Bureau D'Evaluation Des Politiques Publiques (BEPP) : Rapport Final
Bureau D'Evaluation Des Politiques Publiques (BEPP) : Rapport Final
RAPPORT FINAL
SOMMAIRE
Definition de concepts…………………………………………………………………... 5
Résumé…………………………………………………………………………………... 7
Introduction……………………………………………………………………………… 9
I Approche methodologique…………………………………………………….. 11
Conclusion………………………………………………………………………………. 41
Annexes…………………………………………………………………………………. 42
Références bibliographiques…………………………………………………………….. 59
3
N° Titres Pages
Tableau IV : Répartition des enquêtés suivant leur opinion sur la pertinence du répertoire
et la distinction Postes techniques/politiques ……............................................ 23
Tableau V : Répartition des personnes enquêtées d’après leur opinion sur la synergie
entre le RHET et les autres dispositifs de la réforme administrative…………. 24
Tableau VII : Répartition des enquêtés selon leur niveau de connaissance du répertoire…. 29
Tableau VIII : Répartition des membres des comités ad hoc suivant la participation à la
formation…………………………………………………………………….... 29
5
DEFINITION DE CONCEPTS
Efficience : Relation optimale entre les biens et les services produits par un
programme ou une activité (résultats) et les ressources utilisées
pour les produire (moyens ou intrants).
Gestion des Les systèmes de gestion des performances visent à lier la gestion
performances : des personnes aux objectifs et stratégies institutionnels.
Hauts Emplois Emplois les plus élevés de la fonction publique qui, par leur
Techniques : nature, sont pourvus par Décret pris en Conseil des Ministres.
Ces emplois exigent de la part du titulaire une qualification et un
ensemble de savoirs, de savoir-faire, de savoir-être et de
pratiques professionnelles acquis par la formation et
l’expérience, durablement maîtrisés et que l’on peut mobiliser
6
RÉSUMÉ
Le Répertoire des Hauts Emplois Techniques (RHET) de la fonction publique béninoise est
un outil de référence pour aider à la gestion des emplois supérieurs de l’administration
publique. Il regroupe et classifie, selon une méthode spécifique, tous les hauts emplois actuels
de l’administration publique du Bénin et décrit la raison d’être, les finalités, les missions, les
attributions, les activités, les exigences et les compétences associées à chacun d’eux 1. Il est
organisé suivant deux types de classifications. La classification par secteur et la classification
par fonction. La mise en œuvre du RHET est assurée par plusieurs organisations à savoir ; le
Ministère de la Réforme Administrative et Institutionnelle (MRAI), les ministères sectoriels et
les institutions de l’Etat sous la supervision de l’organe de suivi de l’exploitation du RHET.
L’évaluation de l’application du REHT s’est fondée sur les critères d’évaluation en rapport
avec les questions évaluatives contenues dans les instructions au consultant. Ainsi, les
analyses ont porté sur la pertinence du RHET, l’efficacité et l’effectivité de sa mise en œuvre
et enfin l’appropriation du RHET par les cadres de l’administration publique.
L’exercice d’évaluation a permis de constater que le RHET a été conçu suivant une approche
participative avec une cohérence qui a combiné l’expertise nationale et internationale. Les
critères qui ont servi à la classification des emplois-types de l’administration publique sont
reconnus universels, objectifs et neutres. Ils mettent l’accent sur le développement de la
«logique compétence » afin d’impulser la performance dans l’administration publique.
La procédure retenue pour la nomination est décrite et comprend six (06) étapes. Il s’agit de
l’expression et le traitement du besoin (i), la manifestation d’intérêt et le recueil des
candidatures (ii), la présélection des candidats (iii), la sélection des candidats (iv), la
1
Ministère de la Réforme Administrative et Institutionnelle, 2009. Le nouveau système de dotation des hauts
emplois techniques de la fonction publique béninoise, Cotonou., page 667
8
Cette approche qui apparait et classique pour la dotation des hauts emplois au niveau
international met l’accent sur une procédure visant la nomination des cadres suivant les
valeurs de transparence, de compétence et du principe cardinal de l’adéquation profil/poste.
En termes de dotation des hauts emplois techniques, à ce jour, une seule nomination à été faite
conformément au RHET.
Par ailleurs, l’application du répertoire à certains corps de la fonction publique suscite des
interrogations. Il s’agit des corps régis par un statut particulier à savoir les magistrats, les
militaires et les paramilitaires.
A l’issue de l’évaluation, il a été dégagé les forces et les faiblesses liées à l’application du
répertoire. Parmi les forces, on peut citer, l’élaboration du répertoire suivant une approche
participative, le respect des normes universelles dans la conception, l’existence d’un cadre
règlementaire et institutionnel qui régit le répertoire, la transparence et la simplicité des
procédures retenues pour la nomination, et l’engagement du Gouvernement à améliorer les
performances à travers la gestion axée sur les résultats.
Au terme de l’évaluation, sur la base des analyses, des recommandations assorties d’un plan
d’action ont été formulées en vue d’accroitre l’efficacité de la mise en œuvre du répertoire.
9
INTRODUCTION
Pour corriger les maux identifiés par le diagnostic établi au cours des Etats Généraux de la
Fonction Publique et de la Modernisation de l’Administration (EGFPMA), le document-cadre
de la réforme administrative publié en juin 2000 par le Gouvernement du Bénin, a été bâti
autour des six objectifs stratégiques prioritaires à savoir :
Le présent rapport après une présentation du RHET, fait le point de sa mise en œuvre, en
dégage les forces et faiblesses puis, formule des recommandations en vue d’une meilleure
application.
11
I. APPROCHE METHODOLOGIQUE
La démarche méthodologique adoptée a été une approche participative dont les grandes étapes
sont la séance de cadrage et de lancement de l’étude, la recherche documentaire ; la
préparation et la réalisation de l’enquête (conception des outils de collecte de données,
échantillonnage, entretiens sur le terrain), l’analyse des données et l’élaboration du rapport de
la mission.
