination
qui sera suivie d’une 2eme puis 3eme
injection du vaccin seul. La figure
suivante permet de suivre l’évolution du
taux des antitoxines tétaniques dans le
Distel KEMBISSILA

plasma du blessé en fonction du temps.


Pour faciliter l’étude, on a représenté séparément les antitoxines minimales protégeant contre
la maladie (ce taux varie selon les individus).
1- Que contiennent respectivement le sérum et le vaccin ?
2- En utilisant les données du graphique, comparez l’action du sérum à celle du vaccin dans
la prévention du tétanos. Quel est l’intérêt de la combinaison des deux procédés ?
3- Comparez et expliquez les variations du taux d’antitoxines obtenues à chacune des trois
injections vaccinales

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Exercice 8 :
1- On désire connaitre le groupe sanguin d’un sujet S. pour cela, on prélève à l’extrémité
d’un doigt quelques gouttes de sang avec un vaccinostyle.

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a) Pourquoi désinfecte-t-on la peau au niveau du prélèvement ?
Pourquoi évite-t-on de prendre le même vaccinostyle pour faire un prélèvement sur
deux sujets distincts ?
b) Sur une plaque de porcelaine blanche sont disposées une goutte de sérum anti-A, une
goutte de sérum anti-B, une goutte de sérum anti-A et anti-B.
Une goutte du sang du sujet S est mélangée avec chaque goutte de sérum. On obtient
le résultat suivant :
Sérum anti-A Sérum anti-B Sérum anti-AB

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Aspect Aspect Aspect
grumeleux homogène grumeleux

Qu’appelle-t-on sérum anti-A, anti-B et anti-AB ?


Expliquez les réactions obtenues et dites quel est le groupe sanguin de S. De quel autre groupe
le sujet S peut-il recevoir du sang ?
2- Le sujet S a un frère de groupe O alors que son père appartient au groupe A. peut-on
déterminer le groupe sanguin de la mère, sachant que l’allèle codant pour A et l’allèle
codant pour B sont codominants par rapport à l’allèle codant pour O.
3- A la naissance S a présenté une jaunisse « hémolytique » (jaunisse due à la destruction des
hématies). Cet accident est en relation avec une incompatibilité sanguine fœto-maternelle
liée aux groupes sanguins ABO. Peut-on préciser le groupe sanguin maternel ?
Exercice 9 :
Le SIDA est une maladie qui évolue de façon différente selon les sujets. L’Américain Walter
Reed à partir de données statistiques, a défini des stades d’évolution notés de 0 à 6 (voir
tableau).
Les variations de la teneur en lymphocytes T4 présentées sur le graphe concernent un jeune
homme dont la maladie a évolué de façon représentative jusqu’à la mort survenue 83 mois,
soit presque 7 ans, après la contamination. Les observations réalisées au cours du
développement de la maladie permettent aux chercheurs de penser que la prolifération des
virus se réalise parfois très lentement mais ne cesse jamais de croître.
Les données du graphe permettent de suivre le « combat » du système immunitaire face au
virus du SIDA.
Barhel MAHOUKOU &

1- D’après les données fournies ici, quelles sont les réactions de l’organisme pendant la
première année de l’infection par le virus du SIDA ?
Distel KEMBISSILA

2- Etablissez un parallélisme entre le développement de la maladie et l’évolution des


moyens de défense durant les sept (07) années qui ont suivi la contamination.
3- A partir de quel moment le sujet est-il contagieux ?
A partir de quel moment est-il séropositif ?
4- Justifiez à l’aide des graphes l’appellation d’immunodéficience acquise.
5- Le risque de transmission du virus par la personne contaminée semble-t-il être le même
tout au long de l’infection ?
Expliquez votre réponse.
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Exercice 10 :
On a pratiqué sur trois lots de souris les traitements indiqués dans le tableau (a) ci-dessous.
On rappelle que l’irradiation tue les cellules à multiplication rapide en particulier celles de la

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moelle osseuse.
Après ces traitements, on réalise sur les trois lots de souris, l’expérimentation indiquée dans le
tableau (b)
Souris Traitement effectué Conséquence
Lot A Irradiation + greffe de moelle osseuse Production de L.B et L.T
Lot B Ablation du thymus + irradiation + greffe de Production de L.B seulement
moelle osseuse
Lot C Ablation du thymus + irradiation + greffe de Pas de production de L.B et L.T
thymus
Tableau (a)

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Expérimentation Test après 5 jours Résultats
Injection de Sérum de souris A + pneumocoque Agglutination nette
pneumocoques Sérum de souris B + pneumocoque Très légère agglutination
tués à toutes les
souris Sérum de souris C + pneumocoque Pas d’agglutination
Tableau (b)
1- Par une étude méthodique du tableau (a), montrer comment on peut identifier les rôles
respectifs de la moelle osseuse et du thymus.
2- En étudiant méthodiquement le tableau (b), précisez les conditions de cette réponse
immunitaire.
Exercice 11 :
Différentes expériences liées aux réactions immunitaires chez la souris ont été réalisées :
 Expérience 1 : On injecte par voie intraveineuse chez des souris A, une dose convenable
d’un antigène (SAB : Sérum Albumine Bovine), cette injection provoque l’apparition des
molécules d’anticorps capables de fixer et de provoquer l’agglutination de l’antigène
SAB.
Le tracé 1 ci-après traduit le résultat du dosage des anticorps apparus suite à une première et à
une deuxième injection du même antigène SAB.
 Expérience 2 : On injecte un antigène θ différent de l’antigène SAB à des souris A, en
même temps qu’on pratique la deuxième injection de l’antigène SAB. Le résultat se
traduit par le tracé 2.
A t1 : 1ère injection de l’antigène SAB
A t2 : 2e injection de l’antigène SAB et 1ère injection de l’antigène θ.

Partie Y
Barhel MAHOUKOU &

Tracé 1

Partie X

Tracé 2

t1 t2
Distel KEMBISSILA

1- Analysez les parties X et Y du tracé 1.


2- Comparez les réponses des souris A à la première puis à la deuxième injection de
l’antigène SAB.
3- Comment qualifie-t-on les parties X et Y du tracé 1 ?
4- Expliquez les variations observées en X et en Y.
5- Pourquoi le tracé 2 n’a pas la même allure que la partie Y du tracé 1 ?
6- Pour quelle raison peut-on dire, au regard des deux tracés que la réponse immunitaire est
spécifique et douée de mémoire ?
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Exercice 12 :
Dans les expériences suivantes des souris, ayant subi différents traitements, sont infectées
par le virus de la grippe.

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Expériences Etat des souris Résultats
A Souris sans thymus Prolifération
Souris sans thymus, ayant reçu du Les virus cessent de se multiplier
B sérum de souris immunisée contre mais ne disparaissent pas
le virus du SIDA
C Souris avec thymus mais Disparition des virus
dépourvues de lymphocyte B
1- a) Analysez chacune des expériences A et B puis tirez une conclusion quant au
mécanisme qui bloque la prolifération des virus.
b) Quelles sont les cellules responsables de ce mécanisme.

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2- Les souris de l’expérience A possèdent les lymphocytes B, et pourtant la prolifération des
virus indique que les lymphocytes B ne sécrètent pas d’anticorps.
L’absence de thymus permet-elle d’interpréter ce fait ? Pourquoi ?
3- L’expérience C vous permet-elle d’identifier le mécanisme entraînant la disparition des
virus ? Quel est-il ?
Exercice 13 :
Dépistage de l’infection VIH / SIDA
L’observation directe du virus restant difficile, on détecte indirectement la présence du VIH
chez les personnes ayant un risque de contamination.
Pour cela on produit de façon artificielle, par génie génétique, des protéines virales qui sont
disposées sur une bandelette. Ces protéines, lorsqu’elles sont reconnues de façon spécifique
par des molécules contenues dans le sérum de l’individu à tester, forment une réaction
caractéristique qui permet de les repérer.

Emplacement d’une protéine Emplacement d’une protéine


spécifique du VIH non spécifique du VIH

Du sérum de l’individu à tester est déposé sur une bandelette. Le test est effectué chez les
individus A et B. Les résultats obtenus sont donnés ci-dessous.
Sujet A

Sujet B

1- Que recherche-t-on dans le sérum de l’individu à tester ?


Barhel MAHOUKOU &

2- Analyser ces résultats, puis précisez quel individu est séropositif, séronégatif
3- De quelle réponse immunitaire s’agit-il dans cette expérience ?
Exercice 14 :
On réalise les expériences suivantes :
 Expérience 1 : Une souris reçoit de la toxine tétanique fraîche. Elle meurt.
 Expérience 2 : Une souris reçoit une injection d’anatoxine tétanique puis 15 jours
après, on lui fait une injection de la toxine tétanique fraîche. Elle survit.
 Expérience 3 : Une souris reçoit une injection d’anatoxine tétanique puis 15 jours
après, on lui fait une injection de la toxine diphtérique fraîche. Elle meurt.
Quelles conclusions peut-on tirer de ces expériences ?
Distel KEMBISSILA

 Expérience 4 : Une souris reçoit une injection d’anatoxine tétanique, 15 jours après
on prélève son sérum et on l’injecte à une autre souris à laquelle on injecte
simultanément de la toxine tétanique. Elle survit.
 Expérience 5 : Une souris reçoit une injection de sérum obtenu précédemment puis 15
jours après, on lui fait une injection de toxine tétanique fraîche. Elle meurt.
1- Qu’appelle-t-on sérum ?
2- Interprétez ces expériences et dégager la notion de sérothérapie.
FIN Des Travaux Dirigés
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Tome II
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L’essentiel du cours
SUR
La physiologie du nerf
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PHYSIOLOGIE DU NERF
I- Rappels anatomiques sur l’organisation générale du Système Nerveux
Cérébro Spinal :

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Organisation générale du Système
Nerveux Cérébro-spinal

 Cerveau

 Centre Nerveux  Cervelet

 Bulbe Rachidien
Système Nerveux
Cérébro – Spinal
(Névraxe)

 12 paires de nerfs craniens, partant de l’encéphale


 Nerfs
 31 paires de nerfs rachidienes, partant de la moelle épinière
Barhel MAHOUKOU &

1- Organisation de l’encéphale :
a) Morphologie externe :
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Face ventrale Face dorsale


(inférieure = postérieure) (supérieure = antérieure)

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b) Morphologie interne :

Tome II
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2- Organisation de la moelle épinière :

Coupe transversale de la moelle épinière :

Barhel MAHOUKOU &

On y trouve deux substances :


 Au centre, la substance grise en forme de X, entoure le canal de l’épendyme ;
 Sur le pourtour, la substance blanche.
3- Structure de la cellule nerveuse :
Un neurone est une cellule nerveuse spécialisée dans la conduction des messages nerveux.
Distel KEMBISSILA

Structure d’un neurone

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4- Différents types de neurones :

Tome II
5- Fonction des neurones :

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 Réception et transmission des messages d’une cellule à une autre ;
 Conduction du message nerveux (influx nerveux) selon le sens suivant :
Dendrite Corps cellulaire Axones Arborisation terminale
6- Localisation des différentes parties du neurone :
 Dendrites et corps cellulaire : dans les centres nerveux et les ganglions (vertèbres) ;
 Axone ou cylindraxe : c’est le constituant central des fibres nerveuses dans les nerfs, les
connectifs et les centres nerveux ;
 Arborisation terminale : dans les centres nerveux ou au niveau des effecteurs.
a) Structure du corps cellulaire :

Schéma de l’ultrastructure d’un corps cellulaire

b) Structure de la fibre nerveuse : Barhel MAHOUKOU &

Coupe schématique d’une fibre nerveuse Coupe transversale du nerf


7- Différents types de fibres nerveuses :

Distel KEMBISSILA

Les fibres sans gaine : on les rencontre dans la substance grise ;


 Les fibres avec gaine de myéline : on les rencontre dans la substance blanche ;
 Les fibres avec gaine de Schwann : ce sont des fibres du système sympathique ;
 Les fibres avec gaine de myéline et gaine de Schwann : elles constituent les nerfs
rachidiens.

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8- Notion de synapse :
Le système nerveux est constitué d’une dizaine de milliards de neurones reliés entre eux,
établissant ainsi des liaisons et formant des chaines de neurones.

