Algèbre Linéaire
Algèbre Linéaire
Algèbre linéaire
Cours S2 SEG
Amine Marah
Plan
1 Espace vectoriel
2 Calcul Matriciel
3 Déterminants
Espace vectoriel
Définition
On dit qu’un ensemble non vide E est un espace vectoriel réel ou
un R-espace vectoriel s’il est muni :
• d’une loi interne +, c’est à dire, si u, v ∈ E , alors u + v ∈ E ,
• d’une loi externe ., c’est à dire, si λ ∈ R et u ∈ E , alors λ.u ∈ E ,
et qui vérifie de plus les huit propriétés suivantes :
1) commutativité : u + v = v + u, pour tous u, v ∈ E ,
2) associativité : u + (v + w ) = (u + v ) + w , pour tous u, v , w ∈ E ,
3) il existe un élément neutre noté 0E (vecteur nul) tel que
u + 0E = u pour tout u ∈ E ,
Espace vectoriel
Espace vectoriel
Définition
Soit E un R-espace vectoriel. Une partie F de E est appelée un
sous espace vectoriel (s.e.v) si :
1) 0E ∈ F ,
2) u + v ∈ F , pour tous u, v ∈ F ,
1) λu ∈ F , pour tout λ ∈ R et pour tout u ∈ F ,
Soit u un vecteur non nul d’un R-espace vectoriel E . {u} n’est pas
un sous espace vectoriel de E car il ne contient pas λu, λ ∈ R,
d’autre part l’espace F = {λu, λ ∈ R} est un sous espace vectoriel
de E . On dit alors que le sous espace vectoriel F engendre E .
Proposition
Soit {v1 , v2 , ..., vn } un ensemble fini d’un R-espace vectoriel E .
L’ensemble des combinaison linéaires des vecteurs {v1 , v2 , ..., vn }
est un sous espace vectoriel de E noté vect(v1 , v2 , ..., vn )
contenant les vecteurs v1 , v2 , ..., vn . Autrement dit,
u ∈ vect(v1 , v2 , ..., vn ) ⇐⇒ il existe λ1 , λ2 , .., λn ∈ R tels que
u = λ1 v1 + λ2 v2 + ... + λn vn .
Remarque
En général, la réunion de deux sous espaces vectoriels n’est pas un
sous espace vectoriel.
Exemples :
1) Si U est une famille à un élément et que cet élément est non
nul, alors U est libre. Par exemple, (1, 0) 6= (0, 0), donc pour tout
λ ∈ R, λ(1, 0) = (0, 0) donne que λ = 0.
2) Soient u = (1, 1, 1), v = (1, 2, 0) et w = (1, 1, 0) des éléments
de R3 . (u, v , w ) est une famille libre. En effet, soit (u, v , w ) ∈ R3
tel que au + bv + cw = 0, alors
a + b + c = 0 b + c = 0
a + 2b + c = 0 ⇐⇒ 2b + c = 0 ⇐⇒ a = b = c = 0.
a = 0 a = 0
Exemples :
1) Soit E = R2 et soient v1 = (1, 0) et v2 = (0, 1). La famille
{v1 , v2 } est génératrice de R2 car tout vecteur (x , y ) de R2 s’écrit
comme (x , y ) = x (1, 0) + y (0, 1).
2) Soit E = R3 . Les vecteurs v1 = (1, 0, 0), v2 = (0, 1, 0) et
v3 = (0, 0, 1) constitue un famille génératrice de R3 car tout
vecteur (x , y , z) de R3 se décompose comme
(x , y , z) = xv1 + yv2 + zv3 .
Proposition
Une famille {v1 , v2 , ..., vn } est une base d’un R-espace vectoriel E
si et seulement si tout vecteur v ∈ E s’exprime de manière unique
comme combinaison linéaire de {v1 , v2 , ..., vn }. Autrement dit, il
existe des scalaires λ1 , λ2 , ..., λn ∈ R tels que
v = λ1 v1 + λ2 v2 + ... + λp vn . On appelle (λ1 , λ2 , ..., λn )
coordonnées du vecteur v dans la base (λ1 , λ2 , ..., λn ).
Amine Marah Algèbre linéaire Cours S2 SEG 16 / 89
Espace vectoriel
Sous espace vectoriel
Base et dimension d’un epace vectoriel
Dimension d’un espace vectoriel
Application linéaire
Calcul Matriciel
Déterminants
Exemples :
1) Soit E = R2 et Soient e1 = (1, 0) et e2 = (0, 1). Alors la famille
{e1 , e2 } est une base de R2 , appelée base canonique de R2 .
