Partie B : ÉLECTROMAGNÉTISME
Le problème d’électromagnétisme comprend deux parties indépendantes : une partie
« magnétostatique » avec détermination du champ magnétique B et du potentiel vecteur A créés
par des courants, suivie d’une partie « phénomènes d’induction » étudiée dans l’approximation
du régime quasi stationnaire.
Représentation des grandeurs scalaires : a, b, AB, CD et vectorielles : a, b, AB, CD
En notation complexe ces grandeurs sont soulignées : a, b, AB, CD, a, b, AB, CD
Notation du produit scalaire ( F ⋅ G ) et vectoriel ( F × G ) des deux vecteurs F et G.
Les neuf figures de la partie « Electromagnétisme » sont en page 11.
Relations d’analyse vectorielle :
f (fonction scalaire); F, G et H (fonctions vectorielles)
F × G × H = G (F ⋅ H ) − H (F ⋅ G )
div ( f G ) = f div G + ( grad f ) ⋅ G
div( F × G ) = G ⋅ rot F − F ⋅ rot G
rot ( f G ) = f rot G + ( grad f ) × G
rot ( F × G ) = F div G − G div F + (G ⋅ grad) F − ( F ⋅ grad)G
Coordonnées cylindriques: grad f ; div G ; rot G
Fonction scalaire f ( ρ , θ , z )
Fonction vectorielle G ( ρ , θ , z ) = Gρ ( ρ ,θ , z )eρ + Gθ ( ρ ,θ , z )eθ + Gz ( ρ ,θ , z )e z
∂f 1 ∂f ∂f
grad f = eρ + eθ + e z
∂ρ ρ ∂θ ∂z
1 ∂ ( ρ Gρ ) 1 ∂ Gθ ∂Gz
div G = + +
ρ ∂ρ ρ ∂θ ∂z
1 ∂ Gz ∂Gθ ∂Gρ ∂ Gz 1 ∂ ( ρ Gθ ) ∂Gρ
rot G = − eρ + − eθ + − ez
ρ ∂θ ∂z ∂z ∂ρ ρ ∂ρ ∂θ
ez
ρ
eθ
z
eρ
O y
x Coordonnées cylindriques : ρ, θ, z
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1. DÉFINITIONS
1.1. Loi de Biot-Savart
On considère une distribution filiforme de courant dans le vide représentée sur la Figure 1’,
où nous avons porté le vecteur unitaire u sur PM.
1.1.1. Exprimer le champ magnétique dB(M), créé en M par l’élément dl du courant
d’intensité I pris autour de P.
1.1.2. En déduire le champ magnétique B(M) créé en M par le circuit filiforme (C).
1.1.3. Quels sont les domaines de validité pour appliquer la loi de Biot-Savart ?
1.2. Théorème d’Ampère
1.2.1. Énoncé et formulation du théorème d’Ampère sous sa forme intégrale. Application au
cas des courants représentés sur la Figure 2’.
1.2.2. Donner le nom et la relation de la forme locale du théorème d’Ampère.
2. CHAMP MAGNÉTIQUE B ET POTENTIEL VECTEUR A
Les coordonnées cylindriques (ρ, θ, z) seront utilisées dans ce paragraphe 2.
1
2.1. Relations : A = B × r , div A
2
2.1.1. Montrer que, dans le cas d’un champ magnétique uniforme B, en tout point M de
1
l’espace tel que OM = r , le champ de vecteur défini par A = B × r est un potentiel
2
vecteur pour B.
2.1.2. Calculer rot B, puis rot r et en déduire la valeur de div A.
2.2. Courant rectiligne
Un conducteur rectiligne cylindrique illimité, de rayon R, d’axe de révolution z’z, est parcouru
par un courant volumique j uniforme et dirigé de z’ vers z. Un point M de l’espace est repéré
par ses coordonnées cylindriques (Figure 3’).
2.2.1. Examiner les éléments de symétrie et d’invariance de ce conducteur cylindrique qui ont
une conséquence sur les modules et directions du champ magnétique B(M) et du
potentiel vecteur A(M).
2.2.2. Déterminer, en appliquant le théorème d’Ampère, le champ magnétique B en tout point
M intérieur et extérieur au conducteur. Nous poserons B = Bint pour ρ < R et B = Bext
pour ρ > R. Tracer l’allure de la courbe de B(ρ), où B = B .
