SI Cour
SI Cour
Support de Cours
1ére Année
3
II.3.6 Maintenance………………………………………..22
II.4 Méthode d’analyse et de conception………………….22
II.4.1 Niveau Conceptuel………………………………..24
II.4.2 Niveau Logique / Organisationnel……………..26
II.4.3 Niveau Physique / Opérationnel………………27
CHAPITRE III
Analyse & Conception des Systèmes d’Information
Modèles de Données……………………………………29
III.1 Définitions…………………………………………….30
III.2 Présentation de la démarche MERISE……………...32
III.3 Présentation de l’application………………………...33
III.4 Dictionnaire de données………………………..…….34
III.4.1 Quelques définitions…………………………….34
III.4.2 Dictionnaire de donnée de l’école…………….35
III.5 Des données au modèle entité / association……...…35
III.5.1 Terminologie………………………………………35
III.6 Schéma Entité/Association de l’application…….….45
III.7 Difficultés pour modéliser les données………..……46
III.7.1 Présentation......................................................46
III.7.2 Validation du MCD………………………………47
III.7.3 Généralisation / Spécialisation……………….49
III.8 Modèle Logique Relationnel………………………..52
4
III.8.1 Exploitation de la BdD………………………….52
III.8.2 Historique sur le modèle relationnel………….53
III.8.3 Fiche conseil……………………………………..54
III.8.4 Domaine…………………………………………...57
III.8.5 Règles de passage du MCD au MLD…………58
III.8.6 Modèle Relationnel du cas Ecole……………..59
III.9 Modèle physique de la base………………………….61
CHAPITRE IV
Analyse et Conception des Systèmes d’Information
Modèles de Traitements………………………………..65
IV.1 Modèle Conceptuel des Traitements (MCT)…..……66
IV.1.1 Introduction……………………………………...66
VI.1.2 Concepts de base………………………………66
IV.2 Modèle Organisationnel des Traitements (MOT)….76
IV.2.1 Présentation générale…..………………………76
IV.2.2 Concepts, définitions et formalisme………….78
IV.3 Modèle Opérationnel des Traitements……………...83
IV.3.1 Introduction……………………………………….83
IV.3.2 Structuration des transactions…………….….84
VI.3.3 Structuration des programmes « batch »……86
Conclusion……………………………………………..…87
Bibliographie – Webographie…………………………88
5
"L'apprentissage est la seule chose que
l'esprit n'épuise jamais, ne craint
jamais et ne regrette jamais "
Léonard de Vinci
6
CHAPITRE I
INTRODUCTION
7
I.1 Systèmes d’Information: Définition
ASCI : Pourquoi ?
➢ DEUX CHIFFRES :
80% des utilisateurs insatisfaits ;
60% des informaticiens maintenance ;
➢ LES RAISONS :
– Progrès technologiques ;
– Pression des constructeurs ;
– Formations à revoir ;
– Les utilisateurs ne maitrisent pas les systèmes
conçus pour eux et sans eux.
Globalement l'informatisation est un échec
8
I.3 Remarques
10
7. Les trois principaux problèmes
➢ EN ANALYSE
L'analyse des besoins : comprendre ce que veut
l'utilisateur
– Il ne le sait pas toujours
– Il le sait mais ne sait pas l'exprimer
– Il sait l’exprimer mais on ne le comprend pas
Donc : Dialogue ; Patience ; Prototypes ; Ecrans
MEME UN PROBLEME SIMPLE PEUT ETRE MAL POSE !
11
➢ EN CONCEPTION
– Il faut s'occuper a la fois des données et des
traitements ;
– Il est fondamental de garantir la cohérence entre les
deux ;
– En Conception Classique (CC) garantir la cohérence
entre la structure de la base de données et les
requêtes et graphes ;
– En Conception Orientée Objet (COO) garantir pour
l'ensemble des classes la meilleure répartition
méthodes / attributs ;
➢ POUR L'ENSEMBLE DES ETAPES
– Assurer la communication;
12
– Les résultats de l'étape i doivent être communiqués a la
personne qui s'occupe de l'étape i+1 ; donc : dossiers
doivent être standards si possible;
– Ne pas oublier non plus l'importance de la maintenance
(Les SI évoluent et les informaticiens bougent souvent)
CONCLUSION :
➢ Passer du temps sur l'analyse et la conception ne
garantit pas le succès mais le manque d'analyse et
de conception garantit l'échec.
➢ Utiliser une méthode ne garantit pas le succès mais
le manque de méthode garantit l'échec.
➢ Plus tôt on commence à coder plus tard on finit.
