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Ses Chap 5

Le document aborde la définition et la mesure du chômage, ainsi que ses différentes formes, notamment le sous-emploi et le chômage structurel. Il examine les sources du chômage, y compris les problèmes d'appariement et les asymétries d'information, ainsi que l'impact des institutions sur le marché du travail. Enfin, il présente les politiques visant à lutter contre le chômage, telles que le soutien à la demande globale et les politiques de formation.

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Ses Chap 5

Le document aborde la définition et la mesure du chômage, ainsi que ses différentes formes, notamment le sous-emploi et le chômage structurel. Il examine les sources du chômage, y compris les problèmes d'appariement et les asymétries d'information, ainsi que l'impact des institutions sur le marché du travail. Enfin, il présente les politiques visant à lutter contre le chômage, telles que le soutien à la demande globale et les politiques de formation.

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Thème Comment lutter contre le chômage ?

Objectif

- Savoir définir le chômage et le sous-emploi et connaître les indicateurs de taux de chômage et de taux d’emploi.
- Comprendre que les problèmes d’appariements (frictions, inadéquations spatiales et de qualifications) et les
asymétries d’information (salaire d’efficience) sont des sources de chômage structurel.
- Comprendre les effets (positifs ou négatifs) des institutions sur le chômage structurel (notamment salaire
minimum et règles de protection de l'emploi).
- Comprendre les effets des fluctuations de l’activité économique sur le chômage conjoncturel.
- Connaître les principales politiques mises en œuvre pour lutter contre le chômage : politiques
macroéconomiques de soutien de la demande globale, politiques d’allégement du coût du travail, politiques de
formation et politiques de flexibilisation pour lutter contre les rigidités du marché du travail

Lexique

Taux d’emploi : rapport entre la population active occupée et la population en âge de travailler.

Chômage : situation d’un individu sans emploi qui en recherche un.

Taux de chômage : rapport entre le nombre de chômeurs et la population active.

Sous-emploi : situation d’un individu qui travaille involontairement une durée inférieure à celle souhaitée.

Chômage structurel : chômage indépendant des fluctuations de l’activité économique, lié aux rigidités du marché du travail,
à des problèmes d’appariement et aux asymétries d’information.

Marché du travail : lieu de rencontre entre l’offre et la demande de travail.

Institutions : règles qui encadrent les relations d’emploi.

Salaire minimum : salaire-plancher en dessous duquel un actif occupé ne peut pas être rémunéré. Protection de l’emploi :
règles régissant les contrats de travail (plus particulièrement les modalités d’embauche et de licenciement).

Appariement : adéquation de l’offre et de la demande de travail.

Frictions : délais nécessaires à la personne en recherche d’emploi pour trouver un emploi et à l’employeur pour pourvoir un
poste.

Inadéquations spatiales : inadéquations entre les personnes ayant les qualifications nécessaires et la localisation des
postes disponibles.

Inadéquations de qualifications : inadéquations entre la qualification des individus et celle requise pour les emplois.

Asymétries d’information : situation dans laquelle l'offreur ou le demandeur dispose d’informations que l’autre n’a pas.

Salaire d’efficience : salaire supérieur au salaire d'équilibre du marché du travail pour attirer des candidats à l’embauche
productifs et inciter les salariés à fournir les efforts attendus.

Chômage conjoncturel : chômage dû aux fluctuations de l’activité économique, elles-mêmes liées à des chocs d’offre ou de
demande.

Politiques macroéconomiques : politiques visant à réguler l’activité économique à court terme en agissant sur les grands
agrégats.

Coût du travail : somme des rémunérations nettes perçues par les salariés, des cotisations sociales salariales et patronales

Politiques de flexibilisation : politiques visant à réduire les rigidités du marché du travail pour permettre aux producteurs
de mieux ajuster l’emploi à la conjoncture.

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Politiques de formation : politiques visant à améliorer l’adéquation entre la qualification des individus et celle des emplois.

Plan

Introduction

I. Définir et mesurer le chômage Problématique


Comment définir et mesurer le chômage ?
A) Les indicateurs statistiques
B) Les difficultés liées à l’emploi ne se limitent pas au chômage

II. La gestion du travail par le marché Problématique


Pourquoi peut-on parler d’un « marché » du travail ?
A) Selon les économistes néoclassiques, le travail peut faire l’objet d'une régulation marchande
B) Les mécanismes de marché peuvent assurer l’équilibre entre l’offre et la demande

III. Les sources du chômage


Problématique Comment expliquer l’existence du chômage ?
A) Les sources du chômage structurel
A1 Les problèmes d’appariement
III.1.1.1 L’inadéquation de l’offre et de la demande
III.1.1.2 Le chômage frictionnel.
A2 Le salaire d’efficience
A3 Les effets des institutions sur le marché
III.1.3.1 Les institutions limitent les variations des prix (salaires)
III.1.3.2 Les institutions limitent les variations des quantités
B) L'origine du chômage conjoncturel

IV. Les politiques de lutte contre le chômage

Problématique Quelles politiques permettent de réduire le chômage ?


