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D é f i n i t i o n e t c o n t e n u d u P L U
QU’EST-CE QU’UN PLAN LOCAL D’URBANISME ?
Le PLU constitue le document fondamental de la planification locale ; il
définit de façon précise le droit des sols applicable à chaque terrain :
peut-on construire ou pas ? Si oui quel type de bâtiment ? Quelles règles
doit respecter la construction ? Si non, quelles obligations existe-t-il en
matière d’aménagement ou de protection d’éléments naturels,
culturels, paysagers… ?
Il permet d’assurer :
L’équilibre entre :
Les populations résidant dans les zones urbaines et rurales ;
Le renouvellement urbain, le développement urbain maîtrisé, la restructuration des
espaces urbanisés, la revitalisation des centres urbains et ruraux ;
Une utilisation économe des espaces naturels, la préservation des espaces affectés
aux activités agricoles et forestières et la protection des sites, des milieux et
paysages naturels ;
La sauvegarde des ensembles urbains et du patrimoine bâti remarquables
Les besoins en matière de mobilité.
La qualité urbaine, architecturale et paysagère, notamment des entrées de ville ;
La diversité des fonctions urbaines et rurales et la mixité sociale dans l'habitat, en
prévoyant des capacités de construction et de réhabilitation suffisantes pour la
satisfaction, sans discrimination, des besoins présents et futurs de l'ensemble des
modes d'habitat, d'activités économiques, touristiques, sportives, culturelles et
d'intérêt général ainsi que d'équipements publics et d'équipement commercial, en
tenant compte en particulier des objectifs de répartition géographiquement équilibrée
entre emploi, habitat, commerces et services, d'amélioration des performances
énergétiques, de développement des communications électroniques, de diminution
des obligations de déplacements motorisés et de développement des transports
alternatifs à l'usage individuel de l'automobile ;
La sécurité et la salubrité publiques ;
La prévention des risques naturels prévisibles, des risques miniers, des risques
technologiques, des pollutions et des nuisances de toute nature ;
La protection des milieux naturels et des paysages, la préservation de la qualité de
l'air, de l'eau, du sol et du sous-sol, des ressources naturelles, de la biodiversité, des
écosystèmes, des espaces verts ainsi que la création, la préservation et la remise en
bon état des continuités écologiques ;
La lutte contre le changement climatique et l'adaptation à ce changement, la
réduction des émissions de gaz à effet de serre, l'économie des ressources fossiles, la
maîtrise de l'énergie et la production énergétique à partir de sources renouvelables.
B u r e a u d ’ é t u d e s G E O G R A M 1
P h a s e d e c o n c e r t a t i o n
D é f i n i t i o n e t c o n t e n u d u P L U
CONTENU DU PLU
Le dossier de P.L.U. comprend les documents suivants :
Le rapport de présentation qui :
expose le Diagnostic établi au regard des prévisions économiques et
démographiques et des besoins répertoriés en matière de développement
économique, de surfaces et de développement agricoles, de développement
forestier, d'aménagement de l'espace, d'environnement, notamment en
matière de biodiversité, d'équilibre social de l'habitat, de transports, de
commerce, d'équipements et de services ;
analyse la consommation d'espaces naturels, agricoles et forestiers au cours
des dix années précédant l'approbation du plan ou depuis la dernière
révision du document d'urbanisme et la capacité de densification et de
mutation de l'ensemble des espaces bâtis, en tenant compte des formes
urbaines et architecturales ;
expose les dispositions qui favorisent la densification de ces espaces ainsi
que la limitation de la consommation des espaces naturels, agricoles ou
forestiers ;
justifie les objectifs chiffrés de modération de la consommation de l'espace
et de lutte contre l'étalement urbain compris dans le projet d'aménagement
et de développement durables au regard des objectifs de consommation de
l'espace fixés, le cas échéant, par le schéma de cohérence territoriale et au
regard des dynamiques économiques et démographiques ;
établit un inventaire des capacités de stationnement de véhicules motorisés,
de véhicules hybrides et électriques et de vélos des parcs ouverts au public et
des possibilités de mutualisation de ces capacités ;
explique les choix retenus pour établir le projet d'aménagement et de
développement durables, les orientations d'aménagement et de
programmation et le règlement.
