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Modelisation Reponse Sismique Structures Experiences Plans 2009

Cet article propose des modèles génériques basés sur la théorie des plans d'expériences pour évaluer rapidement la réponse sismique des bâtiments de forme régulière lors de la phase préliminaire de conception. Une campagne de simulations a été réalisée sur des bâtiments rectangulaires pour analyser l'influence de divers paramètres sur la période fondamentale et les efforts sismiques, montrant une bonne prédiction avec un écart inférieur à 5% pour la période et 15% pour les efforts. Les résultats indiquent que ces modèles simplifiés peuvent réduire significativement le temps de calcul tout en fournissant des estimations fiables des caractéristiques dynamiques des structures.

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Modelisation Reponse Sismique Structures Experiences Plans 2009

Cet article propose des modèles génériques basés sur la théorie des plans d'expériences pour évaluer rapidement la réponse sismique des bâtiments de forme régulière lors de la phase préliminaire de conception. Une campagne de simulations a été réalisée sur des bâtiments rectangulaires pour analyser l'influence de divers paramètres sur la période fondamentale et les efforts sismiques, montrant une bonne prédiction avec un écart inférieur à 5% pour la période et 15% pour les efforts. Les résultats indiquent que ces modèles simplifiés peuvent réduire significativement le temps de calcul tout en fournissant des estimations fiables des caractéristiques dynamiques des structures.

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Modélisation de la réponse sismique des structures par la méthode des plans


d'expériences

Article in European Journal of Environmental and Civil engineering · March 2009


DOI: 10.1080/19648189.2009.9693111

CITATION READS
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4 authors, including:

Ahmed Attar Breysse Denys


National Research Council Canada Université Bordeaux-I
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Nouredine Bourahla
Ecole Nationale Polytechnique Algiers
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Modélisation de la réponse sismique des structures par la méthode

des plans d'expériences : cas des bâtiments de forme régulière

NRCC-51152

Maskri, B.; Attar, A.; Breysse, D.; Bourahla, N.

July 2009

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European Journal of Environmental and Civil Engineering, 13, (3), 2009, pp.
329-346, DOI: 10.3166/ejece.13.329-346

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Modélisation de la réponse sismique des
structures par la méthode des plans
d’expériences : cas des bâtiments de forme
régulière

Badreddine Maskri*,**—Ahmed Attar*— Denys Breysse***—


Nouredine Bourahla*

*Département de Génie Civil, Université Saâd Dahlab


B.P. 270, 9000 Blida, Algérie
[email protected]
** Contrôle Technique de Construction CTC Centre
Zone d’équipement POS AU1 îlot 141 lot N°03 Tipasa, Algérie
*** Université de Bordeaux I, Laboratoire GHYMAC
Av. des Facultés, 33405 Talence, France

RÉSUMÉ. En calcul dynamique des structures, les ingénieurs utilisent des outils de simulation
numérique, souvent lourds, avant de procéder au dimensionnement des ouvrages. Nous
proposons ici des modèles génériques (établis sur la base de la théorie des plans
d’expériences) pour une évaluation rapide de la réponse sismique de la structure dans la phase
préliminaire du projet. Une campagne de simulations, établie sur des bâtiments de forme
rectangulaire, a permis d’étudier l’influence d’un large ensemble de paramètres sur la période
fondamentale de l’ouvrage, et par conséquent, sur les efforts engendrés par l’action sismique.
Les modèles simplifiés représentent de façon acceptable la surface de réponse (R2 >65%) et
revêtent un bon caractère prédictif, soit un écart (entre les valeurs observées et celles prédites)
inférieur à 5% pour la période et inférieur à 15% pour les efforts.
ABSTRACT. In dynamic analysis of structures, engineers use simulation tools, often laborious,
before carrying out the structural dimensioning. In this study, generic models (established on
the basis of experimental design theory) are proposed for a fast evaluation of the seismic
response in the project preliminary phase: a simulation campaign, on buildings of rectangular
form, is carried out to study the influence of a set of parameters over the proper period of the
structure, and consequently, on the efforts generated by the seismic action. These simplified
models represent in an acceptable way the response surface (R2 = 65%) and show a good
predictive character as represented by a variation (between the actual values and those
predicted) lower than 5% for the period and 15% for the efforts.
MOTS-CLÉS: Comportement dynamique; Période fondamentale; Réponse sismique; Théorie des
plans d’expériences.
KEYWORDS: Dynamic behaviour; Proper period; Seismic response; Experimental design
theory.
2 Revue européenne de génie civil