I.4.1 Rôle
Le système d’information de l’entreprise :
➢ est constitué de l’ensemble des moyens et procédures
de recherche, saisie, classement, mémorisation,
traitement, diffusion d’informations (renseignements,
connaissances);
➢ a pour objectif de restituer, aux différents membres de
l’entreprise, les informations sous une forme directement
utilisabl , au moment opportun, afin de faciliter le bon
fonctionnement opérationnel et la prise de décision aux
différents niveaux ;
➢ Il peut être vu sous trois aspects complémentaires:
13
– INFORMATIONNEL
– ORGANISATIONNEL
– TECHNOLOGIQUE.
I.4.2 Composantes
Un Système d’Information comprend différente composantes
bien définies :
➢ Selon les niveaux de décision des utilisateurs
(stratégique…opérationnel);
➢ Selon les types de fonction assurés (traitement des
transactions, aide à la décision, etc.);
➢ Selon les domaines d’utilisation (commercial,
production, etc.).
I.4.3 Evolution
Les Systèmes d’Information évoluent de manière continue:
➢ Dans leur degré d’AUTOMATISATION (recours intensif à
l’ordinateur);
➢ Dans leur degré d’INTEGRATION (Liaison plus ou moins
forte entre les différentes composantes).
14
CHAPITRE II
La Méthode MERISE
15
Merise est une méthode d'analyse, de conception et de
gestion de projet complètement intégrée, ce qui en
constitue le principal atout. Elle a fourni un cadre
méthodologique et un langage commun et rigoureux à une
génération d'informaticiens français.
16
Les atouts majeurs de MERISE en tant que méthode de
conception sont :
➢ Une approche globale du SI menée parallèlement
sur les données et les traitements,
➢ Une description du SI par niveaux : niveau
conceptuel, niveau logique ou organisationnel et
niveau physique ou opérationnel,
➢ Une description du SI utilisant un formalisme de
représentation précis, simple et rigoureux, pour la
description des données. Ce formalisme est
normalisé au plan international par l’ISO sous le nom
de : modèle « ENTITE RELATION ».
MERISE, comme nous l’avons dit, c’est aussi une méthode de
développement de SI. Les points forts de la méthode dans ce
domaine sont le découpage du processus de développement
en 6 étapes:
1. Schéma Directeur
2. Étude Préalable
3. Étude Détaillé
4. Étude Technique
5. Mise en œuvre
6. Maintenance
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2. Étude préalable: Description de l’application de
manière conceptuelle et planification de sa
réalisation;
3. Etude détaillée
4. Etude technique:
– matériel,
– étude des ressources,
– choix de SGBD,
– choix de langage de programmation;
5. Mise en oeuvre
– Production des logiciels,
– Mise en exploitation;
6. Maintenance.
II.3.1 Schéma Directeur
➢ Structure générale de l’organisation future
➢ Structure des réseaux de communication
➢ Répartition des postes de travail
➢ Il donne les orientations à suivre pour mener le projet
➢ Initialisation :
– Préciser les objectifs et cadre d’étude
– Établir le planning général de l’étude
➢ Identification des besoins:
– Recenser les besoins de l’utilisateur
– Faire le Bilan
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➢ Établissement d’un scénario pour réaliser le projet :
– Conception des scénarios
– Planning des scénarios
➢ Évaluation du coût :
– Définition des plans d’action et du budget relatif
au scénario retenu.
➢ Système de contrôle de réalisation, Indicateur de
performance:
– Définir des procédures de suivi, d’actualisation et
de mise en Œuvre du plan.
Merise exige (pour cette étape) l’établissement de deux
rapports :
1. Le rapport de synthèse pour le comité de contrôle :
Choix les plus importants de façon claire et précise
pour aider à la prise de décision.
2. Un rapport plus détaillé pour montrer l’ensemble
des choix: Hypothèses, scénarios, orientations qui
vont servir à l’étude suivante.
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– Cerner le dysfonctionnement du système
– Identifier les goulots d’étranglement
– Sélectionner un sous ensemble représentatif.
➢ Conception :
– Formaliser des choix de gestion
– Appliquer les orientations du schéma directeur.
➢ Choix organisationnel :
– Définir plusieurs Scénarios pour l’étude suivante.
➢ Évaluation:
– du coût
– du délai
– Prévoir des indicateurs de contrôle du planning.
Merise exige pour (pour cette étape) l’établissement d’un
rapport détaillé servant de base pour l’étude portant sur la
description de toutes les données et toutes les procédures.
20
➢ Préciser les contraintes matérielles et humaines.
➢ Préciser le MOT en un ensemble de modules.
➢ Regrouper les données par site.
➢ Définir des systèmes de protection avant la phase de
production du logiciel.
➢ Choisir la méthode de gestion des données.
➢ Faut-il recruter du personnel? Former du personnel?
➢ Définir l’équipe de réalisation:
– Responsable de programmation
– Secrétaire de programmation
– Programmeurs, etc.
