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Introduction Generale

Le document présente l'Accord sur la mise en œuvre de l'article VII du GATT de 1994, qui établit des règles pour la détermination de la valeur en douane des marchandises importées, principalement basée sur la valeur transactionnelle. Il décrit les méthodes d'évaluation en douane, y compris les ajustements nécessaires et les consultations entre l'administration des douanes et les importateurs pour assurer une évaluation équitable. Les articles 1 à 6 détaillent les procédures à suivre lorsque la valeur transactionnelle ne peut être déterminée, en se référant à des marchandises identiques ou similaires, ou en utilisant des méthodes de valeur calculée.

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Thèmes abordés

  • règlement des différends,
  • évaluation des marchandises,
  • méthodes d'évaluation,
  • évaluation par méthode de prix…,
  • évaluation par méthode de prix…,
  • marchandises identiques,
  • évaluation par méthode déducti…,
  • droit d'appel,
  • évaluation par méthode de prix…,
  • évaluation par méthode de prix…
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Introduction Generale

Le document présente l'Accord sur la mise en œuvre de l'article VII du GATT de 1994, qui établit des règles pour la détermination de la valeur en douane des marchandises importées, principalement basée sur la valeur transactionnelle. Il décrit les méthodes d'évaluation en douane, y compris les ajustements nécessaires et les consultations entre l'administration des douanes et les importateurs pour assurer une évaluation équitable. Les articles 1 à 6 détaillent les procédures à suivre lorsque la valeur transactionnelle ne peut être déterminée, en se référant à des marchandises identiques ou similaires, ou en utilisant des méthodes de valeur calculée.

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  • règlement des différends,
  • évaluation des marchandises,
  • méthodes d'évaluation,
  • évaluation par méthode de prix…,
  • évaluation par méthode de prix…,
  • marchandises identiques,
  • évaluation par méthode déducti…,
  • droit d'appel,
  • évaluation par méthode de prix…,
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ACCORD SUR LA MISE EN OEUVRE DE L'ARTICLE VII DE


L'ACCORD GENERAL SUR LES TARIFS DOUANIERS
ET LE COMMERCE DE 1994

INTRODUCTION GENERALE

1. La base première pour la détermination de la valeur en douane dans le cadre du


présent accord est la "valeur transactionnelle" telle qu'elle est définie à l'article premier.
Cet article doit être lu conjointement avec l'article 8 qui prévoit, entre autres, des
ajustements au prix effectivement payé ou à payer, lorsque certains éléments spécifiques
qui sont considérés comme faisant partie de la valeur en douane sont à la charge de
l'acheteur mais ne sont pas inclus dans le prix effectivement payé ou à payer pour les
marchandises importées. L'article 8 prévoit également l'inclusion, dans la valeur
transactionnelle, de certaines prestations de l'acheteur en faveur du vendeur sous forme
de marchandises ou de services déterminés plutôt que sous forme d'argent. Les articles 2
à 7 énoncent les méthodes à utiliser pour déterminer la valeur en douane si cette
détermination ne peut se faire par application des dispositions de l'article premier.

2. Lorsque la valeur en douane ne peut pas être déterminée par application des
dispositions de l'article premier, l'administration des douanes et l'importateur devraient
normalement se concerter pour dégager la base de la valeur par application des dispositions
de l'article 2 ou de l'article 3. Il peut arriver, par exemple, que l'importateur possède des
renseignements concernant la valeur en douane de marchandises identiques ou similaires
importées dont l'administration des douanes du point d'importation ne dispose pas
directement. A l'inverse, l'administration des douanes peut avoir des renseignements
concernant la valeur en douane de marchandises identiques ou similaires importées auxquels
l'importateur n'a pas facilement accès. Une consultation entre les deux parties permettra
d'échanger des renseignements, tout en respectant les obligations relatives au secret
commercial, en vue de déterminer la base correcte pour l'évaluation en douane.

3. Les articles 5 et 6 fournissent deux bases de détermination de la valeur en douane


lorsque celle-ci ne peut pas être déterminée sur la base de la valeur transactionnelle des
marchandises importées ou de marchandises identiques ou similaires importées. En vertu
du paragraphe 1 de l'article 5, la valeur en douane est déterminée sur la base du prix auquel
les marchandises sont vendues en l'état où elles sont importées à un acheteur qui n'est
pas lié au vendeur dans le pays d'importation. L'importateur a également le droit, à sa
demande, de faire évaluer par application des dispositions de l'article 5 les marchandises
qui font l'objet d'une ouvraison ou d'une transformation après l'importation. En vertu de
l'article 6, la valeur en douane est déterminée sur la base de la valeur calculée. Ces deux
méthodes présentent certaines difficultés et, pour cette raison, l'importateur a le droit, en
vertu des dispositions de l'article 4, de choisir l'ordre dans lequel les deux méthodes seront
appliquées.

4. L'article 7 énonce la manière de déterminer la valeur en douane dans les cas où


aucun des articles précédents ne le permet.
Page 186

Les Membres,

Eu égard aux Négociations commerciales multilatérales,

Désireux de favoriser la réalisation des objectifs du GATT de 1994 et d'assurer des


avantages supplémentaires au commerce international des pays en développement,

Reconnaissant l'importance des dispositions de l'article VII du GATT de 1994 et


désireux d'élaborer des règles pour leur application en vue d'assurer plus d'uniformité et
de certitude dans leur mise en oeuvre,

Reconnaissant la nécessité d'un système équitable, uniforme et neutre d'évaluation


en douane des marchandises, qui exclut l'utilisation de valeurs en douane arbitraires ou
fictives,

Reconnaissant que la base de l'évaluation en douane des marchandises devrait, dans


toute la mesure du possible, être la valeur transactionnelle des marchandises à évaluer,

Reconnaissant que la valeur en douane devrait être établie selon des critères simples
et équitables, compatibles avec la pratique commerciale, et que les procédures d'évaluation
devraient être d'application générale, sans distinction entre sources d'approvisionnement,

Reconnaissant que les procédures d'évaluation ne devraient pas être utilisées pour
combattre le dumping,

Conviennent de ce qui suit:

PARTIE I

REGLES D'EVALUATION EN DOUANE

Article premier

1. La valeur en douane des marchandises importées sera la valeur transactionnelle,


c'est-à-dire le prix effectivement payé ou à payer pour les marchandises lorsqu'elles sont
vendues pour l'exportation à destination du pays d'importation, après ajustement
conformément aux dispositions de l'article 8, pour autant

a) qu'il n'existe pas de restrictions concernant la cession ou l'utilisation des


marchandises par l'acheteur, autres que des restrictions qui

i) sont imposées ou exigées par la loi ou par les autorités publiques du


pays d'importation,

ii) limitent la zone géographique dans laquelle les marchandises peuvent


être revendues, ou

iii) n'affectent pas substantiellement la valeur des marchandises;


Page 187

b) que la vente ou le prix n'est pas subordonné à des conditions ou à des


prestations dont la valeur n'est pas déterminable pour ce qui se rapporte
aux marchandises à évaluer;

c) qu'aucune partie du produit de toute revente, cession ou utilisation ultérieure


des marchandises par l'acheteur ne revient directement ou indirectement
au vendeur, sauf si un ajustement approprié peut être opéré en vertu des
dispositions de l'article 8; et

d) que l'acheteur et le vendeur ne sont pas liés ou, s'ils le sont, que la valeur
transactionnelle est acceptable à des fins douanières en vertu des dispositions
du paragraphe 2.

2. a) Pour déterminer si la valeur transactionnelle est acceptable aux fins


d'application du paragraphe 1, le fait que l'acheteur et le vendeur sont liés
au sens de l'article 15 ne constituera pas en soi un motif suffisant pour
considérer la valeur transactionnelle comme inacceptable. Dans un tel cas,
les circonstances propres à la vente seront examinées, et la valeur
transactionnelle admise pour autant que ces liens n'ont pas influencé le prix.
Si, compte tenu des renseignements fournis par l'importateur ou obtenus
d'autres sources, l'administration des douanes a des motifs de considérer que
les liens ont influencé le prix, elle communiquera ses motifs à l'importateur
et lui donnera une possibilité raisonnable de répondre. Si l'importateur le
demande, les motifs lui seront communiqués par écrit.

b) Dans une vente entre personnes liées, la valeur transactionnelle sera acceptée
et les marchandises seront évaluées conformément aux dispositions du
paragraphe 1 lorsque l'importateur démontrera que ladite valeur est très
proche de l'une des valeurs ci-après, se situant au même moment ou à peu
près au même moment:

i) valeur transactionnelle lors de ventes, à des acheteurs non liés, de


marchandises identiques ou similaires pour l'exportation à destination
du même pays d'importation;

ii) valeur en douane de marchandises identiques ou similaires, telle


qu'elle est déterminée par application des dispositions de l'article 5;

iii) valeur en douane de marchandises identiques ou similaires, telle


qu'elle est déterminée par application des dispositions de l'article 6.

Dans l'application des critères qui précèdent, il sera dûment tenu compte
des différences démontrées entre les niveaux commerciaux, les quantités,
les éléments énumérés à l'article 8, et les coûts supportés par le vendeur lors
de ventes dans lesquelles le vendeur et l'acheteur ne sont pas liés et qu'il
ne supporte pas lors de ventes dans lesquelles le vendeur et l'acheteur sont
liés.

c) Les critères énoncés au paragraphe 2 b) sont à utiliser à l'initiative de


l'importateur, et à des fins de comparaison seulement. Des valeurs de
substitution ne peuvent pas être établies en vertu du paragraphe 2 b).
Page 188
Page 189

Article 2

1. a) Si la valeur en douane des marchandises importées ne peut pas être


déterminée par application des dispositions de l'article premier, la valeur
en douane sera la valeur transactionnelle de marchandises identiques,
vendues pour l'exportation à destination du même pays d'importation et
exportées au même moment ou à peu près au même moment que les
marchandises à évaluer.

b) Lors de l'application du présent article, la valeur en douane sera déterminée


en se référant à la valeur transactionnelle de marchandises identiques,
vendues au même niveau commercial et sensiblement en même quantité que
les marchandises à évaluer. En l'absence de telles ventes, on se référera à
la valeur transactionnelle de marchandises identiques, vendues à un niveau
commercial différent et/ou en quantité différente, ajustée pour tenir compte
des différences que le niveau commercial et/ou la quantité auraient pu
entraîner, à la condition que de tels ajustements, qu'ils conduisent à une
augmentation ou une diminution de la valeur, puissent se fonder sur des
éléments de preuve produits établissant clairement qu'ils sont raisonnables
et exacts.

