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allant de la Magna Carta éditée en Angleterre en 1215 garantissant des droits civils aux sujet
du rois et soumettant ce dernier au pouvoir de la loi limitant ainsi son exercice absolu du
pouvoir.
le deuxième texte national qui porta les germes de la consécration universelle des droits
humains dans le monde fu la déclaration française des droits de l’homme et du citoyen
adoptée en 1780 lequel dans le contexte de l'abolition des privilèges reconnait le principe
cardinal de l’égalité de tous devant la loi.
Enfin la consécration universelle adviendra avec l'adoption par l’assemblée générale de
l’organisation des Nations Unies de la déclaration universelle des droits de l'homme a la fin de
la deuxième guerre mondiale en 1948 et qui fut le texte fédérateur de toutes les nations ayant
participé à sa rédaction.
L'adoption de cette déclaration donnera par la suite lieu à un mouvement international de
codification en matière des droits humains dans leurs ensemble tel que les deux pactes relatifs
aux droits civils et politiques ainsi qu'aux droits économiques et sociaux de 1966 et
notamment à un éventail de conventions internationales spécifiques réservées à la
reconnaissance et la protections de certains droits humains en particulier telle que la
Convention contre la torture de 1984.
La conception des droits de l’homme qui sera adoptée dans ce cours est la conception
onusienne, c'est-à-dire celle qui procède de l’ONU, (l’organisation des nations unies et qui fut
consacré dans la déclaration universelle des droits de l’homme adopté le 0 décembre 1948
Le choix de cette conception trouve sa justification dans deux raisons principales :
- La conception onusienne est la conception dominante aujourd’hui sur le plan
international. C’est la conception qui s’est imposé au lendemain de la guerre mondiale et
c’est de cette conception que procèdent presque toutes les conventions internationales
en vigueur relatives au droit de l’homme.
- La conception onusienne est présentée et considéré par ses auteurs et par la majorité de
la doctrine comme la conception la plus fédératrice, celle qui présente une vision
permettant la coexistence pacifique la plus générale.
Introduction
es droits de l’homme sont les soubassements de toutes les sociétés démocratiques où prévaut
l’état de droit. Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, leur importance fondamentale
est reconnue dans le monde entier. À une époque où de nombreux conflits font rage, où les
situations d’urgence humanitaire se multiplient et où sont commises de graves violations du
droit international, il est d’autant plus nécessaire que les politiques menées en réponse soient
fermement arrimées aux droits de l’homme et que les États s’acquittent des obligations qu’ils
ont contractées en ratifiant les traités internationaux relatifs aux droits de l’homme. Qu’il
s’agisse de la lutte contre l’extrémisme violent, de l’élimination de la pauvreté ou de la façon
de gérer les migrations, le droit international des droits de l’homme offre un cadre essentiel et
des orientations à qui veut mener une politique responsable et durable.
Chapitre 1 portée de «droits de l’homme»
Les droits de l’homme sont les droits qui découlent de la dignité inhérente à tout être
humain.
Les droits de l’homme sont les droits inhérents à la personne humaine. Ils définissent la relation
entre l’individu et les structures du pouvoir, en particulier l’État. Ils fixent les limites dans
lesquelles l’État peut exercer son pouvoir et exigent en même temps de l’État qu’il prenne des
mesures positives pour garantir un environnement qui permette à tous les êtres humains de
jouir de leurs droits. Les luttes menées pour créer un tel environnement ont marqué l’histoire
des 250 dernières années. Née avec les révolutions française et américaine de la fin du XVIIIe
siècle, l’idée des droits de l’homme a mené de nombreux mouvements révolutionnaires à se
battre pour sortir de l’impuissance et contrôler les puissants, les gouvernements en particulier.
Les droits de l’homme sont la somme des droits individuels et collectifs énoncés dans les
constitutions des États et dans le droit international.
Les gouvernements et autres détenteurs de fonctions publiques ont l’obligation de respecter,
de protéger et de mettre en œuvre les droits de l’homme, qui forment la base tant des droits
reconnus par la loi que des recours, lorsque les droits ne sont pas réalisés (voir chapitre 2).
C’est la possibilité de faire valoir des revendications et d’exiger réparation qui différencie les
droits de l’homme des préceptes de systèmes de valeurs éthiques ou religieux. D’un point de
vue juridique, les droits de l’homme peuvent donc se définir comme la somme des droits
individuels et collectifs qui ont été reconnus par les États souverains et consacrés dans leur
législation interne et dans les normes internationales relatives aux droits de l’homme.
