UNIVERSITE LUMIERE MEBSH
ULUM/CAYES
FACULTÉ DE MEDECINE
NIVEAU II
DEVOIR D’HISTOLOGIE
SUJET: “ HISTOLOGIE DES ORGANES DIGESTIFS ANNEXES (FOIE, PANCREAS,
VESICULE BILIAIRE…) ». (GROUPE II)
PRÉPARÉ PAR: BANY JULY
BERNARD NEPHTALIE
COQUILLON SHELSIE
EDMOND STAËLLE
TESSE UDE ALEXERNESTANE ELUCIVANA
PRÉSENTÉ AU : DR. GÉRALDINE MICHEL
MARS 2025
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PLAN
I. INTRODUCTION
II. HISTOLOGIE DES GLANDES SALIVAIRES
II.1. Histologie du tissu glandulaire
II.2 La glande parotide
II.3. La glande sous maxillaire ou mandibulaire
II.4. La glande sublinguale
III. HISTOLOGIE DU FOIE
III.1. Les éléments d’enveloppe
III.2. Le parenchyme hépatique
III.2.1. Le lobule hépatique
IV. HISTOLOGIE DE LA VESICULE BILIAIRE
IV.1. La muqueuse
IV.2. La musculeuse
IV.3. L’adventice
V. HISTOLOGIE DU PANCREAS
V.2. Structure histologique
V.2.1. Le lobule pancréatique
V.2.2. Acinus pancréatique
V.2.2.1. Cellule acineuse
VI.2.2.2 Les cellules Centro-acineuses
VI.2.4. Les canaux excréteurs
VI.2.5. Les ilots de Langerhans
VII. CONCLUSION
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INTRODUCTION
L'histologie des organes digestifs annexes constitue un domaine d'étude fondamentale en
anatomie et en physiologie humaine. Ces organes, bien que ne faisant pas directement partie du
tube digestif, jouent un rôle crucial dans la digestion et l'absorption des nutriments grâce à leurs
sécrétions enzymatiques, leur contribution au métabolisme et leur fonction de stockage. Ils
comprennent principalement le foie, le pancréas et les glandes salivaires. Chacun de ces organes
présente une structure histologique spécifique qui reflète sa fonction physiologique et son
intégration dans le système humain. L'organisation histologique des organes digestifs annexes
repose sur des cellules spécialisées adaptées à leurs rôles respectifs. Le foie, par exemple, est un
organe vital impliqué dans la production de bile, le métabolisme des glucides, des lipides et des
protéines, ainsi que dans la détoxification du sang. Son histologie est caractérisée par des
hépatocytes organisés en lobules hépatiques autour d'une triade porte et d'un réseau sinusoïdal
complexe permettant l'échange de substances avec le sang. Le pancréas, quant à lui, est une
glande mixte possédant une fonction exocrine (production d'enzymes digestives par les acini
pancréatiques) et une fonction endocrinienne (sécrétion d'insuline et de glucagon par les îlots de
Langerhans). Enfin, les glandes salivaires, comme les glandes parotides, sous-maxillaires et
sublinguales, assurent la production de la salive, essentielle pour l'humidification des aliments.
L'étude histologique de ces organes permet de comprendre leur fonctionnement normal, ainsi que
les pathologies qui peuvent les affecter. Des altérations histologiques, telles que la fibrose
hépatique, la pancréatite chronique ou les tumeurs des glandes salivaires, sont souvent des
indicateurs précoces de maladies systémiques. L'examen microscopique de ces tissus à l'aide de
colorations spécifiques, comme l'hématoxyline-éosine (H&E), la coloration de PAS (Acide
Périodique de Schiff) ou encore la coloration de Masson, permet d'identifier les différentes
structures cellulaires.