Tome II
On appelle synapse, la zone de contact entre deux neurones.
N.B : Cette jonction se fait entre l’arborisation terminale d’un axone et une autre structure
cellulaire.
Toute synapse comporte :
 Un élément pré-
synaptique qui est
toujours un bouton
terminal ;
 Un élément post-
synaptique de nature

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variable ;
 Un espace appelé fente
ou espace synaptique
qui existe entre les
Schéma d’une synapse membranes pré et post-
synaptiques.
Remarque : Du point de vue anatomique, on distingue trois catégories de synapses :
 La synapse neuro-neuronique ;
 La synapse neuromusculaire (= plaque motrice) ;
 La synapse neurosensorielle (peau et neurone sensitif en T par exemple).
Au niveau de la synapse, le message nerveux est transmis d’un neurone pré synaptique à un
neurone post synaptique ou à des organes effecteurs.
9- Différents types de synapses neuro-neuroniques (synapses inter
neuroniques) :

Différents types de synapses neuro – neuronique


Barhel MAHOUKOU &

L’arborisation terminale d’un neurone A peut rencontrer :


 Les dendrites d’un neurone B (= synapse axo-dendritique) ;
 Les somas d’un neurone B (= synapse axo-somatique) ;
 L’axone d’un neurone B (= synapse axo-axonique).
II- Les propriétés du tissu nerveux :
1- Les caractéristiques du neurone :
 Cellule spécialisée dès la vie embryonnaire et qui a perdu le pouvoir de se diviser ;
 Cellule très fragile, avide d’oxygène et de substance nutritive.
2- Phénomène de dégénérescence et de régénérescence :
Distel KEMBISSILA

La partie qui dégénère est celle qui ne porte pas le corps cellulaire. Par contre, celle qui porte le
corps cellulaire régénère.
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3- L’excitabilité nerveuse :
C’est la capacité d’une cellule vivante à répondre à un stimulus. Pour exciter une cellule
nerveuse ou un nerf, on utilise plusieurs types d’excitants :

Tome II
 Mécanique : pincement, piqûre, choc…
 Thermique : toute variation de température
 Electrique : courant continu
 Chimique : acide ou base diluées
N.B : L’excitant expérimental de choix pour l’excitation d’une fibre nerveuse ou d’un nerf est
le courant électrique car on peut régler à volonté son intensité et sa durée d’action. En plus, il
n’altère pas les tissus.
4- Sens de conduction :
Expérience :

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En excitant au point E1, les oscilloscopes O1, O2 et O3 enregistrent le passage de l’influx
nerveux, par contre O4 n’enregistre pas ce passage.
En excitant au point E2, seul l’oscilloscope O3 enregistre le passage de l’influx nerveux alors
que O1, O2 et O4 n’enregistrent rien.
Interprétation :
 Expérimentalement, l’influx nerveux se propage dans les deux sens le long d’un nerf ou
d’une fibre nerveuse à partir du point excité.
 L’influx nerveux ne traverse pas une zone ligaturée, lésée ou anesthésiée.
 La transmission de l’influx nerveux au niveau de la synapse est unilatérale, c’est-à-dire de
l’arborisation terminale d’un neurone vers la structure quelconque de l’autre neurone.
5- La conductibilité nerveuse :

Barhel MAHOUKOU &

C’est la propriété que possède une fibre nerveuse ou un nerf de conduire l’influx nerveux
(perturbation de charges qui, née au point d’excitation, se propage le long d’un nerf ou d’une
fibre nerveuse).
La conductibilité nécessite l’intégrité de la fibre nerveuse ou du nerf puis, en milieu
extracellulaire, ceux-ci doivent être placés soit dans un liquide physiologique (le Ringer) soit
dans l’eau de mer pour permettre les échanges d’ions.

III- Physiologie du tissu nerveux :


Distel KEMBISSILA

1- La polarité membranaire :
Le milieu extérieur de la cellule nerveuse comme celui des autres cellules de l’organisme porte
plus de charges positives que le milieu intracellulaire. Ceci s’explique par l’inégale répartition
des ions sodium (rencontrés à la surface) et potassium (rencontrés à l’intérieur).
N.B : La concentration des ions sodium est supérieure à celle des ions potassium.
De la sorte, on dit que la surface est chargée positivement et l’intérieur est chargé
négativement.

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 Le stimulateur fournit le courant électrique ;


2- Technique d’étude : Dispositif expérimental

Tome II
Dispositif de mise en évidence du potentiel d’action
 Le stimulateur fournit le courant électrique ;

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 Les électrodes stimulatrices ou excitatrices en contact de la cellule nerveuse excitent la
fibre ou le nerf ;
 Les électrodes réceptrices enregistrent le passage de l’influx nerveux ;
 L’amplificateur augmente (amplifie) l’amplitude des réponses ;
 L’oscilloscope traduit le passage ou non de l’influx nerveux sous forme de courbe.
3- Paramètre de l’excitabilité nerveuse : (courbe d’intensités durées)

Courbe d’excitabilité d’un neurone


 La rhéobase est l’intensité minimale que doit avoir une stimulation pour qu’elle soit
efficace ;
 Le temps utile est la durée qui correspond à l’application, lors d’une stimulation, d’une
intensité rhéobasique ;
 La chronaxie est le temps qui correspond à l’application, lors d’une stimulation, d’une
stimulation, d’intensité double de la rhéobase ;
Barhel MAHOUKOU &

 Une excitation efficace ou liminaire ou supraliminaire est une stimulation qui est capable
de déclencher la naissance d’un influx nerveux ;
 Une excitation inefficace ou liminaire ou infraliminaire est une stimulation qui ne peut
pas déclencher la naissance d’un influx nerveux.
Remarque : La période réfractaire correspond à l’intervalle de temps pendant lequel la fibre
nerveuse ou le nerf reste inexcitable devant la stimulation efficace.
4- Propriétés électrique du tissu nerveux :
a) Le potentiel nul et le potentiel de membrane ou potentiel de repos :
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Dispositif de mise en évidence du potentiel de nul

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Lorsqu’aucune excitation n’est portée sur la fibre nerveuse et que les électrodes soient placées
à la surface de la fibre nerveuse, l’écran de l’oscilloscope présente un tracé horizontal.
0 mV : c’est le potentiel nul qui prouve que tous les points à la surface de la fibre sont positifs

Tome II
(il n’y a pas eu perturbation de la polarité membranaire).
Lorsqu’à t1, on enfonce brusquement une des électrodes réceptrices à l’intérieur de la fibre,
sans exciter la fibre, on observe une déviation verticale du spot qui se stabilise à une valeur
négative : c’est le potentiel de repos ou potentiel de membrane : il s’explique par une
différence de charges qui excite entre la surface et l’intérieur de la fibre nerveuse ou du nerf.
N.B : L’existence d’un potentiel de membrane n’est pas caractéristique des neurones. Toutes
les cellules de l’organisme présentent une polarité membranaire.
b) Les potentiels d’action :
C’est une courbe observée sur l’écran de l’oscilloscope et qui traduit le passage de l’influx
nerveux sous une électrode réceptrice à la suite d’une excitation efficace.

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Pour obtenir un potentiel d’action, il faut que les électrodes réceptrices soient placées sur une
partie intègre de la fibre nerveuse (partie capable d’être traversée par un influx nerveux et que
l’intensité de stimulation soit au moins rhéobasique).
Il existe deux grands groupes de potentiel d’action qui sont :
b.1- Le potentiel d’action monophasique :

Dispositif de mise en évidence du potentiel d’action monophasique

Le potentiel d’action
monophasique s’obtient
lorsque le passage de l’influx
nerveux s’enregistre avec une
seule électrode réceptrice.
Ce potentiel comprend :
 A : artéfact de
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stimulation : moment
précis de l’excitation ;
 AB : temps de latence :
temps mis par l’influx
nerveux pour aller du lieu
d’excitation jusqu’à
l’électrode réceptrice ;
 BD : dépolarisation sous l’électrode réceptrice : la surface devient négative et l’intérieur
positive ;
 CD : dépolarisation sous l’électrode réceptrice : la surface redevient positive et
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l’intérieur négative ;
 DE : hyperpolarisation : sortie d’ions 𝐶𝑙 − puis leur retour à l’intérieur de la fibre.
Remarque : Le potentiel d’action s’explique par rapport au mouvement d’ions sodium et
potassium. Par contre l’hyperpolarisation s’explique par rapport au mouvement d’ions
chlorures.

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b.2- Le potentiel d’action diphasique :

Tome II
Dispositif de mise en évidence du potentiel d’action diphasique

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Il s’obtient lorsque le passage de l’influx nerveux est enregistré à l’aide de deux électrodes
réceptrices.
En fonction de la distance qui sépare les deux électrodes réceptrices, on peut obtenir :
 Un potentiel d’action  Un potentiel d’action
diphasique symétrique : diphasique
asymétrique :

Si les électrodes réceptrices sont Si les électrodes réceptrices sont


très espacées. proches l’une de l’autre.

c) La courbe composite ou courbe polymodale :


C’est une courbe qui présente
plusieurs sommets (pics) à la suite
d’une excitation très efficace. Chaque
sommet de cette courbe caractérise
un groupe de fibres constituant ce
nerf car toutes les fibres d’un nerf ne
Barhel MAHOUKOU &

conduisent pas l’influx nerveux à la


même vitesse.
Le premier sommet correspond au
groupe de fibres les plus excitables
puis les moyennement excitables et
enfin le groupe des fibres qui
s’excitent très lentement.
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d) Excitations d’intensités croissantes :
 Cas de la fibre nerveuse :

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I1 < I2 < I3 < I4 < I5 < I6
Réponse d’une fibre nerveuse isolée soumise à des excitations
d’intensités croissantes

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 I1 et I2 : intensités infraliminaires ;
 I3 : intensité seuil ou liminaire ;
 I4 ; I5 et I6 : intensités supraliminaires.
Lorsque l’intensité d’excitation est inefficace, il n’y a aucune réponse. Par contre, l’amplitude
des potentiels successifs ne change pas si on augmente l’intensité de l’excitation. La réponse
obtenue est constante et d’emblée maximale : c’est la loi du tout ou rien
 Cas du nerf :

I1 < I2 < I3 < I4 < I5 < I6

Réponse d’un nerf soumis à des stimulations d’intensités croissantes


 I1 et I2 : intensités infraliminaires ;
 I3 : intensité seuil ou liminaire ;
 I4 ; I5 et I6 : intensités supraliminaires;
 I5: intensité maximale (intensité à partir de laquelle l’amplitude du potentiel
d’action reste constante).
La réponse croît avec l’intensité de l’excitation jusqu’à devenir maximale. L’augmentation
d’amplitude s’explique par un recrutement des fibres excitées au sein du nerf : c’est la loi de
recrutement ou de sommation.
5- Vitesse de conduction de l’influx et les facteurs qui l’influencent :
𝒅 𝜟𝒅
Cette vitesse se calcule en posant : 𝑽 = ou 𝑽 =
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𝒕 𝜟𝒕
Elle est influencée par le diamètre de la fibre, la présence des gaines et la température du
milieu.
6- La transmission synaptique :
Le message nerveux afférent provoque
la migration puis l’exocytose des
vésicules synaptiques au niveau de la
membrane pré synaptique.
Le neurotransmetteur libéré, diffuse
dans l’espace synaptique, vers la
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membrane post synaptique qui contient


des protéines réceptrices des molécules
de neurotransmetteur.
La fixation du neurotransmetteur sur
les récepteurs membranaires provoque
la formation d’un potentiel post
synaptique.

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Très rapidement, les molécules de neurotransmetteur sur les récepteurs se détachent des
récepteurs membranaires entraînant un retour au potentiel de membrane initial. Elles sont
ensuite soit inactivées par des enzymes présentes dans l’espace synaptique, soit recapturées

Tome II
par le neurone pré synaptique.
Remarque :

Le curare, produit d’origine végétale,


se fixe sur les récepteurs destinés à
recevoir le médiateur, entre en
compétition avec lui et neutralise son
action, d’où la paralysie. Le curare
est donc un antagoniste de
l’acétylcholine.

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7- Quelques neurotransmetteurs :
 Neurotransmetteurs excitatrices : acétylcholine, adrénaline, noradrénaline ;
 Neurotransmetteurs inhibitrices : acide gababuturique (GABA)

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FIN DE L’O.G
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Travaux diriges
SUR
La physiologie du nerf
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Exercice 1 :
On étudie la vitesse de propagation de l’influx nerveux du nerf sciatique d’une grenouille et du
nerf sciatique d’un chien placés dans un dispositif dont on peut faire varier la température. Le

Tome II
montage expérimental chez les deux animaux est schématisé sur la figure ci-dessous.