Si, jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, les droits de l’homme ont évolué essentiellement à
l’intérieur de l’État-nation, l’Organisation des Nations Unies a joué, après la guerre, un rôle
majeur dans la définition et le développement de ces droits. Ceux-ci ont donc été codifiés
dans divers traités et instruments internationaux et régionaux, qui ont été ratifiés par la plupart
des États. Ces textes constituent aujourd’hui le seul système de valeurs qui soit universellement
reconnu.
Les droits de l’homme sont multiples :
Les droits de l’homme concernent tous les aspects de la vie. Leur exercice permet à chacun
de décider de sa vie en toute liberté, dans l’égalité et le respect de la dignité humaine. Les
droits de l’homme englobent les droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels ainsi
que les droits collectifs des peuples.
Les droits de l’homme sont universels
«Les droits de l’homme ne sont étrangers à aucune culture; ils appartiennent à tous les pays; ils
sont universels.» Kofi A. Annan, ancien Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies,
allocution prononcée à l’Université de Téhéran, le 10 décembre 1997, à l’occasion de la
Journée des droits de l’homme. Les droits de l’homme sont universels parce qu’ils découlent
de la dignité inhérente à tout être humain, sans distinction de race, de couleur, de sexe,
d’origine ethnique ou sociale, de religion, de langue, de nationalité, d’âge, d’orientation
sexuelle, de handicap ou de toute autre caractéristique distinctive. Acceptés par tous les
États et tous les peuples, ils s’appliquent dans des conditions d’égalité et sans discrimination à
tous et doivent être les mêmes partout et pour tous.
Les droits de l’homme sont inaliénables
Les droits de l’homme sont inaliénables, en ce sens que nul ne peut en être privé si ce n’est
dans des situations spécifiques, clairement définies dans le droit. Par exemple, une personne
reconnue coupable d’un délit par un tribunal à l’issue d’un procès équitable peut voir limiter
son droit à la liberté. Les droits de l’homme sont indivisibles et interdépendants Les droits de
l’homme sont indivisibles et interdépendants. Parce que chaque droit dépend d’autres droits
et est lié à eux, la violation de l’un d’eux affecte l’exercice des autres. Par exemple, le droit à
la vie présuppose le respect du droit à l’alimentation et à un niveau de vie suffisant. Le déni
du droit à une éducation de base peut entraver l’accès d’une personne à la justice et sa
participation à la vie publique. La promotion et la protection des droits économiques et
sociaux présupposent l’exercice de la liberté d’expression, de réunion et d’association. Les
droits civils, culturels, économiques, politiques et sociaux sont donc complémentaires et aussi
essentiels les uns que les autres à la dignité et à l’intégrité de chaque personne. De plus, le
respect de tous les droits est une condition préalable d’un développement et d’une paix
durables.
Le droit à l’égalité et l’interdiction de la discrimination
La discrimination envers des groupes spécifiques a engendré certaines des pires violations
des droits de l’homme. Le droit à l’égalité et l’interdiction de la discrimination, énoncés
expressément dans des instruments internationaux et régionaux relatifs aux droits de l’homme,
jouent par conséquent un rôle central dans la protection de tous les droits de l’homme. Le
droit à l’égalité oblige les États à garantir le respect effectif des droits de l’homme sans
discrimination aucune, fondée notamment sur le sexe, la race, la couleur, la langue, la
religion, l’opinion politique ou toute autre opinion, l’origine nationale, ethnique ou sociale,
l’appartenance à une minorité nationale, la fortune, la naissance, l’âge, le handicap,
l’orientation sexuelle et le statut social ou toute autre situation. En outre, il est important de
noter que la discrimination ne s’entend pas simplement d’une «distinction, exclusion ou
restriction» injustifiable mais aussi d’une «préférence» injustifiable pour certains groupes. La
lutte contre la discrimination se poursuit aujourd’hui pour de nombreuses populations partout
dans le monde.
