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Le document présente une œuvre poétique de Frédéric Paceré Titinga, évoquant des thèmes de l'Angola, de la famille, de la guerre et de la culture. À travers des métaphores et des images puissantes, le poème explore les luttes identitaires et les aspirations d'un peuple face à l'histoire coloniale. Il souligne également l'importance de la terre et des traditions dans la quête de paix et de bonheur.

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POEMES POUR L'ANGOLA

DU MEME AUTEUR:

— L a F a m i l l e Voltaïque en crise, Ouagadougou, 1976.


— P r o b l é m a t i q u e de l'aide a u x p a y s sous-développés, Oua-
gadougou, 1976.
— R e f r a i n s sous le Sahel, P o è m e s , P a r i s , Oswald, 1976.
— Ç a t i r e sous le Sahel, poèmes, P a r i s , Oswald, 1976.
— Q u a n d s'envolent les g r u e s couronnées, poèmes, P a r i s ,
Oswald, 1976.
— Ainsi on a a s s a s s i n é tous les Mossé, essai-témoignage,
Québec C a n a d a , N a a m a n , 1979.

DISQUES

— Folklore de M a n é g a , 33 tours, 1977.


— F o l k l o r e de M a n é g a , 45 tours, 1977.
— F o l k l o r e d u L a r h a l l é N a b a (en collaboration), 33 tours,
1977, 3 disques.
— L e s T r é s o r s du MOGHO, plusieurs 33 tours, 1978-1981 (en
collaboration).
— Chants et Musique traditionnels, 33 tours, Ministère de la
Culture (Haute Volta) et AGECOP, P a r i s 1979 (en
collaboration).
Frédéric Paceré TITINGA

56 BIS, RUE DU LOUVRE - 75002 PARIS


édition originale

© Editions Silex - 1982


Je souhaite
Ce jour,
Père,
Je veux être heureux ;
Demain
Le soleil,
Se couchera peut-être ;
Un blanc
Est
Sur la montagne ;
Ils sont trois ;
Je pensais
Au chiffre UN ;
Père,
Je souhaite
En
Ce début de saison ;
Ma mère priait
Près de la tombe
De NABA ZIDA.
Le fils
Apparaît
Et s'inquiète ;
La mort
Toujours au Sud,
Frappe sur un frère ;
De loin
Je ne vois
Qu'une plaine
Ou gît
Un panier de crabes ;
Mon frère
Courant,
Dans l'eau qui ruisselle,
Lance
La phrase
A la terre des Aïeux :
« Le Sud
Souhaite
Faire,
Ta connaissance »
Les tam-tams
Et,
Les clairons
Le tam-tam
Et
Les radios
Tirant
Sur
Des oreilles tendues
Lancent
Dans les airs,
Le son
D'un repos.
Le fusil
Doit
Retourner
Dans la case ;
Et
Tibo
Doit écouter
Le langage du silence ;
L'oncle SAM
Ou l'oncle TOM
A vu
Sa face déchirée
P a r les éclairs du jour.
Demain
Nous nous retrouverons
Sur les plages du Sud.
Et BLOMINGTON
Qui rassemble les élus
A oublié
Les cœurs déchirés.
Le complément
Est toujours de l'humain.
Et sur la terre de Manéga
Mon petit frère apparaît
Tendant
Contre ce cordon ombilical
La lettre
D'un soleil couchant.
« Il faut
Il faut
Descendre dans la forêt.
Il faut
Il faut
Frapper dans le silence ».
Un blanc
Lutte contre un noir.
Un blanc
A laissé un noir.
Un noir
A laissé un blanc.
Sur la terre du Sud
Seul le cœur
Détermine la patrie.
Des fusils mitrailleuses
Tonnent
Du matin au soir ;
L'empire
Etait seul et grand ;
ZAIRE sera
Un nom
CONGO
Un nom
ANGOLA
Un nom.
Je tourne
Vers la terre de ZIDA.
Au Nord
L'Empire
Au Sud
L'Empire
Au centre
Manéga
Qui renaît
D'une épée coloniale.
La forêt
A tout couvert.
Les frontières
Sont sous les terres.
Le diamant
Fixera
La frontière du jour.
Le cuivre
Une autre frontière ;
Le pétrole
Etendra l'Europe
Sous les mers
A
Respirer dans l'Angola.
ANDRADE
COSTA
ANDRADE.
Je touche
Dans l'enfance
Une barbe
Qui blanchit
Dans la geôle du soir.
Mon petit frère
Tendait à ma mère
La lettre
D'un matin.
C'est
C'est
Le Sud qui appelle.
Après
Le soleil couchant.
Le chien
Aboie dans la chaleur
Du zénith.
Il faut,
Il faut
Partir.
Le voleur
Croupit
Dans la chaleur
Du zénith.
Il faut,
Il faut partir.
Dans la capitale
Des tam-tams
Vrombrissent ;
Aucun frère
N'a tourné les cieux
Vers ce couchant
Seul
Le suicide collectif
Oriente
Une pensée
Dans la chimère
Le soleil
Dardait encore
Dans la nuit noire.
Au marché du village
On vendait
De la viande fumée.
Le sel de Tombouctou
Occupait
Chaque trois jours
La grandeur
Des logis.
Tout cela
Il faut
Tout cela pour le Sud.
Le tam-tam
Se faisait encore
Entendre
De l'appel
Du soir monotone.
Les nuages
Qui
Tout à l'heure
Laissaient
Percer le soleil
Rassemblait
La terre
Et l'indigot.
Mon oncle
Devant le fétiche
Du village
Jetait
La cendre
Et frappait
Du couteau.
S'il pleut
Il fera bon
En Angola.
S'il ne pleut pas
Il fera bon
En Angola.
Le tam-tam
Rappelle à ma mère
Qu'un message
Est
Pour le fils
Les oiseaux
Sentant venir l'orage
Courent
Sous les arbres.
C'est Dieu
Qui les appelle ;
Pour les grands
De ce monde
Il est
Ou
N'est pas.
La terre est vide
La lune
L'est
Encore plus
Et
Les astres
Ne renferment
Aucun trône divin.
Le message
Est venu
Par la voie rouge.
La route
Est
Inexplorée.
L'inquiétude
Certaine.
Dans la maison
On ne parle pas à soi-même.
Pour ouvrir
Le débat intérieur
Au voisin
La terre de Msiri
Doit
Choisir sa voie.
Au loin
Le brouillard rouge
Se multiplie
Dans la clameur
Des tam-tams.
Au loin
Des gratte-ciel
Sur du pétrole rouge
Renferme les destinées.
Au loin
Le fusil
Sera
Le tam-tam du jour.
Il faut,
Il faudra choisir.
Des blancs du Sud
Accourent ;
Des blancs du Nord
Accourent ;
Dans la terre sacrée
Qui tend
Sa main fraternelle
A toutes
Les couleurs de l'arc-en-ciel.
C'était
Au lever du jour.
La terre de Zida
Brillait
Comme
Un vers à terre.
Si
A l'Ouest
Tout est gigantisme
Et liberté,
laient) même le lion, mais ont échoué en ce qui concerne la
perdrix ; quand on entend cet animal ce n'est jamais à l'in-
térieur d'une communauté d'hommes, d'une maison d'habi-
tation.
(18) BOKIN : de Boko (trou) ; le lieu où il y a le trou ; allu-
sion ici à « tombeau ». C'est un nom de village.
(19) WAZELLE : Nom d'un village de Manéga (limites cou-
tumières).
(20) SAGABO : Nourriture de base des mossé à base de
pâte de mil.

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