Techniques d'enquête : échantillonnage et questionnaire
Techniques d'enquête : échantillonnage et questionnaire
Prost-nom :
Prénom :
TPE DE TECHNIQUES D’ENQUETE
Première question : LA DEFINITION DU CONCEPT « ENQUETE »
Selon Sem MBIMBI et Annie Cornet (sd. p. 81), l’enquête est une technique qui vise à
collecter des informations de manière systématique à l’intérieur d’une population donnée
pour décrire, comparer ou expliquer le phénomène étudié.
Les techniques, elles sont définies selon Doude J. William (1989, p.333) comme un ensemble
d’outils ou d’instruments utilisés dans la récolte des données d’une recherche, à leur analyse,
à leur traitement dans le cadre de la mise en œuvre d’une méthode de recherche.
Selon Ghiglione et Matalon (1998) pour qui réaliser une enquête, c’est interroger un certain
nombre d’individus en vue d’une généralisation.
Deuxième question : LES MODES OPERATOIRES DES TECHNIQUES D’ENQUETE
I. La technique d’échantillonnage
Que l’étude soit qualitative ou quantitative, l’échantillonnage permet de récolter des informations
pertinentes à partir d’un public cible, afin de répondre à la problématique et aux hypothèses de départ.
Types d’échantillonnage
Pour effectuer un échantillonnage, vous avez deux options :
L’échantillonnage représentatif.
L’échantillonnage aléatoire (aussi appelée « méthode probabiliste »)
a) L’échantillonnage représentatif
Un échantillon représentatif, souvent utilisé dans une étude quantitative (questionnaire ou sondage),
est défini comme représentatif lorsqu’il a les mêmes caractéristiques que la population étudiée
(population mère).
Un échantillon représentatif peut se faire à travers l’utilisation de la technique des quotas.
Exemple
Dans le cadre d’un mémoire sur la consommation d’alcool en RDC, l’étudiant chercheur doit réaliser
un échantillon représentatif de la population Congolaise en terme d’âge, de genre… L’étudiant
étudiera donc un échantillon de 1 000 personnes ayant les caractéristiques suivantes :
– 51 % de femmes et 49 % d’hommes
– 20 % de population rurale et 80 % de population urbaine
– 20,5 % d’ouvriers, 27,5 % d’employés, 25,5 % de professions intermédiaires, 18,5 % de cadres, 6,5
% d’artisans et 1,5 % d’agriculteurs.
b) L’échantillonnage aléatoire
L’échantillonnage aléatoire (ou “méthode d’échantillonnage probabiliste”) est déterminé à partir d’une
procédure de tirage aléatoire statistique.
Malgré le hasard, la représentativité de l’échantillon aléatoire est assurée par les lois statistiques de la
probabilité.
Préparer un échantillonnage en 6 étapes
Avant de se lancer dans son enquête, il est utile de préparer son échantillonnage en suivant plusieurs
étapes importantes.
1) Définir une problématique et des hypothèses.
3) Choisir l’outil le plus adéquat (entretien, focus group, questionnaire, sondage) car la taille de
l’échantillon n’est pas la même selon l’outil employé.
Exemples d’échantillonnage
Sujet du mémoire : l’énergie éolienne à l’heure du réchauffement climatique
Problématique : l’énergie éolienne est-elle une solution crédible pour endiguer le phénomène de
pollution et de réchauffement climatique ?
Hypothèses :
Les éoliennes permettent de réduire la part de nucléaire produit, donc la quantité de déchets
radioactifs.
Les éoliennes sont souvent critiquées pour leur manque d’esthétisme dans un paysage
(question esthétisme qu’est ce qui est le mieux : une centrale nucléaire ou une éolienne ?)
L’impact carbone des éoliennes est très faible.
Les éoliennes, si elles étaient pleinement exploitées, pourraient permettre d’être davantage
autosuffisant en énergie.
Les coûts de l’énergie produite par les éoliennes seraient moins onéreux pour les foyers
français.
La consommation énergétique verte permet de sensibiliser les citoyens à la cause écologique.
Type d’étude : pour récolter des informations sur ce sujet, et répondre à la problématique et aux
hypothèses de départ, le chercheur peut procéder de différentes façons.
Le sujet étant accessible au grand public, l’étudiant peut choisir de mener une étude
quantitative par questionnaire en interrogeant un échantillon représentatif de la population. Il
peut également faire le choix de l’étude qualitative et de l’entretien libre avec un échantillon
d’une seule personne, experte sur ce sujet.