On porte successivement une excitation électrique en A puis en B. les points d’excitation sont

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distants de 5 cm chez la grenouille, de 24 cm chez le chien. La mesure de la différence entre
les deux temps de latence est inscrite dans le tableau ci-dessous.
Température 18°c 28°c 38°c
du nerf
Grenouille 2 millisecondes 1 milliseconde 0,5 milliseconde
Chien 2,4 millisecondes 2, 35 millisecondes 2,45 millisecondes
1- Indiquer les propriétés du nerf.
2- Calculer la vitesse de l’influx nerveux dans chaque cas.
3- Quelle est l’influence de la température ?
4- Citer d’autres facteurs qui peuvent faire varier la vitesse de l’influx nerveux.
Exercice 2 :
On se propose d’étudier la physiologie d’un nerf. On porte alors des séries d’excitations
d’intensité (I) croissante sur ce nerf et à chaque excitation correspond un temps (t).
Les résultats suivants ont été obtenus :
Temps (ms) 0,3 0,6 0,9 1,2 1,5 1,8 2,1 2,4
Intensité (mV) 3,3 2,0 1,5 1,2 1,1 1,0 1,0 1,0
1- Citez les propriétés essentielles du nerf.
2- Tracez la courbe d’excitabilité nerveuse en fonction du temps.
3- Après avoir défini ce qu’on entend par chronaxie, rhéobase et temps utile, déterminez
graphiquement les valeurs de la chronaxie, de la rhéobase et du temps utile.
4- En vous servant de la réponse précédente (3-), dites en vous justifiant si une excitation
d’intensité 1,2 mV appliquée pendant 0,9 ms est efficace.
5- Quelles sont alors les conditions d’obtention d’une excitation efficace ?
6- a) Qu’appelle-t-on potentiel d’action ? Dans quelle condition apparait-il ?
b) Qu’appelle-t-on potentiel de repos ? A quoi est-il dû ?
c) Réalisez les schémas de montage permettant de mettre en évidence le potentiel
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d’action et le potentiel de repos.


N.B : Pour l’échelle : 1 cm 0,2 ms ; 1 cm 0,4 mV
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Exercice 3 :
Afin d’étudier les propriétés de la fibre nerveuse, on réalise les expériences représentées dans
les figures a, b et c.

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1- Définir le potentiel de repos et le potentiel d’action.
2- Décrire les expériences permettant la mise en évidence de ces deux notions.
3- Dans les deux cas des figures (a) et (b) ci-dessus, dites au niveau de quels
oscilloscopes, observe-t-on un potentiel d’action ?
On désigne par O : oscilloscope ; S : stimulation efficace ;
CN : centre nerveux.
4- Dans le cas schématisé en (c) :
 Si on porte une stimulation efficace en S1, on recueille un potentiel d’action non
seulement en O5 et en O6, mais aussi en O7 et en O8.
 Par contre, une excitation efficace portée en S2 ne permet d’observer un potentiel
d’action qu’en O7 et O8.
Quelles conclusions peut – on tirer de ces observations ?
Exercice 4 :
A- On isole dans un nerf deux fibres nerveuses F1 et F2. On applique sur chacune de ces
fibres une stimulation efficace de même intensité. Les électrodes réceptrices reliées à un
oscilloscope permettent d’effectuer les enregistrements qui sont affichés sur l’écran de
l’oscilloscope (PA1 et PA2)
1- Quelles différences apporte la comparaison de ces deux réponses (PA1 et PA2) ?
2- Comment pouvez-vous les expliquez ?

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B- On procède à des stimulations d’intensités croissantes (I1,...I12) sur un nerf puis sur une
fibre de ce nerf. Un dispositif d’enregistrement permet de mesurer l’amplitude des
réponses obtenues sur la fibre nerveuse (enregistrement R2) et sur le nerf (enregistrement
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R1)
1- Rappelez la différence entre un nerf et une fibre nerveuse.
2- Comment interprétez-vous les résultats obtenus qui sont consignés dans le tableau ci-
dessous ?
Intensité de stimulation
I1 I2 I3 I4 I5 I6 I7 I8 I9 I10 I11 I12
en U.A
Amplitude de réponses R1 0 0 110 180 310 410 460 600 680 780 820 820
Amplitude de réponses R2 0 0 110 110 110 110 110 110 110 110 110 110

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Exercice 5 :
On se propose d’étudier la physiologie du tissu nerveux et pour cela on réalise les expériences
suivantes :

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1- Sur un axone géant de certains céphalopodes on place deux micro-électrodes réceptrices
(R1 et R2) dont l’une est introduite en profondeur et l’autre maintenue à la surface de
l’axone.
a) Lors de la pénétration intracellulaire, on constate sur l’écran de l’oscillographe une
brusque différence de potentiel qui se stabilise vers 70 millivolts (schéma a).
Comment nomme-t-on cette différence de potentiel et comment l’explique-t-on ?
b) Au temps t1, on porte une stimulation électrique d’intensité suffisante sur la fibre
nerveuse étudiée : on obtient le tracé représenté par le schéma « b ».
Nommez et interprétez cette variation de la différence de potentiel.
c) On fait varier l’intensité de la stimulation (I1 ; I2 ; I3 ; I4) représentant des valeurs

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croissantes de cette stimulation. On observe alors l’apparition du tracé schéma
« c » sur l’oscillographe.
Quelles propriétés de la fibre nerveuse isolée sont ainsi mises en évidence ?
2- On dispose maintenant sur la fibre nerveuse deux électrodes extracellulaires (R’1 et R’2)
que l’on relie aux plaques d’un oscillographe cathodique. Une stimulation efficace
permet d’obtenir le tracé représenté par le schéma « d » sur l’écran de l’oscillographe.
Comment appelle-t-on ce tracé et comment peut-on l’expliquer ?

Exercice 6 :
A- On réalise le montage expérimental de la figure 1.

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On excite en E et on obtient la courbe de la figure 2


a) Interprète cette courbe
b) Quelles propriétés du nerf met-elle en évidence ?
c) Le montage de la figure 1 permet le calcul approximatif de la vitesse de
l’influx nerveux. Evaluez cette vitesse.
B- Au cours d’une séance de T.P, on porte des stimulations sur deux structures nerveuses
A et B. les résultats sont consignés dans le tableau suivant :
Intensités de stimulation en U.A 0 1 2 3 4 5 6 7
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Réponses de A en mV 0 0 0 50 50 50 50 50
Réponses de B en mV 0 0 30 60 70 81 90 100
1- Construisez les courbes de réponses des deux structures nerveuses A et B en fonction de
l’intensité des stimulations.
Echelle : 1 cm pour une UA ; 1 cm pour 20 mV
2- Analysez ces courbes et déduisez-en les caractéristiques de l’excitabilité.
3- Identifiez les deux structures A et B.
4- Déduisez de ces expériences les propriétés de chacune de ces structures.
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Exercice 7 :
A l’aide d’électrodes reliées à un oscilloscope, il est possible d’observer le comportement de la
cellule nerveuse à la suite d’une stimulation directe. Dans l’expérience proposée, l’électrode

Tome II
enregistreuse est intracellulaire, la deuxième électrode réceptrice est placée dans le milieu
extracellulaire (extérieur) maintenue à un potentiel fixe (électrode de référence).
1- Le document 1 donne les résultats obtenus pour l’axone géant d’une cellule nerveuse
de Calmar placé dans un liquide physiologique
Interprétez ce document et définissez ce que l’on appelle potentiel de repos et potentiel
d’action.
2- On teste sur cette cellule l’effet d’une mise en milieu artificiel de même pression
osmotique et de même charge électrique que le milieu physiologique, mais dépourvu
d’ions Na+. On obtient l’enregistrement représenté par le document 2.
a) A partir de ces résultats, que pouvez-vous conclure quant à l’influence des ions Na+

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extracellulaires sur le potentiel électrique de la cellule ?
b) A l’aide de vos connaissances, expliquez comment le sodium intervient dans la
genèse d’un potentiel d’action.
3- Le document 3 correspond au dispositif expérimental qui permet d’étudier les
manifestations électriques de l’influx nerveux sur une cellule.
Nommez et dégagez le rôle de chaque élément de ce dispositif.

Document 1 Document 2 Document 3

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FIN Des Travaux Dirigés


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L’essentiel du cours
SUR
Le système musculaire
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Distel KEMBISSILA

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Les muscles sont des organes actifs du mouvement, à l’opposé des os qui sont des organes
passifs.
I- Différents types de muscles :

Tome II
Les muscles sont d’une grande diversité concernant :
 La forme : muscles en fuseau (biceps et triceps) ; muscles plats (abdomen,
omoplate) et les muscle circulaires (sphincter).
 La localisation : muscles squelettiques et viscéraux.
 La structure microscopique : muscles striés et muscles lisses.
Malgré cette diversité, les muscles possèdent tous la même propriété de se contracter.
Seulement, les muscles striés squelettiques obéissent à la volonté : ils sont commandés par le
Système Nerveux Cérébro Spinal, ce sont des muscles de la vie de relation. Les muscles
lisses, viscéraux et cardiaques quant à eux se contractent de façon automatique : ils sont sous
l’influence du Système Nerveux Végétatif, ce sont des muscles de la vie végétative.

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II- Etude d’un muscle strié :
Exemple : le muscle gastrocnémien du crapaud
A- Structure :
1- Organisation générale :

Un muscle squelettique en fuseau


comprend :
La région centrale contractile appelée
ventre ou Ceps et les extrémités
conjonctives élastiques appelées tendons
Muscle en fuseau (Biceps)
2- Coupe transversale :

La coupe transversale d’un muscle en


fuseau observée au microscope révèle
des fibres musculaires de gros diamètre
regroupées en faisceaux séparés par du
tissu conjonctif dans lequel circulent des
vaisseaux sanguins et des fibres
nerveuses.
Coupe transversale d’un muscle strié
3- Structure microscopique de la cellule musculaire :
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a) Observation au microscope optique :

Une fibre musculaire est un élément cylindrique


de 4 à 12 cm de long sur 40 à 150 μm de diamètre.
Vues au microscope optique, chaque fibre
musculaire présente, sous une membrane ou
sarcolemme, contre laquelle s’appuient de
nombreux noyaux, un cytoplasme très nettement
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strié en travers montrant deux parties :


 Une partie indifférenciée, granuleuse, où
l’on peut déceler la présence des
enclaves de lipide, de protide et de
glycogène et aussi de nombreux noyaux
et mitochondries : c’est le sarcoplasme.

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 Une partie très différenciée faite de myofibrilles groupées en faisceaux. Chaque
myofibrille est formée par une succession de disques clairs et sombres. Chacun des
disques clairs est coupé en son milieu par une mince cloison dite strie Z. Les disques

Tome II
clairs et sombres se correspondent d’une myofibrille à l’autre, ce qui explique
l’aspect strié de la fibre.
La portion de la myofibrille comprise entre deux stries Z s’appelle sarcomère.
Une fibre musculaire striée est en somme un syncytium cellulaire, plurinucléé et à cytoplasme
différencié : elle est l’unité constitutive du tissu musculaire strié.
La couleur rouge est due à la présence d’un pigment propre : la myoglobine très voisine de
l’hémoglobine du sang.
b) Observation au microscope électronique (ultrastructure) de la myofibrille :

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Ultrastructure d’une myofibrille

Un sarcomère est constitué de deux types de filaments :


 La myosine : filament épais correspondant au disque sombre ou bande A (anisotrope) ;
 L’actine : filament mince partiellement emboité entre les filaments de myosine.
La partie occupée uniquement par les filaments d’actines est appelées zone claire ou bande I
(isotrope). Les filaments d’actine se relient entre eux au niveau de la strie Z. La bande H
(Hansen) correspond dans le disque sombre à la zone où il n’y a que les filaments de la
myosine.
B- Innervation des fibres musculaires :
1- Les terminaisons nerveuses sensitives :

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Schéma du fuseau neuromusculaire


Les dendrites de certaines fibres nerveuses sensitives s’enroulent autour de plusieurs fibres
musculaires qui perdent à cet endroit leur striation et forment un fuseau neuromusculaire : point
de départ des sensations ressenties au niveau du muscle.
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Schéma de l’ultrastructure d’un e plaque motrice ou synapse neuromusculaire


Ces terminaisons nerveuses constituent des véritables récepteurs proprioceptifs qui informent
les centres nerveux de l’état de tension (corpuscules tendineux de golgi) ou d’étirement
(fuseau neuromusculaire) du muscle.

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2- Les terminaisons nerveuses motrices :
Chaque fibre musculaire reçoit un filet nerveux qui est une ramification de fibres nerveuses
motrices lesquelles innervent plusieurs fibres musculaires. L’ensemble de la fibre nerveuse et

Tome II
des fibres musculaires innervées forme une unité motrice.
La jonction entre un filet nerveux (bouton terminal) et la fibre musculaire constitue la plaque
motrice. L’influx nerveux devra franchir cette dernière synapse neuromusculaire.
C- Physiologie du muscle strié squelettique :
1- Principe du myographe à balancier :

Le myographe à balancier possède une aiguille


mobile autour d’un axe dont l’extrémité est en
contact avec un cylindre enregistreur. A l’autre
extrémité est fixé par un fil le tendon du muscle

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étudié. Ainsi toute contraction du muscle
provoque une déviation de l’aiguille
enregistreuse sur le cylindre.
L’enregistrement est appelé myogramme. Pour
analyser le myogramme, on peut adjoindre un
signal en relation avec le stimulateur et un
chronographe permettant d’avoir un axe de
temps.

