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Koutoubia : Leader de la charcuterie au Maroc

Koutoubia est une entreprise marocaine fondée en 1985, spécialisée dans la charcuterie et leader sur le marché agroalimentaire, avec une production dépassant 8 millions de tonnes par an. L'entreprise est reconnue pour son engagement envers la qualité, la sécurité alimentaire et l'environnement, ayant obtenu plusieurs certifications ISO. Koutoubia diversifie ses activités en lançant une chaîne de restauration rapide tout en continuant d'exporter ses produits à l'international.

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Koutoubia : Leader de la charcuterie au Maroc

Koutoubia est une entreprise marocaine fondée en 1985, spécialisée dans la charcuterie et leader sur le marché agroalimentaire, avec une production dépassant 8 millions de tonnes par an. L'entreprise est reconnue pour son engagement envers la qualité, la sécurité alimentaire et l'environnement, ayant obtenu plusieurs certifications ISO. Koutoubia diversifie ses activités en lançant une chaîne de restauration rapide tout en continuant d'exporter ses produits à l'international.

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Management stratégique

Semestre 8
Etude de cas n°1

Présentation de l’entreprise

Koutoubia est une entreprise marocaine opérant dans le secteur agroalimentaire, spécialisée dans
la charcuterie. Elle a été fondée en 1985 à Mohammédia par Berryane Hicham, un Marocain résidant en France,
puis rachetée par l'entrepreneur Tahar Bimezzagh. La marque connaît un véritable succès à partir de 1999 et,
en 2003, Koutoubia produit plus de 8 millions de tonnes par an et approvisionne 70 % du marché marocain avec
environ 60 produits différents.
Koutoubia bénéficie d'une reconnaissance internationale. Elle a été la première dans le secteur de
transformation des viandes au Maroc à être certifiée ISO 9001 version 2000 en 2003. En 2004, l'entreprise a eu
le Trophée International à la Qualité de la part du Trade leaders' club. Le charcutier marocain a été aussi
certifié ISO 22000 en décembre 2006.
Afin de satisfaire les exigences de ses consommateurs et d’en anticiper les attentes, Koutoubia Holding s’appuie
sur son incontestable leadership, son incontournable expérience et son indéniable expertise pour faire de la
qualité, de la sécurité et du respect de l’environnement, les trois commandements de sa stratégie de croissance
pérenne.
Depuis sa création en 1985, Koutoubia ne cesse d’asseoir son processus de respect strict des normes en vue
d’assurer une qualité et une sécurité alimentaire irréprochables de ses produits. De sa persévérance et de son
engagement, résulte une reconnaissance singulière des instances de la qualité.
Une rigueur matérialisée par les certifications ISO 9001 version 2008, ISO 22000 version 2005 relative à la
sécurité des denrées alimentaires et la norme BS OHSAS 18001 version 2007 pour l’engagement en faveur de la
santé et de la sécurité des collaborateurs au travail.
La certification ISO 14001 version 2004, quant à elle, constitue une véritable consécration pour Koutoubia qui
met à contribution, toutes ses ressources dans l’application des normes internationales en vigueur en matière
de management environnemental.
Aujourd’hui, forte de ses systèmes de management de qualité et de risques, Koutoubia obtient la certification
FSSC 22000, la référence mondiale de la sécurité alimentaire, pour l'ensemble de ses sites de production.

Management strategique-ENCG -FES 1


A l’aide des annexes, vous répondez aux questions suivantes :
1° Identifiez le métier et la mission de l’entreprise. Justifiez votre réponse ;
2° Caractérisez la stratégie globale (corporat strategy) et identifiez les DAS de l’entreprise ;
3° En utilisant le modèle PESTEL et celui des cinq forces concurrentielles de PORTER, effectuez un
diagnostic stratégique de l’entreprise permettant d’éclairer les différentes orientations
stratégiques de l’entreprise ;
4° Pourquoi peut-on dire que Koutoubia est intégrée vers l’amont et vers l’aval ?
5° Expliquez les intérêts de l’intégration vers l’amont et vers l’aval de l’entreprise Koutoubia ;
6° Synthétisez les potentiels avantages et inconvénients éventuels de la stratégie de la
diversification de Koutoubia
7° Précisez le positionnement stratégique de Koutoubia holding sur le marché national et
international.