2. Lorsque les coûts et frais visés au paragraphe 2 de l'article 8 seront compris dans
la valeur transactionnelle, cette valeur sera ajustée pour tenir compte des différences
notables qui peuvent exister entre les coûts et frais afférents, d'une part aux marchandises
importées, et d'autre part aux marchandises identiques considérées, par suite de différences
dans les distances et les modes de transport.

3. Si, lors de l'application du présent article, plus d'une valeur transactionnelle de


marchandises identiques est constatée, on se référera à la valeur transactionnelle la plus
basse pour déterminer la valeur en douane des marchandises importées.

Article 3

1. a) Si la valeur en douane des marchandises importées ne peut pas être


déterminée par application des dispositions des articles premier et 2, la valeur
en douane sera la valeur transactionnelle de marchandises similaires, vendues
pour l'exportation à destination du même pays d'importation et exportées
au même moment ou à peu près au même moment que les marchandises
à évaluer.

b) Lors de l'application du présent article, la valeur en douane sera déterminée


en se référant à la valeur transactionnelle de marchandises similaires,
vendues au même niveau commercial et sensiblement en même quantité que
les marchandises à évaluer. En l'absence de telles ventes, on se référera à
la valeur transactionnelle de marchandises similaires, vendues à un niveau
commercial différent et/ou en quantité différente, ajustée pour tenir compte
des différences que le niveau commercial et/ou la quantité auraient pu
entraîner, à la condition que de tels ajustements, qu'ils conduisent à une
augmentation ou une diminution de la valeur, puissent se fonder sur des
éléments de preuve produits établissant clairement qu'ils sont raisonnables
et exacts.
Page 190

2. Lorsque les coûts et frais visés au paragraphe 2 de l'article 8 seront compris dans
la valeur transactionnelle, cette valeur sera ajustée pour tenir compte des différences
notables qui peuvent exister entre les coûts et frais afférents, d'une part aux marchandises
importées, et d'autre part aux marchandises similaires considérées, par suite de différences
dans les distances et les modes de transport.

3. Si, lors de l'application du présent article, plus d'une valeur transactionnelle de


marchandises similaires est constatée, on se référera à la valeur transactionnelle la plus
basse pour déterminer la valeur en douane des marchandises importées.

Article 4

Si la valeur en douane des marchandises importées ne peut pas être déterminée


par application des dispositions des articles premier, 2 et 3, la valeur en douane sera
déterminée par application des dispositions de l'article 5 ou, lorsque la valeur en douane
ne pourra pas être déterminée par application de cet article, par application des dispositions
de l'article 6; toutefois, à la demande de l'importateur, l'ordre d'application des articles 5
et 6 sera inversé.

Article 5

1. a) Si les marchandises importées, ou des marchandises identiques ou similaires


importées, sont vendues dans le pays d'importation en l'état où elles sont
importées, la valeur en douane des marchandises importées, déterminée par
application des dispositions du présent article, se fondera sur le prix unitaire
correspondant aux ventes des marchandises importées ou de marchandises
identiques ou similaires importées totalisant la quantité la plus élevée, ainsi
faites à des personnes non liées aux vendeurs, au moment ou à peu près au
moment de l'importation des marchandises à évaluer, sous réserve de
déductions se rapportant aux éléments ci-après:

i) commissions généralement payées ou convenues, ou marges


généralement pratiquées pour bénéfices et frais généraux relatifs aux
ventes, dans ce pays, de marchandises importées de la même espèce
ou de la même nature;

ii) frais habituels de transport et d'assurance, ainsi que frais connexes


encourus dans le pays d'importation;

iii) le cas échéant, coûts et frais visés au paragraphe 2 de l'article 8; et

iv) droits de douane et autres taxes nationales à payer dans le pays


d'importation en raison de l'importation ou de la vente des
marchandises.

b) Si ni les marchandises importées, ni des marchandises identiques ou


similaires importées, ne sont vendues au moment ou à peu près au moment
de l'importation des marchandises à évaluer, la valeur en douane se fondera,
sous réserve par ailleurs des dispositions du paragraphe 1 a), sur le prix
unitaire auquel les marchandises importées, ou des marchandises identiques
Page 191

ou similaires importées, sont vendues dans le pays d'importation en l'état


où elles sont importées, à la date la plus proche qui suit l'importation des
marchandises à évaluer, mais dans les 90 jours suivant cette importation.

2. Si ni les marchandises importées, ni des marchandises identiques ou similaires


importées, ne sont vendues dans le pays d'importation en l'état où elles sont importées,
la valeur en douane se fondera, si l'importateur le demande, sur le prix unitaire
correspondant aux ventes de marchandises importées totalisant la quantité la plus élevée,
faites après ouvraison ou transformation ultérieure, à des personnes, dans le pays
d'importation, qui ne sont pas liées aux vendeurs, compte dûment tenu de la valeur ajoutée
par l'ouvraison ou la transformation et des déductions prévues au paragraphe 1 a).

Article 6

1. La valeur en douane des marchandises importées, déterminée par application des


dispositions du présent article, se fondera sur une valeur calculée. La valeur calculée sera
égale à la somme

a) du coût ou de la valeur des matières et des opérations de fabrication ou autres,


mises en oeuvre pour produire les marchandises importées,

b) d'un montant pour les bénéfices et frais généraux, égal à celui qui entre
généralement dans les ventes de marchandises de la même nature ou de la
même espèce que les marchandises à évaluer, qui sont faites par des
producteurs du pays d'exportation pour l'exportation à destination du pays
d'importation,

c) du coût ou de la valeur de toute autre dépense dont il y a lieu de tenir compte


selon l'option en matière d'évaluation choisie par chaque Membre en vertu
du paragraphe 2 de l'article 8.

2. Aucun Membre ne pourra requérir ou obliger une personne ne résidant pas sur son
territoire de produire, pour examen, une comptabilité ou d'autres pièces, ou de permettre
l'accès à une comptabilité ou à d'autres pièces, aux fins de la détermination d'une valeur
calculée. Néanmoins, les renseignements communiqués par le producteur des marchandises
aux fins de la détermination de la valeur en douane par application des dispositions du
présent article pourront être vérifiés dans un autre pays par les autorités du pays
d'importation, avec l'accord du producteur et à la condition que ces autorités donnent un
préavis suffisant au gouvernement du pays en question et que ce dernier ne fasse pas
opposition à l'enquête.

Article 7

1. Si la valeur en douane des marchandises importées ne peut pas être déterminée


par application des dispositions des articles premier à 6, elle sera déterminée par des moyens
raisonnables compatibles avec les principes et les dispositions générales du présent accord
et de l'article VII du GATT de 1994 et sur la base des données disponibles dans le pays
d'importation.
Page 192

2. La valeur en douane déterminée par application des dispositions du présent article


ne se fondera pas

a) sur le prix de vente, dans le pays d'importation, de marchandises produites


dans ce pays,

b) sur un système prévoyant l'acceptation, à des fins douanières, de la plus élevée


de deux valeurs possibles,

c) sur le prix de marchandises sur le marché intérieur du pays d'exportation,

d) sur le coût de production, autre que les valeurs calculées qui auront été
déterminées pour des marchandises identiques ou similaires conformément
aux dispositions de l'article 6,

e) sur le prix de marchandises vendues pour l'exportation à destination d'un


pays autre que le pays d'importation,

f) sur des valeurs en douane minimales, ou

g) sur des valeurs arbitraires ou fictives.

3. S'il en fait la demande, l'importateur sera informé par écrit de la valeur en douane
déterminée par application des dispositions du présent article et de la méthode utilisée
pour la déterminer.

Article 8

1. Pour déterminer la valeur en douane par application des dispositions de l'article


premier, on ajoutera au prix effectivement payé ou à payer pour les marchandises importées

a) les éléments suivants, dans la mesure où ils sont supportés par l'acheteur
mais n'ont pas été inclus dans le prix effectivement payé ou à payer pour
les marchandises:

i) commissions et frais de courtage, à l'exception des commissions


d'achat,

ii) coût des contenants traités, à des fins douanières, comme ne faisant
qu'un avec la marchandise,

iii) coût de l'emballage, comprenant aussi bien la main-d'oeuvre que les


matériaux;

b) la valeur, imputée de façon appropriée, des produits et services ci-après


lorsqu'ils sont fournis directement ou indirectement par l'acheteur, sans frais
ou à coût réduit, et utilisés lors de la production et de la vente pour
l'exportation des marchandises importées, dans la mesure où cette valeur
n'a pas été incluse dans le prix effectivement payé ou à payer:
Page 193

i) matières, composants, parties et éléments similaires incorporés dans


les marchandises importées,

ii) outils, matrices, moules et objets similaires utilisés pour la production


des marchandises importées,

iii) matières consommées dans la production des marchandises importées,

iv) travaux d'ingénierie, d'étude, d'art et de design, plans et croquis,


exécutés ailleurs que dans le pays d'importation et nécessaires pour
la production des marchandises importées;

c) les redevances et les droits de licence relatifs aux marchandises à évaluer,


que l'acheteur est tenu d'acquitter, soit directement soit indirectement, en
tant que condition de la vente des marchandises à évaluer, dans la mesure
où ces redevances et droits de licence n'ont pas été inclus dans le prix
effectivement payé ou à payer;

d) la valeur de toute partie du produit de toute revente, cession ou utilisation


ultérieure des marchandises importées qui revient directement ou
indirectement au vendeur.

2. Lors de l'élaboration de sa législation, chaque Membre prendra des dispositions pour


inclure dans la valeur en douane, ou en exclure, en totalité ou en partie, les éléments
suivants:

a) frais de transport des marchandises importées jusqu'au port ou lieu


d'importation,

b) frais de chargement, de déchargement et de manutention connexes au


transport des marchandises importées jusqu'au port ou lieu d'importation,
et

c) coût de l'assurance.

3. Tout élément qui sera ajouté par application des dispositions du présent article au
prix effectivement payé ou à payer sera fondé exclusivement sur des données objectives
et quantifiables.

4. Pour la détermination de la valeur en douane, aucun élément ne sera ajouté au prix


effectivement payé ou à payer, à l'exception de ceux qui sont prévus par le présent article.