Évaluation environnementale :
Les plans locaux d'urbanisme susceptibles d'avoir des effets notables sur l'environnement
sont assujettis au dispositif spécifique de l'évaluation stratégique environnementale. Ainsi
sont notamment concernés les territoires présentant des sites Natura 2000 et les communes
qui sont limitrophes de ces territoires. Le rapport de présentation devra alors impérativement
traiter de cet impact par le biais d'une étude spécifique qui conclura sur- les effets du
document sur l'environnement.
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D é f i n i t i o n e t c o n t e n u d u P L U
Le Projet d’Aménagement et de Développement Durables (PADD)
Ce document a pour fonction exclusive de présenter le projet communal pour les années à
venir. Il a donc une place capitale :
Il définit les orientations générales des politiques :
d'aménagement,
d'équipement,
d'urbanisme,
de paysage,
de protection des espaces naturels, agricoles et forestiers,
de préservation ou de remise en bon état des continuités écologiques.
Il définit les orientations générales concernant
l'habitat,
les transports,
les déplacements,
les réseaux d’énergie,
le développement des communications numériques,
l'équipement commercial,
le développement économique et les loisirs.
Il fixe des objectifs chiffrés de modération de la consommation de l'espace et de lutte
contre l'étalement urbain.
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D é f i n i t i o n e t c o n t e n u d u P L U
Les orientations d’aménagement et de programmation (OAP)
Les orientations d'aménagement et de programmation comprennent, en cohérence avec le
projet d'aménagement et de développement durables, des dispositions portant sur
l'aménagement, l'habitat, les transports et les déplacements.
Il existe désormais trois types d’OAP :
1. Les OAP sectorielles ; elles sont obligatoires en zone 1AU :
Elles définissent les conditions d’aménagement garantissant la prise en compte des qualités
architecturales, urbaines et paysagères des espaces dans la continuité desquels s’inscrit la
zone, notamment en entrée de ville. Le périmètre de ces OAP est délimité sur le plan de
zonage.
Il s’agit de mieux prendre en compte à la fois les zones urbanisées existantes, mais également
les zones naturelles et agricoles en continuité desquelles s’inscrit le nouveau secteur
d’aménagement. Les OAP doivent proposer des formes urbaines qui respectent les qualités
des bourgs ou quartiers existants, et traiter les lisières entre les nouvelles constructions et le
paysage qui l’entoure.
2. Les OAP des secteurs d’aménagement
Permettent en zone U et AU de concevoir des OAP qui s’appliquent seules en l’absence de
règlement. Cette possibilité s’accompagne des conditions suivantes :
Les dispositions définies dans ces OAP doivent répondre aux objectifs du PADD ;
Elles doivent porter au minimum sur les objectifs suivants :
La qualité de l'insertion architecturale, urbaine et paysagère ;
La mixité fonctionnelle et sociale ;
La qualité environnementale et la prévention des risques ;
Les besoins en matière de stationnement ;
La desserte par les transports en commun ;
La desserte des terrains par les voies et réseaux.
Elles doivent comporter un schéma d’aménagement précisant les principales
caractéristiques d’organisation spatiale du secteur
La réalisation d’OAP sans règlement est soumise à une justification particulière dans le
rapport de présentation.
De plus, lors de l’instruction des demandes d’occupation du sols (permis ou déclaration
préalable), les articles d’ordre public du RNU continueront à s’appliquer à savoir les articles :
R.111-2 relatif aux projets susceptibles de porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité
publique, du fait de leur situation, leurs caractéristiques, leur importance ou leur
implantation à proximité d’autres installations ;
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P h a s e d e c o n c e r t a t i o n
D é f i n i t i o n e t c o n t e n u d u P L U
R.111-4 relatif aux projets de nature, par leur localisation et leurs caractéristiques, à
compromettre la conservation ou la mise en valeur d’un site ou de vestiges
archéologiques ;
R.111-26 relatif aux projets de nature, par leur importance, leur situation ou leur
destination, à avoir des conséquences dommageables pour l’environnement ;
R.111-27 relatif aux projets de nature, par leur situation, leur architecture, leurs
dimensions ou l’aspect extérieur des bâtiments, à porter atteinte à l’intérêt des lieux
avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains, ainsi qu’à la conservation des
perspectives monumentales.