1.1. Lancement de la mission
Le lancement officiel de la mission a été consacré par la séance de cadrage qui a réuni les
experts du cabinet BeCG et le Bureau d’Evaluation des Politiques Publiques (BEPP) le
vendredi 28 avril 2011. A cette séance, le maître d’ouvrage a rappelé aux parties les objectifs
de l’étude, les résultats attendus, les tâches du consultant et les questions évaluatives qui ont
connu de légères modifications par rapport aux termes de référence.
1.2. Revue documentaire et affinement du rapport méthodologique
La revue documentaire a consisté, pour le consultant, à passer en revue toute la
documentation disponible sur le RHET au Bénin. Un accent a été mis sur le RHET, les textes
de loi qui l’autorisent, les différents textes et lois portant création, composition, attributions et
fonctionnement de toutes les structures qui ont en charge la mise en application du RHET, les
différents rapports d’étape de son application, les documents de normes, etc.
Sur la base des clarifications faites par le maître d’ouvrage au cours de la séance de cadrage et
des résultats de la recherche documentaire, le consultant a procédé à un affinement de son
rapport méthodologique. Ce rapport comprenait la méthodologie à adopter, le planning de
réalisation de la mission, l’échantillon et les outils de collecte de données.
La validation du rapport méthodologique par le maître d’ouvrage a permis au consultant de
passer à l’enquête.
1.3. Population d’enquête et échantillonnage
La population mère est composée des cadres de l’administration centrale et déconcentrée, des
Partenaires Techniques et Financiers (PTF) et des élus locaux.
Pour constituer l’échantillon, nous avons combiné deux techniques à savoir, le recensement et
la technique aléatoire. Pour ce faire, tous les membres du Comité de Coordination de la
Réforme Administrative (CCRA), les membres du comité ad hoc de mise en œuvre du
répertoire par ministère (SGM, DRH, DPP, IGM), les membres de l’organe de suivi de
l’exploitation du Répertoire des Hauts Emplois Techniques et tous les cadres censés être
nommés dans les hauts emplois techniques en utilisant le RHET ont été retenus dans
12
l’échantillon. Par ailleurs il a été choisi de façon aléatoire certains titulaires aux hauts emplois
techniques de l’administration publique. L’échantillon enquêté est composé ainsi qu’il suit :
Le Répertoire des Hauts Emplois Techniques (RHET) de la fonction publique béninoise est
un outil de référence pour aider à la gestion des ressources humaines et des emplois
supérieurs de l’administration publique. Il regroupe et classifie, selon une méthode spécifique,
tous les hauts emplois existant dans l’administration publique du Bénin et en décrit la raison
d’être, les finalités, les missions, les attributions, les activités, les exigences et les
compétences associées à chacun d’eux2. Il est organisé suivant deux (02) types de
classifications. La classification par secteur et la sous classification par fonction.
La classification par secteur distingue quatre (04) secteurs d’emplois codés de 1 à 4 à savoir ;
le secteur social (1), le secteur administration et gestion (2), le secteur développement
économique (3) et le secteur sécurité et protection du territoire (4).
Chaque secteur regroupe les hauts emplois qui ont pour fonction d’élaborer les supports
professionnels, de communiquer avec l’extérieur, de gérer les structures, d’inspecter la
réglementation ou de gérer des opérations relevant d’un certain nombre de domaines. Il
s’agit :
La sous-classification par fonction procède à une répartition des emplois d’un même secteur
en cinq (05) fonctions d’emplois affectées de code (1 à 5). Les fonctions retenues sont les
2
République du Bénin, 2009, Répertoire des Hauts Emplois Techniques de la fonction publique béninoise.
Cotonou, Star Éditions, p 667
3
Ibidem
15
suivantes: support professionnel (1), relations avec l’extérieur, communication (2), gestion
des structures (3), inspection de la réglementation (4) et gestion des opérations (5).
Les emplois de chaque secteur sont dans un fascicule. Chaque fascicule contient deux (02)
types de fiches à savoir, les fiches d’emplois génériques et les fiches de postes. Les premières
fiches décrivent les données relatives à un certain nombre d’emplois spécifiques poursuivant
la même finalité. Les fiches de poste, quant à elles, décrivent les informations relatives à la
mission, aux activités principales et au profil requis pour occuper un emploi spécifique.
Au total, on dénombre dans le Répertoire des Hauts Emplois Techniques, deux cent quatre
vingt deux (282) emplois spécifiques regroupés en vingt (20) familles d’emplois.
4
Ibidem
16
veille à l’adéquation des projets et programmes avec veille à l’élaboration du budget et ordonne les dépenses éligibles
les orientations de développement et les stratégies du ministère ; veille à la mise en œuvre des procédures de gestion des marchés ;
assiste les structures du ministère dans l’élaboration de leurs projets et programmes ; signe les notes de service et les documents administratifs ;
élabore les bilans et rapports trimestriels et annuels d’exécution des projets et programmes du propose le recrutement du personnel et signe les contrats de travail ;
ministère ; étudie les courriers et les affecte aux collaborateurs concernés ;
suit l’exécution des projets et programmes inscrits au PAG et rend compte au Secrétaire Général veille à la bonne gestion des ressources matérielles.
5
Idem
18
du Gouvernement ;
réalise les études prospectives et d’évaluation qui permettent d’éclairer les stratégies à mettre en 3- Promotion des activités
œuvre par le ministère ; participe aux diverses manifestations relatives aux activités de la direction sur le
assure tous les travaux de suivi des réformes. plan national et international ;
centralise les données relatives à l’ensemble des programmes du Ministère ; participe aux négociations et à la mobilisation des ressources avec les partenaires
assure un appui technique aux structures du ministère ; au développement.