Article 9

1. Lorsqu'il sera nécessaire de convertir une monnaie pour déterminer la valeur en


douane, le taux de change à utiliser sera celui qui aura été dûment publié par les autorités
compétentes du pays d'importation concerné et reflétera de façon aussi effective que possible,
pour chaque période couverte par une telle publication, la valeur courante de cette monnaie
dans les transactions commerciales, exprimée dans la monnaie du pays d'importation.
Page 194

2. Le taux de conversion à utiliser sera celui en vigueur au moment de l'exportation


ou au moment de l'importation, selon ce qui sera prévu par chaque Membre.

Article 10

Tous les renseignements qui seraient de nature confidentielle, ou qui seraient fournis
à titre confidentiel aux fins de l'évaluation en douane, seront traités comme strictement
confidentiels par les autorités concernées qui ne les divulgueront pas sans l'autorisation
expresse de la personne ou du gouvernement qui les aura fournis, sauf dans la mesure où
elles pourraient être tenues de le faire dans le cadre de procédures judiciaires.

Article 11

1. La législation de chaque Membre prévoira un droit d'appel n'entraînant aucune


pénalité, concernant toute détermination de la valeur en douane, pour l'importateur ou
toute autre personne qui pourrait être redevable des droits.

2. Un premier droit d'appel n'entraînant aucune pénalité pourra être ouvert devant
une instance de l'administration des douanes ou un organe indépendant, mais la législation
de chaque Membre prévoira un droit d'appel n'entraînant aucune pénalité devant une
instance judiciaire.

3. Notification de la décision rendue en appel sera faite à l'appelant et les raisons de


la décision seront exposées par écrit. L'appelant sera également informé de tous droits
éventuels à un appel ultérieur.
Page 195

Article 12

Les lois, règlements, décisions judiciaires et décisions administratives d'application


générale donnant effet au présent accord seront publiés par le pays d'importation concerné
conformément à l'article X du GATT de 1994.

Article 13

Si, au cours de la détermination de la valeur en douane de marchandises importées,


il devient nécessaire de différer la détermination définitive de cette valeur, l'importateur
des marchandises pourra néanmoins les retirer de la douane, à condition de fournir, si
demande lui en est faite, une garantie suffisante sous la forme d'une caution, d'un dépôt
ou d'un autre instrument approprié, couvrant l'acquittement des droits de douane dont
les marchandises pourront en définitive être passibles. La législation de chaque Membre
prévoira des dispositions applicables dans ces circonstances.

Article 14

Les notes figurant à l'Annexe I du présent accord font partie intégrante de cet accord,
et les articles de l'Accord doivent être lus et appliqués conjointement avec les notes qui
s'y rapportent. Les Annexes II et III font également partie intégrante du présent accord.

Article 15

1. Dans le présent accord,

a) l'expression "valeur en douane des marchandises importées", s'entend de la


valeur des marchandises déterminée en vue de la perception de droits de
douane ad valorem sur les marchandises importées;

b) l'expression "pays d'importation" s'entend du pays ou territoire douanier


d'importation; et

c) le terme "produites" signifie également cultivées, fabriquées ou extraites.

2. Dans le présent accord,

a) l'expression "marchandises identiques" s'entend des marchandises qui sont


les mêmes à tous égards, y compris les caractéristiques physiques, la qualité
et la réputation. Des différences d'aspect mineures n'empêcheraient pas des
marchandises conformes par ailleurs à la définition d'être considérées comme
identiques;

b) l'expression "marchandises similaires" s'entend des marchandises qui, sans


être pareilles à tous égards, présentent des caractéristiques semblables et
sont composées de matières semblables, ce qui leur permet de remplir les
mêmes fonctions et d'être commercialement interchangeables. La qualité
des marchandises, leur réputation et l'existence d'une marque de fabrique
Page 196

ou de commerce sont au nombre des facteurs à prendre en considération pour


déterminer si des marchandises sont similaires;

c) les expressions "marchandises identiques" et "marchandises similaires" ne


s'appliquent pas aux marchandises qui incorporent ou comportent, selon le
cas, des travaux d'ingénierie, d'étude, d'art ou de design, ou des plans et des
croquis, pour lesquels aucun ajustement n'a été fait par application des
dispositions du paragraphe 1 b) iv) de l'article 8 du fait que ces travaux ont
été exécutés dans le pays d'importation;

d) des marchandises ne seront considérées comme "marchandises identiques"


ou "marchandises similaires" que si elles ont été produites dans le même
pays que les marchandises à évaluer;

e) des marchandises produites par une personne différente ne seront prises en


considération que s'il n'existe pas de marchandises identiques ou de
marchandises similaires, selon le cas, produites par la même personne que
les marchandises à évaluer.

3. Dans le présent accord, l'expression "marchandises de la même nature ou de la même


espèce" s'entend des marchandises classées dans un groupe ou une gamme de marchandises
produites par une branche de production particulière ou un secteur particulier d'une branche
de production, et comprend les marchandises identiques ou similaires.

4. Aux fins du présent accord, des personnes ne seront réputées être liées que

a) si l'une fait partie de la direction ou du conseil d'administration de l'entreprise


de l'autre, et réciproquement,

b) si elles ont juridiquement la qualité d'associés,

c) si l'une est l'employeur de l'autre,

d) si une personne quelconque possède, contrôle ou détient directement ou


indirectement 5 pour cent ou plus des actions ou parts émises avec droit de
vote, de l'une et de l'autre,

e) si l'une d'elles contrôle l'autre directement ou indirectement,

f) si toutes deux sont directement ou indirectement contrôlées par une tierce


personne,

g) si, ensemble, elles contrôlent directement ou indirectement une tierce


personne, ou

h) si elles sont membres de la même famille.

5. Les personnes qui sont associées en affaires entre elles du fait que l'une est l'agent,
le distributeur ou le concessionnaire exclusif de l'autre, quelle que soit la désignation
employée, seront réputées être liées aux fins du présent accord si elles répondent à l'un
des critères énoncés au paragraphe 4.
Page 197

Article 16

Sur demande présentée par écrit, l'importateur aura le droit de se faire remettre
par l'administration des douanes du pays d'importation une explication écrite de la manière
dont la valeur en douane des marchandises importées par lui aura été déterminée.
Page 198

Article 17

Aucune disposition du présent accord ne sera interprétée comme restreignant ou


contestant les droits d'une administration des douanes de s'assurer de la véracité ou de
l'exactitude de toute affirmation, pièce ou déclaration présentée aux fins de l'évaluation
en douane.

PARTIE II

ADMINISTRATION DE L'ACCORD, CONSULTATIONS ET


REGLEMENT DES DIFFERENDS

Article 18

Institutions

1. Il est institué un Comité de l'évaluation en douane (dénommé dans le présent accord


le "Comité"), composé de représentants de chacun des Membres. Le Comité élira son
Président et se réunira normalement une fois l'an, ou selon les modalités envisagées par
les dispositions pertinentes du présent accord, afin de ménager aux Membres la possibilité
de procéder à des consultations sur les questions concernant l'administration du système
d'évaluation en douane par tout Membre, dans la mesure où elle pourrait affecter le
fonctionnement dudit accord ou la réalisation de ses objectifs, et afin d'exercer les autres
attributions qui pourront lui être confiées par les Membres. Le Secrétariat de l'OMC
assurera le secrétariat du Comité.

2. Il sera institué un Comité technique de l'évaluation en douane (dénommé dans le


présent accord le "Comité technique"), placé sous les auspices du Conseil de coopération
douanière (dénommé dans le présent accord le "CCD"), qui exercera les attributions énoncées
à l'Annexe II du présent accord et s'acquittera de ses fonctions conformément aux règles
de procédure reprises dans ladite annexe.

Article 19

Consultations et règlement des différends

1. Sauf dispositions contraires du présent accord, le Mémorandum d'accord sur le


règlement des différends est applicable aux consultations et au règlement des différends
au titre du présent accord.

2. Dans le cas où un Membre considérera qu'un avantage résultant pour lui directement
ou indirectement du présent accord se trouve annulé ou compromis, ou que la réalisation
de l'un des objectifs dudit accord est entravée, du fait des actions d'un autre ou d'autres
Membres, il pourra, en vue d'arriver à une solution mutuellement satisfaisante de la
question, demander à tenir des consultations avec le ou les Membres en question. Chaque
Membre examinera avec compréhension toute demande de consultations formulée par un
autre Membre.

3. Le Comité technique fournira, sur demande, des conseils et une aide aux Membres
procédant à des consultations.
Page 199
Page 200

4. A la demande d'une partie au différend, ou de sa propre initiative, un groupe spécial


établi pour examiner un différend en rapport avec les dispositions du présent accord pourra
demander au Comité technique de procéder à l'examen de toute question nécessitant un
examen technique. Le groupe spécial déterminera le mandat du Comité technique pour
le différend en question et fixera un délai pour la réception du rapport du Comité technique.
Le groupe spécial prendra le rapport du Comité technique en considération. Au cas où
le Comité technique ne parviendrait pas à un consensus sur une question dont il aura été
saisi conformément aux dispositions du présent paragraphe, le groupe spécial devrait
ménager aux parties au différend la possibilité de lui présenter leurs vues sur la question.

5. Les renseignements confidentiels communiqués au groupe spécial ne seront pas


divulgués sans l'autorisation formelle de la personne, de l'organisme ou de l'autorité qui
les aura fournis. Lorsque ces renseignements seront demandés au groupe spécial mais
que leur divulgation par celui-ci ne sera pas autorisée, il en sera remis un résumé non
confidentiel avec l'autorisation de la personne, de l'organisme ou de l'autorité qui les aura
fournis.

PARTIE III

TRAITEMENT SPECIAL ET DIFFERENCIE

Article 20

1. Les pays en développement Membres qui n'étaient pas parties à l'Accord relatif à
la mise en oeuvre de l'article VII de l'Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce,
en date du 12 avril 1979, pourront différer l'application des dispositions du présent accord
pendant une période qui n'excédera pas cinq ans à compter du jour où l'Accord sur l'OMC
sera entré en vigueur pour lesdits Membres. Les pays en développement Membres qui
opteront pour une application différée du présent accord notifieront leur décision au Directeur
général de l'OMC.