Chapitre 2 Quelles obligations les droits de l’homme entraînent-ils pour les États
Selon le droit international actuel, c’est aux États qu’il incombe au premier chef de
s’acquitter des obligations en matière de droits de l’homme. En principe, toutefois, toute
personne ou tout groupe peut porter atteinte aux droits de l’homme et, de fait, les violations
des droits de l’homme commises par des acteurs non étatiques (entreprises privées, groupes
criminels organisés, terroristes, membres de guérillas et forces paramilitaires et organisations
intergouvernementales) sont en augmentation. Les traités internationaux relatifs aux droits de
l’homme et le droit coutumier imposent trois obligations aux États : l’obligation de respecter;
l’obligation de protéger; et l’obligation de mettre en œuvre.
L’équilibre entre ces obligations peut varier selon les droits en cause, mais celles-ci
s’appliquent en principe à tous les droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels.
De plus, les États sont tenus de faire en sorte que les personnes dont les droits de l’homme ont
été violés disposent d’un recours au niveau national.
Que signifie " l’obligation de respecter " ?
«L’obligation de respecter » signifie que les États sont tenus de ne pas intervenir dans
l’exercice de leurs droits par les individus et les groupes. Elle interdit aux États certains actes
susceptibles d’entraver l’exercice de ces droits. Par exemple, s’agissant du droit à
l’éducation, elle signifie que les gouvernements doivent respecter la liberté des parents de
créer des écoles privées et de veiller à ce que l’éducation religieuse et morale de leurs
enfants soit conforme à leurs convictions.
Que signifie « l’obligation de protéger » ?
«L’obligation de protéger » signifie que les États ont l’obligation de protéger les individus
contre les violations de leurs droits commises par des acteurs non étatiques, des agents
publics étrangers, ou des agents de l’État n’agissant pas dans l’exercice de leurs fonctions
officielles. Cette obligation a une dimension à la fois préventive et corrective. L’État est ainsi
tenu de promulguer des lois visant à protéger les droits de l’homme, de prendre des mesures
pour protéger les individus lorsqu’il a connaissance ou aurait pu avoir connaissance de
menaces contre leurs droits, et aussi de garantir l’accès à des recours juridiques impartiaux
lorsque des violations des droits de l’homme sont alléguées .
Là encore, le droit à l’éducation peut servir d’exemple. L’État est tenu de protéger le droit de
l’enfant à l’éducation contre l’ingérence et l’endoctrinement de tiers, y compris de ses
parents et de sa famille, des enseignants et de l’école, des religions, des sectes, des clans et
des sociétés commerciales.
L’État jouit d’une certaine marge d’appréciation en la matière. Par exemple, le droit à la
sécurité et à l’intégrité de la personne oblige l’État à combattre le phénomène très répandu
de la violence familiale dont sont victimes des femmes et des enfants. Il incombe aux États de
prendre des mesures positives – par l’adoption de lois pénales, civiles, familiales ou
administratives appropriées, en dispensant une formation aux forces de police et aux
magistrats et en suscitant une prise de conscience générale – pour réduire les cas de violence
familiale. L’obligation de l’État d’assurer une protection contre les violations commises par des
acteurs non étatiques est particulièrement pertinente dans le domaine des droits des femmes.
Pendant de nombreuses années, la violence généralisée contre les femmes n’a pas été
considérée comme une violation des droits de l’homme si elle était commise par des acteurs
privés dans la « sphère privée» du foyer, dans le cadre de la violence intrafamiliale – même si
la nature de cette violence pouvait être assimilée à une torture – ou si elle avait lieu dans la
sphère publique même si elle prenait une telle ampleur qu’elle risquait de constituer un
danger public.
Que signifie « l’obligation de mettre en œuvre» ?
Selon « l’obligation de mettre en œuvre», les États sont tenus de prendre des mesures positives
pour assurer la mise en œuvre des droits de l’homme. L’étendue de cette obligation de
mettre en œuvre varie selon le droit visé et les ressources dont dispose l’État. De manière
générale, toutefois, les États devraient mettre en place les conditions juridiques,
institutionnelles et procédurales nécessaires aux détenteurs de droits pour pouvoir exercer
effectivement et pleinement leurs droits .
En ce qui concerne le droit à l’éducation par exemple, les États doivent fournir des moyens de
garantir la gratuité de l’instruction primaire obligatoire pour tous et de l’enseignement
secondaire, l’enseignement supérieur, la formation professionnelle, l’éducation des adultes et
d’éliminer l’analphabétisme (en prenant diverses mesures telles que l’ouverture d’un nombre
suffisant d’écoles publiques ou l’embauche et la rémunération d’un nombre suffisant
d’enseignants).
