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C27 - RGS Partie I

Le document traite des règles de gestion de stock, en abordant divers chapitres sur la gestion des approvisionnements, les techniques d'évaluation et de contrôle de stock, ainsi que les coûts associés. Il souligne l'importance de la logistique dans l'optimisation des coûts et la satisfaction de la demande, tout en présentant les différents objectifs d'une politique d'approvisionnement. Enfin, il décrit les fonctions et caractéristiques des magasins, ainsi que les phases d'approvisionnement nécessaires pour garantir une gestion efficace des stocks.

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C27 - RGS Partie I

Le document traite des règles de gestion de stock, en abordant divers chapitres sur la gestion des approvisionnements, les techniques d'évaluation et de contrôle de stock, ainsi que les coûts associés. Il souligne l'importance de la logistique dans l'optimisation des coûts et la satisfaction de la demande, tout en présentant les différents objectifs d'une politique d'approvisionnement. Enfin, il décrit les fonctions et caractéristiques des magasins, ainsi que les phases d'approvisionnement nécessaires pour garantir une gestion efficace des stocks.

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Compétence C27 : Règles de Gestion de Stock

Sommaire

Chapitre I : La gestion des approvisionnements

Chapitre II : La Gestion de Stock

Chapitre III : Typologie de Stock

Chapitre IV : Les Techniques d’évaluation et de contrôle de Stock

Chapitre V : Notion de Stock

Chapitre VI : Les Politiques de Stock « Principaux Systèmes »

Chapitre VII : Les Coûts de Stocks

Chapitre VIII : Optimisation des Coûts de Stockage

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Chapitre I : La gestion des approvisionnements

I /Logistique

1/ Notion :

La logistique est l’ensemble des activités ayant pou but la mise en place, au moindre coût d’une
quantité déterminé de produits, à l’endroit et au moment ou la demande existe.

Aussi, la logistique peut se définir comme l’art de gérer les flux au meilleur coût. Non seulement les
flux de produits, mais aussi les flux d’information associés aux flux physiques, depuis le fournisseur
initial jusqu’au client final. Elle permet l’adéquation entre une demande et une offre, ainsi qu’une
meilleure rentabilité des investissements.

2/Une fonction logistique liée à l’internationalisation du marché

La logistique a pris son essor dans les années 70, lorsque les entreprises ont cherché à limiter les coûts
liés à la gestion de leurs stocks et à appliquer les méthodes du « juste à temps ».

Le Juste-à-temps, ou JAT (Just-in-time ou JIT en anglais), est une méthode d'organisation et de


gestion de la production, propre au secteur de l'industrie, qui consiste à minimiser les stocks et les en-
cours de fabrication.

Le principe du juste-à-temps est que la production est "tirée" par la demande et non par l'offre : il faut
produire puis livrer (dans un temps très court) ce qui est demandé "instantanément" par le client.

Elles ont alors mis en place de nouvelles méthodes de planification de leur production et de leurs
approvisionnements en interne. Dans les années 90, la logistique s’est élargie aux flux entre
entreprises, depuis les fournisseurs initiaux jusqu’au client final.

3/Une fonction logistique qui tend à s’industrialiser

Aujourd’hui, « la logistique est un secteur essentiel de l’activité économique et constitue une nouvelle
forme de l’activité industrielle et de services ».

Elle s’est imposée comme un élément de différenciation par le service (respect des délais, conformité
des commandes, capacité à gérer les retours clients et le service après-vente…) et offre une gamme
d’activités de plus en plus large. Elle est indissociable des systèmes de production et de consommation
et très imbriquée avec toutes les fonctions de l’entreprise (fonctions commerciales, achats, recherche et
développement, marketing …).

4/Trois types de tâches de la logistique

Quel que soit le secteur ou le contexte, la logistique comprend trois types d’opérations :

*opérations de planification : prévision des commandes, programmation des approvisionnements,


ordonnancement des transports de livraison, gestion des flux …

*opérations administratives : traitement et suivi des commandes, tenues des stocks …

*opérations physiques : préparation des commandes, manutention, transport …

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5/A quoi sert la logistique ?

Elle a pour but de permettre :

-La gestion économique de la production, en supprimant les ruptures de stocks coûteuses, grâce à une
information constante sur l’état du marché.

-La réduction des stocks grâce à une rotation accélérée des marchandises entreposées ; - la réponse
adaptée à une demande très volatile.

-La mise à disposition du produit chez le client final dans les délais les plus courts et au meilleur coût
de distribution possible.

-La surveillance et l’amélioration de la qualité de la chaîne qui relie le producteur au consommateur


pour parvenir au « zéro défaut » du produit servi et du service rendu.

6/ Les objectifs du politique approvisionnement :

Toute politique d’approvisionnement repose sur la réalisation d’objectifs, qui sont également :

* Objectif de prix et de coûts ou Un objectif économique :

Les moyens utilisés par le service achat sont variés :

- pression sur les fournisseurs par la mise en concurrence pour obtenir les meilleurs prix et des
meilleurs délais de paiement.

- L’achat en quantité importante, ça nous permet souvent d’avoir de meilleurs prix, réduire les coûts
d’achat et les coûts de stockage.

* Objectif de continuité : La prévision des besoins, analyse de la santé financière des fournisseurs,
relations de partenariat avec les fournisseurs, nous permet la continuité de stock

* Objectif de flexibilité du choix des fournisseurs :

Chercher le fournisseur qui peut s’adapter rapidement à l’évolution des besoins, des clients.

