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Gestion de La Cité

La problématique fiscale en République Démocratique du Congo souligne la nécessité d'une transparence accrue dans la gestion des impôts, alors que la mondialisation complique la détermination du domicile fiscal et entraîne des cas de double imposition. Les conventions fiscales internationales émergent comme une solution pour résoudre ces problèmes et favoriser la coopération entre États, tout en préservant leur souveraineté. Cependant, la RDC reste en retard dans la conclusion de telles conventions, n'en ayant signé que quatre jusqu'à présent.

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La problématique fiscale en République Démocratique du Congo souligne la nécessité d'une transparence accrue dans la gestion des impôts, alors que la mondialisation complique la détermination du domicile fiscal et entraîne des cas de double imposition. Les conventions fiscales internationales émergent comme une solution pour résoudre ces problèmes et favoriser la coopération entre États, tout en préservant leur souveraineté. Cependant, la RDC reste en retard dans la conclusion de telles conventions, n'en ayant signé que quatre jusqu'à présent.

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PROBLEMATIQUE

Par définition, la problématique est la question principale autour de laquelle doit


tourner tout le travail, elle désigne aussi les problèmes que suscite une science ou un sujet
d'étude dans une idéologie donnée, c'est aussi l’art de poser clairement les problèmes et de
les résoudre.1

Les Etats en général et la R.D. Congo en particulier, pour faire face aux obligations qui
sont les leurs, ont besoin des moyens pour réaliser leurs politiques. Et ces moyens sont
mobilisés principalement à l'aide d'un outil appelé « la fiscalité ». Cette dernière a d'abord
existée sous une forme opaque où les assujettis n'avaient aucun avis à émettre quant aux
méthodes utilisées. Depuis un certain temps jusqu'à nos jours, avec l'évolution de la notion
de gestion de la cité, les peuples réclament de plus en plus une certaine transparence dans
la gestion par leurs dirigeants des prérogatives régaliennes notamment le prélèvement des
impôts.2

Le droit fiscal est apparu pendant longtemps - et continue dans une certaine mesure
d'apparaître de nos jours - comme la chasse gardée des Etats, le domaine d'expression par
excellence de leur souveraineté. En effet, le principe souvent admis est que « les législateurs
sont souverains pour déterminer les sujets et l'assiette des impôts qu'ils établissent »3.
L'impôt constituant l'instrument de réalisation d'une justice dont les principes sont établis
par le Parlement, la doctrine a pu conclure que la souveraineté fiscale va de pair avec la
souveraineté tout court, cette dernière étant entendue comme « la capacité effective,
financière de l'Etat-Nation à déterminer de façon autonome les lignes de sa politique »4

L’impôt est, avec la monnaie et la sécurité, l’un des grands attributs de l’État. La
première fonction de l’impôt est de couvrir les dépenses publiques, mais avec
l’élargissement des missions l’État, d’autres fonctions lui ont également été confiées et les
débats à son sujet ont ainsi suivi ceux sur l’État-providence. Pendant longtemps, ses
dimensions internationales ont été négligées. Il faudra attendre le tournant des années 1980
1
P. RONGERE, Méthodes des sciences sociales, Ed. Dalloz, Paris, 1971, p.20.
2
https://www.memoireonline.com/03/20/11655/Efficacite-et-efficience-du-contentieux-fiscal-en-RD-
Congo.html
3
D. GUTMANN, « Le juge fiscale et la loi étrangère », In Regards critiques et perspectives sur le droit et la
fiscalité, Tome 8, LGDJ, 2005, p.192.
4
Ibidem.
et la crise de l’État-Providence pour que l’on commence à prendre conscience des
problèmes que pouvaient entraîner sur la croissance et le financement des dépenses
publiques une fiscalité trop forte et des taux marginaux d’imposition trop élevés. La
mondialisation viendra élargir davantage encore le débat, en modifiant les relations entre les
systèmes fiscaux mais également en encourageant les gouvernements à réévaluer la fiscalité
à la lumière d’un nouveau critère : la concurrence.5

Si le droit fiscal est l'ensemble des règles de droit en vertu desquelles un Etat prélève
des impôts, c’est-à-dire impose des contributions quine sont pas la rémunération d'une
prestation déterminée, le droit fiscal international présente un rapport renforcé avec le
concept de souveraineté nationale s'exerçant sur un territoire.

