Protocole Médicale
Protocole Médicale
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AVANT PROPOS
Le travail dans un service des urgences revêt des exigences particulières. Il faut allier “rapidité
décisionnelle” et “efficacité” tout en gérant le flux des patients qui réclament tous la priorité des soins.
L’improvisation n’y a pas de place et chaque hésitation dans la prise de décision pourrait exposer à des
dénouements tragiques. Confronté à l’urgence, le personnel de ce service est également celui qui est le plus
exposé aux éventuelles poursuites judiciaires. Ainsi, adopter des protocoles thérapeutiques devenait pour nous
une évidence. En effet, en plus d’uniformiser et de faciliter la prise en charge des patients, ces protocoles
permettent d’harmoniser l’interaction entre les personnels de santé, de réduire le temps d’attente des patients et
d’accélérer leur transfert vers les services spécialisés appropriés. Ils pourraient constituer également une
protection entre les mains du personnel de santé en cas de litige juridique.
Après plusieurs mois d’élaboration, de multiples prises d’avis, nous sommes fiers d’éditer, au titre de
l’AMUM, ce recueil de protocoles de prises en charge. Ils ont été élaborés en tenant compte du contexte de notre
pays. C’est le fruit du travail acharné de médecins, d’internes et de personnels paramédicaux, avec le concours
des laboratoires et des organismes partenaires. D’autres protocoles et des améliorations viendront s’y greffer, au
gré de l’évolution de la médecine et de nos plateaux techniques. En attendant, nous espérons que ce recueil
constituera un outil de travail de plus pour l’amélioration de la prise en charge des patients dans nos services
d’urgence.
Professeur RAVELOSON Nasolotsiry : Le responsable de la filière Médecine d’ Urgence et Vice Doyen chargé
de la Recherche à la Faculté de Médecine.
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REMERCIEMENTS
Ceci est une oeuvre collective , elle n’a pu être réalisée sans la participation de tout le presonnel médical et
paramédical des services des urgences de l’ HJRA Ampefiloha et de l’ HJRB Befelatanana à qui nous adressons
nos sincères remerciements .
Protocoles médico-chirurgicales
A l’équipe de rédaction :
A l’équipe de rédaction
Aux équipes du SAMU de la Reunion et du CHU de la Reunion pour leur soutien et leur confiance .
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PROTOCOLES MEDICAUX
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PROTOCOLE 01. HYPOGLYCEMIE
I) DEFINITON
Glycémie < 3mmol/L ; des symptômes sont fréquents en deçà de cette valeur
A Savoir :
Le glucose circulant est le nutriment essentiel du SNC
Le stock hépatique de glycogène est limité : autonomie < 10 minutes
Il existe des hormones de stress hyperglycémiants : catécholamines,
cortisol, glucagon
Signes/critères de gravités :
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III) PRISE EN CHARGE
Traitement symptomatique :
De l’hypoglycémie
Si absence de signe de gravité, resucrage per os par
G30% (1 ml/kg)
Puis G10% ou G5% en perfusion continue de façon à obtenir une
glycémie comprise entre 1 et 1,5 g/l
GLUCAGON1mg par voie sous cutanée ou IM chez le diabétique en
l‘absence de voie veineuse disponible
Evaluation paraclinique :
IV) SURVEILLANCE
Clinique et dextro
ECG et kaliémie si 1er bilan perturbé
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PROTOCOLE 02. ACIDO CETOSE DIABETIQUE
I) DEFINITON
Complication d’un diabète insulinodépendant due à une agression de
l’organisme avec :
Hyperglycémie : souvent 15 - 25 mmol /l ou plus en cas d’hypovolémie
sévère
Cétonurie : couleur violette aux bandelettes urinaires ++++
II) DIAGNOSTIC POSITIF
Contexte :
Sujet diabétique avec :
Non observance ou une erreur de traitement
Infection (urinaire, pulmonaire, virale...)
Infarctus du myocarde
Grossesse, stress, traumatisme…
Clinique :
Signes de gravités :
pH < 7
Kaliémie < 4 mmol/l
Défaillance cardio-vasculaire
Importance de la perte de poids
Respiration paradoxalement normale
Troubles de la conscience
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III) PRISE EN CHARGE THERAPEUTIQUE
Mesures générales :
Abord veineux suffisant : VVP bon calibre ou VVC si choc
Pose SNG et SV au besoin (non systématique)
Bilan initial et surveillance : mesure TA, FC, FR, T°, glycémie au doigt,
bandelette urinaire, ionogramme sanguin, NFS, créatininémie.
Recherche de foyer infectieux
ECG
LVAS et ventilation efficace +/- IOT si besoin
Réhydratation et équilibre électrolytique
Si collapsus : SSI ou HEA 500 à 1000ml
1ère heure : 1000ml SSI 0,9%
2ème à la 8ème heure : 500ml SSI toutes les 2 heures
9ème à la 24ème heure : 500ml SSI toutes les 3 à 4 heures
Dès que la glycémie devient <2,50g/l :
Relai du SSI par du G5% (ou bien G10% si glycémie < 1,50g/l)
supplémenté en NaCl 3g/500ml et KCl 1g/500ml + donner de l’eau
per os ou par la SNG.
Insulinothérapie :
Doit débuter rapidementet doit être continue.
Utiliser de l’insuline d’action rapide en IV :
ACTRAPID en IVSE (ou à défaut en bolus) Posologie :
IVSE 0,1 à 0,2 U/kg/h (soit 8 à 15 U/heure)
Bolus 5 à 10 U toutes les heures
Dès que la glycémie se situe entre 1,50 et 2,50g/l ET lacétonurie
négative :
Relai de l’insuline IVpar insuline sous-cutanée, administrée 1
heure avant ; dose en fonction du besoin en insuline/24heures.
HPBM à dose préventive (Lovenox 0 ,4UI ou Calciparineen sous cutané si
IR)
raitement du facteur déclenchant.
IV) SURVEILLANCE
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PROTOCOLE 04. HYPOKALIEMIE
I) DEFINITON
Kaliémie < 3.4 mmol/l
La mesure du potassium intra-cellulaire, non disponible, serait souvent
cliniquement plus pertinente
II) DIAGNOSTIC POSITIF
Contexte :
ATCD de diabète insulino dépendant, d’insuffisance cardiaque, de pathologie
rénale ou surrénalienne
Traitement diurétique, corticoïde, laxatif, bronchodilatateur (théophylline, 2-
agoniste y compris en aérosols), ingestion de réglisse en grande quantité,
intoxication aiguë (antidépresseur tricyclique, chloroquine, lithium en particulier)
Ethylisme chronique, jeûne, anorexie
Diarrhées, vomissements, polyurie
Histoire familiale de paralysie sévère avec hypokaliémie, après épisode
d’immobilisation, d’effort intense, de repas riche en glucides ou en sel
Clinique :
Conséquences principalement sur l’électrophysiologie myocardique surtout si la
variation de la kaliémie est rapide.