3. Les OAP à vocation patrimoniale
Les orientations d'aménagement et de programmation peuvent comprendre des dispositions
portant sur la conservation, la mise en valeur ou la requalification des éléments de paysage,
quartiers, îlots, immeubles, espaces publics, monuments, sites et secteurs qu'elles ont
identifiés et localisés pour des motifs d'ordre culturel, historique, architectural ou écologique.
Cette disposition vise à offrir aux collectivités concernées la possibilité de bénéficier de
garanties de protection de leur patrimoine vernaculaire.
Les OAP patrimoniales assurent donc l’application de dispositions portant sur la conservation,
la mise en valeur ou la requalification des éléments et ensembles bâtis ou naturels présentant
un intérêt culturel, historique, architectural ou écologique, après identification et localisation
de ces derniers.
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P h a s e d e c o n c e r t a t i o n
D é f i n i t i o n e t c o n t e n u d u P L U
Le règlement :
1. Les documents graphiques :
Ces documents graphiques sont constitués par un ou plusieurs plans, communément appelés
plans de zonage. Ils permettent de visualiser à l’échelle communale les choix d’aménagement
exposés dans le Projet d’Aménagement et de Développement Durable et mis en œuvre aux
travers des règles contenues dans le règlement. Ces plans divisent le territoire communal en
plusieurs types de zone en fonction des caractéristiques locales :
■ Les zones urbaines dites « zones U » Peuvent être classés en zone urbaine, les secteurs déjà
urbanisés et les secteurs où les équipements publics existants ou en cours de réalisation ont
une capacité suffisante pour desservir les constructions à implanter.
■ Les zones à urbaniser dites "zones AU". Peuvent être classés en zone à urbaniser les secteurs
destinés à être ouverts à l'urbanisation.
Il est possible de distinguer deux types de zones AU en fonction de la capacité des réseaux
situés à leur périphérie :
Lorsque les voies ouvertes au public et les réseaux d’eau, d’électricité, et le cas
échéant, d’assainissement existant à la périphérie immédiate d’une zone AU ont une
capacité suffisante pour desservir les constructions à implanter dans l’ensemble de
cette zone et que des orientations d'aménagement et de programmation et, le cas
échéant, le règlement en ont défini les conditions d'aménagement et d'équipement,
les constructions y sont autorisées soit lors de la réalisation d'une opération
d'aménagement d'ensemble, soit au fur et à mesure de la réalisation des équipements
internes à la zone prévus par les orientations d'aménagement et de programmation
et, le cas échéant, le règlement. Ces secteurs seront classés en zone 1AU ;
Lorsque les voies publiques et les réseaux d’eau, d’électricité, et le cas échéant,
d’assainissement existant à la périphérie immédiate d’une zone AU n’ont pas une
capacité suffisante pour desservir les constructions à implanter dans l’ensemble de
cette zone, son ouverture à urbanisation peut être subordonnée à une modification
ou à une révision du PLU. Ces secteurs seront classés en zone 2AU.
■ Les zones agricoles dites "zones A". Peuvent être classés en zone agricole les secteurs de la
commune, équipés ou non, à protéger en raison du potentiel agronomique, biologique ou
économique des terres agricoles.
Peuvent être autorisées en zone A :
Les constructions et installations nécessaires à l'exploitation agricole ou au stockage
et à l'entretien de matériel agricole par les coopératives d'utilisation de matériel
agricole agréées au titre de l'article L. 525-1 du code rural et de la pêche maritime ;
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D é f i n i t i o n e t c o n t e n u d u P L U
Les constructions et installations nécessaires à des équipements collectifs dès lors
qu'elles ne sont pas incompatibles avec l'exercice d'une activité agricole, pastorale ou
forestière du terrain sur lequel elles sont implantées et qu'elles ne portent pas
atteinte à la sauvegarde des espaces naturels et des paysages ;
Les constructions, installations, extensions ou annexes aux bâtiments d'habitation, dès
lors que ces extensions ou annexes ne compromettent pas l'activité agricole ou la
qualité paysagère du site.
Le règlement précise la zone d'implantation et les conditions de hauteur, d'emprise et de
densité de ces extensions ou annexes permettant d'assurer leur insertion dans l'environnement
et leur compatibilité avec le maintien du caractère naturel, agricole ou forestier de la zone.
Dans ce cas, l’avis de la Commission Départementale de Préservation des Espaces Naturels,
Agricoles et Forestiers (CDPENAF) est requis.