Chapitre 3 : Les droits de l’homme au niveau régional :
instruments et systèmes de suivi Outre le régime de protection des droits de l’homme prévu
par la Charte des Nations Unies, qui s’applique à tous les États, et le régime prévu par les
traités des Nations Unies, qui ne s’applique qu’aux États parties, de nombreux États d’Afrique,
des Amériques, de la région arabe et d’Europe ont aussi contracté des obligations
contraignantes dans le domaine des droits de l’homme au niveau régional et se sont pliés à
un suivi international.
La région de l’Asie et du Pacifique n’a pas encore adopté d’instrument régional relatif aux
droits de l’homme ni de mécanisme de suivi en la matière, mais un processus est en cours au
sein de l’Association des Nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN) pour qu’une approche
régionale des droits de l’homme soit institutionnalisée.
Afrique En 1981, les États membres de l’Organisation de l’Unité africaine, devenue entre-
temps l’Union africaine (UA), ont adopté la Charte africaine des droits de l’homme et des
peuples, qui est entrée en vigueur en octobre 1986. En mars 2016, la Charte avait été ratifiée
par tous les États membres de l’Union africaine, à l’exception du Soudan du Sud. Comme son
nom l’indique, ce traité régional consacre non seulement un certain nombre de droits civils,
politiques, économiques, sociaux et culturels, mais aussi les droits collectifs des peuples à
l’égalité, à l’autodétermination, à disposer librement de leurs richesses et de leurs ressources
naturelles, au développement, à la paix et à la sécurité nationales et internationales et à un
«environnement satisfaisant et global ».
Outre la Charte, l’UA a adopté des conventions relatives à la protection des réfugiés ainsi
qu’aux droits des femmes et des enfants.
La Charte africaine prévoit le dépôt de plaintes devant la Commission africaine des droits de
l’homme et des peuples, dont le siège est à Banjul (Gambie). Des plaintes (ou
«communications ») peuvent être soumises par toute personne ou entité quelle qu’elle soit, y
compris des États qui peuvent porter plainte contre d’autres États, et toute entité individuelle
ou collective telle que des ONG, des familles, des clans, des communautés ou d’autres
groupes. Si une ou plusieurs des communications soumises à la Commission font apparaître
l’existence d’un ensemble de violations graves ou massives des droits de l’homme et des
peuples, la Commission peut en informer l’Assemblée des chefs d’État et de gouvernement –
instance politique suprême de l’UA – qui peut alors lui demander de procéder à une étude
approfondie de la situation. À côté de cette procédure de plainte, la Commission examine
aussi les rapports des États suivant une procédure semblable à celle qu’appliquent les
organes conventionnels des Nations Unies. Elle a créé plusieurs mécanismes spéciaux –
rapporteurs spéciaux, groupes de travail et comités – chargés d’enquêter et de faire rapport
sur des questions particulières liées aux droits de l’homme.
Un Protocole additionnel à la Charte africaine, adopté en 1998, qui prévoit la création d’une
Cour africaine des droits de l’homme et des peuples, est entré en vigueur le 25 janvier 2004.
Après son installation en novembre 2006, à Addis-Abeba (Éthiopie), la Cour a transféré son
siège permanent à Arusha (République-Unie de Tanzanie) en août 2007. Les décisions de la
Cour, à la différence de celles de la Commission, lient les parties. La Cour peut recevoir des
plaintes concernant des violations de la Charte africaine et d’autres instruments relatifs aux
droits de l’homme applicables de la part d’un certain nombre de plaignants : la Commission;
les États parties qui font l’objet d’une plainte dont est saisie la Commission; les États parties
dont un ou plusieurs citoyens affirment être victimes de violations des droits de l’homme; les
organisations intergouvernementales africaines ; des particuliers ; et les ONG dotées du statut
d’observateur auprès de la Commission africaine.
Toutefois, les plaintes individuelles et celles émanant d’ONG ne sont recevables que si l’État
concerné a accepté la compétence de la Cour pour recevoir des plaintes. Outre sa
« juridiction contentieuse» (compétence pour examiner des litiges entre parties), la Cour est
aussi compétente pour émettre des avis consultatifs concernant, d’une part, l’interprétation
de la Charte africaine et d’autres instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme
contraignants pour les États membres et, d’autre part, la compatibilité du droit interne avec
ces instruments.
