Dans le cadre du cours sur les mesures et l'évaluation des apprentissages, il est essentiel de distinguer
entre différents types d'évaluations : concours, examen, interrogation et devoir.
Concours vs Examen :
Concours : Il s'agit d'une évaluation compétitive visant à sélectionner un nombre limité de candidats
pour un poste, une formation ou une promotion. Les participants sont classés en fonction de leurs
performances, et seuls les meilleurs sont retenus. Par exemple, dans la fonction publique, le concours
est souvent ouvert à tous les candidats remplissant certaines conditions, comme la détention d'un
diplôme spécifique.
Examen : C'est une évaluation formelle destinée à mesurer les connaissances ou compétences d'un
individu par rapport à un standard prédéfini. Contrairement au concours, l'examen n'est pas compétitif ;
chaque candidat est évalué selon des critères fixes, et tous ceux qui atteignent le seuil requis sont
déclarés reçus. Les examens sont couramment utilisés pour valider des acquis académiques ou
professionnels.
Examen vs Interrogation :
Examen : Comme mentionné précédemment, il s'agit d'une évaluation formelle, souvent réalisée en fin
de parcours éducatif ou de formation, pour certifier le niveau de compétence ou de connaissance atteint
par l'apprenant.
Interrogation : Aussi appelée "interro" ou "contrôle", c'est une évaluation de courte durée,
généralement moins formelle, effectuée en cours d'apprentissage. Elle vise à vérifier la compréhension
et la maîtrise des notions récemment enseignées, permettant à l'enseignant d'ajuster son enseignement
en fonction des résultats obtenus.
Interrogation vs Devoir :
Interrogation : Évaluation brève réalisée en classe, souvent sans préavis, pour tester les connaissances
immédiates des élèves sur un sujet précis.
Devoir : Travail écrit que l'élève réalise généralement en dehors du temps de classe, à domicile. Le
devoir permet d'approfondir les notions vues en cours, de développer des compétences de recherche et
de réflexion, et d'évaluer la capacité de l'élève à appliquer ses connaissances de manière autonome.
En résumé, ces différents types d'évaluations se distinguent par leur objectif, leur formalité, leur durée
et le contexte dans lequel ils sont réalisés.
Bien sûr, voici des détails supplémentaires sur les auteurs et les années de publication des ouvrages
précédemment mentionnés :
1. L'évaluation des apprentissages : une démarche rigoureuse
Auteurs : Sylvie Fontaine et Nathalie Loye. Sylvie Fontaine est l'auteure principale de cet article, tandis
que Nathalie Loye a collaboré à la planification préliminaire et a commenté les différentes versions de
l'article.
Année de publication : 2017.
2. L'apprentissage visible : ce que la science sait sur l'apprentissage
Auteurs : John Hattie et Gregory C. R. Yates. John Hattie est professeur de sciences de l'éducation à
l'Université de Melbourne et est reconnu pour ses travaux sur l'évaluation et l'apprentissage. Gregory C.
R. Yates est également chercheur en éducation.
Année de publication : 2020 (édition française). L'édition originale en anglais a été publiée en 2014.
3. L'évaluation en classe au service de l'apprentissage des élèves
Auteur : Nathalie Loye. Elle est chercheuse en éducation et a contribué à plusieurs travaux sur
l'évaluation des apprentissages.
Année de publication : 2022.
4. Mesure et évaluation en éducation
Éditeur : Cette revue est publiée par l'Association pour le développement des méthodologies
d'évaluation en éducation au Québec. Elle regroupe des articles de divers auteurs spécialisés dans le
domaine de l'évaluation éducative.
Périodicité : Publications régulières avec des articles récents disponibles en ligne.
Ces ouvrages et articles offrent des perspectives contemporaines sur les méthodes et les enjeux liés à la
mesure et à l'évaluation des apprentissages scolaires.
La mesure est une activité fondamentale qui consiste à quantifier des phénomènes, des objets ou des
substances en leur attribuant des valeurs numériques à l'aide d'unités spécifiques. Cette pratique est
essentielle dans divers domaines, notamment les sciences, l'industrie, le commerce et la vie
quotidienne, car elle permet des comparaisons objectives et une communication précise des
informations.
Origine de la mesure :
L'histoire de la mesure remonte aux premières civilisations, où les unités étaient souvent basées sur des
références corporelles ou des objets naturels. Par exemple, des unités de longueur étaient définies en
fonction de parties du corps humain, comme le pied ou la coudée. Ces systèmes étaient locaux et
variaient considérablement d'une région à l'autre.
Une étape majeure dans l'uniformisation des mesures a été franchie lors de la Révolution française avec
l'introduction du système métrique en 1791. Ce système, basé sur des phénomènes naturels, visait à
établir des unités universelles et décimales. Le mètre, par exemple, était initialement défini comme la
dix-millionième partie du quart du méridien terrestre passant par Paris. Cette initiative a jeté les bases
du Système international d'unités (SI), officiellement adopté en 1960, qui est aujourd'hui le système de
mesure le plus largement utilisé dans le monde.
Les échelles de mesure :
En sciences et en statistiques, les mesures sont classées selon différentes échelles, chacune ayant des
caractéristiques spécifiques :
1. Échelle nominale : Cette échelle concerne la classification des données en catégories distinctes sans
ordre intrinsèque. Les valeurs sont qualitatives et servent uniquement à identifier des groupes. Par
exemple, les types de fruits (pommes, oranges, bananes) ou les couleurs (rouge, vert, bleu).
2. Échelle ordinale : Ici, les données sont classées dans un ordre précis, mais les intervalles entre les
valeurs ne sont pas nécessairement égaux. Cette échelle indique une relation de rang entre les
catégories. Par exemple, les niveaux de satisfaction (très satisfait, satisfait, insatisfait) ou les classements
dans une compétition (premier, deuxième, troisième).
3. Échelle d'intervalle : Cette échelle possède des intervalles égaux entre les valeurs, mais n'a pas de
point zéro absolu. Les différences entre les valeurs sont significatives, mais une valeur nulle ne signifie
pas l'absence totale de la quantité mesurée. Un exemple classique est la température en degrés Celsius
ou Fahrenheit.
4. Échelle de rapport (ou de proportion) : Elle possède toutes les caractéristiques de l'échelle
d'intervalle, avec en plus un point zéro absolu, indiquant l'absence totale de la quantité mesurée. Cela
permet de comparer les valeurs en termes de rapports. Par exemple, la longueur, le poids, le temps
écoulé ou la température en kelvins.
La compréhension et l'utilisation appropriée de ces échelles sont cruciales pour la collecte, l'analyse et
l'interprétation des données, car elles déterminent les types de statistiques et de tests qui peuvent être
appliqués.
Pour approfondir l'histoire et l'évolution des unités de mesure, vous pouvez consulter la vidéo suivante :
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