A) Le soutien à la demande globale permet de lutter contre le chômage conjoncturel
B) Les politiques de lutte contre le chômage structurel
B1 Les politiques d’allègement du coût du travail
B2 Les politiques de formation
B3 Les politiques de flexibilisation du marché du travail

Introduction

En France, la question du chômage et de l’emploi est au cœur du débat politique contemporain. Ainsi, François Hollande
avait promis « d’inverser la courbe du chômage », c’est-à-dire d’arrêter sa progression afin de le réduire. Emmanuel
Macron quant à lui s’était fixé lors de l’élection des objectifs chiffres : 7% de chômeurs en 2022 (contre 9,5%) en 2019.
L’importance accordée à cette question s’explique notamment par le processus de salarisation notamment dans ce que
nous avons vu dans le chapitre sur la structure sociale. La proportion de salariés en France a beaucoup augmenté au cours
du XXe siècle, tandis que celles d’indépendants comme les artisans, commerçants et chefs d’entreprises s’est réduite. Les
Français sont donc dans leur majorité concernés par les questions liées à l’emploi.

[Link]

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I. Définir et mesurer le chômage Problématique

Comment définir et mesurer le chômage ?

A) Les indicateurs statistiques

Document : vidéo dessine – moi l’éco : comment mesure –t- on le chômage ?

Document : vidéo comparer le taux d’emploi et le taux d’activité.

Questions :

1 - Qui fait partie de la population inactive ?

2- Un chômeur est-il actif ou inactif ?

3 - Parmi ces personnes, quelles sont celles qui font partie de la population inactive, de la population active ?

a. Samia, 30 ans, est mère au foyer ;

b. Samuel, 42 ans, est au chômage depuis trois mois ;

c. Gilles 50 ans est invalide après un grave accident de la route ;

d. Mario, 5 ans, va à l’école maternelle ; e. Fleur, 22 ans, poursuit des études de droit ;

e. Margot, 35 ans, est professeure des écoles.

3 - Calculez le taux d’emploi et le taux de chômage à l’aide des données du schéma.

 Au sein de la population, on peut distinguer trois catégories d’individus :

• Ceux qui occupent un emploi

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• Ceux qui n’en occupent pas mais sont disponibles pour en occuper un et en recherchent un, ce sont les chômeurs

• Ceux qui n’en occupent pas mais n'en recherchent pas, il s’agit des inactifs (étudiants, retraités, enfants…).

Déf. Chômage : ensemble des individus privés d’un emploi, en recherchant un et disponibles pour en occuper un. Les
individus qui occupent un emploi ainsi que les chômeurs forment ensemble la population active.

Deux indicateurs statistiques sont fréquemment utilisés pour mesurer l’importance de chaque catégorie :

• Le taux de chômage qui désigne la proportion d’individus chômeurs parmi les actifs • Le taux d’emploi qui désigne la
proportion d’individus en emploi parmi la population en âge de travailler (en général 15-64 ans) ou dans une population
spécifique ([Link]. les 18-25 ans).

Attention : le jour du bac, des calculs ne peuvent pas vous être demandés. Cependant, ces formules sont à connaître car elles
ont des implications sur la manière de lire les chiffres.

[Link]. un taux de chômage de 8% signifie que 8% des actifs (et non pas des Français !) sont au chômage.

B) Les difficultés liées à l’emploi ne se limitent pas au chômage

Vidéo : France TV : « Doubs : l’inquiétude des salariés de Peugeot, au chômage technique » Document : Population en âge
de travailler, sous-emploi et halo autour du chômage en 2018 en France (en milliers)

Questions :

1- Quel est le risque pesant sur les salariés de Peugeot en chômage technique si celui-ci se prolonge ?
2- Quel point commun et quelles différences existe-t-il entre une personne qui fait partie du halo autour du
chômage et une personne au chômage ?
3- Montrez que la mesure du chômage est relative ;

POPULATION EN ÂGE DE TRAVAILLER (personnes de 15 à 64 ans) : 40 924

POPULATION ACTIVE: 29 438 POPULATION INACTIVE : 11 486


(hors - de 15 ans, + de 65 ans)

