Haricot - Wikipédia
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Phaseolus vulgaris
Taxonomie
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Le Haricot commun appartient au genre Phaseolus, section Phaseolus .
Synonymie
La première description botanique du Haricot commun, sous le nom de Smilax hortensis, est
due aux botanistes Tragus et Fuchs en 1542. Dans Species plantarum (1753), Linné classe les
haricots connus à son époque sous les genres Phaseolus et Dolichos. Il répertorie 11 espèces de
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Phaseolus dont 6 espèces cultivées et 5 espèces sauvages. Après diverses révisions
5
taxonomiques, The Plant List a conservé trois noms d'espèce de Linné : 1) P. vulgaris, le
haricot commun, 2) Phaseolus coccineus, le haricot d'Espagne, 3) Phaseolus lunatus, le haricot
de Lima. Les autres binômes sont traités comme non acceptés, non résolus ou reclassés dans les
genres Vigna ou Glycine. Actuellement, les haricots d'origine asiatique du genre Phaseolus ont
été transférés au genre Vigna, si bien que l'adoption d'une conception restrictive du genre
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Phaseolus en fait un genre homogène et exclusivement américain .
Variétés
▪ Phaseolus vulgaris var. aborigineus (Burkart) Baudet. Cette variété a été décrite d'abord
comme une espèce distincte par le botaniste argentin Burkart en 1952 sous le nom de
3
Phaseolus aborigineus Burkart .
▪ Phaseolus vulgaris var. vulgaris L.
Ces deux variétés correspondent à deux écotypes, qui sont liés aux groupes méso-américain
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(vulgaris) et andin (aborigineus), difficiles à inter-croiser. Ce début de spéciation est le signe
qu'ils ont été domestiqués anciennement. La variété aborigineus se distingue notamment par
des grains plus gros. Il existe également de nombreux cultivars obtenus par croisements ou
sélections horticoles, qu'il ne faut pas confondre avec les variétés spontanées.
Génome
Comme pour la plupart des espèces du
genre, le génome du haricot comprend
11 paires de chromosomes (2n=22).
Avec 625 Mpb par génome haploïde,
c'est le plus petit de la famille des
8
légumineuses .
Fleur en gros plan.
Description
Les tiges grimpantes sont peu ramifiées et s'enroulent autour de leur support dans le sens
12
inverse des aiguilles d'une montre (tiges volubiles « sinistrorses » ). Elles peuvent atteindre
deux à trois mètres de haut. Les types nains sont plus ramifiés, prenant un port buissonnant ou
dressé, de 40 à 60 cm de haut. Ils se prêtent mieux à la mécanisation des cultures. [réf. nécessaire]
Les feuilles adultes sont pétiolées, alternes et composées trifoliées, de couleur verte ou
13
pourpre . Les folioles ont une forme ovale-acuminée, presque losangée et mesurent de 6 à
15 cm de long sur 3 à 11 cm de large. Les pétioles, renflés à la base (coussinet foliaire ou
pulvinus) sont munis de stipules, et de petites stipules ou stipelles se trouvent à la base des
pétiolules supportant les folioles. Les deux feuilles primordiales qui apparaissent
immédiatement au-dessus des cotylédons sont entières et opposées.
Appareil reproducteur
Les fleurs sont groupées en grappes
déterminées (racèmes) de 4 à 10 fleurs,
naissant à l'aisselle des feuilles. Ce
sont des fleurs hermaphrodites,
zygomorphes, au calice formé de cinq
sépales soudés présentant cinq dents
regroupées en deux lèvres, à la corolle
caractéristique dite « papilionacée »,
formée de cinq pétales inégaux et très
différenciés : l'étendard est le pétale
postérieur très développé et redressé,
les ailes sont les deux pétales latéraux Gousses de haricot vert.
Planche botanique de 1887 extérieurs, et la carène est formée des
détaillant les organes deux pétales inférieurs, partiellement
reproducteurs.
soudés et recouverts par les ailes. La
couleur des pétales varie du blanc
verdâtre au carmin.
La première introduction du haricot en Europe serait due à Christophe Colomb qui le découvrit
15, 14
à Nuevitas (Cuba) lors de son premier voyage en octobre 1492 . Par la suite d'autres
explorateurs le découvrirent en divers points d'Amérique du Nord et du Sud. La diffusion de la
plante en Europe se serait faite par le Vatican, lorsqu'en 1528 le pape Clément VII le fait cultiver
14
sur ses terres . Selon une légende, Catherine de Médicis l'aurait introduite en France à
14, 19
l'occasion de son mariage avec le roi Henri II en 1533 , cependant le haricot se cultivait déjà
en France avant son arrivée (voir mythe italien dans la cuisine française). En français le mot
haricot n'est cependant attesté qu'à partir de 1640, le mot utilisé auparavant pour le désigner
14
étant fazéol, d'où vient le mot fayot . Dès le ���e siècle, des navigateurs portugais l'ont
introduit en Afrique et en Asie.
