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Architecture et Contexte Naturel

L'architecture est une discipline qui allie nécessité, art et culture, et doit répondre aux besoins humains tout en s'harmonisant avec l'environnement. Ce document explore les défis de la conception architecturale, notamment l'importance de prendre en compte le contexte naturel et les forces environnementales dans le processus de création. Il souligne également la nécessité d'une approche durable et respectueuse de l'environnement, tout en présentant des principes de conception architecturale essentiels pour les étudiants en architecture.

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Architecture et Contexte Naturel

L'architecture est une discipline qui allie nécessité, art et culture, et doit répondre aux besoins humains tout en s'harmonisant avec l'environnement. Ce document explore les défis de la conception architecturale, notamment l'importance de prendre en compte le contexte naturel et les forces environnementales dans le processus de création. Il souligne également la nécessité d'une approche durable et respectueuse de l'environnement, tout en présentant des principes de conception architecturale essentiels pour les étudiants en architecture.

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CHAPITRE I: INTRODUCTION

L’architecture est un sujet aux multiples facettes. Elle née de la nécessité d’un
abri forgée par la science des matériaux et de l’énergie et transformée en une
forme d’art par nos instincts créatifs et notre recherche de sens. Elle reflète la
culture et la société en répondant aux besoins réels et imaginaires de l’homme.
L’architecture fait partie intégrante de notre vie. Une bonne conception,
souvent inaperçue, facilite tranquillement les activités de la vie quotidienne. Le
défi pour l’architecte est de créer des espaces parfaitement adaptés aux
activités qui s’y déroulent. Ce cours cherche à mettre en lumière certains des
outils et techniques dont dispose l’architecte pour relever ce défi. Après avoir
l’étudié, les étudiants inscrits en licence 2 architecture apporteront, sûrement,
une réponse justifiée à la fameuse problématique posée par Winston Churchill:
“Nous façonnons nos bâtiments; ce sont eux qui nous façonnent
ensuite”.

Apprendre à concevoir un projet confortable n’est plus une tâche facile, surtout
après le 20ème siècle, où les concepteurs ont abandonné la question du climat
et ont cherché à créer une image qui reflète une technologie avancée plutôt
qu’une architecture qui s’harmonise avec les facteurs physiques de
l’environnement.
La nature présente son immensité comme un paradoxe pour l’homme.
L’homme a besoin d’être protégé des forces de la nature, mais il a aussi
profondément besoin d’un lien avec la nature. Les bâtiments peuvent
permettre de répondre à ces deux besoins, de protéger et de relier. Mais nos
bâtiments surdimensionnés, chargés d’humidité, sur-éclairés, sur-vitrés et à
forte consommation d’énergie n’ont fourni ni une protection adéquate contre
la nature ni un lien adéquat avec la nature.
D’autre part, depuis l’Antiquité, l’architecture implique l’exploitation des
ressources naturelles pour servir les besoins humains, même si le but principal
est de s’abriter des aléas du climat. Chaque région, à travers son architecture
locale, a réussi à créer des solutions architecturales adaptées à son
environnement physique.
La nécessité de construire en harmonie avec l’environnement physique n’a été
prise en compte qu’après la crise énergétique de 1973. Aujourd’hui, l’accent
est mis sur l’utilisation passive de l’énergie — en exploitant la forme du
bâtiment, son emplacement et son orientation pour la conservation — en
utilisant les arbres comme barrières contre le froid, le vent ou la chaleur, en
fournissant une bonne isolation et des murs épais qui stockent la chaleur.
La conception climatique s’inscrit donc dans une approche plus complexe,
guidée par des préoccupations environnementales et écologiques. Des
questions récentes telles que la notion de “performance” et de “développement
durable” nous obligent à participer à la protection de l’environnement contre
les températures extrêmes et les autres forces de la nature, avec moins de
pollution, un plus grand confort et un meilleur lien avec la beauté de la nature.
Cela ne peut se faire que si nous prêtons davantage attention à la façon dont
nous construisons (Ching, 2014; Mazouz, 2018).
En conclusion, l’environnement physique doit prendre sa place dans le
processus de conception architecturale, non pas pour imposer un quelconque
déterminisme, mais pour favoriser l’émergence d’une nouvelle architecture,
véritablement contextuelle et progressive (Mazouz S., 2018).

CHAPITRE II : LE SITE DANS SON CONTEXTE NATUREL

II.1 Introduction
Les bâtiments n’existent pas en vase clos. Ils sont conçus pour abriter,
soutenir et inspirer toute une série d’activités humaines en réponse à des
besoins socioculturels, économiques et politiques, et sont érigés dans des
environnements naturels et bâtis qui limitent le développement tout en offrant
des opportunités. Nous devons donc examiner — à travers ce chapitre — les
forces contextuelles qu’un site présent dans la planification de la conception
et de la construction des bâtiments.

Le contexte naturel d’un site, la topographie sont autant d’éléments qui


influencent les décisions de conception à un stade très précoce du processus
de conception. Pour améliorer le contexte naturel, une conception qui respecte
les qualités d’un lieu et les forces environnementales, adapte la forme et la
disposition d’un bâtiment au paysage est envisagée.
La prise en compte de ces forces contextuelles sur le site et la conception des
bâtiments ne peut se faire sans une brève discussion sur de notions comme
le contexte, le paysage, le caractère et sur la relation entre l’homme et
l’environnement naturel et/ou bâti.

2.2 Le contexte naturel


En architecture, le terme — contexte — se réfère généralement à
l’emplacement d’un bâtiment architectural. Toujours spécifique à un lieu, le
contexte affecte de manière significative la genèse d’une idée architecturale.
De nombreux architectes utilisent le contexte pour établir un lien clair avec leur
concept, pour intégrer le bâtiment dans son environnement, produisant ainsi
un bâtiment final qui se différencie clairement de ses voisins. Quelle que soit
la position choisie, il est essentiel que l’architecte ait étudié, analysé et réagi
au contexte d’une manière bien réfléchie. Il est possible de distinguer le
contexte, généralement, selon sa localisation géographique, à savoir
respectivement: le contexte naturel, contexte rural, contexte semi-urbain,
contexte urbain.
2.2.1 Le site
N’importe quel bâtiment fait partie d’un lieu, appelé — le site Le site présente
des caractéristiques distinctives en termes de topographie, de situation
géographique et de contexte historique. Mazouz (2004) définit le site comme
étant un paysage considéré du point de vue de son aspect pittoresque qui
frappe l’attention et qui a de l’originalité: Le site dans son contexte (Mazouz,
2004)

2.2.2 Caractère du paysage


En regardant la surface de notre globe ou en nous déplaçant dans n’importe
quelle direction, nous trouvons des zones où il y a une harmonie ou une unité
apparente entre tous les éléments naturels, les formes du sol, les formations
rocheuses, la végétation et même la vie animale. On peut dire de ces zones
qu’elles possèdent un caractère du paysage naturel. Plus cette unité est
complète et évidente, plus le caractère du paysage est fort.