* Objectif de qualité :

L’intervention du client dans la conception et la fabrication des fournitures, recherche d’une régularité
des fournitures, choix des méthodes de contrôle, privilégier la qualité de l’approvisionnement, c’est
réduire les malfaçons, les déchets et donc améliorer la qualité finale des produits.

* Objectif de sécurité (continuité des livraisons, sécurité des entrepôts, solidité des fournisseurs).

* Objectif de délai (régularité des livraisons, recherche d’une diminution des délais, fiabilité du
fournisseur).

* Objectif commercial: si je tiens une épicerie traditionnelle et que je n’ai pas de stocks, le client ne
sera pas fidélisé si lorsqu’il vient il n’y a plus le produit qu’il demande.

* Un objectif spéculatif : Prévoir les hausses des prix de la matière stockée.

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7/ La compatibilité des différents objectifs

Les différents objectifs de la politique d’approvisionnement ne sont pas toujours compatibles


(Exemple de l’objectif de qualité et l’objectif de prix bas), certaines décisions peuvent même se
révéler antinomiques (l’objectif de minimisation des coûts privilégie les achats en grande quantité
pour bénéficier de remises, toutefois ces approvisionnements accroissent les coûts de stockage des
produits). Il est donc nécessaire de hiérarchiser les objectifs de la politique d’approvisionnements en
fonction des grandes orientations définies par la politique générale de l’entreprise, de l’intensité de la
pression concurrentielle du secteur, ou de l’image de marque de l’entreprise. En d‘autres termes, il
s’agit de trouver un compromis entre ces différents objectifs.

8. La multiplicité des choix entre les différents objectifs

La réussite d’une politique d’approvisionnements repose sur la pertinence de certains choix


fondamentaux relatifs à l’organisation de la fonction achats, à la stratégie de sélection des
fournisseurs, à l’adaptation de processus performants d’approvisionnements. Les conséquences de ces
choix dépassent le simple cadre de la fonction d’achats, et intéressent directement donc la Direction
Générale de l’entreprise.

* Ainsi l’entreprise a généralement le choix entre fabriquer, acheter ou sous traiter. Il est en effet
parfois économiquement plus intéressant, pour des raisons de coût ou de savoir-faire, d’acheter un
bien ou un service plutôt que de le produire soi-même. Ainsi Renault a fait appel à des entreprises
juridiquement indépendantes pour lui fournir des pièces ou des ensembles de pièces destinés à être
montés sur la Twingo (tableau de bord, système d’éclairage...).

* De même, acheter à l’étranger permet bien souvent de diminuer les coûts des approvisionnements et
d’améliorer la productivité de l’entreprise. De plus, les produits étrangers peuvent s’avérer porteurs
d’innovations technologiques, et ouvrir la voie à une internationalisation de l’entreprise cliente.

* L’entreprise pourra se demander s’il faut centraliser ou décentraliser les achats. Les
approvisionnements sont centralisés lorsque, pour l’ensemble de l’entreprise, ils sont réalisés par un
service unique placé auprès de la direction. Cette organisation place l’entreprise en position de force
dans la négociation avec les fournisseurs. Des approvisionnements décentralisés (réalisés de façon
indépendante pour chaque établissement) permettent de raccourcir les délais d’approvisionnement,
d’améliorer l’adaptation aux besoins locaux, et de réduire les coûts de transport.

*L’entreprise peut faire appel à un fournisseur unique ou préférer des fournisseurs diversifiés. Faire
appel à un fournisseur unique place l’entreprise en position de client privilégié et permet d’obtenir des
remises importantes, mais cette organisation entraîne bien souvent une situation de dépendance entre
les deux partenaires, et génère des risques importants en cas de défaillance du fournisseur. Le recours
à plusieurs fournisseurs, permet de bénéficier des supériorités spécifiques de chaque fournisseur dans
sa spécialité et de répartir les risques. Par contre, un achat en petite quantité conduit à des conditions
de prix et de règlements moins favorables.

* L’entreprise peut également privilégier les fournisseurs clients. En effet, lorsque différents
fournisseurs potentiels proposent des prestations équivalentes, il peut être judicieux de privilégier
lorsqu’il existe, celui qui est également client de l’entreprise. Ce système de réciprocité permet
d’accroître les ventes, mais génère parfois des relations de dépendance défavorables pour le partenaire
placé en infériorité.

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*Enfin, suivant l’importance ou la rareté du produit, des dispositions particulières s’imposent. Certains
produits stratégiques, jouant un rôle essentiel dans l’entreprise, devront être suivis avec une attention
particulière par un service centralisé. Des relations privilégiées, impliquant souvent la Direction
Générale, sont entretenues avec les fournisseurs concernés. Les produits spécifiques sont fabriqués sur
mesure pour l’entreprise cliente. Les exigences de qualité et de délais justifient l’existence de relations
durables. Les produits standards pourront quant à eux reposer sur une approche traditionnelle de la
gestion des Achats.

9/ Sécurité de l’approvisionnement

La sécurité de l’approvisionnement dépend de :

- Type de produit (alimentaire, chimique, périssable….)

- Continuité des livraisons,

- Sécurité des entrepôts (vol, incendie, hygiène,…..)

- Solidité des fournisseurs.

10/ Qualité approvisionnement

La qualité d’approvisionnement dépend :

- Qualité intrinsèques des produits

- Du prix du produit, et de condition de règlement

- Respect délai de livraison, conformités du produit au article demande

II/ Les phases d’approvisionnement

C’est l’ensemble des opérations qui permettent à l’entreprise de disposer des biens et des services
nécessaires à son activité qu’elle doit se procurer à l’extérieur (par exemple des flux physiques, des
flux d’information,...)