2.2.3. En déduire le potentiel vecteur A en tout point M intérieur (Aint) et extérieur (Aext) au
conducteur, à partir de la relation locale champ-potentiel sachant que A(R) = 0,
condition posée arbitrairement. Tracer l’allure de la courbe de A(ρ).
1
2.2.4. Le potentiel A(M) pouvait-il se calculer à partir de la relation précédente A = B×r ?
2
Justifier votre réponse.
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2.3. Courant circulaire
2.3.1. Une spire plane circulaire de centre O, d’axe z’Oz, de rayon a est parcourue par un
courant stationnaire d’intensité I. En un point M0 de son axe, la spire est vue sous un
angle de 2(π – α) (Figure 4’).
[Link]. D’après les éléments de symétrie et d’invariance de la spire de courant, définir
les variables dont dépendent le champ magnétique B(M0) et le potentiel vecteur A(M0)
ainsi que leurs directions.
[Link]. Calculer, à l’aide de la loi de Biot-Savart, le champ magnétique au point M0 et
le mettre sous la forme : B (M 0 ) = B (O) f (α ) où B(O) représente le champ magnétique
au centre de la spire et f (α) une fonction trigonométrique de l’angle α.
[Link]. Exprimer le potentiel vecteur dA(M0) pour tout point M0 de l’axe z’Oz, dû à un
élément dl de la spire, parcouru par un courant d’intensité I. En déduire A(M0). Ce
résultat est-il compatible avec l’étude menée en ([Link]) pour A(M0) ?
2.3.2. Un solénoïde de longueur finie L, d’axe z’z est constitué de spires coaxiales jointives, de
rayon R et parcourues dans le même sens par un courant stationnaire d’intensité I.
L’origine des coordonnées cylindriques est prise au milieu du solénoïde, et l’on désigne
par n le nombre de spires par unité de longueur (Figure 5’).
[Link]. Exprimer le champ magnétique dB(M) créé par l’élément de solénoïde
d’épaisseur dz.
[Link]. En déduire le champ magnétique B(M) pour tout point M de l’axe du
solénoïde, sachant que les spires des extrémités du solénoïde sont vues du point M sous
les angles 2α1 et 2( π – α2).
2.3.3. Un solénoïde dont la longueur L est très grande devant le rayon R des spires est qualifié
de « solénoïde infini ».
[Link]. Utiliser le résultat précédent pour exprimer le champ magnétique en tout point
M de l’axe du « solénoïde infini ».
[Link]. Soit T un point quelconque à l’intérieur du solénoïde et situé à la distance ρ de
l’axe (ρ < R) (Figure 6’). Par application du théorème d’Ampère au contour
rectangulaire OTT’O’O de longueur OO’ = l sur l’axe, évaluer le champ magnétique
Bint pour tout point T intérieur.
[Link]. Soit U un point quelconque à l’extérieur du solénoïde, à la distance ρ de l’axe
(ρ > R) (Figure 6’). Par un raisonnement analogue au précédent, appliqué au contour
rectangulaire OUU’O’O, en déduire le champ magnétique Bext pour tout point U
extérieur.
[Link]. En écrivant la relation locale champ-potentiel et à l’aide de la formule de
Stokes, calculer les potentiels vecteurs Aint pour tout point T intérieur (ρ < R) et Aext
pour tout point U extérieur (ρ > R).
[Link]. Les potentiels Aint et Aext pouvaient-ils se calculer à partir de la relation
1
précédente A = B × r ? Justifier votre réponse.
2
[Link]. Tracer les graphes de B(ρ) et A(ρ) des normes du champ magnétique et du
potentiel vecteur respectivement.
3. INDUCTION ÉLECTROMAGNÉTIQUE
3.1. Loi de Lenz, loi de Faraday
Une spire plane circulaire de centre O, de rayon a (a < R), est placée perpendiculairement au
champ magnétique à l’intérieur du « solénoïde infini ». Les spires jointives de rayon R du
solénoïde sont parcourues par le courant variable I(t) = I0 sin ωt. (Figure 7’).