Outil utilisé : L’étudiant a donc le choix entre plusieurs outils, il peut par exemple avoir
recours à :
L’entretien (semi directif, ou libre) avec un expert.
2. ELABORATION DU QUESTIONNAIRE
a. Questions ouvertes
On laisse la liberté à l’enquêté de s’étendre sur la question et d’aborder ses aspects que le
chercheur n’aurait pas prévus.
Elle a l’avantage de donner de l’espace à l’enquêté pour lui permettre d’exprimer toutes les
facettes de ses idées.
L’inconvénient peut être le fait que l’enquêté soit hors-sujet.
Exemple : Que ressentez-vous lorsque Vodacom vous envoie, sans votre avis, un SMS publicitaire ?
R/……………………………………………………………………………………………………
b. Questions fermées
Elles obligent le répondant à confiner ses réponses dans un cadre bien précis (questions
dichotomiques).
Exemple : Avez-vous obtenu un crédit auprès de microfinance FINCA ?
Oui ou non.
On demande à l’enquêté de classer ou d’ordonner les réponses proposées.
Exemple : Veuillez classer les marques commerciales suivantes selon l’ordre de préférence (en
donnant un numéro de 1 à 5) :
Nike-Puma-Adidas-Reebok-Fila
c. Questions semi-ouvertes
Elles combinent le besoin de structurer les réponses de l’enquêté avec la nécessité d’avoir des
informations plus libres.
Exemple : Avez-vous obtenu un crédit chez FINCA ? Oui ou non ?
Si oui, combien ?...........................................................................................................
Si non, combien ?...........................................................................................................
d. Questions de type Likert (1962)
Une échelle de Likert est une échelle de mesure répandue dans les questionnaires psychométriques. La
personne interrogée exprime son degré d’accord/satisfaction ou de désaccord/non satisfaction vis-à-vis
d’une affirmation (l’énoncé). L’échelle contient en général cinq choix de réponse qui permettent de
nuancer le degré d’accord ou de satisfaction.
Exemple : La couleur (jaune ou rouge) influence l’achat de la bière à Kinshasa.
1. Pas du tout d’accord
2. Pas d’accord
3. Ni en désaccord ni d’accord
4. D’accord
5. Tout à fait d’accord
3. MODE D’ADMINISTRATION DU QUESTIONNAIRE
Le questionnaire d’enquête est :
Remplir directement sur le lieu de l’enquête par l’enquêté lui-même ;
Remplir directement sur le lieu de l’enquête par l’enquêteur ;
Remplir à partir des réponses données à distance.
3. La technique d’entretien
L’entretien est un jeu de questions/réponses à sens unique entre deux personnes, l’interviewer
qui pose les questions (parfois selon le mode QQOCCP) afin d’obtenir des informations de la
part de l’interviewé qui répond. On appelle interview (ou entretien ou encore entrevue) « un
rapport oral, en tête à tête, entre deux personnes dont l’un transmet à l’autre des informations
sur un sujet prédéterminé » ; il s’agit d’une discussion orientée, un « procédé de
l’investigation utilisant un processus de communication verbale, pour recueillir des
informations en relation avec des objectifs fixés. »
Voici le type d’interview que propose Mintzberg (2014) dans son ouvrage, le manager au
quotidien, les 10 rôles du cadre sur la question « Que font exactement les cadres au travail ? »
Entretien proposé par Mintzberg (2014)
Chercheur : Mr R…, nous avons brièvement discuté de cette organisation et de la manière
dont elle fonctionne. Pourriez-vous maintenant me dire ce que vous faites ?
Président : Ce que je fais ?
Chercheur : Oui.
Président : Ce n’est pas facile.
Chercheur : Allez-y quand même.
Président : Comme président, je suis naturellement responsable de beaucoup de choses.
Chercheur : Bien sûr, je comprends cela, mais que faites-vous ?
Président : Eh bien, je dois m’assurer que tout marche bien.
Chercheur : Pouvez-vous me donner un exemple ?
Président : Je dois m’assurer que notre position financière est bonne.
Chercheur : Que faite-vous au juste pour vous en assurer ?
Président : Eh bien, c’est difficile à dire.
Chercheur : Posons la question autrement : Qu’avez-vous fait hier ?
a) Définition générale
L’observation est une technique fréquemment utilisée pour mener une étude qualitative. Elle
permet de recueillir des données verbales et surtout non verbales.
