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Les objectifs des politiques économiques
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ÉCONOMIEL'INTERVENTION DE L'ETAT
LES OBJECTIFS DES POLITIQUES ÉCONOMIQUES
parPASCAL KERMARREC18/10/2021
Les politiques économiques visent à remédier aux différents
déséquilibres de la croissance que les marchés ne parviennent pas
spontanément à réguler. Elles exercent leurs effets à court terme sur les
cycles économiques, ou à long terme via des politiques structurelles.
LES OBJECTIFS DES POLITIQUES
ÉCONOMIQUES À COURT TERME
La politique économique de l’Etat poursuit différents objectifs : la croissance
économique d’une part, le plein emploi, la stabilité des prix et les équilibres
commerciaux. Elles peuvent être de nature :
procyclique, à savoir amplifier la dynamique d’un cycle économique,
contracyclique : aller contre la tendance d’un cycle économique en cas de crise
économique ou de surchauffe de l’économie
LA NOTION DE CYCLE ÉCONOMIQUE
L’activité économique n’est pas un long fleuve tranquille. Ainsi l’activité va
connaître de nombreuses fluctuations, à la hausse comme à la baisse, qui vont
constituer un cycle.
On distingue ainsi différentes phases :
L’expansion économique : le taux de croissance augmente. Elle peut
s’accompagner d’inflation.
La crise : il s’agit d’un point de retournement brutal de la conjoncture. La période
qui suit la croissance est faible et le chômage élevé.
La récession : baisse du PIB sur trois trimestres, pouvant dans des cas
exceptionnels aller jusqu’à la dépression, caractérisée par une diminution
importante et durable de la production avec souvent un mécanisme de déflation
(baisse des prix).
La dépression est la baisse continue de l’activité économique sur une période
longue.
La reprise : le taux de croissance redevient positif, le volume de la production
augmente.(le point de bascule), puis de la récession, voire la dépression puis de
la reprise, qui est le démarrage d’un nouveau cycle.
LES OBJECTIFS DES POLITIQUES
ÉCONOMIQUES PROCYCLIQUE
Les politiques procycliques ont pour vocation de remédier aux déséquilibres de la
phase de croissance ou de renforcer les périodes de reprise économique.
LA CROISSANCE ÉCONOMIQUE
La croissance économique peut se définir comme
l’accroissement sur une courte ou une longue période des
quantités de biens et services produits dans un pays.
Cette production va générer de la valeur ajoutée, par la combinaison des facteurs
de production, et in fine davantage de richesses dans le pays concerné, qui sera
mesurée par l’évolution du PIB.
Le produit intérieur brut aux prix du marché vise à mesurer la richesse créée
par tous les agents, privés et publics, sur un territoire national pendant une
période donnée. On peut le déterminer par la somme des valeurs ajoutées de
toutes les activités de production de biens et de services et en y ajoutant les
impôts moins les subventions sur les produits.
La croissance économique correspond donc à la hausse du PIB d’une période à
l’autre (trimestre ou année).
On distingue par ailleurs
la croissance intensive, basée sur l’augmentation de la productivité du travail ou
du capital (ou comment produire plus avec les mêmes quantités de travail et de
capital)
la croissance extensive (qui nécessite de mobiliser davantage de capital et de
travail).
En cas de croissance extensive, la hausse de l’activité a un effet sur l’emploi car
la hausse de la productivité ne suffira pas à réaliser la production. Pour produire
davantage, les entreprises auront recours à davantage de main-d’œuvre.
Par exemple, si une entreprise vend 100 pièces en N, puis 102 pièces en N+1,
une hausse de la productivité de 2% permet de produire ces quantités
supplémentaires avec le même stock de travail. A l’inverse, si la productivité n’est
que de 1%, l’entreprise ne pourra pas produire 102 pièces, mais 101, sans
recourir à de l’embauche supplémentaire.
LE PLEIN EMPLOI
Le plein emploi correspond à une situation où l’ensemble de
la population active est en emploi.
Cela ne signifie pas un taux de chômage de 0%, car il y a toujours un taux de
chômage incompressible, appelée chômage frictionnel généré par les périodes
entre deux emplois (entretiens d’embauche etc) et le délai pour de jeunes actifs
entre leur arrivée sur le marché du travail et leur premier emploi.
On parle de plein emploi lorsque le taux de chômage atteint 3,5%, en deçà des
tensions sur le marché du travail peuvent apparaître, le stock de travail pouvant
se révéler insuffisant.
Cette vision du plein emploi à partir du taux de chômage reste cependant à
relativiser, car il n’intègre pas ce qu’on appelle le sous emploi, comme du temps
de travail partiel subi.
LA STABILITÉ DES PRIX
La maîtrise des prix se définit comme le fait de maîtriser la
hausse des prix aux alentours de 2%.