2.2.3 Le paysage naturel


Le degré d’harmonie des différents éléments d’un paysage est une mesure
non seulement du plaisir induit en nous mais aussi de la qualité que nous
appelons beauté. Car la beauté est “la relation harmonieuse évidente de
toutes les composantes ressenties” (Ormsbee & Starke, Relation entre
l’homme et l’environnement 2006). La beauté d’un paysage naturel présente
de nombreuses qualités différentes, parmi lesquelles: pittoresque, austère,
idyllique, bizarre, majestueux, gracieux, délicat et serein,…etc.
Le caractère de paysage naturel, aussi, a de nombreuses catégories, y
compris: montagne, lac, canyon, dune, mer, forêt, désert, prairie, ruisseau,
rivière, plaine, marécage, colline, vallée.
Le contraire de la beauté, que nous appelons la laideur, résulte d’un manque
d’unité entre les composants ou de la présence d’un ou plusieurs éléments
incongrus. Puisque ce qui est beau a tendance à plaire et ce qui est laid à
déranger, il s’ensuit qu’une harmonie visuelle de toutes les parties d’un
paysage est souhaitable.

2.3 Relation entre l’homme et l’environnement

Amos Rapoport a définit les différentes attitudes de l’homme vis-à-vis de la


nature. “Tout ceci nous à penser que l’attitude envers la nature et le site est
un aspect important dans la création de la forme de la maison ou dans les
modifications engendrées par le site, et que la relation existant entre l’homme
et le paysage est le premier aspect que nous devons considérer.
2.4 La modification d’un site / paysage naturel

En ne gardant à l’esprit que les aspects visuels du caractère du site, il semble


qu’en aménageant un site naturel, nous devrions faire tout ce qui est en notre
pouvoir pour préserver et intensifer la qualité inhérente de son paysage. Il faut
donc éliminer les objets qui ne sont pas entretenus, et on peut même introduire
des éléments pour augmenter ou accentuer ce caractère naturel.
CHAPITRE II : DE LA METHODOLOGIE DE LA CONCEPTION
ARCHITECTURALE

L'étudiant de deuxième license doit avoir la maîtrise à ce niveau du mode


d'expression de l'architecte :

Le dessin : II doit avoir étudié un projet de composition simple en en analysant


les différentes parties qui composent un tout. Il a fait cet exercice en 1ère
année.

Exemple : une habitation simple, elle peut être décomposée en :

 Partie jour qui comprend le séjour, la salle à manger, la


terrasse jour, le wc visiteurs.
 Partie service qui comprend la cuisine, le dépôt ou réserve,
la terrasse service, la buanderie et autres tels que le garage
quand il est prévu.
 Partie nuit qui comprend les différentes chambres à coucher,
le salles d'eau ou salle de bain.
Il doit avoir maîtrisé les détails de construction primaires qu'on trouve dans
une maison d’habitation telle que les assemblages en bois – la Ferme et les
différents types des toitures et les différents types de fondations. Il doit
comprendre les problèmes de stabilité des matériaux de construction et avoir
l’expression graphique en maitrisant les projections dans les cours de
géométrie descriptive et de perspective.

UNE REMARQUE IMPORTANTE A SAVOIR C’EST QUE :

Curieusement, mieux contrôler le processus de la conception peut parfois


donner l’impression que l’on en perd le contrôle. Même s’il est souvent
structuré et méthodique, le travail de conception n’est pas un processus
mécanique. Dans un processus mécanique, les résultats sont prédétermines,
tandis que le travail créatif s’efforce de produire quelque chose qui n’a jamais
existé auparavant. Etre créatif, c’est ignorer ou on va, même si c’est a vous
que revient la responsabilité de guider le processus. Pour cela, il faut se
détourner du control autoritaire traditionnel: on a plus de chance de réussir si
le travail de guide ou directeur se fait tout en souplesse, en douceur et
patiemment. D’ou, il faut beaucoup de patience quand on aborde un travail de
conception. Il ne faut pas chercher à imiter un beau projet bien conçu, ni a
trouver la solution pour un bâtiment complexe en une seule séance, ni même
en une semaine. Il faut accepter l’incertitude, admettre comme normale
l’impression d’être perdu qui saisi le concepteur pendant le processus de
conception ; ne pas chercher a soulager son angoisse en épousant
prématurément une solution ; en matière de création c’est douloureux quand
on est oblige d’abandonner une idée, mais il faut avoir ce courage.

II.1. CONCEPTION ARCHITECTURALE : QUELQUES PRINCIPES


D’ORDRE GENERAL

Nous présentons ici en avant-goût, quelques principes d’ordre général, qui


peuvent permettre le succès dans la conception d’un projet d’architecture.
Nous en citerons quelques-uns ici sans pour autant que la liste soit exhaustive:
Il est vrai que le dessin des plans d’architecture se présente actuellement en
dessin assisté à l’ordinateur avec plusieurs logiciels de dessin tel qu’autocad,
sketchup, revit et bien plus encore, toutefois le tracé à la main reste de rigueur
et ne sera jamais abandonné. Les esquisses d’idées, les croquis initiaux
seront toujours importants et nécessaires avant d’élaborer le projet sur
ordinateur.