Cela ne signifie pas que les observations sont faciles et informelles. L’observation ne devient
une méthode de recherche que si vous la combinez avec le reportage, la description, l’analyse
et l’interprétation.
b) Types d’observations
Il existe différents types d’observations. Par exemple, en tant qu’observateur, vous pouvez
participer plus ou moins à la situation observée et l’observation peut se faire de manière plus
ou moins structurée.
Il existe quatre types d’observations :
1. L’observation participante
2. L’observation non participante
3. L’observation structurée
4. L’observation non structurée
1. L’observation participante
L’observation participante consiste, pour l’enquêteur, à faire partie du contexte dans lequel le
comportement d’un individu est étudié. Il est aussi possible d’interagir avec la ou les
personnes observées pour poser des questions.
Dans l’observation participante, une distinction peut être faite entre : l’observation où les
personnes observées savent que l’observateur les observe ou l’observation où les personnes ne
le savent pas.
L’observation participative est principalement utilisée lorsque vous voulez obtenir des
informations détaillées sur une culture particulière, un groupe de personnes ou sur le
comportement des individus.
Exemple
Pour répondre à la question “comment expliquer le mal-être des policiers au travail ?”,
l’observation participante visera à observer les conditions de travail de policiers. Vous
pourriez alors poser des questions sur certains aspects rencontrés lors de votre observation
dans un commissariat.
Ce type d’observation permet de ne pas influencer la situation observée : elle reste fidèle à la
réalité du phénomène étudié ce qui augmente la fiabilité des résultats.
Cette technique d’observation est utile pour définir un sujet de recherche, afin de
constituer la base d’une recherche. L’observation non participante peut être suivie par
la suite d’autres méthodes de recherche.
Cependant, elle ne permet pas à l’enquêteur d’intervenir. Il est possible de passer à
côté de certaines informations.
L’observation non participante est une méthode que vous pouvez utiliser pour dessiner
l’image initiale d’une situation. Beaucoup de recherches sur certains sujets n’ont pas encore
été faites, donc un premier aperçu peut être très utile. Cela vous permet de définir le sujet de
recherche et constitue la base de toute recherche de suivi avec d’autres méthodes de
recherche.
Exemple
Dans le cadre du mémoire sur le mal-être des policiers au travail, le travail de recherche peut
commencer par une observation non participante d’un commissariat. Celle-ci peut faire
émerger des interrogations qu’un entretien oral ultérieur pourra résoudre.
Comme un guide d’entretien pour mener un entretien directif, les règles sont précisées dans
un schéma d’observation.
Le schéma d’observation vous permet de placer les observations dans certaines catégories que
vous avez déterminées avant la collecte des données. Celui-ci est utile pour ne pas perdre le fil
de votre observation. Comme un pense-bête, cet outil résume le cadre de l’observation :
durée, observation à réaliser, informations à obtenir ou vérifier.
Une observation structurée est utilisée lorsqu’il faut formuler un problème de façon précise.
Cette observation sert à vérifier certaines hypothèses.
Les règles de l’observation que vous menez vous permettent de vous faciliter la tâche.
Par exemple en déterminant un horaire fixe, vous pourrez comparer et catégoriser les
observations faites. Ce qui est plus facile pour établir une conclusion.
Chaque observation doit être effectuée exactement de la même manière. Cela peut
parfois être difficile, surtout s’il y a plusieurs observateurs. Si les observations ne sont
pas réalisées de la même manière, cela peut avoir des conséquences importantes sur
les conclusions.
Exemple
Sur le sujet “comment sont accueillis les personnes réfugiées en RDC ?”, le schéma
d’observation peut vous permettre d’organiser votre observation dans un centre d’accueil.
Pour un mémoire sur l’accueil des réfugiés en France, l’observation non structurée vise à
prendre un maximum de notes, à partir de situations ou dialogues entendus, par exemple, dans
un centre d’accueil.
Exemple
Comment les réfugiés sont-ils pris en charge à leur arrivée sur le sol Congolais ?
Pour la recherche sur “comment les réfugiés sont-ils pris en charge à leur arrivée sur le sol
Congolais ?”, il peut être plus intéressant d’avoir des éléments de réponse par sa propre
observation. Plutôt qu’à travers des entretiens indirects.