élabore en collaboration avec le SG le programme d’activité annuel du ministère ainsi que son
rapport d’exécution ;
assiste les structures du Ministère dans l’élaboration de leurs projets et programmes.
élabore les bilans d’exécution du plan d’action du ministère.
Profil requis
Formation de base (niveau et diplôme) Formation (s) complémentaire (s) EXPERIENCE {DOMAINE (S) ET DUREE}
BAC + 5 ans en planification, gestion des projets ou Exigible : 10 ans dont 2 à un poste de responsabilité dont 2 à un poste
toute autre option équivalente leadership de responsabilité
management des services publics
informatique
Souhaitable : 15 ans
• participer aux diverses manifestations relatives à la gestion des emplois supérieurs sur
le plan national et international.
Au niveau de chaque ministère il sera mis en place par arrêté un comité ad hoc chargé de
conduire le processus de sélection des candidats aux hauts emplois techniques. Le comité ad
hoc est composé comme suit :
- Président : le SG du ministère ;
- Membres :
Créé par Décret n°2007-293 du 16 juin 2007 portant création, composition, attributions et
fonctionnement de l’Organe de Suivi de l’Exploitation du Répertoire des Hauts Emplois
Techniques, cette structure, directement rattachée à la Présidence de la République, a pour
mission essentielle de procéder à l’approbation de toute la procédure de sélection et d’émettre
son avis avant l’examen du dossier par le Conseil des Ministres.
A ce titre, il :
Pour assurer cette mission, l’organe de suivi est composé ainsi qu’il suit :
- Membres permanents :
- Membres occasionnels
La présentation du RHET et des organes impliqués dans sa mise en œuvre sera suivie des
résultats auxquels nous sommes parvenus à l’issue de l’exercice d’évaluation.
22
L’évaluation de l’application du REHT s’est fondée sur les critères d’évaluation en rapport
avec les questions évaluatives contenues dans les instructions au consultant. Ainsi, les
analyses ont porté sur la pertinence du RHET, l’effectivité et l’efficacité de sa mise en œuvre
et enfin, l’appropriation du RHET par les cadres de l’administration publique.
Pour ce faire, l’enquête réalisée dans le cadre de cette étude a permis de toucher environ cent
dix huit personnes dont 38 membres des comités ad hoc chargés de la mise en œuvre des
RHET, trois Partenaires Techniques et Financiers, l’Observatoire de Lutte contre la
Corruption (OLC) et une organisation de la société civile. Parallèlement à cet échantillon,
quinze Secrétaires Généraux des Ministères ont été interrogés en vue d’appréhender leurs
perceptions sur les différents aspects de l’évaluation. Au total, cent trente trois (133)
personnes se sont prêtées à nos questionnaires.
En effet, les assises de la Conférence des forces vives de la Nation (février 1990), les états
généraux de la fonction publique et de la modernisation administrative (décembre 1994),
l’atelier sur le diagnostic de l’environnement institutionnel du Bénin (octobre 1996) ont
abouti à l’identification des maux qui minent la performance de l’administration béninoise. Il
s’agit entre autres de l’absentéisme, du clientélisme, de la politisation à outrance, de la contre
performance des organisations, occasionnant du coup des résultats peu satisfaisants à l’endroit
des citoyens. Loin d'être un lieu neutre, l'administration publique devient un milieu dans
lequel le politique prend le pas en matière d’affectation aux postes et de nominations aux
hauts emplois techniques. Ainsi, la sympathie partisane prend le dessus sur le mérite. C’est
donc pour corriger ces dysfonctionnements, qu’est née l’idée de la création du répertoire des
hauts emplois techniques de la fonction publique béninoise. Le répertoire vise à assurer
l’adéquation profil-poste pour induire une autre image à l’Administration à savoir une
Administration intègre, républicaine et performante. Le bien fondé du Répertoire des Hauts
Emplois Techniques (RHET) réside dans la nécessité de dépolitiser l’Administration par la
23
séparation des emplois techniques de ceux politiques. Il se veut un outil de dotation des postes
sur la base des compétences requises, de fixation aux titulaires des postes, des objectifs
pertinents assortis de ressources nécessaires pour y parvenir, d’évaluation des performances et
de promotion des cadres dans les organismes internationaux.
Tableau IV : Répartition des enquêtés suivant leur opinion sur la pertinence du répertoire et la
distinction Postes techniques/politiques
Pourcentage
Modalités distinction Postes
Pertinence
techniques/politiques
Parfaitement 92,5 64,3
plus ou moins 7,5 21,4
pas du tout - 4,8
Ne sait pas - 9,5
Total 100,0 100,0
92,5 % et 85,7% des cadres interrogés affirment respectivement que le RHET est pertinent et
qu’il permet la distinction entre les postes techniques et les postes politiques de
l’administration publique. Cette assertion des cadres rejoint celle des Secrétaires Généraux
des Ministères (SGM) qui, unanimement, ont reconnu cette caractéristique du répertoire. Seul
4,8% ont affirmé le contraire sans pouvoir justifier leur position.
Les différentes analyses ont révélé que le RHET est un outil pertinent de gestion et de
modernisation de la fonction publique béninoise. Il garantit l’adéquation entre profil et poste
nécessaire dans la mise en place d’une administration intègre et performante. C’est également
un cadre de référence qui donne des informations pertinentes sur les emplois de hauts cadres
pourvus par nomination en Conseil des Ministres. Il renseigne sur la raison d’être, les
attributions et les activités principales du poste ainsi que les compétences requises pour
prétendre au poste. Enfin, le répertoire a le mérite de :
En effet, la stratégie 1 prévoit la clarification des emplois à travers la description des emplois,
la définition et le regroupement des emplois cibles des ministères et de la Présidence de la
République. Quant à la stratégie 2, elle vise à prendre des mesures tendant à assurer la
continuité et la neutralité politique du service public. Les actions à mener dans ce sens sont
entre autres, l’installation d’une structure permanente chargée de la dépolitisation de
l’administration, le renforcement du rôle et du pouvoir des SGM, et le respect d’un minimum
de longévité au poste de Directeurs techniques.
