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Espaces Vectoriels Et Applications Liniéres

Le document présente une introduction à l'algèbre linéaire, en se concentrant sur les espaces vectoriels et leurs propriétés. Il définit les espaces vectoriels, les sous-espaces vectoriels, ainsi que les concepts de dépendance et d'indépendance linéaires. Des exemples illustrent les notions abordées, notamment la combinaison linéaire de vecteurs et les familles libres et liées de vecteurs.

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Espaces Vectoriels Et Applications Liniéres

Le document présente une introduction à l'algèbre linéaire, en se concentrant sur les espaces vectoriels et leurs propriétés. Il définit les espaces vectoriels, les sous-espaces vectoriels, ainsi que les concepts de dépendance et d'indépendance linéaires. Des exemples illustrent les notions abordées, notamment la combinaison linéaire de vecteurs et les familles libres et liées de vecteurs.

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Université Cadi Ayyad

Fa ulté des S ien es Juridiques, É onomiques et So iales

Marrake h

Fas i ule I
Notes de ours
Matière : MATHÉMATIQUES II

Prof. El Mostafa HETTABI

Introdu tion à l'algèbre linéaire

Espa es ve toriels et appli ations linéaires .

Année Universitaire : 2023-2024


Deuxième semestre.
1 Espa es ve toriels
1.1 Espa e ve toriel : dénition et propriétés
La notion d'espa e ve toriel est une stru ture fondamentale des mathématiques modernes. Il s'agit de
dégager les propriétés ommunes que partagent des ensembles pourtant très diérents. Par exemple, on peut
additionner deux ve teurs du plan, et aussi multiplier un ve teur par un s alaire pour l'agrandir ou le rétré ir.
On peut additionner deux fon tions, ou multiplier une fon tion par un réel ; même hose ave les polynmes,
les matri es,et . Le but est obtenir des théorèmes généraux qui s'appliqueront, aussi bien, aux ve teurs du plan,
de l'espa e, aux espa es de fon tions, aux polynmes, aux matri es, ...

1.1.1 Dénition
Un espa e ve toriel est un ensemble formé de ve teurs, de sorte que l'on puisse additionner (et soustraire)
deux ve teurs U et V pour en former un troisième U + V (ou U − V ) et aussi an que l'on puisse multiplier
haque ve teur U par un fa teur λ pour obtenir un ve teur λU . Autrement dit :
Soient E un ensemble et K un orps ommutatif (i i K = R ou K = C). On dit que E est un espa e
ve toriel sur K (ou bien un K-espa e ve toriel) lorsque E est muni :

• d'une loi de omposition interne, notée +, telle que (E, +) soit un groupe abélien ;

P1 u + v = v + u (pour tous u, v ∈ E )
P2 u + (v + w) = (u + v) + w (pour tous u, v, w ∈ E )
P3 Il existe un élémént neutre 0E tel que u + 0E = u (∀u ∈ E )
P4 Tout u ∈ E admet un symétrique u′ , tel que u + u′ = 0E , et élément u′ est noté −u

• d'une loi de omposition externe K × E −→ E , notée (·) , vériant les propriétés suivantes :
P5 ∀(λ, µ) ∈ K2 , ∀u ∈ E, (λ + µ) · u = λ · u + µ · u
P6 ∀λ ∈ K, ∀(u, v) ∈ E 2 , λ · (u + v) = λ · u + λ · v
P7 ∀(λ, µ) ∈ K2 , ∀u ∈ E, (λ × µ) · u = λ · (µ · u)
P8 ∀u ∈ E, 1K · u = u
Les éléments de E sont appelés les ve teurs et les éléments de K les s alaires.
Exemple :
Posons K = R et E = R2 (ensemble des ve teurs du plan), un élément u ∈ E est don un ouple (x, y) ave x
élément de R et y un élément de R, e i s'é rit :

R2 = {(x, y)| x ∈ R, y ∈ R}

• Dénition de loi interne


si (x, y) et (x′ , y ′ ) sont deux éléments de R2 , alors : (x + y) + (x′ , y ′ ) = (x + x′ , y + y ′ )
• Dénition de loi externe
Si λ est un réel et (x, y) est un élément de R2 , alors : λ · (x, y) = (λx, λy)
• L'élément neutre de la loi interne est le ve teur nul (0, 0).
• Le symétrique de (x, y) est (−x, −y) que l'on note aussi −(x, y).

