TD On2 : Ondes progressives et phénomènes ondulatoires TSI1 – 2021/2022
TD On2 : Ondes progressives et phénomènes
ondulatoires
Questions et exercices de cours à savoir refaire
Onde progressive unidimensionnelle
Définir et manipuler la célérité d’une onde progressive. Principe de propagation s(x, t) = s(x ± d, t + τ ) avec
d = cτ . Connaitre les ordres de grandeurs usuels. Tracé du profil en un instant donné ou du signal mesuré en un
point donné à partir d’une donnée de profil ou signal. (HP) Expression mathématique d’une onde progressive sous la
forme f (t − x/c) ou F (x − ct).
Onde progressive harmonique (sinusoïdale) : double périodicité et longueur d’onde, représentation graphique,
expression des déphasages.
1 Étude d’une vague
y(x, 0)
On considère une vague y(x, t) se propageant J
sans déformation à la célérité c = 20 km.h−1 se- 1
lon la direction et le sens de l’axe Ox. À l’instant L x(hm)
| | | | | | | | |
t0 = 0, le profil de l’onde a l’allure suivante (on rap- 1 I 2 3 4 5 6 7 8 9
pelle 1hm = 102 m). -1
K
1. Dessiner un schéma du profil à t = 1, 5 min.
2. À quel instant l’onde arrive-t-elle au point A d’abscisse xA = 2, 0 km ?
3. On place un détecteur fixe à l’abscisse xD = 1, 4 km. Tracer l’allure, en fonction de t, de y(xD , t) .
4. Déterminer la durée de la perturbation.
2 Mesure d’un déphasage s (V)
s1 (t)
On donne les enregistrements des ten-
1 s2 (t)
sions s1 et s2 acquises à la sortie de
microphones placés en x1 et x2 .
1. Déterminer le déphasage entre
s2 et s1 . 1 t (ms)
2. Sachant que x1 = 10 cm et
x2 = 13 cm, déterminer la cé-
lérité c de l’onde.
3 Déphasage et mesure de la célérité
On considère un émetteur positionné en x = 0 et orienté dans la direction +x. Celui-ci émet un signal sonore de
fréquence f de la forme s(t) = s0 cos(ωt).
1. Donner l’expression de l’onde sonore s(x, t) puis exprimer la phase à l’origine φ(x0 ) du signal mesuré par un
micro positionné en x0 .
2. On positionne deux micros en positions x0 et x1 > x0 . Exprimer le déphasage ∆φ entre les signaux mesurés
en x1 et x0 . Retrouver l’expression du décalage temporel τ séparant les signaux en x1 et x0 .
3. De quelle distance faut-il séparer les micros au minimum pour que les signaux mesurés soient en opposition de
phase ? En phase ? En déduire une méthode de mesure de la longueur d’onde puis de la célérité de l’onde.
Interférences entre signaux synchrones
Appréhender le phénomène d’interférences entre ondes acoustiques de même fréquence. Superposition de deux
signaux synchrones et influence du déphasage. Interférences constructives et destructives.
Aspect spatial du phénomène d’interférences. Différence de marche pour deux émetteurs espacés. Franges d’in-
terférences et interfrange.
D. Manuel – 1/ 5 – Lycée B. Pascal
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4 Superposition de deux signaux de même amplitude
On considère deux signaux de même amplitude s1 (t) = A0 cos(ωt + φ1 ) et s2 (t) = A0 cos(ωt + φ2 ).
p+q
1. En utilisant la formule trigonométrique cos p + cos q = 2 cos 2 cos p−q , montrer que la superposition des
2
φ1 +φ2
signaux s1 et s2 se met sous la forme s(t) = A(∆φ) cos ωt + 2 où l’amplitude A(∆φ) est une fonction
dépendant de ∆φ = φ2 − φ1 et A0
2. Retrouver les conditions d’interférences constructives et destructives concernant le déphasage ∆φ.
Diffraction
λ
Décrire le phénomène de la diffraction et utiliser la relation sin θ = a pour quantifier la taille du phénomène.
5 Diamètre d’un cheveu
Avec un laser rouge (λ = 633 nm), on éclaire une fente de Largeur a D
largeur a. La taille du faisceau est suffisante pour éclairer la
largeur de la fente. On observe l’éclairement sur un écran situé
θ
à une distance D de la fente. On note ℓ la largeur de la tâche laser ℓ
de diffraction obtenue.
1. Déterminer la relation géométrique entre θ, D et ℓ.
2. En supposant que ℓ ≪ D et λ ≪ a, déterminer l’expres-
sion de a en fonction de ℓ, D et λ.
