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Introduction au Trading et Analyses Financières

Le document présente une introduction au trading, définissant cette activité comme l'achat et la vente d'actifs financiers pour réaliser des profits à court terme, tout en soulignant les risques associés. Il aborde également les deux principales méthodes d'analyse utilisées par les traders : l'analyse technique, qui se concentre sur les mouvements passés des prix, et l'analyse fondamentale, qui évalue les facteurs économiques influençant les prix. Enfin, il explique l'utilisation des chandeliers japonais pour anticiper les mouvements de marché, en détaillant leur structure et leur signification.

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Introduction au Trading et Analyses Financières

Le document présente une introduction au trading, définissant cette activité comme l'achat et la vente d'actifs financiers pour réaliser des profits à court terme, tout en soulignant les risques associés. Il aborde également les deux principales méthodes d'analyse utilisées par les traders : l'analyse technique, qui se concentre sur les mouvements passés des prix, et l'analyse fondamentale, qui évalue les facteurs économiques influençant les prix. Enfin, il explique l'utilisation des chandeliers japonais pour anticiper les mouvements de marché, en détaillant leur structure et leur signification.

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École Supérieure de Comptabilité et de Finances

Constantine

Cours :

STRATEGIE DE TRADING

Crée par

ZEGHBID NASSIM LOTFI


Qu’est-ce que le trading ?
Le trading désigne l'activité qui consiste à acheter et vendre des actifs financiers (actions,
obligations, devises, matières premières, etc.) dans le but de réaliser des profits à court terme. Il
s'agit d'une activité spéculative risquée qui requiert de la réactivité, une bonne analyse des
marchés et qui peut rapporter beaucoup d'argent à ceux qui parviennent à anticiper correctement
les fluctuations des cours des actifs financiers.
Quelques caractéristiques du trading :
 Spéculation à court terme (quelques minutes, heures ou jours généralement)
 Recherche de profits rapides en surfant sur la volatilité des marchés
 Recours à l'effet de levier pour augmenter les gains potentiels (mais aussi les pertes)
 Nécessite une bonne maîtrise des outils d'analyse technique
 Beaucoup de traders perdent de l'argent, c'est une activité risquée qui demande de
l'expérience

L’ANALYSE TECHNIQUE
L’analyse technique a pour objectif principal d’améliorer les performances de vos
investissements. Bien que l’analyse technique puisse effrayer les traders débutants, il s’agit
souvent de méthodes relativement simples basées sur des études graphiques fiables et précises, qui
vous permettent de mieux comprendre et anticiper les mouvements d’un marché financier à court
et moyen terme, et donc de repérer le meilleur moment pour rentrer ou sortir sur le marché. On
utilise pour cela de nombreux outils d’analyse qui sont souvent disponibles par défaut sur les
plates-formes de trading. Il suffit donc de savoir les interpréter !L’analyse technique est l’un des
outils d’analyse et de prévision des cours préférés par de très nombreux traders, mais elle présente
toutefois des limites pour la simple raison qu’elle ne prend pas en compte l’aspect humain du
trading ni les risques inhérents spécifiques aux marchés boursiers qui peuvent évoluer avec le
temps. Il faut bien comprendre que toute analyse technique, aussi sophistiquée soit-elle, se base
sur une analyse des fluctuations passées pour prévoir l’évolution future des cours. Il s’agit ainsi de
calculer des indicateurs plus ou moins complexes et/ou d’analyser des graphiques, en cherchant à
détecter des tendances, des points importants, des configurations récurrentes annonciatrices d’une
tendance à venir… L’utilisation des principes de bases de l’analyse technique vous permettra
normalement de réduire vos risques et de trouver de bons points d’entrée et de sortie sur les CFD
que vous avez choisi de traiter.
Néanmoins, il est rare que les prévisions déduites de l’analyse technique soient parfaitement
exactes. Utiliser l’analyse technique, c’est aussi accepter que l’évolution future des cours ne se
déduise pas à coup sûr de l’analyse des cours passées. Avant toute décision de Trade, il est ainsi
fortement recommandé de mêler analyse technique, analyse fondamentale (expérience, intuition et
money management.
L’ANALYSE FONDAMENTALE
Par opposition à l’analyse technique qui se base sur une analyse des évolutions passées des prix,
l’analyse fondamentale va chercher à collecter, analyser et interpréter toutes les informations
financières et économiques susceptibles d’avoir une influence sur les prix des actifs financiers et
donc des sous-jacents des CFD. Si la méthode est totalement différente, l’objectif de l’analyse
fondamentale reste le même que celui de l’analyse technique : il s’agit de pouvoir anticiper le
mieux possible l’évolution future des cours. L’analyse fondamentale peut être microéconomique
ou macroéconomique :
Dans le premier cas, une façon d’appréhender l’analyse fondamentale est déconsidérer qu’elle
cherche à évaluer la valeur intrinsèque de tout actif financier. Pour les actions, l’analyse
fondamentale microéconomique, va se placer au niveau de l’entreprise. Puisqu’une action
représente une part du capital d’une entreprise, il s’agit bien de savoir quelle est la valeur de cette
entreprise, et quels sont les facteurs susceptibles de la faire évoluer. L’analyse fondamentale
microéconomique est donc particulièrement utile pour les traders de CFD sur actions ;
Dans le second cas, il s’agit surtout d’analyser et de prévoir les évolutions de la conjoncture
économique d’un pays ou d’une zone et de mesurer ensuite les implications de ces évolutions pour
chacune des classes d’actifs financiers. L’analyse fondamentale macroéconomique va surtout
chercher à anticiper les évolutions des marchés financiers pris dans leur ensemble. Elle se révèle
ainsi particulièrement utile pour les traders de CFD sur les indices boursiers, sur les matières
premières ou encore le Forex. Ceci ne signifie pas pour autant que les traders de CFD sur actions
doivent l’ignorer. N’oublions pas qu’un indice boursier représente un panier d’actions. Si c’est
l’ensemble du marché action qui est orienté à la baisse, il y a de fortes chances pour que le prix de
l’action sur laquelle vous traitez le soit aussi !
Les chandeliers japonais
Utilisés dans l’analyse technique, les chandeliers japonais aident les investisseurs à prédire les
mouvements de marché. Grâce à leur forme et à leur couleur, il est possible de déterminer les
tendances d’un marché particulier.
Qu’est-ce qu’un graphique en chandeliers japonais ?
Un chandelier japonais permet d’observer l’évolution du cours d’un actif sur une période donnée,
qui peut varier d’une minute à une journée selon le type de graphique. Quatre différents niveaux
de cours, correspondant aux niveaux atteints par l’actif au cours d'une certaine période, sont
représentés. Il s’agit du point le plus bas atteint par l’actif, de son plus haut et des cours
d’ouverture et de clôture.
Les tendances en chandeliers s’utilisent dans tous les types de trading dont le trading sur forex,
indices, actions et matières premières.
Comment lire un graphique en chandeliers
Pour lire un graphique en chandeliers, il faut prendre en compte la couleur, le corps et les mèches
de la bougie. Savoir lire un graphique en chandeliers vous aidera à identifier ou à prédire les
mouvements de marché.
La couleur de la bougie
Grâce à la couleur du chandelier, il est possible de déterminer dans quelle direction le marché a
évolué ou évolue toujours. Dans l’exemple ci-dessus, la bougie sera verte si le cours de clôture est
plus haut que le cours d’ouverture, et elle sera rouge si le cours de clôture est plus bas que le cours
d’ouverture. La couleur d’une bougie indique si un marché était haussier (bullish) ou baissier
(bearish) au cours d’une période donnée.
Sur le graphique, la bougie la plus à gauche représente la période de trading la plus ancienne,
tandis que la bougie la plus à droite représente la période de trading actuelle ou la plus récente. La
bougie actuelle peut être en mouvement car on utilise le cours actuel au lieu du cours de clôture.
Elle peut donc passer du vert au rouge et vice versa avant que la période de trading se termine.
Le corps de la bougie
Le corps de la bougie permet de mesurer la différence entre le cours d’ouverture et le cours de
clôture (ou le cours actuel pour la bougie la plus à droite) d’un actif. Si la bougie est verte, la base
de son corps représente son cours d’ouverture et le haut représente le cours de clôture. Si la
bougie est rouge, alors c’est l’opposé : le haut du corps représente le cours d’ouverture et la base
représente le cours de clôture.
De même, si le corps de la bougie est grand, cela signifie que les investisseurs ont beaucoup
acheté et vendu pendant cette période. À l’inverse, un petit corps est le signe d’une période de
consolidation sur le marché.
Les mèches de la bougie
Les mèches, ou les ombres, de la bougie représentent le plus haut et le plus bas atteints par un
actif lors d’une période donnée. La mèche supérieure, ou ombre supérieure, correspond au cours
le plus haut, tandis que la mèche inférieure, ou ombre inférieure, correspond au cours le plus bas.
Une bougie avec une longue mèche supérieure et une mèche inférieure courte indique que les
acheteurs ont été très actifs durant cette période. Les vendeurs ont toutefois forcé les cours à
redescendre de leur plus haut, entraînant les marchés à clôturer plus bas que le niveau atteint par
la mèche supérieure. Le cours de clôture a créé la longue mèche supérieure.
À l’inverse, une bougie avec une longue mèche inférieure et une mèche supérieure courte indique
que les vendeurs ont d’abord conduit les cours vers le bas, mais que les acheteurs se sont ensuite
mobilisés, permettant aux cours de remonter et au marché de clôturer plus haut, comme en
témoigne la longue ombre inférieure.
Le chandelier haussier
Vous savez maintenant identifier en un coup d’œil trois informations importantes : le sens de la
variation (par la couleur), le cours d’ouverture et le cours de clôture (à chaque extrémité du
corps). Mais il en manque deux : le cours le plus haut et le cours le plus bas atteints. Ces deux
paramètres sont indiqués par des « mèches* », appelées aussi « ombres* » que vous pouvez
visualiser sur les quatre bougies A-B-C-D de la figure 10 ci-dessous
Et ceci m’amène à vous parler des unités de temps des chandeliers. Dans les graphiques
intraday* du chapitre 1 vous avez en effet remarqué qu’ils sont tous dénommés comme étant
intraday 5 minutes. Cela signifie que chaque bougie représente 5 minutes d’évolution du cours.
Voici à quels moments précis sont enregistrés le cours le plus haut, le cours le plus bas, celui
d’ouverture et celui de clôture pour un chandelier haussier d’une unité de temps de 5 minutes :
• dès la première seconde de la 1ère minute, le cours d’ouverture de la bougie est fixé. Il s’agira
de la base du corps qui ne changera plus puisqu’il s’agit du cours arrêté à cette première seconde
• à la soixantième seconde de la 5ème minute le cours de clôture est fixé, le haut du corps
est alors formé définitivement, pour un chandelier haussier forcément au-dessus de la base,
• entre temps, les confrontations entre acheteurs et vendeurs ont fait fluctuer le cours. Quatre cas
de figure conduisent à quatre
Formations différentes, en se référant aux bougies A-B-C-D de la figure 10 ci-dessus :
– Bougie A : entre la première seconde d’ouverture et la dernière seconde de clôture, le
cours est passé par différentes valeurs, alternativement au-dessous et au-dessus du cours
d’ouverture. Finalement, à la dernière seconde, le cours fixé était au-dessus du cours
d’ouverture formant donc une bougie blanche haussière avec le plus haut et le plus bas atteints
visualisés par les extrémités des ombres.
– Bougie B : à la différence de la bougie A, le cours n’est jamais descendu sous le cours
d’ouverture. Il a en revanche atteint un plus haut marqué par l’ombre haute puis a finalement
clôturé au-dessous de ce plus haut mais au-dessus de l’ouverture. Le fait que le cours le plus bas
soit celui de l’ouverture s’identifie donc en un coup d’œil puisqu’en toute logique la base
du chandelier ne comporte pas d’ombre basse.
– Bougie C : la présence d’une ombre basse démontre cette fois ci que le cours a marqué
un plus bas inférieur à l’ouverture puis a finalement clôturé au-dessus, le cours de clôture
étant le plus haut atteint au cours des 5 minutes ce qui est également dénoté par l’absence
d’ombre haute.
– Bougie D : l’absence d’ombres implique que le cours n’est jamais passé sous celui
d’ouverture et qu’il a finalement clôturé à son niveau le plus haut.
Le chandelier baissier
Dans le cas où le cours de clôture est sous le cours d’ouverture, nous avons un chandelier baissier
de couleur noire ou rouge. Reprenons les quatre chandeliers A-B-C-D vus ci-dessus mais cette
fois dans leur configuration baissière :

Vous avez à présent compris la signification des ombres, je n’ai donc volontairement pas
surchargé ces figures.
– Bougie A : vous pouvez observer et en déduire les cinq informations impliquées par une telle
bougie (sens, ouverture, clôture, plus haut, plus bas). Immédiatement la couleur vous indique le
sens baissier de ce chandelier. A la première seconde le cours d’ouverture est fixé et matérialisé
par le haut du corps. Les variations de cours passent par un plus bas, un plus haut. Lorsque le
cours est supérieur à l’ouverture la bougie change ponctuellement de couleur puisqu’un cours au-
dessus de l’ouverture est haussier. Le pic des cours haussiers se situe à l’extrémité de l’ombre
haute. Comme vous l’avez compris, celui de l’ombre basse matérialise le cours le plus bas
atteint durant ces 5 minutes. La clôture à la dernière seconde qui se situe sous l’ouverture
détermine alors la forme et la couleur définitive de la bougie.
– Bougie B : entre l’ouverture et la clôture, un plus haut a été atteint comme le montre l’ombre
haute. Le plus bas est au niveau de la clôture d’où l’absence d’ombre basse.
– Bougie C : l’ouverture est également le cours le plus haut d’où l’absence d’ombre haute.
Avant la soixantième seconde un plus bas a été marqué au niveau de l’extrémité de l’ombre
basse puis la clôture a finalement eu lieu plus haut et sous l’ouverture.
– Bougie D : le cours a évolué entre les niveaux d’ouverture et de clôture, les extrêmes
étant égaux au sommet et à la base du corps puis a finalement clôturé au plus bas.
Le doji
Caractères japonais pour « doji » : en haut en hiragana et en bas en katakana
Ce pattern ne contient qu’un seul chandelier. La particularité de la bougie qui le compose est que
le cours de clôture et le cours d’ouverture sont très proches. Quasiment confondus.
Sa forme peut être :
Une croix.
Un T.
Un T inversé.
Et même une ligne.
Que nous dit le pattern doji ?
Ce pattern de bougies japonaises est assez courant. Il indique au trader qu’il y a une lutte entre les
acheteurs et les vendeurs. Et qu’au final il y a une certaine confusion. Dans le cas du doji, où la
clôture est proche de l’ouverture, cela signifie que les acheteurs et les vendeurs ont lutté mais que
les prix n’ont pas changé au final. D’où la notion d’indécision.
Mécanisme de fonctionnement du pattern doji
Voici un exemple de doji sur le Dax.

Sur l’UT daily on a un doji en forme de croix. Mais si l’on zoome sur une unité de temps intraday,
par exemple 5 minutes, on voit la lutte entre les acheteurs et les vendeurs.
les vendeurs ont d’abord la part belle. Puis, le mouvement s’inverse et les acheteurs ont le dessus.
Les prix remontent. Les vendeurs reviennent à la charge sur la droite. Globalement, l’ouverture et
la clôture sont à peu près au même niveau.
Attention : ce schéma a été capturé en intraday. Par chance, alors que je rédigeais cet article, j’ai
vu, en séance un doji sur le DAX. Mais tant que la bougie (ici, daily) n’est pas terminée, le pattern
n’est pas figé. Il y a de fortes chances que la bougie ne soit pas un doji en fin de journée.
les 5 types de doji
Le doji star – étoile
Quand il est étoile, ce pattern est composé de deux segments de droites d’à peu près même
longueur.C’est l’exemple que nous avons décrit.

Caractéristiques de l’étoile
 Même ouverture et clôture.
 Mèche haute et mèches basse courtes et de même longueur (environ).
 Globalement il a une forme de croix.
Il indique une indécision : le marché hésite entre deux directions.
Interprétation des dojis star
Quand ce pattern de chandeliers japonais se trouve en haut d’un rallye haussier ou d’un swing
bearish, il peut précéder un changement de tendance. Ce peut être un changement local
(correction, consolidation) ou plus global.
Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que l’interprétation de ce pattern n’est pas systématique. Plus
il apparaît au bout d’un swing, plus la probabilité qu’il indique un changement est grande.
Le doji à longues jambes – long-legged doji
Ce pattern de bougies est très similaire au précédent. Sauf qu’il a de longues jambes. Ou mèches.
Cela signifie que ses mèches haute et basse sont longues.
La ligne horizontale indiquant que l’ouverture et la clôture sont au même niveau n’est pas
forcément au centre. Si elle se trouve au milieu de la barre verticale, on appelle aussi ce pattern, le
porteur d’eau.