21
➢ Respect des objectifs.
➢ Respect du cahier de charge.
➢ Qualité du système d’information.
➢ Respect des contraintes techniques.
➢ Comment les utilisateurs conçoivent le S.I?
II.3.6 Maintenance
➢ Revoir les performances du système d’informations en
cas de modifications il faut s’assurer qu’elles rentrent
dans la philosophie du S.I, pour garder la cohérence du
système.
➢ Planifier des modifications, les regrouper pour
optimiser les coûts.
➢ Mettre à jour la documentation après chaque
modification.
22
vise ainsi à s'abstraire de questions d'ordre organisationnel
ou technique, c'est le cycle d'abstraction.
23
La méthode Merise se distingue par l’étude de données et
des traitements prise de façon séparée sur une grande partie
de l’analyse.
Données Traitements
24
➢ Le Modèle Conceptuel des Traitements (ou M.C.T.),
schéma représentant les traitements, en réponse aux
événements à traiter (par exemple : la prise en
compte de la commande d'un client).
Donc, l'étude conceptuelle Merise s'attache aux invariants
de l'entreprise ou de l'organisme du point de vue du métier :
Quels sont les objets métier gérés par l'entreprise ? Quels
sont les processus traités ?, etc. ; indépendamment des
choix techniques (comment fait-on ?) ou organisationnels
(qui fait quoi ?) qui ne seront abordés que dans les niveaux
suivants.
II.4.1.1 Modèle Conceptuel de Données (MCD)
La description des données et des relations est réalisée à
l’aide des 3 concepts du formalisme individuel :
➢ OBJET (ou INDIVIDU ou ENTITE),
➢ RELATION,
➢ PROPRIETES.
II.4.1.2 Modèle Conceptuel de Traitement (MCT)
La description de la partie dynamique du SI est réalisée à
l’aide des concepts suivant :
➢ PROCESSUS,
➢ OPERATION qui comprend les concepts:
– ÉVÉNEMENT/RESULTAT,
– SYNCHRONISATION
25
II.4.2 Niveau Logique / Organisationnel
Comme son nom l'indique, l'étude organisationnelle
s'attache à préciser comment on organise les données de
l'entreprise (MLD) et les tâches ou procédures (MLT). Pour
autant, les choix techniques d'implémentation, tant pour les
données (choix d'un SGBD) que pour les traitements
(logiciel, progiciel), ne seront effectués qu'au niveau suivant.
Les choix d’organisation sont pris en compte à ce niveau:
➢ La répartition homme/machine,
➢ Le mode de fonctionnement : temps réel ou temps
différé,
➢ La répartition géographique des données et des
traitements.
A ce niveau de préoccupation, les modèles conceptuels sont
précisés et font l'objet de choix organisationnels. On
construit :
➢ Un Modèle Logique des Données (ou MLD), qui reprend
le contenu du MCD précédent, mais précise, la structure
et l'organisation des données telle qu'elles pourront
être implémentées.
Par exemple, à ce stade, il est possible de connaître la
liste exhaustive des tables qui seront à créer dans une
base de données relationnelle;
➢ Un Modèle Organisationnel des Traitements (ou MOT),
qui précise les acteurs et les moyens qui seront mis en
26
œuvre. C'est ici que les traitements sont découpés en
procédures fonctionnelles (ou PF).
II.4.2.1 Modèle Logique de Données (MLD)
Il peut être selon les cas :
➢ Le modèle CODASYL, si une orientation base de
données « réseau» est prise.
➢ Le modèle RELATIONNEL, si une orientation base de
données « relationnel » est prise.
➢ Les fichiers CLASSIQUES, si une orientation fichiers
classiques est prise.
II.4.2.2 Modèle Organisationnel des Traitements
(MOT)
Le Modèle Organisationnel des Traitements (M.O.T.) permet
de représenter par procédure les phases et taches exécutés
par chaque poste de travail.
En résumé à ce niveau le « QUI FAIT QUOI ET OU » est décrit.
27
➢ Le Modèle Opérationnel des Traitements (ou MOT ou
MOpT) permet de spécifier les fonctions telles qu'elles
seront ensuite réalisées par le programmeur.
A ce niveau, les choix techniques sont définis. Ainsi, les
organisations physiques de données sont spécifiées au
travers du Modèle Physique des Données (MPD) et la
description des traitements est réalisée pour chaque
transaction (temps réel) ou chaque unité de traitement
(temps différé) au travers du Modèle OPérationnel des
Traitements (MOPT).
A ce niveau le « COMMENT FAIRE » est décrit.
28
CHAPITRE III
Modèles de Données
29
La conception d’un système d’information est une discipline
qui s’attache à étudier des méthodes de modélisation d’un
domaine d’application.
Le résultat de cette modélisation à pour objet
d’appréhender des solutions pour améliorer, voir
informatiser ce domaine.