Ainsi, l'histologie des organes digestifs annexes représente un champ d'étude essentiel pour les
biologistes, les médecins et les chercheurs, car elle offre une compréhension détaillée des
processus cellulaires impliqués dans la digestion et le bactérienne. Son analyse approfondie
contribue non seulement à l'avancement des connaissances en physiopathologie, mais aussi à
l'amélioration des stratégies diagnostiques et thérapeutiques.
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HISTOLOGIE DES ORGANES DIGESTIFS ANNEXES
II. HISTOLOGIE DES GLANDES SALIVAIRES
Architecture générale
Il existe 3 paires de glandes salivaires dites principales et une multitude de petites glandes
accessoires distribuées un peu partout dans la muqueuse buccale, y compris celle de la langue.
Tous ces éléments sont localisés dans le chorion.
Les glandes principales constituent les parotides qui produisent environ 25% de salive, les sous-
maxillaires (70 %) et les sublinguales (5 %).
Toutes ces glandes sont entourées d'une capsule conjonctive dont se détachent des cloisons qui
s'enfoncent dans le parenchyme et délimitent des lobules. Vaisseaux et nerfs empruntent ces
cloisons depuis le hile pour se disperser dans la glande.
Le tissu glandulaire à proprement parler est du type acineux composé dans les parotides, tubo-
acineux composé dans les autres glandes. Des petits tubes collecteurs appelés canaux
intercalaires formés d'un épithélium monostratifié aplati recueillent la salive des acini; ils
confluent pour former des canaux intra lobulaires souvent striés qui deviennent des canaux inter
lobulaires dans les cloisons conjonctive.
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II.1. Histologie du tissu glandulaire
Il est constitué de cellules séreuses et/ou de cellules muqueuses et représente un bon modèle de
ces deux types.
Une cellule séreuse est une cellule glandulaire qui synthétise et excrète des protéines. Elle
présente une polarité; la base contient le noyau arrondi à chromatine dispersée et volumineux
nucléole et les organites nécessaires aux synthèses protéiques; au pôle apical s'accumulent avant
exocytose les grains protéiques appelés séreux.
Dans bons nombres de cas de glandes exocrines, les cellules séreuses se groupent en amas au
sein desquels une couche de cellules glandulaires s'organisent autour d'une lumière centrale pour
former une petite sphère creuse appelée acinus séreux.
Une cellule muqueuse élabore du mucus. Les grains de glycoprotéines et de
glycosaminoglycanes qui constituent celui-ci dans la cellule, s'accumulent au pôle apical. Ils
s'hydratent rapidement et gonflent au moment de leur exocytose.
Lors de la fixation les grains de mucigènes se dilatent brutalement. De ce fait les organites intra
cytoplasmiques et le noyau sont comprimés et refoulés à la base. Dès lors ce noyau se déforme et
est de volume plus réduit que dans une cellule séreuse. Les cellules muqueuses forment les acini
muqueux.
Les acini mixtes contiennent à la fois des cellules séreuses et muqueuses. Dans ce cas les cellules
muqueuses bordent la lumière glandulaire tandis que les cellules séreuses forment un croissant
(croissant de Gianuzzi) accolé à l'extérieur de l'acinus. Des espaces étroits ménagés entre les
cellules muqueuses permettent aux produits excrétés par les séreuses de gagner la lumière de la
glande.
Les glandes salivaires peuvent contenir les divers types d'acini. Les glandes parotides
contiennent exclusivement des cellules séreuses, les sous-maxillaires une majorité de cellules
séreuses, et les sublinguales un grand nombre de cellules muqueuses.
En périphérie des acini des glandes salivaires on trouve entre la membrane basale et la base des
cellules glandulaires des cellules myoépithéliales. Leur contraction facilite l'exocytose des
granules de salive.
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II.2. La glande parotide
La parotide est la plus volumineuse des glandes appartient au type séreux pur sauf chez les
carnivores où elle est séreuse et muqueuse. Son nom est justifié par sa situation caractéristique au
voisinage immédiat de la base de l'oreille, occupant la fosse rétro-mandibulaire ou parotidienne.