Ses caractéristiques
 À son ouverture et clôture très proches. On a donc une ligne horizontale.
 Aux longues mèches au-dessus et au-dessous.
 À sa forme de croix.
Si l’ouverture et la clôture se trouvent à peu près au milieu de la mèche globale, on appel ce
pattern le porteur d’eau.
Son interprétation
Comme avec l’étoile, on a une indécision. Mais dans le cas du long-legged, on a une plus grosse
volatilité. Les acheteurs et les vendeurs se sont un peu plus excités dans un sens et dans l’autre au
cours de la séance. Ou de l’unité de temps.
Le changement de sens des cours pouvant suivre ce pattern quand il apparaît dans un swing bien
commencé est donc potentiellement plus violent. Car, je le rappelle, la volatilité est plus grande.
Les limites des dojis étoile
La validité de ce pattern n’est connue qu’après arrivée d’une nouvelle bougie montrant
effectivement un inversement de sens.
En cela, cette figure de chandelier n’est pas super prédictive. Sa valeur dépend de son
emplacement.
C’est pour cela que je suis plus favorable à une étude des cycles et tendances avec des indicateurs
spécifiques. Ces indicateurs décomposent les cours en fréquences différentes. On utilise cela en
traitement du signal. Et c’est beaucoup plus puissant qu’un simple pattern d’une bougie.
Dojis Dragonfly
Jusqu’à présent les dojis rencontrés avaient une mèche inférieure et une mèche supérieure. Nous
abordons deux figures de chandeliers où la mèche de la bougie est d’un seul côté.
Dragonfly : caractéristiques et reconnaissance
Dragonfly est le nom en anglais. En français on traduirait littéralement par Dragon Volant ou Vol
du Dragon… Car on reconnaît les ailes du dragon et sa longue queue prolongeant son corps. Mais,
en fait, la vraie traduction c’est libellule. Moins féérique, mais plus réaliste. Et puis, c’est comme
ça dans le dico.
Pour reconnaître les dojis dragonfly, faites attention à :
une longue mèche basse
Pas de mèche haute.
Les cours open et close sont très proches et situés très près du plus haut.
Ce pattern a une forme de T.
Il est plus significatif en bas d’un swing baissier.
Interprétation du dragonfly
Dans une bougie de type dragonfly, les vendeurs ont ouvert le bal. Leurs ventes ont poussé les
cours vers le bas un long moment dans la séance. Et puis, finalement, ils se sont raréfiés (les
vendeurs). Les acheteurs ont repris le dessus et ont fait remonter les prix jusqu’au niveau du cours
d’ouverture.
Dragonfly et support
Il y a eu inversion dans la séance. Le dragonfly indique un rejet des prix plus bas.
Quand ce pattern apparaît après un rallye baissier, il peut constituer un dernier baroud d’honneur
des vendeurs. Et on s’apprête à voir les prix repartir à la hausse.
Dragonfly et volumes
Quand le volume d’échanges sur le chandelier est important, cela signifie qu’un maximum de
vendeurs ont vendu. Il y en aura donc moins dans les bougies suivantes. Cela renforce la
probabilité d’un changement de direction.
Quelles sont les limitations du dragonfly ?
Il s’agit d’une configuration de chandelier japonais rare. Votre stratégie de trading ne doit pas être
basée sur son observation.
Il faut surveiller les volumes : si les volumes sont importants, cela tend à valider le pattern.
S’il n’est pas au bout d’un rallye baissier, il n’est pas valide. Mais pour qu’il soit au bout d’un
swing baissier, c’est qu’on l’a déjà validé ! En gros, il faut une confirmation.
La pierre tombale – gravestone
Les dojis pierre tombale (ou gravestone en anglais) sont un peu différents. La différence par
rapport aux dojis étoiles est que les open – close sont à une extrémité de la bougie.
Dojis pierre tombale, caractéristiques et reconnaissance
On reconnaît ces patterns aux caractéristiques suivantes :
une longue mèche.
Pas de mèche basse.
Open et close très proches et situés très près du plus bas.
Globalement le pattern a une forme de T inversé.
Ce pattern est plus significatif en haut d’un swing haussier.
Dojis gravestone : interprétation
Avec ces dojis pierre tombale, les acheteurs ont pris le dessus dès l’ouverture. Les cours ont
progressé sous la poussée des longs. Mais, au cours de la séance (ou de la bougie), les acheteurs se
sont raréfiés. Les vendeurs ont repris le dessus et ont fait reculer les cours jusqu’au niveau de
l’ouverture.
Une résistance a été rencontrée
Dans la poussée vers le haut, les prix ont rencontré une résistance dure. Les prix ont rebondi sur
cette résistance.
La pierre tombale vers la fin d’un rallye haussier
Quand il apparaît en haut d’un rallye haussier, il montre qu’il y a un retournement potentiel de
tendance. Correction ou changement de tendance. C’est donc un figure de chandeliers à surveiller
de près dans ces conditions.
Les dojis gravestone et volumes
Si le volume d’échanges sur la bougie est important, cela signifie qu’un maximum d’acheteurs
sont intervenus. Il y en aura donc moins dans les bougies suivantes. Cela renforce la probabilité
d’un renversement de sens.
Limitations de la pierre tombale
Si possible, la figure de chandelier doit être validée par un fort volume. Mais ce n’est pas non plus
systématique.
De même, il faut que ce pattern soit sur un haut de rallye haussier. Problème : tant que le swing
n’est pas terminé, on ne sait pas si on est à la fin du rallye ou pas !
On doit donc attendre la confirmation pour savoir où l’on va ! Pas top !
Enfin, c’est un pattern assez rare. Ne basez donc pas votre trading sur la recherche de ces
patterns !
Doji ligne
Plus rare, les dojis ligne signifie qu’il ne s’est pas passé grand-chose pendant la séance. Cette
figure de bougie est une ligne.
Cette configuration de chandelier japonais est rare sauf sur les actifs peu liquides.
Comment reconnaître ce pattern ligne ?
C’est simple :
Ouverture, clôture, plus haut et plus bas sont confondus.
On a donc un seul segment horizontal.

Interprétation
Ce pattern indique :
Une très faible volatilité durant la séance.
Une grande indécision.
En gros, il ne s’est pas passé grand chose pendant la séance. Tout est donc possible dans les
suivantes. Mais dans le cas où on est en fin d’un mouvement directionnel, le sens pourrait
s’inverser.
Patterns de chandeliers incluant des dojis
Un doji peut être un composant d’un autre pattern de chandeliers japonais. En voici quelques-uns.
Étoile du soir – Evening star
L’étoile du soir est un pattern particulier. Quand la bougie du centre est un doji, et que l’on est
dans une tendance haussière, on a une étoile du soir doji. Elle est, dans ce cas, plus significative
qu’une simple étoile du soir. On appelle ce pattern un reversal pattern.
Remarque : à gauche il y a une tendance haussière. Les bougies ne sont par contre pas forcément
toutes blanches (vertes), ou longues. C’est seulement quand il y a un fort momentum qu’elles sont
longues (voire sans mèche) et haussières.
Étoile du matin – morning star
L’étoile du matin est le pattern inverse. Il apparaît dans une tendance baissière. Quand le
chandelier japonais du milieu est un doji, on a une étoile du matin doji.
De la même manière, ce reversal pattern renforce la prédictabilité. Mais, on doit quand même
avoir une inversion de sens (dernière bougie japonaise) pour le valider !

Bébé abandonné
Quand dans l’étoile du soir ou du matin il y a un gap entre les bougies entourant la bougie
centrale, on ne parle plus d’étoile mais de bébé abandonné. C’est aussi un reversal pattern.

Dojis comme support / résistance


Les dojis peuvent aussi apparaître dans une zone de support ou résistance. Ils tendent alors à
renforcer la valeur du support ou de la résistance.
Le tri-star
Le tri-star est un pattern de bougies japonaises composé de trois chandeliers. Il ressemble à une
étoile du soir ou du matin, mais il est composé de 3 dojis.
Contrairement aux longues bougies encadrantes, il reflète un peu d’indécision. Par contre elle
reste significative. Et la présence de trois dojis laisse le temps au trader de voir le retournement
arriver. Contrairement à une étoile du soir ou du matin.

Exemples de dojis en situation réelle


Voici quelques exemples en situation réelle. On peut discuter de la hauteur du corps des bougies.
Les pierres tombales et dragonfly étant rares, j’ai été un peu laxiste sur la hauteur du corps.
Pattern de chandelier mal placé
Parfois ces patterns sont mal placés. Comme, ci-dessous, avec une pierre tombale en bas d’une
correction. Et, juste avant un fort rebond. Pas fiables, ces patterns !

Exemples de dragonfly
Mais dans certains cas, le pattern est totalement respecté.
Contrairement à celui-ci qui se trouve en haut d’un swing haussier et avant une correction.

Entraînez-vous à reconnaître les dojis


À votre tour maintenant. Je vous place ci-dessous un graphique. Tentez de reconnaître les
différents dojis. Je ne les ai sans doute pas tous repérés, mais on peut en trouver quelques-uns. La
réponse se trouve après. Vous pouvez cliquer sur l’image pour zoomer.

Et voici des réponses possibles. Je vous laisse trouver de quel type de doji il s’agit chaque fois.
Le Pendu ou le Marteau : Figure d’interruption ou de renverse-ment de tendance.

Un pendu se forme dans une tendance haussière, et sa présence marque généralement la fin de
cette tendance haussière, celle-ci pouvant laisser la place à une phase de consolidation ou à une
phase baissière. La validation de cette figure apparaît lorsque le chandelier qui suit le pendu est un
chandelier baissier (à corps plein) :

Un marteau se forme dans une tendance baissière et sa présence marque généralement la fin de
cette tendance baissière, celle-ci pouvant laisser la place à une phase de fondation ou à une phase
haussière. La validation de cette figure apparaît lorsque le chandelier qui suit le marteau est un
chandelier haussier (à corps vide) :
Un pendu ou un marteau sont d’autant plus fiables que l’ombre basse est grande par rapport à la
dimension du corps. On peut observer un pendu sur la Figure 78 de la SOCIÉTÉ GÉNÉ-RALE.
Ici, le pendu interrompt la tendance haussière initiée fin septembre et crée de fait une zone de
résistance à 60 euros.

On peut observer également un marteau avec une représentation en chandeliers journaliers sur la
Figure 79 de NESTLÉ. Sur cette figure, on voit nettement le renversement d’une tendance
baissière en tendance haussière suite à l’apparition d’un marteau au mois d’octobre. À noter que le
marteau, qui est une figure haussière, ne doit pas nécessairement être doté d’un corps vide (séance
haussière) pour être efficace, comme le démontre cet exemple.
Le Recouvrement Haussier : Figure haussière

Le recouvrement haussier indique que les acheteurs prennent le dessus sur les vendeurs. C’est une
figure qui débouche généralement sur une tendance haussière de plus ou moins longue durée. La
réalisation de cette figure est d’autant plus fiable qu’elle est accompagnée de volumes importants
sur le deuxième chandelier.
La Figure 80 nous montre un recouvrement haussier sur MICHE-LIN le 5 février 2001. Ce
recouvrement, accompagné de volumes de transactions significatifs est à l’origine de la mise en
place d’une tendance haussière.
Le Recouvrement Baissier: Figure baissière

Cette figure, pour être valide doit apparaître dans une tendance haussière établie pour être valide.
Le recouvrement du corps du chandelier haussier par celui du chandelier baissier indique que les
vendeurs ont pris le dessus sur les acheteurs. La tendance haussière évolue généralement vers une
tendance baissière ou sur une phase de consolidation. Cette figure est donc très souvent à l’origine
d’une nouvelle résistance, mais elle peut se former à l’emplacement d’une résistance déjà
existante
On peut voir un exemple de recouvrement baissier sur la figure 81de MICHELIN à la fin d’une
phase haussière. Cette figure est à l’origine du retournement de la phase haussière en phase
baissière.
Le Nuage Noir : Figure baissière

Cette figure, pour être valide doit apparaître dans une tendance haussière établie pour être valide.
C’est une figure qui débouche généralement sur une tendance baissière de plus ou moins longue
durée. L’ouverture du second chandelier doit s’effectuer au-dessus du corps du premier chandelier
et doit avoir un corps suffisamment long pour recouvrir au moins 50 % du corps du chandelier
haussier. Plus la zone de recouvrement est importante, plus la figure est fiable.
La Figure 82 de CIMENTS FRANÇAIS, avec une représentation en chandeliers japonais
journaliers, nous montre la création d’un nuage noir qui est à l’origine d’une baisse momentanée
du titre.
La Pénétrante : Figure haussière

Cette figure doit apparaître dans une tendance baissière établie pour être valide. Elle conduit alors
à un arrêt de cette tendance et à l’établissement d’une phase de consolidation ou/et de
retournement de tendance (transformation de tendance baissière en tendance
haussière).L’ouverture du second chandelier doit s’effectuer en dessous du corps du premier
chandelier et doit avoir un corps suffisamment long pour recouvrir au moins 50 % du corps du
chandelier baissier. Plus la zone de recouvrement est importante, plus la figure est fiable.
La figure 83 (Société Générale) montre un exemple de Pénétrante, à l’origine de l’arrêt de la
tendance baissière et de la mise en place d’une tendance haussière après une courte phase de
fondation.
L’Étoile du matin : Figure haussière

Cette figure doit apparaître dans une tendance baissière pour être valide. Elle conduit alors à un
retournement de tendance (transformation de tendance baissière en tendance haussière).Il n’est
pas obligatoire que le troisième chandelier ouvre au-dessus du corps du second chandelier, mais
une telle configuration influence favorablement la réalisation de la figure.
La figure 84 de la BNP PARIBAS nous montre une étoile du matin, qui inverse la tendance
baissière de la courbe en tendance haussière.
L’Étoile du soir: Figure baissière

Cette figure apparaît en haut de tendance haussière et est une figure fiable de retournement de
tendance. Elle est de ce fait à l’origine de la création d’une nouvelle résistance. Cette figure est
encore plus fiable lorsque le corps du troisième chandelier est en dessous du corps du second
chandelier.
Le Harami: Figure d’interruption ou de renversement de tendance
Le harami
Description
En japonais, « Harami » signifie « femme enceinte ». Cette structure est représentée par la
première bougie avec un corps anormalement long « la femme », suivie d’un second chandelier
avec un petit corps (le « bébé »). C’est une l'image inverse de la structure d’avalement.
Comme pour les avalements, les deux chandeliers doivent être par préférence de couleurs
différentes. Cette structure n'est pas un signal de retournement aussi important que le pendu, le
marteau ou la structure d'avalement. Il représente simplement un frein sur le marché. La tendance
actuelle devrait s'arrêter et le marché devrait faire une pause.
Interprétation du Harami
Harami dans une tendance haussière
Dans une situation de tendance haussière, l'Harami fait remarquer que les hausses ont cherché à
aller vers de nouveaux plus hauts sans y parvenir. Alors, les acheteurs perdent confiance en cette
tendance haussière à la vue du Harami. Si cette figure est ensuite suivie d'une journée de baisse,
une grande partie des acheteurs sont susceptibles de solder leurs positions à long terme, la
tendance baissière qui s'en suit devrait alors s'effectuer avec des volumes élevés.
Harami dans une tendance baissière
Dans une situation de tendance baissière, l'Harami fait remarquer que les baisses ont cherché à
aller vers de nouveaux plus bas sans y parvenir. Alors, les vendeurs perdent confiance en cette
tendance baissière à la vue du Harami. Si cette figure est ensuite suivie d'une journée de hausse,
une grande partie des vendeurs sont susceptibles de racheter leurs positions à court terme, la
tendance haussière qui s'en suit devrait alors s'effectuer avec des volumes élevés.
Les trois corbeaux noirs: Figure de continuation baissière
« Les trois corbeaux noirs » est l’une des rares figures de continuation en chandeliers japonais.
Elle est relativement fiable et doit attirer l’attention de l’analyste lorsqu’elle se présente dans une
tendance baissière déjà établie.