Facile à cultiver et produisant des graines de bonne taille et de longue conservation, le haricot a
connu rapidement un grand succès en Europe, où il s'est diversifié en d'innombrables variétés
locales, se substituant partiellement ou totalement à d'autres légumineuses anciennes (pois
14
chiches, lentilles, dolique mongette) . Il s'est également bien implanté en Afrique orientale,
notamment dans la région des Grands Lacs (Kenya, Ouganda, Tanzanie) où il retrouvait des
conditions écologiques proches de celles des montagnes andines. Cette région est aussi devenue
un centre de diversification et le haricot y est encore de nos jours un aliment de base des
populations rurales. La plante ne s'est par contre pas imposée en Asie tropicale, face à des
légumineuses mieux adaptées au climat telles le haricot mungo et le lablab (appelé « pois
antaque » à la Réunion).
L'origine américaine du haricot est peu à peu oubliée pour n'être redécouverte qu'au début du
��e siècle par Jean-Henri Fabre, celui-ci ayant remarqué que les ravageurs attaquant les autres
légumineuses n'attaquent pas le haricot tandis que les ravageurs introduits d'Amérique
14
attaquent le haricot mais pas les autres légumineuses .
En français
L'Europe connaissait la dolique ou dolique mongette dont le
nom grec était Phaseolus. Le haricot lui doit son nom savant
Phaseolus, son nom régional de mongette ou mogette et son
20
nom familier de fayot . Dès 1585, Castor Durante, médecin
21
et botaniste italien, écrit araco pour des haricots . Ce nom
italien araco, qui n'est plus usité, est à rapprocher du aracos
cité par Pline l'Ancien, et du arachos cité par Théophraste,
et désignait probablement une autre légumineuse
Plant de ''Phaseolus vulgaris''.
européenne, vesce ou gesse, connue, cultivée et cuisinée
bien avant l'arrivée du haricot en Europe. D'ailleurs, à la fin
du ����e siècle, le botaniste Joseph Pitton de Tournefort l'associe à une graine ronde
22
anciennement cultivée en Italie nommée arocatus [Pas dans la source]. Les divers noms du
haricot seraient donc des dérivés de ceux de légumineuses européennes ancestrales.
François Rabelais nous en parle au milieu du ���e siècle, quand Panurge accuse le fazéolz de
rendre le carême encore plus déplaisant.
Le nom de haricot apparaît au ����e siècle, d'abord sous la forme fève de haricot par Figuier en
1628, puis haricot en 1640 par César Oudin dans son livre curiosités françaises, nom qui va lui
rester. En 1689, de Blégny le nomme aricot, Antoine Furetière dans le dictionnaire de 1690
21
haricot, mais il fut cependant longtemps appelé fève de haricot ou féverole .
De nombreux auteurs soutiennent que haricot serait une adaptation phonétique du nom en
aztèque ayacotl. C'est José-Maria de Heredia qui le premier affirme avoir découvert le nom en
aztèque ayacotl dans un ouvrage d'histoire naturelle du ���e siècle, le De historia plantarum
23
novi orbis de Hernandez. Mais selon l'équipe de lexicographes autour d'Alain Rey , cette forme
est totalement imaginaire.
n1
Le traité du Jardinier François de 1654 le nomme fève de Caliccot ce qui a donné dans les
départements de la Somme, de l'Oise, de l'Eure et de l'Yonne caliquot, caricotte, galligote et
21
aricotte .
L'araco italien serait devenu alicot dans la Vendée, arico dans l'Yonne, aricaou et oricaou dans
la Creuse et la Corrèze et divers aricou, aricotte, hariké et aricoy dans la Somme, l'Yonne, l'Oise
et le Nord.
Dans son Théâtre d’agriculture et mesnage des champs, en 1600, Olivier de Serres le nomme
faziols. Le phaseolus grec puis latin s'est transformé en fajou à Nice, fiajole à Lyon, fayola dans
le Dauphiné, fazor à Briançon, fajoula dans l'Ain, fayou dans les Hautes-Alpes et le Var. C'est le
fayoul ou fayol provençal, qui devient dans la marine fayol puis fayau ou fayot. En Picardie, il
21
a été nommé fajole, d'où a dérivé flageolet .
Le haricot est nommé mougette en 1731, mogette en 1762, puis l'abbé Rozier en 1784 décrit sous
le nom de mongette plusieurs variétés, le haricot blanc commun, le haricot blanc hâtif et le
haricot rond. Le nom local de la dolique mongette a été appliqué au haricot donnant les
nombreux dérivés de mongette : mogette ou mongette en Saintonge, mojhète en Poitou (plus le
nord et l'est de la Charente), mandzéto dans la Haute-Vienne, mondjéta dans les Pyrénées,
mounjou dans la Haute-Garonne, mountso dans le Tarn, et mounzétou dans le Lot.
Les haricots ont été appelés aussi « pois », « fayots » ou encore « fèves ». Ce dernier terme est
resté vivace dans le français du Québec où les « fèves au lard », les « fèves de chantier », se
24
préparent en réalité avec des haricots . Cette confusion entre fève et haricot pourrait venir de
l'influence de l'anglais bean ou au fait que le haricot fut importé en France et confondu avec la
25
fève qui désigne aussi la fève (broad bean). Dans le créole des Antilles, le haricot s'écrit pwa.
