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La Mitochondrie

Les mitochondries, organites essentiels des cellules eucaryotes, jouent un rôle clé dans la production d'énergie par la respiration cellulaire, utilisant l'oxygène pour convertir les nutriments en ATP. Leur structure complexe comprend deux membranes, une matrice riche en enzymes et un espace intermembranaire, permettant des processus métaboliques variés comme le cycle de Krebs et la phosphorylation oxydative. L'origine des mitochondries remonte à une fusion hypothétique entre une archéobactérie et une protobactérie, marquant un tournant dans l'évolution des eucaryotes.

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La Mitochondrie

Les mitochondries, organites essentiels des cellules eucaryotes, jouent un rôle clé dans la production d'énergie par la respiration cellulaire, utilisant l'oxygène pour convertir les nutriments en ATP. Leur structure complexe comprend deux membranes, une matrice riche en enzymes et un espace intermembranaire, permettant des processus métaboliques variés comme le cycle de Krebs et la phosphorylation oxydative. L'origine des mitochondries remonte à une fusion hypothétique entre une archéobactérie et une protobactérie, marquant un tournant dans l'évolution des eucaryotes.

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La mitochondrie

Les mitochondries sont des organites présents dans toutes les cellules des organismes eucaryotes.
Chez les Mammifères les mitochondries utilisent à peu près 98% de l’oxygène que nous respirons.

Origine

L’origine des mitochondries est hypothétique, une proposition a été formulée en 1963 lorsqu’on a mis
en évidence la présence d’un ADN mitochondrial (ADNmt) différent de l’ADN nucléaire. Selon cette
hypothèse une archéobactérie (hôte) et une protobactérie (symbionte) auraient fusionné il y a
quelques milliards d’années pour donner naissance à un eucaryote primitif qui au cours de l’évolution
auraient donné les eucaryotes actuels.

Nombre et forme

La plupart de nos cellules nucléées ont entre 500 et 2000 mitochondries.


Dans les cellules de la rétine (cellules en cône de la rétine, qui sont photosensibles) et du muscle
cardiaque, elles représentent respectivement 80% et 40% du volume cellulaire.
Cependant certaines cellules contiennent peu (2 à 6 dans les plaquettes sanguines) ou pas (globules
rouges) de mitochondries.

Le nombre, la taille (de l’ordre du micromètre) et la forme des mitochondries varient selon la
demande en énergie de la cellule ainsi qu’en fonction de différentes conditions
physiologiques.

Fonctions (voir schéma ci-dessous)

Les mitochondries ont un rôle central dans la vie de la cellule car elles sont impliquées dans des
processus biologiques fondamentaux.

A l’ensemble de ces processus vitaux qui assurent un fonctionnement harmonieux de tout


organisme.
STRUCTURE DES MITOCHONDRIES

De la partie externe vers la partie interne de la mitochondrie on distingue:

- deux membranes une externe et une interne ayant des compositions et des fonctions très
différentes.

- un espace intermembranaire, délimité par les deux membranes.

- la matrice.

 La membrane mitochondriale externe

Elle est constituée:

1. de protéines (60%)
Dont quelques enzymes (en particulier celles qui sont impliquées dans le métabolisme des
lipides) et des transporteurs de protéines.

2. de lipides (40%)
Essentiellement des phospholipides, elle contient aussi du cholestérol.

La membrane externe a la propriété d’être perméable, et ceci grâce à la présence d’une protéine
transmembranaire VDAC (Voltage-Dependent Anion Channel) transporteur non spécifique.

La membrane mitochondriale interne

a) Morphologie

Elle est formée de replis, souvent nommés crêtes, dirigés vers l’intérieur de la mitochondrie et
disposés, le plus souvent, perpendiculairement à son plus grand axe.
Le nombre de crêtes varie selon l’activité mitochondriale.

La surface de la membrane interne représente entre 5 à 10 fois celle de la membrane externe.

Les membranes interne et externe peuvent occasionnellement être en contact pour former
un pore de perméabilité transitoire (PTP= Permeability Transition Pore).
b) constitution

La membrane interne est constituée de:

 - 70 à 80% de protéines, dont les plus représentatives sont:

* les complexes protéiques de la chaîne respiratoire


* des transporteurs « classiques ».

