Université de Sétif-1
Faculté de Technologie
Département d’Electrotechnique
Module : Mesures électriques et électroniques
Cours destinés aux étudiants de la deuxième année Licence
Option : - Automatique
- Electrotechnique
Réalisé par : Dr. S. Babesse
Année universitaire : 2019/2020
Chapitre 1 : Notions fondamentales sur la mesure
I. Définition et but d’une mesure :
Faire une mesure, c'est comparer une grandeur physique (ou chimique) inconnue avec une
grandeur de même nature prise comme référence à l'aide d'un instrument. Pour écrire le
résultat d'un calcul, d'une mesure on se sert d'un nombre et d'une unité. Si l'un de ces deux
éléments est faux, le résultat est faux.
La mesure joue un rôle de plus en plus important dans les domaines électriques et
électroniques. On mesure avec pour but :
La vérification expérimentale d’un circuit ;
La modélisation, la mise au point ou le dépannage d’un montage ;
La certification d’un procédé ou d’un produit, dans le domaine industriel ;
La maintenance ou la réparation d’un dispositif électrique ou électronique.
Pour effectuer toute mesure, le technicien doit connaitre toutes les méthodes de mesure et
maitriser parfaitement les appareils de mesure.
Dans le domaine électrique et électronique, on utilise plusieurs types d’appareils de mesure,
tels que :
Le voltmètre (analogique et numérique) pour mesurer des tensions ;
L’ampèremètre, pour mesurer des intensités ;
Le wattmètre pour mesurer des puissances ;
L’ohmmètre pour mesurer des résistances;
etc…
Le voltmètre, ampèremètre et ohmmètre sont souvent regroupés en un seul appareil qui
s’appelle le multimètre.
Le multimètre possède, en outre, dans la plus part des cas, un testeur de composants (diodes et
transistors). Certains modèles sont dotés d’un capacimètre (pour mesurer des capacités), d’un
fréquencemètre, etc…
Compte tenu des difficultés spécifiques soulevées par la mesure de l’intensité dans un circuit,
dés que l’ampérage dépasse quelques dizaines d’ampères, on utilise la pince Ampéremétrique.
Parmi les autres appareils de mesure couramment utilisés par l’électricien ou l’électronicien,
on doit mentionner l’oscilloscope, qui permet de visualiser la forme d’onde et d’obtenir de
nombreux renseignements (amplitude, période, etc…).
Il faut savoir que les laboratoires disposent maintenant d’appareils extrêmement sophistiqués,
pilotés par ordinateurs. Par exemple on peut mesurer simultanément plusieurs paramètres
d’un véhicule en marche à l’aide d’une unité d’acquisition reliée à un ordinateur dit de bord.
II. Les étalons
Un étalon est une matérialisation d’une grandeur donnée dont on connaît la valeur avec une
grande exactitude.
Un étalon sert à étalonner d’autres étalons ou des équipements qui mesurent la même
grandeur. Il existe donc pour chaque grandeur physique un étalon.
Les étalons sont hiérarchisés afin que chacun puisse effectuer un étalonnage avec un étalon
qui corresponde à son besoin d’exactitude. Il existe par exemple des
Etalons internationaux:
Un étalon international est un “étalon reconnu par les signataires d’un accord international
pour une utilisation mondiale”. Par exemple le prototype international du kilogramme. C’est
un étalon reconnu au niveau international et à partir duquel toutes les mesures effectuées de
par le monde découlent.
Etalons nationaux
Un étalon national est un “étalon reconnu par une autorité nationale pour servir, dans un état
ou une économie, comme base à l’attribution de valeurs à d’autres étalons de grandeurs de la
même nature”. Par exemple, l’étalon national français de la grandeur masse est le prototype
national n° 35. Il est détenu par le Laboratoire national de métrologie et d’essai (LNE), qui
étalonne les masses étalons des laboratoires accrédités, qui étalonnent, eux, les masses étalons
et balances des industriels (pour simplifier les choses).
Dans chaque organisation on peut ensuite trouver des étalons de référence et des étalons de
travail :
Étalons de référence : Un étalon de référence est un “étalon conçu pour l’étalonnage
d’autres étalons de grandeurs de même nature dans une organisation donnée ou en un
lieu donné.”
Étalons de travail : Un étalon de travail est un “étalon qui est utilisé couramment pour
étalonner ou contrôler des instruments de mesure ou des systèmes de mesure.”
