Université Sidi Mohammed Ben Abdellah Année universitaire 2024-2025
Faculté des Sciences Dhar El Mahraz
Département de Mathématiques
PC/S3
Examen de Mathématiques pour la Physique
(Durée 1H30)
Exercice 1
Soit la fonction f , 2π périodique et dénie par Soit la fonction f , 2π périodique et dénie sur
x ∈]0, π[
[−π, π[ par f (x) =
π Si
0 Si x=0
−π Si x ∈ [−π, 0[
1. Tracer le graphe de la fonction sur [−3π, 3π[.
y
[ [ [
π/2
π/2
• • •
−3π −2π −π−π/2 π 2π 3π x
−π/2
2. Montrer que f est impaire.
3. Déterminer la série de Fourier associée à f .
On a f est impaire, donc a = 0 et
Ainsi, on a R
n
π π
2
sin(nx)dx = 2 − cos(nx)
bn = π 0
(π n 0
cos(nπ)
1
1 − (−1)n
= −2 −n = 2
n n
4
b2k+1 =
(2k + 1)
Il s'ensuit que la série de Fourier associée à f est 2 P n≥1
1 − (−1)n
n
sin(nx) ou bien
P 4
k≥0 sin((2k + 1)x)
(2k + 1)
4. f est-il développable en série de Fourier?(justier votre réponse).
On a f est 2π périodique et de classe C par morceaux sur R, donc
1
D'après le théorème de Dirichlet f converge en tout point x ∈ R
Ainsi
S(f )(−π) = 0 6= f (−π) = −π.
donc f n'est pas développable en série de fourier sur R
5. Sachant que sin((2k + 1) ) = (−1) , Calculer X 2k(−1)+ 1 .
+∞ k
π k
2
k=0
1
2
D'après la question 3, on a
4 4(−1)k (−1)k
S(f )( π2 ) π
P P P
= k≥0 sin((2k + 1) 2 ) = k≥0 = 4 k≥0
(2k + 1) (2k + 1) (2k + 1)
Or càd
k
(−1)
S(f ( π2 )) = f ( π2 ) = π
P
4 k≥0 =π
(2k + 1)
il s'ensuit que P
k≥0
(−1)k
(2k + 1)
=
π
4
6. Calculer la transformée de Fourier de la fonction dénie par
1
2
Si t ∈ [−1, 1]
g g(t) =
0 Sinon
on a l'intégrale généralisée R +∞
est nie alors
|f (x)|dx
La transformée de Fourier de est la fonction
−∞ R +∞ R +1
g ĝ(ω) = −∞ g(x)e−iωx dx = −1 21 e−iωx dx
Si ω 6= 0 alors −iωx 1
ĝ(ω) = 21 − e iω −1 = 12 − e iω−e
−iω iω
= sin(ω)
Si alors
ω
R +1
ω=0 ĝ(0) = −1 21 dx = 1
Exercice 2
1. Calculer les intégrales suivantes :
(a) RR p1 + 1x + y dxdy avec D = {(x, y) ∈ R /1 ≤ x + y ≤ 4 et y ≥ 0}
D 2 2
2 2 2
i. En utilisant les coordonnées polaires, on pose x = r cos(θ),y = r sin(θ) et dxdy = rdrdθ
ii. D = {(r, θ) ∈ R / 1 ≤ r ≤ 2, et0 ≤ θ ≤ π}
0 2
iii. donc RR p1 + 1x + y dxdy = R R
D 2 2
0
π
dθ =
R 2 rdr
√
dθ 1 + r
1
√
1+r2
0
π 2 2
1
iv. alors RR p1 + 1x + y dxdy = π(√5 − √2)
D 2 2
(b) RRR p1 + 1x + y dxdydz avec V = {(x, y, z) ∈ R /1 ≤ x + y ≤ 4 et 0 ≤ z ≤ 2}.
V 2 2
3 2 2
i. En utilisant les coordonnées cylindriques, on pose x = r cos(θ),y = r sin(θ),z = z et
dxdydz = rdrdθdz
ii. V = {(r,
0 3
θ, z) ∈ R / 1 ≤ r ≤ 2, 0 ≤ θ ≤ 2πet 0 ≤ z ≤ 2}
iii. donc √ RRR
V
1
dxdydz =
1+x2 +y 2
R R R
0
2 2π
dθ dz =
0 1
2 rdr
R R p
√
(1 + r ) dθ dz
1+r2 0
2
0
2π 2 2
1
iv. alors RRR √ V
1
√
dxdydz = 4π( 5 − 2)
1+x2 +y 2
√
(c) RRR px + y + z dxdydz avec V = {(x, y, z) ∈ R /x + y + z ≤ 9}.