2) Soit E = R3 . Les vecteurs e1 = (1, 0, 0), e2 = (0, 1, 0) et
e3 = (0, 0, 1) constitue une base de R3 , appelée base canonique de
R3 .
Définition
Un R-espace vectoriel E admettant une base ayant un nombre fini
d’éléments est dit de dimension finie.
Définition
La dimension d’un espace vectoriel de dimension finie E , notée dim
E , est par définition le nombre d’éléments d’une base de E .
Proposition
Toutes les bases d’un espace vectoriel E de dimension finie ont le
même nombre d’éléments.
Exemples :
1) La base canonique de R2 est {(1, 0), (0, 1)}. La dimension de
R2 est donc 2.
2) La base canonique de R3 est {(1, 0, 0), (0, 1, 0), (0, 0, 1)}. La
dimension de R3 est donc 3.
Proposition
Soient E un espace vectoriel de dimension n et V = {v1 , v2 , ..., vn }
une famille de n vecteurs de E . Alors,
V est une base de E ⇐⇒ V est une famille libre de E ⇐⇒ V est
une famille génératrice de E .
Exemple :
1) Reprenons l’exemple de vecteurs u = (1, 1, 1), v = (1, 2, 0) et
w = (1, 1, 0) de R3 . On sait que la famille (u, v , w ) est une famille
libre, et comme la dimension de R3 est égale 3, alors la famille
(u, v , w ) est une base de R3 .
Proposition
Soit E un espace vectoriel de dimension finie. Alors
1) Tout sous-espace vectoriel F de E est de dimension finie,
2) dim F ≤ dim E ,
3) F = E ⇐⇒ dim F = dim E .
Application linéaire
Définition
Soient E et F deux R-espaces vectoriels. Une application f de E
dans F est dite linéaire si elle satisfait les conditions suivantes :
1) f (u + v ) = f (u) + f (v ), pour tous u, v ∈ E ,
2) f (λu) = λf (u), pour tout λ ∈ R et pour tout u ∈ E .
On note L(E , F ) l’ensemble des applications de E dans F.
Application linéaire
f : R3 → R2
(x , y , z) 7→ (−2x , y + 3z)
Application linéaire
Proposition
Soient E et F deux R-espaces vectoriels. Si f est une application
linéaire de E dans F , alors :
1) f (0E ) = 0F ,
2) f (−u) = −f (u), pour tout u ∈ E .
Application linéaire
Proposition
Soit E et F deux R−espaces vectoriels. Si f : E → F est une
application linéaire. Si A est un sous espace vectoriel de E , alors
f (A) est un sous espace vectoriel de F , en particulier, Imf est un
sous espace vectoriel de F .
Application linéaire
Proposition
Soient E et F deux R-espaces. Si f : E → F est une application
linéaire. le noyau de f est un sous espace vectoriel de E .
Application linéaire
Reprenons l’exemple de l’application linéaire f définie par
f : R3 → R2
(x , y , z) 7→ (−2x , y + 3z)
• Déterminons le noyau de f .
(x , y , z) ∈ Ker (f ) ⇐⇒ f (x , y , z) = (0, 0)
Application linéaire
(x 0 , y 0 ) ∈ Imf ⇐⇒ f (x , y , z) = (x 0 , y 0 )
⇐⇒ (−2x , y + 3z) = (x 0 , y 0 )
− 2x = x 0
(
⇐⇒
y + 3z = y 0
0
Prenons par exemple x = −x 0
2 , y = y et z = 0. Donc pour tous
0
x 0 , y 0 ∈ R on f ( −x 0 0 0 2
2 , y , 0) = (x , y ). Ainsi Imf = R .
Matrices
Définition
Une matrice est un tableaux rectangulaire d’éléments de R. Elle est
dite de taille n × p si le tableau possède n lignes et p colonnes.
Une matrice A sera notée :
a11 a12 · · · a1p
a21 a22 · · · a2p
A = (aij ) = .. .. .. ..
. . . .
an1 an2 · · · anp
Matrices
Exemple
!
4 0 −2
A=
1 −1 2
est une matrice 2 × 3.
• L’ensemble des matrices à n lignes et p colonnes à coefficients
dans R est noté Mn,p (R).
Matrices
Matrices particuliéres
• Si n = p, la matrice est dite carrée et on note Mn (R) au lieu de
Mn,n (R) l’ensemble des matrices carrées de taille n × n.