Comment tracer un trait :

- les architectes utilisent différents types de traits en fonction de


leurs objectifs, mais la pratique la plus courante consiste à accentuer
le trait aux deux extrémités. Cela donne force et énergie au dessin
tandis que si les traits sont fins aux extrémités, le dessin donnera
l’impression de négligé, d’imprécis. Pour s’exercer à tracer des traits
fermes, il faut s’exercer à faire un léger retour au début et à la fin de
chaque coup de crayon.
- Là où les lignes se rejoignent, faites les recouvrir légèrement pour
rendre les angles plus nets.
- En dessinant, évitez qu’une ligne ne soit composée de plusieurs
petits coups de crayon qui se chevauchent. Tracez un seul trait ferme
et fluide. On peut commencer par un trait léger avant de tracer la ligne
définitive. Une fois le dessin achevé, conservez vos traits de
construction qui donnent au dessin son caractère vivant.

La qualité de la calligraphie :
- dans la présentation d’un projet, la qualité de la calligraphie
compte autant que celle du dessin du plan :
- Privilégiez avant tout la lisibilité et la cohérence des lettres et
chiffres avec les écritures normalisés
- Utilisez des traits de construction (apparent ou non) pour garantir
le bon alignement des écrits.
- Respecter la largeur des espaces blancs entre les lettres
Un espace à trois dimensions est considéré comme positif s’il a une forme
définie et s’il donne l’impression qu’il existe une limite entre l’intérieur et
l’extérieur. Il existe plusieurs manières de délimiter un espace positif : par des
points, des lignes, des plans, des volumes pleins, des arbres, des bâtiments,
des colonnes, des murs…
- Espace positif et espace négatif : On circule dans des espaces
négatifs, on vit dans des espaces positifs. Les espaces architecturaux,
par leur forme et leurs qualités, ont une grande influence sur les
comportements et la vie des hommes. En effet, l’homme vit dans les
espaces crées par l’environnement bâti et non dans les éléments
concrets qui les constituent comme les murs, les toits, les colonnes ou
autre. Les espaces positifs sont ceux dans lesquels l’homme a une vie
sociale et entretien des contacts tandis que les espaces négatifs
favorisent essentiellement la circulation.
- Il faut concevoir un espace architectural pour qu’il abrite un
programme, une intension précise, des activités précises. Il ne faut
pas commencer par dessiner un carré ou une forme géométrique
quelconque pour concevoir un projet. Il faut d’abord étudier à fond les
contraintes du programme, afin de déterminer les spécificités ou
particularités des activités qui s’y dérouleront. Il faut imaginer les
activités qui auront lieu dans ces espaces et enfin concevoir une
enveloppe, une architecture qui les abrite et les mette en valeur.
- Organiser l’espace consiste à l’optimiser pour qu’il réponde à
des besoins fonctionnels.
L’organisation de l’espace est un savoir –faire très important pour un
architecte, mais optimiser ou réguler l’espace dans le but d'obtenir la
plus grande efficacité possible d’utilisation ou de gestion dans le but de
mieux répondre aux exigences fonctionnelles compte encore plus dans
la mission de l’architecte. Et c’est là que les étudiants se coincent.
Organiser l’espace tient compte de la nécessité de veiller à l’insertion du
bâtiment dans son site, il se préoccupe, en organisant l’espace de créer
des surfaces fonctionnels pour les différentes activités qui s’y déroulent
en veillant à leur conférer une forte charge émotionnelle : un aspect
attrayant ou beau ou majestueux ou imposant ou solennel ou rigide ou
spectaculaire ou plein d’humour selon le cas.
- En architecture tout commence par une idée :
Une idée est comprise ici comme un cadre mental précis qui nous sert à
organiser, comprendre et donner un sens à un impératif de fonctionnement, et
à des informations externes. La conception en architecture suppose une
cohérence interne qui anime l’ensemble de la composition.
- Plus une idée est précise, plus elle a de chances de séduire.
Pour définir son parti architectural, son idée directrice dans la conception
architecturale, il vaut mieux partir d’une observation précise, d’une affirmation
forte, d’une réflexion spirituelle ou intellectuelle, d’un argument politique,
écologique. En travaillant selon une idée déterminée, vous ne limiterez pas la
manière dont les gens comprendront l’édifice ; bien au contraire ils auront la
possibilité de se l’approprier à leur façon en fonction du tempérament de chacun.
- Si l’ingénieur connait tout sur un seul sujet, l’architecte a lui
des informations sur tous les sujets.
L’architecte est un généraliste, non un spécialiste: il est comme un chef
d’orchestre qui dirige tous les instruments et non comme un spécialiste de
chaque instrument. En pratique, l’architecte coordonne une équipe de
professionnels composée d’ingénieurs civil ou BTP, entrepreneurs, géomètres-
topographes, d’architectes d’intérieur, de paysagiste ou de métreurs, de
conducteur de travaux et autres. Très souvent les intérêts des uns ne coïncident
pas avec ceux des autres. Voilà pourquoi il est important que l’architecte en
sache suffisamment dans chaque domaine pour être capable de négocier, de
trancher et de faire converger des exigences contradictoires, tout en honorant
les besoins du client et en respectant l’intégrité de l’ensemble du projet.
II.2. METHODES DE CONCEPTION ARCHITECTURAL :

Il y a plusieurs méthodes d’approche de conception, nous abordons ici les deux


méthodes classiques :

- Du général au particulier ou méthode Synthétique : c'est-à-dire


qu’à partir de l’intitulé du projet, le concepteur élabore d’abord
l’enveloppe globale ou plus exactement le plan masse et vient faire le
découpage à l’intérieur ensuite. Ex : Stade, pavillons de Gare, hangar
pour industrie. Ce sont des projets pour lesquels l’enveloppe externe est
prépondérante.
- Du détail ou du particulier au général ou méthode Analytique :
c'est-à dire que dans sa conception le concepteur part des parties, des
éléments de détail pour les assembler et arriver à un tout.
Ex : hôpital, Université.
- Définition des Méthodes de composition
Composer : c’est dégager d’un tout, les éléments hiérarchisés dont les
rapports entre eux et avec le tout traduisent la hiérarchie des valeurs et des
fonctions.
Les différentes méthodes :
- Synthétique
- Analytique
- Conjugaison des deux méthodes précédentes
III.2.1. Méthodes synthétique
Départ d’«en haut», allant du général au particulier.
Nous devons, lorsque nous composons, nous fixer avant tout un idéal : Cet
idéal sera l’idée la plus parfaite du programme à réaliser.
Il sera l’aimant devant attirer comme dans un champ de forces, tous les
groupements des divers éléments du programme.

- Comment chercher ces groupements ?


