UNIVERSITÉ MOHAMMED V - RABAT
ÉCOLE SUPÉRIEURE DE TECHNOLOGIE - (EST)
FILIÈRES : EEER
MODULE : ELECTROTECHNIQUE
SEMESTRE 5
PROFESSEUR : [Link]@[Link]
12 November 2024 Electrotechnique - Chapitre 1 1
PLAN DE L’ÉLÉMENT DE MODULE : INFORMATIQUE INDUSTRIELLE
CHAPITRE 1 : CIRCUITS ÉLECTRIQUES MONOPHASÉS
1.1 Lois de base et convention
1.2 Récepteurs électriques linéaires
1.3 Régime continu et régime variable
1.4 Régime périodique
1.5 Régime sinusoïdal
1.6 Puissances électriques
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CHAPITRE 1. CIRCUITS ÉLECTRIQUES MONOPHASÉS
1.1 LOIS DE BASE ET CONVENTIONS 1.1.1 LOIS DE BASE
Loi des mailles
Fondement de l’étude des circuits, la loi des
mailles s’écrit : « la somme des tensions
orientées le long d’une maille de circuit
électrique est nulle »
Loi des nœuds
Cette loi est incontournable pour l’étude des
circuits électriques, la loi des nœuds s’écrit : « la
somme des courants orientés à un nœud de
circuit est nulle ».
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CHAPITRE 1. CIRCUITS ÉLECTRIQUES MONOPHASÉS
1.1 LOIS DE BASE ET CONVENTIONS 1.1.2 CONVENTIONS
Convention générateur
Lorsqu’un dipôle électrique représente le générateur de tension d’un circuit
électrique, on oriente ses grandeurs électriques en « convention générateur ».
En convention générateur, la puissance électrique associée au dipôle s’écrit :
p=u·i
– Si p = u · i > 0 on dit que le dipôle fournit de la puissance au reste du circuit.
– Si p = u · i < 0 on dit que le dipôle reçoit de la puissance du reste du circuit.
Convention récepteur
Lorsqu’un dipôle électrique n’est pas générateur, Il est dit récepteur et on oriente ses
grandeurs électriques en « convention récepteur ». En convention récepteur, la
puissance électrique s’écrit également : p = u · i
– Si p = u · i > 0 on dit que le dipôle reçoit de la puissance au reste du circuit.
– Si p = u · i < 0 on dit que le dipôle fournit de la puissance du reste du circuit.
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CHAPITRE 1. CIRCUITS ÉLECTRIQUES MONOPHASÉS
1.2 RÉCEPTEURS ÉLECTRIQUES LINÉAIRES 1.2.1 DIPÔLES DE BASE
Il existe trois types de récepteurs électriques dits « linéaires » : les
résistances, les inductances (ou selfs) et les condensateurs (ou capacités).
Les relations courant/tension générales de ces dipôles de base, sont résumés
(en convention récepteur) comme suit :
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CHAPITRE 1. CIRCUITS ÉLECTRIQUES MONOPHASÉS
1.3 RÉGIMES CONTINU ET RÉGIME VARIABLE 1.3.1 RÉGIME CONTINU
On parle du régime (permanent) continu lorsque les grandeurs électriques
(courants et tensions) d’un circuit sont (constantes) indépendantes du temps.
Dans ce régime, les inductances sont équivalentes à des court-circuit et les
condensateurs à des circuits ouverts.
En continu, les résistances sont les seuls récepteurs linéaires.
On peut résumer les caractéristiques à retenir des régimes continus, tout
particulièrement les caractéristiques énergétiques, par la présentation
classique de l’association « générateur/récepteur » suivante :
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CHAPITRE 1. CIRCUITS ÉLECTRIQUES MONOPHASÉS
1.3 RÉGIMES CONTINU ET RÉGIME VARIABLE 1.3.2 RÉGIME VARIABLE
Quand les grandeurs électriques dépendent du temps, on distingue deux types
de régimes variables : les régimes transitoires et les régimes entretenus
périodiques.
Les régimes transitoires
Ce sont les évolutions particulières des grandeurs électriques qui apparaissent
lors des modifications brutales des caractéristiques d’un circuit électrique.
En général ils ne se produisent pas de façon répétée, sinon on parle de régime
entretenu périodique.
Les régimes périodiques
Ils se caractérisent par le fait que les grandeurs électriques sont périodiques.
La durée de répétition s’appelle la période (T en s),
son inverse est appelé la fréquence (f en Hz).
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CHAPITRE 1. CIRCUITS ÉLECTRIQUES MONOPHASÉS
1.4 RÉGIMES PÉRIODIQUE 1.4.1 VALEURS CARACTÉRISTIQUES
Pour caractériser les grandeurs électriques variables dans le temps des régimes
périodiques, on distingue les paramètres suivants : la période, la fréquence, la valeur
moyenne, la valeur efficace.
Ces notions sont importantes en électrotechnique et sont universelles dans le domaine
des régimes périodiques.
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CHAPITRE 1. CIRCUITS ÉLECTRIQUES MONOPHASÉS
1.4 RÉGIMES PÉRIODIQUE 1.4.2 REMARQUES IMPORTANTES
La valeur moyenne d’un signal est la valeur qui sépare le signal sur une
période en deux aires égales.
C’est la recherche de la puissance par effet Joule due à un courant alternatif
qui mène à la notion de valeur efficace.
La valeur efficace d’un courant est celle qui produit la même puissance
consommée par effet Joule qu’un courant continu de même valeur.
En définitive, la formulation des puissances sera la même en alternatif et en
continu sous réserve d’utiliser la valeur efficace dans tous les cas.