C'est une glande dont la sécrétion est déversée dans la bouche par un canal Unique et long : le
conduit parotidien ou canal de Stenon.
La parotide possède des canaux excréteurs, sécréteurs et intercalaires qui produisent au dehors la
sécrétion des acini séreux. Elle est entourée par une capsule conjonctive qui forme à l'intérieur,
des cloisons délimitant des lobules. L'acinus est formé de cellules pyramidales. Il y a entre les
cellules sécrétrices et la basale des cellules myoépithéliales. Les canaux excréteurs sont
constitués par un court canal intercalaire formé par un épithélium cubique bas qui continue
l'acinus et se prolonge par un canal intra lobulaire formé par un épithélium cubique ou
prismatique. Les canaux inter lobulaires se trouvent dans les cloisons, sont formés par un
épithélium cubique haut et convergent vers un canal parotidien excréteur.
Parotide : 1- lobulation de la portion glandulaire, 2- lobes séparés par une faible composante
Conjonctive
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Parotide : 1- portion glandulaire sécrétrice, 2 : acinus, 3 : cellules adipeuses
II.3. La glande sous maxillaire ou mandibulaire
Elle est située médialement et caudalement à l'angle de la mâchoire, sur le côté de la région
hyoïdienne et du pharynx, elle s'étend en générale sous la parotide voire jusque sous l'aile de
l'atlas. C'est une glande conglomérée et mixte à dominance séreuse ou muqueuse selon les
espèces. Elle présente de très grandes différences quant à l'aspect et surtout au volume et poids
chez les mammifères.
La glande est de texture lobulaire mais peut être plus lâche que celle de la parotide chez les
équidés et les ruminants et au contraire plus serrée chez les carnivores et le lapin. Son conduit est
le canal de Wharton qui s'ouvre dans le plancher de la bouche. La glande est formée de lobules
délimites par des travées de tissu conjonctif.
Dans le tissu conjonctif (TC) lâche inter lobulaire se trouvent des canaux collecteurs plus grands,
des vaisseaux sanguins et lymphatiques et des fibres nerveuses végétatives. Le TC inter lobulaire
fibreux se poursuit par du TC intra lobulaire réticulaire. Comme dans la parotide, il y a dans la
sous maxillaire des canaux excréteurs sécréteurs et intercalaires mais les derniers sont courts et
difficile à trouver. Les unités sécrétoires terminales sont soit des acini séreux soit des tubules
muqueux à coiffes terminales séreuses évoquant un croissant ou une demi-lune en coupe
histologique croissants de Gianuzzi ou de Von Ebner Les cellules des acini sont acidophiles
comme celles de la parotide, leur noyaux ronds sont situés au pôle basal. Les cellules purement
muqueuses des tubules muqueux se distinguent des cellules séreuses par leur faible coloration,
leurs noyaux denses aplatis sont en disposition basale ou basolatérale.
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Sous maxillaire
II.4. La glande sublinguale
C'est une glande mixte, en générale à dominance muqueux située sous la muqueuse du plancher
de la bouche. Elle est constituée non par une glande unique mais par plusieurs lobes considérés
comme des glandes distinctes, les uns conglomérées et les autres agminées, réunis en groupes ou
en amas très diversement représenté selon les espèces.
C'est la plus petite des glandes salivaires, on lui reconnaît une glande majeure dont les canaux
excréteurs confluent sur le conduit unique : le canal de Bartholin et une glande mineure drainée
par de multiples conduits : canaux de Rivinus
Le canal de Bartholin débouche à côté du canal de Warthon ou en commun avec lui. La majorité
des acini de la glande sont muqueux, quelques-uns sont mixtes ; Les acini séreux purs sont rares,
il n'y a 'pas de capsule conjonctive nette mais on trouve des septa (des cloisons).