En espagnol, les termes alubia et judia dérivent de l'arabe loubia, qui désignait à l'origine la
dolique mongette (genre Vigna) et qui a été transposé au haricot lorsque celui-ci s'est substitué
à la précédente. Le terme habichuela, quant à lui, dérive de haba qui désigne la fève. Poroto, en
espagnol du Chili, vient quant à lui directement du purutu Quechua.
En langue bretonne, le nom fav issu du moyen breton faff emprunté au latin faba, est utilisé
pour le haricot comme pour les fèves Vicia faba. Afin de les différencier on précise quelquefois
l'aspect : fav-glas (haricot vert), fav-sec'h (haricot sec), fav-munut (fèves minuscules=
féveroles) ; l'usage : fav-marc'h (fèves cheval=fèves pour l'alimentation animale) ; ou la
26, 27
provenance : fav-brezil (fèves du Brésil=haricot), fav-gall (fèves françaises=fèves) .
Dans les langues germaniques, les noms du haricot dérivent d'un terme germanique ancien,
15
bauna, désignant à l'origine une sorte de fève : allemand Bohne, anglais bean, néerlandais
boon, norvégien Hagebønne, suédois böna… Bean en anglais et Bohne en allemand sont des
termes génériques désignant toute légumineuse à graine allongée, un qualificatif est
généralement nécessaire pour préciser le haricot : kidney bean, Gartenbohne…
Au Japon, le haricot commun est appelé Ingen mame, ou Sasage dans la région du Tōhoku
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(dans le nord-est du pays) . Cependant les « haricots rouges » très employés dans la
gastronomie japonaise sont des haricots azukis (genre Vigna).
Au Kenya, on parlera d'ukunde en swahili pour les haricots en général et de dengu pour les
lentilles.
La culture du haricot
Souvent présent dans les jardins familiaux, le haricot fait
aussi l'objet de spéculation en grande culture. Généralement
semé en culture pure dans les pays occidentaux, il fait aussi
souvent l'objet de cultures associées, semé en mélanges avec
d'autres plantes, ou en cultures intercalaires, dans les pays
du Tiers monde. En Amérique latine, environ 70 % des
13
cultures de haricots sont associées au maïs .
C'est une plante très sensible au froid ; le feuillage gèle à partir de −1 °C. Il faut attendre pour la
semer que la température moyenne atteigne 15 °C, soit vers la mi-mai (dans l'hémisphère nord),
classiquement après les « saints de glace » en France moyenne, plus tôt (fin avril) sous climat
méditerranéen, plus tard (fin mai) sous climat continental. Les semis peuvent s'échelonner
jusqu'à fin juin ou fin juillet voire début août, selon les régions et les variétés, de manière à
permettre la récolte avant les premières gelées. Les fortes chaleurs, plus de 32 °C sont
29
préjudiciables au haricot, faisant avorter les fleurs et les gousses .
Le haricot préfère les sols neutres (pH optimum égal à 6,5), mais s'accommode de sols plus
basiques. Pour une bonne levée, il est nécessaire de ne pas trop enterrer les graines (un
30
proverbe jardinier dit : « le haricot doit voir partir son maître ») et d'éviter les terres trop
battantes : en effet, lors de la germination, les cotylédons sont soulevés hors de terre par la
croissance de la radicelle.
En culture potagère, le semis, en poquets ou en lignes, se fait souvent avec des grains
préalablement trempés. Les semis peuvent commencer dès le mois d’avril dans les régions
précoces (Midi et Sud-ouest) et se poursuivent jusqu’en août pour des récoltes qui
s’échelonneront de juin à octobre. Il faut semer dans un terrain suffisamment réchauffé, 15 à
18 °C de température au sol. Un grand nombre d'échecs sont dus à des semis trop précoces. Les
lignes de semis doivent être espacées de 40 à 50 cm pour les variétés naines et 70 à 80 cm pour
les variétés à rames. Après le semis, il est conseillé de biner une première fois puis une seconde
15 jours plus tard en butant les pieds jusqu'au niveau des premières feuilles et en créant une
31 32
rigole pour l'arrosage . Il peut être utile de pailler .
En culture de plein champ, l'emploi de semoirs pneumatiques monograines est conseillé pour
obtenir une levée régulière ; ils permettent en effet de contrôler de manière précise l'espacement
des graines et la densité de semis, facteur important du rendement, ainsi que la profondeur
d'enfouissement des graines. La grande culture ne cultive que les variétés naines, car le ramage
que nécessitent les variétés grimpantes n'est pas facilement mécanisable.
L'arrosage est souvent nécessaire car le cycle de végétation se déroule pendant les périodes les
plus chaudes de l'année. Il est préférable de le faire par écoulement direct sur le sol sans toucher
les feuilles et les fleurs pour éviter le développement des maladies. En culture de plein champ,
l'irrigation par aspersion est cependant pratiquée, de préférence sur des variétés résistantes à
l'anthracnose et aux virus.