Sur la figure 89, nous pouvons voir le Dow-Jones percer son support à 10 800. La présence de
trois corbeaux noirs indique que la baisse, initiée fin août 2001, va se poursuivre.
Les trois soldats blancs : Figure de continuation haussière
« Les trois soldats blancs » est avec « les trois corbeaux noirs » l’une des rares figures de
continuation en chandeliers japonais. Elle est relativement fiable et doit attirer l’attention de
l’analyste lorsqu’elle se présente dans une tendance haussière déjà établie

Sur la figure 90, nous pouvons voir EURAZEO franchir sa résistance à 57,5 euros le 12 janvier
2005. La présence de trois soldats blancs au moment de cette cassure nous indique que ce nouveau
mouvement de hausse va se poursuivre.
L’Étoile filante: figure baissière
Cette figure se rencontre souvent (mais pas uniquement) à proximité de zones de résistance déjà
établies, zones que la figure vient tester. La présence d’une ombre haute longue indique que le
marché est venu tester profondément et sans succès cette zone de résistance.

Sur la figure 91 de BNP PARIBAS, nous pouvons voir la courbe tester, début janvier la résistance
à 46,5 euros et constituer une figure en étoile filante. Le test négatif de cette résistance conduit à
un repli des cours à partir de cette date.
Les Gaps
Les Gaps (mot anglais signifiant : saut) ne sont pas à proprement parler des figures mais des
configurations techniques particulières. Un gap se traduit sur la courbe de l’action par une
discontinuité des cours entre deux séances de bourse consécutives. Lorsqu’un gap se crée sur une
courbe, cela signifie qu’il n’y a pas eu de transactions pour les cours situés dans la zone du Gap.
Les Gaps peuvent se former lors du franchissement d’un support(ou d’une résistance) de bonne
qualité ou du franchissement d’une moyenne mobile ou encore à la sortie d’une figure graphique,
comme celles que nous avons étudiées précédemment. La présence d’un Gap

Les types de gap boursier à connaître


Il existe quatre types de gaps à connaître :
Le gap commun : il s’agit de l’écart le plus classique et le plus rencontré en bourse. Il se produit
lorsque des événements mineurs affectent l’évolution des titres, avec un prix qui augmente ou
baisse donc légèrement. Il est généralement comblé assez rapidement, ce qui signifie que l’écart
est temporaire : la valeur retombe finalement au même niveau que celle qui précédait le gap et le
prix initial est donc rapidement retrouvé.
Le gap de rupture : aussi appelé « breakaway gap ». Cet écart marque, comme son nom
l’indique, un changement net de tendance et désigne une modification inattendue et importante du
comportement des investisseurs. De grande ampleur et accompagné de forts volumes, ce type de
gap est difficile à combler entièrement.

Le gap de continuation : aussi connu sous le nom de « runaway gap » ou gap de poursuite, ce
genre d’écart intervient lorsque le marché est déjà marqué par une tendance forte. Il vient en
quelque sorte confirmer la force de la tendance en cours, en étant marqué par de forts volumes.
Dans une tendance haussière, le gap sera logiquement haussier. Dans une tendance baissière, il
sera au contraire baissier. Comme pour le gap de rupture, seul un comblement partiel est
généralement envisageable.
Le gap terminal : parfois appelé « exhaustion gap », cet écart apparaît en fin de tendance, après
un gap de rupture et/ou de continuation. Ce type de gap est souvent rapidement comblé et vient
confirmer l’amorce d’un renversement progressif de tendance. Il clôt la tendance en cours et
traduit soit l’excès d’optimisme des investisseurs en fin de tendance haussière soit leur excès de
pessimisme en cas de tendance baissière.

QU’EST-CE QU’UN CFD ?


Un CFD ou Contract For Difference (« Contrat pour la Différence ») est un instrument financier
dérivé permettant de profiter des variations à la hausse ou à la baisse du cours d’une action, d’un
indice ou de tout autre actif sans en être le propriétaire. Un CFD offre une alternative simple au
trading des actifs financiers en répliquant point par point les variations du prix de l’actif sous-
jacent choisi si bien qu’il cote exactement le même prix.
Les CFD en résumé
Les CFD sont des contrats traités généralement sur des marchés de gré à gré(Over the Counter –
OTC) entre un intermédiaire financier, habilité à proposer des CFD, et un client, investisseur ou
trader. Les deux parties s’engagent d’un commun accord sur la différence entre le prix d’une
position à l’ouverture et son prix à la clôture. L’acheteur du CFD dégage un profit et le vendeur
une perte si le prix du sous-jacent progresse entre le moment où la position est ouverte et celui où
elle est clôturée. Ce profit est alors égal à la variation du cours du sous-jacent sur la période
considérée. Inversement, le vendeur du CFD dégage un profit et l’acheteur une perte si le prix du
sous-jacent recule sur la période considérée. Chaque CFD porte sur un sous-jacent donné (une
action, un indice d’actions, une matière première…) sur lequel son prix d’achat et son prix de
vente s’ajustent. Lorsque vous achetez un CFD, le profit correspond donc à la différence entre le
prix auquel vous achetez un contrat CFD et le prix auquel vous le vendez. Dans un sens, les CFD
sont comme des actions (ou tout autre titre vif) que vous détenez virtuellement.
Il existe toutefois certaines différences fondamentales entre le trading traditionnel sur action ou
sur tout autre actif financier et le trading sur CFD :
• il faut d’abord bien retenir qu’en traitant sur un CFD, vous ne détenez pas l’actif sous-jacent
quel qu’il soit. Inversement, lorsque vous vendez un contrat CFD, vous n’avez pas à livrer le sous-
jacent du contrat ;
• alors qu’il n’existe qu’un nombre limité d’actions disponibles pour chaque entreprise, il n’existe
quasiment aucune limite semblable concernant les CFD sur actions. De plus, ce ne sont pas les
entreprises qui émettent des CFD ou qui déterminent le nombre de CFD disponibles, mais les
fournisseurs de CFD qui sont indépendants ;
• les CFD ne sont généralement pas traités à la bourse, mais sont plutôt livrés par des courtiers
spécialisés dans le trading sur CFD. Par conséquent ils sont OTC, c’est-à-dire qu’ils seront traités
directement par la deuxième partie (le courtier ou la banque commerciale) qui communique avec
l’investisseur par internet et/ou par téléphone. Les ordres sont exécutés au prix du marché du jour
ouvré. On retiendra déjà qu’il existe certains marchés organisés, à Londres et à Sydney pour
traiter les CFD. Les CFD traités sur ces marchés sont alors standardisés, ils restent néanmoins très
minoritaires en nombre aujourd’hui ;
• une différence fondamentale entre le trading sur actions ou sur tout autre actif financier et le
trading sur CFD vient du fait que les CFD peuvent être vendus sans avoir à emprunter au
préalable l’action ou le titre sous-jacent et donc à payer des frais de financement pour cet emprunt
de titres. Non seulement l’investisseur ne paie aucun frais de financement pour ses positions
courtes(short) mais nous verrons aussi qu’il dégage une rémunération liée à ces positions ;
• les CFD sont, à la différence des titres vifs, des contrats traités sur marge, offrant donc dans la
majorité des cas l’opportunité d’utiliser un effet de levier pouvant aller jusqu’à 20, ce qui signifie
que vous pouvez engager des positions pour un montant jusqu’à 20 fois supérieur à la valeur de
votre compte. Les CFD permettent ainsi de pouvoir générer des profits importants avec des
sommes nominales relativement petites sur des marchés haussiers et baissiers. C’est ici l’un des
principaux avantages et l’une des principales différences du trading sur CFD par rapport au
trading sur titres vifs ;
• comme nous l’avons déjà dit, un CFD sur action est un titre virtuel dont le cours suit les mêmes
évolutions que celles de l’action. Le prix d’un CFD est exactement le même que le prix de l’action
sous-jacente. De la même façon le prix d’un CFD sur indice, matière première ou devise, est
exactement le même que celui de l’actif sous-jacent et suit donc les mêmes évolutions.
Les marchés couverts par les CFD
Il existe aujourd’hui plusieurs milliers de CFD sur actions cotés sur plus de20 places boursières
différentes. Potentiellement, il peut exister autant de CFD sur actions qu’il existe d’actions cotées
dans le monde. L’avantage notamment des CFD non listés est qu’ils peuvent être créés à la
demande par les fournisseurs de CFD. Vous trouverez ci-dessous une liste des principales places
boursières sur lesquelles interviennent les principaux fournisseurs de CFD1ainsi que leurs horaires
d’ouverture et de fermeture. Avec les CFD, vous pouvez ainsi intervenir sur la quasi-totalité des
marchés boursiers de la zone euro et sur toutes les principales places boursières hors de la zone
euro.
Les CFD sur Indices
Les CFD sur Indices actions sont aussi très prisés des investisseurs car ils permettent de diversifier
leur prise de risque sur plusieurs valeurs cotées plutôt que sur une seule action, illustrant à
merveille le vieil adage selon lequel il ne faut pas mettre tous ses œufs dans le même panier. mais
rappelons ici que tout trader averti, qui souhaite pouvoir générer de la performance sur la durée,
sait bien que les diversifications est l’une des clés du succès. Les CFD sur indices présentent aussi
l’avantage de vous décharger de l’analyse financière des titres, analyse qui est un préalable
nécessaire à toute prise de position sur une valeur particulière. En effet, avec les CFD sur indices,
c’est plutôt sur la tendance générale du marché que vous devez avoir une idée. Vous trouverez ci-
dessous une liste des principaux CFD sur indices traités aujourd’hui.
LES SPÉCIFICITÉS PROPRES AUX CFD
Maintenant que nous avons décrit ce qu’est un CFD, il importe de mettre en évidence ses
caractéristiques intrinsèques, afin de bien comprendre en quoi il est différent d’une action ou de
tout autre titre vif. Comprendre les spécificités propres aux CFD, c’est savoir tout d’abord
comment est fixé son prix. C’est aussi bien comprendre ce qu’est un produit à effet de levier.
C’est enfin savoir qu’UN CFD sur action ne procure pas les mêmes droits à son détenteur que la
propriété de l’action.
A. Le prix d’un CFD
Sur les bonnes plate-forme de trading, les cotations des CFD sont fournies en temps réel de telle
façon que les prix d’offre et de demande d’un CFD sur action, indice, matière première, devise,
cotent exactement comme ceux de l’actif sous-jacent. En d’autres termes, le prix d’un CFD est
parfaitement corrélé avec le prix de son sous-jacent. Pour entrer un peu plus dans le détail, le
cours d’un CFD sur action suit au tic par tick (on appelle tick, la plus petite unité de cotation du
sous-jacent) l’évolution du cours de son sous-jacent. Supposons que l’action Alcatel-
Lucent(ALU) cote sur le marché 3,390-3,400 €, où 3,390 € est le prix bid, c’est-à-dire le prix
auquel un market maker est prêt à acheter l’action, et où 3,400 €est le prix ask, c’est-à-dire le prix
auquel un market maker est prêt à la vendre. Un investisseur qui souhaite prendre une position
longue en achetant par exemple 10 000 contrats sur l’action Alcatel se verra proposer un prix
(ask) de3,400 € par contrat, soit exactement le même prix que celui offert pour l’achat de l’action
elle-même. Le prix du CFD évoluera ensuite en fonction de la hausse ou de la baisse du cours de
l’action Alcatel. Si le cours progresse de2 cents d’euro et cote à 3,410-3,420, le prix du CFD
progressera également de2 cents d’euro et cotera 3,410-3,420.
Concernant les CFD sur indices, ceux-ci cotent presque exactement comme l’indice sous-jacent.
Rappelons qu’un indice n’est jamais directement traité tel quel sur le marché. Il est représentatif
du niveau général d’un marché actions donné et n’a pas de prix d’achat ou de vente. Les indices
sont calculés par des organismes indépendants et mis à la disposition du marché comme
indicateur. Pour investir sur un indice, on passe alors par les contrats Futures, les Trackers ou
certificats ou, bien sûr, par les CFD qui, eux, sont traitables avec des prix d’achat et de vente qui
répliquent la performance de l’indice sous-jacent. Comme nous le verrons dans le paragraphe
suivant, par opposition aux CFD sur actions, il n’y a pas de commission de transaction à payer
pour l’achat ou la vente d’un CFD sur indice. La rémunération de l’opération pour le broker est
En fait comprise dans le spread bid-ask, c’est-à-dire dans la différence entre les prix d’achat et de
vente du CFD qu’il propose. C’est à ce niveau qu’intervient une différence entre le prix du CFD et
le niveau de l’indice sous-jacent. Les prix d’achat et de vente d’un CFD encadrent le niveau de
l’indice sous-jacent. La différence entre prix d’achat et de vente, soit la fourchette achat/vente,
peut-être plus ou moins large et elle est déterminée par le broker. A titre d’exemple : le 15 février
2011, le CAC 40 cotait 4103,5 tandis que le CFD sur CAC 40 offert par l’un des brokers de la
place de Paris cotait 4102,5-4104,5, soit une fourchette achat/vente de 2 €.
Les frais et commissions sur transaction
Nous venons de voir qu’il n’existe pas de commission de transaction pour l’achat ou la vente d’un
contrat CFD sur indice. Cette commission est inclue dans le prix d’achat ou de vente que le broker
propose. En revanche, votre courtier vous prélèvera une commission pour tout achat ou vente d’un
CFD sur action. Cette commission correspond généralement à un pourcentage du montant de la
valeur nominale de votre position. Le montant de la commission, compris généralement entre 0,10
% et 1% du montant total de la transaction, peut être très différent d’un broker à l’autre mais aussi
d’une place financière à l’autre. Dans certains cas, le broker peut aussi facturer un montant fixe
minimum de commission. Dans tous les cas, ces tarifs sont particulièrement attractifs pour les
investisseurs particuliers, notamment si on les compare aux tarifs qui peuvent leur être proposés
pour l’achat ou la vente d’actions. Ils peuvent même dans certains cas être inférieurs aux tarifs
proposés aux investisseurs institutionnels par les grands brokers. Néanmoins, nous ne pouvons
que vous conseiller de bien étudier et comparer les tarifs avant de choisir votre broker. À titre
d’exemple, nous reprenons ci-dessous les tarifs proposés à février 2011 par l’un des principaux
fournisseurs de CFD dans le monde.
B. Trading sur marge et effet de levier
L’opportunité de traiter sur marge et d’utiliser un effet de levier a véritablement révolutionné la
sphère financière depuis plus de 30 ans. Il existe aujourd’hui de nombreux produits dérivés offrant
la possibilité d’utiliser un effet de levier, souvent appelés « produits à marge ». Les plus connus
d’entre eux sont les contrats Futures et les options. Jusqu’au développement récent des services de
trading proposés aux investisseurs particuliers, les produits avec effet de levier étaient surtout
réservés aux investisseurs institutionnels et aux traders professionnels. Avec les CFD, le monde
du trading sur marge s’ouvre aux investisseurs de tous types.
Avantages et risques de l’effet de levier
De manière générale, l’effet de levier donne la possibilité à l’investisseur d’ouvrir une position
bien plus importante que ne le permettraient les fonds disponibles sur son compte. Par exemple, si
votre compte a une valeur de 10000 €et que votre broker vous autorise à utiliser un effet de levier
de 10:1 (10 pour 1), vous pouvez prendre des positions sur le marché pouvant atteindre
jusqu’à100 000 €. Inversement, si la marge est de 5 % pour traiter sur le CAC 40 et que vous
souhaitez prendre une position égale à 10 000 €, vous ne devez déposer que 500 € (5 % de 10 000
€) et votre effet de levier est de 20:1.Nous reviendrons sur ces deux termes importants : « effet de
levier » et« marge ». On retiendra pour le moment que les fonds qui sont déposés sur votre compte
sont utilisés comme garantie au cas où le marché évoluerait contre vos attentes. On parle aussi de
compte de marge ou compte à marge. Pour comprendre le principe et l’intérêt de l’effet de levier,
il suffit de prendre un exemple comparatif simple d’achat d’une action et d’achat d’un CFD sur la
même action. Supposons que votre capital s’élève à 10 000 euros et que vous anticipez que
l’action de la société Total, qui cote 50 euros, va s’apprécier d’au moins 5 % aujourd’hui à la suite
du discours que doit prononcer le Président de l’entreprise. Deux possibilités s’offrent à vous :
• vous achetez 200 actions Total au prix de 50 euros. Si votre prévision se réalise et que l’action
Total gagne 5 % dans la journée, soit en valeur absolue+ 2,5 €, elle cote 52,5 € à la fin de la
journée et votre capital atteint alors10 500 euros. Vous aurez donc dégagé une performance de 5
% sur votre opération (de laquelle il conviendra tout de même de soustraire la commission versée
à votre courtier) ;
• vous décidez d’acheter des contrats CFD sur Total auprès de votre courtier qui vous offre sur
cette valeur un effet de levier de 10:1. De manière équivalente, on dira que la marge requise pour
traiter sur un CFD sur Total est de 10 %.Ceci signifie qu’avec vos 10 000 euros, vous pouvez
prendre une position de
100 000 euros sur l’action Total, ou encore que vous pouvez acheter non pas200 contrats CFD sur
Total mais 2 000 ! Dans ce cas, si votre prévision se réalise, vous aurez réalisé un gain de 2,5 €
par contrat acheté soit 2,5 * 2 000= 5 000 € au total. Votre capital atteint alors 10 000 + 5 000 € =
15 000 € et vous avez dégagé une performance de 50 % (avant commission) ! L’effet de levier
utilisé sur les CFD est variable d’un CFD à l’autre et d’un intermédiaire à l’autre. Cela signifie
que, de la même manière, la marge requise pour traiter un CFD (c’est-à-dire le montant que votre
broker prend en garantie) est variable d’un CFD à l’autre. Cette marge dépend en fait des
caractéristiques De l’instrument sous-jacent du CFD et elle est susceptible d’évoluer dans le
temps.

