QUELQUES CITATIONS LITTERAIRES
1. La fonction engagée
Victor Hugo dans « la fonction du poète » extrait des Rayons et des Ombres : « Malheur à
qui prend ses sandales quand les haines et les scandales tourmentent le peuple agité »
Victor Hugo : « La poésie n’est pas un ornement, elle est un instrument »
Hugo, dans « nox » extrait des châtiments, dénonce mensonge, injustice et l’exploitation de
l’homme par l’homme.
Georges Sand : « Si le ciel m’a fait poète, c’est pour vous faire entendre les cris de la misère
du peuple »
Léopold Sédar Senghor dans Hosties noires : « Notre nouvelle noblesse pas d’être à la tête
du peuple mais plutôt sa bouche ou sa trompette »
David Diop dans Coups de pilon : « Homme, toi mon frère envisagé de peur et d’angoisse,
relève-toi et crie-nous »
Aimé Césaire : « Si je ne sais que parler c’est pour vous que je parlerai/ Ma bouche sera la
bouche des malheurs qui n’ont point de bouche/ Ma voix, la liberté de celles qui s’affaissent au
cachot du désespoir ».
Senghor : « Au demeurant, cette lutte culturelle se doublait d’une lutte politique. La négritude
était également arme de combat pour la colonisation ».
Paul Eluard : « Le moment est venu où tous les poètes ont le droit et le devoir de soutenir
qu’ils sont profondément attachés à la vie des autres, à la vie commune »
Pablo Neruda : « La poésie est une insurrection »
Victor Hugo dans la préface des misérables : « Tant qu’il y aura sur la terre ignorance et
misère, des livres de la nature de celui-ci pourront ne pas être inutiles ».
Hugo : «Ah esprits ! Soyez utiles ! Servez à quelque chose ; l’art pour l’art est peut-être beau,
l’art pour le progrès est plus beau encore ».
André Brink : «La vocation essentielle de l’écrivain réside dans une croisade impitoyable
contre l’injustice, la dissimulation et le mensonge »
Diderot : « Rendre la vertu aimable, le vice odieux, le ridicule saillant, voila le projet de tout
homme qui prend la plume »
François Mauriac : « Un écrivain est un homme qui ne se résigne pas à la solitude. Chacun de
nous est un désert. Une œuvre est toujours un cri dans le désert. »
Jean Paul Sartre : « Si la littérature existe, c’est parce que la société est malade »
Jean Paul Sartre : « Ecrire c’est une façon de vouloir la liberté »
Jean Paul Sartre : «J’écris par et pour autrui »
Jean Paul Sartre : « Longtemps, j’ai pris ma plume pour une épée… »
René Maran dans Batouala affirme : «Je ne me lasserai jamais de dénoncer la méchanceté des
boudjous (blancs), je leur reprocherai leur cruauté, leur rapacité et leur duplicité »
Albert Camus déclare : « Ecrire c’est presque toujours refuser le monde tel qu’il est »
Anna Maria Matute soutient : « A la fois document sur notre temps et énoncé des problèmes
de l’homme actuel, le roman doit blesser la conscience de la société avec l’espoir de
l’améliorer »
Laurent Tarzief : « Faire du théâtre, c’est de se mettre à l’écoute du monde pour en être la
caisse de résonnance ».
Aimé Césaire : « Mon théâtre est politique parce que les problèmes en Afrique sont
politiques »
Antigone : « Je suis née pour dire non et pour mourir »
2. La fonction distractive
Cyrano de Bergerac dans L’autre monde nous présente des personnages qui entretiennent
des voyages entre les Etats et les empires du soleil, les Etats et les empires de la lune.
La métamorphose de Frantz kafka, roman dans lequel le personnage principal se transforme
subitement en un énorme cancrelat au sein de sa propre famille. L’histoire racontée est
totalement invraisemblable, mais n’existe que dans l’espace du roman.
Dans Alice aux pays des merveilles, Lewis Carroll invite son lecteur dans un pays imaginaire
en suivant la trace d’Alice, son personnage principal.