3.1.1. Déterminer la f.é.m induite dans la spire en utilisant :
[Link]. la loi de Faraday.
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∂A
[Link]. la circulation du champ local induit Ei = − .
∂t
3.1.2. En déduire l’intensité i(t) du courant induit circulant dans la spire de résistance r.
Préciser le sens du courant dans la spire.
La spire, placée à l’intérieur du « solénoïde infini », tourne maintenant autour d’un axe fixe de
son plan à une vitesse angulaire constante ω.
3.1.3. Un courant stationnaire d’intensité I circule dans les spires jointives de rayon R du
solénoïde et crée un champ magnétique Bint (Figure 8’).
Calculer l’intensité i(t) du courant dans la spire, de résistance r, lors de sa rotation.
3.1.4. Déterminer le champ magnétique variable Bint(t) qui annule, à chaque instant, le courant
dans la spire dans les cas suivants :
[Link]. Bint(t) a la direction constante de l’axe z’Oz et un module variable.
[Link]. Bint(t) a un module constant et une direction variable.
On négligera l’inductance propre du circuit.
3.2. La roue de Barlow
Le circuit représenté en Figure 9’ comprend, dans un montage en série : une roue de Barlow,
un résistor de résistance R, un condensateur de capacité C et un interrupteur K.
Cette roue de Barlow, disque conducteur homogène de centre O, de rayon a, de moment
d’inertie J par rapport à son axe de rotation, est soumise à un champ magnétique uniforme B
parallèle à l’axe de la roue. Un point P de sa périphérie est en contact avec un bain de mercure
pour assurer le passage du courant tout en minimisant les actions mécaniques de frottement
que l’on négligera. On suppose la roue parfaitement conductrice.
La roue est lancée avec une vitesse angulaire initiale ω0. A l’instant de fermeture de K, t = 0,
le condensateur porte la charge initiale q0 sur la plaque reliée au résistor.
3.2.1. Parmi la répartition quelconque des lignes de courant entre O et P, nous représentons
sur la Figure 9’, celle qui passe par un point M en transportant un courant d’intensité di.
[Link]. Exprimer la force de Laplace d2f sur un élément dl de cette ligne de courant.
[Link]. Déterminer le moment Γ, en O, des forces électromagnétiques agissant sur la
roue en fonction de a, i et B. Commenter le résultat obtenu.
[Link]. Exprimer la f.é.m. induite en fonction de a, ω et B.
(On utilisera, judicieusement, la circulation de ( ve × B )).
3.2.2. Établir les équations mécanique du mouvement de la roue et électrique du circuit. En
déduire les lois d’évolution dans le temps de :
[Link]. l’intensité i(t) que l’on mettra sous la forme : i (t ) = i0 exp(−t / τ ) . Déterminer i0
et τ en fonction de a, J, R, C, q0, B = B et ω0 ⋅ B .
[Link]. la charge q(t) du condensateur sachant que q(0) = q0.
[Link]. la vitesse angulaire ω(t) de la roue avec ω(0) = ω0.
3.2.3. Quand t devient très grand, q(t) et ω(t) tendent respectivement vers q∞ et ω∞. Expliciter
q∞ et ω∞ en fonction de a, J, q0, C, B et ω0.
3.2.4. On fixe la vitesse angulaire initiale à la valeur ω0 de façon que ω0 ⋅ B < 0 .
[Link]. Montrer que la roue se comporte initialement comme un générateur pour toute
valeur de q0 > 0.
[Link]. A partir de quel instant tr, celle-ci deviendra-t-elle un récepteur ?
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I2
I3
I1 I4
n
I I5
• • ••
dl •
• u • (Γ)
(C) P M +
Figure 1’ Figure 2’
P•
j a
α
M ▪ •
ρ • z’ O ez M0 z
Figure 4’
z’
Figure 3’
U U’
P
•
α2 T T’
R α ρ
α1 z’ z
• • •
z’ I M I z I O O’ I
eρ l
z dz •
eθ O ez
L Figure 6’
Figure 5’
ω
z’ O n z
▪ B
I I ⊗
O i
• R
Figure 7’ M r +q
n C
di K -q
z’ O θ z P
▪
I I Mercure
Figure 8’
Figure 9’
Fin de l’énoncé 11/11