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Le rapport de l'épreuve écrite de mathématiques du concours commun INP 2024 présente une analyse détaillée des performances des candidats sur divers exercices, incluant des problèmes de probabilités, d'analyse et d'algèbre linéaire. Les examinateurs soulignent l'importance de la rigueur, de la clarté et des justifications dans les réponses, tout en notant des difficultés fréquentes rencontrées par les candidats. Les résultats révèlent des confusions sur des concepts clés et un manque de précision dans les justifications, notamment dans l'application des théorèmes et des propriétés mathématiques.

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CONCOURS COMMUN INP 2024

PSI RAPPORT DE L’ÉPREUVE ÉCRITE

DE MATHÉMATIQUES

1/ REMARQUES GÉNÉRALES

Le sujet se compose d'un exercice et de deux problèmes indépendants. Le premier problème


de probabilités se compose de deux parties principales et examine divers aspects de la théorie
des files d'attente à travers plusieurs questions sur la loi géométrique, les séries génératrices
et les suites récurrentes. L'exercice qui a suivi a pour objectif de démontrer l'équivalent de
Stirling et faisait intervenir des calculs plus ou moins techniques d'analyse. Enfin, le problème
d'algèbre linéaire était divisé en deux parties. La première s'intéressait à une propriété
d’irréductibilité des blocs de Jordan et la seconde au caractère borné des solutions du système
différentiel linéaire associé à une matrice de Jordan.

Les examinateurs ont apprécié que les questions soient traitées dans l’ordre et que les
résultats soient bien mis en valeur. Les ratures sont à éviter au maximum.

La précision et la clarté des réponses sont des critères importants pour l’évaluation des copies.
Les références aux théorèmes du cours sont nécessaires et ces références doivent être les
plus équivoques possibles (par exemple, dire “par linéarité de l’espérance” plutôt que “par
propriété de l’espérance”). Les abréviations sont à proscrire, ce qui n’empêche pas les
rédactions synthétiques.

L’honnêteté intellectuelle est également un critère important dans l’évaluation du travail des
candidats. S’il est possible d’admettre un résultat pour traiter la suite d’un problème, il est en
revanche inacceptable de donner un résultat sur un coup de bluff. Les questions sont détaillées
pour accompagner le candidat dans sa réflexion et il est dommageable de s’en

2/ ANALYSE DÉTAILLÉE DES QUESTIONS

Problème 1 (probabilités)

Q1 : Justification que T1 suit une loi géométrique :


La plupart des candidats ont reconnu une loi géométrique mais ont paraphrasé l’énoncé sans
fournir de démonstration rigoureuse.
Beaucoup de candidats ont eu du mal à modéliser proprement la situation décrite dans
l’énoncé.
L’indépendance des événements a souvent été oubliée.

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Q2 : Expression et probabilité de l’événement A :
La bonne expression de l’événement A (ou 𝐴𝐴̅) avec les événements (X1=k) est rarement
donnée. Certains tentent de calculer la probabilité de A par des arguments de continuité
monotone, d’autres utilisent à tort l’indépendance des événements (T1 = k) pour tenter de
conclure.

Q3 : Rayon de convergence de la fonction génératrice :