Tableau V : Répartition des personnes enquêtées d’après leur opinion sur la synergie entre le
RHET et les autres dispositifs de la réforme administrative
A la lecture du tableau ci-dessus, 57,63% des enquêtés affirment que le répertoire des hauts
emplois est en synergie avec les dispositions de la réforme administrative au niveau national.
Si la synergie entre la RHET et les documents de réforme nationale est incontestable, il est
également très important de jeter un regard critique sur le processus ayant abouti à son
élaboration et la procédure de dotation aux hauts emplois instituée par le Guide et outils de
nomination aux hauts emplois techniques.
La description des emplois a consisté en la collecte des données auprès des titulaires des
postes dans l’administration publique. Les données recueillies, à partir des fiches conçues à
cet effet, ont été validées par les Directeurs des Ressources Humaines (DRH) et les
Secrétaires Généraux des Ministères (SGM) et transmises à la Direction Générale de Réforme
et de la Modernisation Administrative du ministère en charge de la fonction publique, érigée à
partir d’avril 2006 en MRAI, pour traitement et analyse en vue de la définition des emplois.
C’est à cette étape que les cadres de l’Administration ont été véritablement associés au
processus.
et Emplois6). Sur la base des emplois définis, il a été établi des fiches d’emploi individuelles.
Ces fiches décrivent les tâches, les fonctions, les responsabilités, les exigences, les conditions
de travail, le profil requis pour occuper le poste, etc7. Les emplois ainsi définis ont fait l’objet
d’une classification.
Cette étape se fonde sur deux éléments que sont la détermination des emplois génériques et la
codification. Afin de déterminer les emplois génériques (ou famille d’emplois), il a été
procédé à un regroupement des emplois spécifiques du même secteur visant la même finalité.
Ainsi le RHET de la fonction publique béninoise est composé de quatre (04) secteurs à savoir,
le secteur social, le secteur administration et gestion, le secteur développement économique et
le secteur sécurité et protection du territoire. Les emplois d’un même secteur ont été par la
suite répartis par "fonction". Cinq (05) fonctions sont retenues à savoir :
support professionnel ;
relations avec l’extérieur, communication ;
gestion des structures ;
inspection de la réglementation ;
gestion des opérations.
La codification des emplois est une affectation à chaque emploi générique d’un code qui
permet d’identifier le secteur, la fonction et leurs composantes. La codification du RHET de
la fonction publique béninoise s’est référée à la Classification Internationale Type des
Professions (CITP-88) dont le Bureau International du Travail (BIT) est le principal
responsable8. Cette classification a été approuvée par la quatorzième Conférence
internationale des statisticiens du Travail dans sa résolution du 06 novembre 1987. Selon la
CITP-88, le nombre 1120 est le code correspondant aux cadres supérieurs de l’administration
publique. Adopté dans le cas béninois, le numéro 1120 accompagné d’une combinaison de
deux chiffres (code du secteur et code de la fonction) permet d’identifier les différents
emplois consignés dans le RHET.
6
Le ROME (Répertoire Opérationnel des Métiers et des Emplois) est un référentiel conçu par Pôle emploi. Il
présente l’ensemble des métiers regroupés par fiches, organisés par domaines professionnels. Ces fiches
proposent une description détaillée des métiers (définition, conditions d’accès et activités).
7
La fiche de description des postes est en annexe
8
Bureau International du Travail (BIT), Résolution de la quatorzième Conférence internationale des statisticiens
du Travail, Genève, 1988, (CITP-88)
27
emploi individuel (après des échanges avec des spécialistes de chaque domaine de formation).
Elles sont réparties comme suit :
Tableau VI : Répartition des enquêtés suivant leur réponse sur la conformité du processus
d’élaboration du REHT aux bonnes pratiques internationales
Modalités Pourcentage
OUI 60,5
NON 2,5
NSP 37,0
Total 100,0
Pour 60,5% des enquêtés, le processus d’élaboration du REHT est conforme aux bonnes
pratiques internationales en la matière. Pour justifier leur opinion, deux principaux arguments
ont été évoqués. Il s’agit de l’expertise conjointe des Canadiens et du PNUD dont le Bénin a
bénéficié à toutes les étapes du processus d’élaboration du répertoire.
On peut donc retenir que le RHET a été conçu suivant une approche participative avec une
cohérence qui a combiné l’expertise nationale et internationale. Les critères qui ont servi à la
classification des emplois-types de l’administration publique sont reconnus universels,
objectifs et neutres. Ils mettent l’accent sur le développement de la « logique compétence »
afin d’impulser la performance dans l’administration publique.
Description
Etape 1
des emplois
Définition des
Etape 2 emplois
Classification
des emplois
Etape 3
Elaboration
du profil des
Etape 4
compétences
La procédure retenue pour la nomination est décrite dans un manuel "Guide et outils de
nomination aux hauts emplois techniques" adopté par le Conseil des Ministres en sa séance du
28 octobre 2009. Ce manuel, après une description de la procédure de nomination, présente
des outils dont la finalité est de faciliter l’application du répertoire. Six (06) étapes se
distinguent au cours de la procédure. Il s’agit de :
La procédure de nomination présentée dans le manuel Guide et outils pour la nomination aux
hauts emplois techniques est reconnue classique et universelle avec une garantie de
transparence, d’objectivité et de recherche de compétence. Cette opinion des cadres de
l’administration rejoint celle des membres du CCRA et des partenaires techniques et
financiers qui confirment que le Bénin a bénéficié de l’appui des experts internationaux en
l’occurrence les Canadiens et des experts nationaux du domaine.
On en déduit également qu’il s’agit des pratiques universelles et classiques de dotation aux
hauts emplois au niveau international. Cette approche met l’accent sur des étapes et des outils
visant la nomination des cadres suivant les valeurs de transparence, de compétence et du
principe cardinal de l’adéquation profil/poste.
