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Chapitre 2 Combustion

La combustion est une réaction chimique exothermique entre un combustible et un comburant, nécessitant une énergie d'activation pour se produire. Elle peut être complète, incomplète ou réductrice, et les produits de combustion varient selon les conditions d'air fournies. Les caractéristiques des combustibles, comme l'indice d'octane et le pouvoir calorifique, influencent leur performance et leur impact environnemental.

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Chapitre 2 Combustion

La combustion est une réaction chimique exothermique entre un combustible et un comburant, nécessitant une énergie d'activation pour se produire. Elle peut être complète, incomplète ou réductrice, et les produits de combustion varient selon les conditions d'air fournies. Les caractéristiques des combustibles, comme l'indice d'octane et le pouvoir calorifique, influencent leur performance et leur impact environnemental.

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CHAPITRE 2 : NOTIONS DE COMBUSTION

2.1. Définition
La combustion par définition c’est une réaction chimique qui s’effectue entre deux substances avec
comme résultats un dégagement de chaleur et de la lumière. C’est une réaction chimique
exothermique (réaction d’oxydation) d’une substance dite combustible (solide, liquide ou gaz)
avec un gaz dit comburant (souvent l’Oxygène).
Lors de la combustion, Il y a rupture des liaisons des molécules du combustible, et
recombinaison avec les molécules du comburant pour obtenir des molécules plus « stables » (CO2,
H20, SO2, N2). Cette réaction nécessite une énergie d’activation (une étincelle, une flamme,
…etc.). La réaction chimique de la combustion ne peut se produire que s'il on réunit au minimum
trois éléments : un combustible, un carburant (dioxygène), et une énergie d'activation, chacun en
quantité suffisante. C’est pourquoi on parle du ‘triangle du feu’.

La combustion ou l’inflammation d’une substance (combustible) avec un gaz (comburant) ne peut


être obtenue qu’à partir d’une température minimale dite température d’auto-inflammation. Soit
par un échauffement local du mélange gazeux par une source d’allumage (étincelle par exemple).
La température d’auto-inflammation d’un combustible, c’est la température minimale pour laquelle
un mélange combustible, de pression et de composition données, s’enflamme spontanément sans
contact avec une flamme.
Dans les moteurs à essence, l’allumage est contrôlé par les bougies (étincelle). Le super carburant
à une température d’auto-inflammation élevée. Dans un moteur diesel, la compression élevée du
mélange gazole-air suffit à atteindre la température d’auto-inflammation.
2.2. Le comburant
Espèce chimique généralement constituée d'atomes fortement électronégatifs, ou dans laquelle ces
atomes prédominent, et qui est susceptible de donner lieu à une combustion en réagissant avec un
combustible.
Les atomes les plus électronégatifs sont les atomes légers des familles situées à droite du tableau
périodique (O, F, Cl, Br...) comme l'oxygène pur, l'oxygène dilué (air) ou une espèce chimique
riche en oxygène (ozone, peroxyde d'hydrogène 𝐻2𝑂2 acide nitrique HNO3 Liquide incolore
lorsqu'il est pur, appelé acide azotique, ou encore eau-forte.
Dans les applications industrielles, le comburant est souvent, le dioxygène (O2) contenu dans l’air.
2.3. Energie d’activation
Énergie nécessaire pour initier la réaction de combustion. Elle peut être :
a. Electrique (statique ou dynamique)
b. Thermique (feu nu, rayonnement etc.)
c. Chimique (action de l’oxygène sur certains éléments)
d. Biologique (fermentation)
e. Mécanique (frottements)