Chez les ruminants (bovins, ovins) les acini sont presque tous muqueux, chez les carnivores
(chien, chat) il y a des acini séro-muqueux et des acini séreux et muqueux, les canaux
intercalaires manquent. Il existe chez les carnivores la glande zygomatique et chez le chat la
glande molaire.
• La glande zygomatique est située entre l'arcade zygomatique et l'os temporal, ses acini sont
essentiellement muqueux.
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•La glande molaire est localisée dans le chorion de la muqueuse de la lèvre inférieure près de la
commissure.
•Les petites glandes salivaires sont des amas de glandes séreuses, séro-muqueuses et muqueuses,
localisées dans toute la muqueuse buccale. Il y a des glandes linguales, les glandes d'Ebner, les
glandes labiales, palatines et pharyngiennes.
Sublinguale : 1- sécrétion muqueuse prédominante, 2- croissants de Gianuzzi séreux, 3-canaux
excréteurs = segments intercalaires, 4- canaux de Pflüger. 5- des canaux excréteurs localisés dans
les cloisons conjonctives
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III. HISTOLOGIE DU FOIE
Le foie est une glande complexe, sa constitution offre à l’étude:
- Des enveloppes : l’une séreuse et l’autre fibreuse superposées;
- Un parenchyme constitué d’innombrables lobules;
- Des conduits excréteurs, des vaisseaux et des nerfs (Barone, 1984).
III.1. Les éléments d’enveloppe
Elles sont au nombre de trois
- La tunique séreuse : constituée par le péritoine viscéral qui tapisse le foie, cette enveloppe est à
peu prés complète mais ne revêt pas toutefois l'aréa nuda et les sillons occupés par les grosses
veines.
- La toile sous séreuse : mince sur laquelle repose la séreuse.
- La tunique fibreuse : ou «capsule de Glisson», mince, transparente et résistante, elle adhère à
la sous séreuse et au tissu hépatique. Au niveau de la porte du foie, elle se réfléchit à l’intérieur
de l’organe en formant une gaine (Gaine Glissonienne) ou capsule fibreuse périvasculaire. Cette
gaine accompagne les canaux biliaires ainsi que les branches des rameaux portes et de l’artère
hépatique et enrobe les lobules hépatiques (Barone, 1984; Banks, 1981 ; Pavaux, 1978).
III.2. Le parenchyme hépatique
Il est constitué de cellules hépatiques organisées en série de lames ou de plaques perforées,
ramifiées et anastomosées qui forment un tissu spongieux ou un labyrinthe entre lesquels se
trouvent les sinusoïdes sanguins qui convergent vers un vaisseau situé au centre du lobule, la
veine centro-lobulaire. (T.S.Lesson et C.R. Lesson, 1980; Bevelander, 1973)
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III.2.1. Le lobule hépatique
Il constitue l’unité morphologique du foie.
Les lobules sont entourés par un tissu conjonctif qui connaît un développement variable suivant
les espèces. Chez les ruminants les cloisons sont à peine visibles et les lobules apparaissent en
continuité l’un avec l’autre (Dessy Doize, 1992).
Le lobule hépatique a une forme hexagonale. Au sein de celui ci, les cellules hépatiques sont
disposées en lames entre lesquelles se localisent les sinusoïdes.Au contact des lobules se trouve
un espace conjonctivo-vasculaire : l’espace porte ou espace de Kiernan qui est constitué par un
lot de tissu conjonctif ayant une forme triangulaire.
Ces espaces porte constituent en quelque sorte des expansions intra hépatiques de la capsule de
Glisson. Ils contiennent une branche de l’artère hépatique, une branche de la veine porte, et un
canal biliaire tapissé par un épithélium cubique, l’ensemble forme la triade portale avec
généralement un vaisseau lymphatique et des filets nerveux (Dessy Doize, 1992 ; T.S.Lesson,
C.R.Lesson, 1980; Bevelander, 1973; Roussy, 1950).