ANNEXE 1 : Koutoubia holding, leader marocain de la transformation des viandes halal


Koutoubia Holding est une entreprise 100% marocaine opérant dans le secteur agro-alimentaire. Grâce à ses
filiales, le Groupe ne cesse d’offrir des produits d’excellence au Maroc et dans le monde. Ces certificats
démontrent son engagement à valoriser la qualité de ses sites et à prôner un management aux normes
internationales les plus exigeantes.
Créée en 1985, Koutoubia ne cesse d’asseoir son processus de respect strict des normes en vue d’assurer une
qualité et une sécurité alimentaire irréprochables de ses produits.
Riche de ses 36 ans de professionnalisme dans la transformation des viandes, le Groupe s’inscrit dans une
démarche de transformation numérique pour accélérer l’engagement des collaborateurs et clients. Pour relever
les défis de l’industrie du futur, la société a misé sur l’innovation et la créativité. Des atouts qui lui permettent
de devenir un acteur du marché marocain de l’industrie des viandes Halal.
Certes, la crise sanitaire actuelle déstabilise l’organisation du groupe et son business. Mais avec ses équipes, il
a pu amorcer des innovations organisationnelles et technologiques. Pour approvisionner le marché et faciliter la
tâche des clients en période de Covid, le groupe a développé le e-commerce.
Les filiales du Groupe
Le président-directeur général du holding Koutoubia, Tahar Bimezzagh, décide à l’âge de 20 ans d’élargir son
commerce animé par la volonté familiale en créant une unité industrielle de transformation des viandes à
Mohammedia. C’est ainsi qu’est née en 1985 Sapak (Société anonyme des palmeraies Koutoubia). Délices
Viande est née en 2004 et Casa viande en 2005.
D’une capacité de production de 170t/jour, Sapak, qui emploie 509 personnes, réalise un chiffre d’affaires de
240.384.364,12 DH à fin 2020. La société est spécialisée dans l’industrie charcutière. Ses produits sont destinés
au marché local et à l’export.
En 2001, l’entreprise diversifie son activité qui couvre aujourd’hui plusieurs métiers allant de l’élevage à
l’abattage. Dinde, poulet, viande rouge, lapin et gibier, les animaux transformés dans les chaînes de Koutoubia
sont proposés en entier ou en découpe, frais, en conserve ou congelés. Plus de 500 camions frigorifiques
assurent la livraison des produits finis tant dans la distribution moderne que traditionnelle, ou encore dans les

Management strategique-ENCG -FES 2


chaînes hôtelières. Tous les moyens sont mobilisés pour assurer une bonne qualité aux 400 références
développées en interne.
À travers ses filiales, Délices Viande et Casa Viande, la koutoubia holding contrôle plus des deux tiers du
marché local. Une situation qui conforte aujourd’hui la marque dans sa nouvelle stratégie internationale. Le
groupe exporte aujourd’hui en Afrique, au Proche-Orient, en Turquie et va bientôt entamer sa conquête de
l’Europe.
Délices viande, qui réalise une capacité de production de 260 t/jour, emploie 700 personnes. Son chiffre
d’affaires l’année dernière s’est établi à 518.348.056,33 DH. La société s’occupe de l’abattage, de la découpe
de la volaille et de la préparation des produits élaborés. Comme Sapak, les produits de Délice viande trouvent
preneur au Maroc et à l’étranger.
Avec un chiffre d’affaires de 64.888.377,68 DH, Casa viande se spécialise dans la découpe de la viande des
animaux de boucherie et la préparation des produits élaborés. Ses produits se vendent sur le marché local.
Les certifications
Les efforts fournis par le groupe depuis plus de 30 ans en matière d’innovation et de qualité portent leurs fruits.
Le Groupe obtient en effet la reconnaissance des instances de la qualité, traduite par les certifications ISO 9001
relative au management qualité, ISO 22000 et FSCC 22000 relative à la sécurité sanitaire des denrées
alimentaires et la norme BS OHSAS 18001 pour son engagement en faveur de la santé et de la sécurité des
collaborateurs au travail, outre la certification ISO 14001 relative à un système de management
environnemental.
En gage de respect du Halal selon le rite islamique tout au long du processus de la production, Koutoubia a
obtenu le label Halal selon la norme marocaine N.M.08.0.800. Ces certifications, qui traduisant l’engagement et
l’orientation qualité de Koutoubia, confirment que l’aventure continue pour le groupe qui puise les racines de
son développement dans la vision d’avenir de son fondateur.
Source : [Link] édition du 23-03-2021

