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Dissertations Rabelais

La dissertation explore le rôle du rire dans 'Gargantua' de Rabelais, en soulignant qu'il sert à la fois à divertir et à instruire par la satire des connaissances. Elle démontre comment le comique, à travers des personnages ridicules et des jeux de mots, critique les faux savoirs tout en promouvant des valeurs humanistes. Enfin, le rire est présenté comme un vecteur de sagesse, incitant les lecteurs à réfléchir et à acquérir une connaissance critique.

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Dissertations Rabelais

La dissertation explore le rôle du rire dans 'Gargantua' de Rabelais, en soulignant qu'il sert à la fois à divertir et à instruire par la satire des connaissances. Elle démontre comment le comique, à travers des personnages ridicules et des jeux de mots, critique les faux savoirs tout en promouvant des valeurs humanistes. Enfin, le rire est présenté comme un vecteur de sagesse, incitant les lecteurs à réfléchir et à acquérir une connaissance critique.

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Dissertation Bac Blanc Rabelais

Intro (4 étapes) : amorce sur la naissance du roman


Présentation de l’œuvre et du mouvement
Reformulation du sujet : ...sujet plaisant... Autrement dit, Gargantua a-t-il pour unique but de
divertir ses lecteurs, en utilisant les divers ressorts du rire ?
Annonce du plan

I/ Certes, Gargantua a pour but de divertir, car « le rire est le propre de l’homme »
A/ En nous présentant un récit fantaisiste
1/ car les héros sont des géants, qui ont de multiples aventures (voir structure du roman) et
plutôt attachants, comme le jeune Gargantua que l’on voit évoluer avec intérêt (récit
d’initiation).
2/ Mis en opposition avec des personnages humains ridicules (sophistes, Picrochole ; moines
paresseux et ignares)
3/ Un récit épique avec des scènes de combats divertissantes, et notamment Frère Jean

B/Grâce à divers types de comiques


1/Comique gigantal
2/Comique bas
3/ Jeux de mots
4/ Énumérations fantaisistes

C/ Mais aussi la satire


1/ De l’éducation sophiste
2/ De l’utilisation de la religion
3/ De la politique du mauvais souverain

II/ Mais cette satire est au service des savoirs : donc le rire a aussi un but didactique
A/ Sur quels savoirs ?
1/ Le savoir médical chap 6
2/ Le raisonnement mathématique ou scientifique chap 13
3/ Le savoir dans les textes littéraires et religieux : références nombreuses aux auteurs
antiques (cf prologue) et à la Bible chap sur l’éducation

B/ Un rire porté par des personnages, car ils incarnent des valeurs :
1/ Gargantua, lui-même : bon vivant, placé dans des situations burlesques, il évolue et montre,
au chap 50, magnanimité et pacifisme
2/ Frère Jean : malgré son côté violent et licencieux et les situations ridicules dans lesquelles
il se trouve, ce moine porte des valeurs humaines : la générosité et la bravoure. C’est
d’ailleurs lui qui dirige l’abbaye de Thélème.

C/ Ainsi, le rire prend valeur de leçon cachée dans des passages comiques
1/ Réflexion sur Dieu, mélangé à des réf. Mythologiques chap 6 et à l’utilisation faite de la
Bible chap 38.
2/ Utilisation abusive du latin (le rire pour se moquer des faux savoirs au chap 14), pour
montrer son importance dans la connaissance des textes anciens.
3/ Le comique de mots pour promouvoir le savoir : jeux sur les mots comme « service de
vin/service divin » qui joue sur la paronymie ; ou les sonorités ; ou encore jeu sur les noms de
ses personnages, comme Ponocrates ou Picrochole (clin d’œil au lecteur cultivé) ;
énumérations vertigineuses qui montrent son inventivité.
4/ Même le comique bas montre l’importance du savoir sur l’anatomie.
III/ Le rire, vecteur de sagesse

