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283 Documents Absurde

Le document explore la littérature et le théâtre de l'absurde, mettant en avant des figures comme Beckett et Ionesco, qui rompent avec les traditions théâtrales en abordant l'absurdité de l'existence. Il évoque également la philosophie de Camus, notamment à travers le mythe de Sisyphe, qui illustre la condition humaine et la révolte face à l'absurde. Enfin, le texte mentionne la littérature jeunesse de l'absurde, élargissant le concept à un public plus jeune.

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Le document explore la littérature et le théâtre de l'absurde, mettant en avant des figures comme Beckett et Ionesco, qui rompent avec les traditions théâtrales en abordant l'absurdité de l'existence. Il évoque également la philosophie de Camus, notamment à travers le mythe de Sisyphe, qui illustre la condition humaine et la révolte face à l'absurde. Enfin, le texte mentionne la littérature jeunesse de l'absurde, élargissant le concept à un public plus jeune.

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ÉTAPE 1 : La littérature de l’absurde

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Source : Hélène SABBAH (dir.), Littérature 2nd : textes et méthode, Hatier, 2001

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Source : Georges LEGROS, Grands courants de la littérature française, Averbode, 2007

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ÉTAPE 2 : Le théâtre de l’absurde

Source : Georges LEGROS, Grands courants de la littérature française, Averbode, 2007

Après la Seconde Guerre mondiale, le monde occidental se trouve plongé dans des difficultés
d'ordre politique et social mais aussi dans une crise de la communication liée à la vérité. Le
théâtre va permettre une rupture avec l'héritage de la tradition, par un refus d'un théâtre
psychologique ou philosophique, par un refus du discours idéologique. Le théâtre de l'absurde
dont Beckett et Ionesco seront les principaux représentants refuse un théâtre d'engagement ou
à message. C'est avec le théâtre de Jarry, Ubu roi (1896), inventeur de la pataphysique (1897-
1898), science des solutions imaginaires, que se fait l'amorce esthétique rompant avec celle du
naturalisme et du symbolisme. Artaud avec son manifeste sur le théâtre de la cruauté, avec Le
Théâtre et son double (1938), avait déjà manifesté l'envie d'en finir avec un théâtre fondé sur la
parole, le texte et le dialogue. Progressivement, le théâtre évolue en transformant ses pièces en
lieu d'expérimentation.

Dans les années 1950, tous les dramaturges partagent la même idée : l'absurdité du
monde. Camus et Sartre avaient plongé leurs personnages dans une forme d'absurde,
confrontés au désespoir mais dans des structures traditionnelles. Les auteurs de ce nouveau
théâtre plongent le public dans une incertitude qui était jadis le lot des personnages : on y trouve
de nombreuses agressions, contre les normes morales, linguistiques, le sens du réel, l'esprit
logique. L'humour noir est souvent utilisé, faisant rire le public à propos des choses tragiques,
ou dans une ambiance hallucinatoire. Beckett, Ionesco, Adamov n'étaient pas des hommes de
théâtre à proprement parler, mais l'importance de leurs pièces, de leurs succès, ils la doivent
aussi aux metteurs en scène Jean Vilar (1912-1971), Jean-Marie Serreau (1915-
1973), Jacques Mauclair (1919-2001).

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labsurde

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Source : Hélène SABBAH (dir.), Littérature 2nd : textes et méthode, Hatier, 2001

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ÉTAPE 3 : La philosophie de l’absurde

Sisyphe, l'homme heureux qui rappelle Albert Camus


Par Blandine Le Cain
Publié le 07/11/2013 à 12:51, mis à jour le 07/11/2013 à 15:44
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Des problématiques quotidiennes pour l'homme, sur lesquelles l'auteur a beaucoup écrit,
et qu'il a parfaitement retrouvées dans l'objet de sa première œuvre philosophique: le
mythe de Sisyphe. Condamné par les dieux pour avoir osé les défier, Sisyphe se retrouve
à pousser sans cesse un rocher jusqu'au sommet d'une montagne du Tartare. Chaque fois
qu'il atteint son objectif, la pierre retombe. Et il doit recommencer…

«Il faut imaginer Sisyphe heureux»