2. Outre les dispositions du paragraphe 1, les pays en développement Membres qui


n'étaient pas parties à l'Accord relatif à la mise en oeuvre de l'article VII de l'Accord général
sur les tarifs douaniers et le commerce, en date du 12 avril 1979, pourront différer
l'application du paragraphe 2 b) iii) de l'article premier et de l'article 6 pendant une période
qui n'excédera pas trois ans après qu'ils auront mis en application toutes les autres
dispositions du présent accord. Les pays en développement Membres qui opteront pour
une application différée des dispositions visées au présent paragraphe notifieront leur
décision au Directeur général de l'OMC.

3. Les pays développés Membres fourniront, selon des modalités convenues d'un commun
accord, une assistance technique aux pays en développement Membres qui en feront la
demande. Sur cette base, les pays développés Membres établiront des programmes
d'assistance technique qui pourront comporter, entre autres, la formation de personnel,
une assistance pour l'établissement de mesures de mise en oeuvre, l'accès aux sources
d'information concernant la méthodologie en matière d'évaluation en douane, et des conseils
au sujet de l'application des dispositions du présent accord.
Page 201

PARTIE IV

DISPOSITIONS FINALES

Article 21

Réserves

Il ne pourra pas être formulé de réserves en ce qui concerne des dispositions du


présent accord sans le consentement des autres Membres.

Article 22

Législation nationale

1. Chaque Membre assurera, au plus tard à la date où les dispositions du présent accord
entreront en application en ce qui le concerne, la conformité de ses lois, règlements et
procédures administratives avec les dispositions dudit accord.

2. Chaque Membre informera le Comité de toute modification apportée à ses lois et


règlements en rapport avec les dispositions du présent accord, ainsi qu'à l'administration
de ces lois et règlements.

Article 23

Examen

Le Comité procédera chaque année à un examen de la mise en oeuvre et du


fonctionnement du présent accord, en tenant compte de ses objectifs. Le Comité informera
chaque année le Conseil du commerce des marchandises des faits intervenus pendant la
période sur laquelle portera cet examen.

Article 24

Secrétariat

Le Secrétariat de l'OMC assurera le secrétariat du présent accord, sauf en ce qui


concerne les attributions spécifiquement conférées au Comité technique dont le secrétariat
sera assuré par le Secrétariat du CCD.
Page 202

ANNEXE I

NOTES INTERPRETATIVES

Note générale

Application successive des méthodes d'évaluation

1. Les articles premier à 7 définissent la manière dont la valeur en douane des


marchandises importées doit être déterminée par application des dispositions du présent
accord. Les méthodes d'évaluation sont énoncées dans l'ordre où elles sont applicables.
La méthode première pour l'évaluation en douane est définie à l'article premier, et les
marchandises importées doivent être évaluées conformément aux dispositions de cet article
chaque fois que les conditions prévues sont remplies.

2. Lorsque la valeur en douane ne peut pas être déterminée par application des
dispositions de l'article premier, il y a lieu de passer successivement aux articles suivants
jusqu'au premier de ces articles qui permettra de déterminer la valeur en douane. Sous
réserve des dispositions de l'article 4, c'est seulement lorsque la valeur en douane ne peut
pas être déterminée par application des dispositions d'un article donné qu'il est loisible
de recourir aux dispositions de l'article qui vient immédiatement après lui dans l'ordre
d'application.

3. Si l'importateur ne demande pas que l'ordre des articles 5 et 6 soit inversé, l'ordre
d'application normal doit être respecté. Si l'importateur fait cette demande, mais qu'il se
révèle ensuite impossible de déterminer la valeur en douane par application des dispositions
de l'article 6, la valeur en douane doit être déterminée par application des dispositions de
l'article 5 si cela est possible.

4. Lorsque la valeur en douane ne peut pas être déterminée par application des
dispositions d'aucun des articles premier à 6, elle doit l'être par application des dispositions
de l'article 7.

Application de principes de comptabilité généralement admis

1. Les "principes de comptabilité généralement admis" sont ceux qui font l'objet, dans
un pays et à un moment donné, d'un consensus reconnu ou d'une large adhésion de sources
faisant autorité et qui déterminent quelles sont les ressources et les obligations économiques
à enregistrer à l'actif et au passif, quels sont les changements intervenant dans l'actif et
le passif qui devraient être enregistrés, comment l'actif et le passif, ainsi que les changements
intervenus, devraient être mesurés, quels renseignements devraient être divulgués et de
quelle manière, et quels états financiers devraient être établis. Ces normes peuvent consister
en grandes lignes directrices d'application générale aussi bien qu'en pratiques et procédures
détaillées.

2. Aux fins du présent accord, l'administration des douanes de chaque Membre utilisera
les renseignements établis d'une manière compatible avec les principes de comptabilité
généralement admis dans le pays qui convient selon l'article dont il s'agit. Par exemple,
les bénéfices et frais généraux habituels, au sens des dispositions de l'article 5, seraient
déterminés en utilisant des renseignements établis d'une manière compatible avec les
principes de comptabilité généralement admis dans le pays d'importation. Par contre, les
bénéfices et frais généraux habituels, au sens des dispositions de l'article 6, seraient
Page 203

déterminés en utilisant des renseignements établis d'une manière compatible avec les
principes de comptabilité généralement admis dans le pays de production. Autre exemple:
la détermination d'un élément visé au paragraphe 1 b) ii) de l'article 8, qui serait effectuée
dans le pays d'importation, utiliserait les renseignements d'une manière compatible avec
les principes de comptabilité généralement admis dans ce pays.

Note relative à l'article premier

Prix effectivement payé ou à payer

1. Le prix effectivement payé ou à payer est le paiement total effectué ou à effectuer


par l'acheteur au vendeur, ou au bénéfice de celui-ci, pour les marchandises importées.
Le paiement ne doit pas nécessairement être fait en argent. Il pourra être fait par lettres
de crédit ou instruments négociables. Il pourra s'effectuer directement ou indirectement.
Un exemple de paiement indirect serait le règlement total ou partiel, par l'acheteur, d'une
dette du vendeur.

2. Les activités entreprises par l'acheteur pour son propre compte, autres que celles
pour lesquelles un ajustement est prévu à l'article 8, ne sont pas considérées comme un
paiement indirect au vendeur, même si l'on peut considérer que le vendeur en bénéficie.
Il en résulte que, pour la détermination de la valeur en douane, le coût de ces activités
ne sera pas ajouté au prix effectivement payé ou à payer.

3. La valeur en douane ne comprendra pas les frais ou coûts ci-après, à la condition


qu'ils soient distincts du prix effectivement payé ou à payer pour les marchandises importées:

a) frais relatifs à des travaux de construction, d'installation, de montage,


d'entretien ou d'assistance technique entrepris après l'importation en ce qui
concerne des marchandises importées, telles que des installations, des
machines ou du matériel industriels;

b) coût du transport après l'importation;

c) droits et taxes du pays d'importation.

4. Le prix effectivement payé ou à payer s'entend du prix des marchandises importées.


Ainsi, les transferts de dividendes et les autres paiements de l'acheteur au vendeur qui
ne se rapportent pas aux marchandises importées ne font pas partie de la valeur en douane.

Paragraphe 1 a) iii)

Parmi les restrictions qui ne rendraient pas un prix effectivement payé ou à payer
inacceptable figurent les restrictions qui n'affectent pas substantiellement la valeur des
marchandises. Ce pourrait être le cas, par exemple, lorsqu'un vendeur demande à un
acheteur d'automobiles de ne pas les revendre ou les exposer avant une date déterminée
marquant le début de l'année pour les modèles en question.

Paragraphe 1 b)

1. Si la vente ou le prix sont subordonnés à des conditions ou à des prestations dont


la valeur, dans le cas des marchandises à évaluer, ne peut pas être déterminée, la valeur
Page 204

transactionnelle ne sera pas acceptable à des fins douanières. Il pourra s'agir, par exemple,
des situations suivantes:

a) le vendeur établit le prix des marchandises importées en le subordonnant


à la condition que l'acheteur achètera également d'autres marchandises en
quantités déterminées;

b) le prix des marchandises importées dépend du ou des prix auxquels l'acheteur


des marchandises importées vend d'autres marchandises au vendeur desdites
marchandises importées;
Page 205

c) le prix est établi sur la base d'un mode de paiement sans rapport avec les
marchandises importées: par exemple, lorsque les marchandises importées
sont des produits semi-finis que le vendeur a fournis à la condition de recevoir
une quantité déterminée de produits finis.

2. Toutefois, des conditions ou prestations qui se rapportent à la production ou à la


commercialisation des marchandises importées n'entraîneront pas le rejet de la valeur
transactionnelle. Par exemple, le fait que l'acheteur fournit au vendeur des travaux
d'ingénierie ou des plans exécutés dans le pays d'importation n'entraînera pas le rejet de
la valeur transactionnelle aux fins de l'article premier. De même, si l'acheteur entreprend
pour son propre compte, même dans le cadre d'un accord avec le vendeur, des activités se
rapportant à la commercialisation des marchandises importées, la valeur de ces activités
ne fait pas partie de la valeur en douane et lesdites activités n'entraîneront pas non plus
le rejet de la valeur transactionnelle.

Paragraphe 2

1. Les paragraphes 2 a) et 2 b) prévoient différents moyens d'établir l'acceptabilité


d'une valeur transactionnelle.

2. Le paragraphe 2 a) prévoit que, lorsque l'acheteur et le vendeur sont liés, les


circonstances propres à la vente seront examinées et la valeur transactionnelle admise comme
valeur en douane pour autant que ces liens n'ont pas influencé le prix. Il ne faut pas
entendre par là que les circonstances de la vente devraient être examinées chaque fois que
l'acheteur et le vendeur sont liés. Cet examen ne sera exigé que lorsqu'il y aura doute quant
à l'acceptabilité du prix. Lorsque l'administration des douanes n'a aucun doute quant à
l'acceptabilité du prix, celui-ci devrait être accepté sans que l'importateur soit tenu de fournir
des renseignements complémentaires. Par exemple, l'administration des douanes peut
avoir examiné précédemment la question des liens, ou être déjà en possession de
renseignements détaillés concernant l'acheteur et le vendeur, et être déjà convaincue, sur
la base de cet examen ou de ces renseignements, que les liens n'ont pas influencé le prix.