1. Introduction

Pour analyser la réponse sismique d’une structure, les ingénieurs utilisent des
logiciels aux éléments finis nécessitant la génération de modèles sur lesquels une
série de simulations est effectuée pour vérifier son adéquation avant de procéder à
son dimensionnement définitif. Cette procédure étant souvent laborieuse, il serait
très utile de développer une méthode d’évaluation rapide de la conception sans avoir
recours à la simulation numérique dans la phase préliminaire de la conception de
l’ouvrage. Les caractéristiques de la structure analysée (efforts, ferraillages, etc.)
seraient ainsi estimées avec une réduction significative du temps de calcul.
On souhaite pouvoir disposer de modèles simplifiés, aptes à quantifier
correctement les caractéristiques principales de l’ouvrage sous sollicitation sismique.
En dynamique des structures, la période propre d’une structure est un paramètre
essentiel dans l’évaluation de son comportement, et donne a priori une bonne
appréciation de ses performances dynamiques. La période fondamentale des
bâtiments en béton armé est en général estimée par des formules empiriques et est
fonction des dimensions du bâtiment et du mode de renforcement (portiques ou
voiles) (Chopra, 2001, Bozorgina et al., 2004, Goel et al., 1997, AFPS, 1990, RPA,
2003). Nous proposons, dans une approche de type « plan d’expériences » (Box et
al., 1978, Taguchi, 1987, Schimmerling, 1989, Soulier, 1994), de faire varier
simultanément l’ensemble des paramètres qui peuvent influencer le comportement
dynamique et de modéliser la surface des réponses ainsi générées. Chaque structure
sera analysée finement, au moyen d’une simulation dynamique complète linéaire.
Les réponses de la structure analysée (période fondamentale et efforts) pourront
ainsi être estimées à partir du modèle fourni par la surface de réponse, induisant une
réduction significative dans le temps de calcul. Cet outil de prédimensionnement ne
dispensera bien entendu pas de vérifications plus sophistiquées quand la conception
de l’ouvrage sera plus avancée.
Pour tester et valider la faisabilité de la démarche, nous l’appliquerons dans cet
article à un ensemble de bâtiments réguliers, pour lesquels le nombre de paramètres
permettant de décrire la géométrie est restreint. La même démarche pourra ensuite
être étendue à des géométries plus complexes. Cependant, dans des pays tels que
ceux d’Afrique du Nord, ces bâtiments constituent l’essentiel du parc bâti de
logements, et sont représentatifs d’un parc particulièrement vulnérable aux actions
sismiques.

2. Représentation simplifiée du bâtiment et paramètres de comportement

La structure est un bloc parallélépipédique de dimensions B, L et H. Nous


imposons certaines restrictions quant à la régularité de la structure, pour ne pas avoir
à multiplier le nombre de paramètres (voir figure 1) :
Modélisation de la réponse sismique des structures par la méthode des plans d’expériences 3

- la structure est symétrique (géométrie, masse et raideur) dans les deux


directions x et y ;
- l’entraxe des poteaux (longueur des travées) est constant, et égal dans les
deux directions x et y ;
- les planchers sont supposés infiniment rigides ;
- des voiles de contreventement sont disposés aux quatre coins du
bâtiment (épaisseur de 15 cm et longueur de 1,20m) ;
- les poteaux ont des sections carrées ;
- la hauteur inter-étage he est constante et égale à 3,06m ;
- la cage d’escalier est centrée.

L
B

he
H

Y X

Figure 1. Géométrie de la structure étudiée

Les paramètres dynamiques et sismiques retenus sont donnés dans le tableau 1.


Paramètres dynamiques Paramètres sismiques
Méthode : analyse modale spectrale Zone : III (forte sismicité)
Coefficient d’amortissement ξ = 7% Groupe d’usage : 2 (habitation)
Coefficient de pondération des Type de sol : S3 (sol meuble)
surcharges β = 0,2
Coefficient de comportement R = 5
Facteur de qualité Q =1,2

Tableau 1. Paramètres dynamiques et sismiques (RPA, 2003, Maskri, 2006)

3. Choix du modèle et du plan de simulations

Nous souhaitons établir des modèles prédictifs pour les caractéristiques les plus
utiles pour le prédimensionnement sismique de la structure : période fondamentale
4 Revue européenne de génie civil

T, efforts dans les poteaux N, moments fléchissants dans les poutres Mx et My. De
tels modèles sont disponibles dans la littérature pour estimer la période
fondamentale d’une structure en béton (voir tableau 2). Ils expriment que la valeur
de la période fondamentale dépend non seulement du type de bâtiments (rigidité liée
au mode constructif et aux matériaux employés, mais aussi de ses dimensions en
plan et en élévation.
Ré Formule Paramètres
férence
(Bozorgina, N N : nombre d’étages.
2004) T= [s]
10
(Rakesh, 1997) T = αH β [s] H : hauteur du bâtiment ;
α et β : constantes dépendant des
propriétés du bâtiment.
H : hauteur du bâtiment,
(AFPS, 1990) H H Lx (m) : longueur du bâtiment
T = 0,08 suivant le sens de la direction de
Lx Lx + H calcul considérée (L ou B).