2 2 2 3 2 2 2
i. En utilisant le changement de variable par coordonnées sphériques, on obtient x =
V
rsin(φ)cos(θ), y = rsin(φ)sin(θ)z = rcosφ (0.5 pt)
ii. VRRR= p{(r, θ, φ) ∈ R / 0 ≤ r ≤ 3RRR, 0 ≤√θ ≤ 2π et 0 ≤ φ ≤ π} (1 pts)
0 3
iii. RRR px + y + z dxdydz = R Rr r sin(φ)drdθdφ
2 2 2
V0
(0.5 pt)
2 2
iv. RRR px + y + z dxdydz = r dr sin(φ)dφ dθ
V
2 2 2 3 3 R π 2π
v. x + y + z dxdydz = 81π (1pt)
V 0 0 0
2 2 2
V
2. A l'aide du théorème des résidus, Calculer 5 + 3 1cos(x) dx.
R 2π
0
3
On pose I = 5 + 3 1cos(x) dx
R 2π
Pour tout x ∈ [0; 2π[,on pose z = e alors z ∈ C((0, 0), 1) et dz = ie dx donc dx = .
0
ix ix dz
iz
alors cos(x) = e +2 e = 21 z z+ 1 alors I = .
ix −ix
R 2
1 dz
2 iz
1z +1 C +
5+3
2 z
Il s'ensuit que I = 3z + 10z + 3 i = 3i(z + 3)(z dz alors les pôles de
R 2 dz
R 2
2 1
C+ + ) C+
sont −3 et .
3
2 −1
f (z) = 1 3
3i(z + 3)(z + )
Or d'après le théorème des résidus, on a I = 2iπres(f, ) car −3 n'est pas dans le cercle
3
−1
trigonométrique. 3
Ainsi R(f, ) = lim 3i(z2+ 3) =
−1
z→ −1
1
Enn I =
3 3 4i
π
2
Exercice 3
On considère la fonction f dénie sur ]0, +∞[×R par :
f (x, y) = x y 2 + (ln(x))2 .
1. Calculer les dérivées partielles premières de f sur ]0, +∞[×R, sachant que f est de classe
C sur ]0, +∞[×R.
1
On a f est de classe C sur ]0, +∞[×R alors
1
∂f
∂f
2 2 1 2 2
(x, y) = y + (ln(x)) + x ∗ 2 ln(x) ∗ = y + (ln(x)) + 2 ln(x) x
∂x
(x, y) = 2xy
∂y
2. Déterminer les points critiques de f .
∂f
(x, y) est un point critique de f si et seulement si ∂f
2 2
(x, y) = y + (ln(x)) + 2 ln(x) = 0 (
∂x
(x, y) = 2xy = 0 (
Puisque x > 0 l'équation (1) implique y = 0 et l'équation (2) donne (ln(x)) + 2 ln(x) = 0
∂y
2
Donc ln(x) = 0 ou ln(x) = −2 c à d x = 1 ou x = e −2
Il s'ensuit que f admet deux points critiques (1, 0) et (e , 0) −2
3. Déterminer
2
les extremums locaux de f . Sont-ils globaux?
∂ f
2 ln(x)
∂ f
1 2 2
2
(x, y) = 2 ∗ ∗ ln(x) + x
= + x x x
∂ x
2
(x, y) = 2x
∂ 2y
En (1,0) det(H (1, 0)) = 20 02 = 4 > 0 et ∂∂ fx (x, y) = 2 > 0
2
q
Il s'ensuit que f admet un minimum local au point (1, 0)
2
De plus f (x, y) − f (1, 0) = x(y + (ln(x)) ) ≥ 0 donc (1, 0) est un minimum global de f .
2 2
En (e , 0), det(H (e , 0)) = −2e0 2e0 = −4 < 0
−2
q
−2
2
−2
Il s'ensuit que f n'admet pas un minimum local au point (e , 0) −2
4. Déterminer le plan tangent en (1, 1) puis déduire le développement limité de f à l'ordre 2
en (1, 1).
4
Le plan Tangent en (1, 1) est le plan d'équation z = f (1, 1) + (x − 1) ∂f
∂x
(1, 1) + (y −
∂f
1) (1, 1)
il s'ensuit que z = 1 + (x − 1) + 2(y − 1)
∂y
Ainsi le développement limité de f à l'ordre 2 en (1, 1) est 2 2
∂f ∂f 2 ∂ f
(y−1)2 ∂ f
f (x, y) = f (1, 1) + (x − 1) (1, 1) + (y − 1) (1, 1) + (x−1)
2
(1, 1) + 2
(1, 1) +
∂x ∂y ∂x2 ∂y 2
(x − 1)(y − 1)
∂ 2f
+ k(x − 1, y − 1)k2 (x − 1, y − 1) .
Donc est
∂y∂x
DL(1, 1)
f (x, y) = 1 + (x − 1) + 2(y − 1) + (x − 1)2 + (y − 1)2 + 2(x − 1)(y − 1) + k(x − 1, y −
1)k2 (x − 1, y − 1) .