La fonction Approvisionnement cherche à optimiser :

- le prix (appel d’offres),

- la qualité (une qualité excessive entraîne des coûts inutiles)

- les coûts (liés aux achats ou au stockage)

- les délais (zéro délai)

Les questions qui se posent à l’entreprise sont généralement les suivantes :

- Faut-il diversifier ou non ses sources d’approvisionnement ? (fournisseur unique ou multiples)

- Faut-il fabriquer ou acheter, des composants ou des produits semi-finis ?

- Appréhende-t-on la fonction rationnellement ?

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1/ Le processus Approvisionnement

a- manifestation d’un besoin (occasionnel, répétitif ? quelle procédure d’achat intérieure mettre en
place,...)

b- définition du produit susceptible de répondre au besoin (le produit à acheter est connu sur le
marché, est nouveau pour l’entreprise mais existe sur le marché, le produit n’existe pas sur le
marché,...)

c - recherche et sélection des fournisseurs (sur base de quels critères ?)

d- conclusion de l’achat (phase de négociation)

e- surveillance des délais de livraison (plannings)

f - réception et contrôle des marchandises (contrôles quantitatifs et qualitatifs)

g - stockage (codification, palettisation,...)

III/ Magasinages

La notion de magasin dans la pratique s’étend à tout lieu sous contrôle où un stock peut être rangé et
géré. Il peut donc aussi bien s’agir d’un espace clôt ou une salle fermé, d’un aire de stockage à l’air
libre. D’après nos observations, la notion d’entrepôt est le plus utilisée pour des salles qui reçoivent
exclusivement des marchandises en transit.

III-1/ Fonctions du magasin

Le magasin est avant tout un espace de stockage où les marchandises sont rangées suivant un ordre
bien précis. Il permet de garder un état juste des stocks ; il assure pour chaque article un point de
gestion entre l’approvisionnement et la consommation ; c’est le lieu où l’on pointe les entrées et les
sorties ; le magasin offre des emplacements de stockage bien matérialisés ; ce qui permet de réaliser
des inventaires afin de garantir l’exactitude permanente des quantités de marchandise disponibles.

III-2/ Principe de fonctionnement du magasin

Le fonctionnement du magasin dépend des mouvements des marchandises :

-à l’entrée : contrôle quantitatif et qualitatif, allotissement, pointage et mise à jour des quantités en
stock.

-à l’intérieur : stockage dans les zones et emplacements appropriés ;


-à la sortie : prélèvement, préparation des commandes, pointage et mise à jour des quantités en stock.

III-3- buts du magasin:


Le magasin est un bâtiment composé d’une salle emménagée et destinée à recevoir des marchandises.
Il sert de lieu de stockage des matières premières, des encours de production, des produits semi-finis,
des produits finis et des outillages dont la consommation ou l’utilisation n’est pas immédiate

- Les principaux buts du magasin

Un but économique : Il est l’un des éléments qui permettent à l’entreprise d’accomplir sa politique
d’optimisation des coûts.

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Un but logistique. Il permet de maintenir des articles disponibles et à proximité de l’utilisateur. Ce
qui réduit considérablement les délais de livraison lorsqu’une demande est émise.
Un but de régulation. Dans une chaîne d’activité, le magasin est un point de base qui permet de
maintenir une circulation mesurée et constante des flux d’articles en amont et en aval de la chaîne.
Un but de sécurité. C’est un lieu où l’on range le matériel dans des conditions de stockage
spécifiques. L’accès y est limité à certaines personnes et les mouvements des articles y sont contrôlés.

III-4/ Les caractéristiques d’un magasin

Le magasin étant destiné à recevoir des articles dans le respect de certaines contraintes prédéfinies, il
est important de s’assurer que celui-ci soit adapté à la nature, à la quantité et aux types de
marchandises qui y sont stockées. Quatre principaux éléments sont alors à considérer :

(a) La capacité de stockage


La capacité de stockage est le nombre de références qu’un magasin est apte à recevoir.

Dans la plus part des cas, elle s’évalue en nombre d’unités de stockage. Ainsi, on parle d’une capacité
de stockage de 150 articles, de 200 sacs ; de 150 palettes ; de 25 tonnes ; de 350 casiers …
Les quantités des commandes ne doivent pas conduire au dépassement de la capacité de stockage du
magasin. La contrainte nécessite d’être toujours prise en compte au moment de la commande
d’approvisionnement.

b) La position sur la chaîne logistique

En amont de la chaîne logistique, se trouvent les magasins de matières premières ; à l’intermédiaire se


situent les magasins de produits semi-finis et des encours de production, on trouve aussi à ce niveau
les magasins de transit. En aval de la chaîne, se localisent les magasins de produits finis destinés à la
vente.
Vu sous un autre angle et dans le cas d’un réseau de magasins, il est important de distinguer et de
différencier le magasin principal fournisseur de plusieurs magasins secondaires, le magasin
intermédiaire et enfin le magasin de transit. Car d’une position à l’autre, même si les buts se
rejoignent, les rôles, les priorités et les objectifs ne sont pas les même.

*Magasin fournisseur (en amont de la chaîne des opérations) :

Les sources d’approvisionnement étant externes à l’entreprise, les risques de rupture de stock et les
incertitudes sont plus grands et peuvent nuire à la production; la demande étant interne, les prévisions
de consommation sont plus pratiques à faire

* Magasin intermédiaire : La source d’approvisionnement est interne à l'entreprise; les délais de


livraison sont plus contrôlables ; la demande aussi est interne (ateliers de fabrication, services de
maintenance, autres magasins de la même entreprise) ; les stocks circulent par flux tendus et les
incertitudes sont moins importantes.