(RPA, 2003) hN hN (m) : la hauteur du bâtiment ;


T = 0,09 D(m) : longueur du bâtiment
D suivant le sens de la direction de
calcul considérée (L ou B).

Tableau 2. Quelques expressions de la période propre d’un bâtiment en béton.

Tel que représenté dans le tableau 3 obtenu pour cinq jeux de paramètres, ces
modèles révèlent des disparités sur l’évaluation de la période fondamentale. De plus,
soulignons que les ingénieurs ne disposent pas de modèles équivalents pour estimer
les sollicitations (efforts normaux et moments fléchissants).

Structure X Y a T* T** T*** T****


H (m) (m) Nx (m) Ny (cm) (s) (s) (s) (s)
1 9,18 5 3 5 2 30 0,3 0,12 0,20 0,21
2 15,3 3 6 3 3 30 0,5 0,20 0,29 0,32
3 15,3 5 6 5 2 30 0,5 0,13 0,29 0,25
4 12,24 3 6 5 3 30 0,4 0,15 0,25 0,26
5 15,3 5 3 3 2 30 0,5 0,22 0,29 0,36
(*) Bozorgina ; (**) AFPS ; (***) Goel ; (****) RPA

Tableau 3. Evaluation de la période fondamentale pour différents bâtiments.


Modélisation de la réponse sismique des structures par la méthode des plans d’expériences 5

Le paramétrage de la structure peut se faire de plusieurs manières :


- avec les seules longueurs, comme indiqué sur la figure 1,
- en donnant les dimensions hors-tout et le nombre de travées et d’étages.
On peut aussi choisir de décrire la structure en introduisant des paramètres
d’élancement, de type B/H ou X/he. L’expression du modèle de la surface de réponse
dépend bien évidemment du paramétrage géométrique retenu. Nous avons choisi de
retenir comme paramètres la hauteur du bâtiment, H, les dimensions des travées
dans les deux directions, X et Y, et le nombre de travées Nx et Ny.
Le cadre de l’étude est celui des plans d’expérience : on choisit une gamme de
valeurs pour ces paramètres, et un modèle a priori des sorties que l’on souhaite
étudier (période fondamentale, déplacements horizontaux en tête, effort normal
maximal, moments fléchissants dans les deux directions). Le modèle exprime
chaque sortie sous la forme d’un développement polynomial des entrées. Le cadre
théorique des plans d’expérience permet de rationaliser le nombre de simulations à
effectuer, d’établir une modélisation des réponses obtenues en fonction des
paramètres de l’étude et de préciser la qualité de ce modèle.
On appelle « facteur » les paramètres susceptibles d’influencer le comportement
de la structure et « niveau » la valeur prise par un facteur. Le tableau 3 récapitule
l’ensemble des facteurs retenus susceptibles d’influencer la réponse dynamique. Ces
valeurs définissent les bornes du domaine d’étude, dans lesquelles le modèle pourra
être utilisé par interpolation.
Facteur Niveaux
X : Distance entre axes des poteaux suivant
3 et 5 m
l’axe x
Y : Distance entre axes des poteaux suivant
3 et 5 m
l’axe y
Nx : Nombre de travées suivant l’axe x 3 et 6
Ny : Nombre de travées suivant l’axe y 2 et 3
a : Côté des poteaux (section a²) 30 et 40 cm
H : Hauteur du bâtiment 9,18 ; 12,24 ; 15,30 et 18,36
Tableau 4. Ensemble des facteurs retenus (Maskri, 2006)

Le modèle retenu a priori est un développement polynomial. Le choix du modèle


est fait sur la base des modèles proposés dans la littérature pour la période
fondamentale (voir tableau 2). Ce sont les caractéristiques géométriques de la
structure : la longueur du bâtiment, sa largeur, sa hauteur, la hauteur d’étage etc.
Notons qu’on a choisi de rajouter la dimension des poteaux en supposant que celle-
ci pouvait affecter la réponse dynamique. Pour les interactions, toujours sur la base
des modèles proposés dans la littérature, on n’a retenu que celles faisant intervenir
les caractéristiques géométriques de la structure. La prise en compte a priori de
6 Revue européenne de génie civil