La contraction d’un muscle est appelée isométrique si celui-ci produit une tension sans se
raccourcir.
Si la tension s’accompagne d’un raccourcissement, la tension est dite isotonique.
Le myographe enregistre une contraction isométrique si l’aiguille à balancier ne permet pas un
raccourcissement notable du muscle.
2- Etude de la secousse musculaire isolée :
On désigne par secousse musculaire, la réponse du muscle à une excitation isométrique. Cette
réponse brève (moins de 0,2 s) demande un enregistrement graphique pour pouvoir être
analysée.

L’analyse du myogramme
permet de décomposer la
secousse musculaire en trois
phases :
Myogramme
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Signal de l’excitation
Temps (1/100s)

 La phase de latence (AB) qui dure 5/100 de seconde : c’est la durée nécessaire pour
que l’influx formé sur le nerf moteur atteigne les plaques motrices, les traverse puis
parcourt les fibres musculaires.
Remarque : Si l’excitation est portée directement sur le muscle, la phase de latence est plus
courte car l’influx n’a que les fibres musculaires à parcourir.
 La phase de contraction (BC) qui dure 7/100 de seconde : c’est la durée pendant
laquelle le muscle est actif.
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Remarque : Si la contraction est isotonique, la fibre musculaire se raccourcit grâce à un


glissement des fibres d’actine entre les fibres de myosine au niveau de chaque sarcomère. Si la
contraction est isométrique, c’est la durée pendant laquelle le muscle produit une tension.
 La phase de relâchement (CD) qui dure 10/100 de seconde : phase pendant laquelle le
muscle revient à la position de repos.
N.B : Au repos, un muscle est toujours en légère contraction : c’est le tonus musculaire qui
est un réflexe.

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Le glissement des fibres d’actines entre les fibres de myosine au cours d’une contraction
isotonique provoque une disparition de la bande H et un raccourcissement du sarcomère.

Tome II
La contraction musculaire et son interprétation
Lorsqu’un muscle est fatigué, la réponse diminue d’amplitude, les phases de contraction et de

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relâchement s’allongent.
3- Etude d’une série de secousses :
 Réponse à deux excitations successives :
Quand le muscle subit deux excitations successives, la réponse est différente selon le moment
où intervient la 2e excitation mais également en fonction de l’intensité utilisée :
1er cas :

La 2e excitation arrive après la phase de


relâchement : On observe deux secousses
musculaires isolées et identiques.

2e cas :

La 2e excitation intervient pendant la période de


relâchement de la 1ere secousse, la 2e secousse
est partiellement fusionnée à la 1ere avec
augmentation de l’amplitude : on dit qu’il ya
léger effet de sommation

3e cas :
Barhel MAHOUKOU &

La 2e excitation tombe pendant la période de


contraction de la 1ere réponse, les deux secousses
fusionnent complètement en une seule,
d’amplitude plus grande et de durée plus longue.
Tout se passe comme si les deux excitations
fusionnaient leurs effets : c’est l’effet de
sommation.
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Remarque :
Lorsque la 2e excitation atteint le muscle pendant
le temps de latence de la 1ere, une seule secousse
musculaire apparait, l’autre stimulation n’a pas
d’effet car le muscle est dans sa période réfractaire.

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Barhel MAHOUKOU & Distel KEMBISSILA Page 87 sur 120
 Secousse partiellement fusionnées : le tétanos imparfait

En portant deux excitations espacées de

Tome II
5/100 de seconde, la seconde excitation
survient pendant la phase de
relâchement de la première secousse.
La nouvelle secousse fusionne
partiellement avec la première
entrainant une augmentation de
l’amplitude. Cette augmentation est
appelée effet de sommation.
En portant une série d’excitations à la même fréquence, on obtient, lorsque l’effet de
sommation est maximal, un plateau horizontal ondulé appelé tétanos imparfait.

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Remarque :
Si la série d’excitation est maintenue longtemps, on observe une diminution de l’amplitude du
plateau ondulé : c’est la fatigue musculaire.

Courbe normale
Courbe de fatigue

Signal

 Secousse totalement fusionnées : le tétanos parfait

Lorsque toute nouvelle excitation


survient pendant la phase de contraction
de la secousse précédente, il ya fusion
complète des secousses.
Lorsque l’effet de sommation est
maximal, le myogramme présente un
plateau rectiligne appelé tétanos
parfait.
Si les contractions se maintiennent
longtemps, on observe une diminution
d’amplitude caractéristique de la fatigue
Barhel MAHOUKOU &

D- Les phénomènes électriques :


1- Potentiel de repos et d’action :
Le muscle possède les mêmes propriétés électriques que le nerf. Au repos, il existe un
potentiel de membrane entre la surface positive et l’intérieur négative. A la suite d’une
excitation, il se forme une onde de dépolarisation qui parcourt tout le muscle.
Remarque : L’onde ne se propage pas dans les tendons.
2- Chronologie et comparaison entre les phénomènes électriques et les
phénomènes mécaniques :
L’électromyogramme révèle que le
Distel KEMBISSILA

passage de l’influx est inclus dans


la phase de latence des
phénomènes mécaniques. Les
phénomènes électriques précèdent
donc les phénomènes mécaniques.

Electromyogramme d’une secousse musculaire

Tome II Edition révisée corrigée et complétée Septembre 2015


Barhel MAHOUKOU & Distel KEMBISSILA Page 88 sur 120
Dans une série d’excitation, les potentiels restent toujours distincts, sans fusion alors que les
secousses musculaires sont capables de fusionner. Si la fréquence devenait trop élevée, il n’y
aurait plus de réponse car toute nouvelle excitation tombe dans la période réfractaire.

Tome II
3- Phénomènes chimiques :
L’activité d’un muscle n’est possible que si la cellule possède de l’énergie. La cellule
musculaire possède plusieurs voies possibles dans la production d’énergie.

Une cellule musculaire reposée


possède des réserves d’ATP et
de phosphagène. Ces molécules
sont capables de libérer
rapidement de l’énergie utilisée
par les besoins de contraction.

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Cependant, les stocks sont
limités.
La cellule peut également à partir de son glycogène de réserve ou de glucose pris dans le sang
effectuer une dégradation partielle en acide pyruvique. L’énergie permet de poursuivre les
contractions pendant quelques temps.
Cependant, l’acide pyruvique peut être transformé en acide lactique si celui – ci s’accumule
dans la cellule, il diminue le pH, bloquant ainsi toutes les activités de la cellule.
L’acide pyruvique peut être dans les mitochondries entièrement oxydé. La grande quantité
d’énergie ainsi libérée est surtout utilisée pour reconstituer les réserves en ATP et en
phosphagène.
Au cours d’une secousse
musculaire, le muscle produit
la chaleur en deux temps : la
chaleur initiale pendant la
secousse ; la chaleur retardée
après la secousse. La
production de chaleur
témoigne essentiellement des
réactions chimiques.
La chaleur initiale correspond à l’activité des mitochondries. Cette production de chaleur peut
être utilisée par les animaux à température constante pour réchauffer l’organisme.
Conclusion :
A la suite d’une excitation d’un muscle strié squelettique, le muscle est d’abord parcouru par
un influx qui provoque la libération d’ions Ca2+ contenus dans le réticulum lisse au niveau des
myofibrilles. Ces ions permettent la mise en marche des réactions chimiques libératrices
d’énergie. L’énergie produite est utilisée pour permettre les phénomènes mécaniques ayant
Barhel MAHOUKOU &

pour conséquence une production de chaleur.


Un muscle réalisant une contraction dans l’organisme, le fait presque toujours sous forme de
tétanos parfait. Cela suppose l’envoi par les neurones moteurs d’un train d’ondes d’une
fréquence suffisamment élevée pour que tout nouvel influx survienne pendant la phase de
contraction de la secousse précédente.
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FIN DE L’O.G
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Tome II
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Travaux diriges
SUR
Le système musculaire
Barhel MAHOUKOU &
Distel KEMBISSILA

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Barhel MAHOUKOU & Distel KEMBISSILA Page 90 sur 120
Exercice 1 :
Sur une préparation nerf sciatique gastrocnémien chez la grenouille, on enregistre sur l’écran
de l’oscillographe des manifestations du muscle, à la suite de deux excitations successives. Soit

Tome II
E1 le temps où l’on porte la première excitation et E2 le temps de la deuxième excitation.
Sachant que la durée d’une secousse musculaire est de 1/10s.
1- Représentez l’enregistrement obtenu si les durée des différentes phases de la secousse
musculaire sont : 0,05 s ; 0,01 s ; 0, 04 s.
2- Construisez et interprétez les différents myogrammes que l’on peut obtenir dans les deux
cas suivants : E2 – E1 = 12/100 s ;
E2 – E1 = 3/100 s
3- Que se passe t-il si on ouvre le circuit ?
4- Si l’ouverture du circuit se produit 7/100e s après sa fermeture. Quel enregistrement
obtiendrait – on ? Pourquoi ? Représentez-le en utilisant le tracé précédent ?

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5- Qu’obtiendrait – on en produisant des excitations successives répétées régulièrement au
même rythme que ci-dessus.
Exercice 2 :
Le document ci-dessous permet de comprendre le fonctionnement de la jonction
neuromusculaire.
1- Annotez le document ci-dessus et donnez – en un titre.

2- Le liquide de perfusion d’un muscle excité par l’intermédiaire de son nerf moteur
renferme de l’acétylcholine.
On ne trouve pas d’acétylcholine dans le liquide de perfusion lorsque l’excitation est
directement portée sur le muscle.
Si on dépose l’acétylcholine à la surface de la plaque motrice d’un muscle au repos, on
observe une réponse électrique locale de la membrane, puis de toute la fibre suivie d’une
réponse mécanique.
Barhel MAHOUKOU &

a) Analysez ces données.


b) Quelles précisions apportent – elles ?
3- Expliquez comment l’excitation du nerf entraîne – t – elle la contraction du muscle.
Exercice 3 :
On stimule un muscle gastrocnémien de grenouille avec un courant électrique de voltage
légèrement supérieur à la rhéobase de ce muscle. On obtient, sur un cylindre enregistreur les
réponses musculaires du document 1.
1- Combien y a-t-il eu de
stimulations efficaces ? Justifiez
Distel KEMBISSILA

votre réponse
2- Analysez et interprétez la
réponse C1
3- Quels myogrammes obtient-on si
on ouvrait le circuit en A ? en B ?
en C? Représentez les
Document 1 myogrammes obtenus et
expliquez.

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Barhel MAHOUKOU & Distel KEMBISSILA Page 91 sur 120
4- On arrête le cylindre enregistreur et on le déplace à la main, après chaque stimulation on
obtient les résultats du document 2.
a) Décrivez ces nouveaux résultats en précisant les différences observées par rapport

Tome II
aux résultats précédents.
b) Quelle interprétation proposez-vous ?
c) Quelle (s) caractéristique (s) des cellules musculaires met-on-en évidence.

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Document 2
Exercice 4 :
On dispose d’une préparation vivante nerf sciatique-muscle gastrocnémien, d’une solution de
curare et du matériel classique de stimulation.
On réalise le montage document 1, puis on stimule, on constate que chaque stimulation
efficace est suivie d’une secousse musculaire. En stimulant directement le muscle, on obtient
aussi une secousse musculaire.
On réalise maintenant le montage document 2, on stimule le nerf, on constate aucune réaction.
Si on stimule directement le muscle, celui-ci se contracte normalement.

Document 1 Document 2
1- Sachant que toutes les stimulations portées ont la même intensité et la même durée
d’application, quelles conclusions peut-on tirer de chaque expérience ?
2- Quelles hypothèses peut-on émettre pour expliquer l’action du curare ?
Dans une expérience, on dégage le gastrocnémien d’une patte postérieure de la grenouille
Barhel MAHOUKOU &

décérébrée et démédullée et on excite le muscle à des moments donnés.


3- Expliquez les termes : grenouille décérébrée et démédullée.
4- Tracez et interprétez brièvement les deux myogrammes obtenus dans les cas suivants :
E2-E1 = 0,12 secondes ; E2-E1 = 0,07 secondes
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Exercice 5 :
1- Avec la préparation nerf sciatique – gastrocnémien, un stimulateur, un oscilloscope à
deux voies, on réalise le montage schématisé sur le document 1. La voie I de

Tome II
l’oscilloscope enregistre les phénomènes mécaniques de la contraction du muscle, la voie
II est reliée à deux électrodes placées à la surface du muscle.