L’informatisation n’est pas une fin en soit, les outils de
modélisation dépendent de la méthode employée.
Dans ce cours nous allons suivre la méthode Merise.
III.1 Définitions
30
➢ Fichier : est une collection cohérente de données
relatives à un élément précis.
Exemple: Fichier client
Identifiant : Numcli
Modèle Logique et de
Relationnel des Données
(MLD)
32
III.3 Présentation de l’application
33
III.4 Dictionnaire de données
34
recalculées par le système au moment de la
consultation.
4 Num_instit Numéro X X
d’instituteur
… … …
III.5.1 Terminologie
Le MCD ou M.E.A.T a pour but de décrire, selon l’univers de
discours, des entités et des associations qui les relient. Le
Modèle E/A (Entity-Relation Ship) est un modèle de données
défini dans le cadre de la méthode MERISE.
35
Par soucis de clarification de vocabulaire, et pour éviter
toutes ambiguïtés, la plupart des utilisateurs (USER’S)
utilisent une terminologie qui est la suivante:
III.5.1.1 PROPRIETE/ATTRIBUT/RUBRIQUE/CHAMPS/
ZONE
Une propriété est le plus petit élément du système
d’information manipulé par l’ensemble, et qui a un sens en
lui-même (ce sont des données faisant partie de la vie
intrinsèque d’entités ou d’associations).
On distingue les propriétés élémentaires, de propriétés
calculées : elles peuvent se déduire d’une autre propriété
par le biais d’une règle de gestion (arithmétique ou logique).
III.5.1.2 CONCEPT D’ENTITE
Une entité est un objet abstrait ou concret de l’univers du
discours. Une entité peut être :
➢ Une personne (CLIENT)
➢ Un lieu (DEPOT, BUREAU, ATELIER, …)
➢ Un objet documentaire (LIVRE, OUVRAGE, DOSSIER, etc.)
Après avoir réalisé le dictionnaire de données, il faut
regrouper ces données par paquet homogène. Ces paquets
représentent les entités.
Une entité est caractérisée par :
- Un identifiant
- Une suite d’information liée à cet identifiant.
36
Représentation graphique d’une entité :
Remarque :
Dans la plupart des études de cas, l’entité « DATE » est
présente : c’est une entité Spatio-temporelle formée d’un
seul attribut
DATE
(calendrier) - date : JJ/MM/AA
De même, on peut créer une entité « HEURE »
III.5.1.3 IDENTIFIANT
➢ C’est une propriété particulière de l’entité;
représentation de l’une des occurrences de l’entité ou
de l’association.
➢ Chaque identifiant est unique (UNIQUE).
➢ Le meilleur moyen pour ne pas risquer d’avoir des
synonymes consiste à prendre des numéros de
références comme identifiant.
37
➢ Un identifiant peut être simple c.à.d. constitué d’une
seule propriété élémentaire (d’ordre 1) : NUM_ELEV.
➢ Un identifiant peut être constitué de plusieurs
propriétés élémentaires: d’ordre2, 3 ou 4 voire 5.
III.5.1.4 OCCURRENCES D’UNE ENTITE
(Trouve son origine dans le verbe « OCCURS »)
Une occurrence ou tuple est une réalisation particulière de
l’entité ou un exemplaire de l’entité. L’ensemble des
occurrences forme l’entité désignée.
En pratique, on dénombre les occurrences selon une
représentation tabulaire ou chaque ligne de la table décrite
forme une occurrence ou tuple.
De façon théorique, on peut assimiler la notion d’entité
conceptuelle à la notion de fichier physique.
Remarque :
Le but d’une analyse est de pouvoir à partir d’un
dictionnaire de donnée aboutir à une collection d’entité
sans redondance, et ayant des liens logiques entre elles tel
que quelque soit la donnée celle-ci sera accessible à
volonté.
III.5.1.5 ASSOCIATIONS
Une association est un lien sémantique entre plusieurs
entités indépendamment de tous traitements.
38
Une association est souvent nommée par un verbe qui
exprime le sens du lien entre les entités.
Les liens logiques existant entre deux entités sont
appelés Associations.
Par exemple, on peut considérer qu’il existe une
association Enseigne entre l’entité instituteur et élève
dans le cas de l’école.
39
La cardinalité maximale indique le nombre maximum de
fois ou chaque occurrence d’une entité peut être impliqué
dans les occurrences d’une association.
Les cardinalités maximale peuvent être 1 ou n :
- 1 si une occurrence d’entité est impliqué au plus une
fois dans l’association.
- n si une occurrence peut être impliquée plusieurs fois
dans l’association.
Les 4 couples de cardinalité sont :(0,1) ; (0,n) ou (1,1) ; (1,n)
Remarque :
Dans les études de cas, le n peut être fixé (ex : n=8 /9).