En se rappelant que la loi d’un organisme régit les organes qui le composent.
C'està-dire qu’il faut mener la composition d’ensemble du général au
particulier, de la masse au détail.
On combinera et groupera donc, selon les relations découlant du programme,
les
éléments dominants d’abord (organes principaux) en leur donnant une
masse, selon l’importance qui leur est attribuée d’après l’esprit du programme
et sans se préoccuper au début du détail.
Pour un édifice un peu complexe, on procédera d’abord à l’établissement d’un
plan masse indiquant les volumes et la disposition relative des divers
bâtiments ; puis, à l’intérieur de chacun d’eux, on procèdera à la distribution
des différentes salles. Et enfin, à l’intérieur de chaque salle, on passera à la
disposition des meubles, appareils ou équipements.

II.2.2. Méthode analytique


La méthode analytique, au contraire, désireuse de s’appuyer sur des bases
certaines, procède du particulier au général et prétend partir d’une analyse
précise des éléments de détail pour organiser les ensembles.
Elle cherche à déterminer d’abord les dimensions de tous les meubles,
équipements et appareil devant prendre place dans un local ou cellule d’un
organisme architectural, pour en déterminer les caractéristiques.
Elle procède ensuite seulement à l’étude des relations entre les différentes
cellules d’un même service, enfin au regroupement des différents services.
Poussant cette méthode à l’extrême, on a parfois cherché à étudier la
composition en disposant de petits morceaux de papier ou de carton,
représentant chacun un des éléments du programme.
II.2.3. Critique des deux méthodes :
1. Le danger de la première méthode est de rechercher un idéal
absolument arbitraire.
Le détail dont on ne se sera pas occupé au début, qu’on aura négligé
deviendra un problème et on risque d’avoir des espaces non maîtrisé
ou in opérationnels, des espaces perdus.
En fait, elle suppose acquise une analyse préalable.
On a dit : « le plan – masse à priori est un plan vide de sens, la masse
ne pouvant être que la conclusion, la somme de toutes les analyses.
Les éléments qui doivent la constituer n’étant que l’expression de la
Mise en ordre hiérarchisée de tous les organes qui la composent ; une
sorte de réduction finale en une synthèse valable ».

2. On peut par contre reprocher à une méthode exclusivement analytique


de tendre à la juxtaposition de cellules types, plus qu’à une composition.
L’ensemble des éléments étudiés chacun pour soi-même, donne
généralement des résultats discordants.
L’ensemble des éléments étudiés chacun à part, donne généralement des
résultats discordants. Il y a toujours, ou presque toujours, dans une
composition donnée des éléments de dimensions et de formes assez libres :
C’est une erreur de leur imposer une forme a priori.
Par contre on peut se trouver avec des éléments dont les dimensions sont
fixes, bien connus, on peut citer quelques exemples rares ou tous les éléments
sont absolument déterminés: exemple: les divers terrains d’entraînement d’un
ensemble sportif comme le terrain de foot, de basket, de volley ou la piscine
olympique….
Mais l’architecture ne doit pas répondre seulement à des besoins matériels de
fonctionnement et distribution et son aspect plastique et intellectuel ne saurait
évidement relevé de cotes préétablies.
Ainsi donc paraît indispensables la conjugaison des deux méthodes : sans
doute l’une ou l’autre aura la prépondérance, suivant la nature du programme
Conclusion :
Méthode analytique lorsqu’il faut satisfaire à des conditions impérieuses
rigoureusement déterminées.
Méthode synthétique lorsque la plus grande part sera laissée à l’intuition de
l’artiste, mais dans tous les cas, il paraîtra nécessaire de mener de front
analyse et synthèse et de passer à différentes reprises de l’ensemble au détail
et inversement.

II.2.4. Incidence des méthodes de composition sur


l’esthétique
La méthode suivie dans l’étude de la composition influe sur l’aspect des
bâtiments à plusieurs titres, et abord sur leur volume.
En principe, la méthode synthétique assurera à l’architecte la plus grande
liberté dans l’agencement des volumes. Partant du général, il sera libre de
distribuer les grandes masses à son gré.
Au contraire une méthode rigoureusement analytique le conduira à des
volumes différents pour chacun des organes du programme et il pourra en
résulter, quasi automatiquement des masses complexes, déchiquetées, sans
formes harmonieuses.
Les mêmes effets de chacune des deux méthodes se retrouveront dans le
détail des éléments de façade.
L’un distribuera pleins et vide suivant une ordonnance d’ensemble à laquelle
il pliera bon gré mal gré les éléments du programme.
L’autre, partant du détail, arrivera peut – être à une diversité de baies très
grandes s’il veut absolument que chaque fenêtre ait des dimensions
déterminées d’après la nature du local qu’elle éclaire. Ici encore, il faut
observer un juste milieu entre une synthèse très rigoureuse et une analyse
très poussée.

Les étapes de la composition


Etant donné le très grand nombre de facteurs devant intervenir constamment
lors de la composition, il y a lieu d’organiser la démarche en fixant
chronologiquement ses différentes étapes logiques.
Toutefois, il est toujours mieux de partir par l'élaboration d'un organigramme.
CHAPITRE III. LES ELEMENTS INTERVENANTS DANS
LA COMPOSITION

III.1. LE PROGRAMME :
Il comprend les données de tous ordres devant intervenir dans le projet.
- L’objet de la construction (habitation, école, bureaux, etc…)
- L’environnement, qui peut se subdiviser en environnement général
(tissus urbain, climatologie) et en environnement particulier (site :
topographie, voirie, vue et microclimat)
- Type d’utilisateurs (quantitatif et qualitatif)
- Enveloppe financière
L’aspect financier peut influencer la composition de façon déterminante.
III.1.1 LE PROGRAMME D’ARCHITECTURE

C’est un document élaboré reprenant les données de toutes les exigences


auxquelles doit répondre le projet. Le programme est élaboré après enquête
et questionnement des bénéficiaires ou des usagers de l'ouvrage futur et
après les recherches. Il faut que le projet réponde aux besoins des usagers
dans sa composition.