Bien que cette question soit en grande partie basée sur des connaissances de cours, de
nombreux candidats ont commis des erreurs dans le calcul de la somme.
Certains ont correctement identifié le rayon de convergence mais ont mal calculé la fonction
génératrice.
Il y a eu une tendance à oublier de justifier les étapes du calcul.
Q4 : Espérance et variance de T1 :
La plupart des candidats ont pu calculer l’espérance correctement, mais ont eu des difficultés
avec la variance.
Les justifications pour les dérivées nécessaires pour trouver l’espérance et la variance ont
souvent été manquantes ou incorrectes.
Q5 : Espérance, variance et fonction génératrice de Dn :
Il y a eu une confusion fréquente entre la somme et le produit des fonctions génératrices. Les
candidats ont eu tendance à négliger les justifications nécessaires pour les propriétés de
linéarité de l’espérance et la variance.
Q6 : Développement en série entière de GDn :
La plupart des candidats se sont contentés de répondre à la question de cours.
Peu de candidats ont bien appliqué le développement en série entière, et ceux qui l'ont tenté
ont souvent manqué de rigueur dans leur démonstration.
La transition entre le développement en série entière et l’application aux fonctions génératrices
a été mal gérée.
Q7 : Monotonie et signe de zn+1 - zn :
Beaucoup de candidats ont seulement traité la première partie de la question concernant la
monotonie, sans aborder correctement la justification du signe de zn+1 - zn. Certains ont pensé
pouvoir trouver le signe sans soupçonner que les deux cas pouvaient se produire dans cette
situation.
Les justifications ont été souvent compliquées et ont manqué de clarté.
Q8 : Convergence de ( zn ) et point fixe :
Bien que beaucoup aient reconnu que ( zn ) converge, la justification de la monotonie et de la
borne a souvent été incomplète.
La continuité de ( f ) pour prouver que ( \ell ) est un point fixe a été presque systématiquement
oubliée.
Q9 : Fonction Ѱ et inégalité :
La question était simple à résoudre mais souvent assez mal justifiée, avec des arguments du
type “par passage à l’exponentielle”. De nombreux candidats pensent que le fait d’écrire la
double flèche d’équivalence suffit à répondre à la question.
Q10 : Signe de Ѱ et convergence de zn :
L’étude du signe de Ѱ a souvent été incorrecte.
Ceux qui ont bien traité cette partie ont réussi à montrer la convergence de zn vers 1 de
manière cohérente.
Q11 : Étude du signe de Ѱ avec a > 1 :
Cette question était plus complexe et a souvent été mal abordée.

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Les candidats ont eu du mal à montrer l’existence des deux solutions α et 1 et à prouver la
convergence de zn vers α.
Q12 : Situation concrète de l’événement Z :
Interprétation souvent incorrecte, avec beaucoup de réponses fantaisistes. Il se cache
souvent, derrière le raisonnement des candidats, une confusion entre le OU et le ET.
Q13 : Loi du nombre Nn de clients arrivés :
Confusion assez fréquente entre la loi binomiale et la loi uniforme.
Q14 : Loi de Poisson pour V1 :
Question visiblement classique pour un bon nombre de candidats, bien que certains n’aient
pas réussi à aller jusqu’à la démonstration complète.
Les justifications utilisant le système complet d’événements ont souvent été incomplètes.
Q15 : Convergence de (zn) et P(Z) :
Question peu traitée mais généralement de manière plutôt satisfaisante.
Q16 : Probabilité conditionnelle P(Vn+1 = 0 | V1 = j) :
Question difficile, souvent mal abordée, excepté le cas j = 0.
Q17 et Q18 : Formule pour zn+1 et limite de zn suivant λ p :
Questions peu abordées mais les rares réponses sont souvent pertinentes.
Certains candidats ont correctement identifié les cas mais ont eu du mal à fournir des
justifications rigoureuses.
Exercice (analyse)

Q19 : Convergence de l’intégrale :


Une question assez emblématique des attendus du concours en analyse. Les candidats ont
généralement bien identifié ce qu’il fallait étudier, malgré l’oubli fréquent de mentionner la
continuité de la fonction sur l’intervalle d’intégration. Les comparaisons asymptotiques ont été
souvent justes mais on peut suspecter de nombreuses fois que le candidat les a écrites par
habitude, sans réellement les comprendre.

Q20 : Relation de récurrence pour Γ (x+1) :


La plupart des candidats ont correctement utilisé l’intégration par parties pour démontrer la
relation. La récurrence était facile à mener mais assez souvent bâclée dans sa rédaction.
Q21 : Formule pour Γ(n+1/2) :
Des résultats plus mitigés pour cette question abandonnée par un tiers des candidats. Pour
les autres, on trouve parfois des bizarreries comme (n+1/2)! ou plus souvent des récurrences
peu habilement menées, ou encore un changement de variable mis en œuvre sur l’intégrale
Γ(n+1/2) alors qu’il est plus simple de se limite au cas où n=0. Quelques candidats
redémontrent l’équation fonctionnelle déjà vue à la question précédente pour le cas où
x=n+1/2.
Q22 : Expression de ln Γ(n) :
Les candidats ont souvent bien utilisé la relation de Chasles pour transformer l’expression.
Beaucoup de récurrences inutiles ont été observées.