ANNEXE 2 : Koutoubia : la saga d’un boucher entreprenant


Comment une minuscule entreprise de charcuterie artisanale a-t-elle pu se transformer en dix ans en une
grosse PME qui approvisionne aujourd’hui 75% du marché avec ses 8 millions de tonnes par an ? Une entreprise
qui, de surcroît, vient d’obtenir la certification ISO 9001, version 2000 ? Derrière ce succès un autodidacte :
Tahar Bimezzagh, le PDG de Koutoubia. S’il refuse de parler chiffres, faisant sien l’adage «pour vivre heureux,
vivons cachés», sa saga n’en demeure pas moins une fulgurante aventure où travail, flair et patience sont
synonymes de réussite. Bien entendu, il doit également son exploit à des hasards heureux. Mais, que peut la
chance si l’on ne sait pas la saisir ?
L’histoire de Koutoubia commence, en 1985, par l’installation d’un MRE à Mohammédia. Belghiti Khennoussi
Mohamed ne revient pas définitivement au pays. Mais, riche d’une expérience de fournisseur de matières
premières en charcuterie en France, il crée une unité de la même marque, Koutoubia, au pays. Partagé entre le
Maroc et l’Hexagone, il confie la gestion de l’entreprise à un Français. Au bout de quelques mois, des difficultés
de commercialisation, ajoutées à la forte présence des produits de contrebande, ont raison de son esprit
d’entreprise.
L’histoire aurait pu s’arrêter là et l’usine de production n’aurait alors été qu’une autre unité désaffectée, comme
il s’en trouve du côté du port de Mohammédia.