Après l’adoption du répertoire en février 2007, plusieurs actions ont été menées par le
gouvernement en vue de son opérationnalisation. Au tire de ces actions, nous pouvons citer, la
prise par le Conseil des Ministres du Décret n°2007-293 portant création, composition,
attributions et fonctionnement de l’Organe de Suivi de l’Exploitation du Répertoire des Hauts
29
Emplois Techniques, l’adoption en Conseil des Ministres (relevé n°36 du 28 octobre 2009) du
Guide et des outils pour les nominations aux hauts emplois techniques, la création de la
Direction des Hauts Emplois Techniques (DHET) par Décret n° 2010-642 du 31 décembre
2010 portant attributions organisation et fonctionnement du Ministère de la Réforme
Administrative et Institutionnelle (MRAI) et enfin, la création des comités ad hoc devant
conduire le processus de sélection dans les ministères et institutions de l’Etat.
Les comités ad hoc à travers le SGM assisté par le DRH, sont chargés sur la base du Décret
portant attributions, organisation et fonctionnement de leurs ministères de tenir et de mettre à
jour le tableau de bord des emplois en général et en particulier celui des hauts emplois
pourvus et non pourvus, de déterminer la liste des postes à pouvoir, d’exprimer la demande de
nomination et de conduire le processus de sélection. A ce jour, les tâches assignées au comité
ad hoc n’ont pas connu une réalisation effective. Aucun ministère ne dispose du fichier
électronique des hauts emplois techniques. Sur l’ensemble, seuls deux (02) comités ad hoc
ont expérimenté le REHT. Il s’agit du comité ad hoc du MRAI, dans le cadre de la sélection
du Directeur des Hauts Emplois Techniques (DHET) et du Directeur des Ressources
Humaines (DRH), et du comité ad hoc du ministère en charge de la justice dans le cadre de la
sélection du Directeur du Centre de la Documentation et d’information Juridiques.
On peut donc affirmer que l’opérationnalisation des comités ad hoc n’est pas encore effective.
Dans un tel contexte, les résultats escomptés sont loin d’être atteints.
Tableau VII : Répartition des membres des comités ad hoc suivant la participation à la
formation
Seul 30 pour cent des membres du comité ad hoc affirme avoir suivi une formation dans le
cadre de l’application du RHET. Ce faible taux de formation pourrait s’expliquer par la non
participation des DPP et des IGM et la mobilité des cadres de l’administration publique.
30
Certains cadres ayant suivi la formation sont mutés vers d’autres administrations ou à des
postes ne leur permettant pas de faire valoir les compétences acquises.
A défaut d’une formation, il a été organisé une séance d’information à l’endroit des membres
de l’Organe de Suivi de l’Exploitation du Répertoire des Hauts Emplois Techniques et des
cadres de l’administration publique béninoise. Cette séance d’information organisée de façon
isolée n’est pas de nature à garantir une parfaite connaissance du répertoire dans
l’administration publique. Cette situation est aggravée par le silence des comités ad hoc qui,
n’ont mené aucune activité de sensibilisation et d’information à l’endroit des agents de leur
ministère.
La majorité des SGM rencontrés estime que les comités ad hoc n’ont jamais été installés et
pour ce fait, n’ont mené aucune activité. Il convient alors de clarifier le concept de comité ad
hoc et préciser ses attributions et son mode de fonctionnement.
Créé par Décret n°2007-293, l’Organe de Suivi de l’Exploitation du Répertoire des Hauts
Emplois Techniques est chargé d’une part, d’examiner et d’approuver la proposition de
nomination faite par le ministre à la suite des différents tests de recrutement organisés par le
comité ad hoc et d’autre part, de préparer le dossier pour adoption en Conseil des Ministres.
A ce niveau, toutes les personnes interrogées ont déploré le retard observé dans la nomination
en Conseil des Ministres des candidats retenus. Les membres de l’organe de suivi interrogés
dans le cadre de cette étude ont affirmé que l’examen et l’approbation des nominations
auxquels ils ont participé, a duré exactement une journée malgré qu’ils ne soient pas limités
dans un délai par les textes. La grande interrogation est de savoir à quel niveau se situe
exactement le retard observé dans la nomination par le Conseil des Ministres du candidat
retenu.
Il est aisé de constater que les activités relatives aux deux (02) dernières étapes de la
procédure de nomination à savoir ; la validation/approbation de la sélection par le Ministre
(étape 5) et l’approbation de la sélection et la nomination des candidats retenus ne sont pas
encadrées dans le temps (étape 6). Cette marge de manœuvre laissée aux acteurs intervenants
à chacune de ces étapes pourrait expliquer les dysfonctionnements relevés.
Dans le souci de promouvoir les cadres béninois aux postes régionaux et internationaux,
l’organe de suivi, à travers la présence du ministère en charge des affaires étrangères, est
également chargé de veiller à la collecte et à la diffusion, dans les conditions de temps requis,
des informations relatives aux postes vacants à pourvoir dans les organisations régionales et
31
Pour y parvenir, il a été créé dans toutes les représentations diplomatiques et consulaires des
services qui mènent des activités de veille par rapport aux vacances de poste. Le fichier des
diplomates béninois éligibles aux postes régionaux et internationaux est régulièrement tenu et
mis à jour dans le cadre des activités du ministère des affaires étrangères. Cette activité n’a
pas connu une extension au niveau national comme prévue.
En termes de dotation des emplois, à ce jour, sur les (03) trois tentatives de dotation des hauts
emplois suivant la procédure instituée par le RHET, seule celle du Directeur des Hauts
Emplois Techniques (DHET) est allée à terme. Les (02) deux autres à savoir, la sélection du
Directeur des Ressources Humaines du MRAI et du Directeur du Centre de Documentation et
d’Information Juridiques du Ministère de la Justice, de la Législation et des Droits de
l’Homme (MJLDH) ont connu des biais.
