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Fondamentaux du Droit Civil

Le document présente les fondamentaux du droit, en se concentrant principalement sur le droit civil, les sources du droit, et l'organisation judiciaire. Il distingue entre le droit objectif et les droits subjectifs, ainsi que les différentes branches du droit, telles que le droit privé et le droit public. Enfin, il aborde les juridictions et les procédures judiciaires, y compris les juridictions d'exception comme le tribunal de commerce et le conseil de prud'hommes.

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Fondamentaux du Droit Civil

Le document présente les fondamentaux du droit, en se concentrant principalement sur le droit civil, les sources du droit, et l'organisation judiciaire. Il distingue entre le droit objectif et les droits subjectifs, ainsi que les différentes branches du droit, telles que le droit privé et le droit public. Enfin, il aborde les juridictions et les procédures judiciaires, y compris les juridictions d'exception comme le tribunal de commerce et le conseil de prud'hommes.

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UE 1 - FONDAMENTAUX DU DROIT

1. INTRODUCTION GENERALE AU DROIT

Le droit est surtout composé des règles civiles (relatives aux personnes, aux biens, à la famille, au
contrat, à la vie des affaires) mais aussi des règles pénales, utilisées beaucoup plus rarement.
Le cours que nous allons étudier ensemble relève donc surtout du Droit civil.
Le Droit est un système normatif globalement cohérent à l’échelle d’un pays, d’une fédération ou d’un
ensemble de pays. Il est formé par un certain nombre de règles, les lois entre autres, et de décisions
que l’on désigne comme étant de la jurisprudence.
• On distingue le Droit et les droits
Le Droit : le droit objectif regroupe l’ensemble des règles de conduite qui sont socialement édictées et
sanctionnées et qui s’imposent à tous les membres de la société sans distinction aucune.
Les droits : des droits subjectifs = droits reconnus aux hommes par le droit objectif.
Vous avez des droits car certaines règles sont reconnues par le Droit/ Le droit objectif vous donne des
Droits.
Les droits sont des prérogatives que le droit objectif accorde à un individu ou des individus dans un
contexte donné.

• Les 3 caractères de la règle de droit :


Une règle de droit est une règle de conduite, une norme juridique, ayant un caractère abstrait
(impersonnel), obligatoire et coercitif.

• Les branches du droit

⇨ Droit privé /droit public


Droit privé : ensemble des règles qui régissent les rapports entre des personnes privées.
Droit public : ensemble des règles qui régissent l'organisation de l'État et les rapports entre l'État et les
particuliers.
⇨ Droit national /droit international
Les lois nationales et internationales sont deux systèmes juridiques distincts qui régissent le
comportement des individus.
Les lois nationales régissent ce qui est légal à l’intérieur des frontières d’un pays et peuvent varier
considérablement d’un pays à l’autre.
Les lois internationales sont des règles qui s’appliquent à tous les pays dans le monde entier mais ne
sont pas contraignantes.
a. LES SOURCES DU DROIT

a.1 Les sources fondamentales du droit objectif


La Règle de Droit n’est pas perpétuelle, elle est changeante, mouvante.
La succession de règles de Droit dans le temps pose le problème de la détermination de la règle de
droit à choisir face à une situation d’espèce.
Pour remédier à ce problème, on se réfère traditionnellement en France à la théorie de la hiérarchie des
normes.

• Le bloc de constitutionnalité
Le bloc de constitutionnalité sert de référence au Conseil constitutionnel pour examiner la conformité
des lois à la Constitution. Toute loi contraire à l’une des normes du bloc de constitutionnalité peut être
déclarée inconstitutionnelle.
En intégrant des textes comme la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, le bloc de
constitutionnalité garantit une protection étendue des droits et libertés fondamentaux des citoyens
français.

