ASSIGNATION EN REFERE EXPULSION
L’An Deux Mil Vingt-Trois (2023)
Et
Le.................................................à..........Heures..........Min
utes.
A LA REQUETE DE : Monsieur DIARRA BADARA Aly, né le
15/07/1964 à TREICHVILLE (CIV), de nationalité ivoirienne, propriétaire
immobilier, demeurant à Abidjan dans la Commune de Cocody-Angré 8 ème
Tranche ;
Laquelle pour les présentes et ses suites, fait élection de domicile en sa
propre demeure en ladite ville ;
J’ai,
DIT ET DONNE ASSIGNATION A :
Monsieur SAKA-SALEY Fadel né le 02/07/1974 à DAKAR (SENEGAL), de
nationalité Béninoise, Carte Consulaire N° : 01 00 14 129 22, locataire
chez le requérant sis à Angré 8 ème Tranche Vision 2000, villa 208, Cél : 07
97 49 66 92, en son domicile où étant et parlant à :
D’avoir à comparaitre et se trouver présente le MARDI DIX-HUIT
(18) AVRIL 2023 à HUIT (08) HEURES DU MATIN, heures et jours
suivants s’il y a lieu, à l’audience et par-devant le Président du
Tribunal de Première Instance d’Abidjan Plateau, statuant en
matière de référés expulsion.
POUR :
Attendu qu’avec le requérant vous avez conclu un contrat verbal de bail à
usage d’habitation portant sur une villa N° 208, sise à Angré 8ème Tranche
Vision 2000 ;
Que conformément audit contrat de bail (conclu verbalement), le loyer
mensuel a été fixé à :
- La somme de TROIS CENT MILLE (300.000) francs CFA, payable au
plus tard le cinq (05) de chaque mois ;
Que cependant, Monsieur SAKA-SALEY Fadel qui, jouit pleinement du
local loué, a cessé de s’acquitter du paiement des loyers mensuels
et accuse ainsi des arriérés de loyers échus et impayés répartis
comme suit :
Loyers de Décembre 2022 à Avril 2023 inclus : ................1.500.000
FCFA
Pénalités de retard (Décembre 2022 à Avril 2023) : ............150.000
FCFA
1.650.000 FCFA
Attendu que toutes les relances amiables entreprises par le bailleur
à l’effet de recouvrer sa créance demeurent vaines ;
Que malgré le courrier de demande de résiliation de bail qui, lui fut
adressé le 17 Février 2023 par exploit de commissaire de justice
conformément aux dispositions de l’article 442 de la loi n°2019-576
du 26 juin 2019 instituant code de la construction et de l’habitat,
avant saisine du Tribunal, n’a pu vaincre cette inertie ;
(Pièce 1 : lettre de demande de résiliation de bail du 17/02/2023
adressée au Sieur SAKA-SALEY Fadel)
Attendu que celui-ci, ne respecte pas ses obligations contractuelles,
notamment le payement régulier du loyer, au point d’accuser les
impayés ci-dessus ;
Qu’il est manifeste, que cette situation cause un préjudice
considérable au bailleur, puisqu’il est non seulement privé des
revenus locatifs des lieux, mais pire, il ne peut les donner en location
à d’éventuels preneurs aussi longtemps que le locataire actuel n’en
aura pas été expulsé ;
Qu’ainsi, Monsieur DIARRA BADARA Aly, sollicite de la juridiction de
céans, de prononcer la résiliation du contrat de bail la liant à
Monsieur SAKA-SALEY Fadel pour violation des clauses contractuelles
notamment le non-paiement des loyers ;
Et, ordonner en conséquence l’expulsion de ce dernier de la Villa N°
208 appartenant au requérant, tant de sa personne, de ses biens
que de tous occupants de son chef ;
Que le Tribunal est en outre prié, conformément aux dispositions de
l’article 146 du Code de Procédure Civile, d’assortir la décision à
intervenir de l’exécution provisoire.
PAR CES MOTIFS
En La Forme :
- Déclarer Monsieur DIARRA BADARA Aly, recevable en son action pour
être intervenu dans les conditions et formes légales ;
Au Fond :
- L’y dire bien fondée ;
- Prononcer la résiliation du contrat de bail qui la lie à Monsieur SAKA-
SALEY Fadel ;
- Ordonner l’expulsion de Monsieur SAKA-SALEY Fadel, du local qu’il
occupe à usage d’habitation, tant de sa personne, de ses biens que
de tous occupants de son chef ;
- Ordonner l’exécution provisoire de la décision à intervenir ;
- Condamner le défendeur aux entiers dépens ;
SOUS TOUTES RESERVES
A CE QU’IL N’EN IGNORE
Et je lui ai, étant et parlant comme ci-dessus, remis et laissé copie
du présent exploit dont le coût en ce qui me concerne est de : CENT
UN MILLE (101.000) Francs CFA.
LE COMMISAIRE DE JUSTICE
MAITRE SILUE NANHOUA