En ce qui concerne ces poste, le processus à été conduit jusqu’à la dernière étape à savoir
l’approbation par l’organe de suivi de l’exploitation du RHET. Contre toute attente, le
candidat retenu au poste de Directeur du Centre de Documentation et d’Information
Juridiques du Ministère en charge de la justice à été nommé par arrêté du ministre de la
justice et non par Décret pris en Conseil des Ministres comme l’exige la procédure normale.
Quant au candidat retenu pour le poste de Directeur des Ressources Humaines du MRAI,
après l’achèvement du processus il a été nommé par Décret pris en Conseil des Ministres au
poste de DRH du Ministère des Travaux Publics et des Transports (MTPT) en lieu et place de
celui du MRAI. Il est à souligner à ce niveau que ce candidat n’a pas subi le même exerce
pour le compte du poste de DRH du ministère en charge des travaux publics.
Tableau VIII : Répartition des enquêtés selon leur niveau de connaissance du répertoire
A partir du tableau ci-dessus, il se dégage que 81,4% des personnes interrogées sont
informées de l’existence du RHET sans en avoir une parfaite connaissance. Ce constat est en
harmonie avec l’appréciation qui est faite par les membres du CCRA sur la connaissance du
répertoire par les agents de l’administration publique en général et ceux de leur ministère en
particulier. En effet, les Secrétaires Généraux des Ministères, membres du Comité de
Coordination de la Réforme Administrative (CCRA) et Présidents de Comités ad hoc de mise
en œuvre du répertoire, ont affirmé que les cadres de l’administration publique, bien qu’ayant
été impliqués dans le processus d’élaboration, n’ont pas une connaissance suffisante du
répertoire et du guide d’application.
Par ailleurs, 18,6 % soutiennent n’être pas informé de l’existence du répertoire. Les raisons
avancées par les personnes interrogées sont, entre autres, l’insuffisance de la vulgarisation du
répertoire, la non dissémination du répertoire à tous les cadres ou à défaut aux titulaires des
hauts emplois techniques.
A l’issue de notre enquête, il y a lieu de noter une faible vulgarisation du RHET à l’endroit de
tous les acteurs de l’administration béninoise. Ainsi, le RHET demeure encore un instrument
très peu connu mais accepté par la quasi totalité des cadres de l’administration béninoise.
Face à cette réalité, la grande question qui se pose est de savoir à qui revient la responsabilité
de la vulgarisation du répertoire ?
L’analyse du niveau de la mise en œuvre du RHET a révélé des forces et des faiblesses. Au
nombre de celles-ci, on peut citer :
Forces
- élaboration selon une approche participative ;
- respect des normes universelles dans la conception ;
- existence d’un dispositif normatif et institutionnel qui régit le répertoire ;
- transparence et simplicité des procédures retenues pour la nomination ;
- cohérence du répertoire avec les stratégies nouvelles de recherche de la performance des
administrations publiques en Afrique face à la crise économique et financière ;
- existence de compétences dans tous les ministères pour la mise en œuvre du RHET ;
- formation des SGM et DRH dont la plupart sont encore en poste;
- Plus de crédibilité qu’accorderaient les PTF au Bénin ;
Faiblesses
- caractère réglementaire des actes juridiques d’application de RHET;
- inexistence de force juridique contraignante à l’endroit des gouvernants ;
- manque de leadership de la structure en charge de la mise en œuvre du répertoire ;
- insuffisance de vulgarisation ;
- manque de dissémination ;
- non concrétisation de la volonté politique affirmée ;
- mobilité des cadres et surtout des membres du comité ad hoc de mise en œuvre du
RHET.
3.6. Recommandations
Au terme de l’évaluation, des recommandations sont formulées en vue d’accroitre d’une part,
l’effectivité et l’efficacité de l’application du RHET et d’autre part, son appropriation par les
cadres de l’administration publique. Ces recommandations sont présentées dans la matrice
ainsi qu’il suit :
34
Le RHET est dépourvu d’une base légale. Il est donc nécessaire de lui conférer cette force PM, MRAI, Direction
codification, Cour
coercitive par la transformation des textes le régissant en projet de loi à faire voter par le
Suprême, Gouvernement,
Parlement. Assemblée Nationale
L’ancrage institutionnel. La DHET a été créé en 2010, par le Décret n° 2010- 642 du 31
décembre 2010, portant création, attributions, organisation et fonctionnement du MRAI. Ce
Décret confère à la DHET le rôle de la coordination et de la supervision de l’application du
RHET dans les ministères et institutions de l’Etat. Depuis la nomination en 2011 (Décret n°
2011-684 du 14 octobre 2011) de son Directeur, la DHET éprouve des difficultés liées à
l’insuffisance de ressources humaines compétentes et de ressources financières
Effectivité et efficacité conséquentes. La fonction de coordination et de supervision est une fonction d’état-major
qui nécessite assez d’engagement et de leadership. Cette fonction ne saurait être confiée à un Gouvernement, Organe
ministère sectoriel. de suivi, MRAI, MTFP
A priori, il serait juste de penser à l’ancrage de cette direction au Ministère du Travail et de
la Fonction Public (MTFP) parce qu’il constitue la structure gestionnaire des ressources
humaines de l’Etat. Cependant, le problème de leadership de la DHET risque de se poser.
Face à cette situation, nous pensons que la meilleure formule est de loger cette direction sous
la responsabilité du Président de la République ou du Premier Ministre. Nous laissons alors
la latitude au Gouvernement d’apprécier en retenant la meilleure formule d’ancrage
institutionnelle de la DHET qui puisse lui permettre de jouer efficacement son rôle.