La Cour a été créée en vertu de l’article premier du Protocole relatif à la Charte africaine des
droits de l’homme et des peuples portant création d’une cour africaine des droits de
l’homme et des peuples (le Protocole), qui a été adopté par les États membres de ce qui
était alors l’Organisation de l’unité africaine à Ouagadougou (Burkina Faso), en juin 1998. Le
Protocole est entré en vigueur le 25 janvier 2004 après avoir été ratifié par 87 plus de 15 pays.
La Cour a rendu son premier arrêt en 2009 à la suite d’une requête datée du 11 août 2008
contre le Sénégal. En janvier 2016, elle avait été saisie de 74 requêtes émanant de particuliers
et d’ONG. Néanmoins, la majorité de ces requêtes ont été rejetées pour incompétence, soit
parce que l’État qui faisait l’objet de la plainte n’avait pas ratifié le Protocole, soit parce que
l’État défendeur n’avait pas accepté la compétence de la Cour pour examiner des
communications émanant d’ONG ou de particuliers. En février 2016, seuls sept des États
parties au Protocole avaient fait la déclaration reconnaissant la compétence de la Cour pour
examiner des plaintes émanant d’ONG et de particuliers.
Les droits de l’homme sont multiples, exemples :
• Le droit à la vie
• Le droit de ne pas être soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains
ou dégradants
• Le droit de ne pas être tenu en esclavage ou en servitude, ni d’être astreint au travail forcé
• Le droit à la liberté et à la sécurité de la personne
• Le droit des personnes détenues d’être traitées avec humanité
• La liberté de circulation
• Le droit à un procès équitable
• L’interdiction de lois pénales rétroactives
• Le droit de chacun à la reconnaissance de sa personnalité juridique
• Le droit à la vie privée
• La liberté de pensée, de conscience et de religion 19
• La liberté d’opinion et d’expression
• L’interdiction de toute propagande en faveur de la guerre et de l’incitation à la haine
nationale, raciale ou religieuse
• La liberté de réunion
• La liberté d’association
• Le droit de se marier et de fonder une famille
• Le droit de prendre part à la direction des affaires publiques, de voter et d’être élu et
d’accéder aux fonctions publiques Dans le domaine des droits économiques, sociaux et
culturels
• Le droit au travail
• Le droit à des conditions de travail justes et favorables
• Le droit de former des syndicats et de s’y affilier
• Le droit à la sécurité sociale
• Le droit de la famille à la protection
• Le droit à un niveau de vie suffisant, y compris une nourriture, un vêtement et un logement
convenables
• Le droit à la santé
• Le droit à l’éducation Dans le domaine des droits collectifs
• Les droits des peuples : – À disposer d’eux-mêmes – Au développement – À disposer
librement de leurs richesses et de leurs ressources naturelles – À la paix – À un environnement
sain
• Autres droits collectifs : – Droits des minorités nationales, ethniques, religieuses et linguistiques
Les droits Civils et politiques:
Les Droits civils et politiques sont les droits de la première génération, ces droits ont été les
premiers à être consacrés à l’intérieur des Etats.
En effet plusieurs Etats européens ont commencé par consacrer ces droits jusqu’à
l’avènement du courant idéologique mariste et l’apparition des droit économiques sociaux et
culturels.
Cependant sur le plan international ces droits ont été consacrés en même temps que les
droits de la deuxième génération.
Su le plan international ces droits ont été proclamés dans le déclaration Universelle des droit
de l’homme du 0 décembre 48. Il importe de signaler à ce propos que su point de vue
juridique la déclaration universelle des droits de l’homme n’est qu’une résolution des
l’assemblé générales des nations unis. Sa valeur est donc une valeur morale voir même
symbolique dans la mesure ou elle a inspiré la plupart des textes internationaux relatifs aux
droits de l’homme et ou elle figure dans les préambules de plusieurs textes.
Ceci dit lorsqu’un Etat se réfère dans l’un de ses texte juridique à la déclaration universelle
des droits de l’homme pour lui donner une valeur obligatoire et pour dire que son respect
s’imposes aux diverses instituions de l’Etat, elle acquiert dans ce cas une valeur obligatoire à
l’intérieur de cet Etat.
Le droit à la vie :
Article 3 de la Déclaration universelle des droits de l’homme « Tout individu a droit à la vie, à la
liberté et à la sûreté de sa personne. »
Article 6.1 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques «Le droit à la vie est
inhérent à la personne humaine.