- Les espaces sus hépatiques : ne comportent qu’un seul élément vasculaire: la veine sus
hépatique ou centro-lobulaire (Roussy, 1950). Entre ces deux espaces se trouvent disposées les
travées hépatiques rayonnant autour de la veine centro-lobulaire. Chaque travée est formée par
deux rangées de cellules (Roussy, 1950).
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L’hépatocyte : est une cellule polyédrique de 20 à 30µ de diamètre. Sa taille varie
suivant l’état fonctionnel et nutritionnel du corps (Barone, 1984; T.S.Lesson, C.R., 1980;
Wheather, Burkitt, et Daniel., 1979; Policard, 1944 ; Branca, 1921).
Chez les individus bien nourris, les hépatocytes stockent des quantités notables de
glycogène et traitent de grandes quantités de lipides. Chaque hépatocyte est pourvu : d’un
noyau central arrondi, relativement gros, quelque fois double, possédant 1 à 2 nucléoles
volumineux. (Bacon et Niles, 1983; Reith et Ross, 1965).
Son cytoplasme granuleux ou spongieux, contient de nombreux organites: des mitochondries, du
réticulum endoplasmique rugueux et réticulum endoplasmique lisse, des ribosomes libres ou
groupés en polysomes, un appareil de golgi, des lysosomes, des peroxysomes. En plus des
organites, la cellule contient, du glycogène, des lipides et des pigments (biliaires et lipofuschine)
(Banks, 1981).
La membrane plasmique de l’hépatocyte montre des spécialisations en certains points. Au pôle
vasculaire, on note la présence de très nombreuses microvillosités faisant saillie à la surface de la
cellule dans l’espace de Disse, ce dernier étant compris entre l’hépatocyte et l’endothélium des
sinusoïdes. Au pôle biliaire, les membranes de deux cellules contiguës sont en contact l’une avec
l’autre sauf au niveau d’une sorte de gouttière, le canalicule biliaire.
Les sinusoïdes hépatiques : situés entre les lames hépatocytaires, ils sont anastomosés et
forment un vaste réseau interposé entre la veine porte et la veine sus hépatique
(centrolobulaire) (Branca, 1921). Leur paroi est dépourvue de lame basale et contient
trois types de cellules.
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- Les cellules endothéliales typiques non jointives qui filtrent le sang et endocytent de petites
molécules.
- Les cellules de Kûppfer volumineuses et étoilées se caractérisent par une activité phagocytaire
importante (phagocytose des pigments, des produits de dégradation des globules rouges), et
interviennent dans le métabolisme du fer (Grau et Walter, 1971; Dessy Doise, 1992; Reith et
Ross, 1965; Branca, 1921; Legrand et Carlier, 1986; Bacon et Niles, 1983).
- Les cellules I.T.O (Fat-Storing Cell.), situées dans l’espace de Diss, n’ont aucun rôle
macrophagique, on leur attribue un rôle dans le stockage de la vit A (Dessy Doise, 1992).
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IV. HISTOLOGIE DE LA VESICULE BILIAIRE
La vésicule biliaire est une formation ampullaire située sur le canal cystique, elle accumule la
bille sécrétée de façon continue par les hépatocytes, elle condense la bille en réabsorbant l’eau et
les électrolytes. Elle expulse la bille vers l’intestin.
La vue inférieure du foie permet de voir la vésicule biliaire, ce réservoir membraneux verdâtre,
situé dans la fossette cystique, présente le canal cystique, qui le raccorde au canal cholédoque.
La Structure histologique peut être décrire en trois zones.
IV.1. La muqueuse
Est recouverte d’un épithélium qui projette des plis dans la lumière qui s’effacent avec la
réplétion de ce sac. Ce système de plis peut provoquer des invaginations profondes atteignant la
muqueuse et que l’on a pu confondre avec des glandes.