Récolte
La récolte se fait, suivant les variétés, à partir de 40 jours pour la récolte en gousses immatures,
et deux mois et demi à trois mois après le semis pour la récolte en grains secs.
Pour la récolte en grains secs, il convient d'attendre que les gousses aient jauni mais de récolter
avant qu'elles ne soient complètement sèches, pour éviter leur déhiscence et donc la chute de
graines au sol. Le taux d'humidité des graines idéal au moment de la récolte se situe à 15-16 %,
33
alors qu'il s'élève à 50 % à leur maturité physiologique .
Traditionnellement, les plants de haricots grains sont arrachés, liés et mis à sécher suspendus
sous un hangar avant d'être écossés. Le battage s'est effectué à la gaule en frêne et au fléau puis
au rouleau en pierre. Ce battage était suivi d'un vannage pour éliminer les impuretés. Vers 1950
21
sont apparues les batteuses mécaniques .
Depuis les années 1970, la récolte en gousse des haricots mangetout a également été mécanisée
grâce à la mise au point de « récolteuses de haricots mangetout » tractées (latérales) ou
automotrices (frontales). Ces machines se composent d'un peigne rotatif ou d'un tambour
cueilleur qui travaille de bas en haut. les parties recueillies sont envoyés dans un système de
29
nettoyage qui sépare les gousses des feuilles et autres déchets .
Ravageurs
De très nombreux ravageurs sont susceptibles de s'attaquer
aux cultures de haricots ainsi qu'aux graines entreposées,
notamment des gastéropodes, des insectes, acariens et
nématodes.
Le puceron des racines (Triphidaphis phaseoli) affaiblit les plants de haricots et d'autres plantes
potagères.
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La bruche du haricot (Acanthoscelides obtectus Say) est un petit insecte coléoptère dont la
larve, qui vit à l'intérieur des graines de haricot entreposées, pouvant provoquer des dégâts
importants, lui est spécifique. Cet insecte a besoin d'une température supérieure à 14 °C pour se
développer. S'il rencontre des conditions favorables, jusqu'à quatre générations peuvent se
suivre dans un stock de graines et plusieurs larves peuvent
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occuper simultanément le même haricot . La lutte contre
ce ravageur nécessite des traitements insecticides tant sur
les cultures destinées à la récolte de graines, que sur les
graines stockées, par fumigations sous vide.
Maladies
De nombreuses maladies cryptogamiques, bactériennes ou
virales sont susceptibles d'affecter les cultures de haricots.
La fonte des semis est imputable à divers champignons. La rouille du haricot est due à
Uromyces appendiculatus, la pourriture grise à Botrytis cinerea, la sclérotiniose ou pourriture
blanche à Sclerotina sclerotiorum et la maladie du pied du haricot à Fusarium phaseoli.
L'oïdium américain du haricot, dû à Erysiphe polygoni, est cantonné aux régions chaudes du
nouveau Monde.
La mosaïque commune du haricot, due à un virus, est transmise par les semences et par les
pucerons. Elle provoque l'apparition sur les feuilles de cloques, plus ou moins décolorées,
présentant un aspect de mosaïque, et l'enroulement de l'extrémité des folioles. La lutte passe
par le choix de variétés résistantes. La mosaïque jaune du haricot, autre maladie virale, est
moins fréquente que la précédente. La mosaïque dorée du haricot est propre à l'Amérique
tropicale.
Moyens de lutte
La lutte contre les ravageurs et maladies repose sur la combinaison de différentes méthodes :
l'emploi de variétés résistantes et de semences saines, indemnes de germes pathogènes, traitées
par des fongicides, la vernalisation (passage par une période de congélation ou froid constant)la
rotation culturale qui permet d'éviter le retour trop rapide de haricots ou d'autres légumineuses
sur la même parcelle, une irrigation maîtrisée et sans excès, l'utilisation d auxiliaires de cultures
contre les acariens, ou l'emploi de fongicides et d'insecticides adaptés. De nouvelles variétés ont
été créées qui sont plus résistantes aux maladies, aux bactéries et aux virus tels que
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Pseudomonas, Colletotrichum, Fusarium, Xanthomonas , BCMNV, BYMV .
Rendement
40
Les rendements sont actuellement de 2,5 à 3 tonnes/ha en Poitou-Charentes . Ils sont donnés
de 2,68 à 3,88 tonne/ha en 90 à 108 jours par le comité ontarien des légumineuses à grain
41
(Canada) .
Pour les haricots secs, le rendement moyen au niveau mondial s'établit à 7,4 q/ha (FAO, 2006),
à 15 q/ha en Europe et à 10 q/ha en Amérique, mais il peut monter à 50 q/ha pour des haricots
34
grimpants dans les meilleures conditions . Pour les haricots verts les rendements dans des
conditions optimum peuvent atteindre 7 à 8 t/ha pour les variétés naines et 14 à 16 t/ha pour les
34
variétés à rames .