Le tableau 5 présente les différents groupes de marge associés aux actifs sous-jacents des CFD.
Ainsi, les actions et indices sont classés par groupe afin de déterminer les conditions de marge et
par conséquent l’effet de levier accordé sur les CFD qui leur sont associés. La classification
opérée par les fournisseurs de CFD est généralement basée sur le risque que représente l’action ou
l’indice sous-jacent. Cette classification dépend aussi de la capitalisation, de la liquidité et la
volatilité du marché sous-jacent. À lecture de ce tableau, on remarque très aisément que plus le
risque associé à l’actif sous-jacent est important, plus la marge requise est importante et donc
l’effet de levier faible.
Le financement de l’effet de levier
L’utilisation de l’effet de levier sur des positions longues (à l’achat), maintenues au-delà d’une
journée, n’est pas gratuite pour le trader. Cette opération un coût. En revanche comme nous allons
maintenant le voir, l’utilisation de l’effet de levier sur une position courte (à la vente) va donner
lieu à une rémunération supplémentaire. Bien entendu, si vous ouvrez une position acheteuse ou
vendeuse sur un CFD et que vous la clôturez avant la fin de la journée de trading, les coûts ou
crédits de financement associés à cette position n’existent plus. Ainsi, lorsqu’un trader ouvre une
position longue, c’est-à-dire achète un CFD, et conserve cette position plus d’un jour (overnight),
son compte est débité chaque jour des intérêts de financement de sa position, alors qu’un trader
qui se place court sur un CFD, c’est-à-dire vend un CFD, et garde cette position en overnight, voit
son compte crédité de ces mêmes intérêts chaque jour. La raison pour laquelle le trader qui a une
position longue doit payer des intérêts est qu’il a ouvert une position sur un montant total (valeur
notionnelle) plus important que les fonds (la marge) déposés sur son compte de trading. Le broker
qui va ensuite acheter l’actif sous-jacent du contrat sur le marché, fait donc l’avance des fonds
nécessaires à cet achat. Ce crédit a un coût. Ainsi, lorsqu’un trader garde sa position longue
overnight, le courtier offrant des CFD prélève des intérêts dont le montant journalier est calculé à
l’aide de la formule suivante :

Pourquoi cela ? Pour le comprendre, il suffit de reprendre la suite d’opérations qu’entraîne la


vente d’un CFD par un client final. Lorsque vous vendez un contrat CFD sur l’action Total par
exemple, le broker avec lequel vous traitez le CFD va alors généralement vendre l’action Total sur
le marché. En contrepartie de cette vente, il voit son compte crédité du montant correspondant au
total de la vente. Cet argent qui est le fruit de votre décision de vente vous appartient tout le temps
pendant lequel vous maintenez votre position ouverte. Votre broker vous rémunère donc pour cet
argent qu’il détient dans ses comptes. En général, les taux d’intérêt de référence utilisés par les
courtiers sont les taux pratiqués sur le marché interbancaire du pays de cotation de l’actif sous-
jacent. Ils varient donc d’une place boursière à l’autre. La plupart des valeurs que nous donnons
en exemples dans ce livre sont cotées dans la zone euro et les taux de référence sont alors le taux
Euro Libor pour les positions longues et le taux Euro Libor pour les positions courtes. Ces taux
représentatifs des taux pratiqués par les banques sur le marché interbancaire de la zone euro sont
calculés chaque jour à 11:30 GMT par la BBA (British Bankers Association)1.En observant les
deux formules de calcul des intérêts versés ou reçus par le trader, on remarque aussi l’existence
d’une marge appliquée sur les taux déréférence. Cette marge s’ajoute au taux de référence dans le
cas d’une position longue (on parle de mark-up) et vient augmenter le coût de financement de
votre position par rapport à l’emprunt de liquidité sur le marché interbancaire. La marge se
soustrait dans le cas d’une position courte (on parle de mark-down) et vient réduire la
rémunération de vos liquidités par rapport à un placement sur le marché interbancaire. Ceci n’a
rien de choquant, et correspond à la rémunération du courtier pour un service supplémentaire qu’il
met à votre disposition. Dans le cas d’une position courte, le broker vend à découvert, à votre
place, le titre sur le marché. Le mark-down comprend alors aussi le coût de l’emprunt du titre que
le broker doit supporter. De plus, dans le cas des positions longues, et c’est le grand avantage des
CFD, le financement est souvent peu onéreux comparativement aux offres que vous pourriez
trouver chez votre banquier. En effet, vous pourriez décider d’emprunter auprès de votre banquier
la somme nécessaire pour acheter vous-même des actions sur le marché. Non seulement, cela est
plus compliqué que d’acheter directement un CFD sur une action, mais surtout le taux d’intérêt
que pratiquera votre banquier sera très certainement bien supérieur à celui offert par le courtier sur
CFD. De même, comme nous le verrons plus loin, le coût de financement est nettement plus
avantageux que celui exigé sur le SRD qui vous permet également d’acheter une action sans avoir
les fonds disponibles… Enfin, on retiendra aussi que les frais de financement disparaissent si vous
clôturez votre position avant la fin de la journée, c’est alors un crédit gratuit à la journée que vous
fait votre broker !
C. Dividendes et droits des actionnaires
Les dividendes sur les positions CFD actions
Lorsque vous détenez une position longue sur un CFD sur actions, même si vous ne détenez pas
officiellement l’action sous-jacente du contrat, vous percevez tout de même les dividendes,
lorsqu’ils existent, versés aux actionnaires dits « traditionnels ». Ceci signifie donc que votre
compte sera crédité de l’équivalent des dividendes nets détachés de l’action sous-jacente. Si vous
êtes placé court sur une position, vous êtes débité de l’équivalent de ces mêmes dividendes
puisque vous êtes placé sur une position vendeuse. Les dividendes correspondent à des
ajustements sur les comptes des clientes sont crédités ou débités par le broker et non par la société
représentative du sous-jacent. Pour des raisons liées à la taxation des dividendes, variable d’un
pays à l’autre, les dividendes payés sur les CFD sont généralement différents de ceux payés aux
détenteurs d’actions physiques. En effet, c’est votre broker qui est officiellement détenteur de
l’action et qui est redevable de la taxe. Le montant du dividende qu’il verse aux acheteurs de CFD
est en quelque sorte un montant net de taxe. En général, le broker verse de 75 à 85 % du montant
du dividende perçu par les actionnaires officiels. En revanche, les traders ayant des positions
courtes sur CFD sont redevables de 100 % du dividende. En général, les positions longues et
courtes de CFD sont donc appréciées et ajustées du dividende par votre broker à la clôture du jour
de bourse précédant le jour de l’assemblée générale statuant du dividende, c’est-à-dire le jour
officiel du paiement de celui-ci. Chaque versement de dividende fait l’objet d’une information
officielle au marché quelques semaines avant la date officielle. Les journaux financiers et les sites
internet spécialisés présentent des calendriers affichant la date officielle de détachement et la date
de règlement des dividendes par les sociétés. C’est sur la base de ces informations que le broker
calcule et attribue le montant des dividendes lié à chaque position. Les détenteurs de positions
longues sur CFD voient le dividende comptabilisé sur leurs comptes à la date
de paiement officiel qui précède en général de plusieurs semaines le règlement aux actionnaires.
Ce dividende figure alors sur une ligne à part du relevé de compte jusqu’à la date de paiement où
il est effectivement crédité sous forme de liquidités. Pour finir, on retiendra que s’il existe des
régimes de taxation spécifiques des dividendes dans certains pays, ces régimes qui bénéficient aux
détenteurs des actions, ne s’appliquent pas aux versements des« quasi-dividendes de CFD »
Les droits des actionnaires
Bien que les CFD sur action suivent au tick par tick l’évolution du cours de leur sous-jacent, un
CFD est un produit fondamentalement différent, défini par un accord OTC, de gré à gré, entre le
courtier et le trader. Les droits des traders de CFD sont donc différents de ceux des actionnaires.
Les traders de CFD n’ont aucun droit en tant que propriétaire des actions ou en tant que
propriétaire d’une partie de l’entreprise, puisqu’ils ne détiennent pas physiquement ces actions. Ils
ne reçoivent pas de certificats d’actions. C’est pour cette raison par exemple qu’ils sont exemptés
des frais fiscaux qui s’appliquent dans certains pays sur les achats d’actions. Puisqu’ils ne sont pas
officiellement détenteurs des actions sous-jacentes, les traders de CFD n’ont donc pas de droit de
vote aux assemblées générales. Ils peuvent néanmoins participer à ces assemblées
LES DIFFÉRENTS TYPES DE CFD
Il existe aujourd’hui sur le marché quatre grandes familles de CFD, que nousvous présentons ci-
dessous.
Les CFD non listés
La majorité des CFD sont des CFD non listés. Ceux-ci sont de purs produits« OTC » (Over The
Counter), c’est-à-dire qu’ils sont négociés directement entre le trader et le courtier offrant les
CFD. Lorsque vous souhaitez clôturer votre position par exemple, vous passez un ordre de clôture
de position sur la plate-forme de trading fournie par le market maker qui vous a proposé ce même
CFD. Ceci signifie surtout qu’il n’existe donc pour ce marché aucun échange organisé et aucun
organisme garantissant le bon déroulement de l’opération. Le choix de votre courtier est donc
essentiel. Une fois le bon courtier ou fournisseur de CFD choisi, les CFD non listés présentent de
nombreux avantages, parmi lesquels on retiendra surtout la possibilité de mettre en place des
opérations sur mesure. Les CFD non listés, sont des produits flexibles par excellence. Comme
nous l’avons vu précédemment, les positions longues ou courtes sur CFD maintenues sur plus
d’une journée donnent lieu à des frais de financement qui sont déterminés par votre courtier et
crédités ou débités par lui chaque jour sur votre compte. Ainsi, lorsque vous êtes vendeur d’un
CFD, vous touchez chaque jour ces frais et lorsque vous êtes acheteur, vous êtes débité de ces
frais. Ces frais varient souvent d’un courtier à l’autre, et il est donc de nouveau important de
choisir avec précaution le courtier avec lequel vous allez traiter. Nous aborderons plus loin dans
cet ouvrage la question du choix du bon broker, mais nous vous conseillons déjà de vous tourner
vers les leaders du marché qui vous garantiront une forte liquidité, et par conséquent une garantie
d’exécution immédiate et pourront également, compte tenu des volumes qu’ils traitent chaque
jour, vous proposer des tarifs (commission d’achat/Vente et frais de financement des positions)
compétitifs.
Les CFD listés
Un CFD listé est également un produit OTC auquel s’ajoute des garanties sur la perte maximale
que vous pouvez générer après avoir ouvert votre position. Ainsi, un CFD listé détient un stop
garantissant au trader qu’il ne perdra pas plus que la marge qu’il s’est fixée lorsqu’il a ouvert sa
position. Supposons que vous décidiez d’acheter un CFD sur l’action BP qui propose actuellement
un cours moyen de 5,25 £. Votre courtier exige une marge de
10 % ce qui signifie qu’il vous autorise un effet de levier de 10:1 sur cette action. Ceci signifie
que pour l’achat d’un CFD BP vous n’auriez à engager qu’une somme de 0,525 £. Supposons que
le CFD BP soit un CFD listé, ceci implique que votre position sera automatiquement clôturée par
votre courtier si jamais le cours de l’action BP venait à baisser de 0,52 £ soit de 10 %. Ceci vous
garantit donc un montant de perte maximale que vous connaissez dès le départ. En cas de baisse
de l’action BP, vous pouvez bien entendu décider de clôturer votre position avant d’avoir perdu la
totalité de votre marge !Pour le moment, les CFD listés sont proposés exclusivement par les
grandes institutions financières britanniques et portent sur les grandes valeurs listées au LSE
(London Stock Exchange). En conséquence, le pricing (définition du prix du CFD) et le trading
des CFD ont lieu uniquement sur le LSE. Les CFD listés ont d’ailleurs obtenu l’agrément de la
Financial Services Autorité (FSA), l’autorité de supervision anglaise. Cet agrément implique par
ailleurs une obligation pour les fournisseurs de CFD listés qui consiste à assurer le market making
de ces CFD. Ceci signifie qu’àtout moment les fournisseurs de CFD listés doivent pouvoir être en
mesure de proposer un prix d’achat ou de vente à tout trader ou investisseur qui en fait la
demande. Ceci garantit donc qu’il y aura toujours une contrepartie pour l’achat ou la vente d’un
CFD listé. Lorsque l’on traite sur CFD listés, l’ensemble des frais de transaction et autres frais
financiers journaliers sont inclus dans les prix d’achat ou de vente du CFD de sorte qu’il n’y a pas
de coûts supplémentaires à prendre en compte lorsque vous décidez d’ouvrir votre position. En
conséquence, le prix d’un CFD listé est ajusté chaque jour de façon à refléter les frais financiers et
les crédits de financement. On remarque que la taille de lot minimum est également souvent
inférieure pour les CFD listés comparée à celle des CFD non listés.
Les CFD « exchange listed »
La place boursière australienne ASX a introduit fin 2007 des CFD exchange listed sur un marché
électronique distinct des autres marchés financiers. Ils sont semblables aux CFD non listés mais
présentent certains avantages :
ils sont enregistrés par une contrepartie centralisée appelée CCP (Central Clearing Counter party)
qui fonctionne comme une garantie entre tous les acheteurs et les vendeurs de CFD ;
les contrats sont standardisés. L’objectif affiché est d’augmenter la compétition entre les market
markers qui fournissent les prix à la demande et à l’offre. Cette compétition devrait avoir pour
conséquence de réduire l’écart entre les prix d’achat et de vente, également appelé fourchette ou
spread. Il faut aussi souligner qu’avec l’utilisation du CCP, la marge requise sur les positions
ouvertes a tendance à être moins élevée que sur le marché OTC. Il y a enfin un anonymat total sur
les transactions de type CFD passées sur l’ASX. La bourse de Londres devrait également
introduire en 2009 des CFD exchange listed. La principale différence avec la bourse d’Australie
tiendra au fait que le carnet d’ordres sur les CFD exchange listed ne sera pas distinct de celui sur
les actions sous-jacentes. Ceci devrait notamment permettre d’accroitre globalement la liquidité
des carnets d’ordres sur le LES (London Stock-exchange).
Les CFD DMA (Direct Market Access)
Aujourd’hui, un grand nombre de fournisseurs de CFD offre à leurs clients un accès direct au
carnet d’ordres traités grâce à un réseau de connexions électroniques directes appelé « accès direct
au marché » (DMA).Le DMA permet aux traders sur CFD de traiter directement sur le marché
sous-jacent. Par exemple, lorsqu’un client envoie un ordre long ou court à un trader, ce dernier
prend la position directement sur la place boursière où la valeur est listée. Le client peut ensuite
suivre son ordre sur sa plate-forme de trading Dans le tableau des positions ouvertes. La position
ouverte prise par le trader est exactement la même que l’ordre transmis par le client. De cette
façon, le client peut intervenir directement sur le marché et décider de modifier son ordre en
fonction de l’évolution du carnet d’ordres. Le DMA est un excellent moyen d’intervenir sur le
marché. L’avantage principal du DMA tient à la transparence accrue qu’il offre aux investisseurs
particuliers. Il leur permet notamment de s’assurer que les spreads offerts par le courtier sont bien
ceux proposés par les teneurs de marché.
LES INTERVENANTS SUR LE MARCHÉ DES CFD
Les fournisseurs de CFD
Les courtiers
Les courtiers sur CFD jouent le rôle d’intermédiaires, permettant aux investisseurs institutionnels
comme aux particuliers de trader directement sur les marchés des CFD. Les courtiers prélèvent
une commission pour le service rendu qui peut être intégrée dans le spread entre le prix d’achat et
le prix de vente mais qui généralement s’ajoute au montant total de la transaction. Les courtiers
sur CFD n’éprennent aucun risque de marché en exécutant l’opération du client immédiatement
sur le marché sous-jacent. Par exemple, si un client transmet un ordre long pour acheter 3 000
CFD Thomson (TMS :xpar), il verse au courtier 10 % du montant total de la transaction, soit la
marge, pour un effet de levier implicite de 10:1. Le courtier finance le reste de la position et
achète alors 3 000 actions de Thomson sur l’Euronext Paris, et ensuite il vend 3 000 contrats CFD
sur Thomson au client. De cette façon, le courtier offre au client une position équivalente sur le
marché, et il ne court donc aucun risque direct. Si le client garde sa position over night, il devra
payer des frais d’intérêts pour financer sa position tant qu’elle restera ouverte. Le courtier garde la
position ouverte sur Thomson jusqu’à ce que le client décide de vendre et donc de devenir flat ou
square, c’est-à-dire de clôturer sa position ouverte, et de ne plus avoir de position encours sur le
marché. La transaction est donc effectuée dans le sens inverse. Le client envoie un ordre court au
courtier pour vendre 3 000 CFD, le courtier vend alors les 3 000 actions Thomson sur l’Euronext
Paris et simultanément achète 3 000 contrats au client.
Les Market Makers
Par opposition au courtier qui ne prend aucun risque sur le marché du sous-jacent du CFD, le
market maker, qui est également un courtier, peut décider d’assumer le risque lié au CFD. Si le
market maker choisit de ne pas couvrir la position de son client, il inscrit bien dans ce cas l’achat
ou la vente d’un CFD à un client donné dans ses comptes mais il ne prend pas la position
équivalente sur le marché du sous-jacent. Ainsi, à la différence d’un courtier qui passe par l’ordre
client afin de traiter sur un instrument sous-jacent, un market maker prend lui-même des positions
selon le flux d’ordres venant des acheteurs ou des vendeurs, et assume donc tout ou partie des
risques encourus par telle ou telle opération. Le market maker fournit également en permanence
les cotations des prix de l’offre (Achat) et de la demande (Vente), et définit ainsi le « spread » du
sous-jacent. Pour fixer ces prix, le market maker prend donc en compte la liquidité, la volatilité du
marché, le niveau de risque relatif à chaque valeur ainsi que l’état de son carnet d’ordres, c’est-à-
Dire le nombre d’acheteurs et le nombre de vendeurs présents sur le marché à un moment précis.
Là encore, la distinction avec le courtier simple est importante : le courtier, lui, ne fait que
répercuter à son client les prix d’achat et de vente définis sur le marché par les market-
makers.Nous avons vu qu’un courtier de CFD touche une commission sur la valeur nominale de la
transaction, alors qu’il est possible que les market makers de CFD choisissent de ne prélever
aucune commission, cherchant juste à se rémunérer et donc à réaliser un profit sur le spread, ou
sur les intérêts débités chaque jour ouvré sur les positions overnight.Les market markers sont plus
aptes à anticiper les variations du prix de l’instrument sous-jacent, grâce notamment à leur très
bonne interprétation des marchés, et en raison du fait que leurs décisions sont très souvent
soutenues par des analyses professionnelles du marché. On aura donc compris qu’en plus de
gagner sur le spread, les market makers cherchent également à générer des profits (et donc à se
rémunérer) en gérant aussi leur propre portefeuille ou book, c’est-à-dire en décidant ou non
découvrir les ordres d’achat ou de vente de CFD en prenant ou non la position équivalente sur le
marché du sous-jacent. Ils peuvent ainsi ajuster leur niveau d’exposition à des mouvements
attendus du marché en fonction de la confiance générale des marchés actions et de leurs propres
opinions sur les évolutions possibles de telles ou telles valeurs.
Les partenaires White Labels (sociétés de marques blanches)
Il existe aujourd’hui sur le marché un grand nombre de courtiers qui utilisent« en marque blanche
» les plates-formes et services de trading d’institutions de taille beaucoup plus importante et
reconnues sur le marché des CFD. Par exemple, Citibank utilise les services de Saxo Bank pour
son offre CitiFXpro.De cette façon, ces institutions économisent un temps précieux ainsi que
d’importantes sommes d’argent en développement. Plus simplement, ceci implique que lorsque
vous passez un ordre à un courtier en marque blanche, votre ordre est en fait traité par un autre
courtier qui a mis ses services de trading et sa technologie au service de votre courtier. Les
commissions et frais de financement que vous payez sur votre transaction sont alors partagés entre
votre courtier en marque blanche et le courtier principal qui gère ensuite l’opération.
Les différents types d’investisseurs
Les investisseurs institutionnels
Les investisseurs institutionnels sont des banques, des compagnies d’assurances, des caisses de
retraite, des hedge funds… Dans tous les cas, il s’agit de personnes morales avec un statut
juridique bien défini. Elles gèrent de l’argent au nom de leurs clients ou en leur nom propre.
L’objectif final est évidemment de générer le maximum de performance en intervenant à bon
escient sur les marchés financiers avec une prise de risque plus ou moins importante. Ils peuvent
alors mettre en place tous types d’opérations sur les marchés, qu’il s’agisse d’opérations
d’arbitrage, de spéculation ou de couverture. Les CFD complètent leur gamme de produits
d’investissement. Ils sont très souvent utilisés à des fins de couverture, notamment grâce à la
possibilité qu’ils offrent de « shorter », c’est-à-dire de vendre à découvert. Ils peuvent ainsi
générer des profits sur des valeurs cotées qu’ils ne possèdent pas en vendant ces valeurs
découvertes et en prélevant des intérêts créditeurs journaliers. On parle aujourd’hui notamment
beaucoup de l’effet de levier utilisé par les hedge funds pour délivrer de la performance à leur
client. Ceci est encore peu connu du grand public, mais pour y parvenir, ces hedge funds utilisent
en grande partie les CFD.