3. Lorsque l'administration des douanes n'est pas en mesure d'accepter la valeur


transactionnelle sans complément d'enquête, elle devrait donner à l'importateur la possibilité
de fournir tous les autres renseignements détaillés qui pourraient être nécessaires pour
lui permettre d'examiner les circonstances de la vente. A cet égard, l'administration des
douanes devrait être prête à examiner les aspects pertinents de la transaction, y compris
la façon dont l'acheteur et le vendeur organisent leurs rapports commerciaux et la façon
dont le prix en question a été arrêté, afin de déterminer si les liens ont influencé le prix.
S'il pouvait être prouvé que l'acheteur et le vendeur, bien que liés au sens de l'article 15,
achètent et vendent l'un à l'autre comme s'ils n'étaient pas liés, il serait ainsi démontré
que les liens n'ont pas influencé le prix. Par exemple, si le prix avait été arrêté de manière
compatible avec les pratiques normales de fixation des prix dans la branche de production
en question, ou avec la façon dont le vendeur arrête ses prix pour les ventes à des acheteurs
qui ne lui sont pas liés, cela démontrerait que les liens n'ont pas influencé le prix. De même,
lorsqu'il serait prouvé que le prix est suffisant pour couvrir tous les coûts et assurer un
bénéfice représentatif du bénéfice global réalisé par l'entreprise sur une période
représentative (par exemple sur une base annuelle) pour des ventes de marchandises de
la même nature ou de la même espèce, il serait ainsi démontré que le prix n'a pas été
influencé.
Page 206

4. Le paragraphe 2 b) prévoit que l'importateur aura la possibilité de démontrer que


la valeur transactionnelle est très proche d'une valeur "critère" précédemment acceptée
par l'administration des douanes et qu'elle est par conséquent acceptable selon les
dispositions de l'article premier. Lorsqu'il est satisfait à l'un des critères prévus au
paragraphe 2 b), il n'est pas nécessaire d'examiner la question de l'influence visée au
paragraphe 2 a). Si l'administration des douanes est déjà en possession de renseignements
suffisants pour être convaincue, sans recherches plus approfondies, qu'il est satisfait à l'un
des critères prévus au paragraphe 2 b), elle n'aura pas de raison d'exiger de l'importateur
qu'il en apporte la démonstration. Dans le paragraphe 2 b), l'expression "acheteurs non
liés" s'entend d'acheteurs qui ne sont liés au vendeur dans aucun cas particulier.

Paragraphe 2 b)

Un certain nombre d'éléments doivent être pris en considération pour déterminer


si une valeur "est très proche" d'une autre valeur. Il s'agit notamment de la nature des
marchandises importées, de la nature de la branche de production considérée, de la saison
pendant laquelle les marchandises sont importées, et du point de savoir si la différence
de valeur est significative du point de vue commercial. Comme ces éléments peuvent varier
d'un cas à l'autre, il serait impossible d'appliquer dans tous les cas une norme uniforme,
telle qu'un pourcentage fixe. Par exemple, pour déterminer si la valeur transactionnelle
est très proche des valeurs "critères" énoncées au paragraphe 2 b) de l'article premier, une
petite différence de valeur pourrait être inacceptable dans un cas concernant tel type de
marchandise, tandis qu'une différence importante serait peut-être acceptable dans un cas
concernant tel autre type de marchandise.

Note relative à l'article 2

1. Lors de l'application de l'article 2, l'administration des douanes se référera, chaque


fois que cela sera possible, à une vente de marchandises identiques, réalisée au même niveau
commercial et portant sensiblement sur la même quantité que la vente des marchandises
à évaluer. En l'absence de telles ventes, il sera possible de se référer à une vente de
marchandises identiques réalisée dans l'une quelconque des trois situations suivantes:

a) vente au même niveau commercial, mais portant sur une quantité différente;

b) vente à un niveau commercial différent, mais portant sensiblement sur une


même quantité; ou

c) vente à un niveau commercial différent et portant sur une quantité différente.

2. S'il y a eu vente constatée dans l'une quelconque de ces trois situations, des
ajustements seront opérés pour tenir compte, selon le cas,

a) uniquement du facteur quantité,

b) uniquement du facteur niveau commercial, ou

c) à la fois du facteur niveau commercial et du facteur quantité.

3. L'expression "et/ou" donne la faculté de se référer aux ventes et d'opérer les


ajustements nécessaires dans l'une quelconque des trois situations décrites ci-dessus.
Page 207

4. Aux fins de l'article 2, la valeur transactionnelle de marchandises importées identiques


s'entend d'une valeur en douane, ajustée conformément aux dispositions des paragraphes 1 b)
et 2 dudit article, qui a déjà été acceptée en vertu de l'article premier.
Page 208

5. Une condition de tout ajustement effectué en raison de différences de niveau


commercial ou de quantité est qu'un tel ajustement, qu'il conduise à une augmentation
ou une diminution de la valeur, ne soit opéré que sur la base d'éléments de preuve produits,
établissant clairement qu'il est raisonnable et exact, par exemple de prix courants en vigueur
où figurent des prix qui se rapportent à des niveaux différents ou à des quantités différentes.
Par exemple, si les marchandises importées à évaluer consistent en un envoi de 10 unités,
que les seules marchandises importées identiques pour lesquelles il existe une valeur
transactionnelle ont été vendues en quantité de 500 unités, et qu'il est reconnu que le
vendeur accorde des rabais de quantité, l'ajustement nécessaire pourra être opéré en
invoquant le prix courant du vendeur et en utilisant le prix applicable à une vente de
10 unités. Il n'est pas nécessaire pour cela qu'une vente de 10 unités ait eu lieu, dès lors
qu'il aura été établi, du fait de ventes portant sur des quantités différentes, que le prix
courant est sincère et véritable. Toutefois, en l'absence d'un tel critère objectif, la
détermination de la valeur en douane selon les dispositions de l'article 2 n'est pas appropriée.

Note relative à l'article 3

1. Lors de l'application de l'article 3, l'administration des douanes se référera, chaque


fois que cela sera possible, à une vente de marchandises similaires, réalisée au même niveau
commercial et portant sensiblement sur la même quantité que la vente des marchandises
à évaluer. En l'absence de telles ventes, il sera possible de se référer à une vente de
marchandises similaires, réalisée dans l'une quelconque des trois situations suivantes:

a) vente au même niveau commercial, mais portant sur une quantité différente;

b) vente à un niveau commercial différent, mais portant sensiblement sur une


même quantité; ou

c) vente à un niveau commercial différent et portant sur une quantité différente.

2. S'il y a eu vente constatée dans l'une quelconque de ces trois situations, des
ajustements seront opérés pour tenir compte, selon le cas,

a) uniquement du facteur quantité,

b) uniquement du facteur niveau commercial, ou

c) à la fois du facteur niveau commercial et du facteur quantité.

3. L'expression "et/ou" donne la faculté de se référer aux ventes et d'opérer les


ajustements nécessaires dans l'une quelconque des trois situations décrites ci-dessus.

4. Aux fins de l'article 3, la valeur transactionnelle de marchandises importées similaires


s'entend d'une valeur en douane, ajustée conformément aux dispositions des paragraphes 1 b)
et 2 dudit article, qui a déjà été acceptée en vertu de l'article premier.

5. Une condition de tout ajustement effectué en raison de différences de niveau


commercial ou de quantité est qu'un tel ajustement, qu'il conduise à une augmentation
ou une diminution de la valeur, ne soit opéré que sur la base d'éléments de preuve produits,
établissant clairement qu'il est raisonnable et exact, par exemple de prix courants en vigueur
où figurent des prix qui se rapportent à des niveaux différents ou à des quantités différentes.
Page 209

Par exemple, si les marchandises importées à évaluer consistent en un envoi de 10 unités,


que les seules marchandises importées similaires pour lesquelles il existe une valeur
transactionnelle ont été vendues en quantité de 500 unités, et qu'il est reconnu que le
vendeur accorde des rabais de quantité, l'ajustement nécessaire pourra être opéré en
invoquant le prix courant du vendeur et en utilisant le prix applicable à une vente de
10 unités. Il n'est pas nécessaire pour cela qu'une vente de 10 unités ait eu lieu, dès lors
qu'il aura été établi, du fait de ventes portant sur des quantités différentes, que le prix
courant est sincère et véritable. Toutefois, en l'absence d'un tel critère objectif, la
détermination de la valeur en douane selon les dispositions de l'article 3 n'est pas appropriée.

Note relative à l'article 5

1. L'expression "prix unitaire correspondant aux ventes ... totalisant la quantité la


plus élevée" s'entend du prix auquel le plus grand nombre d'unités est vendu, lors de ventes
à des personnes qui ne sont pas liées aux personnes auxquelles elles achètent les
marchandises en question, au premier niveau commercial suivant l'importation auquel
s'effectuent ces ventes.

2. Par exemple: des marchandises sont vendues sur la base d'un prix courant
comportant des prix unitaires favorables pour les achats en relativement grandes quantités.

Quantité par Prix unitaire Nombre de Quantité totale


vendue
vente ventes à chaque prix

1 à 10 unités 100 10 ventes de 65


5 unités
5 ventes de
3 unités

11 à 25 unités 95 5 ventes de 55
11 unités

plus de 25 unités 90 1 vente de 80


30 unités
1 vente de
50 unités

Le plus grand nombre d'unités vendues à un prix donné est de 80; en


conséquence, le prix unitaire correspondant aux ventes totalisant la quantité la plus
élevée est de 90.

3. Autre exemple: deux ventes ont lieu. Dans la première, 500 unités sont vendues
au prix de 95 unités monétaires chacune. Dans la seconde, 400 unités sont vendues au
prix de 90 unités monétaires chacune. Dans cet exemple, le plus grand nombre
d'unités vendues à un prix donné est de 500; en conséquence, le prix unitaire
correspondant à la vente totalisant la quantité la plus élevée est de 95.

4. Troisième exemple: dans la situation suivante, diverses quantités sont vendues


à des prix différents.
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Page 211

a) Ventes
Quantité par vente Prix unitaire
40 unités 100
30 unités 90
15 unités 100
50 unités 95
25 unités 105
35 unités 90
5 unités 100

b) Totaux
Quantité totale vendue Prix unitaire
65 90
50 95
60 100
25 105

Dans cet exemple, le plus grand nombre d'unités vendues à un prix donné est
de 65; en conséquence, le prix unitaire correspondant aux ventes totalisant la quantité
la plus élevée est de 90.