III.2. La configuration du terrain et la situation environnementale

La configuration du terrain, son profil est important à connaître. En effet, la


configuration, ou la forme du terrain influe sur la conception ainsi que sa
position géographique, sa composition géologique, sa forme et ses aspects
topographiques et climatiques.
L'environnement immédiat, les voies d'accès, les constructions avoisinantes,
la belle vue constituée par les lacs, les rivières, les vallées, un fleuve, une mer
ou un parc sont autant d'éléments qui peuvent guider une composition ou
orienter un axe de composition, fixer une ligne directrice de composition.
Il est très important d'implanter un projet sur le site approprié et surtout
d'adapter le projet au site pour un mariage réussit et répondant efficacement
aux besoins des personnes concernés.
L'implantation sur le terrain peut être considéré comme un premier choix du
parti architectural, il faudra tenir compte de :
- La composition du sol: si le sol est argileux, sablonneux ou pierreux ou
marécageux.
- Le profil du sol : terrain accidenté ou plat, en pente ou une combinaison
des deux.
- La longitude et l'altitude qui influe sur le type de climat.

III.3. L'ORIENTATION

Elle est primordiale pour optimiser le confort dans le bâtiment, iI faut tenir
compte des éléments de la nature en vue de rechercher ou non leur
pénétration dans l'intérieur des locaux. En toute chose il faut veiller à obtenir
une atmosphère, une ambiance favorable dans la pièce : la plus grande
préoccupation doit être la recherche du confort.

Il faut tenir compte de l'orientation face au soleil


II faut tenir compte de l'orientation face aux vents
II faut tenir compte de l'orientation face aux pluies
II faut tenir compte de l'orientation face aux belles vues

 L'orientation face au soleil :

Les données climatiques précisent le passage du soleil au zénith et la


température maximale de la journée la plus chaude ou la plus froide d'un lieu.
Il faut analyser si le local a besoin d'ensoleillement ou non. Il arrive comme
dans les hôpitaux spécialisés comme le sanatorium qu'on recherche le soleil
qui a un pouvoir curatif.
Dans une maison d'habitation, les pièces tels que les salles de bains, les salles
d'eaux et toilettes, buanderie peuvent être exposées au soleil, cela peut même
être recherchée car le soleil assèche ses pièces souvent humides et a la vertu
d'éliminer les microbes. Tandis que pour les autres pièces, selon le climat
local, nous devons éviter l’ensoleillement des pièces. (Voir Architecture
Tropical)

 L'orientation face aux vents


En ce qui concerne les vents il faut tenir compte des directions des vents
dominants et quels types de vent on trouve en ces lieux.
Ces données climatologiques déterminent le type de toiture à adopter est
l'orientation à donner à cette toiture.

A titre de rappel nous parlerons des zones sismiques, comme dans la région
des grands lacs, les régions des typhons et de fortes tempêtes. Ces éléments
doivent être pris en compte pour une architecture adaptée et ils nous offrent
l'opportunité de concevoir des architectures spécialisées, caractéristiques,
particulières comme on le voit au Japon et dans d'autres régions du monde :
Une architecture vernaculaire.

 Orientation face aux pluies


Par rapport aux pluies, l'écologie ou la science de l'habitat recommande des
toitures étanches avec des dépassements de toiture suffisamment importants
et des pentes de toiture conforme aux spécifications techniques suivant la
nature des couvertures utilisées telles que les tôles ondulées, bacs
autoportants, les tuiles, la chaume etc…
Dans notre pays il faudra tenir compte des directions dominantes des pluies
les plus fortes qui arrivent à déplacer les toitures, font tomber les arbres et
créent les érosions et les inondations.
Il faut dimensionner les chenaux d'évacuation des eaux de pluies en
conséquence. Le cours de construction et de climatologie nous donnent plus
de précisions sur ces différents points.

 Orientation face à la belle vue


La belle vue est cet environnement agréable à contempler pour les moments
de détente, de repos. Ils peuvent être composés par un plan d'eau, un lac, une
rivière, une vallée ou un beau paysage ou même un cimetière bien aménagé.
L'exploitation de cet espace en vue d'améliorer la qualité du confort visuel et
même psychique des bénéficiaires est d'une très grande importance.
Il est recommandé à certains malades un environnement sain et reposant,
face à une belle vue pour parachever des soins médicaux.

III.4. LES ORGANIGRAMMES

L'organigramme est la représentation graphique schématique de


l'enchaînement des opérations d'un programme. Notamment des rapports
hiérarchiques à l'intérieur d'un organisme. Il constitue le squelette de la
composition.

C'est le schéma qu'on fait en dernier, une fois qu'on est à peu près sûr que le
programme ne changera plus. On devrait commencer par l'organigramme
pour une conception réussie.
Ou encore, c'est l'expression des interdépendances des fonctions des
éléments d'un programme les uns par rapport aux autres.

L’organigramme général
Qui ne considère pas dans le détail les différents éléments composant le
programme. C'est un schéma d'interdépendance de toutes les grandes
parties.

L’organigramme particulier

Qui met l'accent sur les parties, les détails des différents éléments.
Ils sont indispensables et cette analyse conduira à établir la bonne circulation
dans le projet.

III.5. LES TECHNIQUES DE CONSTRUCTION ET SOLUTIONS


DISPONIBLES

Du matériau au bâtiment : toutes les phases de la construction doivent être


maîtrisé c'est ainsi que les cours spécifiques de structure, stabilité, calcul de
structure sont absolument indispensables dans la formation du candidat
architecte notamment.
L'étude des structures, des spécifications et réglementations techniques, les
différents types de construction (maçonnerie, béton, bois, acier, mixte...), le
gros et le second œuvre, les équipements techniques (isolation, menuiserie,
plomberie, chauffage, revêtements et finitions...), l'entretien et la restauration
des bâtiments sont autant de projets possibles pour un architecte.

Le travail graphique
Le travail graphique est le moyen (et non pas une finalité) d’exprimer de la
façon la plus précise et la plus complète l’œuvre telle qu’elle a été composée
par l’auteur.

Tempéraments d’architectes
L’architecte est à la fois
- Géomètre quand il dessine le plan,
- Technicien quand il combine la structure, les matériaux.
- Peintre par la distribution des effets,
- Sculpteur par le traitement des masses …..
Il l’est tour à tour plus ou moins selon les exigences de son esprit et selon l’état
du style, suivant son tempérament, suivant l’équilibre différent dans ses
facultés de la raison et de l’imagination, chaque architecte excellera plus ou
moins à tel ou tel point de vue et étudiera différemment les problèmes qui lui
seront soumis. Celuici fera appel à son intelligence, celui-là a sa sensibilité.
L’un ou l’autre ne résoudra pas les mêmes conflits entre les différentes «
convergences ». Car en architecture, il y a une logique du plan, une logique
de la construction, une logique des effets, et bien d’autres encore.