Ce droit doit être protégé par la loi. Nul ne peut être arbitrairement privé de la vie. »
Le droit à la vie est le plus fondamental des droits de l’homme et ne souffre aucune
dérogation, même en temps de guerre ou en période d’état d’urgence. Toutefois,
contrairement à l’interdiction de la torture et de l’esclavage, le droit à la vie n’est pas un droit
absolu. Si la mort d’un combattant résulte d’un «acte de guerre licite» au sens où l’entend le
droit international humanitaire, elle ne constitue pas une violation du droit à la vie. De même,
la privation de la vie par des membres des forces de l’ordre ou de sécurité peut ne pas être
considérée comme une violation du droit à la vie – par exemple si elle résulte d’un recours à
la force absolument nécessaire à certaines fins légitimes, telles que la légitime défense ou la
défense d’un tiers, ou d’une arrestation licite. Seule une instance judiciaire ou quasi judiciaire
compétente peut déterminer, après examen du cas particulier et en tenant compte du
principe de proportionnalité, s’il y avait ou non absolue nécessité. De plus, le droit à la vie ne
peut pas être considéré comme absolu dans les systèmes juridiques qui autorisent la peine
capitale
Le droit à la vie et les obligations de l’État
Comme tous les autres droits de l’homme, le droit à la vie ne protège pas seulement les
particuliers contre une ingérence arbitraire d’agents du gouvernement, mais oblige aussi les
États à prendre des mesures positives pour protéger la population contre les exécutions
arbitraires, les disparitions forcées et d’autres actes de violence que pourraient commettre
des forces paramilitaires, des organisations criminelles ou des particuliers. Les États doivent
donc ériger ces actes en infractions pénales et faire appliquer des mesures appropriées pour
protéger le droit à la vie et prévenir et réparer les violations de ce droit1.
En conséquence, les États ont le devoir de veiller à ce que :
• les atteintes à la vie de personnes commises par des particuliers soient considérées comme
des infractions assorties de peines appropriées relevant du droit pénal interne;
• tout crime violent fasse l’objet d’une enquête approfondie afin que les auteurs soient
identifiés et traduits en justice;
• des mesures soient prises pour prévenir et punir les exécutions arbitraires commises par les
forces de l’ordre;
• la loi prévoie des procédures d’enquête efficaces dans les cas de personnes qui ont été
victimes de disparitions forcées.
les États doivent donc prendre toutes les mesures possibles pour diminuer la mortalité infantile
et pour accroître l’espérance de vie, et en particulier des mesures permettant d’éliminer la
malnutrition et les épidémies. Cela implique que les États ont le devoir de prendre toutes les
mesures possibles pour assurer un niveau de vie suffisant – et qu’ils ont le devoir suprême de
prévenir les guerres, les actes de génocide et les autres actes de violence collective qui
entraînent la perte arbitraire de vies humaines».
1
En 2012, la Cour interaméricaine des droits de l’homme a rendu un arrêt par lequel elle déclarait la République d’El Salvador responsable en vertu
du droit international des violations des droits de l’homme perpétrées par les forces armées salvadoriennes dans la région d’ El Mozote en 1981. Il est
apparu que 135 les forces armées avaient procédé à des «exécutions massives, collectives et aveugles » de civils qu’elles auraient dû protéger. La
Cour interaméricaine a estimé qu’en outre, en adoptant par la suite une série de lois d’amnistie, l’État n’avait pas respecté l’obligation internationale
qui lui incombe d’enquêter de manière efficace sur les graves violations des droits de l’homme commises, y compris le droit à la vie (article 4 de la
Convention américaine relative aux droits de l’homme), et de les sanctionner. La Cour a estimé que son arrêt devait être considéré comme une forme
de réparation et a ordonné à l’État de prendre des mesures pour supprimer tout ce qui faisait obstacle à la réalisation d’enquêtes sur les crimes commis
et à la punition de leurs auteurs, pour fournir une aide au développement aux communautés concernées, pour faire connaître les recours disponibles,
pour créer des mémoriaux appropriés et organiser des cérémonies publiques de commémoration et d’hommage aux victimes du massacre et pour
accorder à leurs proches une indemnisation pour préjudice matériel et moral.
