Évolution des systèmes d'élevage mondial
Évolution des systèmes d'élevage mondial
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Chapitre I : Concepts et Définition.......................................................................................................2
Chapitre II : Brève histoire de l’élevage dans le monde......................................................................2
I- Des évolutions variées..................................................................................................................3
1.1. De la polyculture-élevage à l’élevage hors-sol, histoire d’une intensification en zone
tempérées..........................................................................................................................................3
VI. Quelques systèmes d’élevage..................................................................................................18
1. Les ranches d’Afrique.................................................................................................................18
1.1. La gestion des pâturages..........................................................................................................18
2. Système agropastoral..................................................................................................................19
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Introduction
Les dynamiques d’évolution de l’élevage en régions chaudes amènent à observer une grande
diversité de systèmes d’élevage. Comme en agriculture, ces transformations sont dues notamment à
la croissance démographique rapide et à l’urbanisation qui ont entraîné une évolution importante de
la demande en produits alimentaires. Les prospectives économiques prévoient un fort accroissement
de la demande en produits animaux dans les pays en développement, avec une forte tendance à
produire de plus en plus dans les pays (ou les régions) consommateurs. Ces changements induisent
souvent une intensification de l’élevage et de l’agriculture, et parfois une meilleure intégration de
ces activités. Dans d’autres cas, c’est la spécialisation des élevages qui apporte des réponses à ces
enjeux.
Intensification et spécialisation marquent donc fortement le paysage des productions animales,
notamment pour les espèces à cycles courts (aviculture, aquaculture, élevage de porcs...), pour
certains systèmes de production péri-urbains (lait, embouche...) et pour certaines formes
d’intégration de l’agriculture et de l’élevage. Les systèmes pastoraux plus extensifs fondés sur la
valorisation des parcours par des herbivores gardent néanmoins leur place, en raison non seulement
des valeurs sociales et culturelles qui leur sont attachées, mais aussi de leur aptitude à valoriser des
ressources renouvelables de faible potentialité (parcours des zones arides et semi-arides par
exemple.
L’objectif
Les hommes
Les ressources
Les animaux
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L’homme intervient en tant que décideur et acteur à travers ses pratiques, c’est un centre de
décision (YAKHLEF, 2001). L’animal constitue l’élément central et caractéristique du système
d’élevage (MOUDOUD. 2000).
de montrer que, si l'élevage est la principale forme d'exploitation des animaux par l'homme,
Il en existe d'autres, que nous ne pourrons détailler dans cet cours, mais qu'il ne faut pas
oublier.
L'introduction de la jachère labourée, dès la fin de l'Empire Romain en Europe, aux VI et VII
siècles, permit d'améliorer la productivité des terres : après une culture, les terres, au lieu d'être
totalement abandonnées, sont simplement laissées enherbées pendant un an ou deux, avant d'être à
nouveau cultivées.
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L'association de l'agriculture et de l'élevage, à la fin du Moyen-Age (XI et XII siècles), permit une
première hausse spectaculaire des rendements agricoles, et constitua ce que l'on appelle parfois la
première révolution agraire.
L'introduction de la culture attelée améliora ; efficacité du travail du sol, et permit d'étendre au
maximum les surfaces cultivées : les terres défrichées et cultivées en France à cette époque
atteignirent des limites que l'on ne retrouvera pas avant le milieu du XIX siècle.
Les animaux, qui ont désormais libre accès aux parcelles non cultivées (c'est le droit de vaine
pâture1 sur les communaux), ainsi qu'aux parcours et à la forêt, concentrent dans des étables le
fumier, qui est ensuite réparti sur les champs cultivés. Les rendements augmentent sensible
ment.
Les agriculteurs, en distribuant des fourrages complémentaires au bétail (résidus de culture,
herbes fauchées le long des chemins et des canaux, feuilles d'arbres ...) voient les productions
animales s'accroître.
L'association agriculture-élevage fut la clé de l'essor de la société française à la fin du Moyen-Age.
L'avènement de la polyculture-élevage constitua la deuxième révolution agraire, aux XVII" et
XVIII siècles :
La jachère, au lieu d'être laissée en friche, est désormais cultivée : on y sème des prairies à base
de légumineuses, qui enrichissent le sol, et fournissent des fourrages plus abondants et de
meilleure qualité pour les animaux ;
le bétail, mieux nourri, produit plus de viande, de lait, de fumier, d'où une progression
spectaculaire des rendements agricoles et animaux.
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Droit d'usage qui permet de faire paître gratuitement son bétail en dehors de ses terres, dans les bords des chemins, etc.