5. Une vente effectuée dans le pays d'importation, dans les conditions décrites au
paragraphe 1 ci-dessus, à une personne qui fournit, directement ou indirectement et
sans frais ou à coût réduit, pour être utilisé dans la production et dans la vente pour
l'exportation des marchandises importées, l'un quelconque des éléments précisés au
paragraphe 1 b) de l'article 8 ne devrait pas être prise en considération pour établir le
prix unitaire aux fins de l'article 5.

6. Il convient de noter que les "bénéfices et frais généraux" visés au paragraphe 1


de l'article 5 devraient être considérés comme un tout. Le chiffre retenu pour cette
déduction devrait être déterminé sur la base des renseignements fournis par
l'importateur ou en son nom, à moins que les chiffres de l'importateur ne soient
incompatibles avec ceux qui correspondent normalement aux ventes de marchandises
importées de la même nature ou de la même espèce dans le pays d'importation.
Lorsque les chiffres de l'importateur sont incompatibles avec ces derniers chiffres, le
montant à retenir pour les bénéfices et frais généraux peut se fonder sur des
renseignements pertinents autres que ceux qui ont été fournis par l'importateur ou en
son nom.

7. Les "frais généraux" comprennent les coûts directs et indirects de la


commercialisation des marchandises en question.

8. Les impôts locaux à payer en raison de la vente des marchandises et qui ne


donnent pas lieu à déduction en vertu des dispositions du paragraphe 1 a) iv) de
Page 212

l'article 5 devront être déduits conformément aux dispositions du paragraphe 1 a) i) de


l'article 5.

9. Pour déterminer les commissions ou les bénéfices et frais généraux habituels


conformément aux dispositions du paragraphe 1 de l'article 5, la question de savoir si
certaines marchandises sont "de la même espèce ou de la même nature" que d'autres
marchandises doit être tranchée cas par cas en tenant compte des circonstances. Il
devrait être procédé à un examen des ventes, dans le pays d'importation, du groupe, ou
de la gamme, le plus étroit de marchandises importées de la même espèce ou de la
même nature, comprenant les marchandises à évaluer, sur lesquelles les
renseignements nécessaires peuvent être fournis. Aux fins de l'article 5, les
"marchandises de la même espèce ou de la même nature" englobent les marchandises
importées du même pays que les marchandises à évaluer, ainsi que les marchandises
importées en provenance d'autres pays.

10. Aux fins du paragraphe 1 b) de l'article 5, la "date la plus proche" sera la date à
laquelle les marchandises importées ou des marchandises identiques ou similaires
importées sont vendues en quantité suffisante pour que le prix unitaire puisse être
établi.

11. Lorsqu'il est recouru à la méthode du paragraphe 2 de l'article 5, les déductions


opérées pour tenir compte de la valeur ajoutée par l'ouvraison ou la transformation
ultérieure se fonderont sur des données objectives et quantifiables relatives au coût de
ce travail. Les calculs s'effectueront sur la base des formules, recettes et méthodes de
calcul admises dans la branche de production, et des autres pratiques de cette branche.

12. Il est reconnu que la méthode d'évaluation visée au paragraphe 2 de l'article 5


ne serait normalement pas applicable lorsque, par suite d'ouvraison ou de
transformation ultérieure, les marchandises importées ont perdu leur identité.
Toutefois, il peut y avoir des cas où, bien que les marchandises importées aient perdu
leur identité, la valeur ajoutée par l'ouvraison ou la transformation peut être
déterminée avec précision sans difficulté excessive. A l'inverse, il peut se présenter
des cas où les marchandises importées conservent leur identité, mais constituent un
élément tellement mineur des marchandises vendues dans le pays d'importation que le
recours à cette méthode d'évaluation serait injustifié. Etant donné les considérations
qui précèdent, les situations de ce type doivent être examinées cas par cas.

Note relative à l'article 6

1. En règle générale, la valeur en douane est déterminée, en vertu du présent


accord, sur la base de renseignements immédiatement disponibles dans le pays
d'importation. Toutefois, afin de déterminer une valeur calculée, il pourra être
nécessaire d'examiner les coûts de production des marchandises à évaluer et d'autres
renseignements qui devront être obtenus en dehors du pays d'importation. En outre,
dans la plupart des cas, le producteur des marchandises ne relèvera pas de la
juridiction des autorités du pays d'importation. L'utilisation de la méthode de la
valeur calculée sera, en général, limitée aux cas où l'acheteur et le vendeur sont liés et
où le producteur est disposé à communiquer les données nécessaires concernant
l'établissement des coûts aux autorités du pays d'importation et à accorder des facilités
pour toutes vérifications ultérieures qui pourraient être nécessaires.
Page 213

2. Le "coût ou la valeur" visé au paragraphe 1 a) de l'article 6 est à déterminer sur


la base de renseignements relatifs à la production des marchandises à évaluer, qui
seront fournis par le producteur ou en son nom. Il se fondera sur la comptabilité
commerciale du producteur, à condition que cette comptabilité soit compatible avec les
principes de comptabilité généralement admis qui sont appliqués dans le pays de
production des marchandises.

3. Le "coût ou la valeur" comprendra le coût des éléments précisés au


paragraphe 1 a) ii) et iii) de l'article 8. Il comprendra aussi la valeur, imputée dans
les proportions appropriées conformément aux dispositions de la note relative à
l'article 8, de tout élément spécifié au paragraphe 1 b) dudit article qui aura été fourni
directement ou indirectement par l'acheteur pour être utilisé lors de la production des
marchandises importées. La valeur des travaux spécifiés au paragraphe 1 b) iv) de
l'article 8 qui sont exécutés dans le pays d'importation ne sera incluse que dans la
mesure où ces travaux sont mis à la charge du producteur. Il devra être entendu que
le coût ou la valeur d'aucun des éléments visés dans ce paragraphe ne devra être
compté deux fois dans la détermination de la valeur calculée.

4. Le "montant pour les bénéfices et frais généraux" visé au paragraphe 1 b) de


l'article 6 devra être déterminé sur la base des renseignements fournis par le
producteur ou en son nom, à moins que les chiffres qu'il communique ne soient
incompatibles avec ceux qui correspondent normalement aux ventes de marchandises
de la même espèce ou de la même nature que les marchandises à évaluer, réalisées par
des producteurs du pays d'exportation pour l'exportation à destination du pays
d'importation.

5. Il convient de noter, à ce sujet, que le "montant pour les bénéfices et frais


généraux" doit être considéré comme un tout. Il s'ensuit que, si, dans un cas
particulier, le bénéfice du producteur est faible et ses frais généraux élevés, son
bénéfice et ses frais généraux pris ensemble pourront néanmoins être compatibles avec
ceux qui correspondent normalement aux ventes de marchandises de la même espèce
ou de la même nature. Tel pourrait être le cas, par exemple, si on lançait un produit
dans le pays d'importation et si le producteur se contentait d'un bénéfice nul ou faible
pour contrebalancer les frais généraux élevés afférents au lancement. Lorsque le
producteur peut démontrer que c'est en raison de circonstances commerciales
particulières qu'il prend un bénéfice faible sur ses ventes des marchandises importées,
les chiffres de ses bénéfices effectifs devraient être pris en considération à la condition
qu'il les justifie par des raisons commerciales valables et que sa politique de prix
reflète les politiques de prix habituelles de la branche de production concernée. Tel
pourrait être le cas, par exemple, lorsque des producteurs ont été contraints d'abaisser
temporairement leurs prix en raison d'une diminution imprévisible de la demande, ou
lorsqu'ils vendent des marchandises pour compléter une gamme de marchandises
produites dans le pays d'importation et qu'ils se contentent d'un bénéfice faible afin de
maintenir leur compétitivité. Lorsque les chiffres des bénéfices et frais généraux
fournis par le producteur ne sont pas compatibles avec ceux qui correspondent
normalement aux ventes de marchandises de la même espèce ou de la même nature
que les marchandises à évaluer, réalisées par des producteurs du pays d'exportation
pour l'exportation à destination du pays d'importation, le montant des bénéfices et
frais généraux pourra se fonder sur des renseignements pertinents autres que ceux qui
auront été fournis par le producteur des marchandises ou en son nom.
Page 214

6. Lorsque des renseignements autres que ceux qui auront été fournis par le
producteur ou en son nom seront utilisés afin de déterminer une valeur calculée, les
autorités du pays d'importation informeront l'importateur, s'il en fait la demande, de
la source de ces renseignements, des données utilisées et des calculs effectués sur la
base de ces données, sous réserve des dispositions de l'article 10.

7. Les "frais généraux" visés au paragraphe 1 b) de l'article 6 comprennent les


coûts directs et indirects de la production et de la commercialisation des marchandises
pour l'exportation qui ne sont pas inclus en vertu du paragraphe 1 a) dudit
paragraphe.

8. Pour déterminer si certaines marchandises sont "de la même espèce ou de la


même nature" que d'autres marchandises, il faudra procéder cas par cas en tenant
compte des circonstances. Pour déterminer les bénéfices et frais généraux habituels
conformément aux dispositions de l'article 6, il devrait être procédé à un examen des
ventes, pour l'exportation à destination du pays d'importation, du groupe, ou de la
gamme, de marchandises le plus étroit, comprenant les marchandises à évaluer, sur
lesquelles les renseignements nécessaires peuvent être fournis. Aux fins de l'article 6,
les "marchandises de la même espèce ou de la même nature" doivent provenir du
même pays que les marchandises à évaluer.

Note relative à l'article 7

1. Les valeurs en douane déterminées par application des dispositions de l'article 7


devraient, dans la plus grande mesure possible, se fonder sur des valeurs en douane
déterminées antérieurement.

2. Les méthodes d'évaluation à employer en vertu de l'article 7 devraient être


celles que définissent les articles premier à 6 inclus, mais une souplesse raisonnable
dans l'application de ces méthodes serait conforme aux objectifs et aux dispositions de
l'article 7.