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1.2 Sous-espa es ve toriels
1.2.1 Dénition
Soient E un K-espa e ve toriel et F ⊂ E . On dit que F est un sous-K-espa e ve toriel de E (ou simplement
sous-espa e ve toriel de E) si :

1. 0E ∈ F ;

2. F est stable par (+), 'est-à-dire : ∀(u, v) ∈ F 2 , u + v ∈ F ;

3. F est stable par (·), 'est-à-dire : ∀λ ∈ K, ∀u ∈ F, λ · u ∈ F.

Remarques :
• les propriétés (2) et (3) sont équivalentes à :

(2) bis : ∀(λ, µ) ∈ K2 , ∀(u, v) ∈ F 2 , λ · u + µ · v ∈ F


ou en ore au fait que F est stable par ombinaisons linéaires. En eet, si (2) bis est vériée, alors en hoisissant
λ = µ = 1K , on obtient (2). Puis en hoisissant µ = 0, on obtient (3). Ré iproquement, si (2) et (3) sont véri-
ées, alors pour (u, v) ∈ F 2 et (λ, µ) ∈ K 2 , on a λ·u ∈ F et µ·v ∈ F d'après (3), et don λ·u+µ·v ∈ F d'après (2).

1.2.2 Proposition
Soient E un K-espa e ve toriel et F un sous-espa e ve toriel de E. Alors (F,+, ·) est un K-espa e ve toriel.

◮ Méthode
Pour montrer que F est un espa e ve toriel, on montre souvent que 'est un sous-espa e ve toriel d'un
espa e ve toriel E onnu. Pour ela, on utilise généralement la ara térisation suivante :

1. : 0E ∈ F

2. : ∀(λ, µ) ∈ K2 , ∀(u, v) ∈ F 2 , λ · u + µ · v ∈ F

Exemples :
1. Soit l'ensemble F = {(x, y) ∈ R2 | x + y = 0}, F est-il un sous-espa e ve toriel de R2 ?

• Le ve teur nul (0, 0) ∈ F ⇒ 0R2 ∈ F .

• soient u(x1 , y1 ) et v(x2 , y2 ) ∈ F , alors par dénition de F, x1 + y1 = 0 et x2 + y2 = 0, don


(x1 + x2 ) + (y1 + y2 ) = 0, d'où : (x1 + x2 , y1 + y2 ) = (u + v) ∈ F .

• soient u(x, y) ∈ F et λ ∈ R, alors, x + y = 0 don λx + λy = 0 d'où λ(x, y) ∈ F , 'est-à-dire λu ∈ F .

• Con lusion : F est un sous-espa e ve toriel de R2 .

2. L'ensemble des fon tions ontinues sur R est un sous-espa e ve toriel de l'espa e ve toriel des fon tions
de R dans R :

• la fon tion nulle {∀x ∈ R | f (x) = 0} est ontinue ;

• la somme de deux fon tions ontinues f et g , est une fon tion f + g ontinue ;

• une onstante λ multipliée par une fon tion f ontinue, est une fon tion λf ontinue.

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Exer i e : L'ensemble P des fon tions paires telle que :
P = {f ∈ F (R, R)|x ∈ R, f (−x) = f (x)}, onstitue t-elle un espa e ve toriel ?
Montrons maintenant que P est un s.e.v de F (R, R)

• La fon tion nulle est une fon tion paire ;

• si f , g ∈ P , alors f + g ∈ P ;

• si f ∈ P et si λ ∈ R alors λf ∈ P .

Don P est un espa e ve toriel.

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1.3 Dépendan e et indépendan e linéaires
1.3.1 Combinaison linéaire de ve teurs

Soient v1 , v2 , ..., vp des ve teurs d'un K-espa e ve toriel E et λ1 , λ2 , ..., λp des éléments de K. Le ve teur
u = λ1 v1 + λ2 v2 + ... + λp vp est une ombinaison linéaire des ve teurs v1 , v2 , ..., vp et les s alaires
λ1 , λ2 , ..., λp sont les oe ients de la ombinaison linéaire.
Remarque
Si p = 1, alors u = λ1 v1 et on dit que u est olinéaire à v1 .