II.I Etalonnage d’un appareil de mesure
Comme un appareil de mesure est en général couteux, on désire l’utiliser assez longtemps,
pour obtenir des indications suffisamment exactes : il est indispensable de corriger les
lectures. La détermination de ces corrections constitue l’étalonnage de l’appareil. Il en existe
essentiellement deux sortes :
En laboratoire :
On détermine la valeur exacte du courant (ou de tension) pour un grand nombre de points de
l’appareil étudié. Cette détermination exige des composants très précis (pile étalon,
résistances étalons, etc…) et des instruments très sensibles (galvanomètre de zéro, etc.) en
plus elle est toujours longue et délicate.
Dans l’industrie :
On compare simplement, de temps en temps, les appareils à étalonner à des ampèremètres et
voltmètres très précis, dits appareils étalons dont on admet l’exactitude.
Depuis quelques années, on utilise de plus en plus des appareils étalons numériques
particulièrement performant, c’est à dire exactes et stables dans le temps.
Étalonnage d’un ampèremètre:
Principe :
Le principe consiste à comparer les indications de l’ampèremètre à contrôler (A) et
l’Ampèremètre étalon (Ae) de classe 0,1 et 0,2 qui sont traversés par un même courant, c’est
une méthode de comparaison.
Courbe de correction : c = f (indication de A)
La courbe d’étalonnage ne donne généralement pas des résultats graphiques très précis, en
effet, elle s’écarte peu de la bissectrice des axes et n’est pas facile d’apprécier la différence
entre l’indication des deux appareils, d’où on construit la courbe de correction. Soit « c »
appelé correction définit comme étant :
C = indication de Ae – indication de A
C’est un nombre algébrique peut être positif ou négatif ;
C> 0 on dit que l’ampèremètre étalonné retarde, son indication est plus petite que celle
de Ae
C> 0 on dit qu’il avance.
La courbe de correction donne sans difficulté la valeur maximale | | de la correction prise
c’est en quelque sorte la plus grande erreur que l’on commettrait, d’où on définit la classe : Ca
étant le calibre utilisé.
L’appareil est d’autant plus juste que sa classe s’exprime par un chiffre plus petit.
100. | |
%=
A signaler que la classe obtenue par étalonnage est appelée souvent classe réelle et le
constructeur indique généralement sur l’appar
l’appareil
eil la classe de l’instrument ; classe garantie
garanti par
le constructeur ; qui est généralement beaucoup plus médiocre que la classe réelle obtenue.
On distingue les classes normalisées suivantes :
Classes 0,1 et 0,2 pour les appareils étalons
Classes 0,5 et 1 appareils de contrôles
Classes 1,5 et 2,5 appareils industriels
III. Les grandeurs électriques et unités de mesure
Les principales grandeurs électriques qu’un technicien est amené à mesurer sont les suivants :
La tension, ou d.d.p entre deux points ;
L’intensité d’un courant dans une branche ;
La résistance d’un récepteur ;
La capacité d’un condensateur ;
La puissance dissipée dans un circuit ;
La fréquence et la période d’un signal
Les grandeurs et unités de base dans le système international sont don
données
nées par le tableau
suivant (voir tableau I.1).
Tableau I.1 : Grandeurs et unités de base
Les différentes unités peuvent être subdivisées
subdivisées en multiples et sous
sous-multiples
multiples (voir tableau
I.2).
Tableau I.2: multiples
ples et sous
sous--multiples
multiples des unités
Tableau I.3 : Equivalences des unités traditionnelles et les unités légales
Tableau I.4 : Equivalence des unités francophones et anglo
anglo-saxonnes
saxonnes
IV. Equations aux dimensions
Dans une relation entre grandeurs, on remplace chaque terme par la grandeur fondamentale
fonda
correspondante :l pour une longueur, m pour une masse, t pour un temps, I pour une intensité
du courant,...
On obtient ainsi l’équation aux dimensions, cette équation permet :
De déterminer l’unité composée d’une grandeur en fonction des grandeurs
fondamentales.
De tester si une formule est homogène,
De faire des conversions d’unités.
Exemple d’une composée :
De la formule : = . . , on tire la dimension de = . accélération en .
V. Caractéristiques usuelles des signaux (valeurs instantanée, moyenne et efficace)
Soit : ( )une
une fonction temporelle instantanée d’une grandeur électrique.
La valeur moyenne est = ∫ ( )
La valeur efficace est = ∫ ( )
Tableau I.5 Valeur moyenne et valeur efficace de quelques signaux usuels
VI. Caractéristiques de la mesure
Les principales caractéristiques des instruments de mesure (ou propriétés métrologiques des
dispositifs de mesure) sont définies dans le cadre du vocabulaire international de métrologie et
comprennent, entre autres : l'étendue de mesure, la résolution, la sensibilité, l'exactitude, la
justesse, la fidélité.