Reliquats azotés
En fin de culture, les haricots laissent des reliquats azotés dans le sol qui risquent d'être lessivés
en l'absence de culture successive pendant l'hiver suivant. Des cultures intermédiaires de
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crucifères ou de graminées sont alors indiquées pour piéger les nitrates . Néanmoins ces
reliquats sont sous forme de protéines incluses dans la matière organique et sont beaucoup
moins sujets au lessivage hivernal que de l'azote minéral. Les faibles températures empêchent la
minéralisation et donc la libération de l'azote minéral, qui peut ainsi être conservé pour la
culture suivante qui va l'absorber à partir du printemps.
Variétés cultivées
On recense de très nombreuses variétés locales de haricots. Plus de 14 000 cultivars ont été
répertoriés. Le principal conservatoire de ces variétés est le Centre international d’agriculture
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tropicale (CIAT) situé à Cali en Colombie .
Dans le catalogue européen des espèces et variétés, figurent plus de 1 400 variétés inscrites de
44 45
haricots , dont plus de 230 (près de 200 nains et de 40 à rames) pour la France et 115 pour
l'Italie. Ces variétés se répartissent en haricots à gousses (dont la gousse est sans parchemin),
types filets ou mangetout, ou à grain (dont la gousse est ligneuse car à parchemin), et se
distinguent aussi par la couleur des grains ou des gousses. En France, pour les jardiniers
amateurs près de 30 variétés sont inscrites sur la liste SVI destinée à un usage familial en faibles
quantités et une variété est inscrite sur la liste des variétés de conservation (menacée d'érosion
génétique) : le « Flageolet blanc des Flandres ».
Dans le cadre du Phaselieu Project, une classification européenne des types commerciaux du
haricot, qu'il s'agisse de variétés commercialisées ou conservées dans les banques de gènes, a été
établie. Elle comprend une cinquantaine de types répartis en neuf groupes selon la couleur des
46
graines : blanc, blanc panaché, crème, brun, jaune, rose, rouge, pourpre et noir .
Certaines variétés amérindiennes sont toujours disponibles, tel le haricot grimpant Kahnawake,
rare et toujours cultivé au sein de communautés, en compagnie de ses sœurs, par des gens
dévoués à la préservation de ces plantes traditionnelles.
Quelques variétés de haricot grimpant sont cultivées
uniquement pour leurs fleurs ou leurs graines
décoratives.
Critères de sélection
De nombreux caractères différencient les variétés
cultivées de haricot. Il s'agit d'abord de critères relatifs
au port de la plante et de critères morphologiques
concernant principalement les graines : couleur, taille,
forme.
Haricots verts
Les variétés de haricots verts peuvent se répartir en deux
groupes, les haricots filets et les haricots mangetout.
Les haricots mangetout sont des variétés sans parchemin qui peuvent être consommées en
gousse au stade de la graine presque développée. Les gousses, de section ovale, plus courtes,
sont de couleur verte ou jaune (haricots beurre), ou parfois pourpre. Ce sont les plus cultivées
par les professionnels.
Des variétés plus récentes sont issues de croisements entre les deux groupes et sont appelées
haricots filet-mangetout ou « filets sans fil » ou « faux filets ». Les gousses rappellent celles des
haricots filets en vert plus clair. L'apparition du fil est plus tardive que chez ces derniers.
Ces différentes variétés se classent en outre en variétés naines et variétés à rames (grimpantes).
Quelques variétés traditionnelles françaises
En France
Deux haricots français bénéficient d'une protection au niveau européen, le « coco de Paimpol »,
AOC/AOP, maintenue par l'association du Coco de Paimpol à Paimpol (Côtes-d'Armor) et le
« haricot tarbais » (label rouge et IGP) qui a traditionnellement comme tuteur un plant de maïs,
maintenu par l'association interprofessionnelle du haricot tarbais à Tarbes (Hautes-Pyrénées) ;
D'autres variétés locales ne bénéficient pas d'appellations officielles, mais sont promues par des
associations qui s'efforcent de maintenir leur production et leur qualité, telles que la « mojhette
de Pont-l'Abbé-d'Arnoult » (Charente-Maritime), soutenue par la « Confrérie de la Mojhette de
Pont-l'Abbé-d'Arnoult », le « haricot de Castelnaudary », ingrédient de base du cassoulet de
Castelnaudary, le « lingot du pays ariégeois » et le « haricot maïs du Béarn » voisin du haricot
tarbais mais cultivé exclusivement sur du maïs, celui-ci servant de tuteur. Il est l'ingrédient de
base de la garbure. Sa promotion est assurée par l'Association des producteurs du haricot maïs
du Béarn.
Le « haricot de Soissons », haricot à grosses graines cultivé dans l'Aisne qui bénéficie d'une
renommée ancienne mais dont la culture a fortement décliné, a été relancée en 2003 par un
groupe de producteurs. Il est promu par la « Confrérie gastronomique des compagnons du
50
haricot de Soissons » .