Management strategique-ENCG -FES 3


La campagne d’assainissement a permis d’élargir les parts de marché.
C’est là qu’intervient un deuxième larron qui ne se contentera pas de jouer les seconds rôles. Tahar Bimezzagh
est boucher, charcutier au quartier de Benjdia et il se trouve qu’il était un des meilleurs clients des débuts
fringants de Koutoubia Mohammédia. Des vagues discussions sur les déboires des uns et des autres naîtra une
association où la parole donnée tient lieu de contrat devant notaire. Et ce n’est qu’en 1993 que le deuxième
épisode de l’histoire de Koutoubia commence à s’écrire.
Un abattoir de dindes qui traite 1200 unités/heure
Tahar Bimezzagh n’a pas fait de longues études, mais a cultivé, à côté du savoir-faire d’un métier hérité de père
en fils dans la famille Agourram, un flair à toute épreuve et une démarche de fonceur. Il s’installe donc sur le
tiers des 3 000 m2 de l’unité de production à l’arrêt et fait tourner hachoirs et fours… Il commence avec 6
personnes sur l’espace qui fera aussi office de lieu de gîte et de couvert de fortune. Les temps sont durs et
l’entreprise n’arrive à écouler que 500 à 700 kg de produits par semaine, sur lesquels il y a souvent des
méventes, d’ailleurs, explique Tahar Bimezzagh. Ceci, alors que la capacité de production est de 3 tonnes par
jour. «Mais comment voulez-vous placer un produit qui vous revient entre 8 et 10 DH, alors que la contrebande
l’offre à 7 DH».
La troisième vie de l’entreprise commence en 1995, avec le lancement de la campagne d’assainissement. Et là,
on apprend qu’en raison d’un cortège de malheureuses victimes, elle a été un moment décisif, celui où le destin
de Koutoubia a été scellé. Les produits de contrebande vont accuser un tel recul que la charcuterie de Tahar
Bimezzagh et Belghiti Khennoussi va opérer la percée que les deux compères appelaient de leurs vœux. La
conjonction de deux autres facteurs va assurer la pérennité de l’entreprise : la charcuterie se fait une place
dans le panier de la ménagère et la tendance est relayée par l’arrivée des grandes surfaces qui en
démocratisent la commercialisation. Laiterie, boucherie et supérettes sont, aujourd’hui, autant de présentoirs
pour les produits de charcuterie. Cependant, plus que tout, c’est au moment de la période des intoxications
alimentaires par la mortadelle que les dés seront jetés. En effet, les accidents intervenus ont sonné le glas de
toutes les petites sociétés artisanales et peu structurées du secteur de la charcuterie. Dès ce moment, les jeux
sont faits et le consommateur va irrémédiablement opter, une fois pour toutes, pour la qualité.
Aujourd’hui, Koutoubia revendique un taux de pénétration de près de 75 % sur le marché des produits du genre.
Elle fabrique pas moins de 60 produits différents. Ses équipements (hachoirs, poussoirs, fours, chambres
froides..) ont été soit renforcés soit modernisés. L’entreprise s’étale sur 30 000 m2 et 60 à 80 MDH ont été
investis dans deux pôles : l’abattage et la découpe de la volaille et la charcuterie, la salaison et les conserves de
viande. Un abattoir de dindes a été acquis pour le traitement de 1 200 unités par heure. La capacité de
production, elle, a été portée à 50 tonnes par jour. Le personnel est passé des 6 employés, souvent désœuvrés,
au départ, à 250 permanents, avec des pointes de 320 en été, et Koutoubia est en train de prospecter le
marché à l’export. «Nous serons dès la fin 2003 sur les étals des supermarchés des pays du Moyen-Orient et je
me félicite que mon banquier m’ait suivi dans la longue marche entre la production artisanale de départ et
l’activité industrielle, conquise de longue haleine».
Aujourd’hui, après avoir réussi l’intégration verticale en créant, par exemple, des fermes spécialisées, séparées
de son activité de base, Koutoubia songe à l’étape ultérieure. Il s’agit de produire des plats cuisinés. «Réussir,
c’est anticiper», tel est le mot d’ordre de l’équipe dirigeante. Dans tout cela, Tahar Bimezzagh, le PDG, n’a
qu’un seul regret, celui de s’être séparé de son associé en 1996.
Source : [Link], édition du 20-06-2003

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ANNEXE 3 : Koutoubia lance sa chaine de fast-food
Haj Tahar aspire à davantage de diversification des activités de son Holding Koutoubia. Son groupe, spécialisé
dans l’élevage, l’abattage, la transformation et la distribution des viandes halal, lance une nouvelle chaîne de
restauration rapide. «Il s’agit d’un nouveau concept qui reprend les grands traits de celui de la chaîne de fast
food américaine, McDonald», explique une source proche de l’entreprise. Et de renchérir, «des hamburgers, des
plats et des sauces seront, entre autres, commercialisés dans cette enseigne». A noter que toutes les recettes
conçues par la chaîne seront préparées à base de produits Koutoubia (Charcuterie, dinde, viande…).
Concernant la gestion et le développement de ce nouveau réseau dont le nom est encore en cours de
validation, ils seront confiés à une nouvelle filiale du groupe baptisée «Hala». Cette dernière paraît en cours
d’aménagement des trois premiers restaurants. Ces derniers qui verront le jour d’ici la fin de l’année seront
implantés à Casablanca au Bd 2 mars et Ain Diab, ainsi que dans la ville de Mohammedia. S’agissant des
prochains points, ils seront implantés généralement dans les quartiers résidentiels et populaires. Il faut dire que
le choix de l’emplacement donne une idée claire sur la stratégie de Koutoubia. Cette dernière vise trois objectifs
principaux. «D’abord, le groupe veut répondre principalement aux besoins de la catégorie des consommateurs
avec un certain pouvoir d’achat. Ainsi, il cherche à asseoir davantage sa position sur le marché», étaye la
source. Le troisième volet quant à lui reste le plus important. En effet, Haj Tahar veut faire jouer la synergie de
groupe. Et pour cause, ces nouveaux restaurants représenteront désormais, un nouveau canal de distribution
pour ses 400 produits référencés. Le jeu en vaut la chandelle, notamment lorsqu’on sait que la concurrence
dans le secteur de la charcuterie halal est sans merci.
[Link] édition du 04-06-2013

ANNEXE 4 : Koutoubia s’américanise !