Il suffit de comparer les projets présentés à un concours public d’architecture


pour constater à quel point un même programme est susceptible de recevoir
plusieurs interprétations valables absolument différentes.

Travail de composition

Quel que soit le tempérament de l’architecte, il doit nécessairement se livrer


en premier lieu à un travail d’analyse en examinant minutieusement le
programme qui lui est soumis. C’est seulement après s’en être imprégné et en
avoir fait ressortir les exigences prioritaires et les caractéristiques dominantes
qu’il se fixera une ligne de conduite dans la composition, que l’on nomme: parti
architectural

III.6. LE PARTI ARCHITECTURAL


C’est l’idée maîtresse qui guide l’architecte, durant l’étude de son projet, à
l’aboutissement d’une bonne composition.
C’est le choix de la solution proposée dans une étude architecturale pour
répondre au besoin posé.
Le travail de conception consiste justement à trouver le parti architectural
adéquat pour un projet.
Le parti architectural découle des analyses du programme et des contraintes
et objectifs visés dans le projet. Ces analyses doivent précéder l’élaboration
du projet. Le projet exprimera, directement ou non, la volonté, le raisonnement
et la sensibilité de l’auteur.
- Une fin de perspective
- Marquer une entrée
- Une inspiration spécifique

Pour chaque projet, le parti architectural diffère selon les orientations, le


programme, la configuration du terrain et même la volonté du maître d’œuvre.
Les choix exprimés concernent à la fois l’implantation des constructions sur la
parcelle, la composition générale du plan, la forme et l’aspect des volumes
bâtis ainsi que l’organisation interne des bâtiments.
Selon le parti architectural adopté, d’une manière générale, la situation des
accès, comme la disposition des voies de circulation et des parkings prévus
dans le projet doivent privilégier l’accueil, la réception.
Dans le cas de bâtiments industriels, le parti architectural distingue
généralement deux types d’espace : ceux réservés à la production proprement
dite tels les labos de recherche et de production, les espaces de stockage et
divers dispositifs techniques. Tous ces services peuvent être regroupés sous
un même toit ou dans des bâtiments séparés.
Les espaces de bureaux, administration, gestion-financière sont très souvent
regroupés dans le bâtiment principal et caractérisé, en façade par de larges
baies : ils accueillent le visiteur.
Tandis que les entrepôts et locaux techniques sont soit enterrés, soit dans des
volumes distincts, situés le plus souvent en arrière-plan dans la propriété.

Dans le cas d’immeubles de bureaux, le Parti architectural est déterminé


par une volonté de regroupement de tous les services dans un immeuble
unique, élevé sur 2 ou 3 niveaux.

Concernant l’architecture destinée à l’enseignement et à la recherche,


les propositions peuvent être très variables suivant les éléments du
programme qui peuvent être parfois très complexe avec des salles de cours
ou auditoires, des salles de réunions, des bibliothèques et autres services.
Tout en respectant les normes spécifiques des constructions scolaires qui
stipulent impérativement une cour spacieuse de récréation comme espace
de rassemblement, d’échanges. Ici, l’orientation des bâtiments et des
espaces d’études intérieures doit impérieusement respecter l’orientation qui
favorise l’exposition à la source de lumière naturelle de préférence. En effet,
il faut éviter que les élèves soient perturbés par la mauvaise visibilité et cela
est essentiel dans une salle de classe ou autre.
Dans les bâtiments de services comme les restaurants, le choix du parti
architectural est déterminé par une volonté exprimée d’ouvrir largement les
salles sur le panorama, de créer des espaces de détente, de confort visuel
avec vue sur un beau panorama, qui profite pleinement de l’environnement,
du paysage. Ces panoramas peuvent être naturels ou crées par le
concepteur qui aménagerait des jardins intérieurs, lacs artificiels, des
fontaines ou autre.
III.6.1. exemple d’étude analytique à faire lors d’une
étude de tout projet : les fonctions dans un logis
Devant un nouveau projet il faut prendre le temps, après avoir récolté toutes
les données relatives au programme et autres informations, de prendre la
peine de faire une étude analytique des différentes fonctions qui doivent être
reprises dans le projet. Voici en illustration l’étude analytique d’une maison
d’habitation ou logis.
Fonction alimentation

a) besoin de nourriture
Parmi tous les actes, les plus importants sont ceux qui correspondent au
besoin primordial de nourriture. C’est à l’intérieur du logement qu’un grand
nombre d’êtres humains préparent et consomment leurs repas et la salle à
manger et la cuisine sont toujours deux éléments importants de la maison
Les deux coexistent souvent encore. Dans des logis de dimensions
restreintes, où l’espace est mesuré, si la préparation a toujours lieu dans la
cuisine, la consommation se fait dans une pièce commune à différents
usages. Enfin, dans certains intérieurs, les repas sont consommés dans la
cuisine même.
Ces variétés dans la fonction alimentation ont cependant la plupart du temps
un trait commun : c’est leur organisation irrationnelle. La liaison entre la
préparation et la consommation notamment est rarement assurée de façon
logique. L’équipement est le plus souvent inapte à sa fonction et ses
dimensions correspondent rarement aux gestes et aux mensurations de la
préparatrice des repas.
Enfin, dans le logis, la cuisine est trop fréquemment un lieu étriqué, obscur et
non cet élément dont le séjour devrait être rendu agréable à la ménagère, en
raison du temps parfois très considérable qu’elle y passe.
Préparation des repas : la cuisine
L’architecture contemporaine tend à faire de la cuisine une sorte de machine
bien étudiée, laboratoire où évolue la ménagère, conçu pour que les gestes
de cette dernière non seulement ne soient pas entravés mais au contraire
facilités. Ce qui n’exclut pas une ambiance agréable.
Aération
L’idéal est une aération naturelle, mais si nécessaire on peut avoir recours à
une ventilation artificielle ou mécanique. L’avantage d’une ventilation
artificielle c’est qu’elle permet l’évacuation des buées et la ventilation des
meubles de cuisine.
Eclairage
L’éclairage naturel est préférable, mais souvent insuffisant et moins bien
réparti qu’un éclairage artificiel. Il doit être complété utilement par l’éclairage
artificiel qui doit être de préférence diffus pour éviter les ombres.
Equipement
On tend beaucoup à équiper la cuisine moderne de casiers ou rangements
fermés où le matériel est à l’abri de la poussière et facilement accessible.
Les dimensions de l’équipement sont déterminées par le matériel à ranger et
les différentes opérations nécessitées par la cuisine. Des études ont été
faites à ce sujet et appliquées par les constructeurs.
La question a été débattue de savoir si la ménagère doit faire sa cuisine
assise ou débout. Il semble qu’une hauteur de 90 cm pour les tablettes de
préparation des légumes, évier, etc… permet à la fois de travailler debout ou
assis selon le cas, sur un tabouret élevé.