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Document 1
On porte une excitation d’intensité et de durée convenables sur le nerf, on obtient les
tracés A et B du document 2.

Document 2
a) A quels tracés s’attendait – on (schématisez) ?
b) Que représentent les tracés A et B ? Analysez le tracé A.
2- On veut savoir à quel niveau agit une substance biochimique nommée X utilisée comme
poison paralysant. On réalise ainsi les expériences suivantes :
Expérience 1 : Le nerf est placé dans la substance X, on excite et on obtient les tracés a
et b du document 3.
Expérience 2 : Le muscle est placé dans la substance X, on excite et on obtient les tracés
a et b du document 3.
Expérience 3 : La jonction nef – muscle est plongée dans la substance X, on excite et on
obtient le tracé (C) du document 3.
Barhel MAHOUKOU &

Document 3
a) Interprétez chaque expérience et concluez en précisant le lieu d’action de la
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substance X.
b) Expliquez le passage de l’influx nerveux au niveau de cette zone (schéma à l’appui).

FIN Des Travaux Dirigés


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Tome II
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L’essentiel du cours
SUR
Les reflexes
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ROLE DU SYSTEME NERVEUX DANS LE COMPORTEMENT MOTEUR
D’UN ANIMAL : Les Réflexes
Définition : Un réflexe est une réponse involontaire et immédiate de l’organisme à une

Tome II
excitation.
I- Les Réflexes innés :
Ce sont des réflexes naturels, chaque personne les possède à la naissance.
Exemple : réflexe rotulien, réflexe plantaire…
A- Différents types de réflexes innés chez l’homme :
1- Etude expérimentale des réflexes médullaires chez le crapaud :
a) Préparation de l’animal :

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b) Enregistrement des réponses lors des excitations d’intensités croissantes :
Concentration N° des Le réflexe est dit
de la solution solutions Réponses observées
d’acide
1/200 1 Aucune réponse Nul
1/100 2 Aucune réponse Nul
1/50 3 Flexion des orteils Localisé
1/30 4 Flexion de la patte excitée Unilatéral
1/20 5 Flexion des 2 pattes postérieures Symétrique
(bilatéral)
1/10 7 Flexion des membres < puis des Irradié
membres >
Solution non 8 Mouvement des 4 membres et du tronc Généralisé
diluée

 La plus petite réponse obtenue par la concentration n°3 (1/50) constitue l’intensité seuil ;
 Les solutions n°1 et 2 sont des intensités infraliminaires ;
 Les solutions n°4, 5, 6, 7 et 8 sont des intensités supraliminaires.
Barhel MAHOUKOU &

N.B : Plus la contraction est élevée, plus le réflexe se complique.


2- Organes mis en jeu pour l’accomplissement du réflexe :
 La peau intervient – elle ?
On plonge la patte postérieure gauche d’une grenouille dans l’éther, puis on plonge la même
patte dans l’acide moyennement concentré 1/30 : aucune réponse n’est observée. Par contre, si
on rince cette patte à l’eau pure et on la plonge de nouveau dans la même solution, on obtient
un réflexe. L’éther a donc anesthésié la peau.
Conclusion : La peau contient des récepteurs sensoriels.
 Le nerf rachidien intervient – il ?
On plonge dans une solution acidulée les orteils droits et les orteils gauches après section du
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nerf sciatique gauche : aucune réponse de la patte dont le sciatique a été sectionné. Il ya par
contre, flexion de la patte postérieure droite et parfois des membres antérieurs.
Conclusion : Le nerf sciatique a un rôle conducteur.

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Tome II
 On excite électriquement le bout central du nerf sciatique gauche. Aucune réponse de la

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patte gauche, tandis que la patte opposée exécute la flexion : le nerf sciatique conduit
des influx centripètes, il contient des fibres sensitives.
 On excite électriquement le bout périphérique du nerf sciatique gauche. On observe un
mouvement de la jambe et du pied gauches : le nerf sciatique conduit des influx
centrifuges ; il contient des fibres motrices.
N.B : Le nerf sciatique qui est à la fois sensitif et moteur, est un nerf mixte (comme tous les
nerfs rachidiens).
 La moelle épinière intervient – elle ?
Détruisons la moelle épinière, puis excitons la patte postérieure gauche alors que le nerf
sciatique est intact : aucune réponse n’est observée.
Conclusion : La moelle épinière est indispensable à l’accomplissement du réflexe.
 Le muscle intervient – il ?
Sectionnons les tendons reliant le gastrocnémien aux os de la patte postérieure gauche,
excitons les orteils de cette patte : on obtient la contraction du muscle, mais pas le mouvement
de la patte.
Conclusion : Le muscle est indispensable à l’accomplissement du réflexe, il est responsable
du mouvement.
En résumé : L’accomplissement d’un arc réflexe nécessite :
 Récepteur sensoriel : la peau :
 Les fibres nerveuses sensitives : elles conduisent l’influx nerveux centripète ;
 Un centre nerveux : la moelle épinière, qui transforme l’influx centripète en influx
centrifuge ;
 Un organe effecteur : le muscle strié qui effectue les mouvements qui constituent la
réponse à l’excitation.
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Flexion de la patte
Trajet suivi par l’influx nerveux dans un arc réflexe médullaire
Distel KEMBISSILA

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B- Trajet suivi par l’influx nerveux dans un arc réflexe médullaire :
1- Schéma d’un arc réflexe :

Tome II
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Schéma d’un arc réflexe médullaire

2- Expérience de Magendie sur le sens de l’influx nerveux :


 En sectionnant la racine postérieure, on supprime la sensibilité : cette racine
est donc sensitive.
 La section de la racine antérieure supprime la motricité : cette racine est donc
motrice.
3- Expérience de dégénérescence wallerienne :

Tout nerf rachidien est relié à


la moelle épinière par deux
voies : l’une antérieure ou
ventrale, l’autre postérieure ou
dorsale.
Cette dernière est munie d’un
renflement appelé ganglion
spinal.

1eer expérience : On sectionne la racine d’un nerf de part et d’autre du ganglion spinal :

 Au niveau de 1, le bout
périphérique dégénère.
 Au niveau de 3, le bout central
dégénère.
Barhel MAHOUKOU &

Conclusion : Le corps cellulaire est donc situé dans le ganglion spinal. Il s’agit d’un neurone
en T qui est sensitif.
2eme expérience : On coupe la racine ventrale en 2 :
Distel KEMBISSILA

Le bout central régénère, par


contre le bout périphérique
dégénère.

Conclusion : Le corps cellulaire est donc situé dans la corne antérieure de la substance grise
(centre nerveux) : il s’agit d’un neurone moteur ou motoneurone.
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4- Trajet suivi par l’influx nerveux :
L’influx nerveux qui part du récepteur sensoriel arrive dans la moelle épinière par la racine
postérieure contenant les fibres sensitives, parcourt le neurone d’association qui se trouve dans

Tome II
la moelle épinière et va vers les muscles par la racine antérieure contenant les fibres motrices.
Ce trajet suivi par l’influx nerveux est appelé arc réflexe.
5- Carte réflexes :
a) Cas d’un réflexe unilatéral :
Le trajet suivi par l’influx nerveux comporte deux neurones principaux formant un arc réflexe.
Mais vue la lenteur de la réaction réflexe, l’influx nerveux doit franchir deux synapses, ce qui
suppose l’existence d’un neurone d’association situé entre le neurone sensitif et le neurone
moteur.
b) Cas d’un réflexe bilatéral ou symétrique :
Il ya intervention des neurones d’association transversaux qui transmettent l’influx nerveux au

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neurone situé dans la corne antérieure du coté opposé du neurone sensitif.
c) Cas d’un réflexe irradié ou généralisé :
Il ya dans la moelle épinière des neurones d’association verticaux qui transmettent l’influx
nerveux à des neurones situés à l’autre niveau de la moelle épinière.

II- Les Réflexes conditionnels de PAVLOV :


La notion de reflexe conditionnel est due au savant russe Ivan Petrovitch PAVLOV (1849-
1936). Les travaux de Pavlov ont porté essentiellement sur la sécrétion salivaire chez le chien.
A- Mécanisme de sécrétion :
On pratique une fistule, c’est – à – dire on introduit une canule dans le canal de la glande
salivaire et la salive est recueillie dans un tube. On constate que lors de la mastication et
surtout celle des aliments secs, la sécrétion salivaire est très abondante. Cette sécrétion est un
réflexe inné dont le centre est le bulbe rachidien et le cortex cérébral.
Barhel MAHOUKOU &

B- Principales expériences des travaux de PAVLOV :


Pavlov donne de la viande à un chien portant une fistule et fait précéder la nourriture d’un
bruit de métronome (instrument de musique) et cela pendant plusieurs jours, puis il fait
entendre le même bruit sans nourriture et le chien salive abondamment. Pavlov constate que le
bruit du métronome, sans effet auparavant, est devenu un excitant efficace.
N.B : Le bruit du métronome doit précéder la nourriture. L’ablation des hémisphères
cérébraux ne permet pas d’observer ce phénomène.
Distel KEMBISSILA

Schéma de la mise en jeu de la salivation innée

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Barhel MAHOUKOU & Distel KEMBISSILA Page 98 sur 120
C- Interprétation :
L’excitation constitué par le bruit du métronome chemine par le nerf auditif jusqu’à l’aire
auditive, puis l’aire gustative, pour atteindre le centre salivaire bulbaire. Elle se réfléchit sur

Tome II
les nerfs qui descendent vers la glande salivaire et excite son activité : il s’agit d’un réflexe
actif.
Il ya création des liens entre l’aire auditive et l’aire gustative, créant un nouvel arc réflexe.

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Schéma de la mise en jeu de la salivation conditionnelle
D- Conditions d’apparition des réflexes :
L’excitant conditionnel doit être bien déterminé, car les excitants variés peuvent devenir des
excitants conditionnels (la vue, la lumière).
Pour dresser un animal, il faut écarter tout facteur pouvant devenir excitant conditionnel. Pour
cela, il faut opérer au laboratoire totalement isolé. L’excitant conditionnel doit accompagner
un excitant absolu qu’il doit précéder.
E- Importance des réflexes conditionnels dans la vie de l’homme :
Une grande partie de l’éducation repose sur la mise en jeu de réflexes conditionnels. Les
réflexes conditionnels permettent le dressage des animaux et l’éducation de l’homme :
apprentissage du langage, de l’écriture, de la lecture, favorise la vie en société. Chez l’homme,
plus le cerveau se développe, plus le pouvoir de contrôle et de maîtrise se conditionnent.
L’apprentissage n’est plus un simple conditionnement, il devient un acte intentionnel et
s’intègre dans le comportement.

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Distel KEMBISSILA

FIN DE L’O.G

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Travaux diriges
SUR
Les reflexes
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Barhel MAHOUKOU & Distel KEMBISSILA Page 100 sur 120
Exercice 1 :
La figure ci-dessous représente les relations existant entre la moelle épinière et le muscle de
mammifère.

Tome II
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Afin de préciser l’un des aspects du fonctionnement des structures représentées sur la figure
ci-contre, on réalise des expériences de stimulation grâce à des électrodes stimulatrices
disposées en E1, E2 et E3.
L’intensité de stimulation est telle que l’on obtient d’emblée des potentiels d’action
d’amplitude maximale.
L’enregistrement de ces potentiels d’action est réalisé grâce à des électrodes réceptrices reliées
à un oscilloscope, placées en A, B et C.
Les résultats obtenus sont consignés dans le tableau suivant :
Stimulation en Potentiel d’action recueilli en
Expérience 1 E1 A B C
Expérience 2 E2 - B C
Expérience 3 E3 - - C
1- Donnez la légende des éléments de 1 à 8.
2- Interprétez les résultats de chaque expérience.
Exercice 2 :
L’orientation d’un jet d’air sur l’œil provoque le clignement des paupières. L’expérience
répétée sur d’autres chiens donne des résultats identiques.
1- Nommez cette réaction.
On souhaite connaitre le mécanisme nerveux de cette réponse.
 Expérience 1 : Destruction de la branche oculaire du nerf trijumeau du coté
gauche. Le jet d’air envoyé unilatéralement sur l’œil gauche reste sans effet mais la
même stimulation appliquée sur l’œil droit entraîne le clignement des paupières
des deux cotés par contraction des muscles peauciers orbiculaires.
 Expérience 2 : Sur un autre animal, on sectionne le nerf facial gauche. Les paupières
Barhel MAHOUKOU &

gauches ne se ferment pas à l’air, que le jet soit envoyé sur l’œil droit ou sur l’œil
gauche.
 Expérience 3 : On provoque sur un troisième animal la lésion d’une zone du tronc
cérébral, en avant du bulbe rachidien. On note les mêmes résultats que pour le cas
précédent.
2- Interprétez les résultats expérimentaux 1, 2 et 3.
3- Proposez un schéma simple indiquant le cheminement de l’influx nerveux au cours de la
réaction décrite.
Le conditionnement d’un chien à l’aide d’une association viande – jet d’air provoque plus
tard une salivation avec le simple jet d’air dans l’œil.
Distel KEMBISSILA

4- Dans ces circonstances, montrez comment le centre salivaire bulbaire est mis en
activité, à l’aide d’un schéma simple.
5- Comparez cette réaction à la première.