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des pasteurs nomades dont la vie est entièrement organisée autour du troupeau qui subvient à
leurs besoins, généralement dans les zones plus arides.
Cette "spécialisation ethnique" remonte à plus de 2000 ans. Dans de nombreuses régions, les deux
groupes se partagent l'utilisation des terres. La faible densité démographique a longtemps permis ce
type d'élevage très extensif, même dans des régions favorables à l'agriculture.
Le pastoralisme africain est caractérisé par sa stabilité historique. Les nomades mènent une
existence apparemment instable :
ils se déplacent en permanence ;
ils sont eux-mêmes sous la perpétuelle menace de sécheresses ou d'épidémies qui peuvent à
tout moment décimer des troupeaux entiers ;
Pourtant, ces systèmes d'élevage se sont remarquablement maintenus au fil des siècles ;
malgré d'importants déplacements, et parfois des changements de milieu, les nomades ont
toujours conservé le même mode de vie, et vécu des productions de leur troupeau ;
les pasteurs forcés de changer de mode de vie après la disparition de leur troupeau tentent de
reprendre leur vie nomade, après avoir reconstitué leur cheptel.
Les déplacements des nomades, loin d'être un signe d’instabilité, sont au contraire la marque d'une
grande adaptation à un milieu difficile.
L’évolution progressive des sociétés africaines, caractérisée par l’établissement des frontières, le
développement des transports, le progrès vétérinaire, affecte les systèmes pastoraux.
Et surtout, le développement important des zones cultivées, lié à l'accroissement démographique
depuis la dernière guerre mondiale a considérablement réduit l'espace autrefois utilisé par les
éleveurs.
Les conditions du pastoralisme ont donc beaucoup changé en Afrique depuis le début du 20 ème
siècle. Les sociétés traditionnelles sont bouleversées : les dernières sécheresses en Afrique ont eu de
graves conséquences.
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lors de rodéos annuels. Par la suite, lors de l'ouverture de mines dans le centre du pays, une
véritable filière s'est établie.
Parallèlement, d'immenses propriétés d'élevage se sont formées dans les prairies, pratiquant surtout
l'élevage bovin d'abord pour le cuir (la viande était parfois abandonnée sur place faute de
possibilités de stockage) puis pour la viande.
Il s'agissait plus de l’exploitation d'une "mine" naturelle de bétail, que de l'élevage proprement dit.
Les ranches ont ensuite évolué vers un type d'élevage plus rationnel et plus organisé, et se sont
progressivement équipés en parcs, en abattoirs, en bains détiqueurs.
L'histoire de l'élevage varie énormément d'une région à l'autre. Les situations que l'on rencontre
aujourd'hui, leurs problèmes, ne peuvent se comprendre que si l'on connait bien le passé de chaque
région. Ce passé marque encore profondément en filigrane les systèmes d'élevage actuels. Il faut
s'en souvenir en permanence. Il existe plusieurs voies d'amélioration, chacune adaptée à la situation
actuelle des systèmes d'élevage : les éleveurs européens cherchent à mieux rentabiliser les
investissements énormes qu'ils ont fait, à rendre chaque animal encore plus productif, pour
augmenter leur profit et leur autonomie, alors que le pasteur africain cherche à gérer de façon
collective les ressources naturelles d'un milieu fragile, pour assurer sa survie et celle de son
troupeau.
Bien avant d'être domestiqués et élevés, les animaux ont été chassés par l'homme, comme l'attestent
de nombreuses gravures et peintures rupestres. Aujourd'hui encore, la faune joue un rôle important
et diversifié suivant les régions.
La chasse est une source de protéine. C'est est une activité universellement répandue : petits
rongeurs, primates, oiseaux, ruminants sauvages etc., procurent aux populations locales de la viande
à moindre coût. La viande de gibier peut, souvent, être préférée à celle du bétail : les indonésiens de
Sulawesi apprécient beaucoup l'anoa (Bubalus depressicornis), et les béninois l'aulacode, dont la
viande est vendue 4 fois plus cher au kg que celle du bœuf, à Cotonou.
Le gibier fournit des produits précieux tels que le cuir, la fourrure, l’ivoire, le cornage, etc.
Certaines espèces, très recherchées, sont désormais menacées d'extinction: l'éléphant, le rhinocéros
en Afrique, le tigre du Bengale en Asie, etc.