Le Mythe de Sisyphe paraît en 1942. L'auteur y explique que c'est lorsque Sisyphe
redescend de son sommet pour retourner pousser le rocher qu'il le passionne le plus. «Il
faut imaginer Sisyphe heureux», clame Camus. «Je vois cet homme redescendre d'un pas
lourd mais égal vers le tourment dont il ne connaîtra pas la fin», écrit Camus. Or, pour
l'écrivain, lors de ces retours incessants vers le labeur, Sisyphe devient « supérieur à son
destin ».
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Paradoxe? Camus reconnaît que la condition de Sisyphe est tragique car irréversible, et
que le héros le sait. Mais en ayant justement pris conscience de cette condition, Sisyphe
redevient maître de son existence. «Toute la joie silencieuse de Sisyphe est là. Son destin
lui appartient. Son rocher est sa chose», résume Camus. L'auteur élargit cette conscience
de l'absurde au monde moderne. L'ouvrier qui travaille, «tous les jours de sa vie, aux
mêmes tâches», n'a pas un destin moins absurde d'après l'auteur. Ce destin devient
tragique lorsque l'ouvrier en prend conscience. Mais ces destins irréversibles permettent
aussi la rébellion et l'accomplissement, deux thèmes chers à l'auteur.

«Bâtir un univers sans maître»


«Sisyphe enseigne la fidélité supérieure qui nie les dieux et soulève les rochers», écrit
Albert Camus. Le héros bâtit, selon lui, un «univers désormais sans maître». En somme,
pour la plume de L'Homme révolté , «le chemin importe peu, la volonté d'arriver suffit à
tout». Une façon de dire que la vie vaut d'être vécue, malgré son absurdité. «La lutte elle-
même vers les sommets suffit à remplir un cœur d'homme», conclut celui qui écrivit
dans Combat, fut un militant obstiné et vécut en grande partie dans la solitude. Un
Sisyphe de la littérature, dont le rocher continue de retomber dans la réalité
d'aujourd'hui. Sans relâche…

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BD filmée :
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PODCAST :
[Link]
des-uns/sisyphe-ou-le-sens-de-labsurde

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Texte de Camus

Il s'agissait précédemment de savoir si la vie devait avoir un sens pour être


vécue. Il apparaît ici au contraire qu'elle sera d'autant mieux vécue qu'elle
n'aura pas de sens. Vivre une expérience, un destin, c'est l'accepter
pleinement... Vivre, c'est faire vivre l'absurde... L'une des seules positions
philosophiques cohérentes, c'est ainsi la révolte. Elle est un confrontement
perpétuel de l'homme et de sa propre obscurité... C'est ici qu'on voit à quel
point l'expérience absurde s'éloigne du suicide.

On a compris déjà que Sisyphe est le héros absurde. Il l'est autant par ses
passions que par son tourment. Son mépris des dieux, sa haine de la mort
et sa passion pour la vie, lui ont valu ce supplice indicible où tout l'être
s'emploie à ne rien achever. C'est le prix qu'il faut payer pour les passions
de cette terre. On ne nous dit rien sur Sisyphe aux enfers. Les mythes sont
faits pour que l'imagination les anime. Pour celui-ci, on voit seulement tout
l'effort d'un corps tendu pour soulever l'énorme pierre, la rouler et l'aider à
gravir une pente cent fois recommencée (…).Tout au bout de ce long effort,
le but est atteint. Sisyphe regarde alors la pierre dévaler en quelques
instants vers ce monde inférieur d'où il faudra la remonter vers les
sommets. Il redescend dans la plaine.

C'est pendant ce retour, cette pause, que Sisyphe m'intéresse. Un visage


qui peine si près des pierres est déjà pierre lui-même! Je vois cet homme
redescendre d'un pas lourd mais égal vers le tourment dont il ne connaîtra
pas la fin. Cette heure qui est comme une respiration et qui revient aussi
sûrement que son malheur, cette heure est celle de la conscience. A chacun
de ces instants, où il quitte les sommets et s'enfonce peu à peu vers les
tanières des dieux, il est supérieur à son destin. Il est plus fort que son
rocher.

Je laisse Sisyphe au bas de la montagne! On retrouve toujours son fardeau.


Mais Sisyphe enseigne la fidélité supérieure qui nie les dieux et soulève les
rochers. Lui aussi juge que tout est bien. Cet univers désormais sans maître
ne lui paraît ni stérile ni futile. Chacun des grains de cette pierre, chaque
éclat minéral de cette montagne pleine de nuit, à lui seul, forme un monde.
La lutte elle-même vers les sommets suffit à remplir un cœur d'homme. Il
faut imaginer Sisyphe heureux.

Le mythe de Sisyphe, Albert Camus, Gallimard, 1942

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ÉTAPE 4 : La littérature jeunesse de l’absurde

Gilles BACHELET, Mon chat le plus bête du monde, Seuil Jeunesse, 2014

+ Lecture de l’album

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