3. Quelques exemples montreront ce qu'il faut entendre par souplesse raisonnable:

a) Marchandises identiques - la prescription selon laquelle les


marchandises identiques devraient être exportées au même moment ou à
peu près au même moment que les marchandises à évaluer pourrait être
interprétée avec souplesse; des marchandises importées identiques,
produites dans un pays autre que le pays d'exportation des marchandises
à évaluer, pourraient fournir la base de l'évaluation en douane; on
pourrait utiliser les valeurs en douane de marchandises importées
identiques, déjà déterminées par application des dispositions des
articles 5 et 6.

b) Marchandises similaires - la prescription selon laquelle les marchandises


similaires devraient être exportées au même moment ou à peu près au
même moment que les marchandises à évaluer pourrait être interprétée
avec souplesse; des marchandises importées similaires, produites dans
un pays autre que le pays d'exportation des marchandises à évaluer,
pourraient fournir la base de l'évaluation en douane; on pourrait utiliser
Page 215

les valeurs en douane de marchandises importées similaires, déjà


déterminées par application des dispositions des articles 5 et 6.

c) Méthode déductive - la prescription selon laquelle les marchandises


devront avoir été vendues "en l'état où elles sont importées", qui figure
au paragraphe 1 a) de l'article 5, pourrait être interprétée avec
souplesse; le délai de "90 jours" pourrait être modulé avec souplesse.

Note relative à l'article 8

Paragraphe 1 a) i)

L'expression "commissions d'achat" s'entend des sommes versées par un


importateur à son agent pour le service qui a consisté à le représenter à l'étranger en
vue de l'achat des marchandises à évaluer.
Page 216

Paragraphe 1 b) ii)

1. Deux considérations interviennent dans l'imputation des éléments précisés au


paragraphe 1 b) ii) de l'article 8, sur les marchandises importées, à savoir la valeur de
l'élément lui-même et la façon dont cette valeur doit être imputée sur les
marchandises importées. L'imputation de ces éléments devrait s'opérer de façon
raisonnable, appropriée aux circonstances et conforme aux principes de comptabilité
généralement admis.

2. En ce qui concerne la valeur de l'élément, si l'importateur acquiert ledit


élément d'un vendeur qui ne lui est pas lié, pour un coût donné, ce coût constitue la
valeur de l'élément. Si l'élément a été produit par l'importateur ou par une personne
qui lui est liée, sa valeur serait le coût de sa production. Si l'élément a été utilisé
précédemment par l'importateur, qu'il ait ou non été acquis ou produit par celui-ci, le
coût initial d'acquisition ou de production devrait être minoré pour tenir compte de
cette utilisation, afin d'obtenir la valeur de l'élément.

3. Une fois déterminée la valeur de l'élément, il est nécessaire de l'imputer sur les
marchandises importées. Il existe diverses possibilités à cet effet. Par exemple, la
valeur pourrait être entièrement imputée sur le premier envoi, si l'importateur désire
payer les droits en une seule fois sur la valeur totale. Autre exemple: l'importateur
peut demander que la valeur soit imputée sur le nombre d'unités produites jusqu'au
moment du premier envoi. Autre exemple encore: l'importation peut demander que la
valeur soit imputée sur la totalité de la production prévue, si des contrats ou des
engagements fermes existent pour cette production. La méthode d'imputation utilisée
dépendra de la documentation fournie par l'importateur.

4. A titre d'illustration de ce qui précède, on peut considérer le cas d'un


importateur qui fournit au producteur un moule à utiliser pour la production des
marchandises à importer et qui passe avec lui un contrat d'achat portant sur
10 000 unités. Au moment de l'arrivée du premier envoi, qui comprend 1 000 unités,
le producteur a déjà produit 4 000 unités. L'importateur peut demander à
l'administration des douanes d'imputer la valeur du moule sur 1 000, 4 000 ou
10 000 unités.

Paragraphe 1 b) iv)

1. Les valeurs à ajouter pour les éléments précisés au paragraphe 1 b) iv) de


l'article 8 devraient se fonder sur des données objectives et quantifiables. Afin de
réduire au minimum la tâche que représente, pour l'importateur et pour
l'administration des douanes, la détermination des valeurs à ajouter, il conviendrait
d'utiliser, dans la mesure du possible, les données immédiatement disponibles dans le
système d'écritures commerciales de l'acheteur.

2. Pour les éléments fournis par l'acheteur et qu'il a achetés ou pris en location, la
valeur à ajouter serait le coût de l'achat ou de la location. Les éléments qui sont du
domaine public ne donneront lieu à aucune autre addition que celle du coût des copies.

3. Les valeurs à ajouter pourront être calculées avec plus ou moins de facilité
selon la structure de l'entreprise considérée, ses pratiques de gestion et ses méthodes
comptables.
Page 217

4. Par exemple, il peut arriver qu'une entreprise qui importe divers produits en
provenance de plusieurs pays tienne la comptabilité de son centre de design, situé hors
du pays d'importation, de manière à faire apparaître avec exactitude les coûts
imputables sur un produit donné. En pareil cas, un ajustement direct pourra être
opéré de façon appropriée par application des dispositions de l'article 8.

5. D'autre part, il peut arriver qu'une entreprise passe les coûts de son centre de
design, situé hors du pays d'importation, dans ses frais généraux, sans les imputer sur
des produits déterminés. En pareils cas, il serait possible d'opérer, par application des
dispositions de l'article 8, un ajustement approprié en ce qui concerne les
marchandises importées, en imputant le total des coûts du centre de design sur
l'ensemble de la production qui bénéficie des services de ce centre et en ajoutant les
coûts ainsi imputés au prix des marchandises importées, en fonction du nombre
d'unités.

6. Les variations des circonstances susmentionnées nécessiteront, bien entendu, la


prise en considération de facteurs différents pour la détermination de la méthode
d'imputation appropriée.

7. Dans les cas où la production de l'élément en question fait intervenir un certain


nombre de pays et s'échelonne sur un certain laps de temps, l'ajustement devrait être
limité à la valeur effectivement ajoutée à cet élément en dehors du pays d'importation.

Paragraphe 1 c)

1. Les redevances et les droits de licence visés au paragraphe 1 c) de l'article 8


peuvent comprendre, entre autres, les paiements effectués au titre des brevets,
marques de fabrique ou de commerce et droits d'auteur. Toutefois, lors de la
détermination de la valeur en douane, les frais relatifs au droit de reproduire les
marchandises importées dans le pays d'importation ne seront pas ajoutés au prix
effectivement payé ou à payer pour les marchandises importées.

2. Les paiements effectués par l'acheteur en contrepartie du droit de distribuer ou


de revendre les marchandises importées ne seront pas ajoutés au prix effectivement
payé ou à payer pour les marchandises importées si ces paiements ne sont pas une
condition de la vente, pour l'exportation, des marchandises importées à destination du
pays d'importation.

Paragraphe 3

Lorsqu'il n'existe pas de données objectives et quantifiables en ce qui concerne


les éléments qu'il est prescrit d'ajouter conformément aux dispositions de l'article 8, la
valeur transactionnelle ne peut pas être déterminée par application des dispositions de
l'article premier. Tel peut être le cas, par exemple, dans la situation suivante: une
redevance est versée sur la base du prix de vente, dans le pays d'importation, d'un
litre d'un produit donné, qui a été importé au kilogramme et transformé en solution
après l'importation. Si la redevance se fonde en partie sur les marchandises importées
et en partie sur d'autres éléments qui n'ont aucun rapport avec celles-ci (par exemple,
lorsque les marchandises importées sont mélangées à des ingrédients d'origine
nationale et ne peuvent plus être identifiées séparément, ou lorsque la redevance ne
peut être distinguée d'arrangements financiers spéciaux entre l'acheteur et le
vendeur), il serait inapproprié de tenter d'ajouter un élément correspondant à cette
Page 218

redevance. Toutefois, si le montant de la redevance ne se fonde que sur les


marchandises importées et peut être facilement quantifié, on peut ajouter un élément
au prix effectivement payé ou à payer.

Note relative à l'article 9

Aux fins de l'article 9, le "moment de l'importation" peut être celui de la


déclaration en douane.
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Note relative à l'article 11

1. L'article 11 confère à l'importateur un droit d'appel contre une détermination de


la valeur faite par l'administration des douanes concernant les marchandises à
évaluer. Il pourra être fait appel d'abord devant une autorité supérieure de
l'administration des douanes, mais l'importateur aura le droit, en dernier ressort,
d'interjeter appel devant les instances judiciaires.

2. L'expression "n'entraînant aucune pénalité" signifie que l'importateur ne sera


pas passible ou menacé d'une amende pour la simple raison qu'il aura choisi d'exercer
son droit d'appel. Les frais normaux de justice et les honoraires d'avocats ne seront
pas considérés comme une amende.

3. Toutefois, aucune des dispositions de l'article 11 n'empêchera un Membre


d'exiger que les droits de douane fixés soient intégralement acquittés avant que l'appel
ne soit interjeté.

Note relative à l'article 15

Paragraphe 4

Aux fins de l'article 15, le terme "personnes" s'applique, le cas échéant, à une
personne morale.

Paragraphe 4 e)

Aux fins du présent accord, une personne sera réputée en contrôler une autre
lorsqu'elle sera, en droit ou en fait, en mesure d'exercer sur celle-ci un pouvoir de
contrainte ou d'orientation.
Page 220

ANNEXE II

COMITE TECHNIQUE DE L'EVALUATION EN DOUANE

1. Conformément à l'article 18 du présent accord, le Comité technique sera


institué sous les auspices du CCD en vue d'assurer, au niveau technique, l'uniformité
d'interprétation et d'application du présent accord.

2. Les attributions du Comité technique seront les suivantes:

a) examiner les problèmes techniques spécifiques qui se poseront dans


l'administration quotidienne des systèmes d'évaluation en douane des
Membres, et donner des avis consultatifs concernant les solutions
appropriées, sur la base des faits présentés;

b) étudier, sur demande, les lois, procédures et pratiques en matière


d'évaluation, dans la mesure où elles relèvent du présent accord, et
établir des rapports sur les résultats de ces études;

c) établir et distribuer des rapports annuels sur les aspects techniques du


fonctionnement et du statut du présent accord;

d) donner, au sujet de toute question concernant l'évaluation en douane des


marchandises importées, les renseignements et les avis qui pourraient
être demandés par tout Membre ou par le Comité. Ces renseignements
et avis pourront prendre la forme d'avis consultatifs, de commentaires ou
de notes explicatives;

e) faciliter, sur demande, l'octroi d'une assistance technique aux Membres


en vue de promouvoir l'acceptation du présent accord sur le plan
international;

f) examiner les questions dont il aura été saisi par un groupe spécial
conformément aux dispositions de l'article 19 du présent accord; et

g) exercer toutes autres attributions que pourra lui confier le Comité.