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Le tourisme est également une importante source de revenus pour certains pays, dont les réserves
naturelles accueillent chaque année des milliers de personnes attirées par leur faune sauvage. La
diminution de la grande faune menace ce secteur d'activité très lucratif dans de nombreux pays
d'Afrique.
II.2. La biologie des animaux sauvages présente de nombreux avantages sur celle des
animaux domestiques
La faune est parfaitement adaptée au milieu dans lequel elle vit : ses besoins en eau sont réduits en
zone semi-aride, elle résiste à de nombreuses maladies endémiques, et continue à grossir quand les
espèces domestiques perdent du poids.
De ce fait, dans les régions où l'élevage de ruminants domestiques est difficile, la faune sauvage est
souvent beaucoup plus productive que les animaux domestiques : fécondité élevée, production de
viande au km² plus importante.
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II.3. Quelques essais d'exploitation de la faune sauvage
En Afrique, deux schémas d'exploitation de la faune ont été testés avec quelques bons résultats :
la "chasse organisée", ou "game cropping" dans les réserves naturelles n'a pas eu beaucoup de
succès, à cause du prix de revient de la viande : il s'agit plus d'une source de revenus
touristiques (organisation de safari) que d’une production de viande ;
Les ranches à gibier2 ("game ranching") permettent une exploitation plus rationnelle,
l'aménagement de parcs facilitant sa gestion et sa capture.
Cependant, en région favorable aux bovins ou aux ovins, l'élevage d'animaux sauvages est moins
rentable que celui du bétail les clôtures doivent être plus hautes, les animaux sont moins dociles.
L’élevage de cerf dans certains pays occidentaux (en France, en Allemagne) peut atteindre des
effectifs de 50 000 individus. Les élevages produisent des animaux à des fins commerciales pour le
marché de la venaison, c'est à dire pour la consommation alimentaire les Cerfs produisent une
viande tendre, digeste, riche en protéines et faible en graisse.
En Afrique de l’Ouest, des tentatives d’élevage de l’aulacode ont été développées. L'aulacode est un
petit rongeur des savanes humides dont la viande est très recherchée, mais son élevage en captivité
n'est pas encore bien maîtrisé, malgré de nombreux essais, notamment au Bénin.
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préhistoriques, aujourd'hui disparus, et les bovins actuels. Le nombre des espèces effectivement
élevées est très réduit: environ 25, y compris l'éléphant (en Asie).
Les herbivores domestiques se nourrissent de produits végétaux, et valorisent ainsi des ressources
que l'homme ne pourrait consommer directement. La plupart sont des ruminants (camélidés, bovins,
caprins, ovins), mais il y a aussi des non ruminants, comme le lapin ou le cheval, sans oublier le
porc, omnivore, et les volailles granivores.
La famille des bovidés comprend de nombreuses espèces domestiques et sauvages. Tous sont des
animaux à plusieurs fins (viande, lait, cuir, travail, fumier, laine), même si leurs aptitudes
génétiques, souvent sélectionnées par l'homme, les prédisposent parfois à l'une ou à l'autre de ces
productions. Ce sont de gros animaux, à la croissance assez lente, et aux performances de
reproduction assez médiocres, du fait de leur maturité sexuelle tardive, d'une faible prolificité (les
naissances multiples sont rares), et d'une gestation longue. Deux espèces domestiques dominent
dans les régions chaudes : les bovins et les buffles. Les deux grands types de bovins, les taurins
(Bos taurus) et les zébus (Bos indicus) sont issus d'un ancêtre commun, l'auroch, aujourd'hui
disparu, originaire probablement du Proche-Orient.
Les Taurins dominent en zone tempérée et ils supportent mal les conditions climatiques des
régions chaudes (aridité et chaleur excessives qui perturbes leur physiologie) et sont sensibles
aux maladies et parasites des régions humides.
Les Zébus sont plus répandus sous les tropiques. Ce sont des animaux bien adaptés aux climats
chauds et arides: leur régulation thermique est assurée essentiellement par la transpiration, et ils
perdent moins 'eau que les taurins, qui évacuent la chaleur en excès par le halètement. En
revanche, ils supportent mal les atmosphères humides, et sont très sensibles aux tiques et aux
maladies qu'ils transmettent, ainsi qu'aux trypanosomes.
De nombreuses races métisses, appelées « Sanga » en Afrique de l'Est, issues du croisement
entre des zébus et les taurins, peuplent les zones de contact entre les deux types en Afrique :
Afrikander en Afrique du Sud, Ankole au Rwanda, Djakore au Sénégal.