Les changements de destination de bâtiment existant dès lors que ce changement de
destination ne compromet pas l'activité agricole ou la qualité paysagère du site. Le
changement de destination est soumis, en zone agricole, à l'avis conforme de la
CDPENAF, et, en zone naturelle, à l'avis conforme de la CDNPS (Commission
Départementale de la Nature, des Paysages et des Sites).
■ Les zones naturelles et forestières dites "zones N". Peuvent être classés en zone naturelle et
forestière les secteurs de la commune, équipés ou non, à protéger en raison :
1° Soit de la qualité des sites, milieux et espaces naturels, des paysages et de leur intérêt,
notamment du point de vue esthétique, historique ou écologique ;
2° Soit de l'existence d'une exploitation forestière ;
3° Soit de leur caractère d'espaces naturels ;
4° Soit de la nécessité de préserver ou restaurer les ressources naturelles ;
5° Soit de la nécessité de prévenir les risques notamment d'expansion des crues.
Peuvent être autorisées en zone N :
Les constructions et installations nécessaires à l'exploitation agricole ou au stockage
et à l'entretien de matériel agricole par les coopératives d'utilisation de matériel
agricole agréées au titre de l'article L. 525-1 du code rural et de la pêche maritime ;
Les constructions et installations nécessaires à des équipements collectifs dès lors
qu'elles ne sont pas incompatibles avec l'exercice d'une activité agricole, pastorale ou
forestière du terrain sur lequel elles sont implantées et qu'elles ne portent pas
atteinte à la sauvegarde des espaces naturels et des paysages ;
Les constructions, installations, extensions ou annexes aux bâtiments d'habitation, dès
lors que ces extensions ou annexes ne compromettent pas l'activité agricole ou la
qualité paysagère du site.
Le règlement précise la zone d'implantation et les conditions de hauteur, d'emprise et de
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D é f i n i t i o n e t c o n t e n u d u P L U
densité de ces extensions ou annexes permettant d'assurer leur insertion dans l'environnement
et leur compatibilité avec le maintien du caractère naturel, agricole ou forestier de la zone.
Dans ce cas l’avis de la CDPENAF est requis.
Les changements de destination de bâtiment existant dès lors que ce changement de
destination ne compromet pas l'activité agricole ou la qualité paysagère du site. Le
changement de destination est soumis, en zone agricole, à l'avis conforme de la
CDPENAF, et, en zone naturelle, à l'avis conforme de la CDNPS.
■ Les STECAL : peuvent être délimités à titre exceptionnel, en zone naturelle ou agricole des
Secteurs de Taille et de Capacité d’Accueil Limitées.
Peuvent être autorisées dans ces STECAL :
Des constructions ;
Des aires d'accueil et des terrains familiaux locatifs destinés à l'habitat des gens du
voyage ;
Des résidences démontables constituant l'habitat permanent de leurs utilisateurs ;
dans ce cas le règlement fixe les conditions de hauteur, d'implantation et de densité
des constructions et les conditions relatives aux réseaux publics, à l’hygiène et à la
sécurité.
Ces STECAL sont soumis à l’avis de la CDPENAF
Sur les plans de zonage sont également reportés s’il y a lieu :
Les emplacements réservés :
aux voies et ouvrages publics ;
aux installations d'intérêt général à créer ou à modifier ;
aux espaces verts à créer ou à modifier ou aux espaces nécessaires aux
continuités écologiques ;
Dans les zones urbaines et à urbaniser, des emplacements réservés en vue
de la réalisation, dans le respect des objectifs de mixité sociale, de
programmes de logements qu'il définit ;
Dans les zones urbaines et à urbaniser, des servitudes interdisant, sous réserve d'une
justification particulière, pour une durée au plus de cinq ans dans l'attente de
l'approbation par la commune d'un projet d'aménagement global, les constructions ou
installations d'une superficie supérieure à un seuil défini par le règlement ;
Les espaces boisés classés ;
Les secteurs où les nécessités du fonctionnement des services publics, de l'hygiène,
de la protection contre les nuisances et de la préservation des ressources naturelles
ou l'existence de risques naturels, de risques miniers ou de risques technologiques
justifient que soient interdites les constructions et installations de toute nature,
permanentes ou non, les plantations, dépôts, affouillements, forages et
exhaussements des sols ;
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D é f i n i t i o n e t c o n t e n u d u P L U
Les secteurs protégés en raison de la richesse du sol ou du sous-sol, dans lesquels les
constructions et installations nécessaires à la mise en valeur de ces ressources
naturelles sont autorisées ;
Les bâtiments qui peuvent faire l'objet d'un changement de destination ;
…
2. Les pièces écrites…
Le décret instaurant un contenu modernisé du Plan local d’urbanisme (PLU) est entré en
vigueur le 1er janvier 2016. Le règlement « modernisé » est structuré autour de 3 chapitres et
non plus en 15 articles comme c’est le cas actuellement :
l’affectation des zones et la destination des constructions : où puis-je construire ?