• Une matrice qui n’a qu’uneseule ligne (n = 1) estappelée
matrice ligne on la note A = a11 a12 · · · a1p et
A ∈ M1,p (R).
• Une matrice qui n’a qu’une seule
colonne
(n = 1) est appelée
a11
a21
matrice colonne on la note A = . et A ∈ Mn,1 (R).
..
an1
Matrices
Matrices particuliéres
• Une matrice de taille n × p est dite nulle si tous ses coefficients
sont des zéros et on la note On,p .
• Les matrices triangulaires inférieures sont les matrices (n × n)
dont tous les coefficients strictement au dessus de la diagonale
sont nuls, autrement dit : i < j implique aij = 0. Une matrice 3 × 3
triangulaire inférieure à la forme suivante :
a11 0 0
a21 a22 0
a31 a32 a33
Matrices
Matrices
Matrices
Matrices
Somme de deux matrices
Définition
Soient A = (aij ) et B = (bij ) deux matrices carrées de taille n × n.
Leur somme C = A + B = (cij ) est la matrice de taille n × n
définie par : cij = aij + bij .
Exemple :
1 3 0
A = 4 5 −1
4 2 3
−1 4 2
B = 4 −5 −1
4 2 6
Amine Marah Algèbre linéaire Cours S2 SEG 37 / 89
Espace vectoriel
Sous espace vectoriel
Base et dimension d’un epace vectoriel
Matrices
Dimension d’un espace vectoriel
Application linéaire
Calcul Matriciel
Déterminants
Matrices
1 3 0 −1 4 2
A+B = 4 5 −1 + 4 −5 −1 =
4 2 3 4 2 6
1−1 3+4 0+2
4+4 5−5 −1 − 1
4+4 2+2 3+6
Matrice
Exemple
1 3 0 α 3α 0
α 4 5 −1 = 4α 5α −α
4 2 3 4α 2α 3α
Matrices
Proposition
Soient A, B et C trois matrices de Mn (R) et α, β deux réels.
• L’addition des matrices est
associative :(A + B) + C = A + (B + C ).
• La matrice nulle On est un élément neutre pour l’addition :
A + On = A.
• Toute matrice admet un symétrique : en posant −A = (−aij ), on
a A + (−A) = On .
• L’addition des matrices est commutative :A + B = B + A.
• (α + β)A = αA + βB.
• α(A + B) = αA + αB.
Matrice
Produit de matrices
Définition
Soient A = (aij ) et B = (bij ) deux matrices de Mn (R). Alors le
produit C = AB est une matrice de Mn (R) dont les coefficients cij
sont définis par :
n
X
cij = aik bkj
k=1
Matrice
Produit de matrices
Exemples :
! ! !
5 1 2 0 5×2+1×4 5×0+1×3
=
3 −2 4 3 3 × 2 + 4 × −2 3 × 0 + 3 × −2
!
14 3
=
−2 −6
Matrice
Produit de matrices
1 0 −1 1 −1 1
1 −1 0 1 −2 1
1 −1 1 0 −1 1
1 × 1 + 0 × 1 + 0 × −1 1 × −1 + 0 × −2 + −1 × −1 0
= 1 × 1 + −1 × 1 + 0 × 0 1 × −1 + −1 × −2 + 0 × −1 0
1 × 1 + −1 × 1 + 1 × 0 1 × −1 + −1 × −2 + 1 × −1 0
1 0 0
= 0 1 0
0 0 1
Matrices
Remarques
• Le produit de deux matrices de Mn (R) n’est pas commutatif en
général, autrement dit, AB! 6= BA. !
5 1 2 0
Exemple : A = ,B=
3 −2 4 3
! ! !
5 1 2 0 14 3
AB = =
3 −2 4 3 −2 −6
! ! !
2 0 5 1 10 2
BA = =
4 3 3 −2 29 −2
Ainsi AB 6= BA.
Amine Marah Algèbre linéaire Cours S2 SEG 44 / 89
Espace vectoriel
Sous espace vectoriel
Base et dimension d’un epace vectoriel
Matrices
Dimension d’un espace vectoriel
Application linéaire
Calcul Matriciel
Déterminants
Matrices
• AB = 0 n’implique pas que A = 0 ou B = 0, autrement dit, on
peut avoir A 6= 0 et B 6= 0!mais AB = 0. !
0 −1 2 −3
Exemple : A = ,B= et AB = 0
0 5 0 0
Proposition
• Le produit des matrices carrés est associatif. Si A, B et C dans
Mn (R) alors (AB)C = A(BC ).