ACTIFS AYANT UN EMPLOI : INACTIFS HORS HALO : 9864


26 745

DONT EN SOUS-EMPLOI : 1 614


HALO AUTOUR DU CHÔMAGE : 1 622
CHÔMEURS:
2 693

Le sous-emploi comprend des personnes qui ont


un emploi et qui travaillent involontairement
moins que ce qu’elles souhaitent : Le halo autour du chômage est composé de personnes sans emploi
des personnes travaillant à « temps partiel subi qui ne sont pas considérées comme chômeurs au sens du BIT, mais
» : elles ont un emploi à temps partiel mais dont la situation s’en rapproche. Ces personnes déclarent souhaiter

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souhaitent travailler davantage et sont travailler ou rechercher un emploi, mais elles ne sont pas
disponibles pour le faire, qu’elles recherchent ou disponibles dans les quinze jours pour occuper un emploi (par
non un emploi ; exemple elles suivent une formation, ont des problèmes de santé
• les personnes à temps complet ou partiel qui ou doivent s’occuper de leurs enfants) ; • et/ou n’ont pas fait de
ont involontairement travaillé moins que démarche active de recherche d’emploi au cours des quatre
d’habitude (pour des raisons de chômage dernières semaines.
technique1, mauvais temps, réduction Sources : Insee en bref, « Pour comprendre... la mesure du chômage
saisonnière d’activité...). » (mai 2016) ; Insee enquête emploi 2018.
1.
Dit aussi chômage partiel : motivé par des
raisons économiques, il peut prendre la forme
d’une baisse de la durée hebdomadaire du travail
ou d'une fermeture temporaire de fout ou partie
de l’entreprise. Le salarié qui subit une perte de
salaire reçoit une indemnité correspondant à 70
% de sa rémunération brute horaire.

Questions :

Qu’est-ce qu’une situation de sous-emploi ?

Calculez le taux de sous- emploi en France en 2018 (part du sous-emploi dans l’emploi total en %) et donnez la signification
du résultat obtenu.

Parmi les cas suivants, lesquels relèvent du sous-emploi ?

a. Karima, cadre dans une banque a travaillé 35 heures par semaine tout au long de l’année ;

b. Pauline, caissière de supermarché, travaille 20 heures par semaine et souhaiterait travailler 35 heures ;

c. Pendant trois jours de canicule, Louis, couvreur, est exempté de travail l’après-midi ;

d. Bakary a choisi de travailler à temps partiel pour s’occuper de ses enfants ;

Le chômage peut être considéré comme un problème d’un point de vue économique puisqu’il prive des individus d’un
travail alors même qu’ils seraient disposés à en occuper un.

Les problèmes concernant l'emploi existent aussi chez ceux qui occupent un emploi, il s'agit alors du sous-emploi. Une
partie des actifs occupant un emploi souhaiteraient travailler davantage mais n'en ont pas la possibilité. C’est le cas par
exemple des individus qui travaillent à temps partiel (moins de 35 heures par semaine) parce qu’ils ne trouvent pas
d’emploi à temps complet. Chez les inactifs, on peut enfin évoquer le problème du halo du chômage. Des individus sont
comptabilisés comme inactifs, alors même qu'ils désireraient occuper un emploi. En effet, pour être comptabilisé comme
chômeur selon l’INSEE il faut ne pas avoir d’emploi, en rechercher un et être disponible sous 15 jours pour en occuper un.
D’anciens chômeurs découragés (et qui ont donc cessé de rechercher un emploi) ou non disponibles à cause de problèmes
de santé, de responsabilités familiales (garde des enfants) ne seront donc pas comptabilités comme chômeurs mais inactifs.

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Taux d’emploi = x 100 Population en emploi /Population en âge de travailler

Taux de chômage = x 100 Nombre de chômeurs /Nombre d'actifs

Déf. Sous-emploi : ensemble des individus occupant un emploi mais qui désireraient travailler davantage. Il s’agit
principalement d'individus occupant des emplois à temps partiel (-de 35h).

II. La gestion du travail par le marché

Problématique : pourquoi peut-on parler d’un « marché » du travail ?

A) Selon les économistes néoclassiques, le travail peut faire l’objet d'une régulation marchande

Déf. On parle de marché pour désigner un lieu fictif ou réel dans lequel la confrontation d’une offre et d’une demande fait
émerger un prix permettant des échanges.

Selon les économistes néoclassiques, le travail est une marchandise comme une autre, qui fait l’objet d’une offre, d’une
demande et d’un prix (le salaire). Dès lors, on peut parler d’un véritable marché où : L’offre de travail correspond aux
individus qui recherchent ou occupent un emploi.