* Magasin de transit : Pas de commandes de réapprovisionnement. Les marchandises introduites sont


de passage. A l'arrivée, leur destination suivante est déjà connue. Les activités dans ce type de
magasins se limitent aux opérations de réception, contrôle, dégroupage, groupages, emballage et
expédition

* Magasin client (en aval d’une chaîne des opérations) : La demande est externe à l’entreprise et est le
plus souvent aléatoire ; le suivi du niveau de stock demande beaucoup plus d’attention ; il y a des
risques de faire du sur stockage

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c) Le caractère homogène.

Il existe d’une part des magasins homogènes conçus pour recevoir un seul produit ou une seule famille
de produits et d’autre part des magasins hétérogènes qui reçoivent indifféremment des articles de
diverses natures.

(d) La température interne

L’affectation des marchandises dans le magasin prend toujours en compte les conditions de stockages
requises. En d’autres termes, le magasin doit offrir les conditions idéales de température pour le
stockage des articles qui y sont introduit.

Les marchandises périssables ou facilement altérables par la chaleur sont conservées dans des
magasins climatisés ou réfrigérés. Les pièces métalliques quant à elles n’ont pas nécessairement
besoin de ces conditions.

Pourtant, des produits tels que le tabac nécessitent un magasin chaud et à température contrôlée.

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Chapitre II : La Gestion de Stock

Définition Stock :

Les stocks peuvent être définis comme l’ensemble des articles rassemblés à l’intérieur de l ‘entreprise
et en attente d’utilisation.

Ils sont essentiellement composés de matière premières, de fournitures, de produits semi-fini et


emballages commerciaux.

Les stocks sont indispensables à l’entreprise dans la mesure où ils lui évitent les ruptures qui
engendrent l’arrêt de la production et parfois la perte de certains clients.

Mais les stocks coûtent cher, il faut donc les gérer de façon rationnelle en :

- Evitant les ruptures

- Minimisant les coûts

La gestion des stocks consistera donc à organiser au mieux un sous ensemble de l’entreprise

composé de trois éléments : les flux d’entrées, les articles en attentes, et les flux de sorties.

Aussi faut-il prévoir une organisation des magasins et des tâches administratives s’y rapportant.

Les stocks peuvent être constitués de matières premières, matières consommables, composants achetés
ou fabriqués, sous-ensembles achetés ou fabriqués, articles sous-traités, produits finis, articles de
rechange, articles défectueux à retoucher, articles obsolètes, emballages, etc.

L’utilisation de certains critères permet de distinguer plusieurs catégories et fonctions des stocks.

I/ Les types ou catégories et fonction des stocks

I-1/ Les types ou catégories des stocks


I-1-a/ Types des stocks suivant l’usage industriel

Les stocks dans une entreprise sont constitués de stocks de production et de stocks hors production.
Les stocks de production : regroupent l’ensemble des matières qui après transformation permet
d’avoir les produits finis. Ce sont les stocks des :

-Matières premières et composants

-Encours de fabrication ; tous les articles dans le processus de transformation mais non encore
terminés. (Dans des stocks intermédiaires, au pied des machines ou en transfert entre les machines)

-Produits finis (dans les usines, dans les centres de distribution ou dans les dépôts)

Les stocks hors production : sont ceux qui n’entrent pas dans la transformation, mais accompagnent
la production. Ils sont aussi dénommés stocks ERO (Entretien, Réparation, Opération). On retrouve
dans cette catégorie les stocks de :

-Pièces de rechange

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-Consommables des machines (lubrifiants, carburants, nettoyants …)

–Emballages

-Déchets

I-1-b/ Types de stocks suivant le flux

Une analyse des flux dans le magasin permet de distinguer les stocks à commandes régulières, les
stocks de projet, les stocks d’usure et enfin les stocks en transit
*Les stocks à commandes régulières : Ce sont les stocks d’articles régulièrement consommés.

Ils sont commandés par le gestionnaire des stocks chaque fois que le stock minimum est atteint, Il
s’agit quelques fois des consommables ou des pièces de rechange étroitement liées à l’activité
courante de l’entreprise.

Dans les magasins de ventes, ils regroupent les articles mis à la disposition des clients.

* Les stocks de projet : Ce sont des stocks qui prennent naissance au début d’un projet et
disparaissent à la fin de ce dernier.

Les commandes de tels articles sont faites directement par le chef de projet qui seul maîtrise ses
besoins, mais la gestion des entrées et sorties des articles est confiée au gestionnaire des stocks.

Le but visé ici est de placer les articles en sécurité et d’avoir un contrôle sur leur consommation.

Les avantages procurés par la genèse de tels stocks sont divers. Parmi les plus importants, figurent
l’absence de perte ou de vol, une meilleure connaissance de l’utilisation de ces articles, les abus de
consommation limités, des imputations comptables plus faciles à contrôler et mieux gérées, un
inventaire facile à faire à la fin du projet, une meilleure gestion des restes.

*Les stocks d’usure : Il s’agit des articles placés en stock, qui sont sortis en cas de besoin pour
réaliser un travail et qui ensuite sont retournés au magasin.

C’est le cas des machines outils et de l’outillage en général.

La gestion des mouvements de tels articles est confiée au gestionnaire des stocks.

Cependant, la passation d’une commande émane d’une initiative de la direction technique de


l’entreprise.