2.4. Le combustible
Le combustible peut être solide, liquide ou gazeux, est, le plus souvent, composé de carbone et
d’hydrogène. Les éléments oxygène, azote sont souvent présents également. La présence d’une
flamme indique que l’on a une vapeur combustible (fumée); le combustible qu’il soit solide, liquide
ou gaz est d’abord vaporisé avant d’être brûlé. Les matières minérales incombustibles se retrouvent
dans les cendres.
Exemples : essence, gasoil, GPL, méthane, butane, propane, alcool, ....
2.4.1 Composition chimique d’un combustible
Un carbure est un composé chimique du carbone avec un deuxième élément
chimique autre que l’oxygène. Ils présentent donc une formulation générale de type
CnAm où n et m sont deux entiers naturels. Selon la composition on a :
1 Les hydrocarbures (𝑪𝒏𝑯𝒎), dont :
a. Les carbures aliphatiques
Saturés (alcanes) : méthane, éthane, propane, butane. Formules de type(𝐶𝑛𝐻2𝑛+2). Insaturés : les
radicaux, comme l'éthyle ( 𝐶2𝐻5 ) qui donne l'alcool éthylique ( 𝐶2𝐻5𝑂𝐻 ), les alcènes ( 𝐶𝑛𝐻2𝑛
) comme l'éthylène ( 𝐶2𝐻4) , les alcynes (𝐶2𝐻2), les cyclo alcanes, comme le cyclohexane.
Tableau 1 : Formule chimique de certains Alcanes.
Tableau 2 : Exemples des cyclo alcanes (𝐶𝑛𝐻2𝑛)

b. Les carbures aromatiques


Un hydrocarbure aromatique ou arène est un hydrocarbure dont la structure
moléculaire comprend un cycle possédant une alternance formelle de liaison simple et double. Le
terme ’d'aromatique’ fut donné à ces molécules avant la découverte du phénomène physique
d'aromaticité, et est dû au fait que ces molécules ont une odeur en général douce.
La configuration aromatique de six atomes de carbone est nommée cycle benzénique, d'après le
plus simple hydrocarbure aromatique possible, le benzène. Les hydrocarbures aromatiques peuvent
être monocycliques ou polycycliques.
2 Les carbures métalliques
Les carbures métalliques sont des molécules qui font intervenir le carbone et un
métal, le plus souvent, ou un non-métal comme le silicium. Le méthane pourrait être
considéré comme du carbure d'hydrogène. On peut citer : la Cémentite ou carbure de Fe:𝑭𝒆𝟑𝑪; les
carbure de silicium SiC, le Carbure de tungstène (WC).
Les combustibles les plus couramment utilisés en énergétique sont représentés sur la figure ci-
après :

2.4.2 Propriétés des combustibles


a- Indice d’octane et de cétane
L’indice d’octane (pour l’essence et le GPL-C) et l’indice de cétane (pour le gazole) sont des
caractéristiques importantes des carburants, ils déterminent le comportement du carburant pendant
la combustion, les réglages et performances du moteur.
a1- L’indice d’octane (IO)
L’indice d’Octane (IO) est un nombre qui caractérise le délai d’inflammation du
carburant (essence et GPL). Plus IO est élevé, plus le délai d’inflammation est élevé le carburant
résiste bien à la détonation IO élevé ce qui implique délai élevé : combustion contrôlée ;
IO faible ce qui implique délai faible risque de combustion de combustions incontrôlées (cliquetis).
Il existe deux types d’indice d’octane :
-L’indice d’octane RON (indice recherche) qui est déterminé dans des conditions
d’essais très éloignées de la réalité de fonctionnement des moteurs thermiques.
-L’indice d’octane MON (indice moteur) qui est plus sévère et plus juste car il est
déterminé dans des conditions plus proches de la réalité de fonctionnement des moteurs
L’indice moteur est inferieur environ de 10 points à l’indice recherche
Exemple : si RON = 95, MON = 85 c’est le cas de super plomb.
N.B : Pour avoir des carburants ayant IO compatible avec les exigences actuelles, il faut
faire appel à des additifs antidétonants, jusqu’à présent cet additif était le plomb
l’arrivée des nouvelles normes anti-pollution (PREMIER JANVIER 1993), les pétroliers ont trouvé
un nouvel antidétonant pour remplacer le Pb celui-ci détruit les pots catalytiques qui a été remplacé
par le benzène qui se révèle être cancérigène.
a2. L’indice de Cétane (IC)
L’IC est un nombre qui caractérise la capacité du gazole à s’enflammer rapidement après avoir
atteint la température d’auto-inflammation pour assurer un bon déroulement de combustion dans
le moteur Diesel (contrainte mécaniques et thermiques modérées, bruit modéré) il faut un indice
de cétane élevé.
-IC élevé ce qui implique délai faible ce qui donne un moteur peu bruyant, contraintes modérées
-IC faible ce qui implique dai élevé ce qui donne un moteur bruyant, contraintes élevées (Longévité
moteur réduite) soient :
T0: le début injection constant
T1: le début combustion
T2 : L’instant de fin injection constant
T: le temps total d’injection constant
La quantité de gazole injectée entre T0 et T1 ne dépend que du dai à l’instant T1, fin
du dai toute la quantité de gazole injectée entre T0 et T0 va s’auto enflammer
spontanément plus cette quantité est importante, plus la montée en pression
spontanée dans le cylindre va être forte d’où chocs de pression sur le piston ;
contraintes mécaniques élevées, bruit important.
b- Pouvoir calorifique
On appelle pouvoir calorifique d’un combustible la quantité de chaleur fournie ou
dégagée par la combustion complète de 1 kg de combustible solide ou liquide ou de 1 Nm3 de
combustible gazeux. Le 𝑁𝑚3 est donnée dans les conditions normales de pression et de
température (0°C, 760 mm Hg = 1013 mbar). Le pouvoir calorifique Pc est fonction de l’état
physique du produit de combustion.
On distingue le pouvoir calorifique supérieur (PCS) et inférieur (PCI).
- Le pouvoir calorifique est dit supérieur PCS (mesuré au calorimètre) si l’on suppose ramener à
25°C tous les produits de la combustion, la vapeur d’eau étant alors condensée (l’eau est à l’état
liquide).
- Le pouvoir calorifique est dit inférieur PCI (à utiliser dans les applications industrielles) si l’on
suppose refroidir à 100°C les produits de combustion sans condensation de la vapeur d’eau (l’eau
est à l’état vapeur).
Le pouvoir calorifique dépend des conditions opératoires.
▪ Le pouvoir calorifique à pression constante (Pc)P = 𝑄P/𝑚𝑐
▪ Le pouvoir calorifique à volume constant (Pc)v = 𝑄v/𝑚𝑐
Pour les exprimer, on les ramène en kJ/kg pour combustible solide ou liquide et
𝐾j/𝑁𝑚3 pour combustible gazeux à (0°C et 760 mm Hg)
𝑁𝑚3 : Mètre cube normale.
D’après DULONG, le pouvoir calorifique peut être calculé approximativement par la
formule suivante :
1 Pouvoir calorifique supérieur (𝑷𝒄𝒔):