Donc la cardinalité représente la fréquence d’apparition
minimale et maximale d’une entité par rapport à une
association.
Exemple :
Un instituteur enseigne dans une classe et une seule.
Une classe comprend plusieurs élèves.
40
Notions de Contraintes d’Intégrité Fonctionnelle (CIF)
et d’associations en Merise :
Merise distingue deux types d’associations :
➢ Associations simples : ce sont des liens logiques
ayant pour cardinalités des cardinalités maximales.
41
III.5.1.8 ASSOCIATIONS PORTEUSES DE DONNEES
On peut y trouver des porteuses de données binaires,
ternaires, quaternaires, etc.
Association binaire :
42
Association ternaire:
Dimension de l’association est d’ordre 3
43
L’association « Est marié à » est définie sur une seule entité
mais concerne 2 occurrences de la même entité.
(On autorise plusieurs mariages pour la même personne).
Remarque fondamentale:
Ce genre d’associations réflexives se rencontrera souvent
dans le dossier « Gestion de la production ».
44
0 : indique que les personnes (Mari et Épouse) n’habitent
pas dans la même ville bien qu’étant mariés.
45
III.7 Difficultés pour modéliser les données
III.7.1 Présentation
Une agence immobilière constitue une BDD sur son parc
immobilier. Elle désire prendre en considération deux
activités :
➢ La 1ère concerne le suivi de la gestion des immeubles
➢ La 2eme concerne la gestion des hôtels qu’elle
possède.
46
Nous sommes en présence de 2 applications différentes
concernant cette agence immobilière.
Gestion des immeubles :
➢ Les employés gèrent des maisons
➢ Un client peut-être à la fois propriétaire de plusieurs
maisons et locataire de plusieurs maisons.
➢ Certain clients ne sont que propriétaires et d’autre que
locataires.
Remarque :
On distingue différents type de propriétaires : Individus,
Entreprise civile ou commerciale.
Cette propriété inscrite dans l’entité client, va poser le
problème suivant (cf. paragraphe suivant).
47
NUMCLI NOM REVENU TYPE
LOCATION PROPRIO
21 DUPONT 15 000.00
45 SADOP Entreprise
17 BOULON Entreprise
66 VALOU 8 000.00
48
III.7.3 Généralisation / Spécialisation
49
Nous sommes en présence
➢ D’une entité générique (CLIENT) qui possède des
propriétés communes au propriétaire et au locataire
« Num_cli » et « Nom_cli ».
➢ De deux entités spécifiques: « PROPRIETAIRE » et
« LOCATAIRE ».
THEOREMES:
➢ Le lien « est un » entre des entités spécifiques et une
entité générique correspond à une règle d’héritage.
➢ L’héritage est une transmission de propriétés d’un
type générique vers un type spécifique:
50
➢ Tout propriétaire hérite des propriétés d’un client.
➢ Tout locataire hérite des propriétés d’un client.
On aurait pu, tout en conservant la règle de validation
construire le MCD suivant :
51
locataire si et seulement si il y a une correspondance entre
les identifiants.
Agir avec méthode :
Lorsqu’une entité possède une propriété qui ne peut pas
prendre de valeurs pour certaines occurrences, appliquer
le mécanisme de spécialisation : mécanisme permettant
de créer à partir d’une entité générale, plusieurs entités
possédant des caractéristiques spécifiques.
Lorsque les mêmes informations sont présentes dans deux
entités différentes, appliquer le mécanisme de
généralisation : mécanisme permettant de factoriser des
propriétés communes à plusieurs entités à travers la
création d’une entité plus générale.
52
4. Élaboration du Modèle Logique de Données
Relationnel normalisé (3FN) ou Schéma des
Relations.
5. Implantation physique de la base (table, jeux
d’occurrences, choix des clés primaires: CP, des clés
étrangères: CE / éventuellement des clés
secondaires: CS) à l’aide d’un SGBD-R MS ACCESS,
PARADOXE, ORACLE, etc.
6. Interrogation de la base de données en Algèbre
Relationnelle (Mode QBE) et / ou en langage
d’interrogation de données (Mode SQL: langage de
requêtes)
7. Conclusion
53
III.8.3 Fiche conseil
Pour éviter toute confusion de vocabulaire, on adopte les
notions du modèle correspondant:
ENTITE TABLE
54
Dans sa représentation en extension, la relation
« Ouvrage » se représente ainsi :
Ouvrage ( N°Ouvrage ,Titre, Auteur, Qte_stock)
➢ Degré :
Correspond aux nombres d’attributs de la relation. La
relation « Ouvrage » est de degré 4.
➢ Cardinalité :
Elle représente le nombre de tuples ou d’occurrences
ou de lignes de la relation. La cardinalité de
« Ouvrage » est 5.