Deux raisons seulement peuvent la justifier :

1 - L’augmentation du nombre d’unités de l’article

- La quantité de travail à réaliser est élevée, donc l’outil disponible ne permet pas de l’effectuer dans
les délais convenus, donc l’achat d’un outil supplémentaire s’impose.
2 - Le remplacement de l’article

– l’outil disponible est défectueux et irréparable donc son remplacement est indispensable.

*Les stocks en transit ou stock de transbordement :

Les articles en simple transit ne font presque jamais l’objet d’une commande par le gestionnaire du
magasin. Ce dernier agit comme « mandataire », Il reçoit des marchandises accompagnées
d’instructions précises sur leur future destination, ses responsabilités se limitent aux opérations de

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contrôle, réception, dégroupage, groupage par destination, emballage, colisage, marquage, étiquetage
et enfin expédition au lieu indiqué par le donneur d’ordre.
I-2/ Les fonctions des stocks
Les stocks ont plusieurs fonctions :
*Fonction de régulation : Les stocks permettent le lissage des irrégularités d'approvisionnements
et/ou de la production, réduisent les risques de ruptures et favorisent le maintien d’une activité
continuelle.

*Fonction logistique : les stocks permettent de maintenir les articles à proximité de leur lieu de
consommation. Ils limitent considérablement les délais d’attente.

*Fonction économique : lorsque le fournisseur accorde des remises importantes pour des achats en
grande quantité, le stockage peut s’avérer utile. De même pour un souci d’optimisation des
approvisionnements, la constitution d’un stock est généralement une solution indiquée.

*Fonction d'anticipation – spéculation : Le stockage permet de se mettre à l’abri des hausses de prix
des matières ou des produits achetées ou vendues. Il s’agit donc ici de stocks saisonniers.

*Fonction technique : Le stockage peut être lié à un procédé indispensable avant la consommation
des articles. C’est le cas par exemple, du séchage du bois, de la maturation des fruits et légumes, de la
fermentation des vins.

II /Gestion stock (comment gérer le stock)

Il faut :

-Savoir organiser, classer, contrôler, les différents types de stocks.

-Savoir valoriser les mouvements de stocks à l’aide de différentes méthodes,

-Savoir énoncer les avantages et inconvénients des différentes méthodes

-Savoir identifier des classes d’articles de manière à leur appliquer des règles de gestion différentes
(plus ou moins élaborées)

-Savoir expliquer comment est composé le coût du stock, et calculer le seuil de réapprovisionnement
et la quantité économique (dans le cas d’une consommation régulière).

-Savoir déterminer le stock de sécurité nécessaire.

-Comprendre les limites d’application de ces méthodes.

1/ Les conditions de bonne gestion stock

a/ La normalisation des articles

Il s’agit de classer les articles selon le degré de leur utilité. Il s’agit de déterminer les articles qui
conviennent le mieux aux besoins de l’entrepris et d’éliminer toutes les variétés superflues.

Ce classement à pour avantage la réduction du nombre d’articles stockés et par conséquent du niveau
général des stocks et de leur coût

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b/ La classification des articles

La classification des articles peut se faire selon un critère déterminé : L’origine du produit, sa nature
ou sa destination ce qui peut faciliter l’identification des produits en magasin.

c/ La symbolisation des articles

La symbolisation des articles facilite leur classification, elle consiste à attribuer à chaque article un
symbole ou un code permettant son identification. La symbolisation peut être alphanumérique ou
numérique, elle est généralement aussi brève que possible quand elle est numérique, la symbolisation
permet l’utilisation de l’informatique dans la gestion des stocks.

d/ Le contrôle des entrées

Les entrées peuvent provenir soit des fournisseurs, soit des autres services de l’entreprise (cas des
produits finis).Elles doivent être contrôlées quantitativement et qualitativement par le magasinier.

Pour les entrées en provenance des fournisseurs, on établit un bon de réception.

Pour les entrées provenant des autres services (les ateliers par exemple), on établit un bon d’entrée
selon le même principe que le bon de réception, mais dont l’usage est interne.

Pour respecter le principe du contrôle mutuel, ce bon doit être doublement signé par le magasinier et
par le service livreur.

Le bon d’entrée peut être établi selon le modèle suivant :

e/ Le contrôle des sorties

Les sorties sont destinées soit aux services internes de l’entreprise, soit à l’extérieur (vers les
clients).Le contrôle est effectué grâce au bon de sortie doublement signé par le magasinier et le service
receveur. Les sorties vers les clients sont contrôlées par les bons de livraison.

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f/ Le contrôle des retours

Bien que ce ne soit pas un mouvement normal, le retour au magasin d’articles déjà sortis et enregistrés
peut avoir lieu. C’est le cas d’annulation de commande ou d’ordres de fabrication.

Le contrôle des retours est généralement effectué à travers un document appelé « bon de retour »
comportant les mêmes informations et ayant la même forme que le bon d’entrée.

g/ Le contrôle des existants

Les fiches des stocks sont, théoriquement, en mesure d’informer à tout moment le gestionnaire des
stocks sur les quantités stockées. Mais parfois les stocks réels ce concordent pas avec les stocks
indiqués par les fiches. Ce qui cause les ruptures des stocks ou le sur stockage. Pour éviter ces erreurs,
le contrôle des existants a lieu à travers le dénombrement effectif des articles stockés ou l’inventaire.
Celui-ci est imposé par la loi.

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Il a lieu soit globalement en fin d’année, soit catégorie par catégorie tout au long de l’année. Dans ce
dernier cas l’inventaire est dit tournant.