La figure de diffraction d’un cheveu d’épaisseur a est identique à celle produite par une fente de même largeur.
3. Calculer l’épaisseur d’un cheveu produisant une tache de largeur ℓ = 2 cm à une distance D = 2 m
Exercices
6 Position et date d’un séisme (*)
Un séisme produit deux types d’ondes sismiques : les ondes P, longitudinales, qui se propagent avec la célérité
cP et les ondes S, transversales, qui se propagent avec la célérité cS < cP .
1. Lors d’un séisme, on commence à détecter les premières à l’instant tP et les secondes à l’instant tS . Montrer
qu’on peut en déduire, connaissant cP et cS , la distance ∆ entre le foyer du séisme et l’appareil de mesure
ainsi que la date du début du séisme.
2. Pour un séisme, on mesure les distances ∆1 , ∆2 et ∆3 entre le foyer du séisme et trois stations de mesures.
Sans faire de calcul, montrer que cette information permet de localiser le foyer du séisme à l’intérieur de la
Terre. Quel système très connu fonctionne sur ce même principe ?
7 Effet Doppler avec émetteur en mouvement (**)
Un émetteur, repéré par sa position x sur un axe, émet une série de “bips” sonores espacés d’une durée T dans
la direction d’un récepteur fixe en O. Chaque onde sonore se propage dans la direction −x à la célérité c. L’émetteur
se déplace à la vitesse constante →−v = v−
→ et sa position initiale est OE = ℓ .
ux 0
1. Exprimer les dates t′1 et t′2 de réception par le récepteur des deux premier “bips”.
2. En déduire l’expression, en fonction de T , v et c, de la période T ′ mesurée par le récepteur.
3. À quelle condition sur v la période T ′ perçue par le récepteur est plus faible que T ? Plus importante ? Ces
résultats vous semblent-ils cohérents ?
D. Manuel – 2/ 5 – Lycée B. Pascal
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8 Principe de la télémétrie (*)
On place un émetteur et un récepteur à ultrasons côte
à côte. Ce bloc est appelé le télémètre. À la distance D,
on place un obstacle réfléchissant les ondes sonores, que
nous appellerons la cible. Une onde sinusoïdale, de période
T , est émise par l’émetteur, elle se réfléchit sur la cible et
est détectée par le récepteur. Sur l’écran d’un oscilloscope,
on visualise simultanément deux signaux : celui capté (par
un dispositif non décrit) en sortie de l’émetteur et celui du
récepteur.
1. Pourquoi les deux signaux sont-ils si différents ?
Identifier, selon toute vraisemblance, le signal en sor-
tie de l’émetteur et celui reçu par le récepteur.
2. On appelle temps de vol, noté tv , la durée du trajet aller-retour de l’onde entre le télémètre et la cible. L’exprimer
à l’aide des données du problème.
3. Pour illustrer le principe de la mesure, on colle la cible au télémètre puis on l’éloigne lentement en comptant le
nombre de coïncidences de phase entre les deux signaux. On se place dans le cas où on a compté exactement un
nombre n de coïncidences. Exprimer alors D en fonction de n et de la longueur d’onde des ondes ultrasonores.
4. Lors du recul de la cible, on compte 50 coïncidences avant d’observer les signaux tels que visibles sur la figure à
l’écran de l’oscilloscope. En utilisant les données de l’enregistrement, calculer la distance séparant le télémètre
de la cible. On prendra pour la célérité des ondes sonores c = 340m.s−1 .
9 Houle et mouettes (**)
La houle est un mouvement ondulatoire de la surface de la mer formé par un vent lointain. Pour simplifier, nous
l’assimilerons ici à une onde harmonique se propageant le long d’un axe Ox. Nous notons y(x, t) l’ordonnée du point
de la surface de la mer qui se trouve en x à l’instant t. La fonction y(x, t) est représentée sur la figure à deux instants
différents t1 = 0, 0 s et t2 = 1, 0 s. Nous admettons que t2 est inférieur à la période T de l’onde.
y (m)
y(x, t1 )
y(x, t2 )
10
10
x (m)
1. Dans quel sens se propage l’onde ?
2. Déterminer sa longueur d’onde λ, sa période T et sa vitesse propagation c puis proposer une écriture de y(x, t).
3. Emportées par la houle, deux mouettes se trouvent aux abscisses x1 = 0, 0 m et x2 = 5, 0 m à la surface de
l’eau. Peut-on dire que la houle les éloigne l’une de l’autre ? Représenter sur le même graphe l’évolution de
l’ordonnée de deux mouettes (assimilées à deux points sur la surface de l’eau) en fonction du temps.