Les personnes physiques qui travaillent pour les investisseurs institutionnels sont appelées traders
ou gérants. On a l’habitude de distinguer les traders professionnels et les traders/gérants semi-
professionnels :
• les traders/gérants professionnels qui travaillent pour des banques d’investissement ou autres
entreprises de bourse ont deux objectifs fondamentaux : soit ils spéculent en tentant de profiter de
la volatilité de certains marchés, soit ils essaient de contrôler les risques de marché au maximum
et de gérer leur portefeuille en effectuant des opérations de couverture. Dans tous les cas, il s’agit
de générer le maximum de plus-values pour les institutions pour lesquelles ils travaillent ;
• les traders/gérants semi-professionnels se distinguent des précédents en ce sens qu’ils
n’interviennent pas sur les marchés financiers pour le compte Del ‘institution pour laquelle ils
travaillent. Ils utilisent notamment les CFD pour le compte des clients ayant un compte auprès de
leur institution, dont ils gèrent les fonds. Au cours des dix dernières années, ils ont
considérablement amélioré leur approche du trading en utilisant les CFD et la large gamme
d’informations techniques et fondamentales mises à leur disposition par les courtiers eux-mêmes
et l’internet par exemple. Les traders/gérants semi-professionnels jouent un rôle de plus en plus
important dans les volumes de trading sur CFD, et peuvent aujourd’hui être comparés aux traders
professionnels entermes d’outils et de méthodologie de trading.
Les investisseurs particuliers
Les investisseurs particuliers sont de plus en plus nombreux à s’intéresser aux CFD, notamment
depuis l’arrivée de l’Internet à haut débit et des plates-formes de trading en ligne qui leur
permettent d’exécuter des ordres en temps réel. Les CFD suscitent aujourd’hui un engouement de
plus en plus grand auprès des investisseurs particuliers. On estime que les volumes de transaction
des investisseurs particuliers représentent aujourd’hui près de 15 % du volume total des
transactions sur CFD dans le monde. Parmi les investisseurs particuliers, on en distinguera trois
types différents. Avant de commencer à trader, il est important de savoir à quelle catégorie de
traders particuliers vous correspondez, car les méthodes à utiliser pour intervenir avec succès sur
le marché des CFD dépendront bien évidemment de votre profil.
L’investisseur classique
L’investisseur classique est surtout un investisseur de long terme. Il a compris depuis longtemps
que le marché des valeurs mobilières offrait de très nombreuses opportunités d’investissement et
un bon moyen de faire fructifier son capital. Il souhaite participer à l’évolution positive d’une
valeur mobilière à long terme. Pour cette raison, il investit la plupart du temps sur une longue
période et son portefeuille est composé d’un grand nombre d’actions de sociétés qu’il connaît bien
et qu’il suit régulièrement grâce à la presse financière et à internet. Ainsi, l’investisseur ou trader
classique achète des actions et les garde pendant des mois et même des années.
Le trader sur CFD
L’horizon d’investissement du trader sur CFD par opposition à l’investisseur classique est
beaucoup plus court. Le trader sur CFD ne cherche pas à faire fructifier son capital sur le long
terme mais plutôt à générer de la performance à court terme en intervenant sur les marchés à la
hausse comme à la baisse. Avec l’achat de CFD sur actions ou indices, il traite en général sur une
durée de quelques jours voire quelques semaines. En effet, son objectif principal est d’utiliser les
fluctuations du cours à court et moyen terme afin d’engranger le maximum de bénéfices. Il peut
ainsi être long sur une action pendant plusieurs jours puis se positionner court sur la semaine qui
suit. Il prend ses décisions à l’aide d’informations provenant des analyses fondamentales que lui
fournit son broker ou la presse financière. Il peut aussi prendre ses positions en se fondant sur son
interprétation des graphiques et de l’analyse technique.
Le trader intraday sur CFD
La durée pendant laquelle le trader intraday sur CFD ouvre et clôture ses opérations est très courte
et par définition inférieure à 24 heures. L’intérêt du trader intraday est donc de participer aux
variations du cours tout au long d’une journée de trading. La plupart du temps, les positions ne
sont tenues que quelques minutes, et au maximum quelques heures. Les traders intraday sur CFD
peuvent utiliser différentes stratégies de trading, comme le scalping par exemple. Dans tous les
cas, ils cherchent à bénéficier de la volatilité des marchés et à profiter de façon répétée de toutes
petites variations des cours. Le plus souvent les traders intraday sur CFD fondent leurs décisions
sur des indicateurs techniques, l’analyse fondamentale n’ayant que peu d’intérêt pour eux.
Le trader intraday sur CFD peut traiter sur des marchés différents : forex, actions, matières
premières…Les traders intraday occupent une place extrêmement importante sur les marchés
financiers, puisque ce sont eux qui apprécient directement la liquidité des marchés financiers. Ils
sont souvent comparés à des joueurs invétérés, aimant prendre de très grands risques, mais, à la
différence des joueurs, ils contrôlent et évaluent en permanence les risques qu’ils prennent.
Alors que le trader intraday sur CFD profite des variations du prix d’une action court terme sur
une journée de trading, et qu’il supporte donc des frais de courtage plus élevés, le trader moyen
terme sur CFD se concentre davantage sur les tendances à moyen terme. Pour le trader intraday, il
est important de ne pas garder de positions en over night, afin de minimiser les risques pouvant
survenir d’un jour à l’autre et faire chuter une valeur ou un indice dès l’ouverture de la bourse. Il
s’assure donc que ses positions sont bien fermées à la clôture.
Tableau comparatif du trader intraday sur CFD avec le trader moyen terme sur CFD

Les traders moyens terme sur CFD restent sur leurs positions plus longtemps, et s’ils gardent
une position longue trop longtemps, les frais journaliers qui leur sont facturés peuvent devenir
importants. Il est donc important qu’un acheteur de CFD gardant sa position en overnight soit bien
conscient des frais qu’il devra payer. Cela fait partie des détails indispensables à un bon money
management et donc à une bonne approche de trading. Les niveaux de risque diffèrent entre ces
deux types de traders. Le trader intraday de CFD est par exemple souvent exposé à davantage de
risques au cours d’une journée de trading, mais ceci peut lui rapporter des gains plus élevés que
s’il traitait à long terme. S’il doit garder un œil sur ses positions tout
Au long de la journée de trading, il est indispensable que les deux types de traders, « intraday ou
moyen terme », aient un bon Risk Management et, par conséquent, une bonne lecture des
marchés. Le trader à moyen terme doit être informé en permanence des tendances de marché à
moyen et long terme.
Tableau comparatif des investisseurs classiquesavec les traders intraday sur CFD