o La Constitution du 4 octobre 1958


o Le préambule de la Constitution de 1946
o La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789
o Les principes fondamentaux reconnus par les lois de la République
o La Charte de l’environnement de 2004
• Les traités internationaux
On appelle "traité international" un accord conclu entre plusieurs Etats ou entités ayant une
personnalité morale en droit international.
Il est l'expression de volontés concordantes des différentes parties en vue de produire des effets
juridiques régis par le droit international et contient des obligations que les Etats acceptent
expressément et volontairement de respecter.
La conclusion des traités internationaux est régie par des conventions dont la principale est la
convention de Vienne de 1969, ou "traité des traités". La dénomination de l'accord (accord, traité,
convention, charte, pacte, protocole, compromis, contrat, etc.) n'est pas un élément déterminant dans
son caractère contraignant et obligatoire.
En principe, un traité international peut comporter n'importe quelle clause du fait que les Etats sont
souverains. Cependant, le droit de certains pays impose que les traités internationaux respectent les
dispositions de la Constitution".
C'est le cas notamment en France où, dans la hiérarchie des normes, les traités se situent entre la
Constitution et les lois.
"Les traités ou accords régulièrement ratifiés ou approuvés ont, dès leur publication, une autorité
supérieure à celle des lois, sous réserve, pour chaque accord ou traité, de son application par l'autre
partie." (Article 55 de la Constitution du 4 octobre 1958)

• Le droit européen dérivé


Point de départ de la législation européenne, les traités forment le « droit primaire » de l'UE.
Le corpus juridique qui découle des principes et des objectifs des traités est appelé « droit dérivé ».
Il comprend les règlements, les directives, les décisions, les recommandations et les avis.
⇨ Explication de la différence entre une directive et un règlement.
a.2 Les autres sources du droit

• La loi
« Expression de la volonté générale » d’après la Déclaration de 1789, la loi a longtemps été
considérée comme la norme suprême, seule capable de limiter la liberté et d’incarner la souveraineté
exercée par les représentants du peuple. La loi ne se définissait alors que par son auteur, le Parlement,
et son domaine était sans limite.

La Ve République a rompu avec cette conception. La loi ne peut plus intervenir que dans les
domaines énumérés par l’article 34 de la Constitution, les autres matières relevant du pouvoir
réglementaire, c’est-à-dire de l’exécutif. La loi se définit donc aussi par son contenu. De plus, la loi
devient contestable, puisque le Conseil constitutionnel peut en contrôler la conformité avec des
normes supérieures.

Parallèlement, la loi est concurrencée par l’essor du droit international et celui de l’Union
européenne, dont le respect s’impose au pouvoir législatif.

La loi s’est aussi elle-même affaiblie du fait de l’inflation législative : nombre croissant de textes,
grand nombre d’articles, durée de vie faible, dispositions excessivement techniques ou simples
pétitions de principe sans portée normative. Malgré cela, par sa symbolique et l’étendue des domaines
qu’elle couvre, la loi reste encore la norme qui se trouve au centre de notre édifice juridique.

• Les textes émanant du pouvoir réglementaire

⇨ Ordonnances de l’article 38
L’article 38 de la Constitution permet au Gouvernement de prendre par ordonnance, dans un délai
limité, des mesures dans des matières relevant du domaine de la loi, que la Constitution (article 34)
réserve en principe au Parlement.
Après avoir reçu l’autorisation de ce dernier (loi d’habilitation), le Gouvernement prend une
ordonnance, puis dépose un projet de loi pour obtenir sa ratification.
Cette ratification par le Parlement donne à l’ordonnance le statut d’une véritable loi, qui ne peut donc
plus être attaquée devant le juge administratif.

⇨ Les règlements
On les distingue selon de l’autorité d’où elles émanent.
Peuvent être pris par décret du PDR ou du 1er Ministre, par des ministres, par les préfets, les maires,
les communes, les départements et par les régions.
Ceux qui viennent du PDR ou du 1er Ministre sont appelés des décrets.
Ce sont soit un règlement d’exécution des lois (PDR 1er ministre) ou soit des règlements autonomes
(les autres).
• Les textes émanant des milieux professionnels
La convention collective a vocation à déterminer le statut collectif des salariés concernés et à régir la
relation entre l’employeur et le salarié.
Elle traite des conditions d’emploi, de formation professionnelle et de travail des salariés ainsi que des
garanties sociales.
Elle comporte des clauses relatives au contrat de travail, à la période d'essai, à la rémunération, à la
durée du travail, aux congés payés, aux absences, au préavis, aux indemnités de rupture, etc...
Elle peut prévoir des dispositions non prévues dans le Code du travail (primes, congés
supplémentaires, etc) sans pouvoir pour autant y être moins favorable pour les dispositions ayant un
caractère d'ordre public.
Les parties signataires du texte définissent toujours un champ d’application :
• Géographique (national, régional, départemental ou local) ;
• Professionnel ((interprofessionnel, branche ou entreprise).
Le champ d’application professionnel est défini par référence aux codes NAF (Nomenclature des
Activités Françaises), également appelé code APE (Activité Principale Exercée), attribués par l'INSEE
au moment de la création de l’entreprise.
La convention collective applicable à une entreprise est en effet celle dont relève l'activité principale
exercée par l’employeur.