L’épithélium de revêtement est constitué de hautes cellules prismatiques avec un direct plateau
strié au pôle apical correspondant à de courtes microvillosités moins systématiquement orientées
que dans l’entérocyte.
Le pôle basal de la cellule est plus étroit, il n’y a pas de cellules caliciformes. Le chorion sous-
jacent est caractérisé par l’abondance de vaisseaux sanguins et lymphatiques, il n’y a pas de
glandes dans cette muqueuse sauf au niveau de la zone juxta cystique où elle secrète du mucus.
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IV.2 La musculeuse
Est un système peu épais irrégulier formé de fibres musculaires lisses dont les minces faisceaux
d’orientation diverses sont séparés par du tissu fibro-élastique et vasculaire.
IV.3. L’adventice
Est riche en vaisseaux sanguins et lymphatiques, en faisceaux de fibres nerveuses, en fibres
conjonctivo-collagènes et élastiques avec des fibroblastes et des cellules adipeuses. Dans la zone
fusionnée au foie le tissu conjonctif se continu avec le tissu conjonctif inter-lobulaire, ailleurs il
est doublé à l’extérieur par le péritoine.
V. HISTOLOGIE DU PANCREAS
Le pancréas est une glande mixte ayant des fonctions exocrine et endocrine. Le pancréas
exocrine secrète un liquide alcalin ayant un rôle tampon, riche en enzymes qui gagne le
duodénum par le canal de Wirsung. La libération des enzymes et du liquide alcalin est
discontinue et sous contrôle d'hormones secrétées par les cellules du système APUD de
l’épithélium de surface de la muqueuse digestive.
Le pancréas endocrine est composé d'amas cellulaires constitués de cordons richement
vascularisés, de cellules endocrines, les îlots de Langerhans.
Le pancréas est une glande composée comprenant deux types de tissus glandulaires, exocrine et
endocrine.
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Le pancréas exocrine qui constitue la majeure partie de la glande tubulo-alvéolaire à sécrétion
séreuse. La glande est divisée en lobules par des travées de tissu conjonctif. Chaque acinus est
composé de cellules situées au centre de 1'acinus, les cellules centro-acineuses forment les
canaux les plus petits de la glande.
Le pancréas endocrine est compose de petits amas sphériques de cellules, les îlots de langerhans
qui contiennent de nombreux capillaires. Ces îlots sont disposés au hasard au sein des acini
séreux pancréatiques.
V.1. Architecture générale
Le pancréas est une glande lobulée limitée par une mince et discrète capsule conjonctive qui
émet à l’intérieur des cloisons conjonctives grêles divisant la masse de parenchyme glandulaire
en lobules cunéiformes. Les carrefours conjonctifs denses se trouvant entre les lobules
(carrefours extra lobulaires) contiennent les vaisseaux sanguins et lymphatiques, les nerfs et les
plexus nerveux périlobulaires dont les éléments proviennent du plexus cœliaque. De ces
carrefours inter lobulaires partent des cloisons qui séparent les lobules et qui envoient vers ces
lobules de fines fibres conjonctives ( de collagènes et de réticuline} avec des capillaires sanguins
(il n'y a pas de capillaires lymphatiques dans les lobules, la lymphe circule librement dans les
espaces conjonctifs).
Ces cloisons inter lobulaires sont riches en capillaires peracineux, en adipocytes et en quelques
points lymphoïdes et en tissu conjonctif lâche.
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V.2. Structure histologique
V.2.1. Le lobule pancréatique
Il est formé du tissu glandulaire exocrine au sein duquel se trouve les îlots de cellules endocrines.
Le tissu exocrine est constitué, comme les glandes séreuses pures, de la juxtaposition d’unités
fonctionnelles qui sont les acini pancréatiques serrés les uns contre les autres. Ces acini sont
pédiculés par de petits canaux excréteurs, les canaux intercalaires homologues des passages de
Boll (espace formé par le canal intercalaire de la glande salivaire de la parotide) et drainent les
produits de sécrétion vers les canaux intra lobulaires. Ceux-ci à leur tour, déversent dans les
canaux inter lobulaires, la sécrétion exocrine du lobule.