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Barhel MAHOUKOU & Distel KEMBISSILA Page 101 sur 120
Exercice 3 :
Sur un chat anesthésié on met à nu la moelle épinière et les racines des nerfs rachidiens. On
dispose de deux électrodes stimulatrices St1 et St2 et quatre couples d’électrodes réceptrices,

Tome II
reliées à quatre oscilloscopes.
1- Dans un premier temps,
on stimule en St1 avec
une intensité
légèrement supérieure
au seuil d’excitabilité.
On obtient une réponse
en O1 et O2 aucune
réponse en O3 et O4
Quelles

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conclusions tirez-
vous de cette
expérience ?
2- Dans un deuxième temps, on stimule en St2 avec une intensité maximale. On obtient une
réponse en O2, O3 et O4 ; aucune réponse n’est apparue en O1
Quelles conclusions tirez-vous de cette nouvelle expérience ?
3- En utilisant le document ci-contre que vous reproduirez, montrez par une chaîne de
neurones, le cheminement de l’influx nerveux lors de la stimulation en St2.
Exercice 4 :
On conditionne un chien à saliver par association d’un agent primitivement indifférent (éclair
de lumière blanche) suivi d’un agent gustatif efficace (viande).
Au bout d’un certain nombre d’associations de ces deux agents, la seule vue de la lumière
provoque la salivation.
1- Donnez méthodiquement les étapes de ce conditionnement.
2- Précisez le trajet de l’influx nerveux pour chaque étape.
3- Un singe est soumis au même traitement ; le conditionnement étant acquis chez les
deux animaux (chien et singe), on poursuit l’expérience en utilisant les éclairs de
lumière colorés.
Les résultats figurent dans le tableau ci-dessous :
Nombre de gouttes de salive en 30 secondes
Temps Chien Singe
0 min : éclair de 1 seconde blanc 10 10
15 min : éclair de 1 seconde bleu 10 0
30 min : éclair de 1 seconde vert 10 0
45 min : éclair de 1 seconde blanc 10 10
60 min : éclair de 1 seconde rouge 10 0
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Analysez ces résultats et concluez.


Exercice 5 :
On dispose de trois grenouilles :
 La grenouille A normale ;
 La grenouille B a subi l’ablation de l’encéphale une heure auparavant ;
 La grenouille C a subi l’ablation de l’encéphale et de la moelle épinière toujours
une heure auparavant.
1- Pouvez-vous facilement identifier ces trois grenouilles sans les disséquer ? De quelle
manière ?
2- vous pincez la peau du pied droit (par exemple) de chaque grenouille, certaines
Distel KEMBISSILA

réagissent en sautant. Lesquelles ? Quels sont les organes actifs permettant d’effectuer le
saut ?
3- vous désirez chercher la relation existant entre la peau et ces organes. Quelle grenouille
choisiriez-vous ? Justifiez.
4- Quelles expériences simples peut-on réaliser pour mettre en évidence les éléments
anatomiques établissant cette relation ? (Vous vous limiterez aux membres postérieurs).
Faire un schéma.

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Barhel MAHOUKOU & Distel KEMBISSILA Page 102 sur 120
Exercice 6 :
A- Chez une pieuvre on détruit la masse nerveuse située au dessus de l’œsophage appelée
« cerveau » document ci-après :

Tome II
L’animal semble indifférent à ce qui
l’entoure ; il repose inerte au fond de
l’aquarium. A chaque fois qu’on lui
pique un tentacule, celui-ci se retire de
la même façon.

Définissez ce type de comportement et justifiez la réponse.

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B- On cherche à connaitre comment se réalise cette réaction.
1- Sur une pieuvre dont le cerveau a été détruit, on anesthésie un tentacule en le
plongeant dans de l’eau de mer additionnée de chlorure de magnésium : seul le
tentacule anesthésié ne réagit plus à la piqûre.
2- Sur la même pieuvre, on sectionne le nerf d’un autre tentacule, celui-ci ne réagit plus
à la piqûre.
3- On détruit la masse sous œsophagienne des centres nerveux, seule restée intacte :
l’animal ne présente plus aucune réaction à la piqûre de ses tentacules.
A partir de ces résultats, montrez quels sont les organes mis en jeu dans la réaction
décrite. Donnez un schéma du trajet de l’influx nerveux.
Exercice 7 :
Un chat C auquel on a enlevé les hémisphères cérébraux et un chat D non opéré sont placés
dans des locaux insonorisés et maintenus par des sangles ne provoquant aucune réponse.
On place autour du membre postérieur gauche de chaque chat un brassard relié à un générateur
de courant. Ce brassard permet d’exciter électriquement le membre à l’aide d’un courant de
faible voltage. Un système de commande à distance, permet d’allumer une lampe placée
devant chaque animal et d’envoyer le stimulus électrique. Un hublot permet à
l’expérimentateur d’observer les animaux sans se faire voir.
On expérimente de la manière suivante :
Expérience a : L’expérimentateur allume la lampe et 30 secondes après, il applique le stimulus
électrique. Les deux chats retirent alors leur patte postérieure gauche. L’expérience est répétée
une dizaine de fois, dans les mêmes conditions.
Expérience b : Dans un deuxième temps l’expérimentateur allume la lampe sans appliquer le
stimulus électrique. Le chat D retire sa patte postérieure gauche. Le chat C ne réagit pas.
1- Pourquoi l’expérience "a" a été reprise plusieurs fois dans les mêmes conditions ?
2- Analysez les réactions observées dans chaque expérience, puis conclure.
Barhel MAHOUKOU &

3- Après une période d’interruption, l’expérimentateur replace le chat D dans les mêmes
conditions de l’expérience précédente. La lampe est allumée, sans appliquer le stimulus
électrique. L’animal ne retire pas la patte. Expliquez pourquoi.
4- Lequel du stimulus électrique et de la lampe correspond à l’excitant absolu ?
Pourquoi ?
Distel KEMBISSILA

Tome II Edition révisée corrigée et complétée Septembre 2015


Barhel MAHOUKOU & Distel KEMBISSILA Page 103 sur 120
Exercice 8 :
Dans le but de dégager le mécanisme de la sécrétion salivaire, on pratique la série
d’expériences suivantes :

Tome II
1- On effectue la section B, on excite l’extrémité périphérique de la corde du tympan :
la glande déverse une salive abondante.
2- On ligature tous les vaisseaux sanguins au
niveau de la glande. On excite l’extrémité
périphérique de la corde du tympan, la
glande déverse une salive abondante
pendant un temps limité.
3- On effectue la section A, la corde du
tympan étant intacte, et on excite
l’extrémité périphérique du nerf lingual :

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on n’obtient pas de sécrétion. On excite
l’extrémité centrale, la glande déverse une
salive abondante.
4- L’introduction de vinaigre dans la bouche
d’un chien provoque une sécrétion
salivaire.
5- L’excitation électrique d’un point précis du
bulbe rachidien provoque également la
sécrétion.
On a représenté sur la figure ci-dessus une partie des nerfs innervant la glande sous-maxillaire
(glande salivaire).
Interprétez avec précision les différentes expériences et définissez le rôle de chacun des
éléments anatomiques.

Barhel MAHOUKOU &


Distel KEMBISSILA

FIN Des Travaux Dirigés

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Tome II
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L’essentiel du cours
SUR
L’Activite cardiaque
Barhel MAHOUKOU &
Distel KEMBISSILA

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Barhel MAHOUKOU & Distel KEMBISSILA Page 105 sur 120
Les battements cardiaques sont contrôlés par le système nerveux végétatif ou autonome. Ce
système nerveux est différent du système nerveux cérébrospinal. Le système nerveux végétatif
coordonne le fonctionnement des organes internes alors que le système nerveux spinal nous

Tome II
met en relation avec le milieu extérieur. Pour étudier le fonctionnement du système nerveux
végétatif, il faut supprimer l’encéphale (animal décérébré ou spinal) et la moelle épinière.
A- L’automatisme cardiaque :
1- Mise en évidence de l’automatisme cardiaque :
1ere expérience : Ouvrons la cage thoracique d’un crapaud décérébré et démédullé, observons
son cœur.
Résultat : Le cœur continu à battre.
2eme expérience : Isolons le cœur du reste de l’organisme, plaçons-le dans une cuve contenant
un liquide physiologique (le Ringer par exemple).
Résultat : Le cœur continu à battre.

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Conclusion : On dit que le fonctionnement est autonome : c’est « l’automatisme cardiaque ».
2- Localisation du siège de l’automatisme cardiaque :

Strie
scalariforme
me

Sarcolemme

Structure d’une fibre cardiaque


Structure du myocarde Structure du cœur de crapaud

Le cœur est recouvert d’un muscle appelé myocarde. Le myocarde a une structure identique à
tous les muscles. Ce sont donc les contractions du myocarde qui provoquent les battements
cardiaques. Le myocarde étant automatique, l’excitation provient d’un centre intracardiaque
appelé le « Pace maker ».
Expériences

Ligature
Sinus veineux

Oreillette
Barhel MAHOUKOU &

Ligature
Ventricule

Figure 1 Figure 2

 1ere expérience : L’animal est décérébré et démédullé. On dégage le cœur, celui-ci


continue à battre. On fait une ligature serrée entre le sinus veineux et l’oreillette
droite (fig. 1). On constate que le cœur s’arrête alors que le sinus veineux continue
à battre.
Distel KEMBISSILA

Conclusion : Les contractions cardiaques prennent naissance dans le sinus veineux, donc le
Pace maker est situé dans le sinus veineux.
 2eme expérience : Une ligature auriculo-ventriculaire (fig. 2) montre que le
ventricule s’arrête puis se remet à battre lentement pendant que le sinus veineux et
les oreillettes battent normalement.
Conclusion : Au niveau du ventricule, il existe aussi un « Pace maker ».

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B- Le tissu nodal :

Tome II
Le tissu nodal est l’ensemble formé
du nœud sinusal, nœud septal, du
faisceau de His et du réseau de
Purkinje.

Localisation du tissu nodal dans le cœur de

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Mammifère
1- Propriété anatomique et physiologique du tissu nodal :
Les cellules du tissu nodal sont des cellules qui ont conservé leur structure embryonnaire,
c’est-à-dire qui ne se sont pas différenciées dans le temps.
Le rôle physiologique du tissu nodal est de faire naître des influx nerveux sur le myocarde
sans qu’il y ait une excitation.
Le cœur d’une personne qui est dans un état de quiétude doit battre 70 à 75 fois par minute.
Le tissu nodal est localisé dans le cœur lui-même. Il s’étale des oreillettes aux ventricules.
2- Etude des battements cardiaques :
 Le cardiographe est un appareil qui nous permet d’étudier les battements cardiaques.
 Le cardiogramme est la courbe obtenue après enregistrement des battements cardiaques.
Etude du cardiogramme

Pour délimiter une révolution cardiaque, il suffit de considérer deux points qui se ressemblent.
Exemple : AE ; BF ; DH ; CG
Barhel MAHOUKOU &

Toute partie ascendante de la courbe veut dire entrée du sang dans le cœur ;
Toute partie descendante de la courbe correspond à une sortie du sang.
Analyse et interprétation de la courbe :
 La courbe ABC correspond à l’activité des oreillettes ;
 La courbe CDE correspond à l’activité du ventricule.
AB : systole auriculaire, c-à-d entrée du sang dans les oreillettes ;
BC : début de la diastole auriculaire ;
BE : diastole auriculaire : sortie du sang des oreillettes ;
CD : systole ventriculaire : entrée du sang dans les oreillettes ;
DE : début diastole ventriculaire ;
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DG : diastole ventriculaire.
Remarque :
DA : diastole auriculaire > systole auriculaire (SA)
DV > SV
N.B : L’ensemble de ces deux courbes (ABC + CDE) constitue une révolution cardiaque.
En comparant les systoles des diastoles, on constate que, les systoles sont inférieures aux
diastoles : on dit que le cœur se repose plus qu’il ne travaille, le cœur est un muscle
infatigable.

