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TP Physique 03

Le document décrit les réglages et l'utilisation d'un goniomètre pour mesurer des angles précis à l'aide d'un prisme et d'un spectroscope à prisme. Il détaille les étapes pour régler une lunette simple et autocollimatrice, ainsi que les méthodes pour mesurer l'angle du prisme et l'indice de réfraction pour des longueurs d'onde spécifiques. Enfin, il aborde l'étalonnage d'un spectroscope à prisme en utilisant des lampes spectrales et la construction d'une courbe d'étalonnage.

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MPSI TP Physique

LE PRISME, LE SPECTROSCOPE À PRISME

3-1 Le goniomètre
Pour des mesures d'angles précises, le prisme doit être éclairé par un faisceau de lumière parallèle et
l'observation doit se faire à l'infini.
Le dispositif le plus commode pour réaliser ceci est le goniomètre. Il est constitué de :
- une plate-forme où les positions angulaires sont graduées tous les 0,5°, avec un vernier au trentième, ce
qui permet des mesures d'angles à 1 ' près.
- une fente source, éclairée avec la source de lumière monochromatique ou polychromatique étudiée (tube
spectral en général). La fente source est placée à une distance réglable d'une lentille mince convergente.
Lorsque la fente est dans le plan focal objet de la lentille, chacun de ses points donne à la sortie de la lentille
un faisceau de rayons parallèles, c'est-à-dire que son image est à l'infini. L'ensemble ainsi réglé constitue un
collimateur.
- une lunette simple ou une lunette autocollimatrice, ces lunettes permettent à l'œil d'observer à l'infini.

3-2 Réglages du goniomètre


3-2-1 Réglage d'une lunette simple
La lunette est constituée d'un oculaire, d'un réticule (objet réel en forme de croix) et d'un objectif.
L'objectif comme l'oculaire sont convergents. Deux tirages réglables permettent de déplacer le réticule par
rapport à l'oculaire et l'objectif par rapport à l'ensemble oculaire et réticule. Le but du réglage est de rendre
la lunette afocale en faisant coïncider le foyer objet de l'oculaire avec le foyer image de l'objectif.
Observer avec la lunette l'extérieur à travers une fenêtre. Régler le tirage de l'oculaire par rapport au
réticule jusqu'à ce que son image R' à travers l'oculaire soit nette. Si l'on admet que l'œil n'accommode pas,
R' est alors à l'infini et le réticule R est dans le plan focal objet de l'oculaire. Ne plus dérégler ce tirage par la
suite.
Observer ensuite à travers la lunette un objet éloigné A et régler le tirage de l'objectif jusqu'à ce que
son image A' travers la lunette soit nette. Soit A 1 l'image de A à travers l'objectif . A 1 est au foyer image de
l'objectif car A est à peu près à l'infini. De plus, l'oeil n'accommode pas donc l'image A' de A 1 à travers
l'oculaire est à l'infini et A1 qui pour l'oculaire joue le rôle d'objet est au foyer objet de celui-ci. On a donc
bien fait coïncider F'Ob avec FOc: la lunette est alors afocale, c'est-à-dire qu'elle donne d'un objet à l'infini une
image à l'infini.

tic
ule
R
'

R
A1
A
F
O F'
c O b
A
'

o
cula
ire o
bje
ctif

3-2-2 Réglage d'une lunette autocollimatrice


Le réglage d'une lunette autocollimatrice peut être plus précis que celui d'une lunette simple.
Par rapport à la lunette simple, elle comporte en plus :
- une lame semi-réfléchissante, placée entre l'oculaire et l'objectif, inclinée à 45° sur l'axe et une ampoule
permettant d'éclairer le réticule par le côté.
- un miroir amovible, que l'on place pendant le réglage derrière l'objectif et que l'on retire lorsqu'on utilise
la lunette.
ampoule miroir

lame
semi- réticule
oculaire réfléchissante objectif

Pendant le réglage, le réticule, bien éclairé par la lumière émise par l'ampoule et réfléchie sur la lame
semi réfléchissante, donne deux images : l'une directement, l'autre grâce à la lumière progressant du réticule
vers l'objectif qui est réfléchie par le miroir placé derrière celui-ci.
Le but des réglages est toujours de rendre la lunette afocale. On règle d'abord le tirage de l'oculaire
pour rendre nette l'image directe R' du réticule comme avec une lunette simple. Lorsque ce réglage est fait,
le réticule est dans le plan focal objet de l'objectif.
On règle ensuite le tirage de l'objectif pour rendre nette l'image du réticule obtenue par réflexion sur
le miroir. Lorsque ce réglage est fait, le réticule est dans le plan focal objet de l'objectif pour la lumière
progressant vers celui-ci.
L'objectif donne de R une image à l'infini R 1 qui pour le miroir est un objet dont il donne un image
R2 symétrique de R1 par rapport à ce miroir ; R2 est donc à l'infini.
R2, est un objet dont l'objectif donne une image R3 située dans le plan focal image pour la lumière
progressant vers l'oculaire, donc dans le plan focal objet de l'oculaire, grâce au premier réglage.
R3 est un objet pour l'oculaire qui en donne une image R" à l'infini donc observée nettement par l'œil,
comme R' , sans accommodation.
Pour effectuer le réglage, placer une lampe spectrale derrière la fente du collimateur. Placer la
lunette réglée bien en face. Régler le tirage du collimateur jusqu'à ce que l'image de la fente soit nette, puis
rendre cette fente bien verticale et fine.