Daniel Defoe, dans Les aventures de Robinson crusoé, transporte son lecteur sur une ile
déserte où il fait partager le quotidien solitaire de son personnage naufragé.
Le roman de science-fiction La nuit des temps de René Barjavel, nous met en scène, au cours
d’une mission polaire en Antarctique, une équipe de scientifiques ayant découvert sous la glace,
à plus de mille mètres de profondeur, deux corps humains intacts dont l’analyse scientifique
révèle qu’ils ont plus de neuf cent mille ans.
Victor Hugo déclare : « Le romancier est un enchanteur »
Louis Aragon : « L’art du roman est de savoir mentir »
Albert Camus : « Un créateur est un concepteur d’illusion »
Julien Green : « le roman est une fenêtre par laquelle on s’évade »
Guy Des cars : « le roman n’a pas à délivrer de message, le roman c’est l’évasion »
Anatole France affirme : « Ceux qui lisent des romans sont comme des mangeurs de
haschich ».
Maxime Chattan : « Dans un roman, chaque page lue est une minute d’évasion offerte à votre
âme. Ce n’est jamais du temps perdu, rien que de l’enrichissement »
Klébert Haédens : « lorsque le romancier laisse imprimer le mot roman sur la couverture de
son livre, il prend l’engagement de distraire ».
Emil Lettre : « Le roman est un ensemble d’histoire feintes »
Jules verne dans Le tour du monde en 80 jours dit : « j’ai fait un rêve en faisant le tour du
monde en quatre vingt jours ».
Sthéphane Théri : « La lecture est la clé de bien des évasions »
Montesquieu, dans ses pensées diverses, déclare : « Je n’ai jamais eu de chagrin qu’une heure
de lecture n’ait dissipé »
François Mauriac : « L’œuvre d’art déforme plus qu’elle ne renseigne »
Dénis Heudré : « La poésie est le balcon par lequel j’ai choisi de m’évader »
Victor Hugo : « La musique (…) est la vapeur de l’art. Elle est à la poésie ce que la rêverie est
à la pensée…»
Victor Hugo dans « Tristesse d’Olympio », extrait des Rayons et Les Ombres, dit qu’« il
contempla longtemps les fromes magnifiques/ Que la nature pend dans les champs magnifiques/
Il rêva jusqu’au soir ; Tout le jour il erra le long de la ravine/ Admirant tour à tour le ciel, face
divine, Le lac, divin miroir »
Hugo dans son poème « Pasteur et Troupeaux » dit que « le vallon où je vais tous les jours
est charmant/ Serein, abandonné, seul sous le firmament, / Plein de ronces en fleurs (…) / Il
vous fait oublier que quelque chose existe » pour dire que le paysage naturel constitue une
véritable source de distraction non seulement pour le poète, mais aussi pour le lecteur.
Paul Verlaine dans son texte intitulé Art poétique, défend l’idée d’une poésie qui chante plus
qu’elle ne signifie : « De la musique avant toute chose, le devoir de la poésie est de rivaliser
avec la musique…»
William Shakespeare : « La poésie est une musique que tout homme porte en soi »
Nicolas Boileau dans L’art poétique : « Heureux, qui dans ses vers, fait d’une voix légère, /
passer du grave au doux, du plaisant au sévère »
Jean Louis Barrault : «Le théâtre est le premier sérum que l’homme ait inventé pour se
protéger de la maladie de l’angoisse ».
Jean Cocteau : «Une pièce de théâtre devrait être écrite, décorée, costumée, accompagnée de
musique, jouée, dansée par un seul homme… »
Oscar Wilde dans Le portrait de Dorian Gray : «Se faire le spectateur de sa propre vie c’est
échapper à toutes les souffrances de la vie »
Molière: « en dehors de la correction des vices, je cherche à faire rire ».