les caractéristiques urbaines, architecturales, naturelles et paysagères : comment
prendre en compte mon environnement ?
les équipements et les réseaux : comment je m’y raccorde ?
Le tableau ci-après reprend les différentes règles qui peuvent être Instituées par le PLU :
- Imposer mixité des constructions sur une même unité foncière ;
- Définir majorations de volume constructible selon emprise au sol et
hauteur ;
- Définir des règles différenciées entre le rez-de-chaussée et les étages
supérieurs des constructions ;
- Identifier les quartiers dans lesquels doit être préservée ou développée la
diversité commerciale ;
- Délimiter les secteurs à l'intérieur desquels la réalisation de programmes
Mixité fonctionnelle de logements comportant des logements locatifs sociaux bénéficie d'une
et sociale majoration de volume constructible qu'il détermine en référence à
l'emprise au sol et à la hauteur ;
- Délimiter les secteurs à l'intérieur desquels la réalisation de programmes
de logements comportant des logements intermédiaires, bénéficie d'une
majoration du volume constructible qu'il détermine en référence à
l'emprise au sol et à la hauteur.
- Fixer une proportion de logement d’une taille minimale ;
- Fixer un pourcentage des programmes de logements affectés à des
catégories de logement.
- Règles maximales d’emprises au sol
Volumétrie et - Hauteur des constructions
Caractéristiques
implantation des - Fixe un objectif de densité minimale de
urbaine,
constructions construction, des règles minimales d'emprise au
architecturale,
sol et de hauteur
environnementale et
Qualité urbaine, -Dispositions concernant les caractéristiques
paysagère
architecturale, architecturales des façades et toitures des
environnementale et constructions ainsi que des clôtures
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D é f i n i t i o n e t c o n t e n u d u P L U
paysagère -Identifier et localiser le patrimoine bâti et
paysager à protéger
- Fixer des obligations en matière de
performances énergétiques et environnementales
-Imposer que les surfaces non imperméabilisées
ou éco-aménageables d'un projet représentent
une proportion minimale de l'unité foncière
-Imposer des obligations en matière de réalisation
d'espaces libres et de plantations, d'aires de jeux
et de loisir.
- Fixer les emplacements réservés aux espaces
verts ainsi qu'aux espaces nécessaires aux
continuités écologiques, en précisant leur
Traitement
destination et les collectivités, services et
environnemental et
organismes publics bénéficiaires ;
paysager des espaces
- Délimiter les espaces et secteurs contribuant
non bâtis et abords des
aux continuités écologiques et définir des règles
constructions
nécessaires à leur maintien ou à leur remise en
état ;
- Identifier les éléments de paysage
- Imposer les installations nécessaires à la gestion
des eaux pluviales et du ruissellement ;
- Imposer pour les clôtures des caractéristiques
permettant de préserver ou remettre en état les
continuités écologiques ou de faciliter
l'écoulement des eaux.
-Obligations de réalisation d'aires de
stationnement (véhicules motorisés, vélos,
véhicules électriques) compte tenu de la qualité
de la desserte en transport collectif, de la densité
urbaine et des besoins propres au projet au
Stationnement
regard des capacités de stationnement ouvertes
au public à proximité.
-Dérogations pour les logements locatifs aidés,
hébergement personnes âgées et résidences
universitaires
Desserte par les voies - Conditions de desserte des voies publiques ou
publiques ou privées privées
-Conditions de desserte des terrains par les
réseaux publics d'eau, d'énergie et notamment
d'électricité et d'assainissement, ainsi que les
Équipement et
conditions de réalisation d'un assainissement non
réseaux Desserte par les
collectif ;
réseaux
-Conditions pour limiter l'imperméabilisation des
sols, pour assurer la maîtrise du débit et de
l'écoulement des eaux pluviales et de
ruissellement, et prévoir le cas échéant des
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D é f i n i t i o n e t c o n t e n u d u P L U
installations de collecte, de stockage voire de
traitement des eaux pluviales et de ruissellement.