➢ Clé Primaire :
Elle peut être mono ou multi attribut. La CP sert à
identifier une occurrence parmi n. Dans le cas de
«ouvrage», la clé est mono-valuée ou d’ordre 1.
➢ Clé Étrangère : ou Clé Secondaire
55
Correspond à un attribut dans une relation, mais est
clé primaire dans une autre relation.
Ouvrage ( N°Ouvrage ,Titre, Auteur, Qte_stock, #N°Genre)
CS CP
Genre (N°Genre, Libelle_Genre)
➢ Relation Statique:
C’est une relation qui ne contient pas de clé étrangère (Ex:
«GENRE»)
➢ Relation Dynamique :
C’est une relation qui contient une ou plusieurs clés
étrangères.
➢ Vocabulaire Anglais :
- CP : Primary Key
- CE : Foreign Key
56
III.8.4 Domaine
Le domaine représente l’ensemble de valeurs admissible
d’un attribut. La prise en compte des concepts du modèle
relationnel doit se faire à partir d’un SGBD-R.
Pour construire une base de données cohérente, il est
nécessaire de respecter notamment les contraintes
structurelles imposées par le modèle de données.
On va étudier trois types de contraintes structurelles:
III.8.4.1 Contrainte d’intégrité de domaine
C’est une contrainte qui exprime qu’un attribut doit prendre
une valeur sur le domaine ou il a été défini.
Les différents domaines disponibles avec MS-ACCESS sont :
* TEXTE
* MEMO
* NUMERIQUE
* DATE/HEURE
* COMPTEUR
* BOOLEEN (Oui/Non)
* MONETIQUE
*LIAISON OLE : Il est possible d’incorporer des
objets; l’objet incorporé peut être un graphique, un
tableau, ou des multimédia; OLE veut dire
incorporation d’objets liés (Objet Linking and
Embedding).
III.8.4.2 Contrainte d’intégrité de relation
57
C’est une contrainte qui exprime qu’une clé primaire doit
être unique et non nulle.
III.8.4.3 Contrainte d’intégrité de référence ou
référentielle
C’est une contrainte qui exprime que la valeur d’un attribut
dans une relation doit exister dans une autre relation.
58
OUVRAGE (N°Ouvrage, Titre, Qte_Stock, #N°Genre)
COLLECTION (N°Collection, Type_Collection)
ACHAT (N°Ouvrage, N°Collection, Prix_Achat)
L’association porteuse de donnée, donne lieu donc à
l’écriture d’une relation qui aura pour clé la concaténation
des clés des entités qui participent à cette association.
➢ Règle N° 3 :
Association de cardinalité maximale n,n non porteuse de
données
59
III.8.1 Règles
1. Toute entité devient une relation ;
Inspecter (Num_Inspect, Nom_Inspect, Pre_Inspect)
2. Dans le cas d’une CIF l’entité ayant pour cardinalité
(1,1) récupère un attribut supplémentaire qui est la clé
de l’entité opposé. On parle d’une clé étrangère repéré
par un .
Eleve (Num_ele, Nom_ele, Pre_ele, #Num_instit)
3. Toute association devient une relation ayant pour
clé, la concaténation des clés des entités liées et
nécessaire à l’identification d’un enregistrement de
cette nouvelle entité.
Participe (Num_ele, Code_atel, Jour)
III.8.2 Modèle relationnel de l’école
Inspecteur (Num_inspect, Nom_inspect, Pre_inspect)
Ecole (Code_eco, Nom_eco, Adr_eco,#Num_inspect)
Instituteur (Num_instit, Nom_instit, Pre_instit, Classe,
dat_entr, #Code_eco)
Eleve (Num_ele, Nom_ele, Pre_ele, #Num_instit)
Atelier (Code_atel, Nom_atel)
Specialite (Code_spe, Libelle)
Participe (Num_ele, Code_atel, jour)
Inspecte (Num_instit, Code_spe, Date, Note)
60
III.9 Modèle physique de la base
61
➢ Table Inspecteur : Fichier des inspecteurs
O Num_inspect Numérique 5 0 N O
Nom_inspect Caractère 25
Pre_inspect Caractère 25
O Code_eco Caractère 5 N O
Nom_eco Caractère 25
Adr_eco Caractère 50
Num_inspect Numérique 5 0 O N
O Num_instit Numérique 5 0 N O
Nom_instit Caractère 25
Pre_instit Caractère 25
Classe Caractère 5
62
Date_entre Date 8
Syndique Booléen
Code_eco Caractère 5 O N
O Num_ele Numérique 5 0 N O
Nom_ele Caractère 25
Pre_ele Caractère 25
Num_instit Numérique 5 0 O N
O Code_atel Caractère 5 N O
Nom_atel Caractère 25
63
➢ Table Participe : Fichier des participations d’un
élève à un atelier
O Num_ele Numérique 5 0 O
O Code_atel Caractère 5 O
Jour Caractère 10
O Code_sp Caractère 5 N O
Libelle Caractère 30
O Num_instit Numérique 5 0 O
O Code_sp Caractère 5 O
O Date Caractère 8 O
64
CHAPITRE IV
Modèles de Traitements
65
IV.1 Modèle conceptuel des traitements (MCT)
IV.1.1 Introduction
Les traitements constituent la partie dynamique du système
d’information. Ils décrivent les actions à exécuter sur les
données afin d’obtenir les résultats attendus par
l’entreprise.