• Doctrine
Débat entre les spécialistes du droit qui viennent donner leur opinion sur des jurisprudences ou sur des
lois qui posent des problèmes fondamentaux.
Son but est de faire évoluer le droit, le législateur.

• Jurisprudence

2 définitions :
-L’habitude qu’ont les tribunaux de trancher un litige d’une certaine manière.
-L’ensemble des décisions rendues par une juridiction donnée.
C’est la jurisprudence qui traduit l’application de la loi dans des cas particuliers.
En Grande-Bretagne, il n’y a pas de loi, il y a des recueils de jurisprudence = la justice au cas par cas.
En France la loi prédomine, néanmoins la Cour de cassation prend des arrêts de principes qui sont
rendus sur des points fondamentaux. Elle trouve que la loi déraille, donc prend un arrêt provocateur
qui va à l’encontre de la loi et qui oblige le législateur à intervenir et à changer la loi.
La Cour de Cassation devient une force de lobbying.
b. La preuve des droits
Toute personne a dans ses rapports avec les autres et entretient envers eux des droits et des obligations.
Ces obligations peuvent être crées par un acte juridique (contrats de mariage …) ou par un fait
juridique (accident …).

• Les actes juridiques :


Les actes juridiques sont des actes volontaires qui produisent des conséquences recherchées par
l’auteur de l’acte.
La volonté est donc l’élément essentiel de l’acte juridique.
Ex : le bail locatif est un acte juridique puisque le bailleur met à la disposition du preneur un logement
contre le paiement d’un loyer.

• Les faits juridiques


Événement volontaire ou involontaire qui engendre des conséquences juridiques qui n’ont pas été
recherchées par les sujets de droit è donc dans les faits juridiques les effets de droit sont déterminés
par la loi et non pas par la volonté des parties comme dans l’acte juridique.
Le fait juridique est donc constitué par une situation de fait comme la naissance ou le décès, soit par
une action ou une injure qui vont entraîner par leur existence une création ou modification ou une
transmission de doit.
Les effets juridiques n’ont pas été recherchés par les parties.
La naissance et le décès sont des faits juridiques puisqu’ils entraînent l’apparition et la disparition de
la personnalité juridique avec les conséquences juridiques qui en découlent. Les faits juridiques sont
très variés et on ne peut pas en dresser la liste.
• Les modes de preuve :
c. L’organisation judiciaire

c.1 Le droit commun du procès


Les grands principes européens
Article 6 paragraphe 1 de la Convention européenne des droits de l’homme :
« Toute personne a droit à ce que sa cause soit entendue équitablement, publiquement et dans un
délai raisonnable, par un tribunal indépendant et impartial, établi par la loi, qui décidera, soit
des contestations sur ses droits et obligations de caractère civil, soit du bien-fondé de toute
accusation en matière pénale dirigée contre elle. Le jugement doit être rendu publiquement, mais
l’accès de la salle d’audience peut être interdit à la presse et au public pendant la totalité ou une
partie du procès dans l’intérêt de la moralité, de l’ordre public ou de la sécurité nationale dans
une société démocratique, lorsque les intérêts des mineurs ou la protection de la vie privée des
parties au procès l’exigent, ou dans la mesure jugée strictement nécessaire par le tribunal, lorsque
dans des circonstances spéciales la publicité serait de nature à porter atteinte aux intérêts de la
justice. »

c.2 Les ordres juridictionnels

⇨ L’ordre judiciaire
Deux grandes catégories de juridiction qui ont la charge de trancher les litiges entre particuliers : les
juridictions civiles (tous les autres cas) et pénales (crimes et délits).
L’ordre judiciaire est à la fois civil et pénal, on le distingue de l’ordre administratif et constitutionnel.
2. degrés de juridiction + Cour de Cassation