Le trader intraday sur CFD tente de profiter au mieux de la volatilité des marchés, à la différence
de l’investisseur classique qui, en se plaçant sur des positions à long terme, ne s’intéresse pas
forcément aux variations à court terme plus ou moins importantes du cours du sous-jacent. De
plus, comme l’investisseur classique a un horizon d’investissement plus long, il est exposé à
moins de risques que le trader intraday, et n’est donc pas soumis à la même pression du temps. En
revanche, les niveaux de gains réalisés par l’investisseur intraday sont souvent plus élevés.
L’investisseur classique base très souvent ses décisions de prise de positions sur l’analyse
fondamentale du marché qui l’intéresse. Il est par exemple attentif aux estimations des
performances à venir des entreprises, et donc aux résultats des chiffres d’affaires d’une entreprise.
Lorsque l’investisseur classique pense qu’une valeur va s’apprécier, il cherche à déterminer quel
est le meilleur moment pour initier sa position, c’est-à-dire à déterminer à partir de quel moment
la tendance haussière se matérialise de façon durable.
C’est alors l’analyse technique qui lui fournit cette indication. L’investisseur intraday, lui, base
toutes ses décisions sur l’interprétation d’analyse technique, c’est-à-dire sur la base de graphiques,
d’indicateurs techniques. En raison de la durée d’investissement limitée, les investisseursintraday
travaillent généralement de manière systématique, et analysent précisément les configurations
techniques du cours de la valeur traitée.
LES AVANTAGES LIÉS AUX CFD
Des produits simples
Avant toute chose, les CFD sont des produits dérivés qui offrent l’avantage indéniable de la
simplicité, notamment si on les compare à la grande variété de produits dérivés qui existent
aujourd’hui :
• le prix d’un CFD est le miroir exact du prix de son sous-jacent. Il n’y a pas de méthode de calcul
compliquée à appliquer pour relier l’évolution du prix d’un CFD à celui de son sous-jacent.
Lorsque vous achetez un CFD sur un sous-jacent, et que le prix de ce sous-jacent varie, vous
savez immédiatement ce que vous avez gagné ou perdu !• par opposition à un grand nombre de
produits dérivés, options, warrants, contrats ou à terme, il n’y a pas de date d’expiration pour les
CFD, vous n’avez donc pas à vous préoccuper d’une quelconque échéance. Vous pouvez détenir
vos CFD aussi longtemps que vous le voulez sans avoir à vous préoccuper d’une quelconque date
pour clôturer vos positions ou la reporter sur le contrat dérivé d’échéance suivante.
Des opportunités de gains à la hausse comme à la baisse
Le marché des CFD permet à tout investisseur qui est prêt à prendre des risques, d’élargir ses
possibilités de trading. En plus de la possibilité de prendre une position à la hausse du cours d’une
action (position longue en achetant un CFD), les CFD permettent aussi aux investisseurs de se
placer court, c’est-à-dire de se positionner à la baisse du cours d’une action. Il suffit alors non pas
d’acheter mais tout simplement de vendre le CFD. Contrairement aux actions, vous n’avez pas à
détenir au préalable un CFD pour pouvoir le vendre. Ils sont donc un très bon moyen pour profiter
des marchés baissiers. Avec les CFD, l’investisseur bénéficie d’une plus grande flexibilité sur les
marchés volatils. Il peut ajuster ses stratégies de trading aux différentes conditions de marché et
effectuer de très belles plus-values autant sur les marchés haussiers que baissiers.
Un effet de levier important
Les CFD sont des contrats sur marge, c’est-à-dire qu’ils offrent un effet de levier permettant à
l’investisseur de prendre des positions pouvant être jusqu’à20 fois supérieures à la valeur
nominale de votre compte ou de votre capital. L’effet de levier offre la possibilité de dégager des
profits importants avec des sommes relativement petites. De plus, les CFD offrent l’avantage de
pouvoir financer cet effet de levier à des tarifs particulièrement attractifs et moins élevés que ceux
pratiqués sur les autres produits dérivés à effet de levier. Il est toutefois recommandé de ne pas
utiliser un effet de levier maximum et de respecter des règles strictes de money management afin
de limiter votre exposition au risque. En effet, l’effet de levier permet d’accroître la performance
lorsque votre Trade est gagnant mais il augmente aussi la perte si votre Trade est perdant ! L’effet
de levier proposé est déterminé par le broker et varie en fonction des caractéristiques propres de
l’action ou de l’indice sous-jacent, notamment en termes de volatilité et de liquidité. Cependant
l’investisseur a toujours la possibilité de prendre un effet de levier inférieur à celui offert par le
broker.
La rémunération des positions courtes
Un autre avantage important des CFD est la rémunération qu’ils offrent sur les positions courtes
ou short. En effet, lorsque vous vendez un CFD et que vous gardez votre position sur plus d’une
journée, votre compte est crédité chaque jour d’un montant égal à un pourcentage donné de votre
position globale. Rappelons, en effet, que dans le cas d’une position courte, c’est-à-dire lorsque le
trader vend un CFD, le broker qui répercute l’ordre sur le marché va vendre le titre sous-jacent et
voir son compte crédité du montant de la vente. Ces liquidités (ou cash) appartiennent
virtuellement au trader qui a vendu le CFD, et le courtier rémunère donc celles-ci Le taux de
rémunération est généralement égal au taux d’intérêt du marché interbancaire diminué d’un
pourcentage donné (le mark down).
Un outil idéal de couverture
Puisque les CFD peuvent être vendus sans avoir à être détenus au préalable, ils sont un outil idéal
de couverture pour les investisseurs de long terme. Ainsi, au lieu de liquider tout ou partie de leur
portefeuille lors d’une période de marché baissier ou de très forte volatilité, les investisseurs
peuvent couvrir leurs risques potentiels en se plaçant court sur des positions équivalentes à celles
détenues en portefeuille. Les CFD constituent à ce titre un moyen de protection efficace. Le coût
de la protection est d’ailleurs minime voire nul puisque si l’investisseur doit payer les
commissions de transaction sur la vente des CFD, il engrangera par ailleurs les intérêts liés à la
détention de positions courtes.
Une exécution rapide et un marché accessible à tous
Les principaux fournisseurs de CFD comptent aujourd’hui plusieurs dizaines de milliers de clients
de par le monde et disposent de cotations provenant des plus grandes banques mondiales. Ils
garantissent alors à leurs clients l’assurance de prix justes et une exécution instantanée de leurs
transactions sur CFD.À l'aide des plates-formes de trading en ligne mises à disposition des
investisseurs, ceux-ci peuvent traiter sur le prix d’un actif en temps réel et dès que celui-ci est
disponible. Toutes les opérations d’achat ou de vente de CFD donnent lieu à une confirmation
instantanée de l’opération. Nous avons vu également que certains fournisseurs de CFD proposent
même à leurs clients un accès direct (dit DMA) au carnet d’ordres de l’actif sous-jacent.
Ainsi, avec les CFD et en ayant choisi le bon fournisseur, tout investisseur peut accéder à
plusieurs milliers de sous-jacents, en temps réel, en un seul clic, et être assuré d’avoir la meilleure
exécution et donc le meilleur prix disponible n’importe quel moment. Certains fournisseurs de
CFD proposent même un accès via des pages web sécurisées. Vous n’avez alors pas à télécharger
au préalable une plate-forme de trading, et vous pouvez accéder à vos comptes et traiter de
n’importe quel endroit dans le monde, dès lors que vous disposez d’UN accès internet. Ces
services vous offrent autant de fiabilité et de flexibilité que les plates-formes installées « en dur »
sur votre ordinateur. Ainsi, nul besoin d’être un expert, un peu d’entraînement et un bagage
théorique minimum suffisent pour traiter sur le marché des CFD.
Les stratégies de trading hautement spéculatives
Les stratégies de trading les plus spéculatives sont les stratégies dites sèches,qui consistent à se
placer long ou court, sur très peu de sous-jacents, trois toutau plus, de sorte que la diversification
soit très limitée
Le trading de très court terme ou Scalping
le scalping consiste à prendre position pour une durée très courte (de plusieurs secondes à
quelques minutes) avec des objectifs de gains en termes de ticks relativement faibles (entre 2 et 15
ticks le plus souvent). On rappelle que le tick représente la plus petite unité de cotation d’un CFD
(en général le deuxième ou le troisième chiffre après la virgule). Le scalping est une stratégie qui
performe surtout lorsque la variation du cours du sous-jacent a un grand Momentum, ou connaît
une forte volatilité. Puisque le potentiel de gain absolu sur chaque Trade est limité, cette technique
implique un grand nombre d’ordres sur des périodes très courtes et généralement l’utilisation d’un
effet de levier plus important. La stratégie de scalping doit donc surtout être appliquée sur les
CFD qui demandent la marge la plus faible. Il s’agit de la technique de trading la plus difficile à
maîtriser mais elle offre aussi les plus belles perspectives de gains car vous profitez de tous les
mouvements haussiers et baissiers au sein d’une tendance. Le tableau ci-dessous présente les
caractéristiques principales de cette stratégie.
Tableau 3 : Caractéristiques de la stratégie de scalping

Le day trading
Le day trading consiste à faire des allers-retours et à clôturer ses positions dans la journée. La
position est tenue plus longtemps (de 30 minutes à plusieurs heures) que dans le cas du scalping.
L’objectif est de participer plu longtemps aussi à la tendance, l’objectif de gain sur un Trade est
plus important. Le risque de perte est alors, lui aussi, plus important si bien que le Day trader doit
utiliser un effet de levier plus faible.Les stratégies de day trading performent par définition dans
les marchés de tendance. Le day trader fonde généralement ses décisions sur l’analyse technique,
mais l’analyse fondamentale peut aussi être utile, c’est notamment le cas si le day trader a un bon
feeling du sentiment actuel du marché sur l’état de l’économie (haussier, baissier) et/ou si de
nombreuses annonces économiques sont attendues.
Tableau 4 : Caractéristiques du day-trading

Le trading de moyen et long terme


Nous entendons par moyen/long terme un style de trading basé sur des positions tenues au-
delà d’une journée. L’objectif étant de profiter des tendances de moyen et long terme, le trader
moyen/long terme fonde généralement ses décisions sur la base de l’analyse fondamentale. Il
n’intervient aussi que sur les indices et les actions qu’il connaît très bien. Plus qu’un trader, il a
surtout le profil d’un investisseur.
Tableau 5 : Caractéristiques du trading moyen et long terme
Les stratégies de trading par paire
Les stratégies long/short equity
Les stratégies long/short equity sont essentiellement basées sur l’analyse fondamentale
microéconomique lorsqu’elles portent sur des CFD sur actions et macroéconomiques lorsqu’elles
sont mises en place sur des CFD sur indices .Lorsque la stratégie est basée sur l’analyse
microéconomique, elle consiste donc à :
• prendre une position longue (long) sur un CFD dont l’action sous-jacente parait sous-évaluée ;
• prendre une position courte (short) sur un CFD dont l’action sous-jacente parait au contraire
surévaluée. Lorsque la stratégie est basée sur l’analyse macroéconomique, il s’agira alors de :
• prendre une position longue sur un indice dont on estime qu’il est sous-évalué par rapport aux
fondamentaux de l’économie (s’il s’agit d’un indice représentatif d’un marché dans son ensemble)
ou du secteur (s’il s’agit d’un indice sectoriel) qu’il représente ;
• prendre une position courte sur un indice dont on estime qu’il est surévalué par rapport aux
fondamentaux de l’économie ou du secteur qu’il représente. Nous avons considéré ici une seule
paire d’actions ou d’indices. Néanmoins, on peut envisager aussi de construire l’ensemble d’un
portefeuille sur la base de stratégies long/short. Ce portefeuille sera ainsi composé de plusieurs
positions longues sur des CFD dont les actions ou les indices sous-jacents sont jugés sous évalués
et de plusieurs positions courtes sur des CFD dont les actions ou les indices sous-jacents sont au
contraire jugés surévalués :
• si le total des positions longues est égal au total des positions courtes, on dit alors que
l’exposition nette du portefeuille (= positions longues – positions courtes) est nulle et que
l’exposition du portefeuille au risque de marché l’est également, seul demeurant le risque
spécifique de chaque position long/short. On parle alors de stratégie long/short market neutral ;
• en revanche, si l’exposition nette est différente de zéro, on dira alors que le portefeuille a un
biais haussier si elle est positive, et un biais baissier si elle Est négative. Dans ce cas, la stratégie
est exposée à la fois au risque de marché et au risque spécifique de chaque position long/short. Il
faut bien comprendre que cette stratégie long/short n’est pas sans risque, même lorsque
l’exposition nette est nulle. Dans ce cas, effectivement, peu importe le sens d’évolution du
marché, ce qui est important c’est que le CFD sur lequel on a une position longue superforme
celui sur lequel on a une position courte ou inversement. La stratégie est alors payante. En
revanche, dans tous les autres cas, la stratégie génère des pertes. Le succès des stratégies
long/short est donc directement lié à la qualité de vos analyses fondamentales.
Pour illustrer tout ceci, supposons que le 15 janvier 2009, votre conseiller émette une
recommandation à l’achat sur le CFD sur Crédit Agricole et une recommandation à la vente sur le
CFD sur BNP Paribas. Le CFD BNP PARIBAS cote ce jour-là : 30 € et le CFD sur Crédit
Agricole 8 €.Vous suivez les recommandations de votre conseiller et décidez de mettre en place
une stratégie longue Crédit Agricole / Short BNP Paribas avec une exposition nette nulle. Votre
compte est de 50 000 euros et vos règles de money management vous imposent de ne pas risquer
plus de 5 % sur cette stratégie long/short, soit donc 2,5 % sur chacune des deux positions de la
stratégie. La marge requise par votre broker est de 10 % pour chacun de ces CFD. La stratégie va
alors consister à :• acheter 1 562 CFD sur Crédit Agricole, soit une position pour un montant total
de 1 562*8 = 12 496 € pour une marge affectée à la position de12 496*10 % = 1 249,6 € = 2,499
% de votre compte (50 000*2,499 %= 1 249,6 €);• vendre 416 CFD sur BNP Paribas, soit une
position sur un montant total de416*30 = 12 480€ pour une marge affectée à la position de 12
480*10 %= 1 248€ = 2,49 % de votre compte (50 000*2,49 % = 1 248 €);• l’exposition nette est
quasiment nulle et vous respectez bien vos règles de money management. Le graphique ci-dessous
présente les performances des CFD sur BNP PARIBAS et Crédit Agricole depuis le 15 janvier
2009. Les prévisions de votre conseillers sont vérifiées : le 30 janvier le CFD sur Crédit Agricole
a progressé de 12,77 %, celui de BNP Paribas a reculé de 13,75 %. Vous décidez alors de clôturer
votre position. En négligeant les frais de transaction et de financement, la performance brute de
l’opération atteint plus de 260 % ! :• un gain de 12,77 % *10 (= effet de levier) sur la position
longue sur le CFD Crédit Agricole ;• un gain de 13,75*10 (=effet de levier) sur la position courte
sur le CFD BNP Paribas
Les stratégies d’arbitrage statistique
Les stratégies d’arbitrage statistique se mettent en pratique exactement de la même façon que les
stratégies long/short. C’est le mode d’analyse conduisant leur mise en place qui est différent. De
plus, les stratégies d’arbitrage statistique ont toujours une exposition nette nulle, elles sont market
neutral.Ce type de stratégie repose sur l’analyse statistique des liens qu’entretiennent les prix de
deux CFD. Ce type de stratégie va alors retenir toute paire de CFD dont les prix sont fortement
corrélés. Cette forte corrélation implique d’une part que les prix de ces deux CFD évoluent dans le
même sens en fonction des configurations générales de marchés et d’autre part, qu’il existe un
niveau moyen vers lequel la différence des prix revient lorsqu’elle s’en est trop écartée. Pour
mettre en place ce type de stratégie, vous devez donc dans un premier temps :
• choisir deux CFD dont les prix présentent une forte corrélation, au moins 0,6.La période retenue
pour le calcul du coefficient de corrélation ne doit être ni trop longue, ni trop courte. Une année
est en général une bonne période qui permet de couvrir à la fois les phases haussières et baissières
du marché. La fréquence ne doit pas être trop élevée non plus et doit être cohérente avec la
période retenue. Une fréquence d’une journée pour une période d’une année est généralement
retenue. Vous pouvez bien sûr adapter la période et la fréquence à votre style de trading (court
terme, moyen terme ou long terme).Plus votre style de trading est court, plus la période est courte
et plus la fréquence est élevée ;
• calculer moyenne et écart type de la différence entre les deux prix sur la période retenue.
Ceci fait, il s’agit alors de mettre en place les positions appropriées : courte sur un CFD et longue
sur l’autre dès que le niveau actuel de l’écart de prix est éloigné de plus de X écarts-types de
l’écart moyen. En général X est égal à 1,5ou 2 :
• lorsque l’écart observé est supérieur de plus de 1,5 à 2 écarts-types à l’écart moyen, on mettra en
place une position longue sur le CFD qui a le prix le plus élevé et une position courte sur le CFD
qui a le prix le plus faible. En effet, statistiquement, le CFD qui a le prix le plus élevé paraît trop
cher par rapport au CFD qui a le prix le plus faible ;
• lorsque l’écart observé est inférieur de plus de 1,5 à 2 écarts types à l’écart moyen, on mettra
alors en place la stratégie inverse (longue sur le CFD quia le prix le plus faible et courte sur le
CFD qui a le prix le plus élevé).
Les stratégies d’arbitrage d’indices
Les stratégies d’arbitrages d’indices sont des stratégies de court terme qui consistent à profiter des
changements qui interviennent dans la composition d’UN indice. Le principe de base sous-jacent
de ces stratégies est que les actions entrant dans la composition d’un indice sont plus traitées, plus
demandées que les autres. Cette demande plus importante provient :• des gérants de fonds
OPCVM actions indexés qui visent à répliquer le mieux possible la performance d’un indice
donné ;• des gérants d’ETF dont l’objectif est de répliquer au tick par tick le prix d’un indice
donné. La composition des indices, c’est-à-dire la liste des actions entrant dans l’indice et la
pondération de chacune de ces actions dans l’indice sont revues périodiquement par les
institutions propriétaires de ces indices (Dow Jones, FTSE…). C’est ce que l’on appelle le
rebalancement.La stratégie d’arbitrage d’indices consiste alors simplement à : • se positionner
long sur les CFD des actions dont on pressent qu’elles vont être introduites dans un indice donné ;
• se positionner court sur les CFD des actions dont on pressent qu’elles vont être éliminées d’un
indice donné. Pour les principaux indices de marchés, cette stratégie suppose donc que vous
connaissiez leur définition exacte, les conditions pour qu’une action puisse y appartenir ainsi que
les dates auxquelles ont lieu les rebalancements.
Les stratégies event driven
Les stratégies Event Driven consistent à prendre des positions longue et courte sur deux actions
représentatives d’entreprises dont on estime qu’elles vont être amenées à fusionner. C’est pour
cela que l’on parle aussi de stratégie d’arbitrage de fusions. Que la fusion ne soit qu’une rumeur
ou fasse l’objet d’une annonce officielle au travers d’une OPA (Offre Publique d’Achat) ou d’une
OPE (Offre Publique d’échange), hostile ou non, il s’agit dans tous les cas de prendre une position
longue sur la société cible, celle qui va faire l’objet de l’achat, et une position courte sur la société
acheteuse.
Les stratégies de hedging
Les stratégies de hedging ou de couverture ne visent pas à dégager un profit absolu en prenant des
positions sur les CFD mais plutôt à utiliser ces derniers pour couvrir des positions existantes. La
mise en place de couverture avec les CFD est alors relativement simple :• s’il existe un CFD sur le
titre que vous avez en portefeuille et que vous voulez couvrir, c’est-à-dire que vous souhaitez
vous protéger d’une baisse éventuelle de son prix, il vous suffit alors de prendre une position
courte sur un montant total exactement égal à votre position. Admettons que vous déteniez en
portefeuille 200 actions Total que vous souhaitez couvrir, il vous suffit de vendre 200 CFD sur
Total ;• s’il n’existe pas de CFD sur certains titres que vous avez en portefeuille – ce qui peut être
le cas notamment si vous détenez des actions de toutes petites sociétés, il vous faudra alors trouver
un CFD dont l’action sous-jacente présente une corrélation forte avec l’action que vous souhaitez
couvrir.
Les avantages des CFD en tant qu’instruments de couverture sont nombreux. Ils vous évitent
notamment d’avoir à vendre tout ou partie de votre portefeuille d’actions si vous estimez que le
marché entre dans une tendance baissière. De plus, vendre vos actions est une opération qui
s’avère généralement couteuse. D’une part, vous devrez payer les frais de transaction, qui sont
souvent plus élevés que ceux liés à la vente de CFD. D’autre part, si vous dégagez alors des plus-
values sur les actions que vous venez de vendre, vous devrez payer des impôts sur ces dernières.
Ce problème disparaît en couvrant vos positions avec des CFD. Vous bénéficierez également de la
rémunération offerte par votre broker sur les positions courtes. Enfin, grâce à l’effet de levier,
vous n’avez pas besoin de mobiliser un capital similaire à celui mobilisé par votre portefeuille
actions. 20 % de ce capital suffisent amplement. S’il s’avère que la tendance baissière se
confirme, alors, lorsque vous estimerez qu’il est temps de réinvestir à la hausse sur les marchés,
les profits réalisés sur vos positions short CFD vous permettront de renforcer vos positions
longues sur actions.
ETF
Qu'est-ce que les ETF ?
Les ETF, abréviation d'Exchange Traded Funds, sont, par définition, des fonds indiciels négociés
en bourse qui répliquent passivement un indice spécifique, tel que l'indice boursier allemand
(DAX). La performance de l'ETF est donc parallèle à celle de l'indice sous-jacent respectif. Car
leur objectif est de suivre leur indice de référence, sans tenter d’obtenir une meilleure
performance.
Connu également sous le nom de trackers, les ETF trackent, répliquent les performances d'un
indice boursier en particulier. Ils cherchent à en suivre leurs performances. Un ETF CAC 40
investit ainsi dans les 40 entreprises de l'indice français, tandis qu'un ETF S&P500 investit quant à
lui dans les 500 entreprises US de l'indice américain. Les ETF peuvent également être spécialisés
sur des thématiques en particulier telles que les technologies, l'énergie, l’IA...
En somme, un ETF est un fonds constitué de plusieurs centaines voire plusieurs milliers d'actions
ou d'obligations, dont le but est de répliquer la performance d'un indice.Un ETF EURO STOXX
50, par exemple, vise à reproduire la performance de l’indice boursier européen. Si l’indice
progresse, l’ETF suit également cette tendance, et inversement si la performance baisse.
Les ETF, Exchange Traded Funds, permettent d’investir à moindre coût dans des marchés entiers
avec un seul titre. Simples, liquides et peu coûteux en termes de frais de gestion, ils n’offrent pas
de garantie en capital, mais limitent les frais de gestion.