Si s(t) = s1(t) + s2(t) alors < s > = < s1 > + < s2 >
mais Seff S1eff + S2eff
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CHAPITRE 1. CIRCUITS ÉLECTRIQUES MONOPHASÉS
1.5 RÉGIMES SINUSOÏDAL 1.5.1 INTÉRÊT ET DÉFINITIONS
C’est en régime sinusoïdal que les transformateurs, les machines tournantes,
etc., ont un fonctionnement optimum.
C’est également en régime sinusoïdal qu’on peut transporter l’énergie
électrique sous très haute tension grâce à l’utilisation des transformateurs.
Ce régime correspond à la plus grande partie des configurations rencontrées
dans le domaine de l’énergie électrique et donc de l’électrotechnique.
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CHAPITRE 1. CIRCUITS ÉLECTRIQUES MONOPHASÉS
1.5 RÉGIMES SINUSOÏDAL 1.5.2 NOTATION COMPLEXE
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CHAPITRE 1. CIRCUITS ÉLECTRIQUES MONOPHASÉS
1.5 RÉGIMES SINUSOÏDAL 1.5.3 NOTION D’IMPÉDANCE
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CHAPITRE 1. CIRCUITS ÉLECTRIQUES MONOPHASÉS
1.5 RÉGIMES SINUSOÏDAL 1.5.4 IMPÉDANCE COMPLEXE
La notion d’impédance reflète une proportionnalité entre les courants et les tensions et non
pas une relation différentielle. On note :
o Impédance complexe d’un dipôle : Z = U/I ,
Impédance d’un dipôle : Z = | Z | en Ohms (Ω).
o Admittance d’un dipôle : Y = I/U= 1/Z et Y = | Y | en Siemens (S).
o Les impédances complexes sont des nombres complexes.
o Si Z = R + jX, R représente la résistance série de l’impédance et X sa réactance série.
o De même : si Y = 1/R + 1/jX, R représente la résistance parallèle de l’impédance
o et X sa réactance parallèle.
o Les impédances complexes bénéficient des règles d’associations classiques des
résistances.
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CHAPITRE 1. CIRCUITS ÉLECTRIQUES MONOPHASÉS
1.5 RÉGIMES SINUSOÏDAL 1.5.5 DIPÔLES INDUCTIFS ET CAPACITIFS
À partir de ces associations (parallèle et série), on distingue les dipôles à réactance et
déphasage positif et ceux à réactance et déphasage négatifs, respectivement appelés
inductifs et capacitifs.
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CHAPITRE 1. CIRCUITS ÉLECTRIQUES MONOPHASÉS
1.6 PUISSANCE ÉLECTRIQUE 1.6.1 PUISSANCE EN RÉGIME CONTINU
Le régime continu représente le cas le plus simple de calcul de puissance électrique
puisque le facteur de puissance vaut 1. Le seul récepteur passif étant la résistance.
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CHAPITRE 1. CIRCUITS ÉLECTRIQUES MONOPHASÉS
1.6 PUISSANCE ÉLECTRIQUE 1.6.1 PUISSANCE EN RÉGIME SINUSOÏDAL
On s’intéresse au cas général d’un dipôle sous la tension v(t) = [Link](ωt) et
parcouru par le courant i(t) = [Link](ωt – ϕ).
On distingue alors les puissances suivantes :
La puissance instantanée : C’est le produit (à tout instant) : p(t) = ν (t).i(t)
Après simplification du produit, on trouve :
p(t) = V·I·cos(ϕ) + V.I·cos(2ωt – ϕ)
La puissance fluctuante. C’est la partie variable de la puissance instantanée :
pf (t) = V · I · cos(2ωt – ϕ)
La puissance active. C’est la valeur moyenne de la puissance instantanée :
P = < p(t) > = V · I · cos(ϕ)
C’est la puissance qui correspond à un travail physique effectif, son unité est le
Watt.
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CHAPITRE 1. CIRCUITS ÉLECTRIQUES MONOPHASÉS
1.6 PUISSANCE ÉLECTRIQUE 1.6.2 PUISSANCE APPARENTE (COMPLEXE)
La puissance apparente. C’est le produit des valeurs efficaces : S = V·I (en
V.A)
La puissance réactive. Cette puissance correspond à la partie « réactive » du
courant. Elle n’est définie qu’en régime sinusoïdal et s’écrit : Q = V · I ·
sin(ϕ) (en VAR)
Pour déterminer analytiquement les diverses puissances, on forme la
puissance apparente complexe : S = V.I* où I* est le complexe conjugué de I.
On montre que S = P + j·Q et que S = | S |
Cette puissance est uniquement une expression destinée à la détermination
brute des diverses puissances par identification des parties réelle et
imaginaire.
On utilise la puissance apparente complexe qui fait apparaître de façon
synthétique les expressions des puissances actives et réactives des dipôles les
plus communs.
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CHAPITRE 1. CIRCUITS ÉLECTRIQUES MONOPHASÉS
1.6 PUISSANCE ÉLECTRIQUE 1.6.3 RÉSUMÉ DES RELATIONS
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CHAPITRE 1. CIRCUITS ÉLECTRIQUES MONOPHASÉS
1.6 PUISSANCE ÉLECTRIQUE 1.6.4 PUISSANCE DES DIPÔLES COMMUNS
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CHAPITRE 1. CIRCUITS ÉLECTRIQUES MONOPHASÉS
1.6 PUISSANCE ÉLECTRIQUE 1.6.5 THÉORÈME DE BOUCHEROT
Ce théorème régit les
raisonnements portant sur
les diverses puissances. Il
s’annonce ainsi :
La puissance active d’un
système est la somme des
puissances actives des
éléments le constituant,
de même pour la
puissance réactive et la
puissance apparente
complexe. En revanche,
c’est faux en ce qui
concerne la puissance
apparente.
12 November 2024 Electrotechnique - Chapitre 1 20