3-2-3 Réglage du collimateur


Lorsque le collimateur est réglé, il donne de la fente source une image à l'infini qui est vue nette,
sans accommodation, par l'observateur, à travers la lunette, si celle ci est placée dans la bonne direction.

F
fente
3-3 Étude du prisme en lumière monochromatique
Placer le prisme sur la plate-forme du goniomètre et éclairer la fente source avec la lumière du
doublet jaune de longueurs d'onde dans le vide 1 = 589,0 nm et 2 = 589,6 nm d'une lampe à vapeur de
sodium.
3-3-1 Mesure de l'angle du prisme
Faire arriver la lumière sur l'arête du prisme et mesurer l'angle  entre les faisceaux réfléchis par les
deux faces

A 


Montrer que l'angle du prisme est A = .
2
3-3-2 Mesure de l'indice du prisme pour une lumière monochromatique donnée
Le prisme étant éclairé par le doublet jaune du sodium, rechercher le minimum de déviation pour
1 = 589,0 nm. Dm1 étant la déviation minimale pour S1, mesurer Dm1 à la minute d'angle près.
 D A
sin m1 
 2 
En déduire l'indice du prisme n1 pour cette lumière par la formule n 1  que l'on
A
sin 
2
démontrera.
Peut-on apprécier la différence entre n1 (pour 1) et l'indice n2 (pour 2) ?

3-3-3 Condition limite d'émergence


Mesurer, toujours pour 1, l'angle d'incidence minimal i 0 permettant à la lumière de traverser les
deux faces du prisme.
Retrouver i0 par le calcul à partir des valeurs de A et de n1 par une formule que l'on démontrera..

3-4 Étalonnage et utilisation d'un spectroscope à prisme


3-4-1 Principe du spectroscope à prisme
La relation entre la longueur d'onde dans le vide  et l'indice de réfraction n'est pas linéaire, aussi,
pour pouvoir obtenir la longueur d'onde dans le vide pour une lumière donnée, par mesure de la déviation
minimale que lui inflige un prisme, doit-on d'abord obtenir le graphe D = f().
Pour ce faire, on utilise une source spectrale dont le spectre comporte suffisamment de raies, de
longueurs d'onde dans le vide connues avec précision.
La précision est meilleure quand on utilise le prisme au minimum de déviation (la dispersion est
alors plus grande) et si le matériau constituant le prisme a un grand pouvoir dispersif. On utilise pour cela
des verres au plomb (flint) qui ont non seulement des indices plus élevés que les verres ordinaires (crown),
mais aussi un pouvoir dispersif plus grand.
3-4-2 Courbe d'étalonnage du spectroscope
On utilisera la lampe spectrale à vapeur de mercure dont les raies ont pour longueurs d'onde dans le
vide :

couleur violet violet bleu violet vert bleu vert bleu vert jaune
intense très faible intense peu intense très faible intense
 / 1 nm 404,7 407,8 435,8 491,6 496,0 546,1

couleur jaune jaune rouge rouge rouge rouge sombre


intense intense très faible très faible faible faible
 / 1 nm 577,0 579,1 607,2 612,3 623,4 690,7

Mesurer la déviation D pour chaque raie, en se plaçant au minimum de déviation correspondant à la


raie vert jaune intense qui est vers le milieu du spectre.
Tracer le graphe D = f() : on reportera les points correspondant aux raies du spectre du mercure et
on les joindra par une courbe la plus "régulière" possible.

3-4-3 Étude d'un spectre de raie avec le spectroscope étalonné


Ne pas dérégler la position de la fente source par rapport au prisme; on doit toujours être au
minimum de déviation pour  = 546,1 nm.
Remplacer la lampe spectrale à vapeur de mercure par une lampe à vapeur de cadmium ou de zinc.
Mesurer les déviations pour les raies visibles du spectre étudié.
En déduire, à l'aide de la courbe d'étalonnage, les longueurs d'onde des différentes raies. Préciser
pour chacune la couleur et donner une indication sur son intensité.

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