certaines interactions entre facteurs constitue un ensemble d’hypothèses que la


méthodologie permettra d’infirmer ou de valider (Breysse et al., 1997, Breysse et al.,
2002). Nous considérons les interactions suivantes :
- X.H : Interaction entre la distance entre axe des poteaux suivant l’axe x
et la hauteur du bâtiment H,
- Y.H : Interaction entre la distance entre axe des poteaux suivant l’axe y
et la hauteur du bâtiment H,
- X.Y : Interaction entre l’entre axe des poteaux suivant l’axe x et suivant
l’axe y,
- X.Nx : Interaction entre l’entre axe des poteaux suivant l’axe x et le
nombre des travées suivant x,
- Y.Ny : Interaction entre la distance entre axe des poteaux suivant l’axe y
et le nombre des travées suivant y,
- a.H : Interaction entre les dimensions des poteaux et la hauteur du
bâtiment H.
Les interactions sont choisies parmi celles les plus influentes sur la
caractéristique dynamique principale qui est la période fondamentale de vibration de
la structure. La variation de la masse étant négligeable (petite variation du volume
de la structure, dont la masse ne représente qu’une partie de la masse totale) et en
faisant abstraction des caractéristiques mécaniques, la période fondamentale ne
dépend que de la rigidité qui dépend elle aussi essentiellement des caractéristiques
géométriques globales en plan et en élévation de la structure (longueur, largeur,
hauteur du bâtiment). Nous avons rajouté l’interaction entre la dimension des
poteaux et la hauteur du bâtiment pour exprimer l’interdépendance des paramètres
de réponse N, Mt, Mf et l’élancement des poteaux.

Le modèle proposé pour la réponse dynamique s’exprime alors sous la forme


(Attar et al, 2007) :
ϕ = c0 + c1H + c2X + c3Y + c4Nx + c5Ny + c6a + c7XH+ c8XY+ c9XNx + c10YH+ c11YNy + c12aH [1]

où (c0, c1, …, c12) sont les 13 coefficients à identifier et expriment la sensibilité


de la réponse vis-à-vis de chaque action (facteur ou interaction).
Les valeurs des sorties sont calculées en mettant en œuvre une simulation
numérique fine de la structure. On rappelle que dans l’analyse modale spectrale, on
utilise un spectre de réponses, moyenne d’un ensemble de spectres correspondant à
des accélérogrammes enregistrés dans des sites comparables à celui que l’on
considère. On soumet alors successivement la structure à ce spectre dans les deux
directions x et y (RPA, 2003). Pour chaque configuration retenue, une analyse
sismique a été effectuée en utilisant le logiciel Robot Millenium, fondé sur les
concepts de programmation objets, et destiné à modéliser, analyser et dimensionner
différents types de structures (Robot, 2005).
Modélisation de la réponse sismique des structures par la méthode des plans d’expériences 7

Pour faciliter l’analyse et l’interprétation du plan d’expériences, on choisit de


renormer toutes les variables dans l’intervalle [-1, +1] : on attribue la valeur –1 au
niveau bas d’un facteur et la valeur +1 au niveau haut (Tableau 5). Tous les
coefficients ci des modèles possèdent alors la même unité que la sortie du modèle.
Cette écriture permet aussi de mieux distinguer les facteurs les plus influents. Le
plan retenu est un plan en 32 essais, déduit des tables de Taguchi (Attar et al., 2006,
Goupy, 1988).
Facteur Valeurs réelles Valeurs normalisées
X 3 - - 5 -1 - - +1
Y 3 - - 5 -1 - - +1
Nx 3 - - 6 -1 - - +1
Ny 2 - - 3 -1 - - +1
a 30 - - 40 -1 - - +1
H 9,18 12,24 15,30 18,36 -1 -0,33 +0,33 +1
Tableau 5. Facteurs retenus

4. Analyse des résultats et expertise du modèle originel

Après avoir réalisé les simulations retenues, il convient d’analyser les résultats
obtenus et de procéder à la validation des modèles. Le modèle est la régression
polynomiale de la sortie exprimée en fonction des facteurs. Pour chaque facteur on
considère qu’il est significatif (c'est-à-dire que sa variation dans l’espace considéré
influence significativement la sortie) en utilisant le test de Student au seuil (1-α).
L’effet du facteur est jugé significatif si α < 5% et est hautement significatif si α <
1%. La même démarche est employée successivement pour chacune des sorties.

4.1. Période fondamentale T

4.1.1. Modèle pour T

En introduisant le spectre dans les deux directions, la première période T


correspond à la période du mode fondamental, dépendant uniquement des
caractéristiques géométriques de la structure. L’effet des facteurs qui affectent
significativement T est résumé dans le tableau 5 où apparaissent les facteurs
influents. On met en évidence le rôle joué par : la géométrie de la structure (hauteur,
longueur et largeur), les dimensions des poteaux et l’espacement entre les poteaux.
Le modèle identifié par la régression linéaire multiparamétrique est le suivant :
T(s ) = 0,48 − 0,04a + 0,18H + 0,04N x − 0,03N y + 0,03X + 0,02XH + 0,05Y + 0,03YH [2]
8 Revue européenne de génie civil

Facteur Niveau de signification α


a 0%
H 0%
Nx 0%
Ny 0%
X 0%
Y 0%
X.H 3%
Y.H 0,1 %

Tableau 6. Niveau de signification des facteurs influents T(s)

Sur la figure 2, on compare les réponses obtenues par les simulations à celles
prédites par le modèle pour la période pour l’ensemble des 32 simulations. Ces deux
valeurs sont bien corrélées (R2 = 0,96).