• Si A ∈ Mn (R) alors AIn = In A = A.
• Si A, B et C dans Mn (R) alors (A + B)C = AC + BC et
A(B + C ) = AB + BC .
• Si A ∈ Mn (R) alors AOn = On A = On .
Matrices
1 0 1 1 0 3
Exemple : A = 0 −1 0 , A2 = A × A = 0 1 0
0 0 2 0 0 4
Matrices
Puissance d0 une matrice
Proposition
Si D
est une matrice diagonale, c’est à dire
α1 0 · · · 0
0 α2 · · · 0
D= . . . Alors pour tout p ∈ N
.
.. .. . . ..
0 0 · · · αn
p
α1 0 · · · 0
p
0 α2 · · · 0
p
D = . .. . . ..
. . . . .
0 0 ··· αnp
Matrices
Matrices
Remarques
• La matrice identité In est inversible et son inverse est In In = In .
• La matrice nulle On n’est pas inversible car pour toute matrice
B ∈ Mn (R) on a BOn = On = In .
Matrices
Matrices
Matrices
La tranposition des matrices
Définition
On appelle matrice transposée de A ∈ Mn (R) la matrice
t A ∈ M (R) définie par :
n
a11 a21 · · · an1
t
a12 a22 · · · an2
A = (aji ) = .. .. .. ..
. . . .
a1n a2n · · · ann
Exemple ! !
t 1 2 1 0
=
0 3 2 3
Amine Marah Algèbre linéaire Cours S2 SEG 52 / 89
Espace vectoriel
Sous espace vectoriel
Base et dimension d’un epace vectoriel
Matrices
Dimension d’un espace vectoriel
Application linéaire
Calcul Matriciel
Déterminants
Matrices
Définition
Le déterminant d’une matrice de M2 (R) est donnée par la formule
suivante
a11 a12
detA = = a11 a22 − a21 a12
a21 a22
Exemple : soit !
5 1
A=
3 −2
on a
5 1
detA = = 5 × −2 − 3 × 1.
3 −2
Définition
Le déterminant d’une matrice de M3 (R) est donnée par la formule
suivante
a12 a13
+a31
a22 a33
Définition du déterminant
Théorème
Il existe une unique application det : Mn (R) → R, appelée
déterminant, telle que
• Le déterminant d’une matrice A ∈ Mn (R) est linéaire par
rapport à chaque colonne de A, les autres étant fixées.
• Si une matrice A ∈ Mn (R) à deux colonnes identiques, alors son
déterminant est nul.
• Le déterminant de la matrice identité In vaut 1 : detIn = 1.
• Si on fait la permutation de deux lignes ou de deux colonnes, il
faut multiplier le déterminant par −1.
6 5−4 4 6 5−4 4
detA = 7 −10 + 2 −3 = 7 −5 × 2 + 2 −3 .
12 25 + 1 −1 12 5 × 5 + 1 −1
6 1 4 6 −4 4
detA = 5 7 −2 −3 + 7 2 −3 .
12 5 −1 12 1 −1
6 1 1
• Soit le déterminant 7 −2 −2 puisque on a deux colonne
12 5 5
identiques alors
6 1 1
7 −2 −2 = 0.
12 5 5
En particulier, detOn = 0.
Amine Marah Algèbre linéaire Cours S2 SEG 60 / 89
Espace vectoriel
Sous espace vectoriel
Base et dimension d’un epace vectoriel
Dimension d’un espace vectoriel
Application linéaire
Calcul Matriciel
Déterminants
5 1 3 8 1 1 3 8
5 1 9 7 1 1 9 7
=5 = 0.
5 1 10 6 1 1 10 6
5 1 9 4 1 1 9 4
Proposition
Soient A, B ∈ Mn (R). On a
•det(AB) = det(A) × det(B).
• A est inversible si et seulement det(A) 6= 0. De plus
det(A−1 ) = det(A)
1
.
t
• det( A) = det(A). Par conséquent, tout ce que l’on a dit a
propos des colonnes est vrai pour les lignes.
1 2 3 !
2 1
Soit A = 4 2 1 par exmple on a A11 = ,
1 1
0 1 1
!
1 3
A32 = , C11 = (−1)2 detA11 et C32 = (−1)3+2 detA32 .