2/ Les outils de gestion des stocks

Les stocks renferment plusieurs types de marchandise. Pour les gérer, au-delà des règles de gestion
présentées dans le paragraphe précédent, le gestionnaire des stocks utilise les outils suivants :

a/ La nomenclature

La nomenclature des articles stockés est une fiche qui comprend pour chaque article le numéro de
code et une désignation simple, précise et complète. Elle fournit un langage commun (le code) à tous
ceux qui, dans l’entreprise, ont à connaître les stocks (le responsable du service achat, le magasinier, le
responsable de la production..), elle facilité ainsi la communication entre les membres de l’entreprise
et permet d’éviter les erreurs.

b/ Les fiches de stocks

Ce sont des fiches qui portent les renseignements nécessaires à l’entreprise concernant chacun des
articles stockés. Ces renseignements sont le numéro de code de l’article, sa désignation, son unité de
comptage, les commandes en cours, le niveau du stock disponible en magasin et les indices permettant
de repérer les articles à approvisionnement normal, à épuiser ou à éliminer, etc.…Ces fiches sont
généralement classées selon un critère déterminé, choisi par le responsable des stocks.

Ce critère peut être le numéro de code, l’ordre alphabétique…

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Chapitre III : TYPOLOGIE STOCK

Pour optimiser les coûts et les quantités de marchandises gérées dans un magasin, nombreuses
méthodes sont mise en application. A chacune d’elle, correspond une analyse précise à travers laquelle
on recherche un résultat pour mieux interpréter une situation et prendre les décisions appropriées pour
l’améliorer si nécessaire.

Le présent article parle de deux principales méthodes : la méthode de Pareto et la classification ABC.
Le but de ces méthodes est d’analyser les stocks selon leurs quantités / valeur et de faire ensuite une
classification qui ressortira d’une part un segment d’articles à forte valeur et d’autre part un ou
plusieurs segments à valeur plus faible. On pourra par la suite appliquer des méthodes de gestion
différentes à chacun des segments ou classes

A- Cas d’emploi des analyses 20/80 et ABC


Le 20/80 et l’analyse ABC peuvent être utilisés :
*Dans les approvisionnements afin de cibler les articles dont le stockage est le plus onéreux, les
produits dont le coût de revient est le plus fort…

*Dans la production afin de cibler les articles qui sont à la cause de fortes immobilisations financière,
les ateliers qui effectuent le plus grand nombre d’opérations, les pièces qui présentent le plus grand
nombre de défauts, les goulets d’étranglement…

*Dans la vente afin de détecter les produits qui rapportent le plus de profit, les clients qui font le plus
gros chiffre d’affaire à la société, les prestations logistiques qui génèrent le plus de charges…

Le but managérial de ces méthodes d’analyse étant d’optimiser les coûts ou les bénéfices de
l’entreprise, Il convient, pour chacun des maillons de la chaîne logistique de faire une segmentation
par classe et d'assurer une gestion d'autant plus minutieuse que les valeurs sont importantes (les
produits/clients/fournisseurs/ateliers… de la classe A seront suivis avec plus de rigueur, puis ceux de
la classe B, enfin ceux de la classe C).
L’avantage de ces méthodes d’analyse dans la gestion des stocks est donc qu’elles permettent de porter
une attention particulière aux articles dont une moyenne de stockage inadaptée peut avoir des
conséquences financières significatives et d’appliquer des règles de gestion appropriées à chacune des
classes A, B et C.
B- La méthode de Pareto ou loi des 20/80
D’après cette méthode, l’analyse des stocks consiste à rechercher les 20% des articles en nombre
représentant 80% de la valeur totale du stock. A ces derniers, il sera appliqué un suivi rigoureux car,
l’engagement financier supporté est assez élevé. Le reste des articles, de moindre valeur, seront quant
à eux gérés avec un peu plus de souplesse.

* Principe de la méthode de Pareto ou loi des 20/80 :

-Classe A : les 20% des articles qui représentent environ 80% de la valeur totale du stock.

Ou (80% de la valeur totale du stock représenter par 20% des articles (en quantité))

-Classe B : les 30% des articles suivants qui représentent environ 15% de la valeur totale du stock. ou
(15% de la valeur totale du stock représenter par 30% des articles (en quantité))

MM Page 15
-Classe C : les 50% des articles restant qui représentent environ 5% de la valeur totale du stock.

ou (5% de la valeur totale du stock représenter par 50% des articles (en quantité))

Les points à placer sont :

(0 ; 0) (20 ; 80) (50 ; 95) (100 ; 100)

On rejoint par la suite les points

Courbe ABC selon methode 20/80


120

100
95
% CUMULE VALEUR

80

60

40 COURBE ABC

20
Groupe A Groupe B Groupe C
0
0 20 40 50 60 80 100 120
% CUMULE QUANTITE

C- La méthode ABC
Tout en restant dans la même logique que la méthode de Pareto, la méthode ABC affine la précédente
en proposant un découpage plus détaillé des stocks en fonction de leur valeur. Elle ressort donc trois
segments ou classe selon les critères qui suivent :
* Principe de la méthode ABC

-Classe A : les 5-10 % des articles représentent 60-70 % de la valeur totale du stock.

Ou (60-70 % de la valeur totale du stock représenter par 5-10 % % des articles (en quantité))

-Classe B : les 25-40 % des articles représentent 25-30 % de la valeur totale du stock.

Ou (25-30 % de la valeur totale du stock représenter par 25-40 % % des articles (en quantité))

-Classe C : les 50-60 % des articles représentent 5-10 % de la valeur totale du stock.