0,9 R2 = 0,96
0,8
0,7
Valeurs prédites (s)

0,6
0,5
0,4
0,3
0,2
0,1
0
0 0,2 0,4 0,6 0,8 1
Valeurs observées (s)

Figure 2. Réponses expérimentales et valeurs prédites pour la période fondamentale

4.1.2 Corrélation entre les déplacements observés et la période fondamentale


Pour chaque simulation, l’analyse dynamique fournit l’ensemble des résultats
que l’on souhaite décrire par les modèles. Les déplacements en tête dépendent de la
direction de la sollicitation, et ils apparaissent liés à la fréquence propre du bâtiment.
Sur les figures 3-a et 3-b, nous avons reporté les déplacements en tête dans les
deux directions en fonction de la période fondamentale. Les graphiques traduisent
une bonne corrélation (R2 ≥ 0,90), les équations de régression linéaire s’exprimant :
δ x = 5T - 0,85 et δ y = 5,6T - 1,2 [3]
Modélisation de la réponse sismique des structures par la méthode des plans d’expériences 9

Ces relations empiriques sont presque identiques, ce qui correspond à la symétrie


(théorique) du problème physique. Pour la gamme de fréquences trouvées (ici des
périodes de 0,2 à 0,8 s), les déplacements suivants x et y calculés à partir des deux
équations de régression ne diffèrent pas de plus de 0,2 cm. La légère différence entre
les deux équations provient de ce que les jeux de paramètres retenus (32 simulations
pour un plan complet de 128 jeux de paramètres) ne respectent pas cette condition
de symétrie et que les modèles sont identifiés à partir des seules valeurs simulées. Il
est à noter que les relations proposées ne peuvent être prises en compte que dans le
cas des structures de forme rectangulaires et dont les dimensions sont comprises
dans le champ de variation considéré dans l’étude (voir tableau 4). Ainsi la seule
connaissance de la période fondamentale de la structure permet d’identifier les
déplacements maximums observés dans la structure.

4
R2 = 0,90
3,5
Déplacement suivant x (cm)

2,5

1,5

0,5

0
0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7 0,8 0,9
Période T (s)

(a) Suivant l’axe x

4,5
R2 = 0,94
4
Dép lacem en t su ivan t y (cm )

3,5
3
2,5
2
1,5
1
0,5
0
0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7 0,8 0,9
Période T (s)

(b)Suivant l’axe y

Figure 3. Corrélation entre les déplacements et la période fondamentale T


10 Revue européenne de génie civil

4.2 Efforts dans les poteaux

4.2.1 Effort normal maximum dans les poteaux Nmax


Quatre des interactions sont retenues comme significatives et le modèle donné
par la régression multiparamétrique est le suivant :

N max = 671 + 41,1aH + 236H + 122N x − 95,2N y + 115X + 51,8XH − 46,5XN x


[4]
+ 32,1XY + 90,7Y

La figure 4 illustre la bonne corrélation entre les réponses obtenues par les
simulations et les valeurs prédites par le modèle (R2 = 0,93).

1600
R2 = 0,93
1400
Valeurs prédites (kN)

1200
1000
800
600
400
200
0
0 200 400 600 800 1000 1200 1400 1600
Valeurs observées (kN)

Figure 4. Les réponses expérimentales en fonction des valeurs prédites pour Nmax.

La figure 5 représente la corrélation entre l’effort normal Nmax et le moment


fléchissant correspondant Mf dans le poteau. La corrélation est moins bonne dans ce
cas mais reste acceptable (R2 = 0,75), et est représentée par l’équation suivante :
M f = 0,08N max − 8 [5]

On peut utiliser cette relation pour quantifier le moment fléchissant Mf dans le


poteau soumis à l’effort normal maximal Nmax, et affiner le prédimensionnement en
tenant compte de la flexion composée. On remarque une évolution linéaire entre
l’effort normal maximal et le moment fléchissant correspondant. En fait, la charge
verticale étant constante, la variation de l’effort normal dans les poteaux provient
essentiellement de la variation du chargement sismique horizontal et de la variation
de la géométrie (hauteur et travées). En simplifiant le schéma statique de la
structure, on trouve que le moment varie linéairement avec la charge sismique et le
bras de levier (hauteur d’étage). De même, l’effort normal varie linéairement en
Modélisation de la réponse sismique des structures par la méthode des plans d’expériences 11

fonction de la charge sismique et les dimensions des étages et des portiques. Cette
tendance linéaire peut donc être attribuée à la prépondérance de l’effet des forces
sismiques par rapport à l’effet de la variation des dimensions du portique.
M o m en t flé c h is s an t c o rres p o n d a n t