Molière : « Castigare ridendo mores », corriger les mœurs par le rire
3. La fonction didactique
Le sage dans Appologue de Gil Blas : « Si tu lis mes aventures sans prendre garde aux
instructions morales qu’elles renferment, tu ne tireras aucun fruit dans cet ouvrage »
Abbé Prévost: « L’œuvre romanesque peut servir de l’instruction, de la vertu parce que chaque
fait qui se rapporte est un degré de lumière »
Louis Aragon : «La lecture d’un roman jette sur la vie une lumière »
Claude Roy affirme à cet effet: «Avant d’être une histoire, une anecdote, une simulation du
vrai, le roman est avant tout une leçon de conduite »
Antoine de Saint Exupery dans Terres des hommes défend : «être homme c’est être
responsable ; c’est connaitre la honte en face d’une misère qui ne semblait pas dépendre de soi.
C’est être fier d’une victoire que les camarades ont remportée, c’est sentir en posant la pierre
que l’on contribue à bâtir le monde »
Eugene Lonesco : « La littérature empêche les hommes d’être indifférents aux hommes »
Georges Duhamel : «lire un roman c’est apprendre par soi »
Jean Marie Gustave Le Clézio: «Lire un roman, c’est découvrir un coin du monde »
Jean de la Fontaine : « Je me sers d’animaux pour instruire les hommes »
Joachim Du Bellay : « Je me ferai savant en la philosophie/ En la mathématique, et médecine
aussi / Je me ferai légiste, et d’un plus haut souci/ Apprendrai les secrets de la théologie…»
Gargantua, dans sa lettre adressée à son fils Pantagruel, affirme : « mon fils, je t'engage à
employer ta jeunesse à bien progresser en savoir et en vertu. (. ..). J'entends et je veux que tu
apprennes parfaitement les langues »
François Rabelais, citant le sage Salomon, dit : «Sagesse n’entre point en âme malveillante et
que science sans conscience n’est que ruine de l’âme », c’est-à-dire la science doit être soumise
à la moralité pour éviter des débordements.
Hugo : « La poésie peut se mettre au service de la pensée et chercher à véhiculer les acquis de
savoir »
René Char : « La poésie est du savon philosophale, elle nous lave de nos impuretés »
Victor Hugo, extrait de Faits et croyances : « Une pièce de théâtre, c’est quelqu’un. C’est une
voix qui parle, c’est un esprit qui éclaire, c’est une conscience qui avertit »
Jean Giraudoux : « Le spectacle est la seule forme d’éducation morale ou artistique d’une
nation. Il est le seul cours du soir valable pour adultes et vieillards. »
Louis de Bonald, extrait des Pensées : « La comédie corrige les manières, et le théâtre
corrompt les mœurs ».
Jean le Rond d’Alembert : «L’effet de la moralité du théâtre est moins d’opérer un
changement subit dans les cœurs corrompus, que de prémunir contre le vice les âmes faibles
par l’exercice des sentiments honnêtes. »
4. La fonction autobiographique
Victor Hugo dans Les Contemplations, précisément dans la seconde partie
intitulée « Aujourd’hui », pleure la perte de sa fille en affirmant : « Je regarde ma destinée et
je vois bien que j’ai fini…»
Alphonse de Lamartine dans Les méditations poétiques, traduit son désarroi individuel suite
à la maladie d’Elvire, sa bien-aimée. Le poète pleure le caractère éphémère du bonheur, la
fugacité du temps en avouant en des termes explicites : « Je m’exprimais moi-même pour moi-
même »
Lamartine : « Je n’imitais plus personne, je m’exprimais moi-même pour moi-même. Ce
n’était pas un art, c’était un soulagement de mon propre cœur, qui se berçait de ses propres
sanglots »
Hugo, face à la mort de Léopoldine, exprimait : « Oh ! Je fus comme fou dans le premier
moment/ Hélas ! Et je pleurai trois jours amèrement ».