La membrane interne a la propriété d’être imperméable à toutes les molécules polaires (ATP
ADP, Pi), aux anions (pyruvate) et aux cations (Ca++, H+ K+), c’est donc une barrière entre le
cytosol et la matrice. Le passage de l’ensemble des molécules requiert des transporteurs, bien que
certaines molécules non chargées (de faible poids moléculaire) puissent la traverser.

Des protéines de transport, type antiport et symport, assurent le passage des molécules à travers
la membrane interne.

Exemples :

- le pyruvate est transporté à l’intérieur de la mitochondrie par le transporteur de type symport :


H+/pyruvate translocase.

- l’ADP entrant et l’ATP sortant sont transportés par l’ ANT (adenine nucleotide translocase) de
type antiport.

- le Phosphate inorganique (H2PO4) nécessaire à la phosphorylation de l’ADP est apporté par le


transporteur de type symport H+/H2PO4-

- les acides gras sont transportés par la carnitine-acylcarnitine translocase (CACT)

Tous les métabolites du cycle de Krebs utilisent des protéines de transport spécifiques. Le calcium
utilise un transporteur de type uniport.

 - 20 à 30% de lipides.

Ils proviennent en majorité du réticulum endoplasmique. contient très peu de cholestérol


contrairement à la membrane externe.

 La matrice

Ce compartiment contient:

 - de nombreuses enzymes qui sont impliquées dans le cycle de Krebs, la β oxydation des acides
gras, le cycle de l’urée, la cétogenèse…

 - l’ADN mitochondrial (plusieurs copies) ainsi que les composants nécessaires à la transcription et
la traduction.

 L’espace intermembranaire

Il contient de nombreuses protéines qui peuvent avoir un rôle dans la physiologie cellulaire, en
particulier le cytochrome c, et un important groupe d’enzymes qui métabolisent l’ATP

Le Métabolisme Oxydatif

L’essentiel de l’énergie dont dispose chaque organisme provient de l’oxydation des


nutriments/substrats (essentiellement glucose et acides gras).
L’oxydation au niveau cellulaire correspond à leur combustion en présence d’oxygène. Les
substrats seront ainsi convertis en gaz carbonique et en eau. Ce processus est appelé
respiration cellulaire et il se déroule dans la mitochondrie.

Production d'ATP

La particularité de la mitochondrie est de pouvoir convertir environ 50% de l’énergie des


oxydations en une forme chimique: l’ATP. Schématiquement, 3 étapes importantes se déroulent
dans cet organite :

1. formation d’acétyl CoA à partir de la dégradation des glucides et des lipides

2. intégration de l’acétyl CoA dans le cycle de Krebs

3. couplage du cycle de Krebs à la chaîne respiratoire et synthèse d’ATP

1. Formation de l’acétyl CoA

- à partir de la dégradation du glucose (glycolyse aérobie)

Le glucose en provenance de l’alimentation ou du glycogène hépatique est une source majeure


d’énergie pour l’ensemble des cellules de l’organisme.

Après avoir traversé la membrane plasmique (présence d’un transporteur), le glucose entre dans la
voie de la glycolyse et la dernière étape (essentiellement cytosolique) conduit à la formation de
pyruvate. Il traverse la membrane externe de la mitochondrie par des pores non spécifiques
(VDAC) puis la membrane interne par un transporteur spécifique (H+/pyruvate translocase ; type
symport). Dans la matrice il est converti en acétyl CoA par la pyruvate déshydrogénase.

- à partir de la dégradation des acides gras

Les acides gras circulants sont une source majeure d’énergie pour les cellules, en particulier les
muscles squelettiques et cardiaque.
Ils proviennent de l’hydrolyse des triglycérides contenus essentiellement dans le tissu
adipeux, les VLDL (Very Low Density Llipoproteins) circulants (d'origine hépatique) et les
chylomicrons.
Après avoir traversé la membrane plasmique (présence d’un transporteur), les acides gras ayant
un nombre de carbone supérieur à 8 sont activés dans le cytosol par l’acyl-CoA synthétase,
enzyme située dans la membrane externe de la mitochondrie. Le métabolite formé est l’acyl-CoA
et il sera transporté vers la matrice pour être dégradé.

- à partir des protéines

Les acides aminés (constituants élémentaires des protéines) ne sont une source d’énergie que
lorsqu’ils sont en excès par rapport aux besoins de renouvellement des protéines. Ils ne couvrent
alors qu’environ 10% des besoins énergétiques de l’organisme.