140
R2 = 0,75
120

100

80
(m .k N )

60

40

20

0
0 200 400 600 800 1000 1200 1400 1600

Effort normal maximal (kN)

Figure 5. Corrélation (Nmax, Mf) dans les poteaux.

4.2.2 Moments fléchissant en travée des poutres porteuses Mt


Les poutres sont dimensionnées en flexion, à partir de leur moment fléchissant
maximal en travée. L’analyse statistique des résultats obtenus pour les 32
simulations conduit au modèle suivant pour le moment observé en travée :
M t = 75,2 + 26,7H + 6,37Y + 6,97N y − 7,35XN x
[6]

140
R2 = 0,71
120
Valeurs prédites (kN.m)

100

80

60

40

20

0
0 20 40 60 80 100 120 140
Valeurs observées (kN.m)

Figure 6. Réponses expérimentales en fonction des valeurs prédites pour Mt.


12 Revue européenne de génie civil

Celui-ci représente de façon correcte la surface de réponse (voir figure 6), même
si la variance non expliquée par le modèle demeure importante. La valeur réelle
simulée peut dépasser, pour l’ensemble des simulations retenues, la valeur prédite
par le modèle d’environ 30 kN.m.

5. Validation du modèle

Les modèles identifiés ci-dessus semblent aptes à fournir une première


estimation satisfaisante des paramètres essentiels pour le prédimensionnement de la
structure. Ils permettent d’obtenir une première estimation de la période
fondamentale T, de l’effort normal dans les poteaux N et du moment fléchissant
dans les poutres Mt à partir des caractéristiques géométriques de la structure puis,
dans un second temps d’estimer les déplacements maximaux et les moments dans les
poteaux sans calculs supplémentaires. Il est cependant utile de valider les modèles
en comparant les grandeurs qu’ils prédisent à la réponse réelle pour un ensemble de
simulations qui n’a pas été utilisé dans la phase d’identification. Nous considérons
dans ce but un ensemble de cinq bâtiments dont les caractéristiques géométriques
sont données dans le tableau 6.

N° essai H (m) X(m) Nx Y(m) Ny a(cm)


1 9,18 5 3 5 2 30
2 15,3 3 6 3 3 30
3 18,36 3 6 3 2 40
4 12,24 5 3 5 3 40
5 15,3 5 3 5 3 40
Tableau 7. Caractéristiques géométriques

Ces jeux de paramètres sont à l’intérieur du domaine d’étude défini


préalablement, car il est bien connu que la démarche des plans d’expérience se prête
mal à l’extrapolation. Les valeurs proposées pour la validation des modèles sont des
valeurs déterminées par la simulation numérique en considérant des structures (non
utilisées pour l’établissement du modèle).
Nous avons comparé les valeurs obtenues par les modèles à celles calculées en
simulation directe par l’analyse dynamique pour la période T, l’effort normal
maximal dans les poteaux Nmax et le moment fléchissant en travée dans les poutres
porteuses Mt (tableau 8). On observe un écart moyen par rapport au modèle
respectivement de 2% pour T, de 1% pour Nmax et de 6% pour Mt. Ces écarts sont
faibles et permettent de considérer les trois modèles comme satisfaisants.
Modélisation de la réponse sismique des structures par la méthode des plans d’expériences 13

T(s)

Simulation Modèle
Essais Ecart (%)
1 0,3 0,3 <1
2 0,57 0,55 4
3 0,5 0,5 <1
4 0,45 0,43 4
5 0,59 0,58 2
Ecart moyen 2%

Nmax(kN)

Modèle
Essais Simulation Ecart (%)
1 482 491,5 2
2 815 807,1 1
3 792 794,9 <1
4 826 820,7 1
5 1037 1037,2 <1
Ecart moyen 1%

Mt(kN.m)

Modèle
Essais Simulation Ecart (%)
1 54 57,1 6
2 100,2 96,6 4
3 104,5 108,9 4
4 91 97,5 7
5 109 100,7 8
Ecart moyen 6%
Tableau 8. Validation des modèles proposés