Les prix sont issus de la rencontre entre l’offre et la demande. En cas de
croissance économique forte, la demande de biens économiques ou de matières
premières peut s’accroître plus rapidement que l’offre, surtout si le stock de travail
disponible est restreint.
La conséquence de ce déséquilibre est alors l’inflation, à
savoir une hausse générale, durable et cumulative des
prix.
En résumé, on consomme moins de biens et de services avec la même somme
d’argent. Cette hausse des prix va alors pénaliser le pouvoir d’achat des
ménages, contribuer à l’érosion monétaire et peut aboutir à une crise
économique.
Ici les ménages sont inégaux face à la hausse des prix, en fonction de leur
capacité à générer une épargne qui leur permette de compenser d’une part la
hausse des prix, et de la nature de leurs revenus (les retraites non indexées sur
l’inflation par exemple…).
Les ménages actifs peuvent alors réclamer une hausse de leurs salaires, qui va à
son tour alimenter une nouvelle hausse des prix, les entreprises répercutant cette
hausse de leurs coûts salariaux sur leurs prix de vente.
Les causes de l’inflation peuvent donc venir
d’une demande globale excessive (une surchauffe de l’économie),
des structures de marchés empêchant une baisse des prix (marché peu
concurrentiel etc)
d’un excédent monétaire
Une inflation non maîtrisée peut donc aboutir à une baisse de la richesse globale,
en perturbant le marché du travail et la croissance économique.
A l’inverse, une absence d’inflation qui se traduit par une baisse durable des prix
est aussi voire plus problématique : on parle alors de déflation. Elle se caractérise
par une baisse continue et auto entretenue du niveau général des prix. Elle peut
inciter les ménages à reporter leurs décisions d’achats dans l’attente de nouvelles
chutes de prix et surtout, provoque une dégradation de la situation financière des
particuliers et institutionnels qui ont recours à l’emprunt. En effet, le coût réel de
la dette (c’est-à-dire une fois l’inflation prise en compte) augmente avec la baisse
de l’indice général des prix car les remboursements des emprunts ne sont
généralement pas indexés sur l’inflation. Il en résulte une moindre capacité à
investir pour les entreprises et une moindre capacité à consommer pour les
ménages endettés, ce qui renforce le cercle vicieux de la baisse des prix.
LES ÉQUILIBRES DE LA BALANCE DES PAIEMENTS
La balance des paiements est un relevé des transactions internationales d’un
pays avec le reste du monde. Elle présente les transactions courantes
( échanges de biens et services, et les transferts de revenus) et les transactions
financières.
Concernant les échanges de biens et services, on parle alors de balance
commerciale.
La balance commerciale détermine le solde entre les
exportations et les importations de biens et de services,
effectué en devises, et dont la valeur est déterminée par un
taux de change.
Un excédent commercial est un relais de croissance pour le pays, mais
également un indicateur de la compétitivité des productions nationales.
Un déficit commercial illustre une perte de richesse (une partie du PIB sort du
territoire vers d’autres économies) et un manque de compétitivité des
productions.
Ci-dessous, la balance des transactions courantes de la France et de
l’Allemagne, grande exportatrice de biens manufacturés, exprimés en % de PIB.
Source OCDE
D’un point de vue français, la balance commerciale est devenue la bête noire des
différents gouvernements, et plus particulièrement sur les échanges de biens. On
peut en déduire une certaine perte de compétitivité coût et hors coût des
entreprises françaises et une spécialisation sectorielle de la France qui révèle
une certaine faiblesse.
Source : é[Link]
LE CARRÉ MAGIQUE DE KALDHOR
Le carré magique de Kaldor est une représentation graphique des quatre grands
objectifs économiques, il est qualifié de magique par son caractère irréalisable. Il
permet cependant d’apprécier la situation d’un pays, sa comparaison dans le
temps et à d’autres Etats.
À partir de ce carré se dégagent deux relations importantes en macroéconomie :
La relation entre l’inflation et le chômage (courbe de Phillips). Si le taux de
chômage est faible, le taux d’inflation sera élevé et vice-versa. A noter cependant
que cette règle s’est imparfaitement vérifiée cette dernière décennie, le plein
emploi américain ne s’étant pas traduit par des tensions sur les prix,
conséquence d’un marché du travail mondialisé qui ne se limite plus aux emplois
ouvriers et de l’uberisation d’une partie de l’emploi.
La relation entre la croissance économique et le chômage. Invariablement, plus la
croissance est forte et plus le chômage baisse (loi d’Okun).