⇨ L’ordre administratif
L’ordre devant lequel on va porter les litiges entre l’administration et les particuliers ou entre deux
administrations.
Le Conseil d’Etat et des conseils de préfectures au départ, mais aujourd’hui ressemble à l’ordre
judiciaire.
Le tribunal administratif est le 1er degré de juridiction, il y en a un dans chaque département, c’est lui
qui traite des affaires de droits communs.
Si appel, devant la cour administrative d’appel, 2e degré de juridiction. Elle rend un arrêt.
Puis devant le conseil d’Etat, ce n’est pas le 3 e degré de juridiction. Elle contrôle que le droit a bien
été correctement appliqué, elle ne juge pas l’affaire sur le fond. (Comme la Cour de Cassation)
⇨ L’ordre constitutionnel
Conseil constitutionnel : L’organisme qui vérifie que les lois qui ont été édictées sont conformes à la
constitution. Il est composé de 9 membres nommés par le PDR, le président du sénat et de l’assemblée
nationale pour 9 ans renouvelé par tiers.
Haute Cour de Justice : L’organisme qui est chargé de juger des actes graves, les actes de haute
trahison. C’est la seule qui a le pouvoir de juger le PDR.
Cour de justice de la République : chargée de juger des crimes et des délits commis par les ministres
dans l’exercice de leur fonction.

c.3 Les juridictions de droit commun


▪ Tribunal Judiciaire
Le Tribunal Judiciaire une juridiction civile de premier degré qui est compétente pour une partie des
litiges entre personnes privées (particuliers, associations...).
Il est compétent pour les litiges portant sur une somme supérieure à 10.000€
▪ Chambre de proximité du Tribunal Judiciaire
Juridiction civile de premier degrés compétente pour les litiges portant sur une somme comprise
jusqu’à 10.000€
Compétences spéciales : contentieux éléctoral par exemple.

a) Les diverses juridictions d’exception


Il existe plusieurs juridictions dites d’exception compétente en première instance.
• Tribunal de commerce :
Le tribunal de commerce est une juridiction spécialisée du premier degré chargée de juger les litiges
entre commerçants ainsi que les conflits relatifs aux actes de commerce. Cette juridiction est
également compétente en matière de procédures collectives des entreprises.
Les juges du tribunal de commerce sont des dirigeants d'entreprise élus par des commerçants. Ce ne
sont pas des magistrats de profession mais des bénévoles. La formation de jugement est en principe
composée de trois juges.

• Conseil de prud’hommes :
La compétence principale du conseil de prud’hommes est de régler par conciliation les différends et
litiges nés lors de la relation de travail entre salariés et employeurs.
A défaut d’accord suite à la conciliation, le Conseil de prud’hommes est aussi compétent pour juger le
litige (article L1411-1 et 1411-3 du Code du travail).
Le conseil de prud’hommes n’est pas composé de juges professionnels mais de conseillers
prud’homaux.
Il y a autant de salariés que d’employeurs parmi les formations de conciliation ou de jugement (article
L1421-1 du Code du travail).
• Tribunal paritaire de baux ruraux :
Il est compétent pour les affaires relatives aux exploitations agricoles.
Le tribunal des Affaires de la Sécurité Sociale ( TASS) ainsi que le Tribunal du Contentieux de
l’incapacité (TCI) ont fusionné depuis le 1er janvier 2019 en un seul « pole social » au sein du TGI.
Le TASS était compétent pour trancher les réclamations contre les décisions d'organismes de sécurité
sociale, d'ordre administratif ou médical et le TCI pour trancher des affaires relevant du contentieux
technique de la sécurité sociale.

. L’appel et la Cassation :

⇨ Les cours d’appel : juridictions du second degré


36 Cours d’appel
Chargées de trancher en second instance les litiges lorsqu’une partie au procès décide de faire appel.
Elle reprend le dossier à zéro et juge au fond. Refait le travail une 2e fois.
Le litige jugé va faire l’objet d’un arrêt (pas d’une décision).
Cet arrêt, sera soit confirmatif ou soit infirmatif.

⇨ La Cour de Cassation
Au sommet de la hiérarchie, tant pour les juridictions civiles et pénales (sauf Cour d’assise)
Peut être saisie après un appel.
Elle ne reprend pas l’affaire depuis le début, elle juge en droit : regarde si le droit et la procédure ont
été bien appliqués.
Unifie le droit français, voire même dans des vides juridiques elle complète la loi, ou provoque le
législateur pour faire changer des lois.
Elle n’est pas là pour étudier les faits, pour qualifier les faits, elle est là pour dire si la loi a été
correctement appliquée ou si l’interprétation de la loi est la bonne.
Elle est composée de 6 chambres : 3 chambres civiles, une chambre commerciale, une chambre
sociale, une chambre criminelle.
Chaque chambre est composée de 5 membres.
Lors d’affaires complexes ➔ chambre mixte (magistrats de différentes chambres)
FOCUS : les professionnels du droit

c. Les modes alternatifs de règlement des différends

MARD
Les modes amiables de règlement des différends sont des solutions alternatives au procès en plaçant
les parties en maître du litige. Favorisant la recherche d’un accord, ces dispositifs sont simples et
peuvent permettre d’aboutir rapidement à une solution et évitent les coûts d’un procès.

