Licence STS portail Math-Info semestre 1
Math I Analyse
Premier DM, automne 2008.
Exercice 1
Déterminer l’ensemble A des nombres réels x tels que x4 − x2 − 1 < 0, puis l’ensemble des
majorants de A et l’ensemble des minorants de A. L’ensemble A est-il un intervalle ?
Exercice 2
Pour chacun des ensembles suivants, déterminer s’il y a une borne inférieure, une borne supérieure,
et si oui
lesquelles :
2n
∗
• n
; n∈N ,
|2 − 1|
1 ∗
• −n
; n∈N ,
|1 −32 |
x
• 3
; x ∈]0, 1[∪]1, +∞[ , ,
|x − 1|
xn
∗
• ; x ∈]0, 1[∪]1, +∞[ , n ∈ N .
|xn − 1|
Exercice 3
1. Démontrer que quels que soient les réels x et y,
E(x + y) − E(x) − E(y) ∈ {0, 1} .
√ n
2. Soit n ∈ N∗ . Calculer E((2 − 3) ).
√ √
3. Montrer (en utilisant la formule du binôme) que (2 − 3)n + (2 + 3)n est un entier pair.
4. Démontrer que si x et y sont des réels tels que y ∈]0, 1[ et x + y est un entier pair, alors
E(x + y) − E(x) − E(y) = 1.
√
5. Déduire de ce qui précède que E((2 + 3)n ) est un entier impair.
Exercice 4 (Facultatif, pour aller plus loin.)
On rappelle que par définition un intervalle I de R vérifie la propriété suivante :
(Quels que soient x et y dans I, quel que soit z ∈ R, si x ≤ z ≤ y alors z ∈ I).
On rappelle également qu’il existe exactement neuf types d’intervalles de R. On appelle en
particulier intervalle ouvert ceux de la forme ]a, b[ avec a ∈ {−∞} ∪ R, b ∈ {+∞} ∪ R et
a ≤ b (en convenant que −∞ ≤ +∞). Noter que si a = b l’intervalle ]a, b[ est l’ensemble vide.
1. Démontrer que si I est un intervalle ouvert, quel que soit x ∈ I, il existe ε > 0 tel que
]x − ε, x + ε[⊂ I .
Plus généralement, un sous-ensemble A de R vérifiant la propriété :
(Quel que soit x dans A, il existe ε > 0 tel que ]x − ε, x + ε[⊂ A),
est dit ouvert.
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2. Soit I un intervalle ouvert. On veut démontrer qu’il n’existe pas de sous-ensembles ou-
verts non vides A et B de R tels que I = A ∪ B et A ∩ B = ∅ : on suppose que c’est le
cas et on veut aboutir à une contradiction. On considère pour cela, étant donnés a ∈ A et
b ∈ B, l’ensemble
E := {t ∈ [0, 1] ; a + t(b − a) ∈ A} .
(a) Montrer que E admet une borne supérieure, que l’on appellera T .
(b) Montrer (en utilisant le fait que A est ouvert) que a + T (b − a) n’appartient pas à A.
(c) En déduire (en utilisant le fait que I est un intervalle) que a + T (b − a) appartient à
B.
(d) Montrer (en utilisant le fait que B est ouvert) que ceci contredit le fait que T soit la
borne supérieure de E.