Constipation, ballonnement abdominal voire tableau pseudo-occlusif,
rétention aiguë d’urines
Crampes musculaires, tétanie vraie, asthénie
ROT diminués ou abolis, paralysie flasque proximale
Exceptionnellement dysphonie, trouble de la déglutition, tétraplégie flasque
avec insuffisance respiratoire aiguë
ECG :
Les signes précèdent les signes cliniques et reflètent le déficit cellulaire en potassium
Trouble de la repolarisation :
Onde U > 1mm en précordial
Aplatissement puis négativation de T
Sous décalage de ST
QT variable
TDR : tachycardie sinusale, tachycardie atriale, FA, ventriculaires (ESV, TV,
torsade de pointe, FV)
Signes de gravités :
Asthénie, troubles musculaires, troubles du rythme cardiaque
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III)DIAGNOSTIC ETIOLOGIQUE
Pertes rénales :
Médicaments (diurétique, corticoïde, amphotéricine B)
Syndrome de Cushing
Syndrome de levée d’obstacle
Hyperaldostéronisme par :
Intoxication par réglisse
Syndrome de Conn
Insuffisance cardiaque
Cirrhose, syndrome néphrotique :
Diurèse osmotique des comas diabétiques
Alcalose
Pertes digestives :
Diarrhées, vomissements
Aspiration digestive
Fistule digestive
Transfert intracellulaire :
Hyperglycémie
Insuline
Intoxication par chloroquine
Traitement ou intoxication par béta2-mimétique ou théophylline
Alcalose métabolique
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Vidange vésicale au besoin (laisser la sonde en place quelques heures)
Sel de potassium per os (peut suffire dans beaucoup de situations
d’installation chronique avec ECG peu modifié)
Si nécessaire, VVP de bon calibre, perfusion de SSI/RL + KCL (3g/l
maximum), débit à adapter à la gravité du tableau clinique plus qu’au
chiffre de kaliémie (jamais > 1,5g KCl/h) ; préférer KCl au gluconate de
potassium car souvent hypochlorémie associée
Si TDR : KCL 10% : 1 à 1,5g en 1h à la SAP, associé à SO4Mg 15% : 3g
en 15’et à recharge potassique orale ; traitement spécifique éventuel
du TDR, digoxine formellement exclue
Si pertes rénales non maitrisées : aldactone per os ou soludactone IVL
: 200 mg
NB :
o bannir temporairement les perfusions glucidiques (sauf
hypoglycémie), mais attention à la surcharge hydrosodée
induite par les perfusions
o un déficit s’étant installé de façon chronique doit être corrigé
lentement (sur 3 à 5 jours parfois)
o respecter l’hypokaliémie dans les intoxications par stabilisants
de membrane (chloroquine, antidépresseurs tricycliques en
particulier) : signe de gravité mais protecteur des troubles du
rythme cardiaque
V) SURVEILLANCE
Clinique, de façon continue
ECG /h dans les formes graves (TDR), les 1ères heures, puis / 8 à 12h pour le
suivi des troubles de repolarisation
Kaliémie, rythme adapté à la gravité et aux possibilités locales ; le but est
également d’éviter l’apparition d’une hyperkaliémie
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PROTOCOLE 05. HYPERKALIEMIE
I) DEFINITON
K+> 5mmol/L
II) DIAGNOSTIC POSITIF
Contexte :
Insuffisance rénale
Acidose (diabète, sepsis, éthylisme sévère)
Traitement usuel par diurétique épargneur de K+, chimiothérapie…
Brûlé, traumatisé
Intoxication digitalique
Insuffisance surrénale
Clinique : tardive / ECG, avec risque de choc cardiogénique révélateur
Paresthésie de la langue, des lèvres, ou du pourtour de la bouche
Dysesthésie, brûlures au niveau de la plante des pieds
Atteinte des paires crâniennes
Paralysie flasque, abolition des ROT
Coma
Bradycardie, hypotension, état de choc
ECG : Anomalies non systématisées :
Signes précoces
T amples, pointues, étroite et symétriques
ST sous-décalé
QT parfois raccourci
PR allongé
Amplitude de P diminuée
Signes tardifs :
QRS élargi, bloc intra auriculaire puis adynamie auriculaire, BAV
Signes pré mortem :
Complexes idio-ventriculaires lents et très larges de type ondes
biphasiques, TV avec risque de FV, ou dissociation électromécanique
Signes de gravités :
Elargissement des QRS à l’ECG, cause non curable, moyens
thérapeutiques sophistiqués non disponibles
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Diagnostique étiologique :
Défaut d’élimination :
Insuffisance rénale oligo-anurique aiguë ou chronique
Insuffisance surrénale aiguë
Antikaliurétique
Surcharge :
Par apport entéral ou parentéral (le plus souvent sur fond
d’insuffisance rénale)
Hyperkaliémie de transfert :
Acidose métabolique ou respiratoire
Intoxication digitalique
Brûlures étendues
Rhabdomyolyse
III) PRISE EN CHARGE THERAPEUTIQUE
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PROTOCOLE 06. SYNDROME CORONARIEN AIGU
I) DEFINITON
Obstruction coronaire aiguë par instabilité de plaque vasculaire, avec
souffrance et risque d’infarctus myocardique
Orientation en USIC
V) SURVEILLANCE
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PROTOCOLE 07. CHOC CARDIOGENIQUE
I) DEFINITON
Insuffisance circulatoire liée à une baisse de l’inotropisme cardiaque
II) DIAGNOSTIQUE POSITIF
Contexte :
Cliniques :
Signe de gravité :
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Si signes d’IVG prédominant :
Si TDR :
CORDARONE Cp dose d’attaque 1200mg puis 200mg /j
Si Tamponnade :
Ponction péricardique
Si IDM :
Voir SCA
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PROTOCOLE 08. CRISE AIGUE HYPERTENSIVE
I) DEFINITON
Elévation brutale et symptomatique de la pression artérielle (PA
habituellement > 210/120 mmHg) avec risque de complications viscérales
(cœur, cerveau, rein, rétine
On peut distinguer :
o Poussée hypertensive ou HTA accélérée : élévation sévère de la PA avec
possibilité de symptomatologie fonctionnelle, sans retentissement viscéral
o HTA maligne : existence d’un retentissement viscéral
II) DIAGNOSTIC POSITIF
Contexte :
HTA connue, ancienneté, sévérité, existence de complications
HTA non connue, révélée par une complication
AVC, IDM, OAP, insuffisance rénale
Grossesse
Hyperthyroïdie
Phéochromocytome
Dissection ou coarctation aortique
Crise aiguë d’angoisse
Facteur déclenchant : écart de régime ou de traitement, éthylisme, prise
d’AINS, de corticoïde ou de contraceptif oral, intoxication (cocaïne, ecstasy,
vasoconstricteur)
Clinique :
Signes neurosensoriels (vertiges, acouphènes, céphalées)
Epistaxis
Encéphalopathie hypertensive
o Altérations neurologiques prépondérantes (céphalée, confusion, somnolence,
nausées, vomissements, troubles de la vision, déficits focaux, convulsions,
coma)
o Avec altération au FO
o A différencier d’un AVC
Insuffisance cardiaque gauche
o Œdème pulmonaire
Modifications de la diurèse
o Possible polyurie initiale
o Puis oligurie
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III) Signes/critères de gravités :
HTA maligne avec rétinopathie hypertensive stade III ou IV (œdème papillaire,
hémorragie en flammèches, exsudats cotonneux)
Syndrome hémolytique et urémique
Cause sous-jacente
IV) PRISE EN CHARGE
But du traitement :
V) SURVEILLANCE
Paramètres cliniques : TA ; FC ; pouls ; FR ; SpO2 ; diurèse ; T° ; conscience
Perturbations biologiques à la demande
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PROTOCOLE 09. ACCIDENT VASCULAIRE CEREBRAL
I- DEFINITION
AIT : dysfonctionnement oculaire ou neurologique survenant brutalement et de
durée brève (moins de 1h)
AVC : déficit oculaire ou neurologique de survenue brutale persistant au-delà de 1h
On distingue : AVC d’origine ischémique
AVC d’origine hémorragique
II) DIAGNOSTIC POSITIF
1. Contexte
Existence de FDR vasculaire, ATCD d’AVC avec ou sans séquelles neurologiques
Traitement habituel : antihypertenseur, anticoagulant, anti-arythmique…)
ATCD d’hypoglycémies sévères chez un diabétique traité
Circonstance d’apparition : stress, repos (cas particulier et fréquent de l’AVC
au réveil) ou effort
2. Clinique :
a. association de signes déficitaires
visuels
hémi corporels (moteur et/ou sensitif) en cas d’atteinte hémisphérique
du langage : dysarthrie, aphasie
du tronc cérébral (déficit bilatéral, des paires crâniennes, trouble de la
déglutition, trouble du rythme cardiaque, détresse respiratoire aiguë,
signes neuro-végétatifs)
cérébelleux
b. parfois, dans les formes les plus graves, à des signes d’HIC
céphalée intense
nausées et vomissements
trouble de la conscience
c. parfois à des convulsions, sans lien avec l’étendue de l’AVC ou avec une
HIC
3. TDM :
a. Confirme immédiatement un AVC hémorragique
b. Met en évidence un AVC ischémique de façon retardée (12 à 24h),
avec une mauvaise visualisation de la fosse postérieure (tronc
cérébral, cervelet)
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III) PRISE EN CHARGE
Evaluation
o Clinique et paramètres vitaux
o ECG
Recherche un trouble du rythme (FA essentiellement), des modifications évoquant
des remaniements morphologiques (hypertrophie-surcharge ventriculaire gauche si
HTA, hypertrophie auriculaire avec risque de FA)
o Biologie
Recherche :
o une hypoglycémie en priorité, responsable du déficit neurologique chez un sujet âgé
et « vasculaire »
o une hyperglycémie chez un patient diabétique ou marquant une réaction
adrénergique
o une insuffisance rénale, fréquente
o un trouble de l’hémostase (TP ou INR en particulier si traitement anticoagulant)
o une polyglobulie ou une hyperplaquettose (NFS)
o un trouble de l’hydratation
o Imagerie
Repose sur la TDM, quand celle-ci est disponible :
o Peut mettre en évidence un diagnostic différentiel : hématome sous-dural
chronique, tumeur cérébrale primaire ou secondaire, unique ou multiple
o Montre fréquemment des lésions anciennes en lien avec les facteurs de risque
(atrophie cortico-sous-corticale, leucoaraïose) ou des séquelles d’AVC antérieurs
o Doit être réalisée rapidement essentiellement lorsqu’existe une fibrillation
auriculaire (guidera l’anti coagulation)
Traitement
Doit permettre en priorité de corriger et de prévenir les agressions cérébrales
secondaires d’origine systémiques (ACSOS)
Il est symptomatique dans un 1er temps avec prise en charge :
D’une hypoglycémie, de façon immédiate, avant la réalisation de tout autre
examen complémentaire
D’un trouble de conscience :
réflexion éthique si intubation indiquée
Anti-œdémateux si signe d’engagement : Mannitol 20% 50cc/6h
De convulsions
D’une insuffisance respiratoire aiguë
D’un trouble du rythme :
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Cas de la FA : anti coagulation éventuelle, en lien avec un neurologue, exclusivement
après réalisation d’une TDM ; ralentissement par bétabloquant ou digoxine, pas de
réduction par amiodarone sauf certitude que l’installation est < 48 heures
D’une déshydratation ou d’une hypotension artérielle
Traitement plus spécifique :
Installation du patient : buste surélevé à 30-45°et DLS sauf instabilité hémodynamique
Pose de VVP pour adapter l’hydratation et la natrémie (corriger hyponatrémie
rapidement, tolérer discrète hypernatrémie < 150 mmol/l) : SSI 1l/j en complément
d’une hydratation orale si la déglutition n’est pas perturbée
Prévention des complications de décubitus
Escarres ; Phlébite de membre inférieur
o Moyens mécaniques et de nursing toujours
o TDM précoce : prévention par HBPM immédiate en l’absence d’hémorragie
o Pas de TDM précoce ou AVC hémorragique : débuter HBPM à H24
Prise en charge de l’HTA
TDM précoce réalisable
o Origine ischémique retenue : respecter l’HTA pour maintenir une pression de
perfusion cérébrale efficace sauf si PAS > 220mmhg ou PAD>120mmHg ou
IVG, IDM, dissection aortique
o Origine hémorragique : descendre la TA à 140/90 dans les 4 heures
TDM précoce non réalisable : avis neurologique
o Origine ischémique supposée : maintenir TA à 180/110 mmHg environ
o Origine hémorragique supposée : maintenir TA à 160/100 mmHg environ
Prise en charge de l’hyperglycémie
Insuline ordinaire si glycémie>10mmol/l avec surveillance glycémique /4h
Prise en charge de la douleur
Prévention des infections
Lutte contre l’encombrement bronchique
Vidange vésicale, limiter au maximum la durée d’un sondage à demeure
Limiter le nombre et la longévité des voies veineuses
Traitement antiagrégant
TDM précoce : AAS 250 à 330 mg à J1 puis 75 à 100 mg/j (clopidogrel
75mg /j si allergie) si origine ischémique retenue
Pas de TDM réalisable : pas de traitement avant avis neurologique
IV) Surveillance
Clinique : toujours (évolution du déficit, complications)
Paramètres physiologiques : TA, FC, SpO2, temp, diurèse
Paraclinique : à la demande
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PROTOCOLE 010. ETAT DE MAL CONVULSIF
I) DEFINITON
Convulsions continues>5mn ou subintrantes ou se répétant de façon
très rapprochées (plus de 2 crises successives) sans retour à un état de
vigilance normal
II) DIAGNOSTIC POSITIF
Contexte :
Age, femme enceinte
Infection récente, intoxication médicamenteuse
ATCD : OH, épilepsie, TC, KC, angiome, AVC, HTA, diabète
Traitement usuel : anticonvulsivant, anticoagulant
Crises d’emblée ou secondairement généralisée
Notion de veille, d’utilisation de jeux vidéo
Clinique :
Prodromes : céphalée, aphasie…
Crises toniques, cloniques ou tonico-clonique d’emblée
Respiration stertoreuse post critique
Prostration, coma, amnésie post critique
Signes associés :
Morsure de langue
Perte d’urines
Signes de trauma si chute (luxation gléno-humérale postérieure ?)