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C- Régulation de l’activité cardiaque :

Tome II
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Contrôle nerveux de l’activité cardiaque

Le sang excite le nerf de Cyon et le nerf de Héring au niveau de leurs dendrites. Le nombre
d’influx qui parcourt ces nerfs est proportionnel à la pression du sang au niveau des artères.
1er cas : obtention d’un ralentissement cardiaque

Action du parasympathique sur l’activité cardiaque


Excitant : le sang contenu dans l’artère aorte ;
Récepteur : dendrite de nerf de Cyon et du nerf de Hering ;
Effecteur : cœur ;
Nerf moteur : Nerf X ;
Nerf sensitif : nerf de Cyon et nerf de Hering
Lorsque la pression sanguine est forte au niveau de l’artère aorte ou du sinus carotidien,
beaucoup d’influx prennent naissance au niveau des dendrites du nerf de Cyon et du nerf de
Hering. Ces influx sont acheminés vers le Centre Cardio Modérateur (CCM) par le nerf de
Hering ou le nerf de Cyon.
Ce centre excite le nerf X ou nerf pneumogastrique qui conduit l’influx vers le cœur.
Au niveau des boutons synaptiques du nerf X, il y a libération de l’acétylcholine qui tombe sur
Barhel MAHOUKOU &

le nœud sinusal.
Cet acétylcholine ralenti la pénétration des ions Na+ au niveau du myocarde d’où le
« ralentissement du rythme cardiaque ».
2eme cas : obtention d’une accélération du rythme cardiaque
Distel KEMBISSILA

Action de l’orthosympathique sur l’activité cardiaque


Une faible pression sanguine au niveau de l’artère et du sinus carotidien diminue le nombre
d’influx envoyé par le nerf de Héring au nerf de Cyon. Le centre cardio modérateur (CCM)
transmet l’influx au centre cardio accélérateur par l’intermédiaire du neurone d’association.
Le Centre Cardio Accélérateur (CCA) stimule le nerf orthosympathique qui libère la
noradrénaline ou l’adrénaline sur le myocarde.
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Cette substance précipite l’entrée des ions Na+ au niveau du myocarde : il y a accélération du
rythme cardiaque.
Remarque : l’émotion modifie la concentration d’oxygène et du gaz carbonique dans le sang.

Tome II
Ce qui excite le nerf splanchnique qui libère la noradrénaline responsable de « l’accélération
cardiaque ».
D- Etude de quelques réponses adaptatives du cœur : Influence des ions
1- Les ions Ca2+ :
Une augmentation de la concentration d’ions Ca2+ dans le sang entraine une accélération du
rythme cardiaque suivie de l’arrêt du cœur en systole : effet systolysant.
Conclusion : Les ions Ca2+ ont un effet accélérateur sur le rythme cardiaque.
2- Les ions K+ :
L’augmentation de la concentration dans le sang en ions K+ entraine le ralentissement du
rythme cardiaque suivie de l’arrêt du cœur en diastole : effet diastolysant.

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3- Les ions Na+ :
Même effet que les ions K+, mais cet effet est plus remarquable pour un cœur fatigué.
Expériences et résultats :

Interprétation :
 La solution de NaCl pure ne suffit pas pour maintenir les contractions cardiaques :
l’ion Na+ a une action diastolysante ;
 Les contractions reprennent quand on ajoute au NaCl, une solution de CaCl2, mais
s’arrête vite en systole : les deux ions ensembles ne suffisent pas pour maintenir les
contractions cardiaques. L’ion Ca2+ semble dominé l’ion Na+ et l’arrêt se produit en
diastole ;
 Avec la perfusion du NaCl + CaCl2 + KCl, la contraction reprend et ne s’arrête pas : les
trois ions sont nécessaires au maintien des contractions cardiaques.
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FIN DE L’O.G
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Tome II
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Travaux diriges
SUR
L’Activite cardiaque
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Tome III Edition révisée corrigée et complétée Septembre 2015


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Exercice 1 :
1- Un cœur de grenouille, dégagé avec précaution est placé dans du liquide physiologique,
il continue à battre.

Tome II
Que peut-on en déduire ?
2- Pour rechercher les causes de cet automatisme cardiaque, on procède sur deux cœurs 1
et 2, à des ligatures :

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 Sur le cœur 1, une ligature est disposée entre le sinus veineux et l’oreillette droite
(figure A). Le sinus veineux continue à battre normalement. Les oreillettes et le
ventricule s’arrêtent en diastole
 Sur le cœur 1, on fait une seconde ligature entre oreillettes et ventricule (figure B).
Le ventricule se remet à battre, mais à un rythme plus lent que celui du sinus.
 Sur le cœur 2, on fait une ligature entre oreillettes et ventricules (figure C). Sinus et
oreillettes battent normalement. Le ventricule après un temps d’arrêt, reprend ses
contractions sur un rythme plus lent.
Que pouvez-vous déduire de ces expériences ?
Exercice 2 :
On veut comprendre la régulation nerveuse de l’activité cardiaque chez le chat.
On observe qu’une augmentation artificielle de la pression artérielle (PA) entraine toujours
dans des conditions normales une diminution de la fréquence cardiaque.
Au contraire, une baisse artificielle de cette même pression provoque chez l’animal une
augmentation instantanée de la fréquence cardiaque.
On réalise l’expérience suivante :
La section des deux nerfs vagues supprime toute réaction de modération cardiaque en réponse
à une hausse de la pression artérielle, mais l’excitation du bout périphérique de ces nerfs
provoque un ralentissement immédiat du rythme.
1- S’agit-il d’un nerf moteur ou d’un nerf sensitif ? Quelles conclusions peut-on tirer de
ces expériences sur le rôle des nerfs vagues dans la régulation cardiaque ?
2- On sectionne chez un autre chat, un autre nerf (Cyon ou Héring) en maintenant intact les
deux nerfs vagues. La modification du rythme cardiaque suite à une augmentation de la
Barhel MAHOUKOU &

pression artérielle n’apparait plus. Si l’on excite le bout central de ces nerfs, on
provoque à nouveau un ralentissement du cœur.
Quel est le rôle de ces nouveaux nerfs ?
3- En quoi le phénomène de régulation cardiaque est-il adaptatif ?
Distel KEMBISSILA

Tome II Edition révisée corrigée et complétée Septembre 2015


Barhel MAHOUKOU & Distel KEMBISSILA Page 111 sur 120
Exercice 3 :
Dans le cœur des mammifères existe un tissu particulier schématisé sur le document ci-
dessous.

Tome II
1- Nommez-le.
1 2- Annotez ce document.
4
3- Préciser la répartition et la structure de ce tissu.
4- Le cœur d’un chien a la même structure que
celui des autres mammifères. Sur ce cœur de
chien perfusé, on réalise les expériences
suivantes :
 Expérience 1 : Si l’on détruit l’élément A,
les oreillettes et les ventricules cessent de
battre, puis ces quatre cavités reprennent

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2 leurs contractions simultanément sur un
rythme ralenti.
 Expérience 2 : Sur un autre cœur, si l’on
sectionne l’élément C, les oreillettes
conservent leur rythme normal tandis que
3 les ventricules s’arrêtent puis se remettent
à battre à un rythme plus lent.
Que montrent ces expériences quant au rôle de ce tissu ?
5- Le cœur d’un chien bat normalement à un rythme de 80 à 90 révolutions cardiaques par
minute.
Si l’on supprime l’innervation cardiaque (cœur isolé), la fréquence cardiaque passe à
135 – 150 battements par minutes.
Que déduisez-vous de cette expérience ?
Exercice 4 :
On se propose d’étudier quelques aspects de la physiologie du cœur.
Sur une grenouille dont les centres nerveux sont détruits (grenouille décérébrée et démédulée),
on met à nu le cœur et on enregistre ses battements représentés sur le document ci-après :

Barhel MAHOUKOU &

1- Pourquoi utilise-t-on une grenouille décérébrée et démédulée ?


2- Reproduisez une partie caractéristique de cet enregistrement et faites-en une analyse
précise.
3- Démontrez que le cœur est infatigable (faire une démonstration mathématique).
4- Déterminez la fréquence cardiaque sachant que la vitesse linéaire du cylindre
enregistreur est de 20 cm/min.
5- On isole le cœur et on le place dans du liquide physiologique. Il continue à battre.
Quelle conclusion peut-on en déduire ?
Exercice 5 :
On veut comprendre la régulation nerveuse de l’activité cardiaque chez le chat.
Distel KEMBISSILA

On observe qu’une augmentation artificielle de la pression artérielle (PA) entraine toujours


dans des conditions normales une diminution de la fréquence cardiaque.
Au contraire, une baisse artificielle de cette même pression provoque chez l’animal une
augmentation instantanée de la fréquence cardiaque.
On réalise l’expérience suivante :
La section des deux nerfs vagues supprime toute réaction de modération cardiaque en réponse
à une hausse de la pression artérielle, mais l’excitation du bout périphérique de ces nerfs
provoque un ralentissement immédiat du rythme.

Tome II Edition révisée corrigée et complétée Septembre 2015


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1- S’agit-il d’un nerf moteur ou d’un nerf sensitif ? Quelles conclusions peut-on tirer
de ces expériences sur le rôle des nerfs vagues dans la régulation cardiaque ?
2- On sectionne chez un autre chat, un autre nerf (Cyon ou Héring) en maintenant

Tome II
intact les deux nerfs vagues. La modification du rythme cardiaque suite à une
augmentation de la pression artérielle n’apparait plus. Si l’on excite le bout central
de ces nerfs, on provoque à nouveau un ralentissement du cœur.
Quel est le rôle de ces nouveaux nerfs ?
3- En quoi le phénomène de régulation cardiaque est-il adaptatif ?
Exercice 6 :
On veut savoir pourquoi dans un organisme normal le rythme cardiaque ralentit ou s’accélère :
Sur un chien endormi :

Expérience 1 : Si on place une ligature en

Edition révisée corrigée et complétée Septembre 2015


aval (A) du sinus carotidien, ce dernier se renfle
et le rythme cardiaque ralenti.
Expérience 2 : Si on place une ligature en
amont (B), le sinus carotidien se rétracte et le
rythme cardiaque s’accélère.
Expérience 3 : Si on sectionne le nerf de
Herring ou si on sectionne le pneumogastrique,
la ligature en (A) n’a plus d’effet sur le rythme
cardiaque.
1- Quel est le problème posé dans ce texte ?
2- Indiquez la cause provoquant l’excitation
du cœur.
3- Expliquez les réactions du cœur lors des
différentes opérations.
4- Quel est le rôle du sinus carotidien ?
5- Dégagez la nature et le rôle du nerf de Herring et du pneumogastrique.
6- Représentez par un schéma précis le trajet de l’influx nerveux provoquant le
ralentissement du cœur.
7- Par rapport à tout ce qui précède, dites de quoi dépendent les battements cardiaques.
Exercice 7 :
On isole un cœur de grenouille que l’on perfuse à l’aide du liquide de Ringer dont la
composition est la suivante :
NaCl KCl CaCl2 NaHCO3 H2O
7,5 g 0,075 g 0,10 g 0,10 g 1000 g
Le liquide entre dans une veine et ressort par le bulbe artériel. On enregistre alors le
cardiogramme de la figure 1.
Barhel MAHOUKOU &

On remplace ce liquide de Ringer par des solutions faiblement concentrées de KCl, puis de
CaCl2 (solution 5.10−3). On obtient les enregistrements de la figure 2.
Distel KEMBISSILA

Figure 2

1- Interprétez le cardiogramme de la figure 1.


2- Interprétez les cardiogrammes de la figure 2 et dites quelles actions les ions 𝐶𝑎++ et 𝐾 +
ont sur le cœur.
3- Placez
Tome II sur uneEdition
coupe schématique du cœur et
révisée corrigée le tissu
complétée
nodal. Septembre 2015
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Exercice 8 :
A- On procède à des enregistrements des contractions du muscle cardiaque. On obtient
chez la grenouille, le tracé de la figure 1.

Tome II
1- Analysez ce tracé. Quel nom lui donne-t-on ?
2- Repérez une révolution cardiaque. Reproduisez – la en délimitant les différentes
phases.

Edition révisée corrigée et complétée Septembre 2015


3- Evaluez la fréquence des battements cardiaques.
B- 1- On porte sur le myocarde deux stimulations électriques S1 et S2. Le résultat est
indiqué sur la figure 2A.