Exemple
Pour une étude sur le comportement des consommateurs dans un supermarché, l’observation
pourrait être une première partie de votre travail de recherche avant un éventuel entretien. Sur
ce sujet de recherche, l’auteure Annie Ernaux a pris le temps de scruter pendant de longs
mois, le comportement des individus dans un supermarché grâce à la technique de
l’observation. Cela a donné lieu à un livre très instructif pour qui voudrait utiliser la technique
de l’observation (“Regarde les lumières mon amour”).
Lorsque, par exemple, des sujets plus sensibles sont discutés, les gens peuvent consciemment
ou inconsciemment donner une réponse différente de la vérité. Un exemple de ceci est
lorsqu’on lui demande combien de cigarettes les personnes fument en un jour : peut-être que
les gens ne savent pas avec certitude combien ils fument ou disent qu’ils fument moins qu’ils
ne le font réellement.
Exemple
Pour un sujet d’étude sur la qualité de l’accueil des réfugiés en RDC, les paroles de bénévoles
ou de réfugiés peuvent involontairement différer légèrement de la réalité. L’observation
permet d’effacer ce léger décalage pour mieux comprendre le sujet ou le phénomène étudié.
Dès lors, il est possible de se demander si ce mouvement initial des gilets jaunes peut, à
l’avenir, provoquer de nouvelles tensions sociales. Ce mouvement initial peut-il se fédérer à
d’autres causes pour former une sorte de lutte commune contre le gouvernement actuel ? Ces
questions peuvent faire l’objet d’un sujet de recherche spécifique.
La technique de l’observation peut être utile pour réaliser des recherches lors d’une étude
qualitative.
Pour la technique documentaire, vous n’avez pas à faire de la recherche sur le terrain. Vous
pouvez faire ce genre de recherche depuis votre bureau.
À partir d’un sujet d’enquête connu, la technique documentaire revient à chercher et identifier
des documents issus de sources fiables. Les informations récoltées seront utiles pour
développer ses connaissances sur le sujet étudié.
“La technique documentaire vise à identifier et localiser des ressources informationnelles déjà
traitées, soit par des individus soit par des machines. La technique documentaire
s’accompagne du qualificatif « informatisée » lorsque cette activité implique l’interaction
entre deux systèmes, l’un humain (i.e., l’usager, l’utilisateur) et l’autre informatique (i.e., une
base de données) via un logiciel et une interface.”. (Dinet et Passerault, 2004).
La technique documentaire permet de renforcer les connaissances de l’étudiant sur son sujet.
Ces connaissances lui permettront de mener un entretien, un focus group ou de construire un
questionnaire avec plus d’efficacité.
Cette étape de travail qui étudie des travaux de recherche déjà effectués sur le sujet, peut faire
naître de nouvelles hypothèses de travail pour le chercheur.
La technique documentaire permet de trouver des réponses à certaines interrogations de
départ. L’étudiant peut ainsi ajuster ses hypothèses pour proposer un travail de recherche plus
pertinent.
1. La préparation ;
2. La recherche ;
3. La vérification.
Avant de se lancer dans la technique documentaire sur le sujet de votre enquête de thèse ou de
mémoire, il est primordial de bien analyser votre sujet de départ. Il s’agit ici de délimiter le
périmètre de recherche.
Pour cela vous pouvez utiliser la méthode journalistique des 3QPOC : QUOI ? QUI ?
QUAND ? POURQUOI ? OÙ ? COMMENT ?
Ces questions vous aideront à définir et connaître les divers angles de votre sujet. Il sera
ensuite plus simple de savoir quels documents vous allez avoir besoin pour collecter des
informations pertinentes par rapport à votre sujet.
6. La technique de check-list
a) Définition
La définition de cette technique d’enquête dérive de la fusion de deux mots anglais dont le
verbe ‘’ to check’’ qui signifie ‘’ chercher’’ et le substantif ‘’ list’’ qui veut tout simplement
dire ‘’ liste’’. Au fait littéralement, l’expression check-list signifie tout simplement une liste
d’inventaire, une liste de contrôle, mieux une liste de recherche.
b) But
Comme nous l’avons dit dans la définition, la check-list a pour but d’appuyer un contrôle
dans la gestion du patrimoine d’une organisation. Elle permet d’établir la disponibilité, la
quantité et la qualité ou l’état du patrimoine. Elle renseigne sur la gestion des biens acquis par
l’entreprise en indiquant la qualité d’usage que l’entreprise fait de ses acquisitions, les dons,
ou legs obtenus comme cela s’entend souvent des bouches des donateurs lors des cérémonies
de remise de matériels : ‘’ Veuillez en faire un bon usage pour que ça vous serve le plus
longtemps possible pour le bien de l’organisation ‘’ et qu’au pays nous avons adapté comme
‘’ veuillez gérer ces biens en bon père de famille’’.