Les buffles domestiques sont présents essentiellement en Asie. Ce sont des animaux lourds,
résistant très bien à des températures très élevées, supérieures à 42 °C, à condition de pouvoir se
baigner aux heures les plus chaudes de la journée. La bufflonne produit un lait d'excellente qualité,
très riche en matières grasses, faisant d'excellents fromages, moins abondant que celui de la vache.
Les buffles sont très utilisés pour la traction animale dans les zones marécageuses, les rizières, dans
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la vallée du Nil en Egypte ... Leur croissance est lente. Le buffle d'Afrique, une espèce différente du
buffle d'Asie, n'a pas été domestiqué.
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nomadisme), pour les travaux culturaux, l’exhaure de l’eau. Il existe de nombreuses races
tropicales, dont les performances et les aptitudes sont souvent mal connues.
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Il joue également un rôle important dans l'économie des exploitations agricoles : c'est souvent la
seule forme de patrimoine (individuel ou collectif) des sociétés agricoles. C'est aussi un gage de
sécurité qui permet de faire face aux mauvaises années, et le compte-courant des exploitations en
temps normal. Enfin l'animal est une richesse sociale, source incontestable de prestige, objet de
maints rites et sacrifices, Permettant et symbolisant l'accès à un certain statut social, notamment au
mariage.
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reproduisent plus vite, leur format est plus adapté à une consommation familiale ou
villageoise, leur prix est plus abordable. Les goûts sont très variables : les paysans du Sertao
(Nord-Est du Brésil) apprécient la viande de chèvre, les gauchos d'Amérique latine le bœuf,
les musulmans le mouton, les chinois le porc.
Les abats sont souvent très appréciés. la graisse a de nombreux usages en cuisine, d'où
l'intérêt des paysans pour le porc dans les régions non musulmanes. A Haïti, le saindoux 3
est payé plus cher que le jambon. La graisse sert aussi à fabriquer des savons. Les tripes sont
très recherchées en Thaïlande et au Laos, où elles constituent des plats de choix.
Les œufs sont une source incomparable de protéines.
I.3. Les produits non alimentaires
La production de cuir et de peaux est l'objectif principal de certains élevages. En Afrique,
les chèvres de race Maradi et Mubende sont réputées pour la qualité de leur peau ; en
Indonésie les crocodiles sont élevés pour leur cuir. La qualité d'une peau dépend de l’état de
l’animal. Les parasites dermiques et une mauvaise alimentation la déprécient.
A l'échelle villageoise, les abats sont fréquemment utilisés : les tendons forment des liens
très solides, on fait des sacs avec les boyaux, des outres avec les vessies de porc, des blagues
à tabac avec les vessies de bœuf.
Dans les abattoirs industriels, les abats sont triés et transformés : les graisses et les cartilages
en colle, le sang en engrais ou en aliments pour le bétail, les os en engrais azotés
particulièrement riches en phosphates.
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Aliment obtenu en faisant fondre de la graisse de porc sans viande. Il est de couleur blanche.
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L'élevage assure un revenu monétaire. La vente de produits animaux, ou les prestations de services
(portage, location d'un attelage de labour) procurent de l'argent à l'éleveur.
Par exemple, Les ruminants sont à la base des revenus pastoraux des nomades du Sahel qui
les vendent régulièrement sur les marchés de Côte d'ivoire, du Burkina Faso, du Cameroun.
Le propriétaire d'un attelage dressé à la culture attelée peut louer ses services à des
agriculteurs pour labourer leurs champs. A Haïti par exemple, Il faut 7 à 8 jours pour
labourer un carreau (1,29 ha).
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En améliorant les façons culturales, la charrue attelée permet un labour plus profond que la
houe, ce qui favorise la reconstitution des réserves en eau du sol et la pénétration des racines
en profondeur.
En facilitant le déroulement du calendrier cultural. La réussite d'une culture dépend souvent
de la rapidité que met l'agriculteur à exécuter les façons culturales, car la saison des pluies
est d'une durée très limitée. Un certain nombre d'opérations (labour et semis, sarclage)
constituent un goulot d'étranglement limitant la capacité de production de l'agriculteur par le
travail qu'elles exigent de lui. La culture attelée lui permet de labourer et de semer dans de
meilleurs délais, de sarcler à temps, et parfois d'effectuer un sarclage supplémentaire.
Le transport animal. L'animal peut porter des charges sur un bât, ou les tirer. En Inde, les 80
millions d'animaux de trait employés fournissent davantage d'énergie (30.000 mégawatts) que le
pétrole, le gaz et l'électricité.