Signes de focalisation
Signes de gravité :
Etat de mal tonicoclonique généralisé d’emblée : +++
Tonicoclonique généralisé secondairement : +++
Tonique : ++
Clonique : ++
Partiel somatomoteur, +/- marche jacksonienne : +
Myoclonique : -
A différentier de :
Syncopes dites « convulsivantes » : ECG
Pseudo état de mal épileptique convulsif généralisé (ou factice) : pas
d’encombrement ni de désaturation O2
EME myoclonique : clinique et EEG
Encéphalopathie post anoxique : contexte
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III) PRISE EN CHARGE THERAPEUTIQUE
Mesures générales :
Hospitalisation en USI
Assurer LVAS et une ventilation efficace
Abord veineux suffisant : 2 VVP KT 18G
Perfusion SSI 0,9%
Maintenir pression artérielle
Prélever sang
Surveiller scope
Correction hypoglycémie par voie parentérale : bolus de G10%
VITAMINE B1 500mg IV + VITAMINE B6 500mg IV (surtout alcoolique)
Antipyrétique : moyens physiques +/- paracétamol500 mg à 1g/8h
Déceler, prévenir et traiter : traumatisme, troubles de l’hydratation,
désordres ioniques, hyperglycémie, rhabdomyolyse, insuffisance rénale,
inhalation bronchique, défaillance multi viscérale
Traitement de la crise convulsive :
T=0RIVOTRIL 1mg ou DIAZEPAM 10mg IVL (2’), à renouveler
1fois après 10mn si échec
T=15mn PHENOBARBITAL 15mg/kg IVDL ou dans SNG (voie
IM d’emblée, en 1ère intention, en l’absence de voie veineuse)
T=60mn AG + IOT + VM
- NESDONAL ou Penthotal (+ Célocurine si disponible) : 5mg/kg IVD
puis 50mg/5mn IVD pour adaptation, puis 3-5mg/kg/h IVSE
- Ou bien Midazolam : 0,1 à 0,15 mg/kg IVD puis 0,1-0,3mg/kg/h IVSE
- Ou bien DIPRIVAN : 2mg/kg IVD puis 3-5mg/kg/h IVSE
IV) EXAMENS COMPLEMENTAIRES
Biologie : NFS, glycémie, ionogramme ; calcémie, magnésémie et phosphatémie
chez le patient dénutri
ECG
TDM cérébrale
PL si fièvre > 1 heure
V) SURVEILLANCE
Complications posturales (compressions des points d’appui, inhalation
bronchique)
Scope, SpO2, hémodynamique
Diurèse
Glycémie
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PROTOCOLE 011. ASTHME AIGU GRAVE
I) DEFINITON
Crise d’asthme aiguë mettant en jeu le pronostic vital
II) DIAGNOSTIC POSITIF
Contexte :
Facteurs de risque élevé d’asthme aigu grave
Le patient : sujet jeune (enfant, adolescent) ou femme d’âge moyen ;
contexte social difficile ; faible niveau d’éducation ; faible compliance au
traitement ; pathologie psychiatrique, toxicomanie ; comorbidité
cardiaque ou pulmonaire ; refus de la maladie, corticophobie ; intolérance
à l’aspirine, aux sulfites.
La maladie : corticothérapie orale au long cours ou arrêt d’un traitement
par corticoïde ; augmentation récente des doses de béta2-stimulants ;
surdosage en théophylline ; inobservance thérapeutique ; ATCD de crises
graves, de séjour en réanimation, de ventilation mécanique, de
pneumothorax ou de pneumomédiastin ; asthme prémenstruel.
La perception de la dyspnée : risque plus élevé si pas de détection de
l’aggravation
Facteur déclenchant : rhinobronchite, exposition allergénique, stress psychologique
Clinique :
Aggravation progressive sur quelques heures à quelques jours d’une
attaque d’asthme, ou crise d’asthme d’emblée sévère à suraiguë
Dyspnée avec tachypnée, orthopnée et frein expiratoire
Toux plutôt sèche
Mise en jeu des muscles respiratoires accessoires (contraction visible
des SCM, tirage diffus jusqu’à balancement thoraco-abdominal),
pincement des lèvres en expiration ; distension thoracique (épaules
surélevées)
Tympanisme à la percussion thoracique
Signes auscultatoires : râles sibilants, zones hypoventilées ou
silencieuses
Signes cardiaques droits : tachycardie, variabilité respiratoire de
l’onde de pouls (visible sur la courbe de plethysmographie de
l’oxymétrie de pouls), hépatalgie à la pression ou spontanée,
turgescence des veines jugulaires
Eventuellement signes en lien avec le facteur déclenchant : rhino
bronchite
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Objectivation de la baisse du débit expiratoire
Mesure du débit expiratoire de pointe
III) Signes/critères de gravités :
Difficulté à parler ou à tousser
Tachypnée> 30/mn, irrégularités du rythme, cyanose, SpO2 initiale < 90%
Pause ou arrêt respiratoire
Sueurs, anxiété, agitation, obnubilation, coma
Contraction permanente des SCM
Silence auscultatoire
Tachycardie>120/mn, pouls paradoxal > 20mmHg, état de choc
DEP non mesurable ou <150l/mn ou < 30% de la valeur théorique
IV) Diagnostics différentiels
Exacerbation de BPCO
OAP cardiogénique
Obstruction des voies aériennes supérieures
Trachéite infectieuse
Oedème bronchique anaphylactique
Intoxication par organophosphorés ou gaz suffocants
Crise d’angoisse aiguë hystériforme
V) PRISE EN CHARGE THERAPEUTIQUE
Admission en USI ou en salle de déchocage
Oxygène à haute concentration (au masque, nébulisation) : 10L/mn
Béta2-agonistes (SALBUTAMOL, TERBUTALINE) en aérosol continu :
5mg/15min
Anti cholinergique (Bromure d’ipratropium, ATROVENT)en aérosol : 0,5mg/h
Corticoïdes IV doses élevées (SOLUMEDROL 1 à 1,5 mg/kg ou HSHC 4 à 5
mg/kg)
Hydratation abondante (SSI) : 500 ml rapidement puis 1,5 l / 24h
Ventilation mécanique devant coma ou pauses ou arrêt respiratoire, ou état
de choc : intubation sous Kétamine + Célocurine si disponible, relai par
réinjections de kétamine +/- morphine ou valium ; relayer les aérosols par
béta2-agonistes à la SAP (3 à 6 mg/h)
NB : il n’y a pas de place pour les sédatifs (avant intubation), les
mucolytiques ou des antibiotiques
VI) SURVEILLANCE
Paramètres cliniques : TA ; FC ; FR ; SpO2 ; DEP ; T° ; conscience
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PROTOCOLE 012. INTOXICATION ETHYLIQUE AIGUE (IEA)
I) DEFINITON
Imprégnation par alcool éthylique avec au minimum existence d’une
symptomatologie ébrieuse
Signes/critères de gravités :
Crises convulsives
Hypoglycémie (enfant en bas âge, éthylique chronique dénutri)
Inhalation trachéobronchique
Coma profond prolongé, rhabdomyolyse, hypothermie
Analyse toxicologique :
La mesure de l’alcoolémie n’est pas décisionnelle aux urgences si l’anamnèse
et la clinique sont concordantes
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III) PRISE EN CHARGE
Il n’existe pas de traitement à visée toxicocinétique ou toxicodynamique
Evaluation
o ECG
Recherche un trouble du rythme, des signes d’hypokaliémie
(fréquente chez l’éthylique chronique)
o Biologie
Inutile si l’IEA est « simple » et l’examen clinique par ailleurs
normal
Glycémie à mesurer très largement, obligatoirement devant toute
forme comateuse
Ethylisme chronique, trouble du rythme cardiaque, signes
d’hypokaliémie à l’ECG : kaliémie
Signes cliniques de déshydratation : marqueurs d’hydratation et de
fonction rénale
o Imagerie
Considérer facilement une TDM cérébrale en cas de présentation
neurologique ou d’évolution inhabituelle
Traitement symptomatique :
D’un trouble de conscience, de convulsions
D’une insuffisance respiratoire
D’un trouble du rythme ou d’une hypotension artérielle
D’une hypoglycémie, d’une hypokaliémie
Vitamine B1 très largement chez l’éthylique chronique
IV) SURVEILLANCE
Clinique : toujours
Paraclinique : à la demande