2 Pouvoir calorifique inférieur (𝑷𝒄𝒊) :

c-Pouvoir Comburivore ou rapport stœchiométrique de combustion:


On appelle pouvoir comburivore d’un combustible, la quantité d’air (exprimée en
masse ou en volume) strictement nécessaire pour assurer la combustion de 1 kg de combustible.
2.5. Différents types de combustion et produits de combustion
2.5.1. Différents types de combustion
Suivant la quantité d’air fournie, on distingue les types de combustion suivante :
- La combustion complète du combustible qui est un phénomène de combinaisons chimiques des
éléments combustible du produit (combustible) avec l’oxygène de l’air ayant lieu à une température
déterminée et accompagnée d’un dégagement maximal de chaleur. Pour un hydrocarbure l’équation
de combustion s’écrit
- La combustion incomplète dans le cas ou certaines particules du combustible n’ont pas le temps
d’être brûlées et sont entraînées à l’extérieur du foyer avec les cendres et les scories.
-Combustion oxydante complète avec Excès d’air
Dans la réalité, la quantité d’air théoriquement indispensable à la combustion (A0) s’avère
insuffisante (une partie rentrante dans le foyer ne se mélange pas intimement au combustible) et
une partie de celui-ci (combustible) s’échappe sans prendre part à la réaction. Donc, il faudrait
fournir plus d’air qu’il est théoriquement indispensable (A).
La combustion réelle se caractérise par le rapport entre le volume d’air effectivement fournie (V)
et le volume d’air nécessaire à la combustion (V0).

L’équation de combustion avec excès d’air pour un hydrocarbure s’écrit :

- Combustion réductrice (Ménagée)


Combustion ménagée ou avec défaut d’air c’est une combustion dans laquelle la quantité de
carburant mise en jeu est supérieure à la quantité dans les conditions stœchiométriques. Dans ce
cas, on parle de richesse ou de défaut d’air. D’une manière générale, c’est une combustion
complexe à analyser par rapport aux précédentes, mais importante sur le plan valorisation
chimique.
Exercice d’application
Soit la composition volumique d’un gaz naturel suivante :
CH4=94,4%, C2H6=2,8%, O2=0,5%, N2=2,3%
Calculer le pouvoir calorifique supérieur et inférieur pour ce gaz en KJ/m3 à 15°C et 1 atm.
2.5.2. Produits de combustion
Les produits issus de combustion sont composés des deux catégories regroupées dans
le tableau suivant.