A/ Car il nous invite à porter un regard nouveau sur la société et à comprendre que la
connaissance amène à la sagesse :
1/ En prônant des valeurs humanistes, comme nous l’avons vu, notamment le pacifisme, la
tolérance, la magnanimité et l’entraide : G. rappelle au chapitre 50 l’importance de connaître
l’histoire passée et d’avoir des modèles.
Il propose ainsi une éducation nouvelle « mens sana in corpore sano » où l’exercice physique
a une belle place, mais aussi le jeu, ce, pour apporter un équilibre physique et mental ; et
également une lecture réfléchie des textes religieux.
2/ En évoquant un idéal d’harmonie et de liberté : utopie de l’abbaye de Thélème au chap
57
Cette utopie peut rappeler l’Eldorado au chap.18 de Candide, de Voltaire, où l’harmonie et la
tolérance règnent, des valeurs défendues au siècle des Lumières. Dans cette œuvre, Voltaire
utilise aussi son personnage éponyme pour les défendre, mais avec davantage d’ironie. Pour
les philosophes des Lumières, les connaissances amènent au bonheur.
B/ Rabelais veut surtout éveiller notre sens critique :
1/ L’homme doit penser par lui-même et aller au-delà des apparences, ainsi qu’on peut le
voir dans le prologue sur Socrate et les silènes : l’extérieur ne fait pas le tout. Il doit donc
chercher « la substantifique moelle » et en tirer des déductions réfléchies :
a/ Sur l’importance de la médecine lors d’une naissance par ex (chap 6), ou les maladies
vénériennes au chap 38.
b/ Sur les vices humains : paresse ou stupidité des moines dans des passages héroï-
comiques ; stupidité et vanité des sophistes qui se croient supérieurs ; dans Candide de
Voltaire, le personnage éponyme est « fessé » au chapitre 6 : l’auteur nous fait rire pour
mieux dénoncer l’inquisition et le fanatisme. Dans le chapitre 13 de Gargantua, la merde ne
serait-elle pas une métaphore du mal dont il faut se débarrasser ?
2/ Donc cette critique du savoir n’est qu’une façon déguisée pour nous inciter à nous faire
notre propre opinion et choisir entre plusieurs interprétations. Ainsi met-il en application la
liberté qu’il prône en la laissant au lecteur, de même que pour l’énigme du chapitre 58.
3/ Finalement, il nous apprend à rire avec sagesse : « Le rire est le propre de l’homme »,
contrairement à ce que prétendent les théologiens, dont se moque Baudelaire dans L’Essence
du rire.

CCL (synthèse)

(Ouverture) : Si Rabelais a utilisé le rire pour nous instruire, nous pouvons nous demander
si le rire est toujours adapté pour critiquer. Autrement dit, peut-on rire de tout ?
OU Le rire est-il le seul moyen qui permette de critiquer ?

***
Dissertation 1 sur Gargantua

Intro (4 étapes)

I/ Le rire au service de la satire des connaissances


A/Les domaines visés
1/Le savoir religieux
- du moins le discours théologique de son époque et les superstitions religieuses, comme au
chap38, où les pèlerins se réfèrent à la Bible pour tout interpréter : le comique gigantal, ici,
comme souvent, est associé au comique de situation (les pèlerins dans la bouche de G.) pour
dénoncer la sottise des pèlerins et leur propension à se servir de la Bible pour tout justifier. De
plus, ici, l’onomastique comme pour Lasdaller, pour critiquer la paresse des pèlerins.
- le manque de foi (chap 40), la lâcheté ou l’hypocrisie des moines (chapitres 27 ou 42) : ils
en font trop, ou font semblant de prier pour s’adonner à la paresse : souvent, Rabelais joue
avec les mots, sur la paronymie par exemple, pour se moquer de la tendance à boire des
moines plutôt qu’à prier Dieu : « service de vin/service divin ».
Cf aussi chap 12
2/ L’absence de réflexion des politiques qui préfèrent faire la guerre, plutôt que de réfléchir à
comment l’éviter (chap 28 et 33) : la parodie du récit épique comme au chap 6 ou les scènes
de combats de Frère Jean prenant des dimensions hyperboliques (héroï-comiques) pour
montrer la violence de la guerre font sourire le lecteur.
3/ L’éducation des sophistes chap 14 et 21 : le rire des personnages est lui-même utilisé.

Ainsi Rabelais suscite notre rire pour renforcer la satire en utilisant de nombreux
types de comique (de mots, gigantal, de situation, parodie...), comme nous venons de le
voir, mais il utilise aussi des personnages ridicules.

B/ Un comique porté par des personnages ridicules, avec un jeu sur l’onomastique :
1/ Janotus de Bragmardo (dont le nom lui-même signifie idiot) : permet de critiquer la
stupidité des sophistes (discours vide de sens au chapitre 19).
2/ Thubal Holoferne (Thubal signifiant « confusion » en hébreu, et Holoferne étant le nom
d’un persécuteur juif) est montré au chap 14 comme un savant inutile et ridicule.
3/ Picrochole (« à la bile amère ») est le mauvais souverain par excellence (il représente
Charles Quint) : ridiculisé pour sa violence, sa naïveté, et au chapitre 50, pour sa lâcheté.

Ainsi nous avons vu que le rire servait à dénoncer de faux savoirs et de faux savants,
mais il sert aussi à célébrer le savoir dans de nombreux domaines.

II/ Le rire au service du savoir


A/ Sur quels savoirs ?
1/ Le savoir médical chap 6 //comique gigantal
2/ Le raisonnement mathématique ou scientifique chap 13 // comique bas : apprendre par
l’expérience et l’observation, idée reprise plus sérieusement dans le chapitre 23 sur
l’éducation.
3/ Le savoir provenant des textes littéraires et religieux : références nombreuses aux auteurs
antiques (cf prologue) et à la Bible (chapitre 6).

