Centre Régional des Métiers de l’Education
et de la Formation - Marrakech
- Section des Sciences de la Vie et de la Terre
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Régulation de l’expression génique chez
les eucaryotes
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Les étapes de la régulation de l’expression génique dans la cellule
eucaryote.
• La régulation de l’expression des gènes chez les eucaryotes peut avoir lieu à
plusieurs stades.
• Les processus les plus souvent soumis à la régulation selon le type de
molécule qui subit une modification: ADN, ARN, protéine.
• la cellule eucaryote possède une enveloppe nucléaire qui sépare le lieu de la
transcription de celui de la traduction. Barrière qui lui permet d’assurer une
régulation avant et après la transcription, à l’étape de la maturation de l’ARN.
• la cellule eucaryote dispose d’un plus grand nombre de mécanismes de
contrôle avant la transcription et après la traduction. Cependant, l’expression
d’un gène donné ne passe pas nécessairement par toutes les étapes.
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ADN
ARN
Protéines
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1. La régulation de la structure de la chromatine
• l’ADN des cellules eucaryotes s’associe à des protéines pour former un le
complexe appelé chromatine, l’unité fondamentale dont fait partie le
nucléosome.
• la structure de la chromatine contribue de plusieurs façons à la
régulation de l’expression génique.
• les gènes de l’hétérochromatine, hautement condensée, ne sont
généralement pas exprimés.
• Certaines modifications chimiques des histones et de l’ADN de la chromatine
peuvent jouer un rôle dans la structure de la chromatine et dans l’expression
génique.
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• Certaines modifications chimiques des histones et de l’ADN de la
chromatine peuvent jouer un rôle dans la structure de la chromatine et
dans l’expression génique.
• L’acétylation des histones est l’ajout d’un groupement acétyle (—COCH3) à
des lysines situées dans les queues des histones ; inversement, la
désacétylation se traduit par l’élimination de groupements acétyle.
• L’acétylation des queues des histones favorise un relâchement
(décondensation) de la structure de la chromatine, ce qui permet la
transcription (et inversement).
• Des segments de l’ADN inactif, ont généralement beaucoup plus
méthylés que les régions de l’ADN qui est transcrit activement.
• l’élimination des groupements méthyle en excès de certains gènes
entraîne leur activation.
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2. La régulation de l’initiation de la transcription
• Les enzymes de modification de la chromatine assurent une régulation
initiale de l’expression génique en rendant une région donnée de l’ADN
plus ou moins capable de se lier aux outils de transcription.
• Une fois que la chromatine d’un gène est parfaitement modifiée pour
l’expression, l’initiation de la transcription représente le point suivant
le plus important de la régulation de l’expression génique.
• La régulation de l’initiation de la transcription chez les Eucaryotes fait
intervenir des protéines qui se lient à l’ADN et facilitent ou inhibent la
liaison de l’ARN polymérase.
• Un gène d’Eucaryote et les éléments d’ADN (segments) qui assurent sa
régulation ont habituellement une structure déterminée.
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➢ Un gène d’Eucaryote et son transcrit
• Chez les Eucaryotes, chaque gène comporte un promoteur, soit une séquence
d’ADN à laquelle l’ARN polymérase se lie et où elle commence la transcription,
en se dirigeant vers l’« aval ».
• Des éléments de contrôle jouent un rôle dans la régulation de l’initiation de la
transcription ; ce sont des séquences d’ADN situées près (proximales) ou loin
(distales) du promoteur..
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• Les éléments de contrôle associés à la plupart des gènes des Eucaryotes
sont simplement des segments d’ADN non codants qui servent de sites de
liaison pour les protéines appelées facteurs de transcription qui
contribuent elles aussi à réguler la transcription.
• la transcription d’un gène ne peut être effectuée par l’ARN polymérase
seule. Elle nécessite la présence de facteurs de transcription. Certains
d’entre eux, sont essentiels à la transcription de tous les gènes codant
pour des protéines (facteurs de transcription généraux), et d’autres sont
spécifiques.
• la vitesse de l’expression génique peut être fortement augmentée ou
diminuée quand des facteurs de transcription spécifiques, soit des
activateurs, soit des répresseurs, se lient aux éléments de contrôle des
amplificateurs.
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➢ Modèle d’action d’un amplificateur et des activateurs de transcription.
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• En courbant l’ADN, une protéine permet à un amplificateur d’exercer une
influence sur un promoteur situé à des centaines ou même à des milliers
de nucléotides de distance.