LES OBJECTIFS DES POLITIQUES CONTRACYCLIQUES :
POLITIQUE DE RELANCE ET POLITIQUE D’AUSTÉRITÉ
Les politiques contracycliques ont pour objectif de limiter les variations trop
importantes d’un cycle économique :
en limitant les surchauffes (emballement des prix, bulles spéculatives)
en anticipant la reprise économique
Cette modération des cycles est liée à la prise en compte des acteurs. Une crise
violente, c’est une reprise trop lente, ce sont des actifs qui se paupérisent, des
crises sanitaires, sociales, des entreprises qui disparaissent, donc de l’emploi….
De même sacrifier un peu de croissance permet d’éviter une destruction future de
richesse, qui peut être plus importante.
De manière schématique, on considère un plan de relance en cas de crise
économique et un plan d’austérité en cas de surchauffe, ou pour assainir les
comptes publics après une période de soutien de l’économie.
A l’inverse, les politiques procyclique visent à stimuler un cycle de croissance ou
de reprise afin d’atteindre la croissance potentielle du PIB.
LES POLITIQUES CONTRACYLIQUE
LES POLITIQUES DE RELANCE ÉCONOMIQUE
L’objectif d’une politique de relance est de provoquer une reprise rapide de
l’économie en cas de crise/récession.
L’état peut ainsi choisir d’agir en privilégiant la demande de son pays, ou de son
offre.
Agir sur la demande
Les politiques de relance appelée politique keynésienne ou politique de la
demande sont associées à un soutien de l’Etat, qui va investir dans l’économie en
soutenant la demande de biens et de services du secteur privé. Ce soutien peut
prendre différentes formes:
Augmenter les investissements publics (infrastructures, grands travaux…)
Augmenter la consommation du secteur public,
Favoriser la consommation privée par des baisse d’impôts, ou des aides,
allocations, revalorisation des revenus de remplacement ou des retraites
L’Etat, dans cette logique, va utiliser ses ressources financières (ou s’endetter)
pour alimenter l’économie. Les sommes investies, en favorisant la reprise
économique, ou en soutenant l’activité, devraient alors alimenter la hausse du
PIB et favoriser le remboursement de la dette contractée. En effet, si la
consommation augmente, l’Etat percevra davantage de TVA, si les revenus des
ménages augmentent les prélèvements au titre de l’impôt sur le revenu
s’accroissent, de même pour l’impôt sur les bénéfices etc…
Agir sur l’offre
La politique de l’offre vise à soutenir l’activité des entreprises, estimées entravées
par des prélèvements excessifs (cotisations sociales impôts et taxes), des
salaires insuffisamment soumis à la concurrence du marché, une régulation
excessive des marchés etc… Le soutien aux entreprises passe alors par une
simplification administrative (moins de régulation), et une baisse des impôts aux
entreprises et de la fiscalité dans son ensemble, le marché étant plus à même
d’allouer de la meilleure manière les ressources financières libérées.
LES POLITIQUES D’AUSTÉRITÉ
A l’inverse d’une politique de relance, les politiques d’austérité ont pour objectif
principal non pas la croissance mais le rétablissement des comptes publics. Pour
ce faire, l’Etat va réduire ses dépenses, diminuer le nombre de fonctionnaires,
réduire ou modérer les salaires des derniers, limiter ses investissements mais il
va aussi augmenter ses recettes par des hausses d’impôts, qu’il peut exercer sur
les ménages et/ou les entreprises. Dernier outil, une hausse des taux directeurs
via la politique monétaire, qui enrichit le coût du crédit des ménages et des
entreprises, qui réduisent leur consommation.
Cet assainissement des finances publiques entraîne dans un premier temps une
réduction de la demande et donc de la consommation, ce qui provoquera à court
terme une diminution du taux de croissance du PIB : c’est le « prix à payer » pour
accroître le taux de croissance de long terme qui ne sera pas entravé par les
déséquilibres financiers de l’Etat.
Là aussi, les débats font rage sur l’impact d’une politique d’austérité sur
l’économie. Celle-ci peut avoir un effet récessif en fonction des anticipations des
ménages (qui épargnent davantage en prévision des impôts futurs) et du retrait
trop important de la demande publique.
Une déréglementation excessive peut aussi amener l’Etat à devoir prendre en
charge des externalités sociales, conséquence des inégalités sociales ou de la
précarité.. Ainsi, dans les années 1980, la présidence Reagan a conduit une
politique de baisse de la dépense publique et des impôts, en réduisant
prioritairement les budgets des programmes sociaux. S’en est suivi une hausse
de la délinquance et de la criminalité, qui a conduit à l’embauche de forces de
police, de juges, de construction de prisons qui ont dû être financés, et conduit à
une annulation partielle des baisses d’impôts initialement consentis.
De même, le fonds monétaire international a sous-estimé l’impact récessif des
plans de redressement appliqués aux économies qui ont eu recours à ses
financements.