1.3.2 Exemples
1. Dans le R-espa e ve toriel R3 , le ve teur (3, 3, 1) est ombinaison linéaire des ve teurs (1, 1, 0) et (1, 1, 1)
ar on a (3, 3, 1) = 2(1, 1, 0) + 1(1, 1, 1) ave λ1 = 2 et λ2 = 1.

2. Dans le R-espa e ve toriel R2 , le ve teur u(2, 1), n'est pas olinéaire au ve teur v1 = (1, 1).

3. Soit E = F (R, R) et f0 , f1 , f2 et f3 les fon tions dénies par :


f0 (X) = 1, f1 (X) = X, f2 (X) = X 2 , f3 (X) = X 3 , alors, la fon tion f dénie par f (X) = X 3 −2X 2 −7X−4
est ombinaison linéaire des fon tions f0 , f1 , f2 et f3 , puisque l'on a f = f3 − 2f2 − 7f1 − 4f0 .

1.3.3 Famille libre et famille liée de ve teurs


On dit que les ve teurs v1 , v2 , ..., vp de E sont linéairement indépendants , ou forme une famille libre , si
toute ombinaison linéaire nulle λv1 + λ2 v2 + ... + λp vp = 0, est telle que tous ses oe ients sont nuls,
'est-à-dire λ1 = 0, λ2 = 0, ..., λp = 0. Autrement dit, la seule ombinaison linéaire des (vi ) qui est nulle
est elle dont tous les oe ients sont nuls.
Remarque : Si la famille {v1 , v2 , ..., vp } de E n'est pas libre, on dit qu'elle est liée ou linéairement

dépendante .

Exemples
1. Considérons trois ve teurs u, v et w de R3 , tels que :
     
1 4 2
     
u = 2 , v = 5 , w = 1
     
     
3 6 0

La famille {u, v, w} est-elle libre ou liée ?


Réponse :
Cher hons les valeurs des oe ients de la ombinaison linéaire nulle des ve teurs (u, v et w)
αu + βv + δw = 0, e qui s'é rit :

       
1 4 2 0
       
α 2 + β 5 + δ 1 = 0
       
       
3 6 0 0

ette équation aboutit au système d'équation suivant :

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 α + 4β + 2δ =0


 2α + 5β + γ =0



3α + 6β =0

e qui donne après simpli ation


α − 2δ

=0
β + δ

=0

Le système a une innité de solutions, par exemple : α = 2, β = −1 et δ = 1 'est-à-dire on peut avoir une
ombinaison linéaire nulle ave des oe ients qui ne sont pas tous nuls : la famille {u, v, w} est don une
famille liée.

2. Soient trois ve teurs :

     
1 2 2
     
v1 = 1 , v2 = −1 , v3 = 1
     
     
1 0 1

La famille {v1 , v2 , v3 } est-elle libre ou liée ?


Réponse :
Posons λ1 v1 + λ2 v2 + λ3 v3 = 0
e qui donne :

       
1 4 2 0
       
λ1 2 + λ2 5 + λ3 1 = 0
       
       
3 6 0 0

Ce qui onduit au système d'équation suivant :





λ1 + 2λ2 + 2λ3 =0


λ1 − λ2 + λ3 =0



λ + λ
1 3 =0

La résolution de e système onduit à une seule possibilité 'est elle où tous les oe ients sont nuls
(λ1 = 0, λ2 = 0, λ3 = 0), on en on lut que la famille {v1 , v2 , v3 } est une famille libre.

Théorème
Une famille F = {v1 , v2 , ..., vp } de p ≥ 2 ve teurs de E est une famille liée si et seulement si au
moins un des ve teurs de F est une ombinaison linéaire des autres ve teurs de F .

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Remarque Dans R3 , trois ve teurs sont linéairement indépendants si et seulement si, ils sont opla-
naires, ils sont don sur un même plan ve toriel.

Proposition
Soit F = {v1 , v2 , ..., vp } une famille de ve teurs de Rn . Si F ontient plus de n éléments (p > n),
alors F est une famille liée.

1.4 Famille génératri e


Soit E un K-espa e ve toriel et v1 , v2 , ..., vp des ve teurs de E .