************
31
PROTOCOLE 013. INTOXICATION AU PARACETAMOL
I) DEFINITON
Elle n’est pas équivoque : ingestion en une ou plusieurs prises d’une dose
potentiellement hépatotoxique. Cette dose est habituellement de 100 mg/kg
chez l’adulte et de 125 mg/kg chez l’enfant lors d’une prise unique, mais une
baisse des réserves en glutathion des hépatocytes rend le sujet plus vulnérable ;
ainsi, l’ingestion de doses à peine supra-pharmacologiques pendant quelques
jours chez un sujet dénutri ou éthylique chronique peut entrainer un tableau
sévère
Contexte :
ATCD dépressif
Ethylisme chronique, anorexie mentale
Prises pharmacologiques répétées avec intervalle < 6 heures
(douleurs dentaires en particulier)
Souvent accidentel chez les enfants
Clinique :
Signes de gravités :
Spécifique :
Charbon activé si ingestion avant 1h et pas de possibilité de dosage
du paracétamol ou de traitement antidotique
N- AcétylCystéine
o dès que la dose ingérée est > 100 mg/kg (125 mg/kg enfant) en
l’absence de dosage disponible ou d’horaire d’ingestion même
approximatif
o ou : si la paracétamolémie est au dessus de la ligne de traitement
o ou : si le patient est symptomatique
o 2 modalités d’administration :
Per os : 140mg/kg en dose de charge, puis 70mg/kg/4h
pendant 72 heures (soit 17 doses)
Ou en IVL :
150mg/kg dans 250ml de G5 en 15 mn
Puis 50mg/kg dans 500ml de G5 en 4h
Puis 100mg/kg dans 1000ml de G5 en 20h
33
Non spécifique :
V) SURVEILLANCE
Clinique (dont hydratation, diurèse, vomissements)
Biologique : transaminases, bilirubine et glycémie ; TP, acide lactique
et créatinine si hépatite
Avis spécialisé si hépatite sévère avec TP < 50% (en théorie
rapprochement d’un centre de transplantation hépatique)
************
34
PROTOCOLE 014. INTOXICATION AU MONOXYDE DE CARBONE
I) DEFINITON - GENERALITES
Intoxication par production de CO lors d’une combustion incomplète de
produits carbonés (défaut d’oxygène au niveau du foyer de combustion,
empêchant la formation de CO2)
Première cause de mortalité par intoxication accidentelle, survenant souvent à
domicile
Diagnostique souvent méconnu
NB : la mesure de la SpO2 n’est pas fiable, l’appareil ne différencie pas HbO2 et
HbCO
II) DIAGNOSTIC POSITIF
Contexte :
Signes fonctionnels :
Asthénie physique
Agitation, désorientation, confusion, hallucinations
Céphalée, trouble visuel, vertige, perte de connaissance brève
Convulsions
Nausées, vomissements
Douleur de type angineuse
Signes physiques :
Peu spécifiques
Coma hypertonique avec possibilité de signes de localisation
Rarement coloration cochenille du visage
FC élevée
PA normale ou élevée
FR élevée
Signes d’OAP
Rhabdomyolyse
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Signes/critères de gravités :
Coma prolongé, convulsions
Rhabdomyolyse
Insuffisance respiratoire aiguë
Infarctus du myocarde, collapsus cardio-vasculaire
III) PRISE EN CHARGE
Evaluation
o ECG
Recherche un trouble du rythme, une souffrance myocardique
o Biologie
Peut confirmer le diagnostic si doute : mesure de l’HbCO, rendu en
% de l’Hb totale
Recherche une complication : rhabdomyolyse, infarctus du
myocarde, insuffisance rénale
Traitement symptomatique :
D’un trouble de conscience, de convulsions
D’une insuffisance respiratoire
D’un trouble du rythme ou d’une hypotension artérielle
Traitement spécifique :
O2 au masque à haute concentration (9 l/mn pendant 6 heures,
quelle que soit la SpO2)
A Nosy Bé : oxygène hyperbare dans les 6 premières heures, si
enfant, femme enceinte, insuffisant cardiaque ou respiratoire,
coma, convulsion
IV) SURVEILLANCE
CLINIQUE
Continue
MONITORING
Paramètres physiologiques (valeur erronée de la SpO2)
ECG
BIOLOGIE
A la demande en cas de complications
************
36
PROTOCOLE 015. PERITONITE AIGUE
DEFINITION : la péritonite est une inflammation aiguë du péritoine
PRISE EN CHARGE (conduite à tenir)
1. EVALUATION ET PARAMETRES
- TA, FC, FR, T°, GCS
- Coloration conjonctives
- Etat de déshydratation
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PROTOCOLE 016. BRULURES GRAVES
38
PROTOCOLE 017. HEMORRAGIE DIGESTIVE
1) ELIMINER LES DIAGNOSTICS DIFFERENTIELS :
- Hémoptysies
- Epistaxis dégluti
- Saignement de la muqueuse buccale
2) PRISE EN CHARGE :
ACCUEIL :
AU DECHOCAGE :
2-Bilan urgent :
Prélèvement sanguin : Groupage ABO / NFS/plaquette/TP-TCA.
Proposition de FOGD si saignement faible ou arrêter et en fonction de l’état
hémodynamique.
Examen de la marge anale afin de visualiser une éventuelle origine hémorroïdaire ou une
ulcération anale.
3-Remplissage :
39
PROTOCOLE 018. PRISE EN CHARGE DE LA DOULEUR POSTOPERATOIRE
1) QUAND EVALUER ?
- Dès le retour du bloc opératoire
- Après mise en place d’un traitement pour évaluer son efficacité
2) METHODE D’EVALUATION
ECHELLE NUMERIQUE : 0 à 10 (EN)
- 0 : absence de douleur
- 10 : pire douleur imaginable
ECHELLE COMPORTEMENTALE (EC)
- Niveau 1 : calme, sans expression verbale ou attitude douloureuse
- Niveau 2 : anxieux, tachycarde, plaintes spontanées
- Niveau 3 : agité, prostré, gémissement, HTA, tachycardie, sueurs
CHEZ L’ENFANT (en cours d’évaluation)
40
PROTOCOLE 019 ETAT DE CHOC HEMORRAGIQUE
41
PROTOCOLE 020. CHOC SEPTIQUE
- Etablir
fiche surveillance toutes les 10mn :
TA, FC, FR, Spo2, T°, Diurèse
- Avant antibiothérapie : 2 Hémocultures
rapprochés, ECBU, prélèvement en
fonction point d’appel (cutané, LCR,
ascite,…),bilan standard
Si instabilité hémodynamique :
Hydrocortisone 50mgx4/j
Maintenir Hb>7g/dl par transfusion CGR, (>10g/dl si sujet âgé, coronarien),
6H PFC si CIVD
Lovenox 0,2ml/j en S/C en absence contre indication
Lomac / Omizec(IPP) 40mg/j ou cimétidine 200mgx3/j
Maintenir glycémie < 8,3mmol/l par Insuline IV
Réévaluation de l’antibiothérapie. Réadaptation de la volémie.
Sevrage progressif des catécholamines et du support ventilatoire
J5 Arrêt de la corticothérapie à J5 sans décroissance
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PROTOCOLE 021. DIARRHEE AIGUE
1) PRISE EN CHARGE EN URGENCE DE LA DESHYDRATATION
a) Déshydratation sévère plan C (perte de poids > 10%)
→Réhydratation par voie parentérale ou intraveineuse
RINGER LACTATE ELEMENTS DE GRAVITE
o si enfant > 1an : 30 ml / kg en 30 mn
puis 70 ml/kg en 2h 30mn Terrain :
o Si enfant < 1 an : 30 ml/kg en 1h o Age < 3 mois
o Malnutrition
puis 70 ml/kg en 5h
o Cardiopathie
ACTAPULGITE o Débilité
o Chez l’enfant à partir de 6 mois 1g x 3 /j
o Chez l’adulte : 3g x 3 / j Signes de déshydratation
ZINC o INF intense
o Chez l’enfant : ½ cp /j o Perte de poids
o Oligo- anurie
o Chez l’adulte 1cp/j
o Fontenelle déprimés
b) Déshydratation modérée plan B o Yeux enfoncés
(perte de poids entre 5 et 10%) o Bouche sèches
→ Réhydratation per os ou gastroclyse si possible o Plis cutané
SRO 75 ml / kg /4h chez l’enfant o Troubles de la
conscience
ACTAPULGITE
o Chez l’enfant à partir de 6 mois : 1g x 3 / j
Troubles hémodynamiques
o Chez l’adulte 3g x 3 / j o Tachycardie
ZINC o Extrémité froids
o Chez l’enfant : ½ cp /j o Membrures
o Chez l’adulte : 1 cp / j o Hypotension
artérielle
2) TRAITEMENT ADJUVANT :
- Alimentation précoce
- Régime anti-diarrhéique : riz, carotte, banane,
- Pas de légume vert.