Depuis le 1er janvier 2020, Il est obligatoire de procéder à une tentative de résolution amiable des
différends préalablement à la saisine du juge pour les litiges n’excédant pas 5000 €.

❖ Médiation
❖ Conciliation
❖ Négociation
❖ Procédure participative

ARBITRAGE
L’arbitrage est une méthode de résolution des litiges par laquelle les parties conviennent de
soumettre leur différend à un ou plusieurs arbitres qui rendent une décision appelée « sentence
arbitrale ». Cette méthode est particulièrement prisée dans les litiges commerciaux en raison de sa
flexibilité, de sa confidentialité et de sa capacité à offrir une expertise spécialisée.

2. Les Personnes et les biens

a. Les personnes
La définition de la personnalité juridique est simple : c’est l’aptitude à être titulaire de droits et
assujettis à des obligations.
Personne : tout être susceptible de devenir sujet de droits et d’obligations.
De plus, selon l’adage « tout est chose ou personne ».
Partant, la personne se distingue de la notion de chose d’objet.
C’est ce qu’on appelle « la summa divisio » entre les personnes et les choses. (on parle aussi de
schisme)
On distingue principalement les personnes physiques et les personnes morales mais nous parlerons ici
principalement des personnes physiques.

Pour devenir une personne au sens juridique du terme il faut :


- Être un être humain et pas un objet ou un animal
- Être vivant ce qui est le cas lorsque l’enfant a respiré
- Être viable et pas seulement vivant
Lorsque ces conditions ne sont pas satisfaites on peut toutefois reconnaître l’existence d’un enfant
sans vie notamment pour lui permettre d’avoir une sépulture.
De même, les embryons sont protégés contre certains expérimentations et peuvent également hériter
ou recevoir des donations dans certains cas : infans conceptus pro nato habetur (l’enfant est considéré
lorsqu’il en va de son intérêt)
La fin de la personnalité juridique arrive lors de la mort de la personne qu’elle soit biologique,
incertaine (disparition) ou de son fait (droit de mourir et liberté de mourir)
Les attributs de la personnalité juridique permettent à une personne de jouir de droits fondamentaux et
de droits subjectifs. Ils forment la base de la capacité d’acquérir et d’exercer des droits dans la société.
En principe toutes les personnes physiques peuvent acquérir les mêmes droits subjectifs sans
discrimination.
Cela inclut les droits fondamentaux comme le droit à la vie, à la liberté etc… et des droits
patrimoniaux (droit de propriété).
Il faut toutefois être considéré comme étant capable.
On distingue trois choses :
- Capacité de jouissance : dès la naissance
- Capacité d’exercice : C’est lorsqu’on peut jouir soi-même de ses droits en tant que majeur ou
mineur émancipé sans mesure de protection
- Capacité pleine et entière :
Dans certaines circonstances, la loi peut restreindre la capacité juridique d’une personne à titre de
sanction.
Par exemple : certaines personnes condamnées peuvent perdre certains droits civiques ou politiques ➔
Contrôle judiciaire = restriction de la liberté de déplacement.
Les attributs de la personnalité juridique garantissent donc à chaque personne physique la possibilité
de devenir titulaire de droits et d’exercer ces droits sous réserve de respecter les conditions posées par
la loi.
❖ Comment identifier les différentes personnes physiques :

- Sexe (homme ou femme)


- Age (pour la nationalité)
- Nom prénom
- Domicile
- Nationalité
Tous ces éléments sont soumis au principe d’indisponibilité : une personne ne peut disposer de son état
civil comme elle souhaite : elle ne peut pas céder ou abandonner un élément de fait traduisant les
qualités prises en compte par l’état civil pour l’identifier.
L’état des personnes est également imprescriptible : l’état des personnes ne disparait pas avec
l’écoulement du temps
Ces éléments peuvent dans certains cas être modifiés. On parle mutabilité de l’état des personnes.
❖ Protection de la personne :