1.4.1 Dénition

La famille {v1 , v2 , ..., vp } est une famille génératri e de E si tout ve teur de E est une ombinaison linéaire
des ve teurs v1 , v2 , ..., vp , 'est-à-dire :
∀u ∈ E , ∃λ1 , λ2 , ..., λp ∈ K tel que : u = λ1 v1 + λ2 v2 + ... + λp

1.4.2 Exemples

(a) les ve teurs      


1 0 0
     
v1 = 0 , v2 = 1 , v3 = 0
     
     
0 0 1
 
x
 
est une famille génératri e dans la mesure où tout ve teur u = y  de R3 , s'é rit omme ombinaison
 
 
z
linéaire des trois ve teurs de ette famille. En eet, u = xv1 + yv2 + zv3 .
(b) les ve teurs
   
1 1
   
v1 = 1 , v2 = 2
   
   
1 3

Constituent-ils une famille génératri


  e de R3 ?
0
 
Considérons le ve teur u = 1 ∈ R3 . Alors si {v1 , v2 } est une famille génératri e de R3 , on peut é rire :
 
 
0
u = λ1 v1 + λ2 v2 e qui signie :      
0 1 1
     
1 = λ1 1 + λ2 2
     
     
0 1 3

d'où le système suivant :

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 λ1 + λ2 =0


 λ1 + 2λ2 =1



λ + 3λ
1 2 =0

Ce système n'a pas de solution. Don {v1 , v2 } n'est pas une famille génératri e de R3 .

1.4.3 Propositions

1. Soit F = {v1 , v2 , ..., vp } une famille génératri e de E , alors F ′ = {v1′ , v2′ , ..., vq′ } est aussi une famille
génératri e de E si et seulment si tout ve teur de F est une ombinaison linéaire de ve teurs de F ′

2. Si la famille de ve teurs F = {v1 , v2 , ..., vp } engendre E et si l'un des ve teurs, par exemple vp , est
ombinaison linéaire des autres, alors la famille F \ {vp } = {v1 , v2 , ..., vp−1 } est en ore génératri e
de E .

Démonstration
Si v1 , v2 , ..., vp engendrent E , alors, ∀V ∈ E ∃ λ1 , λ2 , ..., λp tel que, V = λ1 v1 + λ2 v2 + ... + λp vp .
Si vp est ombinaison linéaire de {v1 , v2 , ..., vp−1 } :vp = α1 v1 + α2 v2 + ... + αp−1 vp−1 .
don : V = λ1 v1 + λ2 v2 + ... + λp−1 vp−1 + λp (α1 v1 + α2 v2 + ... + αp−1 vp−1 )
d'où : V = (λ1 + λp α1 )v1 + ... + (λp−1 + λp αp−1 )vp−1

1.5 Base d'un espa e ve toriel


1.5.1 Dénition
On appelle base d'un espa e ve toriel E toute famille de ve teurs libre et génératri e.
Autrement-dit, une famille {u1 , u2 , ..., un } est une base de E si et seulement si :

1. {u1 , u2 , ..., un } est libre ;

2. {u1 , u2 , ..., un } est une famille génératri e.


1.5.2 Exemple
Montrer que S = {e1 = (1, 0, 0), e2 = (0, 1, 0), e3 = (0, 0, 1)} est une base de R3

• S est-elle une famille libre ?

αe1 + βe2 + δe3 = (0, 0, 0) ⇐⇒ α(1, 0, 0) + β(0, 1, 0) + δ(0, 0, 1) = (0, 0, 0)

⇐⇒ (α, 0, 0) + (0, β, 0) + (0, 0, δ) = (0, 0, 0)

⇐⇒ (α, β, δ) = (0, 0, 0)

⇐⇒ α = 0, β = 0, δ = 0

Don S est une famille libre

• S est-elle une famille génératri e ?


On a déjà montrer dans l'exemple 1.4.2 que la famille S est génératri e de l'espa e ve toriel R3

On on lut que la famille S est une base de l'espa e ve toriel R3 .