Comment les ETF sont-ils apparus ?


L'idée de créer des ETF remonte à 1900. Les premiers ETF - tels que nous les connaissons
aujourd'hui - sont finalement arrivés sur le marché dans les années 1990 aux États-Unis. Ils
devraient minimiser le risque de perte en bourse en diversifiant l'investissement. Ceci et le fait que
les ETF peuvent également être facilement sauvegardés par des personnes qui n'ont pas encore
acquis beaucoup d'expérience en bourse ont rapidement rendu les ETF populaires en Europe
également. Depuis lors, le capital annuel investi par les investisseurs dans les ETF montre
clairement que les fonds indiciels deviennent de plus en plus populaires.
Quelle est la différence entre ETF et fonds traditionnels ?
Le mode de négociation
Dans le monde des investissements, les Exchange Traded Funds (ETF) se distinguent par leur
mode de négociation dynamique. En effet, ces instruments financiers s’échangent en continu sur
les bourses, à l’instar des actions individuelles. Cette particularité confère aux ETF une
caractéristique unique : leurs prix fluctuent au fil de la journée en réponse aux mouvements de
l’offre et de la demande sur le marché. À tout moment, les investisseurs peuvent observer ces
variations de prix. En revanche, pour les fonds traditionnels, la détermination de la valeur est une
affaire quotidienne, basée sur leur Valeur Nette d’Inventaire (VNI). Celle-ci est calculée une fois
par jour, à la fermeture du marché, moment auquel les transactions d’achat ou de vente sont
exécutées au prix établi.
La transparence
L’un des aspects les plus notables des ETF réside dans leur transparence accrue par rapport aux
fonds mutuels. En effet, la grande majorité des ETF dévoile quotidiennement la composition de
leur portefeuille d’actifs. Cette transparence permet aux investisseurs de suivre en temps réel les
actifs sous-jacents et d’appréhender le contenu de leur investissement. À l’inverse, les
portefeuilles des fonds mutuels sont généralement mis à jour moins fréquemment, le plus souvent
sur une base trimestrielle. Cette périodicité réduite peut entraîner une opacité accrue dans la
gestion des fonds.
Les frais
Un autre point crucial concerne les frais associés à ces instruments financiers. Les ETF se
démarquent par leur structure passive visant à reproduire fidèlement un indice de référence. Cette
approche efficiente se traduit souvent par des ratios de frais inférieurs à ceux des fonds mutuels.
En effet, les fonds traditionnels, gérés de manière active, engagent des coûts supplémentaires liés
à la recherche et à la sélection d’investissements par des gestionnaires de fonds. Par conséquent,
les investisseurs optant pour les ETF bénéficient généralement de frais plus bas, améliorant ainsi
leur rendement potentiel.
Les dividendes
En ce qui concerne les dividendes, les ETF adoptent une approche automatique de
réinvestissement des revenus générés par les actifs sous-jacents. Les distributions de ces
dividendes sont effectuées périodiquement aux investisseurs, contribuant ainsi à la croissance de
leur investissement. En revanche, dans le cas des fonds traditionnels, les investisseurs ont souvent
la possibilité de choisir entre recevoir des distributions en espèces ou les réinvestir dans des parts
supplémentaires du fonds. Cette flexibilité accrue dans la gestion des dividendes peut influencer la
décision des investisseurs en fonction de leurs besoins financiers individuels.

La différence entre les ETF et les actions individuelles


La question de savoir si investir dans des actions individuelles ou des ETF est la bonne stratégie
pour vous dépend de vos objectifs individuels et de votre volonté de prendre des risques. Investir
dans des actions individuelles comporte généralement un risque plus élevé. Contrairement aux
ETF, qui sont déjà diversifiés en eux-mêmes, le risque ne peut pas être réparti aussi largement
avec des actions individuelles. Par exemple, les ETF suivent la performance de plusieurs
entreprises, tandis que les actions investissent dans un actif spécifique.
De plus, contrairement aux actions, les ETF et les fonds indiciels sont traités comme des actifs
spéciaux. Cela signifie que les actifs investis sont protégés par la loi et ne sont pas perdus en cas
d'insolvabilité de la société de fonds. Pour les actions, en revanche, il existe un risque que la
totalité de l'investissement doive être comptabilisée en perte.
COMMENT UN ETF RÉPLIQUE-T-IL UN INDICE ?
ETF à réplication physique
Les ETF à réplication physique détiennent les titres de l'indice qu'ils suivent. Deux méthodes sont
utilisées pour répliquer l'indice : d'une part, la réplication complète, c'est-à-dire que l'ETF détient
tous les titres avec exactement la même pondération que l'indice, et, d'autre part, la réplication
partielle, dans laquelle seules certaines parties des titres de l'indice figurent dans l'ETF. Cette
dernière est utilisée, par exemple, pour les indices très larges ou illiquides, c'est-à-dire lorsque les
coûts de la réplication complète de l'indice peuvent avoir un effet négatif sur la performance de
l'ETF.
Exemple : L’ETF Lyxor CAC 40 contient effectivement des actions du CAC 40 et en réplique la
performance. C’est un ETF physique.
ETF à réplication synthétique
Comme les ETF physiques , les ETF qui détiennent tous les titres de l’indice sous-jacent
sélectionné, les ETF synthétiques sont également conçus pour suivre un indice précis, comme le
FTSE 100. Au lieu de détenir physiquement tous les titres, par exemple, un ETF FTSE 100
détiendrait les titres émis par les 100 entreprises cotées au London Stock Exchange, un ETF
synthétique cherchera à obtenir le même résultat sans détenir aucun des titres. Il suivra les
performances de l’indice en recourant à d’autres produits d’investissement, appelés produits
dérivés. Ceux-ci prennent généralement la forme d’un contrat établi entre un ETF et une
institution comme une banque, qui prévoit que cette dernière versera le rendement de l’indice en
contrepartie d’une certaine somme d’argent.Les ETF à réplication synthétique offrent la
possibilité d'investir dans des marchés difficiles ou impossibles d'accès pour les fonds à
réplication physique, comme les marchés des matières premières ou certains marchés émergents.
Le risque est que l’une des deux parties au contrat ne puisse honorer ses obligations. Ce risque est
également appelé parfois risque de défaut.
Exemple : Le Lyxor PEA Nasdaq 100 ucits ETF permet de bénéficier de la performance des
marchés actions Américains au sein d’un PEA. Or un PEA doit contenir des actions européennes.
Afin de délivrer cette performance, le gérant de l’ETF achète des actions européennes, dont il
échange par un système de « swap » la performance avec celle du Nasdaq. C’est un ETF avec
réplication synthétique.
Comment fonctionnent les ETF ?
En tant qu'investisseur, vous pouvez ouvrir un compte-titres auprès de différents fournisseurs et
l'utiliser pour acheter des actions d'ETF sélectionnés. Les ETF évoluent en fonction de l'évolution
des titres contenus dans l'ETF. Si l'indice sous-jacent augmente, l'ETF réalise un profit et les
actions peuvent être vendues avec un rendement. Si l'indice baisse, l'ETF perd également.
Le schéma est finalement assez simple. Avec votre argent vous achetez des parts d’un fonds. Cet
argent sera ensuite regroupé au sein de ce même fonds, avec les placements de milliers d’autres
investisseurs.
Le capital de ce fonds est ensuite utilisé pour acheter les titres sous-jacents à l’ETF. Il s’agit
généralement des mêmes titres que ceux qui composent l’indice répliqué par l’ETF.
En conclusion, vous participez à la performance de l’ETF et cette performance dépend de
l’évolution des titres sous-jacents qui répliquent le rendement de l’indice.
Voici un exemple :
Si le CAC augmente de 10% en un an, la valeur de votre part de l’ETF devrait augmenter
d’environ 10%.
Si le CAC baisse de 10%, votre ETF devrait également baisser d’environ 10%.
À ce propos, deux choses doivent encore être précisées :
Les frais : votre rendement réel est toujours le montant qui reste après déduction des frais. Dans
l’exemple ci-dessus, votre rendement après frais serait de 10%, moins les 0,08% de frais de
gestion pour un ETF CAC bon marché. Soit un total de 9,92 %. L’avantage de l’ETF
contrairement à des produits d’investissement plus chers, est qu’il vous permet de garder une plus
grande partie des bénéfices pour vous.
La méthode de réplication : certains ETF ne détiennent pas toujours tous les titres inclus dans
l’indice. Cela est notamment le cas des indices qui contiennent des titres de petite taille ou peu
liquides.

Quels sont les avantages des ETF ?


Frais de gestion réduits
L’un des principaux avantages des ETF est leur structure de coûts compétitive. Comparativement
aux fonds mutuels traditionnels, surtout ceux qui sont gérés activement, les ETF tendent à avoir
des frais de gestion plus bas soit entre 0,3% et 0,05% par an. Ceci est en grande partie dû au fait
que la plupart des ETF sont conçus pour répliquer passivement un indice. Les coûts associés à la
recherche et à la sélection d’actifs sont donc minimisés, réduisant ainsi les frais pour les
investisseurs.
Liquidité et accessibilité
Les ETF sont négociés sur les principales bourses d’actions, ce qui les rend aussi liquides que les
actions individuelles. Les investisseurs peuvent acheter ou vendre des ETF à tout moment pendant
les heures de trading à des prix du marché en temps réel. Cette liquidité offre une grande
flexibilité, contrairement aux fonds mutuels qui ne sont échangés qu’une fois par jour à leur
valeur nette d’inventaire.
Diversification des investissements
Les ETF permettent aux investisseurs d’accéder à une large gamme d’actifs, des actions aux
obligations en passant par les matières premières. Avec un seul ETF, un investisseur peut être
exposé à des dizaines, voire des centaines d’actifs sous-jacents, offrant ainsi une diversification
instantanée et aidant à réduire les risques spécifiques à un secteur ou à une entreprise.
Quels sont les risques des ETF ?
Mais les trackers ne présentent pas plus de risques qu’un fonds traditionnel. En fait il en présente
plutôt moins, car un gérant introduit un risque humain. Ne dit-on pas que l’erreur est humaine ?
Un gérant peut penser faire un bon coup en investissant dans telle ou telle entreprise et se tromper
royalement. Les sociétés de gestion sont d’ailleurs souvent victimes de scandales financiers
comme ce fut le cas pour le fonds de Bernard Madoff ou les fonds de H20 AM.
Des produits volatils… comme les autres
Cependant, même s’ils permettent de mieux amortir les fortes baisses du marché, les ETF
subissent tout de même la volatilité de leur sous-jacent. Ils n’éliminent donc pas le risque de
pertes en capital, puisque leur cours peut dévisser, en cas de baisse du cours des titres qui
composent l’indice de référence.
L’erreur de suivi
En outre, comme nous l’avons vu, certains trackers ne répliquent pas fidèlement leur
indice/portefeuille de référence. Dans ce cas, il est possible que leur cours s’écarte de la
valorisation de l’indice en question. C’est ce que l’on nomme écart de suivi, ou erreur de suivi («
tracking error »).
En général, ces erreurs sont assez faibles sur les fonds indiciels qui répliquent les indices
boursiers. Mais sur d’autres types d’ETF, elles peuvent devenir significatives. Cela peut poser un
problème si la performance de l’ETF s’avère inférieure à celle de son indice de référence, ou du
portefeuille qu’il est censé répliquer.
Le risque de change
Comme les OPCVM, les ETF qui comprennent des valeurs étrangères peuvent être exposés à un
risque de change, lorsque les titres sous-jacents sont exprimés en devises étrangères. Par exemple,
un tracker investi en actions américaines implique une valorisation en dollars, et donc, un risque
de change.

Le risque de fermeture de l’ETF


Enfin, et puisque les ETF sont des fonds de placement en valeurs mobilières, ils peuvent être
fermés. Ce scénario peut se produire si, lors d’un mouvement de panique, de nombreux
investisseurs décident de revendre leurs parts au même moment. Le fonds risque alors de ne plus
être en mesure de satisfaire ces multiples demandes de remboursement, ce qui provoquera sa mise
en cessation de paiement.
Les ETF sont donc un formidable instrument de diversification du portefeuille, mais compte tenu
de leur prolifération (et, il faut bien le dire, de la créativité débridée qui préside parfois à leur
conception), il est indispensable de les choisir avec discernement pour éviter des déconvenues en
termes de performances.
On recommande généralement de sélectionner des ETF adossés à de grands indices, plus
populaires et disposant d’un encours important (au moins 50 millions d’euros), plutôt que des
fonds plus exotiques. Enfin, quoi qu’il arrive, n’oubliez jamais l’essentiel : leur objectif est de
reproduire la performance d’un sous-jacent, mais pas de faire mieux.
Les différents types d’ETF
Les ETF en actions et les ETF obligataires
Les ETF en actions sont les plus usuels. Sans surprise, ils vous permettent d’investir dans un
panier d’actions. Les trackers obligataires vous permettent d’investir dans des obligations.
Les obligations sont des titres de créance. Dit plus simplement, ce sont des prêts à des entreprises
ou à des États. Les ETF obligataires sont moins volatils que les ETF en actions. Ils sont aussi
moins performants sur le long terme.
Les ETF sectoriels
Les ETF sectoriels investissent dans des secteurs d’activité particuliers. Vous avez ainsi des ETF
biotechs, des ETF intelligence artificielle, des ETF sur l’agriculture. Bref, il existe autant d’ETF
que de secteurs économiques et boursiers. Ils sont utiles si vous pensez qu’un secteur a plus
d’avenir qu’un autre.
Ces ETF peuvent aussi être utilisés dans une stratégie de « rotation sectorielle », en misant sur les
secteurs dits défensifs (produits alimentaires par exemple) en période de crise ou de récession et
sur les secteurs de croissance en période faste (nouvelles technologies par exemple).
Les ETF écoresponsables
L’investissement socialement responsable (ISR) se développe de plus en plus, à mesure de la prise
de conscience des problématiques écologiques et climatiques. Outre certains ETF sectoriels qui
permettent, par exemple, d’investir dans les énergies renouvelables, il est possible d’investir dans
des ETF ESG. Les critères ESG (Écologiques, Sociaux et de Gouvernance), permettent de classer
les entreprises entre elles, en fonction des efforts qu’elles fournissent notamment sur le plan
écologique. Les ETF ESG pondèrent alors les actions les plus vertueuses.
Attention toutefois, il y a rarement des critères d’exclusions dans ces ETF, ce qui veut dire que
tous les secteurs sont représentés, y compris celui des énergies fossiles.