Considérations générales

3. Le Comité technique s'efforcera de mener à leur terme dans un délai


raisonnablement court ses travaux sur des questions spécifiques, notamment celles
dont il aura été saisi par des Membres, par le Comité ou par un groupe spécial. Ainsi
qu'il est prévu au paragraphe 4 de l'article 19, un groupe spécial fixera un délai pour
la réception d'un rapport du Comité technique et celui-ci remettra son rapport dans ce
délai.

4. Dans ses activités, le Comité technique sera assisté comme il conviendra par le
Secrétariat du CCD.
Page 221

Représentation

5. Chaque Membre aura le droit d'être représenté au Comité technique. Chaque


Membre pourra désigner un délégué et un ou plusieurs suppléants pour le représenter
au Comité technique. Tout Membre ainsi représenté au Comité technique est
dénommé dans la présente annexe "membre du Comité technique". Les représentants
des membres du Comité technique pourront se faire assister par des conseillers. Le
Secrétariat de l'OMC pourra également assister aux réunions du Comité en qualité
d'observateur.

6. Les membres du CCD qui ne sont pas Membres de l'OMC pourront se faire
représenter aux réunions du Comité technique par un délégué et un ou plusieurs
suppléants. Ces représentants assisteront aux réunions du Comité technique en
qualité d'observateurs.

7. Sous réserve de l'agrément du Président du Comité technique, le Secrétaire


général du CCD (dénommé dans la présente annexe le "Secrétaire général") pourra
inviter des représentants de gouvernements qui ne sont ni Membres de l'OMC, ni
membres du CCD, ainsi que des représentants d'organisations gouvernementales et
professionnelles internationales, à assister aux réunions du Comité technique en
qualité d'observateurs.

8. Les noms des délégués, suppléants et conseillers qui auront été désignés pour
participer aux réunions du Comité technique seront communiqués au Secrétaire
général.

Réunions du Comité technique

9. Le Comité technique se réunira selon qu'il sera nécessaire, mais au moins deux
fois l'an. La date de chaque réunion sera fixée par le Comité technique à sa session
précédente. La date de la réunion pourra être modifiée soit à la demande d'un
membre du Comité technique confirmée par la majorité simple des membres de ce
Comité soit, pour les cas urgents, à la demande du Président. Nonobstant les
dispositions de la première phrase du présent paragraphe, le Comité technique se
réunira selon qu'il sera nécessaire pour examiner les questions dont il aura été saisi
par un groupe spécial conformément aux dispositions de l'article 19 du présent accord.

10. Les réunions du Comité technique se tiendront au siège du CCD, sauf décision
contraire.

11. Sauf dans les cas urgents, le Secrétaire général informera au moins 30 jours à
l'avance de la date d'ouverture de chaque session du Comité technique tous les
membres du Comité et les participants visés aux paragraphes 6 et 7.

Ordre du jour

12. Un ordre du jour provisoire de chaque session sera établi par le Secrétaire
général et communiqué aux membres du Comité technique et aux participants visés
aux paragraphes 6 et 7, au moins 30 jours avant l'ouverture de la session sauf dans les
cas urgents. Cet ordre du jour comprendra tous les points dont l'inscription aura été
approuvée par le Comité technique à sa session précédente, tous les points inscrits par
le Président de sa propre initiative, et tous les points dont l'inscription aura été
Page 222

demandée par le Secrétaire général, par le Comité ou par tout membre du Comité
technique.

13. Le Comité technique arrêtera son ordre du jour à l'ouverture de chaque session.
Au cours de la session, l'ordre du jour pourra être modifié à tout moment par le Comité
technique.
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Composition du bureau et règlement intérieur

14. Le Comité technique élira parmi les délégués de ses membres un président et
un ou plusieurs vice-présidents. Le mandat du Président et des Vice-Présidents sera
d'un an. Le Président et les Vice-Présidents sortants seront rééligibles. Le mandat
d'un président ou d'un vice-président qui ne représentera plus un membre du Comité
technique prendra fin automatiquement.

15. Si le Président est absent lors d'une séance ou d'une partie de séance, un vice-
président assurera la présidence avec les mêmes pouvoirs et les mêmes devoirs que le
Président.

16. Le Président de séance participera aux débats du Comité technique en qualité


de président et non en qualité de représentant d'un membre du Comité technique.

17. Outre l'exercice des autres pouvoirs qui lui sont conférés, le Président
prononcera l'ouverture et la clôture de chaque séance, dirigera les débats, donnera la
parole et, conformément au présent règlement, réglera les travaux. Le Président
pourra également rappeler à l'ordre un orateur si les observations de ce dernier ne
sont pas pertinentes.

18. Lors du débat sur toute question, toute délégation pourra présenter une motion
d'ordre. Dans ce cas, le Président statuera immédiatement. Si sa décision est
contestée, le Président la mettra aux voix. Elle sera maintenue telle quelle si elle n'est
pas infirmée.

19. Le Secrétaire général, ou les membres du Secrétariat du CCD qu'il désignera,


assureront le secrétariat des réunions du Comité technique.

Quorum et scrutins

20. Le quorum sera constitué par les représentants de la majorité simple des
membres du Comité technique.

21. Chaque membre du Comité technique disposera d'une voix. Toute décision du
Comité technique sera prise à la majorité des deux tiers au moins des membres
présents. Quel que soit le résultat du scrutin sur une question donnée, le Comité
technique aura la faculté de présenter un rapport complet sur cette question au
Comité et au CCD, en indiquant les différents points de vue exprimés lors des débats y
relatifs. Nonobstant les dispositions précédentes du présent paragraphe, sur les
questions dont il aura été saisi par un groupe spécial, le Comité technique prendra ses
décisions par consensus. Dans les cas où il ne parviendra pas à un accord sur la
question dont il aura été saisi par un groupe spécial, le Comité technique présentera
un rapport exposant en détail les faits de la cause et indiquant les points de vue des
membres.
Page 224

Langues et documents

22. Les langues officielles du Comité technique seront le français, l'anglais et


l'espagnol. Les interventions ou déclarations prononcées dans l'une de ces trois
langues seront immédiatement traduites dans les autres langues officielles, à moins
que toutes les délégations ne soient convenues de renoncer à leur traduction. Les
interventions ou déclarations prononcées dans une autre langue seront traduites en
français, en anglais et en espagnol sous réserve des mêmes conditions, mais, en
l'occurrence, la délégation concernée en fournira la traduction en français, en anglais
ou en espagnol. Le français, l'anglais et l'espagnol seront les seules langues utilisées
dans les documents officiels du Comité technique. Les mémoires et la correspondance
soumis à l'examen du Comité technique devront être présentés dans l'une des langues
officielles.

23. Le Comité technique établira un rapport sur chacune de ses sessions et, si le
Président le juge nécessaire, des procès-verbaux ou des comptes rendus analytiques de
ses réunions. Le Président ou la personne qu'il désignera présentera un rapport sur
les travaux du Comité technique à chaque réunion du Comité et à chaque réunion du
CCD.
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ANNEXE III

1. Le délai de cinq ans prévu au paragraphe 1 de l'article 20 pour l'application de


l'Accord par les pays en développement Membres pourrait, dans la pratique, se révéler
insuffisant pour certains d'entre eux. Dans ce cas, un pays en développement Membre
pourra, avant la fin de la période visée au paragraphe 1 de l'article 20, en demander la
prolongation, étant entendu que les Membres examineront une telle demande avec
compréhension si le pays en développement Membre en question peut démontrer qu'il
a agi à bon droit.

2. Les pays en développement qui évaluent actuellement les marchandises sur la


base de valeurs minimales officiellement établies pourraient souhaiter faire une
réserve qui leur permette de conserver ces valeurs sur une base limitée et à titre
transitoire suivant des modalités et à des conditions convenues par les Membres.

3. Les pays en développement qui estiment que l'inversion de l'ordre d'application,


qui est prévue à l'article 4 de l'Accord, si l'importateur en fait la demande, risquerait
de leur créer de réelles difficultés, pourraient souhaiter faire une réserve à l'article 4,
dans les termes suivants:

"Le gouvernement de .......... se réserve le droit de décider que la disposition de


l'article 4 de l'Accord en la matière ne s'appliquera que si les autorités
douanières accèdent à la demande d'inversion de l'ordre d'application des
articles 5 et 6."

Si des pays en développement formulent une telle réserve, les Membres y consentiront
au titre de l'article 21 de l'Accord.

4. Des pays en développement pourraient souhaiter faire une réserve au sujet du


paragraphe 2 de l'article 5 de l'Accord, dans les termes suivants:

"Le gouvernement de .......... se réserve le droit de décider que les dispositions


du paragraphe 2 de l'article 5 de l'Accord seront appliquées conformément à
celles de la note y relative, que l'importateur le demande ou non."

Si des pays en développement formulent une telle réserve, les Membres y consentiront
au titre des dispositions de l'article 21 de l'Accord.

5. Certains pays en développement peuvent avoir des problèmes dans la mise en


oeuvre des dispositions de l'article premier de l'Accord pour ce qui concerne les
importations effectuées dans ces pays par des agents, distributeurs ou concessionnaires
exclusifs. Si des problèmes de cette nature se posent dans la pratique, dans les pays
en développement Membres qui appliquent l'Accord, la question sera étudiée, à la
demande desdits Membres, afin de trouver des solutions appropriées.

6. L'article 17 reconnaît que, pour appliquer l'Accord, les administrations des


douanes pourraient avoir besoin de se renseigner au sujet de la véracité ou de
l'exactitude de toute affirmation, pièce ou déclaration qui leur serait présentée aux fins
de l'évaluation en douane. L'article admet ainsi qu'il peut être procédé à des
recherches, pour vérifier par exemple que les éléments d'appréciation de la valeur qui
ont été déclarés ou présentés en douane aux fins de la détermination de la valeur en
Page 226

douane sont complets et corrects. Les Membres, sous réserve de leurs lois et de leurs
procédures nationales, ont le droit de compter sur la pleine coopération des
importateurs à ces recherches.

7. Le prix effectivement payé ou à payer comprend tous les paiements effectués


ou à effectuer, comme condition de la vente des marchandises importées, par l'acheteur
au vendeur, ou par l'acheteur à une tierce partie pour satisfaire à une obligation du
vendeur.

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