10 Signal et profil d’une onde à partir d’une fonction F (**)
Une OP⊕ −1 est caractérisée par s(x, t = 0) = F (x) où :
se déplaçant à c = 2 m.s
2u + 2 −1 < u < 0
1. Tracer les profils s(x, t) en fonction de x à t = 0 puis à t = 3 s.
F (u) = −u + 2 0 < u < 2
0 sinon 2. Tracer les signaux s(x, t) en fonction de t à x = 0 puis en x = 4 m.
D. Manuel – 3/ 5 – Lycée B. Pascal
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11 Effet Doppler avec récepteur en mouvement (**)
Un haut parleur émet une onde sinusoïdale de fréquence f se propageant à la célérité c dans la direction +x. Un
observateur O′ muni d’un micro se déplace avec une vitesse → −v = v−
→ le long de l’axe d’émission de l’onde. Pour
ux
l’observateur en mouvement, un point d’abscisse x de l’axe (Ox) se trouve à une distance x′ = x − vt sur l’axe (O′ x)
qui se déplace avec l’observateur (référentiel de l’observateur).
1. Donner l’expression du signal s(x, t) de l’onde.
2. Que devient l’expression du signal s(x′ , t) dans le référentiel de l’observateur ?
3. En déduire l’expression (en fonction de f , v et c) de la fréquence f ′ “ressentie” dans le référentiel de l’obser-
vateur. L’effet est-il le même que lorsque c’est l’émetteur qui se déplace ?
4. Retrouver ce résultat en raisonnant sur la conservation de la longueur d’onde dans les deux référentiels.
12 Réflexion d’une onde sur une corde attachée à un mur (***)
On considère une onde s(x, t) = F (x − ct) sur une corde dont une extrémité est attaché à un mur en x = D.
Elle est émise depuis x = 0 par un opérateur.
1. Quelle est la condition limite imposée par le point d’attache ? Cette condition est-elle compatible avec une
unique onde progressive ?
2. On considère une onde progressive réfléchie sr (x, t). Quelle sera sa célérité ? Écrire la condition limite en x = D
avec les deux ondes et en déduire l’expression de sr (D, t) en fonction de F .
3. Dans quel sens doit-elle se propager pour que la condition en D soit vérifiée ? En déduire l’expression de sr (x, t)
de fonction F , x, t et D.
13 Réflexion et transmission d’une onde lumineuse (*)
Lorsqu’une onde lumineuse se propageant dans un milieu transparent
onde réfléchie
d’indice n1 arrive à l’interface avec un autre milieu transparent d’indice n2 ,
onde transmise
cette onde - appelée onde incidente - donne naissance à une onde réfléchie qui
onde incidente
revient dans le milieu d’indice n1 et une onde transmise qui se propage dans
x
le milieu d’indice n2 . On considère uniquement le cas de l’incidence normale :
toutes les ondes se propagent dans la direction de l’axe (Ox), la surface de n1 O n2
séparation entre les deux milieux transparents étant la surface x = 0.
L’onde incidente est monochromatique de fréquence f , ce qui sera également le cas des ondes transmises et
réfléchies (les milieux sont linéaires).
1. Rappeler l’expression de la célérité v de la lumière dans un milieu d’indice n. Donner les expressions des
longueurs d’onde λ1 de l’onde incidente et λ2 de l’onde réfléchie.
2. Proposer une expression mathématique pour l’onde progressive harmonique incidente si (x, t). On précisera les
noms et/ou expressions des grandeurs introduites.
On définit le coefficient de réflexion R comme la fraction de la puissance transportée par l’onde incidente qui
part dans l’onde réfléchie. De même, le facteur de transmission T est la fraction de la puissance de l’onde incidente
emportée dans l’onde transmise. La théorie électromagnétique permet d’établir les expressions :
2
n1 − n2 4n1 n2
R= et T = .
n1 + n2 (n1 + n2 )2
3. Que vaut R + T ? Est-ce logique physiquement ? Calculer R et T dans le cas d’une lumière se propageant dans
l’air d’indice nair = 1 qui se réfléchit sur un verre d’indice n2 = 1, 52.
Le verre des lunettes d’un randonneur, qui marche avec le Soleil dans son dos, possède l’indice n2 . L’éclairement
Es venant du soleil est 10 fois supérieur à l’éclairement Ep venant du paysage : Es = 10Ep .