c) Importance
De forme comme d’application simple, la check-list mieux appliquée se révèle un important
outil de gestion qui donne des résultats intéressants. Elle indique la quantité et la qualité du
patrimoine d’une organisation à une période donnée.
d) Réglure (mouture, canevas, formule, tableaux)
Deux types de check-list existent à ce jour :
- L’initiale inventée par Stephenson lui-même ;
- La nouvelle issue des adaptations.
7. La technique de focus-group
Un groupe de discussion (ou focus group) est une méthode de recherche qualitative dans
laquelle un groupe de personnes est réuni pour discuter d’un sujet prédéterminé.
Le focus group est donc un type d’entretien auquel plusieurs personnes participent en même
temps. Le chercheur pose des questions au groupe et facilite la discussion. L’objectif d’un
groupe de discussion est de collecter des données sur des aspects particuliers de l’interaction
entre les personnes qui constituent le groupe.
L’objectif est de récolter des informations en faisant émerger diverses opinions grâce aux
débats. Au sein du groupe, les avis peuvent être concordants ou discordants.
Cette technique met en relief les accords et désaccords d’un groupe d’individus aux profils
homogènes ou hétérogènes, sur un sujet précis.
“Le focus group est né dans le domaine de l’étude de la communication politique et des
médias. L’autre domaine dans lequel le focus group a acquis ses lettres de noblesse est celui
de la santé publique, et plus généralement de l’analyse des risques”. (Haegel, 2005)
Le type de focus group est à choisir selon vos objectifs de recherche (les informations que
vous souhaitez trouver). Il s’agit ici de définir l’échantillon de personne qui va composer
votre groupe de discussion.
1. Le focus group homogène
Le focus group homogène représente un ensemble d’individus au profil similaire (profession,
âge, classe sociale, …).
Ce type de groupe de discussion cherche à interroger des personnes au statut identique sur un
sujet précis, afin que les répondants se sentent plus en sécurité pour exprimer leurs idées.
Exemple
Dans un mémoire sur la situation sociale des éboueurs, il est peut-être intéressant d’avoir
un focus group homogène. L’ensemble des points de vue des éboueurs sur leurs conditions de
travail peut faire émerger des informations essentielles pour comprendre le sujet étudié. Nul
besoin ici d’avoir un groupe hétérogène pour comprendre la situation sociale d’un métier
spécifique.
Avec ce type de focus group, les avis divergent souvent. Il est donc plus facile de faire
émerger une critique et une variété de points de vue.
L’enquêteur doit veiller à ce que chaque opinion soit entendue, sans que certaines ne
deviennent trop dominantes.
Exemple
Pour un sujet de mémoire sur la croissance verte, il peut être intéressant d’interroger des
personnes venues de différents horizons sociaux (classes supérieure, moyenne et populaire)
ou politiques. Les débats d’opinions pourraient ici être très instructifs.
Choisissez la technique en fonction de votre sujet et du type d’information que vous souhaitez
récolter.
1. Le questionnement
Lors d’un focus group, le questionnement permet de connaître le point de vue de chaque
personne présente. Il permet le débat d’opinions (pour un groupe hétérogène) ou l’émergence
d’un avis collectif (pour un groupe homogène).
Exemple
Pour comprendre la situation sociale des éboueurs en focus group, on peut questionner le
groupe sur ses horaires de travail : « Que pensez-vous de vos horaires de travail ? »
2. L’activité de groupe
Un focus group peut aussi être mené sous forme d’activité.
Cette technique est plus souvent utilisée lors de groupes de discussion d’entreprise (moins
dans un mémoire). L’activité de groupe permet toutefois de faire émerger des éléments
analysables par la suite.
En entreprise, l’activité de groupe peut être utile pour souder une équipe autour de réflexions
collectives sur un projet commun.
Exemple
Vous pouvez par exemple demander aux employés de débattre en groupe pour réfléchir aux
solutions pour augmenter leur bien-être au travail ou leur efficacité.