Figure 2A
Dégagez de l’analyse de ce tracé, une propriété particulière du myocarde.
2- On soumet le myocarde à une série d’excitations répétées et rapprochées (80
excitations par seconde). Le résultat est indiqué sur la figure 2B.

Figure 2B
a) Analysez ce tracé.
b) Comparez – le à celui du muscle gastrocnémien dans les mêmes conditions et
dégagez une nouvelle propriété du myocarde.
Exercice 9 :
A- On étudie le fonctionnement du cœur de l’homme à l’aide des méthodes appropriées
Barhel MAHOUKOU &

On obtient les résultats ci-après :

Temps (1/5 de secondes)


Distel KEMBISSILA

1- Analyser le tracé.
2- Evaluez la durée d’une révolution cardiaque et calculer la fréquence du rythme
cardiaque de cet homme.
B- Chez l’homme le rythme de l’automatisme cardiaque est de l’ordre de 120 à 130 battements
par minutes.
1- Comparez ce rythme à celui calculé au A-2
2- Quelle conclusion logique tire-t-on de cette comparaison ?
3- Quel mécanisme peut-on faire intervenir pour expliquer la différence trouvée.

Tome II Edition révisée corrigée et complétée Septembre 2015


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Exercice 10 :
1- a) Titrez et annotez en vous servant des chiffres la figure 1.
b) Reproduisez et annotez la figure 2 du document 3 après l’avoir complétée en y

Tome II
représentant le tissu nodal.
c) Donnez les caractéristiques anatomique et physiologique du tissu nodal.

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Figure 1 Figure 2
2- On cherche à étudier le fonctionnement du cœur à partir des enregistrements graphiques
a, b, c et e (figure 3).

Figure 3
Ces enregistrements sont obtenus sur le papier enfumé d’un cylindre tournant d’un
mouvement uniforme, à des vitesses différentes suivant les enregistrements. Dans
chaque cas on utilise la disposition habituelle des différents stylets correspondants :
 Aux variations de longueur de l’organe étudié pour le stylet S1.
 Au signal lié à l’excitation pour le stylet S2.
 A un chronographe indiquant le 1/10e de seconde pour le stylet S3.
 Au système d’enregistrement des phénomènes électriques pour le stylet S4.
Barhel MAHOUKOU &

a) Analysez les tracés correspondant aux stylets S1, S3 et S4 de l’enregistrement a.


b) Le tracé correspondant au stylet S2 du même enregistrement vous parait-il normal ?
Justifiez votre réponse.
c) Analysez alors les variations de réponse correspondant aux enregistrements b, c, d
et e de cet organe avec le même dispositif en réponse à des essais expérimentaux
variés (application de substance chimique, excitation électrique portée sur l’organe
lui-même ou sur des nerfs qui l’innervent).
On précisera pour chaque enregistrement les conditions expérimentales employées ; conditions
que l’on déduira de l’analyse des tracés.
N.B : Pour les divers enregistrements, l’absence de tracé de l’un ou l’autre des stylets indique
Distel KEMBISSILA

que les systèmes correspondants n’interviennent pas. Pour "b" les flèches marquent l’action
des diverses substances.

FIN Des Travaux Dirigés


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Tome II
Edition révisée corrigée et complétée Septembre 2015
Quelques exercices
Sur
La partie c
(résolution d’un problème)
( Barhel MAHOUKOU &
Distel KEMBISSILA

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Barhel MAHOUKOU & Distel KEMBISSILA Page 116 sur 120
Résolution d’un problème : Exercice n°1
Les chromosomes X et Y présentent chacun une région spécifique et le reste du chromosome
est considéré comme région commune.

Tome II
Un gène est dit porté par le chromosome X uniquement, lorsqu’il est porté dans la région
spécifique de ce chromosome.
Un gène est dit porté par le chromosome Y lorsqu’il est également porté par ce chromosome,
dans sa région spécifique.
Les gènes qui sont situés dans la région commune se comportent comme gènes autosomaux.
On veut déterminer la localisation sur les gonosomes du gène zeste, à l’origine de la couleur
mutée (jaune) des yeux des drosophiles, qui normalement sont de couleur rouge brique.
Le document 1 ci-après, traduit les données génétiques et les résultats de deux croisements
entre drosophiles différant par un seul couple d’allèles (yeux rouges et yeux jaunes).

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Individus croisés Résultats du croisement
Femelle Mâle
Croisement [rouge] X [jaune] 100% [rouge] mâles et femelles
n°1 Homozygotes
Femelle Mâle
Croisement [jaune] X [rouge] 50% mâles [jaunes]
n°2 Homozygotes 50% femelles [rouges]
Document 1
Document 2 : Stock chromosomique des drosophiles mâle et femelle

1- Dégagez à partir du texte de l’exercice, le problème posé.


2- Analysez les données du croisement 1 et du croisement 2, puis conclure en émettant une
hypothèse relative à la localisation du gène zeste.
3- De l’examen du document 2, dites quels sont les types de gamètes que peut produire le
mâle et la femelle en se référant aux gonosomes.
4- Au regard des conclusions tirées du document 1, peut-on penser que les gamètes mâles
du type Y participent à la transmission du caractère étudié ? Expliquez.
5- Dans quelle région des gonosomes X ou Y le gène zeste est-il localisé ?
Barhel MAHOUKOU &

6- Vérifiez les données des deux croisements du document 1 en utilisant l’écriture


chromosomique.
Résolution d’un problème : Exercice n°2
Jeanine de groupe sanguin O+ est une fille aînée d’une famille de huit enfants dont : Sylvie du
groupe B-, Freddy du groupe B+, François du groupe B-, Xavier du groupe O-, Florence du
groupe B+, Robert du groupe O+et Elise du groupe O-. Leur père Pierre et leur mère Marie sont
respectivement du groupe B + et B-. Rodrigue est le mari de Jeanine avec qui, elle vient
d’avoir un bébé. A la sortie de la maternité où elle vient d’accoucher, Jeanine prétend ne pas
être la mère du bébé B1 du groupe AB+ que les sages femmes lui attribuent. Elle pense qu’il y
a eu échange de bébé avec une autre femme à qui on a attribué le bébé B2 de groupe A-.
Distel KEMBISSILA

Pour trancher sur la paternité des deux enfants, le médecin chef de service, ordonne des
examens permettant de connaître les groupes sanguins des deux couples.
Les résultats obtenus sont les suivants :
1er couple : Jeanine (M1), groupe O+ et Rodrigue (P1), groupe AB+.
2ème couple : madame M2, groupe A+ et monsieur P2, groupe AB-.
1- Quel est le problème posé ?
2- Donnez les génotypes de Marie et de Pierre.
3- Pensez- vous que Jeanine a raison ? Justifiez votre réponse.
Tome II Edition révisée corrigée et complétée Septembre 2015
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4- Jeanine pouvait-elle avoir un enfant du groupe AB+ avec un autre homme ? Pourquoi ?
5- Le bébé B2 (supposé échangé avec le bébé B1), peut-il être l’enfant du couple de
Jeanine ? Justifiez par un échiquier de croisement.

Tome II
6- Le bébé B1 peut-il appartenir au couple P2 et M2 ?
7- Quelle suite donnerait le médecin quant au problème posé ?
Résolution d’un problème : Exercice n°3
Les figures du document 1 représentent deux caryotypes humains normaux. On établit au
laboratoire des caryotypes humains qui révèlent parfois des perturbations numériques
concernant les hétérochromosomes (gonosomes). Ainsi on a observé des garnitures
chromosomiques anormales consignées dans le document 2.
Il apparait que ces anomalies sont le plus souvent, le fait de la lignée germinale femelle et
qu’elles sont d’autant plus fréquentes que la femme est plus âgée.
Il a été constaté que c’est au cours de l’ovogénèse, chez une femme à caryotype normal, que

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de telles anomalies trouvent leur origine.
Le document 3 représente schématiquement la répartition des chromosomes sexuels au cours
d’une ovogénèse normale.

Document 1

Nombre de Gonosomes
chromosomes apparaissant dans
du caryotype ce caryotype
1er cas 45 X
2e cas 47 XXX
Document 3
Document 2
1- De quel problème s’agit-il ?
2- a) Analysez chacun des caryotypes du document 1.
b) Précisez, pour chaque caryotype, le nombre total de chromosomes apporté par le
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spermatozoïde et par l’ovule ainsi que leur apport en gonosomes.


3- Dans l’hypothèse où la fécondation qui est à l’origine des résultats du document 1 a été
assurée par un spermatozoïde normal, préciser l’apport chromosomique global de l’ovule
et son apport en gonosomes pour chaque cas.
4- En utilisant le même principe de schématisation que celui du document 3, expliquez la
perturbation possible ayant aboutit aux anomalies (1er cas et 2e cas) du document 2.
5- Quelle conclusion pouvez-vous tirer quant aux perturbations numériques des gonosomes.
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Résolution d’un problème : Exercice n°4
1- Il existe une forme de stérilité chez l’homme caractérisée par l’absence de la production de
spermatozoïdes. Cette anomalie est due à la mutation du gène AZF que l’on cherche à localiser

Tome II
à partir des données document 3, traduisant la transmission dans une famille du gène GC qui
est la forme mutée du gène AZF.
2- Pour comprendre les mécanismes intervenant dans la production des spermatozoïdes, on réalise
les expériences suivantes :
 Expérience 1 : L’hypophysectomie chez un rat mâle normal provoque l’atrophie
testiculaire et l’arrêt de la spermatogénèse.
 Expérience 2 : La parabiose entre un rat mâle hypophysectomisé et un rat mâle castré
(document 1) conduit à l’aspect normal des testicules du rat hypophysectomisés et à la

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reprise de la spermatogénèse.

Document 1
Document 2

Barhel MAHOUKOU &

Document 3
1- Quel est le problème physiologique posé dans ce cas ?
2- Que peut-on conclure de chaque expérience ?
3- Le document 2 montre les relations physiologiques existant entre l’hypothalamus et
l’hypophyse.
 La lésion de certaines zones de l’hypothalamus provoque les mêmes effets que
ceux de l’expérience 1.
 La perfusion pulsatile de GnRH issue des cellules neuro-sécrétrices de
l’hypothalamus rétablit le fonctionnement normal des testicules.
Distel KEMBISSILA

a) Que peut-on conclure de chacune de ces observations ?


b) Au regard de toutes les informations rassemblées, quelles sont les relations entre
hypothalamus, hypophyse et testicules expliquant les mécanismes de la production
des spermatozoïdes ?
4- Quelles hypothèses (au moins trois) peut-on formuler concernant la localisation du gène
AZF ?
5- En s’appuyant sur l’analyse du pédigrée (document 3), quelle est l’hypothèse à retenir
en rapport avec le problème posé ?
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Résolution d’un problème : Exercice n°5
Parmi les personnes à risque vis – vis du SIDA, certaines, bien qu’elles soient régulièrement
exposées au virus ne sont jamais infectées.

Tome II
Ainsi, avant que l’on ne dépiste systématiquement le VIH dans les dons de sang, plusieurs
milliers d’hémophiles ont reçu du sang contaminé ; beaucoup ont été infectés, mais 10 à 15%
d’entre eux ne le sont pas.
Des recherches furent menées afin d’élucider ce problème. Les études ont été axées sur les
moyens de pénétration du virus dans les cellules sanguines qu’il parasite. Les résultats de cette
étude révèlent :
Document 1 : la prolifération du virus nécessite que, ce dernier se fixe préalablement et
simultanément à deux protéines membranaires de la cellule cible : CCR5 et CD4, comme le
montre le document 1.
Document 2 : la mise en évidence de l’allèle du gène codant la protéine CCR5 a été réalisée.

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Les résultats de cette étude révèlent que la protéine CCR5 des personnes non infectées ne peut
s’intégrer à la membrane plasmique de la cellule cible comme l’illustre le document 2.

CD4
VIH fixé sur les
deux récepteurs

Protéine CD4

CCR5
Protéine CCR5
altérée

Allèles CCR5
mutés
Allèles CCR5
fonctionnels
Document 1 Document 2
(CelluleDocument
sanguine 1 (Cellule Document
sanguine 2
(Celluledessanguine
personnesdes personnes
infectées) infectées) (Cellule sanguine
des personnes nondes personnes
infectées) non infectées)
1- Quel est le problème posé ?
2- A partir de l’analyse du document 1, proposez une hypothèse explicative de ce fait.
3- Faites une analyse comparative des documents 1 et 2.
4- A partir de cette analyse, formulez une autre hypothèse pour expliquer ce problème.
5- Expliquez brièvement pourquoi la protéine CCR5 des personnes non infectées ne s’est
pas intégrée à la membrane cellulaire.
6- Quelle conclusion tirez – vous quant au problème posé ?
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