2. Intégration de l’acétyl-CoA dans le cycle de Krebs

Le cycle de Krebs ou cycle de l’acide citrique comporte huit réactions enzymatiques


décomposables en réactions simples.

t il permet la formation de coenzymes réduits (NADH et FADH2) qui seront réoxydés dans la
chaîne respiratoire.

A chaque tour de cycle, l’oxydation d’un acétyl-CoA libère :


- 3 NADH et 1 FADH2
- 2 CO2
- 1 GTP

Selon le type de molécule dégradée (glucose ou acides gras) le nombre d’acétyl CoA fourni au cycle
de Krebs est variable. Le glucose fournit 2 molécules d’acétyl CoA et un acide gras en C16
(palmitate) fournit 8 acétyl CoA.

 3. Couplage du cycle de Krebs à la chaîne respiratoire

Les composés réduits, NADH et FADH2 vont être réoxydés par perte d’hydrogène qui va lui-
même se dissocier en proton et électron. Ces électrons à haut potentiel d’énergie seront
transférés à la chaîne respiratoire, et finalement à une molécule d’oxygène qui en réagissant avec
les protons donne de l’eau.

a) Chaîne respiratoire

C’est un ensemble de 5 complexes enzymatiques situés dans la membrane interne et chacun de


ces complexes est constitué de plusieurs sous-unités protéiques (le nombre varie selon le
complexe).

- complexe I : NADH-ubiquinone oxydoréductase (25 sous-unités),


- complexe II : succinate-ubiquinone oxydoréductase (4 sous-unités),
- complexe III : ubiquitinol cytochrome c oxydoréductase (9-10 sous-unités)
- complexe IV : cytochrome c oxidase (13 sous-unités). Il contient le site de liaison de l’oxygène.

Cette chaîne de transport contient également :

- le coenzyme Q (CoQ) qui est une quinone (molécule lipophile) qui diffuse dans la membrane
interne.
Il établit une navette des électrons du complexe I au complexe III.

- le cytochrome c est situé dans l’espace intermembranaire.


Il établit une navette des électrons du complexe III au complexe IV.
b) Flux d’électrons dans la chaîne respiratoire et translocation des protons
dans l’espace intermembranaire

La réoxydation des composés réduits a lieu au niveau des complexes I, pour le NADH et II pour
le FADH 2.
C’est au niveau de ces complexes que le flux d’électrons est initié.

La direction du flux le long de la chaîne respiratoire est déterminée par la faculté des composants
des différents complexes à « perdre » ou à « gagner » des électrons. Cette faculté s’exprime par
un paramètre nommé potentiel d’oxydoréduction. Les électrons vont donc se déplacer des
molécules à faible potentiel d’oxydoréduction vers les molécules ayant un potentiel plus élevé.

Dans la chaîne respiratoire, les potentiels d’oxydoréductions des composants ont été mesurés, ce
qui permet de comprendre que les électrons vont se déplacer du NADH (potentiel
d’oxydoréduction :-320mV) vers l’oxygène (potentiel d’oxydoréduction : +816mV). Au
cours de la capture des électrons par les complexes I, III et IV il y a simultanément translocation
des protons vers l’espace intermembranaire.

Le mouvement des protons a pour conséquence de créer un gradient électrochimique qui


a deux composantes :

- un potentiel transmembranaire qui est le résultat de l’accumulation des protons dans l’espace
intermembranaire. Il est compris entre -150 et -180mV (la face externe de la membrane interne
est chargée positivement par rapport à la matrice). C’est le potentiel membranaire le plus élevé
dans la cellule (le potentiel de la membrane plasmique est de -60mV).

- un gradient chimique : l’accumulation de protons abaisse le pH dans l’espace


intermembranaire.

c) Phosphorylation oxydative

Le gradient électrochimique généré par les composants de la chaîne respiratoire a tendance à les
rediriger vers la matrice.
La membrane étant imperméable aux protons ils seront dirigés vers une protéine, l’ATP synthase
qui forme un canal dans la membrane interne. Elle utilise l’énergie du gradient en catalysant la
rentrée des protons de l’espace intermembranaire vers la matrice et c’est au cours de ce retour de
protons que l’ATP synthase transforme l’ADP en ATP.

Enfin lorsqu’on calcule la répartition de l’énergie provenant des aliments


(100%) on a environ 60% qui servent à produire de l’ATP et 35% qui sont dissipés sous forme de
chaleur.

Bilan des composés réduits et ATP formés

1- A partir du glucose
2- A partir du palmitate

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