Arguments justifiant la peine de mort Arguments contre la peine de mort
Sans la liberté de rechercher et de recevoir les informations détenues par des organismes
publics, il ne serait pas possible aux médias, aux parlementaires ou aux particuliers de
dénoncer des cas de corruption, de mauvaise gestion ou d’incurie éventuelles, de faire en
sorte que le gouvernement agisse dans la transparence et rende 179 des comptes ; ou
d’avoir accès à des informations les concernant qui peuvent avoir une incidence sur leurs
droits individuels.
Liberté des médias
La liberté de la presse et des autres médias, y compris des sources d’information en ligne ainsi
que le droit des individus à avoir accès aux produits de l’activité des médias, constitue un
aspect crucial de la liberté d’expression. Comme l’a dit le Comité des droits de l’homme dans
son Observation générale n° 34 (2011), la communication libre des informations et des idées
entre les citoyens, les candidats et les représentants élus – qui est essentielle au
fonctionnement démocratique – exige une presse et d’autres organes d’information libres,
divers et indépendants.
Restrictions :
L’article 19.3 du Pacte souligne expressément que l’exercice du droit à la liberté d’expression
comporte des devoirs spéciaux et des responsabilités spéciales. Il ne peut être soumis à des
restrictions que lorsque celles-ci sont nécessaires :
a) au respect des droits ou de la réputation d’autrui; et
b) à la sauvegarde de la sécurité nationale, de l’ordre public, ou de la santé ou de la
moralité publiques.
Les restrictions imposées par un État partie à l’exercice de la liberté d’expression ne doivent
pas toutefois porter atteinte au droit lui-même Pour être justifiée, toute restriction au droit à la
liberté d’expression doit cependant remplir des conditions strictes :
- Elle doit être fixée par la loi (loi votée par le Parlement, common law prononcé par les
tribunaux ou règles de déontologie professionnelle). Elle doit être précise et répondre à
l’exigence de la sécurité et de la prévisibilité juridiques : elle doit être aisément
compréhensible pour les intéressés et ses conséquences pour eux doivent être prévisibles. Les
lois qui sont trop vagues ou laissent trop de liberté dans leur application ne protègent pas les
individus contre les ingérences arbitraires et ne constituent pas des garanties suffisantes contre
les abus.
- La restriction doit être nécessaire pour atteindre un but légitime, à savoir : – le respect des
droits ou de la réputation d’autrui; ou – la sauvegarde de la sécurité nationale, de l’ordre
public, de la santé ou de la moralité publiques. Cette dernière condition n’est remplie que si
la restriction répond à un besoin social spécifique, bien défini, et est bien proportionnée au
but légitime poursuivi de sorte que l’atteinte portée à la liberté d’expression ne l’emporte pas
sur les avantages.
Restriction motivée par le respect des droits et la réputation d’autrui
La notion de «droits » d’«autrui » (le terme autrui désignant d’autres personnes
individuellement ou en tant que membres d’une communauté donnée) couvre tous les droits
de l’homme reconnus dans le Pacte ainsi que dans d’autres instruments internationaux relatifs
aux droits de l’homme.
Toute restriction à la liberté d’expression justifiée par la nécessité de protéger les droits ou la
réputation d’autrui doit être à la fois nécessaire et proportionnée. Par exemple, interdire la
publicité commerciale dans une langue donnée en vue de protéger la langue, menacée,
d’une communauté particulière est une restriction qui ne répond pas au critère de nécessité
dans la mesure où cette protection pourrait être assurée par d’autres moyens qui ne
restreignent pas la liberté d’expression.
Restriction motivée par la sauvegarde de la sécurité nationale et de l’ordre public
invoquer ce type de loi pour supprimer ou dissimuler des informations sur des questions
d’intérêt public légitime, qui ne portent pas atteinte à la sécurité nationale ou pour engager
des poursuites contre des journalistes, des chercheurs, des militants écologistes, des défenseurs
des droits de l’homme ou d’autres personnes parce qu’ils ont diffusé ces informations, n’est
pas compatible avec la sécurité nationale.
limitations obligatoires de la liberté d’expression
Selon l’article 20 du Pacte, les États doivent adopter des lois interdisant « toute propagande
en faveur de la guerre» et « tout appel à la haine nationale, raciale ou religieuse qui constitue
une incitation à la discrimination, à l’hostilité ou à la violence»
Des lois établissant une discrimination en faveur ou à l’encontre de certaines religions ou de
certains systèmes de croyance ou des mesures visant à empêcher ou réprimer la critique des
dirigeants religieux ou de la doctrine religieuse ne seraient donc pas autorisées en vertu du
Pacte.