• Les facteurs de transcription spécifiques (appelés activateurs) se lient aux
séquences d’ADN de l’amplificateur, puis à un groupe de protéines
médiatrices, qui à leur tour s’unissent aux facteurs de transcription
généraux formant le complexe d’initiation de la transcription.
• Ces interactions protéine-protéine facilitent le positionnement du
complexe sur le promoteur et l’initiation de la synthèse de l’ARN par l’ARN
polymérase.
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3. Les mécanismes de la régulation post-transcriptionnelle
• À elle seule, la transcription n’équivaut pas à l’expression génique.
• De nombreux événements surviennent entre la synthèse du transcrit
d’ARN et l’activité d’une protéine donnée dans la cellule.
Plusieurs de mécanismes de régulation fonctionnent à diverses étapes
après la transcription: mécanismes régulateurs post-transcriptionnels.
•La maturation de l’ARN:
➢ La maturation de l’ARN dans le noyau puis son exportation vers le
cytoplasme constituent des étapes soumises à une régulation de
l’expression génique.
➢ La maturation du transcrit primaire en ARNm fonctionnel comporte
trois étapes :
* l’addition d’une coiffe 5’,
* l’addition de la queue poly-A en 3’
* l’épissage. 11
• l’épissage différentiel/alternatif de l’ARN, qui a lieu à l’étape de la
maturation : des molécules d’ARNm différentes sont produites à partir
d’un même transcrit primaire, selon les segments d’ARN qui sont traités
comme des exons ou comme des introns.
• Les protéines régulatrices caractéristiques d’un type donné de cellules
déterminent le choix des introns et des exons en se liant aux séquences
régulatrices du transcrit primaire. 12
▪ L’initiation de la traduction
•L’initiation de la traduction de certains ARNm peut être suspendue par des
protéines régulatrices, qui se lient à des segments ou à des structures
spécifiques de la séquence non traduite située aux extrémités 5’ ou 3’
(UTR). Cette liaison empêche les ribosomes de se fixer à l’ARNm.
▪ La dégradation de l’ARNm
• La durée de vie des molécules d’ARNm dans le cytoplasme constitue un
facteur important de la détermination du mode de synthèse protéique au
sein d’une cellule.
• Les molécules d’ARNm des Eucaryotes multicellulaires survivent des heures
ou des jours, voire des semaines. Par exemple, l’ARNm des polypeptides de
l’hémoglobine (α-globine et β-globine) dans les globules rouges en voie de
formation a une stabilité peu commune et est traduit un grand nombre de
fois.
• Les séquences nucléotidiques qui influent sur la durée pendant laquelle
l’ARNm demeure intact se situent souvent dans la séquence non traduite
(UTR), à l’extrémité 3’ de la molécule. 13
4. Contrôle de l’expression génique par des MicroARNs (traductionnel)
microARN:
• Petites molécules d’ARN (21-25 nucléotides) simple brin produite sur un
précurseur d’ARN transcrit d’un gène particulier, chez les eucaryotes (et
serait absents chez les unicellulaires).
•non codant car non traduit et ne donne pas naissance à des protéines.
•contrôle l’expression génique en s’appariant avec des ARNs cibles portant
une séquence complémentaire permettant la répression de la traduction
de l’ARNm en protéine correspondante ou clivant l’ARNm cible au niveau du
site de fixation du micro ARN .
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➢ Si les bases du miARN et de l’ARNm sont complémentaires sur toute leur
longueur, l’ARNm est dégradé (a) ;
➢ Si l’appariement est moins complet, la traduction est bloquée (b). 15
5. Contrôle Postraductionnel: la maturation et la dégradation des protéines
=> mécanismes mis en jeu dans la maturation et l’activation des protéines produites
• De nombreuses protéines ne deviennent fonctionnelles que si elles subissent
certaines modifications chimiques (maturation).
• Les protéines régulatrices sont souvent activées ou inactivées par l’ajout
réversible de groupements phosphate ; de même, des glucides doivent être
ajoutés aux protéines destinées à la face externe des membranes plasmiques
animales.
• Des protéines ne peuvent être fonctionnelles que si elles sont transportées
vers des sites précis de la cellule. La régulation peut s’exercer à n’importe
quelle étape de la modification ou du transport des protéines.
• Dans d’autres cas, c’est le repliement de la protéine qui lui confère ses
propriétés fonctionnelles.
• la durée de vie des protéines normales dans la cellule est strictement limitée
par une dégradation sélective. De nombreuses protéines, comme les cyclines
régulant le cycle cellulaire, doivent avoir une durée de vie relativement courte
pour permettre à la cellule de fonctionner de façon adéquate.
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