35
Dans le souci de renforcer le suivi de la mise en œuvre, les organisations de la société civile
intervenant dans la lutte contre la corruption pourraient être impliquées à travers la présence Gouvernement, Organe
de deux (02) représentants dans les jurys de recrutement. En amont, il paraît important de suivi, MRAI, MTFP,
d’associer ces organisations aux séances de renforcement de capacité qui seront organisées à OSC
cet effet.
Enfin, il paraît utile de fixer un délai de deux (02) semaines pour l’étape 5
(validation/approbation de la sélection par le ministre) et l’étape 6 (approbation de la Gouvernement, Organe
sélection par l’Organe de suivi et la nomination des candidats retenus) de la procédure de de suivi
nomination aux hauts emplois techniques.
A l’instar des séances de sensibilisation organisées sur la loi contre la corruption, des
séances de sensibilisation pourraient être organisées à l’endroit des cadres de
l’administration dans tous les ministères et institutions de l’Etat, dans les départements et
dans les communes sur toute l’étendue du territoire. A cette occasion, l’objectif du répertoire
Appropriation MRAI, Comité ad hoc
et les nouvelles procédures de nomination aux hauts emplois techniques de l’administration
seront exposés et expliqués aux participants. Un accent sera mis sur la date retenue pour
l’entrée en vigueur du RHET. Les sensibilisations s’achèveront par la distribution d’un
exemplaire du répertoire et du guide et outils de nomination à tous les participants.
Pour faciliter la mise en œuvre du RHET, les recommandations formulées sont assorties d’un plan d’actions.
36
N° Actions Activités à mener Structures Structures Périodes d’exécution Coût Sources de Observations
responsables impliquées 2013 prévisionnel financement
J F MA MJ J A (fcfa)
N° Actions Activités à mener Structures Structures Périodes d’exécution Coût Sources de Observations
responsables impliquées 2013 prévisionnel financement
J F MA MJ J A (fcfa)
PM/MRAI x
- Elaborer le projet de loi
Soumission à
l’Assemblée Direction x
PM/MRAI
Nationale pour vote - Valider et codifier le projet de loi codification
en procédure
Cour x
d’urgence d’un
- Avis de la Cour Suprême Suprême
5. projet de loi portant
application du x
- Transmission du projet de loi à Gouvernement
RHET et de la l’Assemblée Nationale
procédure de Assemblée x
nomination aux - Vote de la loi Nationale
HET
Sur le plan politique Max Weber écrit que les joutes politiques s’expliquent presque
toujours par un mobile simple : "le contrôle et la distribution des
postes". Les américains, grand champion et vitrine supposée de la
démocratie, ont systématisé l’instinct de pouvoir et même le côté
alimentaire de la prise de responsabilité par l’expression de spoils
system (système des dépouilles). Le parti vainqueur aux électeurs
chasse les vaincus de certains postes de l’administration et nomme
ses hommes, en toute légalité. La démocratie pluraliste se conjugue
donc avec une chasse aux sorcières dans l’administration publique,
chaque fois qu’un parti gagne des élections générales. Les
vainqueurs veulent contrôler les rouages du pouvoir politique mais
aussi administratif avec tout ce que cela comporte comme
avantages matériels et prestige. Dans ce contexte, la démocratie et
ses méthodes deviennent elles-mêmes des freins à une
administration publique républicaine et loyale.
Sur le plan Un béninois est membre d’une ethnie et/ou d’une religion avant
sociologique d’être citoyen. Les allégeances ethno-religieuses l’emportent très
souvent sur le respect des préceptes de déontologie d’une
administration républicaine, neutre et loyale. La culture du "fofo",
du "frère du village" est une donnée de notre sociologie
administrative à ne pas négliger. Un haut emploi technique, occupé
par un cadre recruté selon les critères de professionnalisme sera -t-
il un bon collaborateur du ministre ou un espion infiltré dans son
environnement immédiat ? La question mérite d’être posée à la
lumière du comportement courant des cadres de l’administration
lorsque le politique et l’ethnique se mêlent et servent de ligne de
démarcation entre l’opposition et le gouvernement.
Pour toutes ces raisons et pour d’autres, la stratégie de mise en œuvre du RHET doit être
repensée de la manière qui suit.
39
La mise en œuvre dans le Il est souhaitable que la mise en œuvre du répertoire soit
temps : progressive. Ainsi, les emplois à pourvoir suivant le
répertoire seraient les nouveaux emplois, les emplois non
encore pourvus et les emplois dont les titulaires sont admis à
40
L’évaluation de la Tout occupant d’un haut emploi technique fera l’objet d’une
performance au poste : évaluation annuelle de performance. L’évaluation prendra en
compte les résultats de l’action du titulaire du poste mais
aussi ses performances comportementales : capacité de
travail en équipe, force d’entraînement, climat de travail,
opinion des usagers.
41
CONCLUSION
Le RHET est un outil destiné à orienter et encadrer la dotation des hauts emplois techniques
au niveau de l’administration publique. Sa conception se veut une innovation attachée aux
objectifs de modernisation de l’administration, de performance et de développement durable.
Ainsi, d’énormes efforts ont été consentis par le Gouvernement du Bénin et les Partenaires
Techniques et Financiers en vue de la mise en œuvre effective du répertoire. En dépit de ces
efforts, l’exercice d’évaluation a révélé que le répertoire n’est ni connu par la majorité des
cadres, ni appliqué pour la dotation des hauts emplois techniques de la fonction publique.
Parmi les facteurs de freinage, on note le manque de leadership de la structure en charge de la
mise en œuvre du répertoire, l’insuffisance de vulgarisation et de dissémination, le caractère
réglementaire des actes juridiques (absence de force coercitive) etc... Pour corriger ces
insuffisances en vue d’une application efficace, des recommandations ont été formulées
assorties d’un plan d’actions.
Toutefois, la mise en œuvre de cet outil dans l’avenir ne manquera pas de révéler un besoin
d’enrichissement ou d’adaptation. C’est la nature de tous les outils et guides qui ne cessent de
se développer à l’aide de la pratique ou la critique.