Le lobule pancréatique : 1- portion pancréas exocrine, 2- îlots de Langerhans
V.2.2. Acinus pancréatique
Il a une forme arrondie souvent assez allongée, il est formé par une seule couche de cellules
épithéliales pyramidales reposant sur une lame basale sans interposition de cellules
myoépithéliales convergeant vers une lumière centrale.
La taille de celle-ci varie avec le stade fonctionnel de la glande : petite au repos et difficile
àobserver et elle est distendue par les produits de sécrétion en période d'activité.
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V.2.2.1. Cellule acineuse
C’est une cellule séreuse typique dont les caractères indiquent son intense activité élaboratrice.
Elle a une forme pyramidale à sommet arrondi bombant discrètement dans la lumière ; sa partie
basale, plus large, repose sur la membrane basale. Elle présente un noyau arrondi et fortement
nucléolé, le cytoplasme à leur pôle basal est relativement homogène, alors qu'au pôle apical il
contient des grains de zymogène. Ces granulations sécrétoires caractérisant cette région sus
nucléaire et lorsqu'elles sont très abondantes, elles viennent occuper les régions latérales du
noyau, leur taille est de 1'ordre de 0,6 à 0,8µ, elles sont arrondies, denses, acidophiles,
réfringentes et de nombre variable avec le stade fonctionnel de la cellule, les grains de zymogène
sont riches en enzymes protéolytiques qui agissent à divers moments du catabolisme des
protéines les dégradant au niveau de 1'intestin grêle.
Dans la lumière de l’acinus pancréatique se trouve quelques cellules spéciales les cellules
centro-acineuses qui constituent les débuts des canaux excréteurs (les plus petits de la glande)
ceux-ci se drainent dans les canaux intercalaires puis intra lobulaires et inter lobulaires. Le canal
de Wirsung reçoit la sécrétion des canaux inter lobulaires.
Le lobule pancréatique: 1- acinus, 2- canal excréteur
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V.2.2.2. Les cellules Centro-acineuses
Elles sont situées dans la lumière du cul de sac glandulaire, aplaties ou fusiformes allongées
parallèlement au grand axe de l'acinus, elles émettent des expansions filiformes qui pénètrent
entre les cellules acineuses et allant même s’implanter sur la lame basale et prolongeant les
canaux intercalaires jusque dans la cavité sécrétante sans atteindre le fond de celle-ci. Elles sont
claires homogènes leur noyau est dépourvu de nucléole mais il est chargé de fines granulations
de chromatine. On reconnaît les cellules centro - acineuses d'une part par leur localisation et
d'autre part par 1'aspect pâle de leur noyau.
VI.2.4. Les canaux excréteurs
VI.2.4.1. Canaux intercalaires : pédiculisent les acini, ce sont les homologues du passage de
Boll de la glande salivaire séreuse, ils sont d'une grande finesse. Ces canaux se continuent dans
la lumière de l’acinus sous forme de cellules centro- acineuses.
VI.2.4.2. Canaux intra lobulaires : sont formés d'un épithélium cubique bas qui repose sur une
membrane basale. Ils sont beaucoup plus rares que dans les glandes séreuses salivaires.
VI.2.4.3. Canaux interlobulaires : ont un épithélium cubique et leur calibre est plus important
que celui des précédents.
VI.2.4.4. Les conduits excréteurs principaux : reçoivent les produits d’élaboration drainés par
les précédents.
Le pancréas communique avec le duodénum par un canal large et un conduit plus étroit (qui se
jette souvent dans le premier avant d'arriver à l’abouchement intestinal).
• Le canal de Wirsung
Commence an niveau de pancréas et pendant son trajet reçoit de nombreuses branches
accessoires (inter lobulaires) augmentant ainsi la taille au fur et à mesure qu'il s'approche du
duodénum.