En Europe
51
Plusieurs appellations sont protégées au niveau européen (labels AOP/IGP ) : en Espagne
Faba asturiana, haricots blancs crémeux de grande taille de la variété traditionnelle Granja
52
asturiana, ingrédient obligatoire de la fabada asturiana et Judias de El Barco de Avila.
En Italie, Fagiolo di Lamon della Vallata Bellunese, Fagiolo di Sarconi et Fagiolo di Sorana.
Espèces voisines
D'autres espèces du genre Phaseolus ou d'autres genres proches sont également appelées
« haricots » :
Production
En 2006, la production mondiale de haricots, selon les statistiques publiées par la FAO, s'est
élevée à 28,6 millions de tonnes, dont 19,6 de haricots secs (68 %), 6,4 de haricots frais (22 %)
54
et 2,6 de haricots verts (9 %) . En 2002, ces chiffres étaient respectivement de 25,7, 18,3, 5,7 et
1,7 million de tonnes. Entre 1961 et 2006, la production totale de haricots a doublé passant de
14,4 à 28,6 millions de tonnes, progressant assez régulièrement au taux de 1,5 % par an.
Ces chiffres ne sont pas exhaustifs car ils n'englobent pas la production des jardins familiaux et
de certaines cultures vivrières pour l'autoconsommation, notamment dans les pays en voie de
développement, qui n'entrent pas dans les circuits commerciaux et sont inconnues des
statistiques officielles. Il existe par ailleurs une certaine confusion, car dans certains pays sont
considérés comme haricots également les graines de certaines espèces de Vigna (niébé, haricot
mungo, haricot azuki…). Les chiffres concernant les haricots frais peuvent concerner soit les
grains écossés, soit les gousses entières vendues comme telles sur les marchés.
Pour les haricots secs, la production mondiale est estimée à 19,6 millions de tonnes en 2006
(source : FAO). La surface totale consacrée à cette production représentait un peu plus de 26
millions d'hectares pour un rendement moyen de 7,4 quintaux par hectare. Les quinze premiers
pays représentent plus de 80 % du total mondial. Les trois premiers, Brésil, Inde et Chine
représentent 44 % du total et les six premiers (les précédents plus Birmanie, Mexique et États-
Unis) près des deux-tiers.
En France (2006), la culture du haricot occupe environ 41 000 hectares pour une production de
413 000 tonnes, soit en moyenne 10 t/ha, due principalement aux haricots verts qui
représentent les 3/4 des surfaces et 86 % de la production.
Principaux pays producteurs de haricots secs en 2006
Surface
Production
cultivée Rendement
Pays (milliers de
(milliers (q/ha)
tonnes)
d'hectares)
Corée du
360,0 7,8 280,0
Sud
Échanges internationaux
Les échanges de haricots secs portent sur environ 2,5 millions de tonnes (FAO, 2005) soit
environ 13 % de la production mondiale.
Les principaux pays exportateurs sont la Chine, la Birmanie, les États-Unis, le Canada et
l'Argentine. Ces cinq pays ont réalisé en 2005 les trois quarts des exportations totales.
Les principaux pays importateurs sont l'Inde, les États-Unis, Cuba, le Japon, le Royaume-Uni et
le Brésil. Ces cinq pays ont réalisé en 2005 38 % des importations totales. Les deux premiers
pays producteurs de haricots secs, le Brésil et l'Inde, ne sont pas autosuffisants et figurent parmi
les principaux importateurs. Les États-Unis sont à la fois exportateurs et importateurs.
Organismes de recherches
Le haricot commun est une culture vivrière de base dans plusieurs pays d'Amérique latine et
d'Afrique.
Différents organismes internationaux ont été mis en place pour développer la culture de cette
plante et améliorer ses performances nutritionnelles et agronomiques.
Le centre international d’agriculture tropicale (CIAT) dont le siège est à Cali (Colombie) est l'un
des quinze centres de recherches dépendant du Groupe consultatif pour la recherche agricole
internationale (CGIAR). Ses activités sont focalisées sur quatre types de cultures : haricots,
manioc, fourrages tropicaux et riz. Il dispose d'antennes en Amérique latine, en Afrique et en
Asie.
Consommation
Le haricot commun est l'espèce la plus consommée dans le
genre Phaseolus et parmi les « haricots » au sens large. Il
constitue un aliment de base pour certaines populations de
pays en développement, notamment en Amérique latine et
en Afrique orientale. Comme tous les légumes secs, il est
nourrissant, énergétique (riche en féculents mais pauvre en
graisses) et constitue un ingrédient peu onéreux de
nombreuses recettes traditionnelles. Il peut se conserver
Conserves de flageolets en bocaux
facilement et très longtemps sous forme de grains secs, qui
de verre.
présentent toutefois l'inconvénient de nécessiter un
trempage préalable et une cuisson longue pour être digestes.
C'est l'un des légumes les plus consommés au monde. En volume de production, le haricot (y
compris haricots verts) arrive au dixième rang des légumes après la pomme de terre, le manioc,
la tomate, le chou, l'oignon, l'igname, le concombre, la banane plantain et l'aubergine et la
première des légumineuses consommées en légumes secs (hors soja) devant le pois, le pois
58
chiche, le pois à vache (niébé) et la fève .