La demande de travail correspond aux employeurs qui souhaitent recruter.

Le prix au taux de salaire, c’est-à-dire au salaire pour une heure de travail La quantité au nombre d’heures travaillés.

B) Les mécanismes de marché peuvent assurer l’équilibre entre l’offre et la demande

Comme sur tout marché, les variations du prix permettent d’arriver à une situation d’équilibre ou l’offre est égale à la
demande.

Ici, c’est donc les variations du salaire qui permettront à toute offre et demande de travail d’être satisfaite (et inversement).

Comment réagissent l’offre et la demande aux variations du taux de salaire ?

Offre Demande
Les travailleurs doivent choisir : ils peuvent utiliser leur temps Les employeurs achètent du travail pour produire des
pour travailler ou se reposer (loisirs). Un taux de salaire élevé biens et des services. Le salaire est donc un coût du
incite les individus à travailler davantage. C’est ce qui point de vue de la demande qui vient réduire les
explique que la courbe d’offre soit croissante. Ex : j’accepterai profits. Cela explique que la courbe d’offre soit
davantage d’aider un voisin qui a besoin d'aide pour ses décroissante : plus le salaire est élevé, plus le travail est
devoirs s’il me paie 30€/ heure que 2€/heure « cher » et donc la demande diminue.

Diaporama 3

Graphiquement, le marché du travail peut donc être représenté ainsi :

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En principe, le taux de salaire réel se fixe au niveau d’équilibre.

En effet :

• Si le taux de salaire était plus élevé que l’équilibre, alors il y aurait trop d’offre de travail par rapport à la demande, c’est-
à-dire qu’il y aurait du chômage. Les employeurs peuvent tirer partie de la situation et proposer des salaires plus faibles. La
diminution des salaires permet progressivement d'atteindre l'équilibre où le chômage disparaît.

• Si le taux de salaire était trop faible, alors il y aurait trop de demande de travail par rapport à l’offre. Les employeurs ne
trouvent pas de travailleurs à embaucher, ils sont alors prêts à offrir des salaires plus élevés. La hausse du taux de salaire
réel provoque une hausse du nombre d’offreurs et une baisse du nombre de demandeurs jusqu’à l’équilibre. Le marché
parvient ainsi à l’équilibre.

• Les déséquilibres (Offre > Demande ou Demande > Offre) sont possibles mais ils sont selon les néoclassiques transitoires
puisque le marché revient toujours à l’équilibre. Par exemple, si soudainement plusieurs entreprises font faillite, la
demande de travail diminue et il peut y avoir du chômage. La baisse progressive des salaires devrait ensuite permettre un
retour à l’équilibre après plusieurs semaines ou plusieurs mois.

III. Les sources du chômage

Problématique : Comment expliquer l’existence du chômage ?

Selon le modèle néoclassique, les mécanismes de marché devraient faire disparaître le chômage. Pourtant ce n’est passe
cas.

Dans un premier temps, on cherchera à expliquer pourquoi le taux de chômage descend rarement en-deçà d’un certain
seuil. En particulier, on n’observe jamais de taux de chômage de 0%.

Dans un second temps, on notera que le taux de chômage peut connaître des variations importantes à court terme et
moyen terme.

A) Les sources du chômage structurel

Déf. Chômage structurel : chômage qui n’est pas lié aux fluctuations de l’activité économique. (par ex de la croissance)

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Il est donc lié aux caractéristiques du marché du travail et se maintient même lorsque la croissance est forte. On peut
relever trois principales sources de chômage structurel.

A1 Les problèmes d’appariement

On parle de problèmes d’appariement lorsqu’il existe une offre et une demande non satisfaites sans que le marché ne
parvienne à les mettre en relation.