Ou (5-10 % de la valeur totale du stock représenter par 50-60 % % des articles (en quantité))

*Représentation graphiques de la méthode ABC

Les points à placer sont :

(0 ;0) ;(10 ; 60) ; (10+40=50 ;60+30= 90) ; (100 ; 100),on rejoint par la suite les points

MM Page 16
Courbe ABC selon methode ABC
120

100
% CUMULE VALEUR

90
80

60
Groupe B
40 COURBE ABC
Groupe A
20
Groupe C
0
0 10 20 40 50 60 80 100 120
% CUMULE QUANTITE

D- EXEMPLE

Une entreprise possède cinq article en stock : a ,b ,c ,d ,e , dont le cout d’achat unitaire HT, et les
quantité en stock dans le tableau suivant :

Référence articles Quantité en Pièce Coût achat unitaire ht


a 7 23
b 25 1,85
c 16 68
d 14 1,5
e 18 3,6
Classer le stock suivant la méthode 20/80 et tracer la représentation graphique correspondante ?

CORRECTION

-1ere étape : Classer les articles par ordre décroissant des valeurs.

Référence Quantité en Coût achat Coût achat


articles pièce unitaire ht Total
c 16 68 =16*68=1088
a 7 23 =7*23=161
e 18 3,6 =18*3,6=64,8
b 25 1,85 =25*1,85=46,25
d 14 1,5 =14*1,5=21

-2eme étape : Calculer

*Les % en valeur, % en valeur cumule (en respectant règle de la méthode), % en valeur théorique)

*Regroupement des articles selon % VALEUR (80%,15% ,5%)

MM Page 17
-catégorie A : composé de article c

-catégorie B : composé de article a,e

-catégorie C : composé d’article b.d.

*les % en quantité, % en quantité cumule, % en quantité théorique

Réf Qte Coût Coût % VALEUR % en % en % % % en


en achat achat valeur valeur Quantité Quantité quantité
pièce unitaire Total cumulé théorique cumulé théorique
(20/80) (20/80)
c 16 68 1088 (1088/1381)*100 78,8 80% (16/80)*100 20 20
=78,8 ( groupe A) =20

a 7 23 161 (161/1381)*100 11,7 15% (7/80)*100 8,75 30


=11,7 ( groupe =8,75
e 18 3,6 64,8 (64,8/1381)*100 16,4 B) (18/80)*100 8,75+22,5
=4,7 =22,5
16,4 31,25
b 25 1,85 46,25 (46,25/1381)*100 3,3 5% (25/80)*100 31,25 50
=3,3 ( groupe =31,25
d 14 1,5 21 (21/1381)*100 1,5 C) (14/80)*100 31,25+17,5
=1,5 =17,5
4,8 48,75
-3eme étape : Représentation graphique

Calculer les % cumule QUANTITE, % cumulée VALEUR

Groupe ou Quantité % % VALEUR % VALEUR


catégorie en % QUANTITE cumulée
cumulée
A 20 20 78,8 78,8
B 31,25 51,25 =11,7+4,7=16,4 =78,8+16,4=95,2
C 50 100 =3,3+1,5=4,8 100

Pour tracer la courbe cumulative décroissante, on place tout d’abord les points

(% Quantité cumulée, % valeur cumulée)

Les points à placer sont :

(0 ;0) (20 ; 78,8) (20+31,25=51,25 ; 78,8+16,4=95,2) (100 ; 100)

On rejoint par la suite les points :

MM Page 18
Courbe ABC selon methode 20/80
120

100
% CUMULE VALEUR

95,2
80
78
60
,8
40 COURBE ABC
20
Groupe A Groupe B Groupe C
0
0 20 40 51,25 60 80 100 120
% CUMULE QUANTITE

Interprétation :

Classe A : les 20 % des articles représentent 78,8 % de la valeur totale du stock

(Pour ceux-là, une gestion très rigoureuse peut être mise en place afin d’optimiser la gestion des
approvisionnements)

Classe B : les 31,25 % des articles représentent 16,4 % de la valeur totale du stock

(Une gestion des stocks plus souple que la précédente peut être mise en place )

Classe C : les 48,75 % des articles représentent 4,8 % de la valeur totale du stock

(Une gestion des stocks n’est pas nécessaire, le réapprovisionnement devra être effectué sur demande
ponctuelle.)

MM Page 19
TD n°1 ( chap III )

TYPOLOGIE STOCK

Exercices N°1

Une entreprise possède 7 articles vendus : a ,b ,c ,d, e, f, g dont le prix de vente unitaire HT, et les
quantités vendues dans le tableau suivant :

Référence Quantité PV
articles en unité unitaire
a 18 910
b 30 1500
c 110 710
d 67 330
e 400 40
f 1100 30
g 257 850
1982

Classer les articles suivant la méthode 20/80, la méthode ABC et tracer la représentation graphique
correspondante, interprétation ?

A/Selon la méthode 20/80

-1ere étape : Classer les articles par ordre décroissant des valeurs (CA.=Q x PV)

Référence Qté en PV CA
article unité unitaire

-2eme étape :

Calculer

*les % en valeur, % en valeur cumule (en respectant règle de la méthode), % en valeur théorique)

*regroupement des articles selon % VALEUR (…..%,…..% ,….%)

-catégorie A : composé des articles suivant …………….

-catégorie B : composé des articles suivant ……………….

-catégorie C : composé des articles suivant ……………………….