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• Le conduit accessoire
C'est le canal de Santorini de 6cm environ, se trouve au-dessus du précèdent, il s'abouche àcelui-
ci plus rarement débouche isolement dans le duodénum.
Ces conduits excréteurs principaux sont tapissés par un épithélium prismatique, souvent àplateau
strié unistratifié dans lequel on peut trouver des cellules caliciformes et chromo argentaffine
(origine intestinale entodermique).
Les canaux excréteurs
VI.2.5. Les ilots de Langerhans
Ce sont des amas cellulaires volumineux de 200 à 300 µm arrondis dissémines entre les acini
séreux et richement vascularisées et entourées par des fibres de réticuline.
Les îlots de Langerhans contiennent 5 types de cellules que l’on ne distingue que grâce à des
colorations spéciales ce sont :
- les cellules α ou (A) secrétant le glucagon (augmentent la glycémie).
- les cellules B ou (B) qui synthétisent 1'insuline (diminuent la glycémie).
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- les cellules G produisant la gastrine (stimulent la sécrétion d'HCL par les cellules pariétales de
I ‘estomac).
- Les cellules δ ou (D) qui secrètent la somatostatine qui inhibe la section d’hormones par les
cellules voisines.
- Les cellules PP s’écrêtant le peptide pancréatique qui inhibe les secrétions du pancréas
exocrine. Les îlots de Langerhans varient de taille et de nombre selon les diverses parties de la
glande et des individus
- Les cellules B (65-80%) : ce sont les plus nombreuses et sont reconnaissables à la présence de,
grains de sécrétion dont le centre dense est entouré par une zone claire.
Les ilots de Langerhans : 1-les cellules alpha
2- les cellules bêta, 3-la portion exocrine, 4- capsule conjonctive.
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CONCLUSION
L'histologie des organes digestifs annexes constitue un domaine d'étude essentiel en biologie et
en médecine, car elle permet de comprendre les structures microscopiques impliquées dans la
digestion, le métabolisme et l'homéostasie de l'organisme. Le foie, le pancréas et les glandes
salivaires possèdent chacun une architecture cellulaire hautement spécialisée, adaptée à leurs
fonctions respectives. L'organisation lobulaire du foie, avec ses hépatocytes et son réseau
sinusoïdal, illustre l'importance de cet organe dans la filtration du sang, la production de bile et la
régulation métabolique. De même, la dualité fonctionnelle du pancréas, combinant une activité
exocrine digestive et une activité endocrinienne régulatrice de la glycémie, témoigne de sa
complexité physiologique.L'analyse histologique de ces organes est un outil de diagnostic
fondamental, permettant d'identifier les modifications pathologiques pouvant survivre au cours
de diverses affections, telles que la cirrhose du foie, le cancer du pancréas ou les maladies auto-
immunes touchant les glandes salivaires. L'utilisation de techniques de coloration histologique,
d'immunohistochimie et de microscopie électronique a considérablement amélioré notre
compréhension des mécanismes cellulaires et moléculaires qui régissent ces organes. Par
exemple, les altérations des hépatocytes en réponse à des agressions toxiques ou infectieuses, la
destruction des îlots de Langerhans dans le diabète de type 1, ou encore l'hyperplasie des canaux
biliaires dans certaines cholestases sont autant de manifestations histopathologiques identifiables
grâce aux avancées en microscopie.
En conclusion, l'histologie des organes digestifs annexes constitue une discipline clé dans la
compréhension des fonctions digestives et métaboliques, avec des implications majeures en
médecine clinique et en recherche biomédicale. Les récents progrès en imagerie cellulaire et en
biologie moléculaire ouvrent de nouvelles perspectives pour la détection précoce des maladies, le
développement de thérapies ciblées et l'amélioration des stratégies de transplantation hépatique
et pancréatique.
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