B/ Un rire porté par des personnages, car ils incarnent des valeurs :
1/ Gargantua, lui-même : bon vivant comme ses parents, placé dans des situations burlesques,
il évolue et montre, au chap 50, magnanimité et pacifisme, s’opposant ainsi au colérique,
lâche et naïf Picrochole.
2/ Frère Jean : malgré son côté violent et licencieux et les situations ridicules dans lesquelles
il se trouve, ce moine porte des valeurs humaines, par opposition aux autres : la générosité et
la bravoure. C’est d’ailleurs lui qui dirige l’abbaye de Thélème.

C/ Ainsi, le rire prend valeur de leçon cachée dans des passages comiques :
1/ Réflexion sur Dieu, mélangé à des réf. mythologiques chap 6 et à l’utilisation faite de la
Bible chap 38.
2/ Utilisation abusive du latin et sans beaucoup de sens, par ex au chapitre 19 (La harangue de
Janotus de B.), pour montrer son importance et la connaissance des textes anciens.
3/ Un rire créatif, montrant l’importance de l’imagination : énumérations vertigineuses par
exemple dans l’énumération des jeux de Gargantua.
Le comique de mots pour promouvoir le savoir : jeux sur les mots comme « service de
vin/service divin » qui joue sur la paronymie ; ou néologismes, ou sur les sonorités ; ou
encore jeu sur les noms de ses personnages, comme Ponocrates ou Picrochole (clin d’œil au
lecteur cultivé)

Ainsi le rire célèbre le savoir et délivre des leçons. C’est pourquoi...

III/ Le rire est vecteur de sagesse

A/Car il nous invite à porter un regard nouveau sur la société et à comprendre que la
connaissance amène à la sagesse :
1/ En prônant des valeurs humanistes, comme nous l’avons vu, notamment le pacifisme, la
tolérance, la magnanimité et l’entraide : G. rappelle au chapitre 50 l’importance de connaître
l’histoire passée et d’avoir des modèles.
Il propose ainsi une éducation nouvelle « mens sana in corpore sano » où l’exercice physique
a une belle place, mais aussi le jeu, ce, pour apporter un équilibre physique et mental ; et
également une lecture réfléchie des textes religieux.
2/ En évoquant un idéal d’harmonie et de liberté : utopie de l’abbaye de Thélème au chap
57
Cette utopie peut rappeler l’Eldorado au chap.18 de Candide, de Voltaire, où l’harmonie et la
tolérance règnent, des valeurs défendues au siècle des Lumières. Dans cette œuvre, Voltaire
utilise aussi son personnage éponyme pour les défendre, mais avec davantage d’ironie. Pour
les philosophes des Lumières, les connaissances amènent au bonheur.

B/ Rabelais veut surtout éveiller notre sens critique :


1/ L’homme doit penser par lui-même et aller au-delà des apparences, ainsi qu’on peut le
voir dans le prologue sur Socrate et les silènes : l’extérieur ne fait pas le tout. Il doit donc
chercher « la substantifique moelle » et en tirer des déductions réfléchies :
a/ sur l’importance de la médecine lors d’une naissance par ex (chap 6), ou les maladies
vénériennes au chap 38.
b/ Sur les vices humains : paresse ou stupidité des moines dans des passages héroï-
comiques ; stupidité et vanité des sophistes qui se croient supérieurs ; dans Candide de
Voltaire, le personnage éponyme est « fessé » au chapitre 6 : l’auteur nous fait rire pour
mieux dénoncer l’inquisition et le fanatisme. Dans le chapitre 13 de Gargantua, la merde ne
serait-elle pas une métaphore du mal dont il faut se débarrasser ?
2/ Donc cette critique du savoir n’est qu’une façon déguisée pour nous inciter à nous faire
notre propre opinion et choisir entre plusieurs interprétations. Ainsi met-il en application la
liberté qu’il prône en la laissant au lecteur, de même que pour l’énigme du chapitre 58.
3/ Finalement, il nous apprend à rire avec sagesse : « Le rire est le propre de l’homme »,
contrairement à ce que prétendent les théologiens, dont se moque Baudelaire dans L’Essence
du rire.

CCL (synthèse) : Le rire permet donc d’abord de mettre à bas les règles absurdes et les
faux savoirs. Mais il promeut aussi l’importance du savoir dans plusieurs domaines et nous
invite alors à réfléchir par nous-mêmes et à acquérir plus de sagesse : c’est un rire à l’intersec-
tion de l’âme et du corps, et qui manifeste les qualités humanistes : élévation de l’âme, soif de
savoir, sociabilité, enthousiasme créatif. C’est un rire civilisateur et philosophique.
(Ouverture) : Si Rabelais a utilisé le rire pour nous instruire, nous pouvons nous demander
si le rire est toujours adapté pour critiquer. Autrement dit, peut-on rire de tout ?
OU Le rire est-il le seul moyen qui permette de critiquer ?

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