MM Page 20
*les % en quantité, % en quantité cumule, % en quantité théorique

Réfé Qte en PV CA % % en % en valeur % % % en


arti unité unit VALEUR valeur théorique quantité
cumule (20/80) Quanti Quantité théorique
té cumulé (20/80)
……% …..
( groupe A)

…..% …..
( groupe B)

…….% ……
( groupe C)

-3eme étape : représentation graphique

Calculer les % cumule QUANTITE, % cumulée VALEUR

Groupe ou Quantité % % VALEUR % VALEUR


catégorie en % QUANTITE cumulée
cumulée

Pour tracer la courbe cumulative décroissante, on place tout d’abord les points

(% Quantité cumulée, % valeur cumulée)

Les points à placer sont :

(.. ;…) (…… ; …..) (………. ; ………..) (….. ; …..)

On rejoint par la suite ces points

120
Courbe ABC selon methode 20/80
100
% CUMULE VALEUR

80
60
40 COURBE ABC
20
Groupe A Groupe B Groupe C
0
0 20 40 60 80 100 120
% CUMULE QUANTITE

MM Page 21
Interprétation :

Classe A : ….. …………………………………………………………………………………………

……………………………………………………………………………………………………………

Classe B : …………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………

Classe C : ……………………………………………………………………………………………

……………………………………………………………………………………………………………

Artic: Artic: Artic: Artic: Artic: Artic: Artic:


……. ……. ……. ……. ……. ……. …….
Prix achat net
Quantité en unité

Valeur (prix achat*quantité )

Part % en valeur

Cumulé Part % en valeur


% en valeur théorique (20/80)

Part % en quantité

Part % en quantité cumulé

% en quantité théorique
(20/80)

B/Selon la méthode A/B/C

* Principe de la méthode ABC

Classe A : les ……. % des articles représentent …… % de la valeur totale du stock ;

Classe B : les …… % des articles représentent ……..% de la valeur totale du stock ;

Classe C : les ….. % des articles représentent …… % de la valeur totale du stock.

MM Page 22
-1ére étape : Classer les articles par ordre décroissant des valeurs (CA.=Q x PV)

Référence Qté en PV CA
article unité unit

-2éme étape :

Calculer

*les % en valeur, % en valeur cumule (en respectant règle de la méthode), % en valeur théorique)

*regroupement des articles selon % VALEUR (……%,…….% ,……%)

-catégorie A : composé des articles ……………

-catégorie B : composé des articles ……………

-catégorie C : composé des articles ……………

*les % en quantité, % en quantité cumule, % en quantité théorique

Réf Qté en PV CA % % en valeur % en valeur % % % en


article unité unit VALEU cumule théorique quantité
R (ABC) Quanti Quantité théoriqu
té cumulé e
(ABC)
…..% …
(groupe A)

……
…..%
(groupe B)

…..% …..
(groupe A)

-3eme étape : représentation graphique

Calculer les % cumule QUANTITE, % cumulée VALEUR

Groupe ou Quantité % % VALEUR % VALEUR


catégorie en % QUANTITE cumulée
cumulée

MM Page 23
Pour tracer la courbe cumulative décroissante, on place tout d’abord les points

(% Quantité cumulée, % valeur cumulée)

Les points à placer sont :

(0 ;0) (…. ; ……) (…….. ………..; ……………..) (100 ; 100)

On rejoint par la suite ces points

Courbe ABC selon methode ABC


120

100
% CUMULE VALEUR

80

60

40 COURBE ABC
20

0
0 20 40 60 80 100 120
% CUMULE QUANTITE

Interprétation :

Classe A : ….. …………………………………………………………………………………………

……………………………………………………………………………………………………………

Classe B : …………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………

Classe C : ……………………………………………………………………………………………

Artic: Artic: Artic: Artic: Artic: Artic: Artic:


……. ……. ……. ……. ……. ……. …….
Prix achat net
Quantité en unité

Valeur (prix achat*quantité )

Part % en valeur

Cumulé Part % en valeur


% en valeur théorique (20/80)

Part % en quantité

Part % en quantité cumulé

% en quantité théorique
(20/80)

MM Page 24
Exercices N°2

Matière X Matière Y Matière Z TOTAL


Prix achat net 0,500 2,500 20
Quantité en unité 1500 900 600
Classer les articles suivant la méthode 20/80 ou la méthode ABC et tracer la représentation graphique
correspondante, interprétation ?

1/ Classer les matières par ordre décroissant des valeurs

Matière Z Matière Y Matière X TOTAL


Prix achat net

Quantité en unité
Valeur (prix achat*quantité )
Part % en valeur
Cumulé Part % en valeur

% en valeur théorique (20/80)

Part % en quantité

Part % en quantité cumulé


% en quantité théorique
(20/80)

* Principe de la méthode de Pareto ou loi des 20/80 :

Classe A : Matière … : les ….% des articles qui représente environ ….% de la valeur totale du stock.

Classe B : Matière … : les …% des articles suivants qui représentent environ ….% de la valeur totale
du stock.

Classe C : Matière … : les ….% des articles restant qui représentent environ …% de la valeur totale du

stock.

Les points à placer sont :( % Cumulé quantité,% Cumulé des valeurs)

(0 ;0) ;(… ; …) ; (… ;….) ; (…. ; …..),on rejoint par la suite les points

MM Page 25
% CUMULE VALEUR
120
Courbe ABC selon methode 20/80
100
95
80
60
40 COURBE ABC
20
Groupe A Groupe B Groupe C
0
0 20 40 50 60 80 100 120
% CUMULE QUANTITE

MM Page 26
MM Page 27

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