Superficie
Il semble que 5 à 6 m2 soient suffisants pour une cuisine où l’équipement est
bien conçu. Une petite cuisine a l’avantage de ne pas disperser les
mouvements et par là de procurer moins de fatigue à la ménagère.
b) Consommation des repas : salle à manger

La liaison entre la cuisine et l’endroit où l’on consomme ses repas est de


première importante dans les logements modestes où la ménagère doit
assurer le service en même temps qu’elle se nourrit elle-même.
Une des solutions les plus fréquemment utilisées est celle du passe-plats,
ouverture dans le mur séparant les deux pièces et qui peut être plus ou
moins rapprochée des passe-plats jusqu’à permettre pour les plats un
passage direct de la cuisine à la table même. Il existe aussi nombre de
logements où l’endroit qui sert aux repas n’est séparé de la cuisine que par
des casiers ou meubles s’ouvrant des deux côtés. Par ailleurs, dans
beaucoup de logements modernes, l’emplacement où l’on prend les repas
fait partie de la salle de séjour. Là encore, cet emplacement peut être plus ou
moins indépendant.
Ventilation
Une bonne évacuation des odeurs est souhaitable et la meilleure solution
consiste en une ventilation artificielle aspirante qui vient compléter une
ventilation naturelle.
Equipement
Comme pour la cuisine, l’équipement est déterminé par les ustensiles. Une
bonne organisation doit permettre d’attendre certains de ces ustensiles aussi
facilement de la salle à manger que de la cuisine. Un système de casiers ou
meubles installés entre les deux endroits peut permettre de se servir et
prendre les assiettes ou autres ustensiles des deux côtés.

Eclairage
Il est désirable que l’endroit où l’on prend les repas soit largement ouvert à la
lumière du jour.

Fonction hygiène
Un aspect de l’hygiène, généralement négligé dans nos habitations, est celui
de l’habillage, du déshabillage et du rangement des vêtements, du linge de
jour et de nuit. Ces opérations exigent pourtant des conditions d’hygiènes et
de commodité différentes de celles qui conviennent au sommeil et même de
celles qui concernent la toilette bien qu’elles s’en rapprochent. Dans certains
pays étrangers ou utilise de plus en plus ce qu’on appelle un déshabilloir ou
un dressing.

L’éclairage peut être uniquement artificiel si cela facilite la construction. Le


renouvellement d’air, doit être facilité par une ventilation ou une climatisation
artificielle. L’un ou l’autre de ces deux procédés doit permettre l’aération du
linge dans les casiers.
L’équipement sera constitué par de meubles de rangement et penderies ou
garde-robe dont les dimensions seront déterminées par le volume du linge et
des vêtements.

Toilette
De plus en plus, rares sont les habitations ou immeubles construits sans
salle de bains.
Aujourd’hui, on préconise davantage l’emploi de la douche ou salle d’eau,
moins encombrante, d’usage plus rapide et plus fréquent. Les salles de bains
sont réservées de plus en plus pour les moments de relaxation et détente.
Dans les pays avancés, on conçoit des blocs sanitaires pour être fabriqués
en série par l’industrie, ce qui rend leur emploi possible dans les logements
les plus modestes, étant préfabriqué, cela diminue leur prix de revient.
Dans une salle de bains ou salle d’eau, le renouvellement d’air doit être
fréquent et complet, pour éviter un excès d’humidité. L’idéal serait de pouvoir
régler le degré hygrométrique et cela est possible en orientant ces pièces
vers l’est ou l’ouest ou l’exposition au soleil permettra un assèchement
rapide des pièces. Si ce n’est pas possible il faudrait une ventilation ou une
climatisation artificielle.
De toute façon, il faut ménager à chaque individu la possibilité d’un usage
fréquent de la douche. Pour une grande famille, une seule installation est
insuffisante. Le rangement des objets de toilette doit être réalisé dans une
atmosphère sèche, on peut envisager des casiers à portes étanches
construits avec le bloc toilette.
Fonction sommeil et repos
Il n’est pas nécessaire de souligner l’importance de la fonction qui répond à
la nécessité pour l’être humain d’un sommeil et d’un repos vraiment
réparateurs. Dans l’habitation cette fonction est une des plus importantes. On
ne lui apportera jamais trop d’attention.

Si dans le logement du célibataire, elle n’exige pas un élément isolé, il n’en


est pas de même dans une famille. L’idéal serait que chaque individu puisse
être placé pendant son sommeil dans les conditions d’aération, de
ventilation, d’éclairage, etc…, qui lui conviennent personnellement.