Bardin (1977, p.43) définit l’analyse de contenu comme un ensemble de techniques d’analyse
des communications visant, par des procédures systématiques et objectives du contenu des
messages, à obtenir des indicateurs (quantitatifs ou non) permettant l’inférence des
connaissances relatives aux conditions de production/réception (variables inférées) de ces
messages. Pour Mucchielli (1977, p.17), l’analyse de contenu est une méthode capable
d’effectuer l’exploitation totale et objective des données informationnelles. C’est un ensemble
des techniques d’analyse des communications visant, par des procédures systématiques et
objectives de description du contenu des messages à obtenir des indicateurs (quantitatifs ou
non), permettant l’inférence de connaissances relatives aux conditions de
production/réception (variables inférées) de ces messages.
b) Catégories
L’analyse de contenu comporte 4 principales catégories que Bayombo (1980, p.39) présente
comme suit :
e) L’analyse de contenu des systèmes expressifs tels que la musique, les films, les
comportements sociaux.
f) L’analyse de contenu des données symboliques ou ce que l’on appelle les analyses
codées. Ce sont surtout les codes clos tels que les questionnaires et les codes ouverts
qui sont utilisés pour la description d’objets.
g) L’analyse de contenu des données linguistiques qui permettent de faire l’analyse du
contenu théorique à partir du langage.
h) L’analyse du contenu manifeste du langage. On y distingue l’interprétation close qui a
pour but de faire l’analyse automatique quantitative du contenu et l’interprétation
ouverte qui permet de faire l’analyse documentaire automatique non quantitative.
De toutes ces catégories ainsi présentées, nous avons retenu pour l’analyse de contenu des
réponses de nos sujets au questionnaire d’enquête est la catégorie des systèmes expressifs.
Muchielli (1959, p.58) distingue quatre étapes dans l’analyse de contenu que Bayombo (1980,
p.39) appelle phases techniques de la méthode, il s’agit de :
Détermination des unités d’analyse Les unités d’analyse dans une analyse de contenu
sont diversifiées. Il y a le mot, la phrase, le paragraphe, le chapitre, un thème. On
distingue les unités à base grammaticale et celles à base non grammaticale. Les unités
à base grammaticale sont les mots, les phrases et les paragraphes tandis que les unités
à base non grammaticale sont des documents entiers comme des discours, études
comparées ou des articles d’une revue. Dans cette étude, étant donné la diversité des
formes de nos questions, nous avons choisi comme unités d’analyse et, selon le cas, le
mot, la phrase et le paragraphe.
Détermination des catégories Chaque unité d’analyse doit être classée dans une
catégorie. On distingue les catégories suivant la question « What is it said » (Que
signifie cela) et celle de « How is it said » (Comment cela se dit-il). Ainsi, les
catégories dont question dans cette étape sont les entités de base autour desquelles le
matériau à analyser peut-être appréhender. Ces catégories doivent remplir les qualités
suivantes :
L’exhaustivité : Les catégories doivent rassembler tous les éléments dégagés de
l’analyse.
L’exclusivité : Les éléments rassemblés dans une catégorie ne peuvent pas se
retrouver dans une autre catégorie. Donc les éléments doivent être séparés de manière
qu’aucun d’entre eux ne puisse figurer dans plus d’une catégorie à la fois.
La pertinence : Les éléments des catégories doivent être pertinents c’est-à-dire
valables pour être retenus.
La concrétisation : Les éléments doivent être concrets c’est-à-dire saisissables de
manière univoque et le moins abstrait possible.
Vérification des résultats
Dans cette étape, le chercheur est tenu à confronter son travail à celui des juges extérieurs au
niveau de la réalisation des étapes précédentes. Ce travail vise à vérifier le degré de
concordance entre ce que le chercheur fait et ce que les juges font. C’est pourquoi le
chercheur pourra recourir aux juges extérieurs qui feront le même travail que lui. Pour estimer
le degré de concordance entre les deux travaux, le chercheur fera appel à la statistique pour
calculer le taux ou le degré d’accord ou de concordance entre ses réalisations et celles des
juges. C’est au terme de cette étape de vérification des résultats que les données issues de la
quantification des résultats sont soumises aux traitements statistiques divers.