LES POLITIQUES ÉCONOMIQUES À
MOYEN/LONG TERME: LES
POLITIQUES STRUCTURELLES
La politique structurelle est une politique publique à moyen-
long terme, dont l’objectif est de transformer en profondeur
les structures et les fondamentaux de son économie et de
développer la compétitivité d’un pays..
Sa finalité est souvent d’accroître la croissance potentielle de ce dernier, ainsi
que la réalisation d’objectifs macroéconomiques (soutenabilité de la croissance,
indépendance énergétique ou souveraineté technologique, alimentaire…)
Le PIB potentiel est défini comme le volume de production pouvant être réalisé
sans entraîner de tensions sur les prix, compte-tenu des facteurs de production
(travail et capital) disponibles.
Une politique économique structurelle vise donc à définir une stratégie sur
différents éléments :
le fonctionnement du marché
la compétitivité/attractivité du pays
favoriser les conditions de vie des individus
LE FONCTIONNEMENT DU MARCHÉ
Optimiser le fonctionnement du marché inclut à la fois réglementation et
déréglementation et la prise en charge des défaillances du marché. Bien
évidemment, on retrouve ici le fonctionnement de la concurrence, mais
également la sécurisation des échanges et des investissements par la
réglementation, à l’instar de la protection des brevets, les droits voisins pour la
presse, les obligations de production des longs métrages par les diffuseurs, mais
aussi des règlementations sur la consommation énergétiques des logements,
l’urbanisme, la protection du littoral, le droit du travail…
Améliorer le fonctionnement du marché peut aussi se traduire par des mesures
fiscales (taxe ou subventions). Ainsi la politique agricole commune via des
subventions versées au producteur définit des orientations en termes de volume
ou d’impact sur l’environnement. La mise en place d’une taxe carbone au sein de
l’Union Européenne vise à pousser les entreprises à limiter et/ou compenser les
externalités négatives de leurs productions. De même, les aides à la rénovation
énergétique versées aux ménages et aux bailleurs…
LA COMPÉTITIVITÉ/ATTRACTIVITÉ DU PAYS
La compétitivité d’un pays peut se définir comme sa capacité à faire face à la
concurrence d’autres pays. Elle peut se décliner en deux éléments:
la compétitivité prix : faire aussi bien mais pour moins cher par des coûts de
production moins élevés (coût du travail, productivité, coût du capital), des taux
de change et des coûts de transport avantageux.
la compétitivité hors prix : elle s’appuie sur les entreprises à travers un savoir-
faire unique, difficilement reproductible, une expertise ou le poids sur un marché
des entreprises sur ce pays. L’Etat va alors favoriser l’émergence de “champions”
par un cadre règlementaire, social, fiscal spécifique, en favorisant l’innovation par
des politiques de soutien à la recherche et développement, la création
d’écosystèmes réunissant organismes de recherche pure et entreprises, la
montée en gamme de ses produits etc (comme a pu le réaliser la Chine ces
dernières années, ou comme a pu le faire le Japon après la seconde guerre
mondiale).
La compétitivité d’un pays repose sur un certain nombre de choix politiques,
comme la fiscalité des entreprises, le coût du travail, les investissements dans les
infrastructures (réseau routier, ferroviaire, énergétique, internet à haut débit
etc…), l’aménagement du territoire (avec la création des métropoles et le
passage de 22 à 13 régions en France) mais aussi par la qualité de la formation
de sa population, la transformation numérique de ses administrations…
Conséquence ou corollaire de la compétitivité d’un pays, son attractivité
appréciée par les investissements étrangers dans le pays, qui vont développer de
la croissance sur le territoire national, dans le cadre d’échanges internationaux.
FAVORISER LES CONDITIONS DE VIE DES INDIVIDUS
Il s’agit ici de l’ensemble des actions publiques visant à protéger et favoriser les
conditions de vie des individus.
La politique sociale va intégrer la redistribution des revenus afin de limiter les
inégalités sociales à un niveau socialement acceptable (donc relatif), mais aussi
les systèmes de retraite, d’assurance maladie, d’assurance-chômage, la famille
via la CAF, la formation initiale et professionnelle. Les individus sont ainsi
protégés contre les aléas de l’existence (devenir trop vieux pour travailler, ou
pouvoir être soigné sans tomber dans l’indigence…) ce qui favorise in fine le
fonctionnement du système économique.
Des salariés en bonne santé, formés et diplômés via des services publics (ce qui
enlève le frein du financement de ces études) sont davantage productifs. Les
mécanismes d’assurance publiques limitent l’épargne de précaution et favorisent
la consommation, donc la demande de biens et de services. Cependant le coût
de cette prise en charge peut se révéler contre productif en étant principalement
instauré sur les cotisations des travailleurs, ce qui alourdit le coût salarial de
chaque actif.
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