En 2000, la consommation moyenne de haricots secs au niveau mondial était estimée à 2,2 kg
par habitant et par an, avec de fortes variations selon les continents : Amérique latine, 9,4 kg,
59
Amérique du Nord, 5,5 kg, Afrique, 2,2 kg, Asie, 1,3 kg, Europe, 0,7 kg (source FAO) .
Dans certains pays du Tiers monde où les haricots sont un aliment de base, la consommation
60
peut être très élevée : jusqu'à 55 kg/an au Rwanda et 66 kg/an dans l'ouest du Kenya .
Les haricots verts sont un légume vert (près de 90 % Source : Souci, Fachmann, Kraut :
d'humidité) qui est commercialisé aussi bien en frais qu'en La composition des aliments.
conserves ou en surgelés. Ils se consomment cuits, chauds, Tableaux des valeurs nutritives, 7e
comme accompagnement classique de nombreux plats, ou édition, 2008, MedPharm Scientific
froids, en vinaigrette. La consommation du haricot vert, Publishers / Taylor & Francis,
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répandue principalement dans les pays occidentaux, est
soutenue par la mode du manger « léger ».
Les jeunes feuilles sont parfois consommées, par exemple en Amérique centrale, ou en Afrique,
comme aliment de disette.
Recettes
Les haricots se cuisinent en plat de légume, en plat
composé avec ou sans viande, ou en soupe.
En Amérique du Nord
▪ Au Canada Zenzaï.
En Amérique du Sud
Au Moyen-Orient
▪ En Turquie, spécialité turque nommée « kuru fasülye - pilav » qui est un plat composé de
haricot blanc (principalement la variété « Ispir » de la ville d'Erzurum) et de riz dit « pilaf »
en français.
▪ En Iran, on utilise les haricots blancs dans le Ab-gousht, les haricots pinto dans le
Ghormeh-sabzi et les haricots verts dans le Loubia-polow.
En Afrique
(il s'agit souvent de niébés (genre Vigna)
En Asie
▪ Au Japon, les haricots sont employés dans des préparations sucrées (il s'agit
généralement de haricots azukis, genre Vigna)
▪ la zenzai, dessert en forme de soupe sucrée ;
▪ les wagashis, pâtisseries traditionnelles.
En Océanie
Soupes
▪ la loubia ou chorba loubia au Maghreb, soupe épaisse aux haricots blancs souvent
pimentée, un des plats les plus populaires de la région ;
▪ la soupe de haricots blancs italienne ;
▪ le minestronede pasta e fagioli ;
▪ la ribollita, soupe de légumes réchauffée, avec haricots blancs secs, chou de Milan, pain
79
de mie, lard maigre et os de jambon (Toscane) (Italie) ;
▪ la soupe au pistou de Provence avec des cocos roses d'Eyragues.
Autres utilisations
Usage médicinal
▪ C'est aussi l'une des quelques plantes, qui à la suite d'une étude de criblage à haut
82
débit , a été retenue comme candidate potentielle pour produire un possible médicament
contre le SARS-CoV-2, responsable de la pandémie de COVID-19.
Et aussi
Expressions
▪ Fayot est selon le dictionnaire Larousse au début du ��e siècle un rengagé de la marine.
L'origine de cette acception, datée de 1833, serait dans l'analogie entre le marin qui
23
revient à l'armée comme les haricots reviennent au menu .
▪ Fayot, et son dérivé fayoter, dans le sens de faire du zèle, viendrait de la conduite de
certains marins pour être mieux servis en fayots durant les périodes de restriction de
vivres.
▪ La fin des haricots : l'expression apparaît au début du ��e siècle. Elle fait référence aux
voyages au long cours du �����e siècle. Les marins consommaient les provisions du plus
périssable à ce qui se conservait le plus longtemps. Les haricots secs n'étaient
consommés qu'en dernier. Il était alors urgent de se ravitailler quand les légumes secs
21, 83
s'épuisaient. On disait que les marins naviguaient « sous le Cap Fayot » .
84, 85, 86
▪ Courir sur le haricot ou l'haricot signifie importuner . Le sens de l'expression, qui
e 87 88
remonte au ��� siècle , fait l'objet d'explications divergentes . En 1901, Aristide Bruant
lui donne un sens « obscène » et donne pour synonymes du haricot l'asperge, le flageolet,
89
le kilomètre et le soissons . Pour Claude Duneton, le haricot désigne dans cette
90
expression « l'orteil [...] ou peut-être le pénis » ; pour Clotilde Dusoulier, la graine de
91
haricot y représente, par analogie avec sa forme, « le cerveau ou l'orteil » . Selon Alain
Rey, le mot haricot a « pour valeur dominante graine mûre du haricot blanc ; elle donne
naissance par analogie de forme à table haricot au sens argotique d'orteil (1883) d'où
pied, qui explique en partie courir, taper, sur le haricot, ennuyer (mais haricot a pu signifier
23
testicule, comme l'atteste haricocèle, nom masculin, testicule atrophié, 1907) » .