Léopold Sédar Senghor, face à la mort de son fils Philippe Maguilen, exprimait : « Et j’ai dit
non au médecin, mon fils n’est pas mort, ce n’est pas possible/ Pardonne-moi, seigneur, et
balaie mon blasphème, mais ce n’est pas possible »
Alfred de Musset : « Ah ! Frappe-toi le cœur ! C’est là qu’est le génie »
Victor Hugo : « La poésie, c’est tout ce qu’il y a d’intime dans tout »
Joseph Joubert, De la poésie (1886) : « On ne peut trouver de poésie nulle part, quand on n’en
porte pas en soi.»
Camara Laye, extrait de son roman L’enfant noir : « J’étais enfant et je jouais près de la case
de mon père. Quel âge avais-je en ce temps là ? Je ne me rappelle pas exactement. Je devais
être très jeune encore : cinq ans, six ans peut-être ».
Jean Jacques Rousseau dans Les Confessions: « Je forme une entreprise qui n’eut jamais
d’exemple dont l’exécution n’aura point d’imitateur. Je veux montrer à mes semblables un
homme dans toute la vérité de la nature ; et cet homme ce sera moi. Moi, seul ».
Chateaubriand dans les Mémoires d’outre-tombe : «Personne ne saurait affirmer sans mentir
que j’aie raconté ce que la plupart des gens racontent dans un moment de peine, de plaisir ou
de vanité… »
Chateaubriand : « A mesure que ces mémoires se remplissent de mes années écoulées, ils me
représentent le globe inférieur d’un sablier constatant ce qu’il y a de poussière tombée de ma
vie… »
Alfred de Musset : « Vous savez, dis-je, pour moi un livre, c’est un homme, ou rien ».
Gustave Flaubert dans Madame Bovary : « Madame Bovary c’est moi »
5. La fonction esthétique
Nicolas Boileau dans son Art poétique (1974) : « Sans la langue en un mot, l’auteur le plus
divin est toujours, quoi qu’il fasse, un méchant écrivain »
Paul Verlaine dans son texte intitulé Art poétique, défend l’idée d’une poésie qui chante plus
qu’elle ne signifie : « De la musique avant toute chose, le devoir de la poésie est de rivaliser
avec la musique, tout ce qu’elle fait d’autre est de la littérature»
Les parnassiens définissent leur art par le crédo « l’art pour l’art »
Théophile Gautier écrira en ce sens : «Il n’y a de vraiment beau que ce qui ne peut servir à
rien ; tout ce qui est utile est laid »
C’est dans ce sens qu’il propose le travail de l’artisan. Il note à cet effet : « Sculpte, lime, cisèle ;
/ Que ton rêve flottant / Se scelle dans le bloc résistant »
Charles Baudelaire défend : « Le principe de la poésie est strictement et simplement
l’aspiration vers une beauté supérieure »
C’est d’ailleurs ce qui pousse Charles Baudelaire à écrire : « La moralité d’une œuvre d’art,
c’est sa beauté »
Baudelaire soutenait : «J’ai pétri de la boue et j’en ai fait de l’or »
Par rapport à la poésie, il dira : « La poésie n’a d’autre but qu’elle-même ; elle ne peut en avoir
d’autre, et aucun poème ne sera si grand, si noble, si véritablement digne du nom de poème,
que celui qui aura été écrit pour le plaisir d’écrire un poème »
Aimé Césaire : « la connaissance poétique est celle où l’homme éclabousse l’objet de toutes
ses richesses mobilisées »
Raymond Queneau : « Comme le théâtre est fait pour être joué, la poésie est avant tout faite
pour être dite »
Paul Valéry : « Le poème, cette hésitation prolongée entre le son et le sens »
Valéry dans Variété I et II : « La poésie est l’ambition d’un discours qui soit chargé de plus
de sens, et mêlé de plus de musique, que le langage ordinaire n’en porte et n’en peut porter »
Jean Cocteau dans La difficulté d’être (1974) : « La poésie cesse à l’idée. Toute idée la tue »
Alain, dans Préliminaires à l’esthétique : «Le vrai poète est celui qui trouve l’idée en forgeant
le vers »
Jean Cocteau : «Une pièce de théâtre devrait être écrite, décorée, costumée, accompagnée de
musique, jouée, dansée par un seul homme… »