Orientation
L’orientation la plus préconisée est l’orientation nord-sud. Evitant ainsi
l’ensoleillement des pièces qui rendrait l’atmosphère suffocante dans la
chambre. L’orientation convenable du lit par rapport à la source de lumière
est facilement déterminée. Il est préférable qu’elle soit reçue de dos ou de
côté, en effet le soleil en face serait très gênant au réveil.
Silence
Une isolation adéquate doit permettre à chaque habitant un silence propice à
un sommeil calme et ininterrompu.
Equipement
Quand il existe un déshabilloir ou dressing, la chambre est plus réduite
puisque la garde-robe n’en fait plus partie. Superficie
Environ 10 m2 par chambre d’une personne et 10 à 15 m2 par chambre de
deux personnes.
Fonction travail
Il est question ici du travail intellectuel ou manuel qu’on fait chez soi, non
seulement dans un but professionnel mais encore pour occuper des loisirs,
et qu’une mauvaise organisation du logement ne permet pas ou du moins
rend difficile. Il serait souhaitable qu’un emplacement soit réservé à chaque
individu avec la possibilité de l’isoler. L’équipement de cet emplacement
varie avec l’occupation choisie, mais on arrive pour tous les cas, et
approximativement, à la superficie de 6 à 8 m2 par personne.
Fonction réunion
Le logis doit non seulement satisfaire au besoin de réunion familiale ou de
réunion entre amis mais il doit encore favoriser ce besoin par son
aménagement. Le livingroom ou salle commune tend à remplacer de plus en
plus le salon d’autrefois. Conversation, lecture en commun, auditions de
radio, télévision, etc… demi-repas, goûters, thés, etc… Jeux de société,
lecture individuelle, réunion silencieuse, tout cela doit y trouver sa place et
son cadre propice.
Aussi peut-elle se faire autour d’un centre d’intérêt, dans une ambiance
d’intimité donnée par certaines dispositions de l’architecture et de
l’équipement. Elle doit de plus avoir lieu dans une ambiance de liberté,
grande hauteur sous-plafond. Là, une circulation facile, une vaste ouverture
permettant un contact le plus direct possible avec l’air extérieur, le soleil, les
arbres, le paysage, devront être réalisées.
L’équipement de cette partie du logement destinée à la réunion est très
variable, lui aussi, selon les goûts et les tendances des habitants. De ce fait,
ses dimensions sont aussi variables.
Fonction éducation
Le rôle du logis dans l’éducation des enfants est très grand. Pour que la
personnalité d’un enfant puisse de développer d’une façon normale, il faut
qu’il puisse à la fois sentir la protection familiale et jouir d’une liberté relative.
Un logis bien organisé, permettant à la mère de famille une surveillance
facile mais discrète t procurent à chaque enfant sont petit espace bien
déterminé, peut faire plus pour bonne santé morale et physique que
beaucoup de principes uniquement théoriques. C’est pourquoi il y aurait
grand intérêt à doter les logis les plus modestes de petites chambres
individuelles pour les enfants.
A noter que les fonctions travail, sommeil, hygiène et recréation individuelle
doivent s’y trouver groupées. Ces chambres pourraient être isolées ou
réunies grâce à des panneaux mobiles et dans le deuxième cas, constituer
ainsi un espace pour les jeux, distinct de la salle commune.
D’une façon générale, il y a toujours intérêt à aménager dans un logis une
salle de jeux indépendante pour les enfants. Elle permet à ceux-ci de jouer
dans contrainte et laisse aux parents une tranquillité appréciable dans la vie
commune.
Outre un lit, l’équipement de chaque chambre comprendrait un déshabilloir et
une douche-lavabo ainsi que des casiers nécessaires au rangement des
affaires personnelles de chaque enfant ; enfin, une table et un siège.
Tout ce que nous avons dit précédemment au sujet de l’aération et de la
lumière, doit être également réalisé dans les chambres d’enfants.
La superficie d’une petite chambre individuelle serait de 10 à 15 m2 environ.
Fonction entretien
Cette fonction du logis, une des plus importantes pour permettre l’aisance et
la commodité dans les actes ménagères est pourtant trop souvent négligée.
A tel point que dans certains immeubles récents, aucune place n’est prévue
même pour l’incommode « cabinet de débarras » des maisons plus
anciennes.
Placarde pour ranger balais, aspirateurs, casiers pour le linge de maison,
place pour valises, etc… D’autre part équipement pour certains travaux
ménagers : planche à repasser, matériel à cirer les chaussures… Cet « utility
room » peut être prévu dans un logis bien organisé.
Eclairage
Peut-être artificiel. Eclairage intérieur de certains casiers.
Aération
Ventilation ou climatisation artificielle permettant d’envisager l’aération de
casiers. L’ouverture sur l’extérieur n’est pas nécessaire. Communication
aisée avec la cuisine : certains casiers peuvent être installés entre les deux
pièces pour permettre la préhension des objets utilisés pour la cuisine et
pour l’entretien.
Fonction circulation
Si l’architecture organise un lieu pour chacune de nos activités, encore faut-il
pouvoir aller de l’un à l’autre. Circuler est une de nos activités essentielles à
laquelle l’architecture doit répondre par une organisation correspondante. Et
« circuler » est une des fonctions essentielles de l’architecture.
Puisqu’il ne s’agit ici que des activités de l’individu et de la famille, nous
n’envisagerons que la circulation individuelle des membres de la famille,
laissant à un autre chapitre le soin de traiter les problèmes complexes de la
circulation envisagée du point de vue de groupes sociaux, c'est-à-dire, la
circulation collective, les rues, les routes etc…
La circulation individuelle pourrait elle-même faire l’objet d’une vaste étude.
Interpénétration des fonctions
Nous venons en réalité d’essayer d’analyser dans quels buts doit être
organisé l’abri de l’individu et de la famille, c'est-à-dire le logis.
Nous avons étudié chaque fonction de ce logis et nous avons essayé pour
chacune d’elles de trouver les dispositions fondamentales les meilleures. Il
s’agit maintenant de grouper tous ces résultats particuliers de façon à en
faire un tout, le logis pris dans son unité.
On pourrait être tenté de croire, à première vue, qu’il suffira pour cela de
juxtaposer ces éléments distincts. Pourtant, il n’en est rien. C’est qu’il faut
réaliser non pas la juxtaposition, mais bien l’interpénétration de certaines
fonctions du logis.

III.7. LE PARTI CONSTRUCTIF


C’est le choix technique, concernant les matériaux de construction adoptés,
les techniques de construction et de mise en œuvre des matériaux. Il
concerne aussi le choix du système porteur.
Les techniques spéciales relatives aux nouveaux matériaux de construction
et de finition.
III.8. RESUME D’ELABORATIONS DU PLAN

- Concevoir
- réaliser ou matérialiser
- régler les dépenses ou gérer la bâtisse
Ce sont les 3 phrases essentielles et successives de la mission de
l’Architecte.
Rappel : L’architecture n’est pas seulement un métier.
C’est un art de création où l’œuvre est le fruit d’une imagination intuitive
avant d’être raisonnée

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