4. Déterminer les expressions des éclairements Ea et Eb provenant (a) du reflet du Soleil sur la face intérieure de
la lunette et (b) de la lumière transmise provenant du paysage, en fonction de Ep , R et T .
5. Calculer leur rapport puis conclure sur ce que voit principalement le randonneur.
D. Manuel – 4/ 5 – Lycée B. Pascal
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14 Contrôle actif du bruit dans une conduite (*)
On s’intéresse à un système conçu pour éliminer un bruit indésirable
transporté par une conduite. Le bruit est détecté par un premier micro
dont le signal est reçu par un contrôleur électronique. Le contrôleur
envoie sur un haut-parleur B la tension adéquate pour générer une
onde de signal exactement opposé à celui du bruit de manière à ce que
l’onde résultante au point A et en aval de A soit nulle.
1. Exprimer, en fonction de L, ℓ et de la célérité du son, le temps dont dispose le contrôleur pour le calcul du
signal à envoyer sur le haut-parleur.
2. On suppose le bruit sinusoïdal de pulsation ω. On appelle φ1 la phase initiale du signal détecté par le micro 1
et φHP la phase initiale du signal émis par le haut-parleur. Quelle expression doit avoir ∆φ = φHP − φ1 pour
que les interférences soient destructives en A ?
15 Bulle de savon (**)
On considère une bulle de savon éclairée par une source S d’onde lumineuse mo-
nochromatique de longueur d’onde dans le vide λ. Localement, la bulle peut-être vue S M air eau
• •
comme un film d’eau d’épaisseur e. Une partie de la lumière incidente est réfléchie à
a b
l’interface air-eau puis une seconde partie est réfléchie à l’interface eau-air. Lors de sa e
réflexion sur l’interface air-eau, l’onde subit un déphasage supplémentaire de π.
1. Justifier que l’on observe un phénomène d’interférences en M .
2. La célérité de la lumière dans l’eau vaut c/n où c est la célérité de la lumière dans le vide et n l’indice optique
de l’eau. Combien vaut la longueur d’onde λe dans l’eau en fonction de λ sachant que la fréquence reste
inchangée dans l’eau. Exprimer les modules d’onde dans l’air ka et dans l’eau ke en fonction de λ et n.
3. En raisonnant sur les chemins parcourus, montrer que les phases initiales des ondes se réfléchissant sur la
première et sur la seconde interface sont données par : φ1 = (a + 2b)ka + π et φ2 = (a + 2b)ka + 2eke .
En déduire le déphasage ∆φ entre les deux ondes qui interfèrent en M .
4. Pour quelles longueurs d’ondes (dans le vide) obtient-on des interférences constructives ?
destructives ?
5. A.N. : Pour e = 0, 25 µm et n = 1, 4 , quelles sont les longueurs d’onde du spectre
visibles pour lesquelles les interférences sont constructives ? destructives ? De quelle cou-
leur apparaît la bulle ?
6. Expliquez qualitativement pourquoi une bulle plus épaisse (e > 1 µm) apparaît blanche.
16 Interférences sur la cuve à ondes (**)
La figure ci-contre représente une cuve à
ondes éclairée en éclairage stroboscopique.
Deux pointes distantes de a frappent en
même temps, à intervalles réguliers, la sur-
face de l’eau, générant deux ondes qui in-
terfèrent. La figure est claire là où la surface
de l’eau est convexe et foncée là où elle est
concave. L’amplitude d’oscillation est plus
faible là où la figure est moins contrastée.
1. On suppose pour simplifier que des ondes sinusoïdales partent des deux points S1 et S2 où les pointes frappent
la surface. En notant λ la longueur d’onde, donner la condition pour que l’interférence en un point M situé
aux distances d1 et d2 respectivement de S1 et S2 , soit destructrice. On introduira un entier m.
2. Pour chaque entier m, le lieu des points vérifiant cette condition est une courbe que l’on appelle dans la suite
ligne de vibration minimale. Les lignes de vibration minimale sont représentées sur la figure de droite : ce sont
des hyperboles. Les parties x < −a/2 et x > a/2 de l’axe (Ox) sont des lignes de vibration minimale. En
déduire un renseignement sur le rapport a/λ.
a
3. Sur le segment S1 S2 , quel est l’intervalle de variation de d2 − d1 ? Déduire de la figure la valeur de λ.
4. Expliquer pourquoi l’image est bien contrasté au voisinage de l’axe (Oy).
D. Manuel – 5/ 5 – Lycée B. Pascal