4 1
4 0 3 1
4 2 1 0
A= ,
0 3 1 −1
1 0 2 3
4 0 3 1 0 4 3 1
4 2 1 0 2 4 1 0
detA = =−
0 3 1 −1 3 0 1 −1
1 0 2 3 0 1 2 3
Amine Marah Algèbre linéaire Cours S2 SEG 66 / 89
Espace vectoriel
Sous espace vectoriel
Base et dimension d’un epace vectoriel
Dimension d’un espace vectoriel
Application linéaire
Calcul Matriciel
Déterminants
4 0 3 1 0 4 3 1
4 2 1 0 2 4 1 0
detA = =− =
0 3 1 −1 3 0 1 −1
1 0 2 3 0 1 2 3
4 3 1
− 0 × C11 + 2 × C21 + 3 × C31 + 0 × C41 = − − 2 0 1 −1 +
1 2 3
4 3 1 4 3 1 1 3 4
3 4 1 0 = − − 2 0 1 −1 − 3 0 1 4
1 2 3 1 2 3 3 2 1
1 −1 3 1 1 4 3 4
detA = 8 +2 +3 +9 = 83.
2 3 1 −1 2 1 1 4
1 t
A−1 = Com(A).
detA
1 1 0
1 1 1 0
On a detA = 0 1 1 = + = 2 6= 0. Donc la
0 1 1 1
1 0 1
matrice A est inversible. Calculons maintenant la comatrice de A.
Systèmes linéaires
Définition
• On appelle équation à n inconnues x1 , x2 ,...,xn . toute relation de
la forme : a1 x1 + a2 x2 + ... + an xn = b, où a1 , a2 ,..., an et b sont
des réels donnés.
• Un système linéaire de n équations à p inconnues est une liste de
n équations. La forme générale d’un système linéaire de de n
équations et p inconnues est la suivante :
a11 x1 + ... + a1j xj + .... + a1p xp = b1
(S) a21 x1 + ... + a2j xj + .... + a2p xp = b2
..
.
an1 x1 + ... + anj xj + .... + anp xp = bn
Systèmes linéaires
Propriétés
• Un système linéaire n’a soit aucune solution, soit une seule
solution, soit une infinité de solutions.
• Si la matrice A est inversible, alors la solution du système
AX = B est unique et :
AX = B ⇐⇒ A−1 AX = A−1 B
⇐⇒ In X = A−1 B
⇐⇒ X = A−1 B
On a
1 0 2 6
A = −3 4 6 et b = 30
−1 −2 3 8
AX = λX .
Exemple
: ∈ M3 (R) la matrice diagonale
soit D
6 0 0
D= 0 4 0 . Alors 6, 4, 3 sont des valeurs propre de D
0 0 3
1 0
associée au vecteurs propres : X1 = 0 , X2 = 1 et
0 0
0 6 0 0 1 6
X3 = 0 . En effet, DX1 = 0 4 0 0 = 0
1 0 0 3 0 0
de même, DX2 = 4X2 et DX3 = 4X3 .
Amine Marah Algèbre linéaire Cours S2 SEG 81 / 89
Espace vectoriel
Sous espace vectoriel
Base et dimension d’un epace vectoriel
Dimension d’un espace vectoriel
Application linéaire
Calcul Matriciel
Déterminants
PA (x ) = det(A − xIn ),
Proposition
Soit A ∈ Mn (R) et λ un réel. Alors λ est une valeur propre de A si
et seulement si λ est une racine du polynôme caractéristique de A
c’est à dire PA (λ) = det(A − λIn ) = 0.
Ce qui donne ! !
4x − 2y 2x
= .
x +y 2y
!
1
Donc x = y et le vecteur propre associé à la valeur propre .
1
Amine Marah Algèbre linéaire Cours S2 SEG 87 / 89
Espace vectoriel
Sous espace vectoriel
Base et dimension d’un epace vectoriel
Dimension d’un espace vectoriel
Application linéaire
Calcul Matriciel
Déterminants
• Pour x2 = 3 :
! ! !
4 −2 x 3x
= .
1 1 y 3y
Ce qui donne ! !
4x − 2y 3x
= .
x +y 3y
!
2
Donc x = 2y et le vecteur propre associé à la valeur propre .
1
! !
1 2 −1 2
• La matrice P s’écrit : et P −1 = .
1 1 1 −1
Amine Marah Algèbre linéaire Cours S2 SEG 88 / 89
Espace vectoriel
Sous espace vectoriel
Base et dimension d’un epace vectoriel
Dimension d’un espace vectoriel
Application linéaire
Calcul Matriciel
Déterminants