On connaissait la Sapak pour ses produits de charcuterie Koutoubia et ses poulets conditionnés vendus dans les
rayons de grands magasins. Progressivement, la société a élargi son périmètre d’action grâce, d’abord, à son
propre réseau de points de vente. Aujourd’hui, Sapak va plus loin. Elle a en effet signé, mercredi 20 février, un
accord de partenariat avec un géant mondial de la restauration, à savoir la chaîne américaine Friday’s, qui vient
d’ouvrir son premier restaurant à Rabat. L’inauguration du restaurant a eu lieu le même jour.
Ainsi, les deux filiales du groupe, Délices Viandes, spécialiste de la volaille, et Casa Viandes, spécialiste dans la
découpe de viande rouge, seront les fournisseurs exclusifs de la chaîne américaine qui compte ouvrir d’autres
restaurants dans d’autres villes du Royaume. La prochaine ouverture est programmée à Casablanca pour le
mois de juillet.
L’enseigne compte ouvrir pas moins de 15 restaurants dont trois à Rabat, avec un investissement global de 240
MDH pour les trois prochaines années et 700 MDH pour les années suivantes. En terme de création d’emplois,
chaque restaurant Friday’s emploiera quelque 200 salariés.
Il faut savoir que la chaîne américaine, créée en 1965, elle est présente aujourd’hui dans plus de 55 pays dont
plusieurs pays arabes, notamment l’Egypte, le Koweït, le Liban, l’Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis. Les
chiffres se passent de tout commentaire : un chiffre d’affaires de 1 800 milliards de dollars (!) et 838
restaurants dans le monde. Voilà qui pourrait – pourquoi pas ? – booster les produits de Sapak à l’étranger.
Source : [Link], édition du 22-02-2008
ANNEXE 5 : Koutoubia réussira t-il à séduire le consommateur musulman en France ?

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Plusieurs industriels maghrébins cherchent actuellement à conquérir le marché du halal européen, notamment
celui de la France. C'est le cas de la société marocaine Koutoubia spécialisée dans l’agro-alimentaire qui
souhaite elle aussi partir à la conquête de ce marché juteux qui pèse près de 6 milliards d'euros.
Les dirigeants de Koutoubia sont actuellement en train de réfléchir sur l'implantation dans les prochaines
années d'une usine en France, au Mans notamment. Dans cette ville, 80% de la charcuterie est fabriquée à base
de volailles et les producteurs sont réputés pour leur savoir-faire en matière de volailles.
 Fermeture d’usines halal en France
«Nous sommes actuellement sollicités par des entreprises en France qui souhaitent ouvrir des départements
halal. Il y a eu beaucoup trop de scandales autour de ces produits ! Ce qui a entraîné de multiples fermetures
d’usines de fabrication des produits halal», explique Hamid Bouidar, conseiller auprès de la direction générale
de Koutoubia.
«Les entreprises françaises vendant des produits halal ont du faire face à un gros problème de traçabilité des
produits. Très souvent, dans ces usines, la transformation de produits à base de porc côtoyait de près celle de
la volaille. C’est très difficile de ne pas mélanger les deux produits. De plus, il faut du personnel hautement
qualifié et habilité pour travailler dans le halal et ce n’est toujours pas le cas», ajoute-t-il.