▪ Être logé à l'enseigne des Haricots, c'est-à-dire dans une mauvaise auberge, est une
expression argotique du ���e siècle citée par Alfred Delvau dans son Dictionnaire de la
90, 92
langue verte (1866) .
▪ Avoir la ligne haricot vert, c'est-à-dire être très mince, est une expression relativement
93
récente (1963) .
Jeu
Bohnanza est le nom d'un jeu de société créé par Uwe Rosenberg en 1997. En allemand, « le
haricot » se dit die Bohne (du genre féminin). Le jeu se compose de « 154 cartes haricot » et de 7
cartes 3e champ. Bohnanza est édité par Amigo Spiele, et en France par Gigamic
Dans la fiction
En littérature pour adultes :
▪ Jack et le Haricot magique, conte anglais sur le thème de l'ogre berné, publié en 1809
dans le recueil des Nursery Tales sous le titre de Jack and the Beanstalk.
96
▪ La Reine des haricots (The Baked Bean Queen, 1986), par Rose Impey et Sue Potter ,
trad. en français publiée chez Albin Michel en 1987.
En bandes dessinées :
▪ Des haricots partout, no 29 des aventures de Spirou et Fantasio par Jean-Claude
Fournier, paru en 1980 aux éditions Dupuis ;
▪ Le Sortilège du haricot, 1er album des aventures de Hugo par Bédu, paru en 1986 aux
97
éditions du Lombard ;
▪ Les Schtroumpfs et les Haricots mauves (2017).
Chansons
« Ah les haricots coco,
Ça fait d'la bonne soupe,
Ah les haricots coco,
98
Ça fait du bon friquot . »
Voir aussi :
▪ Les Fayots : chant de marin qui relate le quotidien des marins français du début du
99
��e siècle .
▪ Les Haricots : chanson créée par Bourvil dans l'opérette La Route fleurie (1952), paroles
100
de Raymond Vincy, musique de Francis Lopez .
▪ La Faim des haricots : chanson des Négresses vertes.
Légendes
Les haricots du Saint-Sacrement sont une variété de
haricots blancs présentant au hile une figure brunâtre
évoquant le Saint-Sacrement. On les appelle aussi « haricots
du Saint-Esprit » ou « Nombril de bonne sœur ». Plusieurs
légendes populaires expliquent leur origine. En Franche-
Comté, ils seraient apparus sur des pieds de haricots semés
dans un jardin dans lequel un homme avait enterré un
ostensoir volé dans la chapelle voisine. Près de Brest, Variété « Nombril de bonne sœur ».
pendant la Révolution, un bedeau aurait semé des haricots
blancs par-dessus des vases sacrés enfouis pour les cacher ;
l'auréole évoquant l'ostensoir serait apparue sur les graines récoltées. En Ille-et-Vilaine, ils
seraient apparus dans un champ de haricots à l'endroit qui avait été traversé par un vicaire
101
portant le Saint-Sacrement .
Notes
1. En référence à Calicut, car à l'époque on croyait à l'origine indienne de la plante.
2. Les graines de haricot d'Espagne renferment des substances toxiques qui disparaissent à la
cuisson.
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populaire au mot « enquiquiner » et donne comme équivalent en allemand, pour le sens de
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Voir aussi
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Articles
Articles connexes
▪ Haricot (le genre Phaseolus)
▪ Haricot vert, Flageolet, Mogette
▪ Haricot nain
▪ Haricot à rames
▪ Légume sec, Ingrédient de cuisine
▪ Liste de plats à base de légumineuses
▪ Phytohémagglutinine
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Liens externes
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▪ (en) Flora of Missouri ([Link] : Phaseolus
vulgaris ([Link]
▪ (en) Catalogue of Life : Phaseolus vulgaris L. ([Link]
78SQ) (consulté le 15 décembre 2020)
▪ (fr) Tela Botanica (France métro ([Link] : Phaseolus
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▪ (fr) Tela Botanica (La Réunion ([Link] : Phaseolus
vulgaris L. ([Link]
▪ (fr) Tela Botanica (Antilles ([Link] : Phaseolus vulgaris
L. ([Link]
▪ (fr + en) ITIS : Phaseolus vulgaris L. ([Link]
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▪ (en) GRIN : espèce Phaseolus vulgaris L. ([Link]
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▪ (fr) Prota (Ressources végétales de l'Afrique Tropicale ([Link] :
Phaseolus vulgaris ([Link]
▪ Fiche nutritionnelle sur le haricot vert, Aprifel (Agence pour la recherche et l'information en
fruits et légumes frais, France ([Link]
▪ La culture du haricot sur le site de l'Unilet (Union nationale interprofessionnelle des
légumes transformés, France) ([Link]
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▪ (en) Types commerciaux du haricot commun en Europe, Phaselieu Project ([Link]
[Link]//European_bean_market_classes(l).pdf)[PDF]
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