42
Institution publique
Le RHET est-il bien conçu ? Comment s’intègre t-il aux autres dispositifs de la
réforme administrative?
Les procédures du répertoire sont-elles capables de garantir l’adéquation
profil/poste ? Sont-elles conformes aux bonnes pratiques internationales en la
matière ?
o La mise en œuvre du RHET est-elle effective ? Quels sont les freins à son
application ?
o Quel est le niveau d’appropriation du RHET par les cadres de l’administration
publique ?
47
GUIDE D'ENTRETIEN(SGM)
1.1 Quelle appréciation faites vous aujourd’hui de la connaissance du RHET dans votre
ministère?
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
1.4. Quelle appréciation faites-vous du processus de nomination aux hauts emplois techniques
par le RHET ?
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
2- APPLICATION
2.1. En votre qualité de président du comité adh’oc chargé du recrutement avez vous suivi des
formations sur le processus de recrutement ? Oui Non
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
2.4. Des nominations ont-elles été effectuées dans votre ministère conformément au RHET?
…………………………………………………………………………………………………
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49
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
2.6. Si oui, quelles sont les difficultés majeures que vous rencontrez dans la mise en œuvre
du RHET dans votre ministère ?
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
2.7. Quelles sont les forces dont dispose votre structure pour la mise en application efficace
du RHET ?
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………….
2.10. Si oui, quels sont les éléments qui ont favorisé la réussite de cette réforme ?
…………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………….
3. RECOMMANDATIONS
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………………………………………………………………………………………………...
50
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…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
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1.5. Quelle appréciation faites-vous du processus de nomination aux hauts emplois techniques
par le RHET ?
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
1.6. Quelles sont vos impressions sur ce répertoire (présentation, contenu, etc.) ……….
- Points forts
- Points faibles
4- APPLICATION
2.1. Le RHET est-il utilisé par les autorités pour les nominations dans la fonction publique ?
2.4. Si oui, quels sont les éléments qui ont favorisé la réussite de cette réforme ?
…………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………….
3. RECOMMANDATIONS
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…………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………...
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..…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
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1.5. Quelle appréciation faites-vous du processus de nomination aux hauts emplois techniques
par le RHET ?
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1.6. Quelles sont vos impressions sur ce répertoire (présentation, contenu, etc.) ……….
- Points forts
- Points faibles
2. APPLICATION
2.1. Le RHET est-il utilisé par les autorités pour les nominations dans la fonction publique ?
2.4. Si oui, quels sont les éléments qui ont favorisé la réussite de cette réforme ?
…………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………….
3. RECOMMANDATIONS
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…………………………………………………………………………………………………
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54
Introduction
Mon nom est ____________________, je travaille pour le compte du Bénin Consulting
Group (BeCG) qui a été commandité par le ministère chargé du développement pour réaliser
la mission d’évaluation de l’application du Répertoire des Hauts Emplois Techniques (RHET)
de la fonction publique.
Vous avez été retenus dans un échantillon d’individus à enquêter pour l’obtention
d’informations nécessaires à l’appréciation de l’application effective du répertoire et son
acceptation par les cadres de l’administration béninoise.
I- IDENTIFICATION
II- CONNAISSANCE
1 oui vraiment
2 oui sommairement
3 non (pas du tout)
1
2
3
4
5
6
Q2.5 Existe t-il une synergie entre le RHET et les autres dispositifs de la réforme
administrative ? Oui Non
Q2.7 Etes vous au courant des différentes étapes du processus qui devra régir les nominations
aux Hauts emplois techniques ?
1 Oui vraiment
2 Oui sommairement
3 Non (pas du tout)
Q2.8 Si Q2.5 =(1 ; 2), citez quelques unes de ces étapes (ne pas énoncer les modalités)
OUI NON
1 Expression de besoin
2 Appel à candidature
3 Présélection
4 Sélection
5 Validation
6 Nomination
Oui Non
56
III- APPLICATION
3.1. En votre qualité de président du comité adh’oc chargé du recrutement avez vous suivi des
formations sur le processus de recrutement (DPP, DRH, IGM) ? Oui
Non
Q3.1 Depuis combien de temps, selon vous, le RHET est mis en application dans les
différentes structures de l’administration
1 1 an
2 2 ans
3 Plus de 2 ans
4 Pas opérationnel
5 N’en sait rien
Q3.2.Le RHET assure il une adéquation entre le profil de la personne nommée et le poste ?
1 Parfaitement
2 Plus ou moins
3 Pas du tout
4 Ne sait pas
Q3.2.2 Le RHET permet il désormais de bien distinguer les nominations aux postes
techniques des nominations aux postes politiques?
1 Parfaitement
2 Plus ou moins
3 Pas du tout
Q3.3 Avez-vous l’impression que les nominations faites en Conseil des Ministres aux postes
de hauts emplois techniques sont conformes au RHET ?
57
1 Parfaitement
2 Plus ou moins
3 Pas du tout
Q.3.4 Quels sont selon vous, les facteurs (faiblesses) bloquant de l’application du RHET
OUI NON
1 Politisation
2 Népotisme
3 Corruption
4 Effets non suffisamment
contraignants des textes en la
matière
5 Inexistence de mesures coercitives
6 Absence de volonté politique
7 Existence de volonté politique mais
non concrétisée
Q.3.5 Quels sont selon vous, les facteurs (forces) qui pourraient favoriser l’application
efficace du RHET ?
OUI NON
1 Prise de conscience des autorités
2 Adhésion des acteurs de
l’administration publique
3 Veille de la société civile
4 Volonté politique manifeste et
opérationnelle
5 Adhésion et soutien des PTF
6 Autres (à préciser)
Oui Non
IV- RECOMMANDATIONS
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………...
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
RÉSUMÉ .................................................................................................................................... 7
INTRODUCTION ...................................................................................................................... 9