Les traitements ne sont en fait que la traduction en actions
des règles de gestion qui composent l’activité de
l’entreprise.
Vue d’ensemble de la finalité du MCT
66
- Exemple:
Considérons l’activité de gestion commerciale d’une
entreprise. Les processus suivants peuvent être identifiés:
– Gestion des commandes,
– Gestion des factures,
– Gestion de la comptabilité clients.
La représentation schématique de ces trois processus
est la suivante:
Prise en compte Commande Compte Client
d’une commande acceptée à jour (J-1)
VI.1.2.2 OPERATION
a. Concept d’opération :
Généralement, un processus comporte un nombre
important de traitements qu’il convient de regrouper en
ensembles plus élémentaires appelés opérations.
- Définition:
Une opération est constituée d’un ensemble d’actions qui
sont exécutables sans interruption.
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Une opération est déclenchée pour répondre à la
sollicitation d’un événement et produire un résultat.
- Exemple:
L’ouverture d’un dossier patient des l’arrivée de celui-ci dans
un centre de soins. Cette opération peut se caractériser par
les éléments suivants:
- Evénement déclencheur : arrivée d’un patient
- Opération : ouverture du dossier qui comprend les
traitements :
- rédaction d’une fiche d’identification
- rédaction d’une fiche d’actes à pratiquer
- Résultat : dossier ouvert
- Formalisme:
68
Arrivée d’un patient
69
Enfin il peut être intéressant de distinguer deux types
d'événement pour un processus :
➢ Événement externe:
C’est un événement qui se produit à l’extérieur des
opérations du processus et qui interviendra dans le
déclenchement d’une opération du processus
➢ Événement interne:
C’est un événement qui se produit à la fin d’une opération.
A ce niveau il est appelé RESULTAT de l’opération. Ce
résultat pourra être lui-même un événement déclencheur
d’une autre opération.
c. Concept de synchronisation d’événement
L’exécution d’une opération est toujours conditionnée par un
ou plusieurs événements.
La synchronisation d’une opération correspond à la condition
d’exécution de l’opération. Cette condition se représente
sous forme de conditions booléennes d’événements.
70
Exemple: représentons la condition d’exécution A ET (B OU
C)) d’une opération:
72
Une même opération ne peut pas comporter des traitements
de nature très différente.
Cette règle constitue un principe de découpage rationnel des
opérations.
73
c. Recommandations à prendre en compte
pour l’élaboration d’un M.C.T.
Établir un M.C.T. par processus quand le domaine d’activité
comprend un très grand nombre d’opérations.
Ne représenter aucun élément d’ordre organisationnel ou
physique.
Exemple de types d’erreurs souvent commises:
- Représentation de la notion de fichier ou support
(physique),
- Critère de découpage d’opérations de niveau
organisationnel.
Dans le cas de déclanchement d’une opération conditionnée
par un événement qui ne se produit pas (Ex : relance si
74
paiement non effectué dans les 15 jours), il suffira de faire
figurer dans le conditionnement de l’opération une condition
portant sur le dépassement du temps.
Exemple:
75
IV.2 Modèle organisationnel des traitements
(MOT)
76
➢ Les traitements relevant de l’informatique
départementale.
Le Modèle Organisationnel des Traitements (M.O.T) permet
de représenter l’ensemble des traitements en prenant en
compte l’organisation de l’entreprise. Celle-ci sera
matérialisée par les postes de travail.
Chaque poste de travail correspond à une unité d’action
élémentaire dotée de moyens d’exécution : moyens en
personnel et moyens de traitement automatique selon les
cas.
A chaque opération du niveau conceptuel correspondra une
ou plusieurs PHASES dans le M.O.T.
Une succession de phases appartenant à un même
processus s’appellera PROCEDURE.
Représentation schématique de l’élaboration du M.O.T
77
IV.2.2 Concepts, définitions et formalisme
IV.2.2.1 PROCEDURE
A chaque processus du M.C.T. correspondra une ou plusieurs
procédures produisant des résultats dans le M.O.T.