Étendue de mesure
C'est le domaine de variation possible de la grandeur à mesurer. Elle est définie par une valeur
minimale et une valeur
valeur maximale. Ces deux valeurs extrêmes s'appellent la portée minimale et
la portée maximale. Par exemple, un voltmètre pourrait avoir une étendue de mesure comprise
entre 1 volt et 10 volts.
Résolution
La résolution d'un appareil est la plus petite variation de la grandeur mesurée qui produit une
variation perceptible de l'indication délivrée par l'instrument. Elle peut être exprimée en
points, qui sont alors le nombre de valeurs différentes que l'instrument peut afficher. Par
exemple un multimètre de 2000 points pour une étendue de 2 V peut afficher toutes les
valeurs comprises entre 0,000 V et 1,999 V, sa résolution est donc de 1 mV.
On rencontre également une autre notation. Un appareil sera dit « 3 point 1/2 » au lieu de «
2000 points » (on parle aussi parfois de « digits »). Cela signifie que l'instrument peut afficher
une mesure avec trois chiffres après la virgule, plus un « demi chiffre », un chiffre affiché qui
ne peut pas prendre toute les valeurs (par exemple, le chiffre avant la virgule, qui ne peut
prendre que les valeurs zéro et un).
Sensibilité
La sensibilité est un paramètre exprimant la variation du signal de sortie d'un appareil de
mesure en fonction de la variation du signal d'entrée. Un appareil est d'autant plus sensible
qu'une petite variation de la grandeur G à mesurer provoquera un changement plus grand de
l'indication donnée par l'appareil de mesure.
Si la valeur d'entrée est de même nature que la valeur de sortie, la sensibilité est appelée gain.
La sensibilité au voisinage d'une valeur donnée de la grandeur G à mesurer s'exprime de la
manière suivante
=
I: Indication donnée par l'essai
G: Quantité de grandeur à mesurer
On considère généralement qu'il s'agit de la pente de la courbe de graduation sur un intervalle
∆
: la sensibilité moyenne. On peut écrire alors : ̅ = .
∆
Exactitude de mesure
Un instrument de mesure est d'autant plus exact que les résultats de mesure qu'il indique
coïncident avec la valeur vraie (par définition théorique) que l'on cherche à mesurer.
L'exactitude est plus aisée à définir par l'erreur de mesure. Elle s'exprime en unité de grandeur
(erreur absolue) ou en pourcentage (erreur relative).
En dehors des conditions opératoires, l'exactitude d'un appareil est essentiellement liée à deux
types de caractéristiques : la justesse et la fidélité. Un appareil est exact s'il est à la fois juste
et fidèle.
L'exactitude d'un appareil de mesure peut également être entachée par des causes extérieures :
erreur opératoire, erreur provoquée par les grandeurs d'influences (température, pression etc.),
erreur de référence ou d'étalonnage, erreur d'hystérésis, erreur de finesse etc.
Fidélité
Elle définie la qualité d’un appareil à délivrer une mesure répétitive sans erreurs. L’erreur de
fidélité correspond à l’écart type obtenu sur une série de mesures correspondant à un
mesurande constant.
Justesse
C’est l’aptitude d’un appareil de mesure à délivrer une réponse proche de la valeur vraie et
ceci indépendamment de la notion de fidélité. Elle est liée à la valeur moyenne obtenue sur un
grand nombre de mesures par rapport à la valeur réelle.
Précision
Elle définie l’écart en % que l’on peut obtenir entre la valeur réelle et la valeur obtenue en
sortie de l’appareil bonne fidélité et une bonne justesse.
VII. Erreurs de mesure
Les seuls mesurandes dont la valeur est parfaitement connue sont les grandeurs étalons
puisque leur valeur est fixée par convention. La valeur de toute autre mesure ne peut être
connue qu’après traitement par une chaîne de mesure. L’écart entre la valeur mesurée et la
valeur exacte est l’erreur de mesure, celle ci est due en particulier à:
- L’appareil utilisé
- L’utilisateur : également commet des erreurs de lecture (par exemple l’erreur de parallaxe)
- Le branchement d’un appareil dans un circuit modifie la grandeur que l’on désire mesurer
(par exemple consommation de l’énergie).