3) EXAMENS COMPLEMENTAIRES :
- Ionogramme sanguin
- Si tableau de sepsis : NFS- CRP-Coproculture- selles KOP
4) ELEMENTS DE SURVEILLANCE :
- Signe de déshydratation
- Nombre et aspect des selles
- Diurèse
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PROTOCOLE 022.
FACTEURS FAVORISANTS ETIOLOGIES
GANGRENE DE FOURNIER
Ionogramme
- Immunodépression DIAGNOSTIC - Urogénitale
-
- Diabète - Odeur fétide - Colorectale
- Ethylisme chronique - Infiltration ou nécrose des tissus sous cutanées des OGE - Post opératoire
- Obésité - Crépitement (emphysème sous-cutanée à anaérobies) - Cutanée
- Surcharge pondérale - Signes de toxi-infection - Idiopathique
- Mauvaise hygiène - Chez l’enfant:
- Malnutrition - Evaluer l’EG + recherche des signes de début de sepsis ou sepsis sévère : AEG, dyspnée, . Circoncision
- Néoplasies hyperthermie, tachycardie, hypotension, obnubilation, coma . Traumatisme scrotal
- Apprécier l’extension des lésions cliniquement et / ou par imagerie (ASP / échographie)
- Préciser les antécédents particuliers et le délai de PEC de la maladie
TRAITEMENT
BUTS :
Prévention de l’infection
Consolidation
MOYENS :
Pose d’une voie veineuse périphérique
Radiographie
Bandage compressif si plaie hémorragique
Antibiothérapie systématique à visée antistaphylocoque en
(M-OXACILLINE) 100 à 150mg/kg/j
(en cas d’allergie en pénicilline M : Vancomycine, Clindamycine)
SAT 1500 UI (TETANEA)
Parage et suture de la plaie
Immobilisation du membre fracturé par une attelle
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PROTOCOLE 024.
TITRATION MORPHINIQUE
1°) Définition:
Recherche de la concentration minimale efficace par bolus IV de 1 à 3 mg de morphine
pour lutter contre la douleur.
2°) Indication :
Douleur non calmée par palier 1 et 2 ou EN ≥ 6
3°) Préparation :
Diluer une ampoule de 10mg/ml dans 10cc de SSI 9 /1000 soit 1mg/ml
4°) Réalisation :
Effectuer des bolus IV toutes les 3 à 5mn de :
3mg (pas d’ATCD majeur, âge < 65 ans)
- 2mg (poids < 60kg, âge >65 ans)
Jusqu’à EN ≤3 si EDS≤ 1 et FR> 12avec surveillance pupillaire
Mentionner dans le dossier la dose totale de morphine obtenue par le patient afin de
savoir la dose journalière pendant 24h
Si EN≥3 après administration de 20mg de morphine IV, arrêter la titration , réexaminer
le malade .
En cas de surdosage ; 0,4 mg/ml de NALOXONE ramené à 10ml, soit 0,04mg/ml
.Injecter 1ml /2mn jusqu’à FR≥10 et EDS < 1
Définition
→Urgence médico-chirurgicale.
Prise des paramètres vitaux : TA, FC, FR, T°, GCS, évaluation de la douleur (EN)
Antibiothérapie :
METRONIDAZOLE 500mg en perfusion (FLAGYL ou BIOZOLE) 15mg/kg toutes les 12
heures
CEFTRIAXONE 2g (XONE) 50mg/kg/24h en 1 ou 2 injections
Si allergie : quinolone CIPROX 200mg en perfusion, toutes les 8h
Inhibiteur de pompe à proton : OMIZEC 40mg/24h en IM
Radiographie A.S.P
Appel chirurgien
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PROTOCOLE 026. ARRET CARDIAQUE DE L’ADULTE
RECONNAITRE L’ACR
- inconscient
- ne répond pas aux stimulations
- arrêt respiratoire
- respiration anormale (GASPING)
- pouls carotidiens absents
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PROTOCOLE 027. ENTORSE DE CHEVILLE
- Examen clinque :
. Contexte clinique grave
. Pieds en varus équin avec gonflement localisé pré et rétro malléolaire diffus,
. Ecchymose (Hématome en œuf de pigeon).
. Point douloureux le long LLE + épanchement douleur en trois phase (fulgurant -> intense -> insomniaque la nuit).
. Impotence fonctionnelle : appui douloureux, boiterie, impotence fonctionnelle absolue).
PLAIES DE LA FACE
(Plaies propres, récentes)
SUPERFICIELLES PROFONDES
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PROTOCOLE 029. RETENTION AIGUE D’URINES
Degré d’urgence :
C’est une urgence : risque d’éclatement de la vessie, une insuffisance
rénale.
Confirmation clinique de diagnostic :
C’est une impossibilité d’assurer une évacuation vésicale satisfaisante.
Présence d’un globe vésical :
matité hydrique au dessus de la symphyse pubienne à la percussion
pollakiurie
jet de mauvaise quantité,
sensation de pesanteur pelvienne,
sensation de mauvaise vidange, douleur au niveau de l’hypogastre,...
Protocole de traitement :
Première intention : le cathétérisme vésical par voie urétrale.
Asepsie rigoureuse avec de la Bétadine jaune
Calibre : enfant : CH 6,
Homme : CH 16,
Femme : CH 22
Deuxième intention : En cas d’échec et de contre indication, mise en
place d’un drainage vésical par voie sus Pubienne par un urologue ou
par un chirurgien
Orienter le patient vers le service Urologie
Contre indication d’un sondage vésical
1) le traumatisme de l'urètre,
2) la sténose de l'urètre,
3) la prostatite aiguë,
52
4) le jeune âge pour un garçon (risque de récidive de
rétrécissement)
5) l'existence d'une prothèse urétrale ou prostatique.
53
54
PROTOCOLE 030. POSE DE V.V.P.
Définition
C’est l’introduction d’un cathéter dans une veine périphérique chez un patient, afin de
permettre l’administration de soluté.
C’est un acte Infirmier soumis à une prescription médicale préalable.
Objectif (s)
Qu'un(e) Infirmier(e) arrive à mettre en place une V.V.P. :
Dans un temps optimal tout en tenant compte de l’urgence vitale.
Sans faire trop souffrir le malade (Confort et humanisation du soin)
Avec le strict respect de l'asepsie
Matériels utilisés
Coton imbibé d'antiseptique (Alcool) pour aseptiser la peau
Le soluté prescrit, Perfuseur
Garrot, poubelle pour élimination des déchets, sparadrap pour fixation, gants à U.U.,
container à aiguilles, Cathéter de gros calibre (18G), Potence, et plateau pour rassemble
les matériels utilisés.
Mode de réalisation
Lavage des mains simples
Raccorder le perfuseur avec le flacon de soluté (préalablement vérifié), purger et, mettre
prêt à brancher sur la potence.
Repérer la partie à piquer et puis sélectionner une veine au niveau du dos de la main ou au
niveau de l'avant-bras, ou à la rigueur au niveau du pli du coude.
Enfiler les gants.
Placer le garrot et faire serrer le poing.
Aseptiser la peau par une désinfection en escargot.
Tendre la peau de façon à fixer la veine et éviter qu'elle ne se mobilise pas.
Informer le malade, et avec le cathéter, piquer légèrement au dessus de la veine, biseau vers
le haut.
S'assurer, en appréciant le reflux du sang, que le bout du cathéter est bien positionné dans la
veine.
De garroter et retirer lentement l'aiguille (du cathéter) en enfonçant doucement le plastique
dans la veine.
Mettre l'aiguille dans le contenant du cathéter pour éviter un « risque de piqure
accidentelle ».
Ajuster la vitesse de la perfusion et s̒assurer que le liquide passe bien dans la veine (Test de
reflux) avant de passer à un autre patient.
Marquer sur le pansement la date de pose.
Avant de quitter le patient veiller à sa sécurité : installation, confort, barrières etc.
55
Particularités/ Remarque(s) générale(s)
L'aiguille qui était dans le cathéter devrait faire l'objet d'une attention particulière pour
éviter une éventuelle piqure accidentelle envers soi même, envers le collègue et les
autres.
Expliquer au patient le but du soin en précisant que cela peut faire mal et n'est pas très
agréable.
L’INFIRMIER DEVRA TOUJOURS FAIRE UNE TRANSMISSION ÉCRITE DANS « LE CAHIER DE
TRAITEMENT » SUIVI DE SON NOM.
56
PROTOCOLE 031. POSE DE S.N.G.
Définition
C’est la manière d’introduire une sonde, par voie nasale (ou buccale) afin
d’évacuer le contenu (Siphonage) ou d’administrer des produits alimentaires
ou médicamenteux, directement dans l’estomac.
Objectifs
Que l’Infirmier (e) soit conscient de l’importance et de l’utilité de cet acte par
rapport à l’état du malade.