 Les scandales du halal


Ces dernières années, le marché du halal en France a été entaché de nombreux scandales très souvent
médiatisés. On se souvient des deux fameux reportages démontrant que les poulets des restaurants KFC
n’avaient rien de halal. L’un en 2009 avait même été censuré par la chaîne M6 et le second avait été diffusé
l’été dernier par la chaîne Canal Plus. Les deux reportages accusaient l’usine de volailles fournissant l’enseigne
américaine, de ne pas suffisamment contrôler les poulets et surtout de les certifier halal, alors qu’ils ne l’étaient
pas.
Cependant, KFC n’est pas le seul à avoir fait couler de l’encre. La liste est hélas longue. Les magasins Casino
avait décidé en mai 2011 de retirer de ses points de vente tous les produits «Wassila» fabriqués chez Socopa et
les produits Socopa halal. Casino reprochait à son fournisseur le non respect du cahier des charges. L’été
dernier, c’est Quick qui a remis en cause ses produits halal provenant de Socopa. L’enseigne belge avait décidé
de lancer un audit sur les produits Socopa.
Par ailleurs, Hamid Bouidar rappelle que dans ces scandales, il n’a pas que la viande qui n’est pas halal mais
aussi d’autres ingrédients ajoutés à la viande. «Certaines usines mélangent des épices avec des produits faits à
base de porc comme de la gélatine, des colorants ou des solvants. Le comble est que certaines sociétés ont
même été surprises de découvrir qu’il y avait des dérives et un manque cruel de contrôles et de traçabilité dans
leur propre usine.», rappelle-t-il avec ironie.
Aujourd’hui le halal est un marché extrêmement juteux. Il pèse près de 6 milliards d’euros. Le groupe Koutoubia
a senti le bon filon et souhaite, lui aussi avoir sa part du gâteau. Pour ce faire, il compte mettre en avant son
savoir-faire.
 Success Story
Au départ, il s’agissait d’une usine familiale employant seulement six employés. L’actuel PDG Taher Bimezzagh
a commencé à travailler avec son père dans les boucheries familiales dès l’âge de 12 ans.

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Quelques années plus tard, Koutoubia devient une société anonyme. La société se développe rapidement parce
qu’elle souhaite mieux lutter contre l’arrivage massif au Maroc de charcuterie supposée halal importée
d’Espagne, comme les mortadelles, loin d’être halal.
L’entreprise décide donc de créer sa propre charcuterie et sa propre mortadelle halal. Très vite, le groupe
grossit et devient le leader de la transformation et de la distribution des viandes au Maroc.
Il contrôle toute la chaîne de production, que ce soit l’abattage des volailles, la découpe ou la transformation
dans les usines. Il se charge aussi de la distribution et de la vente de ses produits. C’est ce qu’il lui a permis de
maitriser la traçabilité et la qualité de ses produits. D’ailleurs, l’entreprise a décroché plusieurs certifications
nationales et internationales.
Aujourd’hui, Koutoubia fait travailler près de 3000 personnes. Son chiffre d’affaire tourne autour des trois
milliards de dirhams.
 Comment regagner la confiance des consommateurs
Malgré son savoir-faire et ses différentes certifications, Koutoubia aura néanmoins un défi de taille à relever en
France : regagner la confiance des consommateurs musulmans déçus et lésés par les produits censés être halal.
«Nous sommes en train de réfléchir à créer une certification spéciale pour ne pas passer par les intervenants
montrés du doigt dans ces scandales. On compte par exemple créer notre propre centre d’homologation halal
pour avoir un regard sur la qualité de nos produits. Pour ce qui est de travailler avec la Mosquée de Paris,
[montrée du doigt dans les différents scandales halal] rien n’est encore décidé. On est en train d’y réfléchir
sérieusement. Ce qui est sûr, c’est qu’on va travailler avec des gens sérieux et imposer des conditions
draconiennes concernant l’hygiène et à la traçabilité de nos produits», déclare Hamid Bouidar. Néanmoins,
n'est-il pas préjudiciable pour Koutoubia d'avoir son propre organisme de certification? Les consommateurs
musulmans d'Europe sont de plus en plus circonspects concernant la certification des produits halal, et
pourraient voir d'un mauvais œil l'absence d'indépendance d'un organisme de certification.
De plus, le groupe compte également débloquer un important budget pour communiquer, via des publicités par
exemple, pour vendre et faire connaitre la qualité de ses produits. Actuellement, le groupe organise chaque
semaine des journées portes ouvertes pour inviter les clients et les écoles à visiter l’usine à Mohamédia.
 Concurrencer les poids lourds de la charcuterie
Au-delà de vouloir offrir des produits de qualité et purement halal, deux autres raisons poussent également
Koutoubia à s’implanter en France. "Nous voulons nous attaquer à un grand marché, celui de l’Union
Européenne. Il représente un marché ouvert et sans aucune frontière comptant 500 millions de consommateurs
et 17 millions de musulmans. Pour l’instant les accords de libre-échange signés avec l’Europe et les Etats-Unis
nous empêchent d’exporter des produits à base de viande. Mais ce qu’on cherche à faire c’est de concurrencer
les mastodontes spécialisés en charcuterie non halal comme les italiens et les espagnols. On veut les titiller sur
leur propre marché et apprendre comment ils travaillent. Aujourd’hui, nous sommes certains d’une chose, c’est
qu’un jour ou l’autre, l’une de ces grosses sociétés viendra s’implanter au Maroc pour faire du halal sur notre
propre terrain. Ensuite, ces poids lourds vont absolument chercher à conquérir le marché africain à partir du
royaume, la porte ouverte vers l’Afrique", explique Hamid Bouidar.
 Les non-musulmans friands du halal
La seconde raison concerne un phénomène qui prend de plus en plus d’ampleur en Europe. La charcuterie halal
attire beaucoup plus de consommateurs non-musulmans qu’il y a quelques années, explique Hamid Bouidar.