VII.1 Nature des erreurs :
les erreurs systématiques :
Ce sont des erreurs reproductibles reliées à leur cause par une loi physique, donc susceptible
d’être éliminées par des corrections convenables. Parmi ces erreurs on cite :
Erreur de zéro (offset),
L’erreur d’échelle (gain): c’est une erreur qui dépend de façon linéaire de la grandeur
mesurée.
L’erreur de linéarité: la caractéristique n’est pas une droite,
L’erreur due au phénomène d’hystérésis: lorsque le résultat de la mesure dépend de la
précédente,
L’erreur de mobilité: cette erreur est souvent due à une numérisation du signal.
Les erreurs aléatoires :
Ce sont des erreurs non reproductibles, qui obéissent à des lois statistiques.
Les erreurs accidentelles :
Elles résultent d’une fausse manœuvre, d’un mauvais emploi ou de disfonctionnement de
l’appareil. Elles ne sont généralement pas prises en compte dans la détermination de la
mesure.
VII.2 Types des erreurs
Erreur absolue
Elle est définie comme étant l’écart : = −
Où : est la valeur mesurée, et est la valeur vraie
L’erreur a la même unité que la grandeur mesurée et elle peut être positive ou négative.
Erreur relative
Pour donner plus de signification à l’erreur commise lors d’une mesure, on utilise la notion
d’erreur relative, c’est par définition le rapport : erreur absolue / valeur vraie de la grandeur :
=
C’est un nombre sans unité que l’on exprime souvent en pourcentage : =
%
. 100%
VIII. Incertitude absolue, Incertitude relative
On appelle incertitude de mesure, la limite supérieure de la valeur absolue qui est l’écart entre
la valeur mesurée et la valeur exacte de la mesurande. En pratique on ne peut qu’estimer cette
incertitude. On distingue deux types d’incertitudes : incertitude absolue∆ , qui s’exprime en
∆
même unité que la grandeur mesurée et l’incertitude relative qui s’exprime généralement
en pourcentage (%).
Incertitude absolue instrumentale :
L’incertitude instrumentale est l’incertitude due à l’appareil de mesure. Elle est fonction de la
précision de l’appareil et elle est présentée de la manière suivante : ∆(symbole de la grandeur
mesurée), exemples : ∆ , ∆ , ∆ … ou d’une manière générale ∆ avec X : symbole de la
grandeur mesurée.
Cette incertitude instrumentale est donnée par les expressions suivantes :
×
(∆ ) = : pour un appareil à déviation
et(∆ ) = ∓(… %de la lecture+…dgt): pour un appareil de mesure numérique.
Remarque : Pour les appareils à déviation, il n’est pas tenu de calculer l’incertitude sur la
lecture, car d’après la norme NFC 42100, cette incertitude est déjà prise en considération dans
la classe de précision de l’appareil.
Incertitude absolue de la méthode :
Cette incertitude sera calculée lorsqu’il y a plus qu’une manière de branchement des appareils
de mesure. Cette incertitude est notée ∆ é .
Incertitude absolue totale :
C’est la somme de l’incertitude instrumentale avec celle de méthode. Cette incertitude est
notée :
∆ =∆ +∆ é
∆
L’incertitude relative est
On peut aussi exprimer la valeur vraie de la mesure dans un intervalle de confiance comme
suit :
−∆ < < +∆
IX. Règles de calcul d’incertitude
1. L’incertitude absolue
On a: = + +
L’incertitude absolue sur une somme est égale à la somme des incertitudes absolues sur
chaque terme :
∆ =∆ +∆ +∆
Dans le cas d’une différence: = − , on a:
∆ =∆ +∆
2. L’incertitude relative:
∆ ∆ ∆ ∆
L’incertitude relative d’une somme est : =
∆ ∆ ∆
L’incertitude relative d’une différence : =
Pour le cas d’un produit, l’incertitude relative est :
= . ⇒ = . + . ⇒ = +
∆ ∆ ∆
Donc par majoration : = +
∆ ∆
D’où on exprime l’incertitude absolue :∆ = . +
Et pour le cas d’un quotient, l’incertitude relative est :
. − . −
= ⇒ = = +
∆ ∆ ∆
Donc par majoration :∆ = ∆ + ∆ ⇒ = + (comme le produit)
L’incertitude relative sur la puissance Pémé d’une grandeur est égale à P fois l’incertitude
∆ ∆
relative sur la grandeur : = ⇒ = .
Conclusion :
Dans le cas d’une somme ou d’une différence les incertitudes absolues s’ajoutent.
Dans le cas d’un produit ou d’un quotient les incertitudes relatives s’ajoutent.