Q23 : Calcul de ρk :
La plupart des candidats se sont contentés de traiter la deuxième partie de l’égalité, plus
simple.

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Q24 : Convergence de la somme des ρk :

Question peu réussie, les tentatives d’intégration terme à terme d’une série se sont révélées
peu concluantes. On observe des confusions entre convergence de la série et convergence
de l’intégrale et des intégrations d’équivalents sans justification. Les rares candidats ayant
pensé à de simples majorations s’en tirent beaucoup mieux.

Q25 : Asymptotique de ln Γ(n) :


Le développement asymptotique est rarement entamé. Les candidats sont souvent tentés de
composer les équivalents par l’exponentielle.

Q26 : Expression de ln Γn(x) :


La manipulation du changement de variable affine a été bien traitée par la majorité des
candidats.
Quelques erreurs dans l’application correcte des bornes ont été notées.
Q27 : Expression de Γn(x) pour tout ( n ) :
Il fallait penser à traiter le cas n=1, non trivial, et les récurrences immédiates ne pouvaient
difficilement être prises au sérieux ici.
Q28 : Convergence de Γn(x) vers Γ(x) :
L’application du théorème de convergence dominée a souvent été incorrecte ou incomplète,
avec des majorations dépendant de n ce qui est très décevant vu l’importance de ce théorème
dans le programme.
Les majorations par inégalités de convexité ont été souvent peu convaincantes.
Q29 : Limite de Γ(x+n) / Γ(n)nx :
Les candidats ont eu des difficultés à appliquer correctement les résultats précédents pour
démontrer la limite. Un manque de recul évident sur le sujet a été détecté chez les candidats
qui ont utilisé le résultat de l’équivalent de Stirling pour répondre à la question.

Problème 2 (algèbre linéaire)

Q30 : Calcul de 𝒖𝒖𝟐𝟐0 (ej) et J0 :


Les candidats ont souvent bien compris comment calculer les itérations de u0.
Certains candidats calculent 𝐽𝐽0𝟐𝟐 mais ne savent pas donner 𝑢𝑢02 (ej), ce qui montre que le lien
entre matrice et endomorphisme n’est pas compris.
Q31 : Spectre de uλ et sous-espace propre :
La détermination du spectre de uλ a généralement été bien réalisée.
Les candidats ont eu plus de mal à identifier correctement le sous-espace propre associé.
Certains ne s’inquiètent pas d’avoir un sous-espace propre engendré par le vecteur nul.
Q32 : Stabilité par uλ et u0 :
Question souvent mal comprise avec un raisonnement consistant à considérer λ=0 comme un
cas particulier de λ quelconque. Il suffisait d’écrire la relation entre u0 et uλ pour conclure.
Q 33 : Forme de la matrice de uλ dans une base donnée :
Pour les candidats ayant compris la question, les réponses ont varié entre des réponses
correctes et des diagonales par bloc ou des matrices triangulaires.
Q34 et Q35 : Division du polynôme caractéristique et inexistence de décomposition en
sous-espaces stables :
Question abordée par une minorité de candidats. Quelques justifications sur la divisibilité,
presque rien pour la suite.

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Q36 : Solutions particulières de (S) pour Jλ :
Les candidats ont généralement bien compris que les solutions particulières peuvent être
exprimées sous la forme donnée.
Q37 : Dérivabilité de φ et propriétés :
Ici beaucoup de candidats ne se sont pas laissés guider par le sujet qui définissait
l’exponentielle dans ce cas particulier. Certains ne se sont pas aperçus qu’il s’agissait de
l’exponentielle d’une matrice, d’autres ont employé des arguments généraux de cours sur
l’exponentielle de matrice alors qu’on attendait une redémonstration dans ce cas particulier.
Q38 : Inversibilité de exp(t Jλ) ) :
L’argument de nilpotence a été souvent bien utilisé. Les meilleurs candidats arrivent à
reconnaître un binôme de Newton dans le calcul.
Q39 à Q42 : Ces questions ont été peu traitées en général.

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