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Pourquoi ? Tout simplement parce que ces consommateurs se sont rendus compte que la charcuterie halal était
de bien meilleure qualité que celle non halal.
Malgré les différents scandales qui ont éclaté, le halal offre une meilleure traçabilité des produits et un cahier
des charges plus développé. Même si certains produits halal sont plus chers que la charcuterie non halal, cela
ne va pas empêcher dans 10 voire 15 ans, les consommateurs non-musulmans à devenir les premiers
consommateurs de ces produits.
Enfin, concernant le montant d’argent investit et le nombre d’emplois qui pourraient être créés dans l’usine du
Mans, Hamid Bouidar reste prudent : «Concernant notre éventuelle implantation en 2013 en France, je peux
dire que le journal les Echos est allé trop vite en besogne en avançant des chiffres comme 20 millions d’euros
et la création de 250 emplois. Ca peut-être plus ou moins, nous ne savons pas encore. En tout cas, nous
n'avons reçu ni été contacté par aucun journaliste de cette publication. Nous sommes encore en phase d’étude
et évaluons la faisabilité de ce projet.», conclut-il.
Source : [Link] édition du 01-11- 2011

ANNEXE 6 : Immobilier : Grosse offensive de Tahar Bimezzagh de Koutoubia


Koutoubia, leader marocain dans la transformation des viandes rouges et blanches, lance une offensive sur
l’immobilier. Sa filiale Koutoubia Littaamir (dénomination du pôle immobilier) cantonnée au début de sa création
sur des projets immobiliers à Mohammedia, étend de plus en plus ses tentacules sur d’autres villes. Elle vient de
lancer un méga projet qui s’étend sur 53 hectares à Bouskoura. Prévue pour être réalisée sur trois phases, la
première tranche qui a démarré, concerne la réalisation de 1054 logements sociaux dont 450 appartements
seront livrés d’abord aux employés du groupe. Les 2 ème et 3ème phases seront déclinées respectivement en
appartements haut standing et villas. En attendant, la filiale du groupe de Tahar Bimezzagh (photo) a bouclé
son projet de Bir Jdid, puis lancé celui de Settat qui sera composé d’appartements et de lots de terrain pour
petites villas. Aujourd’hui, ce nouveau positionnement s’expliquerait par le besoin de diversifier les activités du
holding, afin de limiter les risques. En fait, le développement du secteur de l’immobilier offre de belles
perspectives et le groupe Koutoubia veut saisir les opportunités. D’autant plus que le Président de Koutoubia
dispose d’une importante réserve foncière qu’il veut valoriser. L’ambition aussi, est de se positionner parmi les
cinq premiers acteurs du secteur. Plusieurs projets sont donc dans le pipe pour d’autres villes du Royaume,
notamment Marrakech, Fès… Par ailleurs, Koutoubia Littaamir devrait investir bientôt le créneau du balnéaire.
Source : [Link] édition du 19-02-2015

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