Droit à l’intégrité physique :

• Inviolabilité du corps humain


Exception : opérations médicales

• Réforme de l’accès à la stérilisation


• Non patrimonialité du corps humain
• Indisponibilité du corps humain : le corps humain ne peut pas faire l’objet d’un contrat

Droit à l’intégrité morale :

• Respect de la vie privée


• Liberté d’aller et venir
• Liberté de conscience

• Protection des majeurs


• Protection des mineurs

❖ Comment identifier une personne morale :

• SIRET /SIREN
• Dénomination sociale
• Forme sociale
• Capital social
• Siège social
• RCS
Les autres professionnels de la vie des affaires :
• Liquidateurs et mandataires judiciaires

b. Théorie du patrimoine
• Toute personne a un patrimoine même s’il est vide
• Unicité du patrimoine
• Partageable seulement pour cause de mort

c. La propriété

1. Définition
Selon l’article 544 du Code civil « la propriété est un droit de jouir et de disposer des choses de la
manière la plus absolue, pourvu que l’on en fasse pas un usage prohibé par la loi ou par les règlements
»

Le droit de propriété est un droit réel (c’est-à-dire qui porte directement sur une chose) et subjectif
(c’est-à-dire l’ensemble des avantages dont bénéficie une personne).

C’est donc un droit extrêmement complet qui peut porter soit sur des biens meubles (une voiture, un
bureau...) soit sur des biens immeubles (une maison, par exemple).

Il faut noter que concernant la propriété du sol, le droit porte aussi bien sur le dessus que sur le
dessous du terrain, c’est pourquoi il est possible de construire.

2. Les attributs du droit de propriété

Le droit de propriété a trois composantes qui sont :

- l’usus : qui est le droit de se servir de la chose (l’usage)

- le fructus : qui est le droit de percevoir les fruits provenant de la chose, de la


conserver et de les consommer. Il faut bien sûr ne pas altérer la chose. (ex : louer un bien
immobilier pour en obtenir un loyer).

- l’abusus : qui est le droit de disposer de la chose (ex : la vendre, la donner, la


détruire...)
3. Les caractères du droit de propriété

Le droit de propriété est, en principe, absolu, individuel et perpétuel.


Le caractère absolu du droit de propriété est mentionné dans l’article 544 du Code civil. Il suppose la
possibilité d’exercer pleinement et de faire respecter par les autres individus les trois attributs du droit
de propriété (c’est-à-dire l’usus, le fructus et l’abusus).
Cependant, dans l’intérêt de tous, ce droit connait des limites : le respect de la loi et des règlements,
les servitudes....
Le caractère individuel signifie que le propriétaire est le seul à pouvoir exercer les prérogatives
découlant du droit de propriété (sous réserve qu’il n’y ait pas de démembrement de la propriété tel que
l’usufruit).
Le caractère perpétuel du droit de propriété signifie que le droit de propriété n’est pas limité dans le
temps et ne s’éteint pas au décès de son titulaire mais est transmis aux héritiers.
Le droit de propriété va durer autant que le bien lui-même.
Il va peut-être changer de titulaire mais cette modification est sans effet sur son existence.
En conséquence, le droit n’est pas perdu par le non usage. On dit que le droit de propriété est
imprescriptible.

II – Les limites au droit de propriété


Le droit de propriété est un droit fondamental mais qui connait pourtant certaines limites. Il existe des
limites érigées dans l’intérêt général et des limites établies pour le respect de l’intérêt particulier.