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1.5.3 Théorème

Une famille S = {v1 , v2 , ..., vk } d'un espa e ve toriel (E, +, ·) est une base si et seulement si deux des
trois onditions suivantes sont vériées :

1. Card S = dim E.

2. S est libre

3. S est génératri e

1.5.4 Dénition
On appelle Rang d'un système S = {v1 , v2 , ..., vk }, le nombre maximum de ve teurs linéairement indépen-
dants qu'on peut extraire du système S.
1.6 Norme d'un ve teur
C'est l'appli ation notée k k de E dans R+ , dénie par :

k k : E −→ R+

u kuk

Soit u = (x1 , x2 , ..., xn )


la norme de e ve teur est :

q
kuk = x21 + x22 + ... + x2n

1.6.1 Propriétés

1. kuk = 0 ⇐⇒ u = 0

2. ku + vk ≤ kuk + kvk

3. ∀k ∈ R, kkuk = |k|kuk

1.7 Produit s alaire


On appelle produit s alaire, l'appli ation notée <, >, tel que :

<, >: E × E −→ R

(u, v) <, >

Soient deux ve teurs u et v, tel que u = (x1 , x2 , ..., xk ) et v = (y1 , y2 , ..., yk )


leur produit s alaire étant :

< u, v >= x1 y1 + x2 y2 + ... + xk yk

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2 APPLICATIONS LINÉAIRES

2 Appli ations linéaires


2.1 Dénition
Soient E et E ′ deux espa es ve toriels sur le même orps K et f une appli ation de E dans E ′ . On dit
que f est linéaire, si :
1. f (u + v) = f (u) + f (v), ∀u, v ∈ E ;
2. f (λu) = λf (u), ∀u ∈ E, ∀λ ∈ K.
On peut en déduire que f est une appli ation linéaire de E dans E ′ si et seulement si

∀u, v ∈ E, ∀λ, µ ∈ R


f (λu + µv) = λf (u) + µf (v).

2.1.1 Exemple 1

f : R3 −→ R2
(x, y, z) (2x + y − z, x − y + 3z)

f [(x, y, z) + (x′ , y ′ , z ′ )] = f [(x + x′ , y + y ′ , z + z ′ )]


= [2(x + x′ ) + (y + y ′ ) − (z + z ′ ), x + x′ − (y + y ′ ) + 3(z + z ′ )]
= [(2x + y − z) + (2x′ + y ′ − z ′ ), (x − y + 3z) + (x′ − y ′ + 3z ′ )]
= (2x + y − z, x − y + 3z) + (2x′ + y ′ − z ′ , x′ − y ′ + 3z ′ )
= f (x, y, z) + f (x′ , y ′ , z ′ )

f [α(x, y, z)] = f (αx, αy, αz)


= (2αx + αy − αz, αx − αy + 3αz)
= α(2x + y − z, x − y + 3z)
= αf (x, y, z)

Don f est une appli ation linéaire

2.1.2 Exemple 2

f : R2 −→ R3
(x, y) (x − 2y, 2x + y, x + 3y)

Soient (x, y), (x′ , y ′ ) ∈ R2 et α, β ∈ R

f [α(x, y) + β(x′ , y ′ )] = f [(αx, αy) + (βx′ , βy ′ )]


= f (αx + βx′ , αy + βy ′ )
= (αx − 2αy + βx′ − 2βy ′ , 2αx + αy + 2βx′ + βy ′ , αx + 3αy + βx′ + 3βy ′ )
= α(x − 2y, 2x + y, x + 3y) + β(x′ − 2y ′ , 2x′ + y ′ , x′ + 3y ′ )
= αf (x, y) + βf (x′ , y ′ )

Don l'appli ation f est linéaire

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2.2 Dénition 2 APPLICATIONS LINÉAIRES

2.2 Dénition
On appelle endomorphisme de E , une appli ation linéaire de E dans E (même espa e de départ et d'ar-
rivée). L'ensemble des endomorphisme de E est noté EndK (E) ou, plus simplement End(E).
On appelle isomorphisme de E sur E ′ une appli ation linéaire bije tive de E dans E ′ .

2.3 Image et noyau. Image d'une famille de ve teurs


2.3.1 Proposition

Soit f : E −→ E ′ une appli ation linéaire et F un sous-espa e ve toriel de E . Alors f (F ) est un


sous-espa e ve toriel de E ′ .
En parti ulier f (E) est un sous-espa e de E ′ appelé image de f et noté Imf . Sa dimension est appelée
rang de f et est notée rg(f ) :

rg(f ) := dim(Imf )

En eet, soient y1 , y2 ∈ f (F ) ; il existe alors x1 , x2 ∈ F tels que y1 = f (x1 ), y2 = f (x2 ).