La présence et le taux (%) de ces produits de combustion permettent de:


1. Déterminer le type de combustion,
2. Voir les risques éventuels qui peuvent se présenter pour les personnes ainsi que pour les
équipements,
3. Évaluer les taux de pollutions atmosphériques
4. Contribuer à l’optimisation des paramètres de combustion.

2.5.3 Effet de la combustion sur l'environnement


Les rejets polluants Lorsque les lois de la stœchiométrie sont respectées, les gaz
d’échappement ne contiennent que de l’azote gazeux (N2), du dioxyde de carbone (CO2) et de
l’eau à l’état de vapeur (H2O). Ces corps existent en grandes quantités dans la nature, ils sont
chimiquement stables et sont indispensables au maintien des équilibres naturels, ce ne sont donc
pas des polluants. Mais lorsque les lois de la stœchiométrie ne sont plus respectées on considère
deux configurations opposées : mélange riche (trop de carburant, pas assez d’air) et mélange pauvre
(peu de carburant, trop d’air). Dans la première configuration, certains atomes qui constituent la
molécule d’hydrocarbure ne trouvent pas de ‘‘partenaire oxygène’’ en nombre suffisant puisque
l’air manque, ils ne sont donc pas oxydés complètement et se retrouvent dans les gaz
d’échappement sous forme de particules carbonées, d’hydrocarbures imbrûlés (symbole chimique
HC) ou de monoxyde de carbone (symbole chimique CO), gaz qu’il ne faut surtout pas confondre
avec le CO2 : l’un est très toxique, l’autre pas du tout. Dans la seconde configuration, un excès
d’air (c’est toujours le cas lorsque le moteur est suralimenté) fortement comprimé à haute
température (c’est particulièrement le cas des moteurs diesel) peut entraîner la formation de
monoxyde d’azote (symbole chimique NO), suite à une réaction entre l’oxygène (O2) et l’azote
(N2). Une fois expulsé, le monoxyde d’azote présente la particularité de se transformer
spontanément en dioxyde d’azote (symbole chimique NO2) au contact de l’air, générant au passage
une mutation de l’oxygène atmosphérique en ozone (symbole chimique O3). Ces deux gaz sont
très toxiques pour les organismes vivants.
2.6. Caractéristiques générales sur les phénomènes de combustion
Sur le plan phenomélogique la combustion (combustion vive) peut être définir comme :
L’emballement d’une réaction chimique exothermique rendue possible du fait de certaine
condition adéquate (P, T° combustion des réactifs éventuellement confinement) contrôlée par
certains phénomènes physiques (transfert de chaleur et de masse) qui lui impose des modalités
précises et apparente diverses. La combustion comprend 2 phénomènes essentiel
• L’auto-inflammation
• La propagation