La mondialisation de l’économie est l’une des caractéristiques essentielles de notre


époque. Les frontières géographiques deviennent inexistantes devant les flux des capitaux,
des marchandises, des personnes et des technologies. L’économie se mondialise de plus en
plus mais le pouvoir fiscal reste souverain. Les personnes physiques ou les entreprises
installées à l’étranger se trouvaient soumises à deux régimes fiscaux. D’où la naissance de
plusieurs difficultés surtout au niveau de la fiscalité internationale. Cela entrave le
développement des relations économiques internationales. Les Etats étaient donc obligés
de rechercher des solutions6

En effet, l'internationalisation des échanges et l'interdépendance croissante des


économies mondiales est un moteur de rapprochement des individus qui sont à la recherche
d'accessibilité et d'opportunités économiques. Ainsi les personnes tant physiques que
morales étendent leurs activités au-delà des frontières de leur pays d'origine.

Cette situation a pour effet de créer une situation délicate pour la personne morale
car le domicile fiscale se voit être difficile à déterminer avec précision mettant par la même
occasion le principe de territorialité de l'impôt en péril. La même personne pourrait se voir
imposer le même revenu sur plusieurs territoire, on assisterait donc à ce qu'on appelle « une
double imposition ».
5
C. DEBLOCK MICHEL RIOUX, « Le triangle impossible ou les limites de la coopération fiscale internationale », in
Cahier de recherche - CEIM, Montréal, 2008.
6
K. SAIOUD et A. SAIOU, Les conventions fiscales internationales comme moyen de résolution des problèmes de
la fiscalité internationale, Algérie, 2019, p.2.
Il est nécessaire de préciser que le domicile fiscale détermine le lieu d'imposition du
contribuable qui permet de connaître son régime d'imposition et ne doit pas être confondu
avec le domicile civil et la résidence civile qui sont deux notions voisines de droit civil. 7

Les questions qui seront donc au centre de notre étude sont :

 J
 J
 J

Telles sont les questions qui feront l’objet de notre étude tout au long de notre
travail.

HYPOTHESES
Plusieurs définitions ont été proposées autour du concept hypothèses. Cependant
nous retenons spécifiquement celle du professeur MULUMBATI. Selon lui l’hypothèse est la
grande interrogation que le chercheur se pose et à laquelle il s'engage de répondre par un
certain nombre d’investigation.8

En vue de résoudre ces problèmes de fiscalité internationale, la coopération entre les


Etats a abouti à l’élaboration de normes internationales permettant de limiter l’impact de
ces distorsions fiscales sur les échanges, afin de favoriser une croissance économique
durable. Des conventions fiscales conclues entre les Etats ont ainsi vu le jour. Ces dernières
constituent un cadre privilégié destiné à résoudre les problèmes des doubles impositions et
à promouvoir les investissements et les transferts de technologies, en favorisent la mise en
place d’un climat de confiance chez les investisseurs. Elles constituent, en outre, un moyen
efficace de lutte contre la fraude et l’évasion fiscales internationales.9

La conclusion de conventions fiscales est non pas une renonciation à la souveraineté


mais précisément un attribut de cette dernière. Les Etats souverains consentent à conclure
des traités internationaux et fustiger les rapports de force qui seraient une « épée de

7
F. RAVAZ, La taxation des étrangers non-résident en France, Thèse de Doctorat, Université de Toulon, 2016,
p.10.
8
N. MULUMBATI, Manuel de sociologie générale, Kinshasa, Ed. Africa, 2001, p.37.
9
S. NAJI, Les conventions fiscales internationales : Quel intérêt pour les pays en voie de développement ?, p.2.
Damoclès » contraignant les Etats s'inscrit dans l'ordre de la « psychose » et de la
victimisation abusive des pays du Sud10.

Les droits domestiques prévoient très souvent des dispositifs qui permettent de
neutraliser les doubles impositions mais les conventions fiscales internationales vont plus
loin dans la mesure où elles organisent, entre autres, les compétences fiscales des deux Etats
en cause, généralement appelées Etat de résidence et Etat de source11.

La RDC traine encore le pas, à l'instar de certains pays tels que la France. La RDC n'a
conclu que 4 conventions fiscale bilatérales.

10
https://www.memoireonline.com/12/10/4185/m_l-interpretation-des-conventions-fiscales0.html
11
A.TRINIDADE MARINHO, La subsidiarité des conventions fiscales, Thèse de doctorat, Université Panthéon
Sorbonne - Paris I, 2015, p.12.

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