On a :
y1 + y2 = f (x1 ) + f (x2 ) = f (x1 + x2 ); don : y1 + y2 ∈ f (F )
De même si y ∈ f (F ) (y = f (x) ave x ∈ F ), on a :
λy = λf (x) = f (λx) ; don λy ∈ f (F )

2.3.2 Proposition

Soit f : E −→ E ′ , on appelle Ker f et on note f −1 (0E ′ ), l'ensemble :

Kerf = f −1 (0E ′ ) := {x ∈ E|f (x) = 0E ′ }

Kerf est un sous-espa e ve toriel de E appelé noyau de f .

En eet, si x, y ∈ Kerf , on a :

f (x + y) = f (x) + f (y) = 0 + 0 = 0; don : x + y ∈ Kerf

f (λx) = λf (x) = λ0 = 0; don : λx ∈ Kerf

2.3.3 Propriétés
1. Pour toute appli ation linéaire f : E −→ E ′ , on f (0E ) = 0F . Cela dé oule du fait que pour tout
u∈E
f (OE ) = f (u − u) = f (u) − f (u) = 0E ′

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2.3 Image et noyau. Image d'une famille de ve teurs 2 APPLICATIONS LINÉAIRES

2.3.4 Théorème

Soit f une appli ation linéaire. Alors f est inje tive si et seulement si Kerf = 0. Dans e as la dimension
du Kerf est égale à 0.

◮ Démonstration

• Supposons f inje tive


∀ x ∈ Kerf don f (x) = 0E ′ et puisque : f (0E ) = 0E ′ , don f (x) = f (0E ) = 0F .
et puisque f est inje tive, don x = 0E . On en déduit que :

Kerf = {0E }

• Supposons Kerf = {0E } ∀x, x′ ∈ E ,

f (x) = f (x′ ) ⇐⇒ f (x) − f (x′ ) = 0E ′

⇐⇒ f (x − x′ ) = 0E ′

⇐⇒ x − x′ = 0E

⇐⇒ x = x′

Don f est inje tive

2.3.5 Proposition

Soit f une appli ation linéaire de E dans E ′ et {vi }i∈I une famille de ve teurs de E .

1. Si f est inje tive et la famille de E {vi }i∈I est libre, alors la famille {f (vi )}i∈I de E ′ est libre.

2. Si f est surje tive et la famille de {vi }i∈I est génératri e de E , alors la famille {f (vi )}i∈I de E ′ est
génératri e de E ′ .
En parti ulier si f est bije , l'image d'une base de E est une base de E ′ .
tive

◮ Démonstration

1. supposons la famille {vi }i∈I libre et soit f inje tive. Pour toute famille extraite {v1 , ..., vq }, la relation

λ1 f (v1 ) + ... + λq f (vq ) = 0

implique f (λ1 v1 + ... + λq vq ) = 0, 'est-à-dire λ1 v1 + ... + λq vq ∈ Kerf .


Or, Kerf = {0}, don λ1 v1 + ... + λq vq = 0 et puisque la famille {vi }i∈I est libre, on a λ1 = 0, ..., λq = 0.
Don la famille {f (vi )}i∈I est libre.

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2.3 Image et noyau. Image d'une famille de ve teurs 2 APPLICATIONS LINÉAIRES

2. Soit y ∈ E ′ quel onque ; puisque f est surje tive, il existe x ∈ E tel que y = f (x). D'autre part la famille
{vi }i∈I est génératri e, don x est de la forme :

x = λ1 v1 + ... + λp vp

d'où : f (x) = λ1 f (v1 ) + ... + λp f (vp ). y est don ombinaison linéaire d'éléments de la famille {f (vi )}i∈I
et, puisqu'il est hoisi arbitrairement dans E ′ , la famille {f (vi )}i∈I est génératri e.

2.3.6 Théorème du rang

Soient E et E ′ deux espa es ve toriels de dimension nie et f : E −→ E ′ une appli ation linéaire. On
alors :
dimE = rg(f ) + dim(Ker(f ))

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