-Obligations imposées en matière
d'infrastructures et réseaux de communications
électroniques.
-Emplacements réservés
Les plans locaux d’urbanisme peuvent interdire ou soumettre à conditions les constructions la
base de ces destinations et sous destinations suivantes :
• Exploitation agricole
Exploitation agricole et forestière
• Exploitation forestière
• Logement
Habitation
• Hébergement
• Artisanat et commerce de détail
• Restauration
• Commerce de gros
Commerce et activités de service • Activités de services où s’effectue l’accueil d’une
clientèle
• Hébergement hôtelier et touristique
• Cinéma
• Locaux et bureaux accueillant du public des
administrations publiques et assimilés
• Locaux techniques et industriels des administrations
publiques ou et assimilés
Équipements d’intérêt collectif et
• Établissements d’enseignement, de santé et d’action
services publics
sociale
• Salles d’art et de spectacles
• Équipements sportifs
• Autres équipements recevant du public
• Industrie
Autres activités des secteurs • Entrepôt
secondaire ou tertiaire • Bureau
• Centre de congrès et d’exposition
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D é f i n i t i o n e t c o n t e n u d u P L U
Les annexes sanitaires et servitudes d’utilité publique…
…qui comprennent notamment à titre informatif :
Les pièces écrites
Liste des servitudes d’utilité publique qui grèvent le territoire communal,
Données concernant le système d’alimentation en eau potable, le système
d’assainissement, les ordures ménagères...
Les documents graphiques qui font apparaître :
Le plan des servitudes d’utilité publique.
Les plans des réseaux d’eau et d’assainissement etc ....
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SCHÉMA DE SYNTHÈSE DU CONTENU DU PLU
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PROCÉDURE D’ÉLABORATION DU PLU
Le bureau d’études Géogram accompagne l’équipe communale dans la traduction de ses
choix dans les divers éléments du PLU (PADD, zonage, règlement…) et pour l’intégration des
contraintes naturelles ou humaines.
Les réunions regroupent le bureau d’études Géogram, les représentants de la commune, les
représentants de l’état et, selon les besoins, toute personne permettant de mieux
appréhender tel ou tel problème spécifique. Au cours de ces réunions, des propositions de
zonage puis de règlement sont présentées, discutées et amendées en fonction des choix
exprimés et des impératifs de légalité. Le Projet d’Aménagement et de Développement
Durables (PADD) et les instruments de concertation avec la population sont également
élaborés lors de ces réunions et de leur préparation.
Pour des raisons pratiques et d’efficacité, les réunions de travail sont menées au sein d’un
groupe plus restreint que le conseil municipal, la commission d’urbanisme. Celle-ci doit
régulièrement rendre compte au conseil municipal de l’avancement des travaux afin de
valider les options prises et de mettre au jour les difficultés qui n’auraient pas été envisagées
en réunion de travail. C’est le conseil municipal (ou le conseil communautaire) qui débat du
PADD, décide du mode de concertation, arrête le projet et finalement approuve le PLU.
L’invitation des personnes associées lors de certaines réunions permet d’intégrer divers
services publics et collectivités à la réflexion autour de l’élaboration du PLU. Entre chaque
réunion, les participants sont invités à réfléchir aux problèmes soulevés et aux solutions à
apporter.
La concertation avec les habitants se déroule tout au long de la phase d’études et
d’élaboration.
Une fois le projet abouti, il suivra un processus de validation (voir ci-après). Suite à cette
procédure, les modifications à apporter au projet seront envisagées et discutées avant
l’approbation finale du document.
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D é f i n i t i o n e t c o n t e n u d u P L U
Les consultations spécifiques :
La CDPENAF : Commission Départementale de Préservation des Espaces Naturels,
Agricoles et Forestiers
Issue de la loi MAP et de la loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt (loi 2014-
1170 du 13 octobre 2014), la CDPENAF est une commission présidée par le préfet qui associe
des représentants des collectivités territoriales, de l’État, de la profession agricole, des
propriétaires fonciers, des notaires et des associations agréées pour la protection de
l’environnement. Elle émet des avis sur des documents et des autorisations d’urbanisme et
peut être consultée sur toutes questions relatives à la régression des surfaces agricoles et sur
les moyens de contribuer à la limitation de la consommation de l’espace agricole.