Les animaux les plus variés sont utilisés pour le transport : chameaux, ânes, chevaux, bœufs, mais
aussi chèvres et parfois moutons, éléphants ou lamas.
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avantages et contraintes. Cette sélection permet de donner une idée de la gamme des différents
systèmes que l’on peut rencontrer en Afrique notamment, de l’extensif pastoral à l’intensif hors-sol.
une aptitude des animaux à se déplacer et donc à se rapprocher, à faible coût, des marchés
ou des zones de consommation.
Pour les cultures, l’importance du troupeau permet en regard des surfaces cultivées (souvent
limitées) un transfert significatif de fertilité, notamment par le parcage des animaux.
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à la charge animale est souvent aggravée par la compétition pour l’espace avec les agriculteurs. La
négociation pour une meilleure Gestion collective s’impose alors. Ces systèmes sont aussi
confrontés à des difficultés politiques, liées à leur enclavement et à l’irrédentisme 4 traditionnel de
ces sociétés pastorales par rapport aux pouvoirs centraux des Etats.
Il est donc difficile de faire évoluer ces systèmes pastoraux, non seulement en raison de leur fort
ancrage social, culturel et historique, mais aussi en raison de leur enclavement dans des zones
souvent peu équipées et difficiles d’accès.
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Qualifie le nationalisme défendant le rattachement à un État de certains territoires devant, à ses yeux, légitimement
l'être
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peuvent rentrer dans l’assolement, apportant aux animaux des compléments alimentaires de
qualité ;
à ces flux énergétiques (travail) ou de matière organique (fourrages, fumier), il faut ajouter
les complémentarités économiques essentielles entre culture et élevage. Le produit financier
de la culture est souvent la source de financement des animaux, mais ces derniers peuvent se
reproduire et dégager de nouveaux revenus ; ils seront exploités en fonction des besoins de
la famille soit pour de l’autoconsommation soit par la vente. La diversité des espèces
animales (animaux de basse-cour, petits ruminants, animaux de trait, bovins d’embouche ou
d’élevage) confère une réelle souplesse à ce système.
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la proximité des troupeaux bovins (ou d’autres espèces), c’est-à-dire une complémentarité
avec l’élevage régional ;
l’intérêt porté par de nombreux citadins (fonctionnaires, commerçants, etc.) à ce type
d’activité, à la base d’apports financiers et d’un dynamisme indiscutables.
Les contraintes rencontrées sont de natures diverses :
la faible technicité des éleveurs, qui sont pour beaucoup des éleveurs débutants ;
les problèmes sanitaires, qui se traduisent souvent par des problèmes de qualité des produits
et de sécurité alimentaire pour les consommateurs ;
des problèmes liés au confinement des animaux dans un espace parfois très limité et à la
pollution que cela peut entraîner dans l’environnement péri-urbain.
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Il faut signaler que ces systèmes exigeants en aliments concentrés (céréales par exemple) peuvent
entrer en compétition avec l’alimentation humaine en termes d’allocation des ressources
alimentaires. Ils sont aussi parfois en concurrence sur les marchés de consommation avec les
systèmes d’élevage traditionnels du pays.
2. Système agropastoral
2.1. Le porc chinois : moteur d’un système très performant pour de recyclage de la matière
organique
La chine qu’est le pays le plus peuplé du monde, assure son approvisionnement alimentaire en
adoptant des méthodes agricoles très intensives valorisant toutes les ressources disponibles. Ainsi,
que chaque famille élève traditionnellement 1 à 3 porcs en permanence enfermé dans une porcherie
enduit attenant à la maison : c’est un abri vouté comprenant une fosse profonde dans laquelle on
apporte des débris végétaux pour fabriquer du fumier à partir du lisier. Les porcs sont nourris avec
tous les résidus disponibles. Il s’agit de déchet de culture, de déchets domestiques (reste d’aliment,
épluchure), d’herbe de basse côte, de route, d’herbe de Guinée, plantes aquatiques, etc.
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Chaque porc produit 3 tonnes de lisier par an avec lequel les paysans fabriquent du fumier en la
mélangeant à des litières de débris végétaux et en le compostant. Une tonne lisier mélangé avec 7.5
tonnes de limon pluvial, 150 kg de paille de riz 750 de plantes aquatiques 20 kg de super
phosphate ; après compostage on obtient 8 tonnes d’un excellent amendement organique.
Assainissement
Les latrine familiales sont branchés sur les digesteurs qui éliminent les germes pathogènes
tout en convertissant les excréments humains en engrais.
Association aquaculture-porc
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