6. Recherche d’un modèle simplifié

La faiblesse souvent mise en avant des modèles empiriques issus de l’analyse par
plans d’expériences est le manque de signification physique. Nous avons donc choisi
d’expliciter, à partir des mêmes résultats de simulations, un deuxième modèle, dans
lequel on intègre des paramètres qui nous paraissent jouer plus directement un rôle
dans la réponse dynamique de l’ouvrage. En plus du paramètre H, hauteur de
l’ouvrage, on propose ainsi d’exprimer la réponse en fonction des paramètres
adimensionnels suivants :

- des coefficients quantifiant la rigidité flexionnelle des poutres et des


poteaux des portiques dans les deux directions Kx et Ky donnés par :
14 Revue européenne de génie civil

I ps h e
Kx = et K = I pp h e [7]
y
IcX IcY
Ic, Ips et Ipp étant les moments d’inertie des poteaux, poutres principales
(suivant la direction x) et poutres secondaires (suivant la direction y)
respectivement et he la hauteur d’étage.

- les élancements en élévation H et en plan L .


B B
Ainsi, la structure est analysée en considérant les paramètres mécaniques des
deux portiques de base qui la composent suivant les directions x et y respectivement,
ainsi que ses élancements ; ce qui revient à la considérer comme deux séries de
portiques identiques dans les deux directions respectives.

Le modèle proposé pour la réponse dynamique prend alors la forme


suivante, dans laquelle les facteurs prennent leurs valeurs réelles :

H L H L [8]
ϕ = c 0 + c1H + c 2 + c3 + c4K x + c5K y + c6 + c7K x K y
B B B B
Notons que seules deux interactions sont prises en compte : l’interaction entre les
deux élancements (paramètres géométriques) et celle entre les rigidités dans les deux
directions (paramètres mécaniques). L’analyse statistique des résultats du plan de
simulations établi précédemment va permettre l’identification des coefficients de ce
nouveau modèle. Notons enfin que ce modèle est plus léger que le précédent,
puisqu’il ne contient a priori que huit coefficients au lieu de treize.

6.1 Période propre T

L’analyse statistique des résultats du plan de simulations établi précédemment


permet l’identification des coefficients de ce nouveau modèle. On obtient :

H L [9]
T(s) = − 0,21 + 0,06H − 0,18 + 0,05 + 0,02K x K y
B B

La figure 7 montre une bonne corrélation entre les réponses obtenues par les
simulations et les valeurs prédites par le modèle (R2 = 0,90).
Modélisation de la réponse sismique des structures par la méthode des plans d’expériences 15

0,9
0,8 R2 = 0,90

valeurs prédites T(s)


0,7
0,6
0,5
0,4
0,3
0,2
0,1
0
0 0,2 0,4 0,6 0,8 1
Valeurs observées T(s)

Figure 7. Caractère prédictif du modèle simplifié pour T

6.2 Effort normal maximal dans les poteaux

L’analyse statistique des réponses établie sur les paramètres de rigidités et


d’élancement, donne le modèle suivant :

H L [10]
N max = − 298 + 97,2H − 404 + 146 − 26,7K x K y
B B

La figure 8 représente la corrélation entre les valeurs obtenues numériquement


et celles prédites par le modèle. On remarque que la corrélation est moins bonne
que celle obtenue avec le modèle d’origine mais reste quand même acceptable (R² =
0,70).

1600
R2 = 0,70
1400
V aleurs prédites (kN)

1200

1000

800

600

400

200
200 400 600 800 1000 1200 1400 1600
Valeurs observées (kN)

Figure 8. Corrélation observée avec le modèle simplifié pour Nmax


16 Revue européenne de génie civil

6.3 Moment fléchissant maximal dans les poutres

Pour le moment fléchissant en travée, on trouve le modèle suivant :

H L [11]
M t = 14,1 + 6,70H − 24,8 + 9,65 − 4,47K x K y
B B
Celui-ci représente de façon acceptable la surface de réponses, soit alors un
coefficient de corrélation R² = 0,65.

140 R2 = 0,65

120
V aleurs prédites (kN.m )

100

80

60

40

20
20 40 60 80 100 120 140
Valeurs observées (kN.m)

Figure 9. Corrélation observée avec le modèle simplifié pour Mt

6.4 Validation des modèles

Le tableau 9 regroupe les valeurs obtenues par les modèles ainsi établis et celles
données par les simulations numériques.