Que l’équipe soignante arrive à éviter le risque de traumatisme, d'inhalation,
ou de non alimentation.
Matériel utilisé
Sonde gastrique 16 CH
Seringue de gavage
Une paire de gant non stérile, et prévoir aussi une compresse ou un coton.
Plateau, Stéthoscope, Sparadrap
Mode de réalisation
Informer le malade et la famille avant l’acte.
Pour le cas des malades inconscients : Prévoir au moins une
deuxième personne, pour tenir la main du malade.
Se laver les mains et enfiler les gants.
Mettre le malade en position adéquate (demi assise, tête légèrement incliné
vers l'avant)
Choisir le repère au niveau de la sonde en fonction de la taille du malade.
Introduire " verticalement " la sonde dans une narine en penchant le nez vers
l'arrière.
Essayer de pénétrer très doucement la fosse nasale et ensuite le tube digestif,
par l'intermédiaire du pharynx.
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Contrôler la bonne position de la sonde en y injectant, à l'aide de la seringue,
de l'air et en écoutant les borborygmes (gargouillis) gastriques à l'aide du
stéthoscope ou en appréciant les reflux gastriques et enfin, fixer la sonde à la
narine avec le sparadrap.
Réaliser des soins quotidiens autour de la sonde pour éviter les escarres au
niveau de la narine .
58
PROTOCOLE 032. POSE DE SONDE VESICALE
Définition
Le drainage ou sondage vésicale consiste à introduire une sonde dans la
vessie, par le méat urinaire en suivant l’urètre, pour permettre l’écoulement
des urines.
Objectifs
Recueillir les urines du patient, par l'intermédiaire d'une sonde reliée à un
collecteur (poche urinaire), chez un patient qui présente des troubles de
l'élimination (rétention ou incontinence)
Prévenir les escarres en évitant les urines d'inonder le lit et pour éviter aussi et
les odeurs nauséabondes qui envahiront la salle.
Matériel utilisé
Eau stérile, Champs stériles (s’il yen a), Poche urinaire stérile.
Sonde vésicale 16 CH ou 18 CH, Deux paires de gant, Compresse stérile.
Antiseptique type Bétadine ou Dakin, Seringue 10 ml pour ballonnet.
Mode de réalisation
La pose d'une sonde devrait être précédée d'une « toilette génito-urinaire ».
Installer le patient confortablement en décubitus dorsal, jambes écartées et
allongées pour les hommes, jambes écartées et fléchies pour les femmes.
Se laver les mains et enfiler les gants stériles.
Désinfecter la région autour du méat urétral et puis le méat urétral avec des
compresses stériles imbibées d’antiseptique.
Oter le gant et enfiler un nouveau gant.
Connecter déjà la sonde avec la poche urinaire.
Lubrifier la sonde (avec la Bétadine) pour faciliter le passage et ainsi éviter de
traumatiser l'urètre.
Pour l'homme, maintenir d'abord la verge verticalement et introduire
lentement la sonde, ensuite, abaisser la verge en poursuivant doucement la
progression jusqu'à la vessie : là, l'urine devra s'écouler normalement.
Pour la femme, introduire doucement la sonde et attendre que l'urine s'écoule.
59
Une fois la sonde en place, gonfler le ballonnet avec 20 ml d'eau stérile (à
passer avec la seringue) et tirer doucement sur la sonde jusqu'à sensation
d'une résistance.
Particularité/ Remarque(s) générale(s)
Il sera mieux de fixer la S.V. sur la cuisse (Avec un sparadrap).
Faire des soins d'hygiène quotidienne de la sonde et des parties génitales pour
limiter le risque d'infection ascendante.
Ne jamais laisser trainer par terre la poche urinaire, faut toujours la fixer sur le
lit du patient
Il ne faut pas utiliser de sérum physiologique pour gonfler le ballonnet car il
peut le détériorer.
L’INFIRMIER DEVRA TOUJOURS FAIRE UNE TRANSMISSION ÉCRITE DANS « LE
CAHIER DE TRAITEMENT » SUIVI DE SON NOM.
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PROTOCOLE 033. TOILETTE COMPLETE ET RÉFECTION DE LIT
Définition
C’est un soin de confort, d’hygiène, de bien être physique et psychologique
indiquée lors d’une perte d’autonomie, d’une aggravation de la dépendance et d’un
manque de notion d’hygiène.
Objectifs
Réaliser la toilette complète d'une personne alitée dépendante
Effectuer les soins d'hygiène quotidiens nécessaires au confort optimal du
patient
Matériel utilisé
Une cuvette
Savon hypoallergique, éponge et serviette à usage unique.
Gant à usage unique, drap propre pour la réfection du lit.
Vêtement propre, en coton et léger pour le change du patient
Mode de réalisation
Il faut procéder avant tout à un lavage des mains simples
Toilette du visage :
Enfiler le gant et commencer toujours par nettoyer les yeux sans savon.
Savonner le visage, le cou, les oreilles et un peu sur le cheveu si possible.
Puis rincer et essuyer en tamponnant.
Toilette du torse et de l’abdomen :
Enlever la chemise salle
Savonner le bras le plus éloigné, puis le thorax et le deuxième bras, en insistant
sous les aisselles, et les seins.
Rincer et sécher par tamponnement, en particulier sous les seins
Laver ensuite l'abdomen en insistant sur l'ombilique ; rincer et sécher.
Remettre un vêtement propre, léger et en coton.
Toilette des membres inferieurs :
Laver en insistant entre les orteils et sous la plante des pieds, rincés, bien
sécher les espaces interdigitaux
Toilette des organes génitaux ou toilette intime :
Remettre un gant à usage unique
61
Installer si possible le patient sur le bassin, ce qui facilitera le rinçage ; laver du
pubis vers l'anus, puis rincer abondamment et essuyer.
Toilette du siège :
Installer le patient le plus confortablement possible sur le coté le plus stable (bien
veiller à sa sécurité) et laver avec de l'eau savonneuse de l'anus vers le pli inter
fessier, rincer, bien sécher.
Terminer le soin par la réfection de lit en utilisant la méthode drap enroulé et fait de
chaque coté.
Particularité/ Remarque(s) générale(s)
Par respect de sa pudeur, ne jamais laisser le patient complètement nu sur son lit, le
déshabiller progressivement au cours de la toilette en protégeant son intimité.
Profiter de la toilette pour procéder au massage des points d'appui pour prévenir les
escarres.
Utiliser de l'eau tiède et la renouveler autant de fois que nécessaire.
Utiliser de préférence les objets de toilette personnels du patient
Toujours effectuer la toilette en respectant la règle du plus propre au plus sale sauf
si patient souillé où dans ce cas la toilette du siège sera réalisée en premier, veiller
au confort du patient tout au long du soin.
L’INFIRMIER DEVRA TOUJOURS FAIRE UNE TRANSMISSION ÉCRITE DANS « LE CAHIER
DE TRAITEMENT » SUIVI DE SON NOM.
62
PROTOCOLE 034. PRÉLÈVEMENTS VEINEUX
Définition
C’est le fait de recueillir un échantillon de sang d’un patient, en vue d’être examiné
au laboratoire pour une cytologie, chimie, sérologie, bactériologie. Selon les
examens, le patient peut être à jeun et/ou au repos.
Objectif(s)
Effectuer un prélèvement sanguin avec un système type « seringue et aiguille »
(Vacutainer non disponible).
Réaliser un prélèvement de qualité suivant les normes requises par les
laboratoires.
Matériel utilisé
Sparadrap pour laisser un pansement à la fin et container à aiguilles.
Des boules de coton imbibé d'antiseptique (L’alcool est souvent disponible)
Garrot, gant non stérile, seringue stérile à usage unique et de taille proportionnelle
au nombre de tube (exemple : 4 tubes nécessites une seringue de 20 ml).
Tube de prélèvement, Le tout mis dans un plateau propre.
Mode de réalisation
63
Particularité/ Remarque(s) générale(s
N'oublier pas d'étiqueter les tubes et les envoyer rapidement au laboratoire,
sans dépasser un laps de temps supérieur à une heure.
Utiliser de préférence les veines du pli du coude ou les grosses veines de
l'avant bras.
Penser à remuer doucement les tubes contenant un anticoagulant.
Ne jamais ré capuchonner l'aiguille pour éviter de se faire piquer soi-même, la
jeter directement dans le conteneur à aiguille.
Il faut bien vérifier l'identité du patient avant d'étiqueter les tubes (à faire au lit
du patient)
Prélever de préférence le tube d’ionogramme en premier pour éviter
l'hémolyse (Risque de fausser la Kaliémie) et celui d’N.F.S. ensuite.
L’INFIRMIER DEVRA TOUJOURS FAIRE UNE TRANSMISSION ÉCRITE DANS « LE
CAHIER DE TRAITEMENT » SUIVI DE SON NOM.
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PROTOCOLE 035. ASPIRATION BRONCHIQUE
Définition
C’est un moyen mécanique, efficace, rapide et urgent, permettant de
libérer la VAS du patient afin de lui apporter un soulagement par rapport à son
encombrement envahissant.
Objectif
Réaliser une aspiration bronchique pour évacuer les secrétions. Chez un
patient trop encombré.
Libérer les voies aériennes supérieures pour faciliter le passage de l'oxygène
dans le poumon.
Matériel utilisé
Sonde d'aspiration à usage unique (14 CH)
Aspirateur déjà équipé d'un bocal pour recueillir les secrétions.