2.6.1. Inflammation spontanée ou explosion thermique (L’auto-inflammation )


Quand un mélange réactif est formé, atteint une température et une pression donnée, puis laissé
seul, il peut brûler dans une flamme après un certain délai, alors se produit l'emballement
thermique, émission de rayonnement visible, et l'activité chimique. Le processus d’auto
inflammation des mélanges combustibles homogènes est caractérisé par le développement d’une
réaction chimique rapide ; accompagnée de l’apparition d’une flamme à partir du développement
relativement lent de réaction pré flamme. L’auto inflammation est la conséquence du déséquilibre
entre la puissance thermique dégagée par les réactions chimiques et celles échangées par le
système à la réaction avec le milieu extérieur qui conduit à l’accroissement progressif à la vitesse
de la réaction. Il existe deux types de l’auto inflammation chimique et thermique.
a. Inflammation chimique : Est une réaction en chaîne résulte de la multiplication isotherme des
radicaux élémentaires. Dans la théorie chimique de la réaction en chaînes, l’inflammation
commence par une chaîne de réactions ramifiées, c’est à dire liées entre elles, la chaleur qui est
dégagée n’a guère d’effet secondaire. Cette théorie explique entre autre l’existence de flammes
froides.
b. Inflammation thermique : Le taux de chaleur crée par l’exotherme de la réaction dans un
volume V est très supérieur à la chaleur perdue aux parois. L’augmentation de la température
devient rapide et incontrôlable, il y a apparition de la flamme lorsque cette température est
suffisamment élevée. La théorie thermique est basée sur l’hypothèse que le processus de
combustion ne peut être initié qu’a une température suffisamment élevée pour que les collisions
moléculaires aient lieu avec une fréquence suffisamment élevé. Pour l’analyse théorique de l’auto
inflammation thermique appliquée à un volume de gaz permet de caractériser les grandeurs
fondamentales :
- délai d’inflammation
- température critique d’auto inflammation
- condition spécifique de l’inflammation
2.6.2 Propagation
Les conditions régissant l’installation de la propagation sont de 2 ordres :
A-Conditions internes au mélange réactionnel
La propagation de la combustion ne peut s’installer que si 3 paramètres P, T° et C dépassent un
certain seuil critique. Il suffit que l’un d’entre eux ne réponde pas à cette condition pour qu’il n’y
ait pas propagation. Signalons que les seuils critiques correspondant à la propagation ne sont pas
nécessairement indépendants de ceux correspondant à l’auto-inflammation.
B-Conditions externes au mélange réaction
L’agencement et la nature du réacteur sont susceptibles d’intervenir dans le phénomène de
propagation :
- Effet de parois : d’une manière générale aucune propagation ne peut s’effectuer au
niveau des parois. C’est ce qui explique en grande partie les émissions d’imbrulés
émanent des véhicules.
- Phénomènes de coincement : au voisinage immédiat de chacune des parois constituant le
réacteur se produit l’effet de parois. Si on rapproche les parois l’une des autres c'est-à-dire si
le milieu devient de plus en plus confirmer, il arrive un moment ou la propagation de la
combustion n’est plus possible bien que le mélange présente les caractéristiques intrinsèques
assurant la propagation il y’a alors extinction au mieux coincement de la réaction la distance
minimale des 2 parois en deca de laquelle une combustion ne peut se propager est la distance
de coincement.
Une auto-inflammation locale suivit de la propagation caractérise le phénomène d’allumage
suivant la vitesse avec laquelle la réaction de combustion se propage dans le milieu réactionnel,
la propagation sera dite :
- La déflagration si la vitesse de propagation est subsonique (plus petite que la vitesse du son)
- Détonation si la vitesse de propagation est supersonique (plus grande que celle du son)
Un milieu dans lequel peut se propager une détonation est un milieu explosif. Dans la pratique
courante de combustion la déflagration est une forme normale et contrôler de la propagation dans
les machine ou apparait thermique (fusée, foyer, réacteur, moteur) la propagation des détonations
s’accompagne d’une onde de choc entretenue par la réaction chimique. La déflagration
s’accompagne d’une onde de combustion appelée front de flamme ou flamme.
- La variation de la pression à la traversée du front d’onde est positive dans la détonation alors
qu’elle négative dans la déflagration.
- La vitesse des gaz brules est de même sens que l’avancé de l’onde dans la détonation de
sens contraire dans la déflagration.