1. Les limites au caractère absolu du droit de propriété

a. L’abus de propriété
Le droit de propriété peut parfois faire l’objet d’excès que la théorie de l’abus de propriété permet de
limiter.
Il y a abus de propriété lorsque le propriétaire abuse des prérogatives contenues dans son droit de
propriété en causant volontairement un préjudice à autrui.
C’est l’abus dans l’exercice du droit. Il portera donc sur l’usus.
Pour mettre en œuvre la théorie de l’abus de droit, on applique le mécanisme de la responsabilité civile
en constatant le dommage et en le rattachant à son auteur (le propriétaire).
Ensuite, on caractérise la faute (ex : intention de nuire ou défaut d’intérêt légitime et sérieux).
Pour caractériser l’abus de droit, le juge va donc rechercher :
• l’intention de nuire
ET
• l’absence d’intérêt personnel à agir comme l’a fait le propriétaire.
b. Les troubles anormaux de voisinage
Le fait d’user de son droit de propriété peut entrainer des troubles au sein du voisinage. Il n’y a pas
forcément intention de nuire dans le trouble du voisinage.
Pour caractériser les troubles anormaux du voisinage, il faut que trois éléments soient réunis :
- l’anormalité du trouble,
Le trouble doit excéder les inconvénients habituels et normaux de voisinage
- l’apparition d’un dommage subséquent,
- un lien de causalité entre les deux.
Ce sera au juge d’apprécier s’il s’agit ou non d’un trouble anormal du voisinage et quelle en est son
intensité. La sanction consiste généralement dans l’attribution de dommages- intérêts et la réalisation
des travaux nécessaires à la limitation du trouble.

2. Les limites au caractère exclusif du droit de propriété


Le propriétaire dispose d’un monopole vis-à-vis de son bien. Il est le seul à exercer les prérogatives
découlant du droit de propriété, sous réserve d’un démembrement (ex : usufruit ou la nue-propriété...)
Cependant, le développement de la propriété collective (copropriété, multipropriété, par exemple) et
l’acquisition de nouveaux terrains peut conduire à limiter l’exclusivité du droit de propriété.

III – Le droit de propriété sur les biens incorporels


Le droit de propriété ne porte pas exclusivement sur des « choses », il peut également porter sur des
biens incorporels, c’est-à-dire sur des biens immatériels.
C’est notamment l’objet du droit de la propriété industrielle et commerciale.
La propriété industrielle est regroupée avec la propriété littéraire et artistique dans la protection
intellectuelle.
La propriété industrielle a pour objet la protection et la valorisation des inventions, des innovations et
des créations en reconnaissant une exclusivité à l’auteur sur sa création intellectuelle.
La propriété industrielle porte principalement sur les brevets et les marques commerciales.
Le titulaire d’un droit de propriété industrielle bénéficie d’un monopole d’exploitation sur sa création
intellectuelle. Ce droit le protège donc contre ses concurrents.
Une entreprise qui met au point une innovation technologique peut la protéger par un brevet en faisant
un dépôt auprès de l’INPI (Institut National de la Propriété Industrielle).
Un brevet est accordé pour 20 ans durant lesquels le titulaire bénéficie d’un monopole d’exploitation.
La marque commerciale est également un bon exemple du besoin de protéger un bien incorporel.
En effet, les clients sont extrêmement attachés aux marques et elles constituent pour l’entreprise un
élément indispensable de leur stratégie industrielle et commerciale.
Pour être protégée, la marque doit être déposée auprès de l’INPI. Le propriétaire dispose alors d’un
monopole exclusif sur la marque.
Cependant, il peut céder sa marque ou en concéder l’exploitation à un tiers par le biais de la franchise
ou de la concession.
D’autre part, la marque est ainsi protégée de la contrefaçon (véritable plaie pour les marques à succès)
dont l’auteur éventuel peut être sanctionné tant sur le plan civil (dommages-intérêts) que sur le plan
pénal (amende ou prison).

d. Applications particulières de la propriété

EXEMPLE ➔ LE VIAGER
Le viager consiste à vendre un bien immobilier à un tiers en échange du versement d'une rente
viagère périodique (mensuelle, trimestrielle ou annuelle). Cette rente peut s'accompagner
d'un bouquet, c'est-à-dire une somme d'argent versée comptant au moment de la signature de l'acte de
vente.
Il faut distinguer deux types de vente en viager :
• le viager occupé : le vendeur cède son bien à l’acquéreur mais conserve son droit d’usage et
d’habitation. Il peut donc continuer de l’occuper jusqu’à son décès,
• le viager libre : le vendeur cède son bien à l’acquéreur qui peut l’occuper ou le louer dès la
signature de l’acte de vente sans avoir à attendre le décès du vendeur.
À savoir :
La vente en viager repose sur le principe d’aléa. En effet, ni le vendeur ni l’acquéreur ne sait au
moment de la signature de l’acte de vente pour quel montant le bien sera acquis, puisque ce montant
dépend de la date du décès du vendeur. Une vente en viager dans laquelle l’aléa est absent peut être
annulée. C’est notamment le cas si le vendeur, malade au moment de la signature de l’acte de vente,
décède dans les 20 jours qui suivent.

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