9. Technique d’échelle d’évaluation ou d’appréciation
a) Définition
L’échelle d’évaluation est une autre technique de recherche qui s’ajoute à l’entretien, au
questionnaire et au test. La ‘’ Rating Scale’’ consiste à transformer des caractéristiques
qualitatives en une variable quantitative et permet donc de classer, d’ordonner. Ex. : - Attitude :
attribuer à chaque sujet d’après ses réponses une position le long d’une échelle allant d’une
approbation enthousiaste à une désapprobation totale, en passant par des stades intermédiaires. Il
s’agit en fait de donner à chaque individu un score, un chiffre correspondant à la position
numérique qui lui est accordée sur une échelle. Ceci suppose que les données qualitatives doivent
pour être quantifiables, subir un traitement statistique.
b) Classification
Différentes échelles Sans nous attarder à toutes les classifications existantes, nous présentons
ci-dessous celle que donne De Landsheere.
- L’échelle graphique : Elle consiste en une simple ligne symbolisant tous les degrés d’un
continuum.
Ex. : Cet étudiant est-il actif à vos leçons ? Très actif Très peu actif Le juge doit lui-même
savoir où il peut placer le sujet dans son appréciation. C’est une cotation tout à fait subjective.
- L’échelle numérique : l’appréciation est ici exprimée par un nombre selon une échelle de
pondération initialement définie. La pondération consiste à donner une valeur numérique à
chaque item, ce qui permet d’attribuer un score total à l’individu.
1 = insuffisant ; 2 = satisfaisant ; 3 = moyen ; 4 = très bien ; 5 = excellent.
10. Techniques statistiques
a) Notion
Il existe trois types de techniques statistiques en recherche en général et dans la méthode d’enquête en
particulier.
Il s’agit de techniques ci-après :
- Les techniques de récolte des données ;
- Les techniques d’analyse des données ;
- Les techniques de traitement des données.
1. Les techniques de récolte des données : Ces techniques sont déjà développées dans les chapitres
précédents.
Il faudra tout simplement cependant ajouter les formules pour le calcul de l’échantillon dont la
formule de De Lansheere, la formule de Lunsh et la formule de Fisher.
1. Technique d’analyse des données
Etant donné que nous avons déjà suffisamment développé les techniques de récolte des données dans
les chapitres précédents, nous n’allons-nous appesantir ici que sur les indices courants qui
accompagnent ces techniques. Il s’agit de :
- les différentes dispositions de tableaux devant porter les données génératrices des indices ainsi que
les différentes formes de regroupement des données dans des courbes (les graphiques en bâtonnet, en
colonne, les histogrammes ainsi que les polygones)
- les indices de la tendance centrale : La moyenne, le mode, le médian, la médiale ;
- les indices de dispersion : L’écart type, la variance, l’écart moyen, le coefficient de variation ;
- les fréquences : Les fréquences absolues ou simples, les fréquences relatives : les proportions et les
pourcentages.
[Link] de traitement des données : il s’agit de conversion des données en résultat en l’occurrence
:
- Les techniques de comparaison de fréquences notamment le chi-carré
- Les techniques de comparaison de groupes dont le test t de Student, le test t de Dunnett, les
différentes techniques d’Anova univarié (simple et hiérarchisé, bi varié, multi varié, analyse de la
covariance)
- Les techniques ou coefficients de corrélation : Corrélation métrique notamment la corrélation de
Bravais-Pearson ; corrélation non métrique : Corrélation Rho de Spearman, coefficient to de Kendal,
coefficient Phi bisérial, coefficient testrachorique, etc.
- La technique de prédiction : prédiction statistique et prédiction logistique. Ces techniques sont
générales, mais en sciences économiques et de gestion, il s’utilise une technique fréquente appelée la
‘’ technique d’analyse des indices statistiques’’ avec au centre la recherche de la tendance générale.
Ces techniques sont développées dans le cours de statistique descriptive et statistique inférentielle.
CONCLUSION
Le présent travail comprend quatre points suivants : l’introduction, la définition du concept enquête,
les modes opératoires de techniques d’enquête et la conclusion. Le premier point est axé sur
l’introduction en donnant des idées claires et précises sur ce qui doit être fait dans d’autres point, le
deuxième point a défini le concept enquête selon trois auteurs, le troisième point a mis en relief les
modes opératoires de techniques d’enquête en y apportant quelques précisions non abordées dans le
cours et enfin le quatrième point a conclu dudit travail.
BIBLIOGRAPHIE ET WEBOGRAPHIE
Cours de techniques d’enquête, Université Mapon, p. 41 à 56
S. Mbimbi et A. Cornet, Méthodes de recherches en sciences économiques et de gestion, éd.
Amazon, p. 88 à 91
[Link]
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