Les modèles proposés revêtent un caractère prédictif acceptable (l’écart moyen


étant inférieur à 5% pour la période et 15% pour les efforts). On constate que les
modèles simplifiés sont moins précis que les modèles originaires, mais ils sont
notablement plus légers. Par exemple, pour les modèles d’effort normal (équations
[4] et [10]), le modèle simplifié ne contient que cinq termes contre dix pour le
modèle original. On peut en dire de même pour le modèle de la période propre.
Modélisation de la réponse sismique des structures par la méthode des plans d’expériences 17

T(s)

Modèle
Essais Simulation Ecart
simplifié
1 0,3 0,28 0,07
2 0,57 0,58 0,02
3 0,5 0,50 0,00
4 0,45 0,43 0,04
5 0,59 0,58 0,02
Ecart moyen 3%

Nmax(kN)

Modèle
Essais Simulation Ecart
simplifié
1 482 404,78 0,16
2 815 689,80 0,15
3 792 677,88 0,14
4 826 704,30 0,15
5 1037 919,31 0,11
Ecart moyen 14%

Mt(kN.m)

Modèle
Essais Simulation Ecart
simplifié
1 54 61,01 0,13
2 100,2 76,24 0,24
3 104,5 88,42 0,15
4 91 84,89 0,07
5 109 100,33 0,08
Ecart moyen 13%
Tableau 9. Validation des modèles simplifiés

6. Conclusion

Pour simplifier l’évaluation du comportement dynamique des structures, en


phase de conception, nous avons proposé une approche simplifiée basée sur la
théorie des plans d’expériences : un plan de simulations est établi (en considérant
des bâtiments de forme rectangulaire avec des travées constantes dans les deux
directions horizontales et respectant les recommandations du règlement
parasismique Algérien (RPA, 2003).

L’analyse des résultats des simulations a permis de modéliser la période


fondamentale et les déplacements ainsi que les efforts engendrés dans les éléments
18 Revue européenne de génie civil

structuraux par l’action sismique. Des modèles empiriques faisant intervenir les
paramètres physiques et géométriques de la structure sont proposés. La qualité de
chaque modèle proposé est quantifiée. L’écart entre les simulations et leur validation
sur des configurations complémentaires choisies dans le domaine étudié montre
qu’ils peuvent être utilisés dans une optique prédictive en phase de conception
préliminaire (un écart inférieur à 5% pour la période et inférieur à 15% pour les
efforts).

Les résultats obtenus sont très encourageants et il serait intéressant d’étendre


l’étude à des bâtiments de formes géométriques irrégulières (bâtiments en ‘I’, en ‘L’,
en ‘U’ et en ‘T’) afin de générer une base d’informations plus large, pouvant servir à
l’ingénieur de point de départ pour évaluer en phase préliminaire de conception le
comportement dynamique des bâtiments. Une autre piste sera d’approfondir
l’expression de modèles explicités en fonction de paramètres qui jouent plus
directement un rôle physique.

7. Bibliographie

Association française de Génie Parasismique, Recommandation AFPS 90, Presses des Ponts et
Chaussées, 1990.
Attar A., Maskri B., Breysse D. et Elachachi S.M., « Modélisation de la réponse sismique des
structures par la méthode des plans d’expériences », AFPS 2007, 7ème colloque national,
4/6 Juillet 2007, Ecole centrale Paris, France.
Bozorgina Y., Bertero V., Earthquake engineering, from engineering seismology to
performance based engineering, CRC Press, 2004.
Box G.E.P., Hunter W.G. & Hunter J.S, Statistics for experimentation: an introduction to
design, data analysis and model building, Wiley Interscience, New-York, 1978.
Breysse D., Attar A., Soulier B., Mesureur B., « Modeling of the tensile response of fiber
reinforced concrete», Materials and Structures, vol. 30, n 199, June 1997,pp. 259-268.
Breysse D., Attar A., Denis A., Chauvin JJ., «Effect of coarse aggregate on the workability of
sandcrete», Cement and concrete Research, 07/2002.
Chopra, A. K., Dynamics of structures: theory and applications to earthquake engineering,
Prentice-Hall, Inc., Upper Saddle River, N.J., 2001
Goel R.K. and Chopra A. K., «Period formulas for Moment resisting Frames», Journal of
structural Engineering, Nov 1997, pp 1454-1461.
Goupy. J., La méthode des Plans d’expériences, Edition Dunod, Paris, 1988.
Schimmerling M., La méthode des plans d’expérience, Direction de la recherche, Renault,
1989.
Modélisation de la réponse sismique des structures par la méthode des plans d’expériences 19

Soulier B., Sur la modélisation expérimentale en mécanique» : précision, optimisation et


applications industrielles, Thèse de doctorat de l’ENS Cachan, Paris, 1994.
Maskri B., Calcul intelligent des structures : Approche orientée objets, Thèse de Magister,
Université Saâd Dahlab, Blida, 2006.
Règles Parasismiques Algériennes RPA99/version 2003, Document Technique Réglementaire,
D.T.R- B-C.2.48, 2003.
Robot Millennium, Manuels d’utilisation, version 18.1., 2005
Taguchi G., « System of experimental design », Uni pub / Krans International Publication,
1987.

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