Gant à usage unique, liquide en flacon (contenant de l'eau propre)
Compresse ou coton pour essuyer la sonde.
Mode de réalisation
Pratiquer toujours un lavage simple des mains
Aspiration bronchique :
Installer le patient en position confortable : latérale, dorsale ou demi-assise.
Mettre les gants et brancher la sonde avec l’aspirateur.
Introduire délicatement la sonde par le nez, en choisissant la narine la plus
encombré (éventuellement par la bouche).
Descendre la sonde (encore clampé) jusqu’au carrefour pharyngé ; la sonde a
franchi la trachée lorsque le malade tousse.
De clamper la sonde pour aspirer et remonter lentement tout en faisant
ramener le plus de sécrétion.
En cas d'encombrement trop important, il est parfois nécessaire de procéder à
une intubation endo-trachéale afin d'assurer des aspirations de bonne qualité
et moins traumatisante pour le malade
Aspiration endo-trachéale avec broncho-lavage :
Prélever à l'aide de la seringue 3 ou 4 ml de sérum physiologique.
Enfiler les gants jetables. .
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Instiller le sérum physiologique dans la sonde d'intubation si les secrétions est
trop épaisses.
Introduire la sonde sans aspirer
Aspirer en retirant progressivement la sonde.
Essuyer la sonde d'aspiration avec une compresse stérile et rincer dans le
flacon de sérum physiologique, renouveler l'opération jusqu'à libération
complète des voies respiratoires.
Particularité/ Remarque(s) générale(s)
Pendant l'aspiration, surveiller toujours la coloration du facies ; la fréquence
respiratoire et le degré d'encombrement.Il faut toujours repérer et signaler au
Médecin tout incident : saignement, obstruction.
Toute aspiration endo-trachéale est suivie d'une aspiration du carrefour
pharyngé à l'aide d'une nouvelle sonde et d'une aspiration des fosses nasales.
L’aspiration bronchique ou endo-trachéale doit respecter la règle des 3A:
ATRAUMATIQUE, ABONESCIENT, ASEPTIQUE
66
PROTOCOLE 036. PANSEMENT SIMPLE
Définition
Nettoyage de la plaie ; aide à la cicatrisation ; désinfection ; guérison totale
Objectif
C’est un nettoyage et ou désinfection et ou enlèvement de la partie souillée ou
morte en recouvrant ou non à l’aide d’une compresse à la fin en appliquant les
règles d’asepsie.
Matériel utilisé
Paire de gants, un plateau, deux pinces (Disséquer- Kocher), une paire de ciseaux,
cupule stérile ; SSI 9‰, compresse stérile ; Bétadine (jaune, rouge si non
Chloréxidine), alaise de protection, sparadrap ou bande, sac à élimination de déchet
contaminés.
Mode de réalisation
Installer le malade selon la localisation de la plaie et la sécurité du malade.
Placer l’alaise de protection sous la partie à traiter.
Laver les mains et enfiler des gants.
Retirer le vieux pansement s’il yen a.
Observer la plaie.
Retirer les gants.
Préparer les matériels.
Remplir respectivement les cupules
Laver les mains puis enfiler des gants non stériles.
Appliquer la règle de 4 temps : - lavement à l’eau savonneuse
- Sécher avec compresse en tamponnant
- Rinçage au SSI 9 ‰
- Application d’antiseptique avec technique « escargot »
du plus propre au plus sale.
Déposer la compresse sèche sur la plaie (les faire dépasser d’environ 2cm au-
delà de la plaie).
Ôter les gants et fixer le pansement avec du sparadrap.
67
Se laver les mains.
Réinstaller et recouvrir le patient.
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PROTOCOLE 037. PRÉVENTION D’ESCARRES
Définition
C’est un acte pour prévenir la formation d’une plaie par ischémie tissulaire ou par
pression.
Objectif
Empêcher la formation d’une rougeur cutanée.
Assurer une parfaite hygiène.
Contrôler l’équilibre alimentaire.
Assurer une bonne hydratation.
Éviter la douleur.
Matériel utilisé
Eau savonneuse
Biafine
Serviette
Gants de toilette ou éponge
Cuvettes
Eau tiède
Mode de réalisation
Établir le degré du risque
Pratiquer les 5 temps de technique : - Nettoyage
- Massage (massage doux à main nue avec la paume
de la main)
- Pétrissage, éffleurage
- Biafinage
Habiller et installer le patient.
Définition
Geste qui consiste à soigner, nettoyer désinfecter, protéger la partie corporelle
altérée.
Objectif
Retour à l’intégrité de la peau, cicatrisation rapide de la plaie, protection de la plaie
contre les infections.
Matériel utilisé
Gants d’examen, plateau stérile, boîte à pansement, à trois éléments avec lame à
bistouri si besoin, compresse stérile, antiseptique : Dakin ou Chloréxidine, eau stérile
ou sérum physiologique, sparadrap, alaise de protection, haricot ou sac à élimination
des déchets.
Mode de réalisation
Installer confortablement le patient.
Laver les mains et enfiler les gants.
Observer la plaie (couleur, odeur, étendue…)
Nettoyer à l’eau tiède et savonner.
Rincer et sécher la plaie par tamponnement.
Enlever les peaux mortes pour obtenir une plaie saignante, propre et rose.
Désinfecter la plaie avec les compresses imbibées d’antiseptique du propre au
plus sale en escargot.
Refaire la désinfection autant que nécessaire (pansement conseillé tous les
deux jours).
Sécher et couvrir par des compresses imbibées de Dakin.
Fixer les compresses avec du sparadrap hypoallergénique si possible.
Nettoyer et arranger les matériels, jeter les déchets, réinstaller le patient.
Enlever les gants et laver les mains.
Eduquer la famille.
Particularité/ Remarque(s) générale(s)
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Avec prise en charge médicale, le patient devrait bénéficier d’antalgiques PO
ou IV avant la réfection du pansement car ce soin est douloureux.
Noter dans le cahier de transmission le soin fait ben mentionnant le stade de
l’escarre, l’état de la plaie, l’antiseptique utilisé, la date, le nom de l’IDE et la
signature.
Noter l’évolution de la plaie par rapport au dernier pansement (amélioration,
cicatrisation….)
Rajouter : prévention deux fois par jours avec effleurage avec pansement gras
(vaseline) sur les points d’appui (malléole, talon, coude, occiput…)
Mettre les parties abîmées dans le vide. Ex : - Serviette roulée sous les talons
- Oreiller pour poser la main et laisser le coude
dans le vide.
Changement de position toutes les 4 heures de plus le noter dans le dossier de
soins.
Réfection du pansement seulement tous les deux jours.
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PROTOCOLE 039. OXYGÉNOTHÉRAPIE
Définition
C’est un acte pour administrer de l’oxygène afin de rétablir le taux d’O2 dans le sang.
Objectif
Elévation du teneur en O2 dans le sang.
Rétablissement : de la ventilation pulmonaire
De la circulation (choc, OAP, embolie pulmonaire…)
Matériel utilisé
Masque d’O2, lunette d’O2
Prise murale
Barbotteur ou humidificateur rempli au 1/3 d’eau.
Raccord
Sparadrap (si nécessaire)
Gants non stériles
Haricot pour éliminer les déchets.
Mode de réalisation
Pratiquer un lavage simple des mains.
Expliquer les soins au patient.
Remplir le barbotteur d’eau afin d’humidifier l’O2 et visualiser les bulles qui
permettent d’apprécier le débit.
Demander au patient de se moucher.
Introduire la sonde.
Fixer la sonde.
Régler le débit d’O2 selon la prescription médicale.
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PROTOCOLE 040. AÉROSOL
Définition
C’est un acte pour protéger un brouillard thérapeutique constitué par un oxygène ou
un médicament (sur prescription médicale)
Objectif
Fluidifier les sécrétions
Humidifier les voies respiratoires
Administrer un médicament.
Matériel utilisé
O2 murale
Manomètre à O2
Aérosol
Médicament selon la prescription
Mouchoir pour cracher ou crachoir.
Mode de réalisation
Le patient est en position demi-assise.
Demander au patient de se moucher pour dégager son nez.
Raccorder l’aérosol à O2 mural.
Régler le débit pour obtenir un micro- brouillard
Présenter l’Aérosol au patient qui le positionne bien droit face à son nez et sa
bouche.
Lui demander de respirer profondément et lentement pendant 10 à 15 mn.
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PROTOCOLE 041. TRANSFUSION SANGUINE
Définition
C’est une opération consistant à injecter par perfusion intraveineuse de produit
d’origine humaine, sang ou dérivés sanguins labiles qui sont soumis à une traçabilité
rigoureuse et des contrôles de compatibilité et sur prescription médicale. La
transfusion concerne les produits sanguins labiles (PLS) qui ont une durée de vie
courte par rapport au produit stable qui sont des médicaments qui relèvent de la
pharmacie (albumine, facteur de coagulation).
Produits sanguins labiles (PLS) :
Sang total
Concentré de globule rouge (CGR) ou concentré globulaire provient d’une
centrifugation de sang total, utilise dans les anémies hémorragiques
(Conservation à 4°C pendant 40 jours).
Concentré plaquettaire (PC) pour les insuffisants médullaires (conservation à
20°C pendant 5 jours).
Plasma frais congelé s’utilise dans les hémorragies importantes, déficit en
facteurs de coagulation
(Congelé et se conserve pendant un an).