2.6.3. Limites d’inflammabilité


- La nécessité de compenser les pertes thermiques par une partie de la chaleur générée par la
réaction de combustion détermine pour chaque mélange une plage de compositions (richesses) en
dehors de laquelle une flamme ne peut pas se propager de façon autonome.
- On définit ainsi deux limites d’inflammabilité : la limite inférieure (pauvre/lean) et la
limite supérieure (riche/rich).
- Les limites sont en général définies pour des mélanges avec l’air ou l’oxygène.
- La limite inférieure est la plus importante en ce qui concerne les problèmes de sécurité ; elle
diffère peu pour l’air et l’oxygène.
2.7. Combustion et Températures des références
a. Point-éclair : Température pour laquelle la vapeur en équilibre avec le liquide est suffisamment
concentrée pour produire une déflagration au contact d’un point chaud (ex: flamme/étincelle à
proximité) dans des conditions normalisées.
b. Température d’auto-inflammation : La température d’auto-inflammation d’un carburant est
la température à laquelle le mélange carburant-comburant s’enflamme de lui-même Quelques
valeurs : super, super sans plomb : 450°c, gazole : 250°c
c. Délai d’auto-inflammation (dai) : A partir de l’instant ou le mélange gazeux (carburant-
comburant) est porté à la température d’auto-inflammation, le mélange ne s’enflamme pas
instantanément.
Le délai d’auto-inflammation est le temps qui sépare le moment où la température d’auto-
inflammation est atteinte et le début de la combustion. soit : t(s) t ordre de grandeur 1ms
t0 : Instant ou la température d’auto-inflammation est atteinte
t1 : Début de la combustion
t1 - t0 : Délai d’auto-inflammation.
d. Température de flamme adiabatique : La température adiabatique est la température de fin de
combustion lorsque toute la chaleur libérée par la réaction a servi à chauffer les produits. Selon les
conditions opératoires, plusieurs définitions sont possibles. Ici, nous travaillons à pression
constante. Cela implique que l’enthalpie du système est constante. La température adiabatique est
fonction du facteur d’air λ et est maximale pour des conditions stœchiométriques.
2.8. La flamme
Une flamme est le lieu de réactions de combustion vive se produisant dans une zone
d’épaisseur faible : elle produit de la chaleur et émet en général de la lumière. Elle est à l’origine
de la production du feu. La caractéristique principale des flammes est l’émission de lumière ; c’est
la partie visible des réactions d’oxydation vive en phase gazeuse. C’est cette propriété qui est
principalement utilisée dans l’étude des flammes. Suivant la nature des gaz de combustion, la
lumière diffère en quantité et en qualité. Certaines flammes, telles celles émises par la combustion
de l’hydrogène dans de l’air pur peuvent n’être pratiquement par lumineuses. Une autre
caractéristique essentielle des flammes est l’élévation rapide de température qu’elles génèrent :
souvent au-delà de 1000 °C, elles atteignent 2500 °C pour un mélange hydrogène-oxygène. Là
encore, la température diffère suivant la nature des gaz inflammables. Certains hydrocarbures
donnent, dans certaines conditions de température et de pression, des « flammes froides ». Pour
des mélanges proches de la limite inférieure d’inflammabilité, la température la plus élevée se situe
vers le bas et dans l’axe de la flamme ; pour des mélanges proches de la limite supérieure, les
températures les plus élevées sont atteintes au pourtour de la flamme, là où le mélange se combine
avec l’air. L’étude des écoulements réactifs nous amène à distinguer deux types de flammes : les
flammes de prémélange et les flammes de diffusion.
2.8.1. Flamme de diffusion
L’oxydant et le combustible ne peuvent coexister dans la même particule fluide s’ils
réagissent très rapidement. Mais des mélanges variables d’oxydants et de produits peuvent se
rencontrer d’une part et d’autre d’une surface de réaction. J Toor a été le premier à résoudre le
problème du calcul du champ de valeurs moyennes de la fraction massique. Il avait supposé qu’une
réaction unique et irréversible se produirait entre l’oxydant et le combustible, et avait remarqué
que la fonction du scalaire passif satisfaisait une équation sans terme de production chimique.
Il a été démontré plus tard que la prise en compte de l’équilibre chimique adiabatique complet en
chaque point permet de calculer toutes les espèces en fonction d’une espèce fictive inerte, qui peut
être la concentration d’un type particulier d’atomes.
o C et Ox initialement séparés.
o C et Ox doivent diffuser au travers des divers composants du mélange pour se rencontrer et réagir.
o Flamme contrôlée par la diffusion des espèces.
o Taux chimique << Taux diffusion
Applications: foyers domestiques et industriels, turbines à gaz, moteurs fusées, MACI.

Structure d’une flamme de diffusion


2.8.2 Flamme de prémélange
Les flammes turbulentes pré-mélangées sont des milieux gazeux composés de gaz frais ou brûlés
(à l’équilibre chimique). Le problème a été posé par K N C Bray et B Moss en 1973. Ils ont montré
que le taux de réaction moyen était proportionnel à une variable d’avancement de la combustion.
Spalding a démontré que le taux de réaction était indépendant de la chimie, et est
contrôlé par la turbulence elle-même.
o C et Ox initialement pré mélangés.
o Rien ne s’oppose à ce que C et Ox réagissent immédiatement.
o Flamme contrôlée par la cinétique chimique.
Applications: brûleurs, bec Bunsen, MACI à allumage commandé.

Structure d’une flamme de prémélange

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