Les ETF Smart Beta


Les ETF Smart Beta sont des ETF un peu plus sophistiqués que les ETF classiques. Ils sont aussi
plus chers. Un ETF Smart Beta intègre une stratégie de gestion qui se rapproche de la gestion
active. Voici quelques exemples d’ETF Smart Beta :
Les ETF growth : ils investissent dans une sélection d’actions de croissance.
Les ETF value : ils investissent dans des entreprises de valeur, c’est-à-dire des entreprises dont on
peut considérer qu’elles sont sous-valorisées.
Les ETF dividend, mettent en place une stratégie de dividend investing en privilégiant les actions
d’entreprises versant des dividendes élevés.
Ces trackers suivent une stratégie algorithmique basée sur des règles d’investissement
mathématiques.
Les ETF actively managed
Bien que la plupart des ETF se contentent de répliquer un indice boursier (ce qui est aussi le cas
des ETF Smart Beta, avec un indice plus complexe), certains ETF sont gérés activement.
Autrement dit, à l’instar d’un fonds traditionnel, les gérants de ces fonds vont tenter de battre le
marché et de faire mieux que leur indice de référence.
Cela ne contredit en rien leur appellation d’ETF, dès lors qu’ils sont cotés en bourse. Ces fonds
sont toutefois plus rares et leurs frais sont plus élevés (comptez par exemple 0,75% de frais de
gestion pour l’ETF ARKK spécialisé dans le secteur de l’innovation, contre 0,25% en moyenne).
Les ETF à effet de levier
Les ETF leveraged (ou ETF à effet de levier) sont des ETF qui permettent d’obtenir un effet
multiplicatif sur les performances grâce à l’effet de levier. Pour cela, ils investissent au-delà de
leur mise initiale.
Prenons l’exemple d’un tracker CAC 40 x2. Chaque jour le gérant du fonds va emprunter la
somme nécessaire pour investir le double de ses encours. À la fin de la journée, si le CAC 40 a
gagné 1%, le fonds aura gagné 2% (modulo les frais et le coût du financement).
Les ETF à effet de levier permettent donc de multiplier les gains, mais attention, c’est aussi
valable pour les pertes. Par ailleurs la volatilité a un impact très négatif sur ce type de fonds et,
comme le levier est quotidien, sur le long terme, les performances peuvent être décevantes. On
vous en dit plus sur les ETF à effet de levier ici !
Les ETF inversés ou ETF shorts
Il est également possible de parier sur la baisse d’un indice avec les ETF inversés ou short en
anglais. Par exemple, un ETF short CAC 40, si l’indice perd 1%, alors l’ETF gagnera 1%. Ces
trackers sont toutefois à manier avec précaution pour deux raisons :
d’abord parce que sur le long terme la plupart des indices sont haussiers et votre probabilité de
perte est donc élevée ;
ensuite, le coût associé à la vente à découvert n’est pas négligeable et cela vient détériorer les
performances de l’ETF.
Les ETF (ou ETP) sur les cryptos et les matières premières
Il existe également des ETF sur les cryptomonnaies et les matières premières. On parlera plutôt
d’ETP, pour Exchanged Traded Products.
Leur fonctionnement peut être assez différent de celui des ETF classiques car au lieu d’investir
dans l’actif physique ces ETP achètent des produits dérivés. En effet, on devine facilement qu’un
gérant n’a pas envie de stocker des lingots d’or ou des barils de pétrole dans les caves de sa
société de gestion. L’utilisation de ces produits dérivés et plus particulièrement de contrat à terme
peut induire des différences significatives entre le prix du sous-jacent (l’or ou le pétrole) et la
performance de l’ETP.
Les émetteurs de trackers
Les ETF sont créés par ce que l’on appelle des émetteurs d’ETF. Ce sont, en Europe, en général
des filiales de grandes banques. Les cinq plus gros émetteurs en Europe sont (classement en
fonction de l’encours sous gestion) :
iShares (filiale du géant de la gestion d’actifs Blackrock) avec pratiquement 50% du marché.
Db-X Trackers (filiale de Deutsche Bank).
UBS.
Amundi (filiale du Crédit Agricole cotée en Bourse), qui a racheté Lyxor (appartenant auparavant
à la Société Générale)
Vanguard, un poids lourd des sociétés de gestion aux Etats-Unis, et qui commence à se
développer en France et en Europe.
La détermination du prix en bourse
Le prix d’une action en bourse est déterminé par le prix de l’offre et de la demande pour ces
actions. C’est la même chose pour les ETF, mais un il existe un mécanisme pour que le prix en
bourse ne s’éloigne que très peu de la valeur du sous-jacent (par exemple, les actions qu’il
détient).
Des acteurs que l’on appelle les Participants Autorisés et les teneurs de marchés sont rémunérés
pour animer le marché et faire en sorte que le cours de Bourse ne s’éloigne pas de la valeur
intrinsèque de l’ETF. Il existe aussi des garde-fous sur Euronext pour que cet écart ne dépasse pas
1,5%, même en cas de crise financière. Dans les faits, lorsque l’on n’investit pas dans un ETF
exotique, l’écart ne dépasse pas 0,2% et en général moins.

La valeur liquidative
C'est le prix obtenu en divisant le montant global du portefeuille, valorisé à la valeur du marché et
diminué des frais, par le nombre de parts. Puisque le Tracker est constitué dans les mêmes
proportions des valeurs de l'indice, il réplique son indice de référence.
Les critères pour choisir un ETF
La première chose est, clairement, et de loin, de savoir sur quel indice on désire investir. S’agit-il
d’un indice suivant les grandes capitalisations américaines ou les petites capitalisations de la zone
euro ?
La différence de performance entre divers ETF est très faible. La méthode la plus simple pour
sélectionner un ETF est de prendre les ETF avec un encours correct (supérieur à 100 millions
d’euros) et à des frais pas trop élevés.
Les différents types d’ordres
Les ordres au marché
Un ordre au marché, est l’ordre le plus simple qui existe. Il exige juste une exécution immédiate
au prix du marché dès qu’il est ajouté au carnet d’ordres. Un ordre au marché doit seulement
préciser s’il s’agit d’un ordre de vente ou d’un ordre d’achat et la quantité sur laquelle doit porter
cet achat ou cette vente. Il ne précise donc aucune condition de prix. Les ordres au marché sont les
ordres les plus fréquemment utilisés par les traders de CFD et sont généralement placés sur des
marchés à forte liquidité, ou alors sur des marchés sur lesquels le trader souhaite ouvrir ou clôturer
une position aussi rapidement que possible. Une fois un ordre au marché placé, il revient au client
de s’assurer que cet ordre est réellement traité au prix du marché juste après qu’il ait été saisi. Si
vous pensez qu’il y a la moindre erreur avec l’exécution d’un ordre, contactez immédiatement
votre courtier pour vérifier avec lui sa bonne exécution. Certaines places boursières n’acceptent
pas les ordres au marché. Si vous placez un ordre au marché sur ces places boursières, votre
courtier le transforme automatiquement en ordre limite agressif avec un pourcentage de
fluctuation limite entre le cours demandé et le cours d’exécution. Ceci signifie en d’autres termes
que si vous souhaitez acheter un CFD sur une action dont Laplace de cotation n’accepte pas les
ordres au marché, votre courtier entrera un ordre sur le marché avec une limite de prix à l’achat
légèrement supérieur au prix d’achat demandé sur le marché. Dans le cas d’une vente, il placera
un ordre à un prix légèrement inférieur au prix de vente offert sur le marché.
Les ordres connexes ou ordres liés
Qu’ils soient « limite » ou « stop », les ordres seront dits connexes s’ils vous servent à clôturer
une position déjà ouverte. Notez bien qu’il n’existe pas une catégorie « ordre connexe », c’est
uniquement un confort de langage pour bien signifier que ce sont des ordres liés à une position
ouverte. On distingue alors les ordres « limite » connexes, qui vous permettent de récupérer vos
gains, et les ordres « stop » connexes qui vous permettent de limiter vos pertes si le marché suit
une tendance inverse à votre position. Les ordres connexes, « limite » ou « stop », peuvent être
aussi bien des ordres de vente que désordres d’achat. Par comparaison avec les ordres au marché,
les ordres « limite » ou « stop » précisent, en plus du sens de l’opération (achat ou vente) et de la
quantité, le prix auquel l’ordre doit être exécuté. Ainsi, tant que ce prix n’est pas atteint sur le
marché, l’ordre n’est pas exécuté :
• un ordre « limite » a pour principal effet de vous permettre de récupérer vos gains. Par exemple,
si vous vous placez court sur un CFD en anticipant une baisse du cours, il faut placer un ordre
limite d’achat inférieur au cours auquel vous avez vendu. Dès que le cours actuel (ou spot) aura
atteint le cours prédéterminé sur votre ordre, votre position ouverte sera clôturée automatiquement
et vos plus-values définitivement acquises ;
• les ordres « stop » connexes ont pour intérêt de limiter ou de couper vos pertes. Il peut donc
s’agir d’un ordre d’achat ou de vente. Par exemple, si vous vous placez long en anticipant une
hausse du cours, vous pouvez alors placer un ordre « stop » de vente à un cours inférieur au cours
auquel vous avez acheté et qui vous permettra de limiter ou de couper vos pertes en cas de baisse
soudaine du cours.
Voici un moyen mnémotechnique pour ne pas confondre ordre stop et ordre limite : l’ordre limite
correspond au sens logique du marché, l’ordre est limite lorsque vous souhaitez acheter moins
cher ou vendre plus cher que le cours spot. A contrario, un ordre est stop lorsque vous souhaitez
acheter plus cher ou vendre moins cher que le cours spot. Les ordres « limite » et « stop » peuvent
être utilisés de façon simultanée afin de créer un tunnel encadrant votre position ouverte. On parle
alors d’ordre «OCO» (One Cancel the Other) : si l’un des deux ordres est exécuté alors l’autre est
annulé automatiquement.
Exemples Supposons que l’action BNP Paribas cote actuellement 57,2700 € et que nous avons
une position ouverte de 100 000 € ou bien à l’achat ou bien à la vente. Le tableau ci-dessous
présente les différents types d’ordre à placer sur le marché en fonction du sens de votre opération
(achat ou vente) et de votre stratégie : niveau de profit minimum souhaité, niveau de perte
maximale accepté…

Les ordres non connexes ou non liés


Les ordres qui ne vous servent pas à clôturer une position sur le marché, mais au contraire à en
ouvrir une, sont simplement appelés « ordres ».En général, les ordres sont utilisés dans le but
d’acheter ou de vendre un CFD au meilleur moment, en fonction des anticipations que vous faites
du marché .Les ordres « limite » sont en général utilisés lorsque vous anticipez un retournement
du marché. Par exemple, vous pensez que le cours du CFD sur BNP Paribas va corriger un peu à
la baisse avant de fortement s’apprécier. Les ordres « stop » sont utilisés lorsque l’on estime qu’un
support (ou une résistance) pourrait être cassé et que cela entraînera une forte tendance
baissière(ou haussière).Grâce à ceux-ci, vous pouvez établir une stratégie d’ordres répétés. Ce
principe est particulièrement utilisé lorsque l’on remarque sur un graphique l’existence de
supports (seuil en dessous duquel le cours ne parvient pas à descendre) et de résistances (seuil au-
dessus duquel le cours ne parvient pas à passer). Les ordres sont alors placés à chaque fois que le
cours du CFD atteint un de ces seuils.
Il vous est possible de placer plusieurs ordres au même moment afin de tenter d’optimiser vos
gains tout en limitant autant que possible vos pertes. Toutes les combinaisons d’ordres sont
possibles, en fonction des différentes stratégies envisagées. Nous allons donc étudier ici deux
types de stratégies mixtes .a) Après avoir étudié le cours de l’action BNP Paribas pendant quelque
temps, vous remarquez que cette valeur évolue dans un « range » ou tunnel, avec une résistance à
57,2800 et un support à 57,2600. Vous souhaitez donc placer les ordres suivants :
• ordre « limite » de vente à 57,2800• ordre « limite » d’achat à 57,2600En répétant ces
opérations, vous espérez pouvoir toujours acheter au moins cher et vendre au plus cher. Il n’est
pas nécessaire de rappeler que le scénario présenté est idéal ! Dans notre exemple, résumé par le
graphique suivant, on suppose que vous initiez votre stratégie sur le CFD BNP Paribas avec une
position à l’achat :

Le risque de ce type de stratégie est de considérer comme acquis le fait que le cours va varier
entre 57,26 et 57,28. Or, la probabilité qu’une cassure se produise doit toujours être prise en
compte ! Dans tous les cas, il ne faut jamais « s’endormir » sur des positions que l’on possède .b)
Vous possédez une position ouverte à l’achat de 100 contrats avec un cours d’ouverture à
57,2700. Vous anticipez une hausse du cours mais vous savez aussi que si le cours baisse et casse
57,2600, ce sera un signal de poursuite de la tendance baissière (car le support des 57,2600 est
nettement cassé). De façon à couper vos pertes tout en dégageant des gains, vous placez donc un
ordre « stop » connexe à 57,2580 pour un montant de 100 contrats (vous clôturez alors votre
position initiale), cumulé à un ordre « stop » de vente à57,2580 pour 100contrats également (vous
avez donc une nouvelle position ouverte mais à la vente si le cours atteint 57,2580).

L’ordre stop « traînant» ou « suiveur »


Celui-ci est un ordre stop et vise donc à limiter les pertes. Comme tout ordre stop, il est placé en
dessous du cours dans le cas d’une position à l’achat et au-dessus dans le cas d’une position à la
vente. Il a notamment pour particularité de suivre l’évolution du cours du sous-jacent et de se
bloquer dès que la tendance s’inverse. Supposons que nous ayons une position ouverte à l’achat
d’un CFD sur BNP Paribas cotant un prix d’achat à 57,2700 et que nous décidions de placer un
stop suiveur à 57,2600. Si le cours de la valeur augmente à 57,2720, alors le stop augmentera à
57,2620. Si par la suite le cours redescend, l’ordre restera quant à lui à 57,2620. Le raisonnement
est inverse dans le cas d’une position vendeuse.

L’ordre si « exécuté »
On place un ordre « si exécuté » lorsque l’on définit en premier lieu un ordre principal puis que
l’on place un autre lié au premier, dont l’activation est sujette l’exécution de l’ordre principal. Par
exemple, le cours du CFD sur BNP Paribas est de 57,27 €, vous placez un ordre limite d’achat à
57,10 € sur le CFD BNP Paribas et si cet ordre est exécuté alors vous souhaitez que soit exécuté à
son tour un ordre limite connexe de vente à 57,40 € et un ordre stop connexe de vente à 56,9€.
Tant que votre ordre limite d’achat à 57,10 € n’est pas exécuté, vos ordres liés sont inactifs
L’ordre de durée
Lorsque vous placez un ordre sur un actif, vous avez également la possibilité de préciser la
période de temps pour laquelle celui-ci est valide. Les ordres de marché et les ordres connexes ou
liés peuvent être placés comme « GFTD » (Good For The Day) ou « GTC » (Good Till Cancel).
Les ordres « GFTD » sont annulés à la fin de la journée de trading s’ils ne sont pas exécutés
pendant, alors que les ordres « GTC » restent ouverts jusqu’à ce qu’ils soient modifiés, annulés,
ou exécutés. La plupart du temps vous choisirez « GTC » (Good till Cancel), ce qui signifie«
valable jusqu’à exécution ou annulation ». En clair, choisir la durée GTC implique donc que votre
ordre restera toujours valable jusqu’à ce que le cours atteigne le prix que vous avez fixé, ou
simplement jusqu’à ce que vous l’annuliez. Les autres durées disponibles sont en général limitées.
Autrement dit, si le cours d’exécution que vous avez choisi n’est pas atteint dans la journée, la
semaine ou le mois suivant, il sera annulé automatiquement.

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