Une procédure, constituée d’un ensemble de traitements,
est déclenchée par un ou plusieurs événements externes.
Elle correspond à l’exécution par l’entreprise d’un ensemble
de règles de gestion produisant un ou plusieurs résultats.
Exemple:
– Procédure de recrutement ;
– Procédure de traitement des commandes.
Une procédure appartient à un seul processus du M.C.T.
IV.2.2.2 PHASE
Sous ensemble de la procédure, la phase est une suite non
interrompue de traitements, de même périodicité, exécutés
par un poste de travail.
Exemple: Pour la procédure RECRUTEMENT nous pouvons
avoir les phases :
➢ PHASE 1: enregistrement de la demande d’embauche,
➢ PHASE 2: Contrôle du dossier de candidature,
➢ PHASE 3: édition de l’acte de recrutement.
78
Formalisme :
79
– un contrôle du dossier au plan professionnel est
effectué par le responsable du poste à pouvoir (service
technique),
– un contrôle administratif est effectué par le service
administratif.
Une nouvelle représentation du M.O.T. est donnée à la
figure 5.2.
80
VI.2.2.3 TACHE
Une tache, représente un ensemble de traitements
élémentaires exécutes à l’intérieur d’une phase. Une phase
peut comprendre une ou plusieurs taches selon le cas.
Exemple:
Soit la phase du M.O.T. suivante :
81
Cette phase contient les taches suivantes:
➢ Tache 1 : contrôle d’existence du dossier patient,
➢ Tache 2 : création d’un dossier (si nouveau patient),
➢ Tache 3 : mise à jour des actes à pratiquer.
Le niveau de détail de description d’une phase dépend de
l’étape de conception; en général, la démarche suivante est
appliquée:
82
ETUDE PREALABLE ETUDE DETAILLEE
IV.3.1 Introduction
Le but du Modèle oPérationnel des Traitements (M.P.T.) est
de décrire l’architecture des logiciels qui devront être
réalisés à partir du Modèle Organisationnel des traitements.
Le M.O.T. a permis de décrire :
➢ Les phases « temps réel » avec la description:
– Des écrans de leur enchaînement,
– Des traitements associés à chaque écran,
– Des états papiers éventuels,
83
➢ Les phases « temps différé » avec la description :
– Des états,
– Des traitements regroupés en tache.
Le M.P.T. devra permettre de décrire l’architecture des
unités de traitement correspondant aux phases décrites
dans le M.O.T. Ces unités de traitement seront selon le cas:
➢ Des transactions (pour les phases « temps réel »
➢ Des programmes « batch » (pour les phases « temps
différé »)
L’étude du M.P.T. sera traitée pour ces deux cas.
84
Règle 3:
➢ Établir des recommandations ergonomiques pour
l’affichage écran et la saisie des données.
➢ Définir des normes d’affichage et de saisie.
Exemple: Normaliser l’utilisation des touches de fonction.
Règle 4:
➢ Standardiser la description des traitements en
distinguant 4 types de traitement :
– Les contrôles (avec ou sans saisie de données) ;
– Les mises à jour des données stockées ;
– Les calculs ;
– Les éditions.
Autres règles ou recommandations :
➢ Prévoir la réalisation de modules de service accessibles
par toutes les transactions.
85
Exemple :
– Module de contrôle de date,
– Module de contrôle spécifique,
– Module de transformation de code.
➢ Penser à bien gérer la confidentialité d’accès aux
informations: gestion des droits par utilisateur, par
information, par type de traitement, etc.
➢ Penser à la mise en œuvre de procédure de sécurité:
journalisation des mouvements de mise à jour en vue
d’une reprise ultérieure (suite à un incident).
➢ Gérer l’enchaînement des transactions.
86
Conclusion
87
Bibliographie – Webographie
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Nadia AFIFI’s Biography
Nadia AFIFI is currently a Professor
in the Computer Engineering
Department of the Higher School of
Technology (ESTC), Hassan II
University of Casablanca - Morocco
(UH2C).
She is IEEE Senior Member; part of
“Software Engineering, Business
Intelligence an and Security” (SEBIS)
research team of “Networks, Computer, Telecom &
Multimedia” (RITM) Laboratory (ESTC).
She received a PhD in Computer Engineering from UH2C;
and HDR (Habilitation to Direct Research) in IT. She had
received an Electrical Engineering, Computer Systems
degree from the Mohammadia School of Engineers (EMI),
Mohammed V University – Rabat. Prior to her academic
career, she had worked as a software engineer in the
Finance Ministry (Rabat).
Pr Nadia’s teaching and research interests include,
Information Systems Modeling (UML, MDA, etc.),
Information Systems Security, Software Architecture ,Human
Machine Interface, Dependability, Business Intelligence;
Cloud Computing Security, Big Data, IoT and Artificial
Intelligence.
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