X. Présentation d’un résultat de mesure
X.1 Chiffres significatifs :
Les chiffres qui veulent vraiment dire quelques choses sont dits significatifs, ce sont eux qui
servent à écrire un nombre, au delà de ces chiffres, la précision qu’apporterait d’autres
chiffres serait illusoire.
On rappelle que tous les zéros à gauche d’un nombre ne sont pas significatifs, par contre les
zéros droite d’un nombre sont significatifs.
Exemple : 2006 --- 4 chiffres significatifs,
187.50 5 chiffres significatifs
0.52 2 chiffres significatifs
0.200 3 chiffres significatifs
Remarque : les zéros placés à la fin d’un nombre sans virgule, peuvent être ou ne pas être
significatifs. Pour sortir de cette ambiguïté, on peut changer d’unité et faire apparaître des
virgules.
Exemple :
200 mA 0.2 A (1 chiffre significatif)
0.20 A (2 chiffres significatifs)
0.200 A (3 chiffres significatifs)
Pour avoir un nombre correct de chiffres significatifs, il faut arrondir certains résultats et on
garde le nombre de chiffres significatifs désiré :
si le chiffre délaissé ∈ [5, 6, 7, 8, 9]on ajoute une unité au dernier chiffre signification (
avec retenue éventuelle )
si le chiffre délaissé∈ [0, 1, 2, 3, 4], on garde le dernier chiffre sans changement.
Exemple : 527.3975 V s’arrondit à :
527.398 V (6 chiffres significatifs)
527.40 V (5 chiffres significatifs)
527.4 V (4 chiffres significatifs)
527 V (3 chiffres significatifs)
0.53 KV (2 chiffres significatifs)
0.5 KV (1 chiffre significatif)
X.2 Présentation d’un résultat de mesure :
On peut écrire un résultat de mesure de deux manières différentes, en utilisant l’incertitude
absolue ou l’incertitude relative, tout en respectant le nombre de chiffres significatifs.
=( ±∆ ) unité de mesure
∆
= ( é )± (%)
En général, un résultat de mesure donné avec 3 chiffres significatifs suffit pour les mesures
ordinaires en électricité. Ce niveau de précision correspond d’une part à la précision d’un
appareil de mesure courant, d’autre part au niveau de bruit électronique qui se superpose à la
grandeur mesurée.
Il est conseillé d’effectuer les calculs intermédiaires avec un nombre de chiffres significatifs
plus élevé (les calculatrices font cela sans problème), pour éviter les arrondis de calcul, par
contre il faut arrondir le résultat final au même nombre de chiffres significatifs que celui
adopté lors de la mesure initiale.
Un résultat de mesure ne peut pas être plus précis que la moins précise des mesures qui à
permis son calcul.
Une incertitude est donnée avec au plus deux chiffres significatifs et n’est jamais écrite avec
une précision plus grande que le résultat.
Quelques exercices sur le chapitre1 :
1- Combien y a-t-il de chiffres significatifs dans chacune des mesures suivantes?
a) 1,23
b) 0,123
c) 103,0 ± 0,1
d) 103
2- Ecrire les résultats, en faisant l’arrondissement approprié, dans ce qui suit :
a) 4,32 + 1,006/2,3
b) 1,001 * 4,321
c) 4,317 ± 0,3
d) 4,445 ± 0,02
3- Calculer l'erreur relative à partir de l'erreur absolue dans les cas suivants :
a) 100,0 ± 0,1
b) 5,00 ± 0,02
c) 0,050 ± 0,001
d) 250 ± 2
4- On met en parallèle deux résistances de valeurs égales : 3 Ω chacune et dont la précision est
de 1,5%. Quelle est l’incertitude relative sur la résistance équivalente ? quelle est l’incertitude
absolue ?
Solutions :
1- Chiffres significatifs :
e) 1,23 → 3
f) 0,123 → 3
g) 103,0 ± 0,1 → 4
h) 103 → 3
2. les résultats, en faisant l’arrondissement approprié:
e) 4,32 + 1,006/2,3 → 4,76
f) 1,001 * 4,321 → 4,325
g) 4,317 ± 0,3 → 4,3
h) 4,445 ± 0,02 → 4,44
3. Calcul de l'erreur relative :
a) 100,0 ± 0,1→ 0.1%
b) 5,00 ± 0,02→ 0.4%
c) 0,050 ± 0,001→ 2%
d) 250 ± 2→ 0.8%
4. = + → é = ,
é
∆ é ∆
l’erreur relative sur la résistance équivalente est = = 1,5% ,
é
et l’incertitude absolue est : ∆ é = 1,5% × 3 = 0,045Ω.