Propriétés : vagolytique
Tachycardisant
Accélère la conduction auriculo-ventriculaire
Antidote des anticholinestrasiques
Indications :
- Protection des manifestations vagales
BAV a QRS fins
- Dans l’IDM ; Prévention et traitement des BAV et des bradycardies sinusales
- Antidotes des intoxications aigues par les anticholinesterasiques ; insecticides
organophosphorés, champignons vénéneux
- Traitement symptomatiques des manifestations douloureuses des voies
urinaires, tube digestif et des voies biliaires
Contre indications
Glaucome par fermeture de l’angle
Adénome de la prostate
Effets indesirables
Sècheresse buccale
Tachycardie, palpitation
Rétention urinaire
Confusion mentale chez le sujet âgé
Contre indication
Forme adulte CI chez l’enfant
Femme enceinte
Présentation
Adulte ; dosette de 0,5 mg ( 2 ml )
Enfant ; dosette de 0,25 mg ( 2 ml )
Précautions d’emploi : Ce médicament n’est jamais utilise seul mais en complément
d’un bronchodilatateur de courte durée.
Mettre correctement le masque du nébuliseur correctement sur le visage car si la
solution nébulisée atteigne les yeux, elle peut provoquer un glaucome chez les
personnes prédisposées
Posologie
1 dosette en nébulisation en 10 – 15 mn
En association avec un beta 2 mimétique dans le même aérosol
Ex ; 1 dosette Bricanyl + 1 dosette Atrovent
Ou 1 dosette ventoline + 1 dosette Atrovent
A diluer dans du sérum physiologique QSP ml
Apres inhalation, la solution restant dans l’appareil doit être jeté
Effets secondaires
Sècheresse de la bouche
Irritation de la gorge
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4. CORDARONE (Amiodarone)
Classe thérapeutique : Cardiologie, Angeiologie
Propriété : anti arythmique (Classe III)
Indications :
Tachycardies ventriculaires menaçant le pronostic vital
Tachycardies ventriculaires documentées
Tachycardies supra ventriculaires
Troubles du rythme auriculaire avec rythme ventriculaire rapide
Syndrome de Wolf Parkinson White
Réanimation cardiorespiratoire emn cas d’arrêt cardiaque liée a une fibrillation
ventriculaire résistante aux chocs électriques externes
Contre indications
Hypersensibilité connue a l’iode
Hypotension artérielle sévère (état de choc)
Hyperthyroïdie
Grossesse (2ème et 3ème trimestre)
Présentation : Ampoule de 3 ml / 150 ml, a diluer dans du sérum glucose et de
préférence a la pousse seringue
Posologie
Tachycardie ventriculaire
Perfusion par voie veineuse centrale (de préférence)
Attaque : 5 ml / kg IV lente soit 2 ampoule (300 mg dans 50 ml de glucose 5% ou
sérum physiologique) à passer en 20-30 mn
Entretien : 10 a 20mg/kg/j en PSE
Relais par voie orale : 3 cp/j (des le premier jour de la perfusion)
Arrêt cardio-respiratoire
Dose intraveineuse initiale :5mg/kg a diluer dans 20ml de sérum glucose a 5% et
injecte rapidement ( avant le 4 e CEC)
Suivi de 150 mg puis 900 mg PSE / 24 h
80
5. MANNITOL 20%
81
6. MORPHINE (Chlorhydrate de Morphine)
82
7. RIVOTRIL (Clonazepam)
83
8. HYPNOVEL (Midazolam)
84
9. RISORDAN (Dinitrate d’Isosorbide)
Propriétés :
dérivé (vasodilatation veineuse)
vasodilatation coronaire
action anti spastique coronaire
vasodilatation artériolaire périphérique à forte dose
Indications :
Insuffisance ventriculaire gauche, en particulier a la phase aigue de l’Infarctus du myocarde
Œdème aigu du poumon
Angor instable
Contre indications :
Choc hypovolémique
Hypotension artérielle
Cardiomyopathie obstructive
Hypertension intracrânienne
Préparation ; NE PAS DILUER
Syndrome coronarien
Débuter par 2 mg/h au PSE
Puis adapter en fonction de la clinique par palier de 1 mg jusqu'à 15 mg / H
Insuffisance ventriculaire gauche (et OAP)
* bolus de 0,5 mg sur 2 mn (sans dépasser 2 mg)
* puis poursuivre au PSE de
Mg a 15 mg H
Précautions d’emploi
Surveillance hémodynamique (baisse brutale de la TA)
Ne pas associer d’autres médicaments dans la même seringue)
Effets secondaires
Céphalée
Hypotension artérielles
85
10. NORADRENALINE (Norépinéphrine)
86
11. LASILIX (Furosémide)
87
12. VALIUM (Diazépam)
88
13. SALBUTAMOL (Salbutamol sulfate )
89
14. DOBUTAMINE
Classe thérapeutique : Anesthésie, réanimation, cardiologie
Propriété : Catécholamine alpha 1 et beta 1 puissant
Indications : syndrome de bas débit
- état de choc après remplissage (choc toxique)
-choc cardiogénique
-Infarctus du myocarde
-Embolie pulmonaire
-valvuloplastie et cardiomyopathie non obstructive décompensée
Contre indications : obstacle mécanique au remplissage ou a l’éjection (cardiomyopathie
obstructive, valvuloplastie aortique
Effets indésirables
-augmentation de la fréquence cardiaque et de la pression artérielle
- diminution de la pression artérielle (en général, la réduction ou l’arrêt de la
perfusion permet un retour rapide de la pression artérielle aux valeurs initiale
- quelques cas de phlébites au site d’injection
Présentation : flacon de 250mg/20ml
Préparation : diluer 1 flacon de 250mg + 30 ml de sérum physiologique ou d’eau PPI (dilution
5000 µg / ml) soit 250 mg /50 ml
Posologie : 5 a20 µg/kg/ml
90
15. DOPAMINE
91
TABLE DES MATIERES
_________________________________________________________________________PAGE
1- HYPOGLYCEMIE ………………………………………………………………………………………………………………..…4
2- ACIDO CETOSE DIABETIQUE ………………………………………………………………………………………………. 6
3- COMA HYPEROSMOLAIRE ………………………………………………………………………………………………….. 8
4- HYPOKALIEMIE …………………………………………………………………………………………………………….….. 10
5- HYPERKALIEMIE …………………………………………………………………………………………………………….... 13
6- SYNDROME CORONARIEN AIGU ………………………………………………………………………………….…....15
7- CHOC CARDIOGENIQUE ………………………………………………………………………………………………..…..17
8- CRISE AIGUE HYPERTENSIVE ………………………………………………………………………………………..…...19
9- ACCIDENT VASCULAIRE CEREBRALE …………………………………………………………………………….…….21
10- ETAT DE MAL CONVULSIF …………………………………………………………………………………………….….24
11- ASTHME AIGU GRAVE ………………………………………………………………………………………………….….26
12- INTOXICATION ETHYLIQUE AIGUE ……………………………………………………………………………….….28
13- INTOXICATION AU PARACETAMOL …………………………………………………………………………….…...29
14- INTOXICATION AU MONOXYDE DE CARBONE ……………………………………………………………..…..32
15- PERITONITE AIGUE ……………………………………………………………………………………………………..…. 35
16- BRULURE GRAVE ………………………………………………………………………………………………………..……36
17- HEMORRAGIE DIGESTIVE ………………………………………………………………………………………….…….37
18- DOULEUR POSTOPERATOIRE ……………………………………….……………………………………………….…38
19- ETAT DE CHOC HEMORRAGIQUE …………………………………….……………………………………………...39
20- CHOC SEPTIQUE ………………………………………………………………………….…………………………….…….40
21- DIARRHEE AIGUE ………………………………………………………………………………………………………..…..41
22- GANGRENE DE FOURNIER ………………………………………………………………………………………..……..42
23- FRACTURE OUVERTE ……………………………………………………………………………………………..………..43
24- TITRATION MORPHINIQUE ………………………………………….………………………………………..………..44
25- OCCLUSION INTESTINALE ORGANIQUE ………………………………………………………………………..….45
26- ARRET CARDIAQUE DE L’ADULTE … ;;;;…………………………………………………..…………………..……46
27- ENTORSE DE CHEVILLE ;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;……………………………..…..47
28- PLAIES DE LA FACE …………………………………………………………………………………………………….……49
29- RETENTION AIGUE D’URINE ………………………………………………………………………………………..….50
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PROTOCOLES DE SOINS INFIRMIER PAGE
PRODUITS MEDICAUX LES PLUS UTILISES AUX URGENCES DANS LE MILIEUX HOSPITALIER
1- ADRENALINE………………………………….……………………………………………………………………………….… 74
2- ATROPINE ……………………………………………………………………………………………………………………….. 75
3- ATROVENT ………………………………………………………………………………………………………………………. 76
4- CORDARONE ……………………………………………………………………………………………………………………. 77
5- MANNITOL 20% ………………………………………………………………………………….…………………………... 78
6- MORPHINE ………………………………………………………………………………………………………………………..79
7- RIVOTRIL ……………………………………………………………………………………………………………………………80
8- HYPNOVEL ………………………………………………………………………………………………………………………..81
9- NORADRENALINE ………………………………………………………………………………………………………………82
10- LASILIX ……………………………………………………..…………………………………………………………………….83
11- VALIUM ………………………………..………………………………………………………………………………………..84
12- SALBUTAMOL …………………………….. ……………………………………………………………..………………….85
13- DOBUTAMINE …………………………………………………………………………………………………………..…….86
14- DOPAMINE ……………………………………………………………………………………………………………………..87
93