La DREAL : Demande au cas par cas / Décret du 23 aout 2012
Évaluer les incidences sur l’environnement lors de l’élaboration des documents d’urbanisme
vise à une meilleure intégration des problématiques environnementales dans l’aménagement
de nos territoires.
Le décret n° 2012-995 du 23 août 2012 relatif à l’évaluation environnementale des
documents d’urbanisme, poursuit un peu plus la mise en œuvre de la loi n°2010-788 du 12
juillet 2010 portant engagement national pour l’environnement, dite loi Grenelle 2, et, par
voie de conséquence, la transposition en droit interne de la directive 2001/42/CE du 27 juin
2001 relative à l’évaluation des incidences de certains plans et programmes sur
l’environnement. Ce décret élargit le champ d’application de l’évaluation environnementale
et introduit une nouvelle procédure d’examen au cas par cas.
Les documents d’urbanisme doivent, en raison de leurs incidences sur l’environnement, faire
l’objet d’une évaluation environnementale soit de manière systématique, soit après un
examen au cas par cas par l’Autorité environnementale désignée à cet effet
Lorsque l’Ae est saisie au titre de la procédure d’examen au "cas par cas", elle décide dans un
délai de 2 mois si le document de planification doit faire l’objet ou non l’objet d’une
évaluation environnementale. Cette saisine a lieu après le débat sur le PADD.
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D é f i n i t i o n e t c o n t e n u d u P L U
Absence d’un site Natura 2000 Présence d’un site Natura 2000
concernant partiellement ou totalement concernant partiellement ou totalement
le territoire communal le territoire communal
Examen au « cas par cas »
2 mois
Procédure Procédure avec évaluation environnementale
d’élaboration
« normale »
Avis de l’Autorité Environnementale
E n q uê t e p u bl i q ue
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MODALITÉS DE CONCERTATION
La concertation permet d’informer et d’associer les habitants en amont des décisions qui
concernent leur cadre de vie, de mieux définir les objectifs d’aménagement au travers d’une
démarche globale appuyée sur un large débat public. Il s’agit d’informer le public et de lui
permettre de réagir dès le stade des études préalables avant que l’essentiel des décisions soit
pris de façon irréversible.
Qui définit les modalités de la concertation ?
Le conseil municipal, quand il prescrit l’élaboration ou la révision du PLU.
Y a-t-il des modalités obligatoires ?
NON, la commune est totalement libre de choisir les modalités de concertation qui lui
paraissent les mieux appropriées compte tenu notamment de la taille de la commune, de la
situation et des traditions locales, de l’importance des modifications apportées au PLU, en cas
de révision.
Ces modalités peuvent être très variées : informations par les journaux locaux, bulletins
municipaux, brochures, lettres, expositions (en mairie), permanences d’élus et de techniciens,
consultation du public, réunions publiques, réunion d’une commission d’urbanisme élargie…
Quand la concertation a-t-elle lieu ?
Pendant toute la durée de l’élaboration ou de la révision du PLU. La commune définit les
modalités de la concertation en même temps qu’elle décide de prescrire l’élaboration ou la
révision du PLU.
Dans sa délibération, la commune peut prévoir des modalités différentes pour les différentes
phases de l’étude, par exemple mettre à la mairie une boîte à idée quand les études ne sont
pas encore avancées, organiser une information ensuite et prévoir une plus grande
association du public au fur et à mesure de l’avancement de l’étude.
Qui participe ?
Toutes les personnes intéressées. Le conseil municipal ne peut pas établir une liste limitative
des personnes ou des associations susceptibles de participer à la concertation.
Qui tire le bilan de la concertation ?
Le conseil municipal lors de la phase d’arrêt du projet de PLU. Ce bilan est tenu à la
disposition du public.
Faut-il respecter un délai entre la délibération tirant le bilan de la concertation et celle
arrêtant le projet de PLU ?
NON, le décret précise que le conseil municipal peut, par une même délibération, tirer le bilan
de la concertation et arrêter le projet de PLU.
B u r e a u d ’ é t u d e s G E O G R A M 18