CAP- Histoire- La France et la construction européenne depuis 1950.
La création de l’UE
1. Le Traité de Maastricht : L’institution d’une nationalité européenne.
Soulignez les principales conditions de cette nationalité européenne.
Quelle nouvelle forme de citoyenneté est ainsi instaurée ?
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Quels sont les droits d’une résidente belge en France ?
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Les droits d’un résident turc en France ?
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2. L’espace Schengen
Espace Schengen : espace de libre circulation des personnes créé par la convention de Schengen
(Luxembourg) en 1985. Les frontières entre les Etats membres sont ouvertes et les frontières extérieures
renforcées. Le traité d’Amsterdam instaure l’espace Schengen au sein de l’UE en 1997.
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Document 1
Quels sont pays appartenant à l’UE qui n’ont pas ratifié cet accord ?
Document 2
Quels changements constatez-vous ?
(carte de 2018)
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Document 3 : L’espace Schengen et la crise sanitaire.
Quelles dispositions les Etats membres de l'espace Schengen ont-ils pris à leurs frontières au plus
fort de la crise sanitaire ? Soulignez en rouge puis remplissez le tableau.
Au niveau des frontières extérieures
Si le coronavirus est probablement arrivé sur le continent au cours du mois de janvier, il aura fallu
attendre le mois de mars pour qu'il se propage plus massivement. Le 16 mars, la Commission
européenne a alors recommandé aux Etats "d'appliquer une restriction temporaire aux
déplacements non-essentiels en provenance des pays-tiers vers la zone UE+ [les 30 pays de l'espace
Schengen constitués de 26 membres de l'UE auxquels s'ajoutent l'Islande, le Liechtenstein, la
Norvège et la Suisse] ". La Commission a ensuite proposé de prolonger cette restriction jusqu'au 1er
juillet. A ce jour, elle a donc été levée pour les résidents de 12 pays dont la Chine, mais pas les Etats-
Unis, la Russie, ou encore le Brésil.
"C'est une première depuis l'entrée en vigueur de Schengen en 1995, jamais la Commission n'avait
proposé une telle mesure, et jamais l'ensemble des membres ne l'avait mise en œuvre de manière
aussi généralisée", observe Virginie Guiraudon. Car si la Commission européenne peut émettre des
recommandations à ce sujet, elles ne sont pas contraignantes, et c'est bien aux Etats membres qu'il
revient de les appliquer ou non. Outre les mesures de restrictions aux frontières, les Etats peuvent
également imposer des périodes de quatorzaine aux étrangers hors-UE et hors Schengen arrivant
sur leur sol. Ces dernières semaines, l'Espagne, l'Allemagne, l'Italie et la France ont ainsi pris des
mesures qui diffèrent d'un cas à l'autre, mais vont toutes dans ce sens.
Au niveau des frontières intérieures
Au niveau des frontières intérieures de l'espace Schengen, les Etats ont pris des dispositions encore
plus iconoclastes en instaurant des restrictions plus ou moins strictes des déplacements de
population. Là encore, "il ne s'agit en aucun cas de fermeture de frontières comme on peut parfois
l'entendre dans la bouche du personnel politique, mais d’un rétablissement temporaire des contrôles
qui a souvent été utilisé par les Etats", précise Virginie Guiraudon. Néanmoins, dans les faits, ces
contrôles étaient utilisés par les Etats pour empêcher l'accès à leur territoire aux voyageurs venus
de tel ou tel pays. En clair, il ne s'agissait plus de simples contrôles, mais de restrictions, un terme
qui n'apparaît pourtant jamais dans le code frontières Schengen. Un glissement qui avait poussé
l'eurodéputé Juan Fernando López Aguilar, président de la commission des Libertés civiles, de la
Justice et des Affaires intérieures du Parlement européen, à dénoncer "la fermeture des frontières
pour certaines catégories de voyageurs".
"Contrôles", "restrictions" ou "fermetures", quelle différence ?
Le code des frontières Schengen autorise les Etats membres à rétablir temporairement des
contrôles à leurs frontières pour des motifs sécuritaires ou sanitaires. Cette option leur permet
normalement de contrôler les allées et venues à leurs frontières et, en fonction, d'autoriser ou non
les voyageurs à pénétrer sur leur territoire, ce qui a été fait par exemple dans plusieurs Etats
membres de l'espace Schengen lors de la crise des migrants en 2015-2016.
Or, au plus fort de la crise du coronavirus, ces rétablissements de contrôles aux frontières autorisés
en droit se sont assortis de restrictions, c'est-à-dire que les Etats décrétaient cette fois-ci ne plus
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accepter les voyageurs provenant de tel ou tel pays sur leur sol. Ces restrictions sont à distinguer
des fermetures pures et simples de frontières, même si dans les faits elles ont été si strictes qu'elles
s'en sont rapprochées. Au niveau des frontières extérieures notamment, les entrées dans l'espace
Schengen de citoyens de pays tiers ont drastiquement chuté (l'aéroport de Francfort, le plus grand
d'Europe, a par exemple observé une chute de 96% de sa fréquentation sur le mois d'avril par
rapport à la même période en 2019).
Politiquement, cette décision n'a pas posé de problème : "tous les Etats membres étaient partisans
de ces restrictions", confirme Virginie Guiraudon.
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Frontières extérieures
Frontières intérieures
Quelles ont été les conséquences ? Soulignez en vert dans le texte.
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