Document : Le chômage d’appariement

Le chômage structurel peut être expliqué par le


processus d’appariement entre l'offre et la demande
de travail. Ainsi, des chômeurs peuvent ne pas
trouver de travail alors que des entreprises disposent
d'emplois vacants. [ …]
La courbe de Beveridge1 [offre] une représentation
graphique de la relation négative entre le taux de
chômage et le taux d'emplois vacants2. L'économie
connaît un flux permanent de création et de
destruction d’emplois. [...] Mais le processus
d'appariement des travailleurs et des emplois n’est
pas instantané. La position sur la courbe est un
indicateur de la situation conjoncturelle de
l’économie : lorsque la conjoncture est bonne, le
chômage est faible et le taux d’emplois vacants est Questions
élevé ; inversement lors d'une conjoncture 1 – Cherchez un synonyme du terme appariement dans le
défavorable. La courbe renseigne aussi sur le texte.
fonctionnement du marché du travail. Ainsi, un 2 - Faites une phrase avec les points A et B pour montrer la
éloignement de la courbe de l'origine indique une relation que la courbe de Beveridge met en évidence.
dégradation de l'adéquation entre l'offre et la Laquelle des deux courbes représente une situation plus
demande [de travail] : pour un même taux d'emplois favorable ? Justifiez à l’aide des points A et C.
vacants, il y a un taux de chômage plus élevé. 3 -Expliquez la phrase soulignée à l’aide du graphique.
Pierre-André Corpron (dir.), Économie, Sociologie et
Histoire du monde contemporain
1
Du nom de Lord William Beveridge, économiste et
homme politique britannique (1879-1963).
2
Le taux d’emplois vacants est la part des emplois
vacants (inoccupés) parmi le total des emplois
(emplois occupés et emplois vacants).

A.1.1 L’inadéquation de l’offre et de la demande

Le modèle néoclassique suppose qu’il existe un marché du travail qui respecte les conditions de la concurrence pure et
parfaite. On retrouve notamment l’homogénéité, qui suppose que le travail demandé ou offert sur le marché est
strictement identique et interchangeable. Or cette condition n’est pas respectée. Le travail d’un menuisier n’est pas
équivalent à celui d’un boucher, celui d’un individu qualifié diffère de celui d’un non qualifié etc. Il se peut alors que l’offre
de travail des chômeurs ne soit pas adaptée à la demande qui émane des entreprises. C’est par exemple le cas si leur niveau
de qualification ou leur lieu de résidence ne leur permet pas d’occuper les emplois disponibles. Dans ce cas, ces individus
peuvent rester durablement au chômage alors même que certaines entreprises ne parviennent pas à recruter.

A.1.2 Le chômage frictionnel

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Le modèle néoclassique suppose la transparence du marché. Toute l’information sur les travailleurs et les emplois
disponibles devrait être facilement accessible. Cela devrait permettre à chaque salarié qui quitte un emploi d’en trouver
immédiatement un autre.

Déf. Chômage frictionnel : chômage lié aux délais nécessaires pour que les travailleurs passent d’un emploi à l’autre. Or,
dans la pratique ce n’est pas le cas. Les recruteurs reçoivent plusieurs candidatures et rencontrent différents individus avant
de pouvoir décider de la personne la plus adaptée. Pour le travailleur, la recherche d’un emploi nécessite de faire des
recherches pour connaître les emplois disponibles et y postuler. Même en période de croissance, ce processus prend du
temps. Pendant toute cette période de recherche d’emploi, l’individu est alors considéré comme chômeur.

Complétez avec les termes suivants : appariement, frictions, structurel, spatiale, inadéquations.

… Inadéquation … … de qualification

Problèmes d’ ….

Chômage

A2 Le salaire d’efficience

La transparence du marché suppose qu’offreurs et demandeurs de travail disposent du même niveau d’information
concernant le bien ou service échangé. Or, on est ici en situation d’asymétrie d’information car le recruteur ne peut
connaître avec certitude la motivation et les compétences de ses salariés. Selon la théorie du salaire d’efficience, afin
d’inciter les salariés à être plus productifs.

Vidéo : Vox pop (Arte) : « salaire d’efficience : l’exemple d’une brasserie britannique »
Questions :
1 - Pourquoi l’employeur subit-il un risque d’aléa moral ?
2 - Comment la brasserie britannique surmonte-t-elle ce risque ?
3 - Pourquoi le salarié de la brasserie, Mickaël, a-t-il intérêt à être productif?
4 - Pourquoi la brasserie réduit-elle aussi les coûts de rotation (coûts liés à la nécessité de recruter en
cas de licenciements et de départs volontaires des salariés) de la main-d’œuvre ?

Vidéo [Link]

Rappel : la productivité est une mesure de l’efficacité. Elle se calcule en divisant la production par la 1 quantité de facteurs
de production.

Les salariés sont plus productifs lorsqu’ils produisent plus de richesses. L’employeur a intérêt à proposer des salaires plus
élevé qu’ailleurs (et donc au-dessus du niveau du marché). En effet, les salariés savent que s’ils ne sont pas assez productifs,
ils prennent le risque de perdre leur emploi et de ne pas en retrouver un autre qui soit aussi bien payé. Ce comportement a
pour conséquence que le taux de salaire proposé par les employeurs est en pratique supérieur à celui d’équilibre : cela crée
du chômage. Pour le faire disparaître il faudrait baisser les salaires mais les employeurs ne le font pas de peur car la
motivation et la productivité de leurs salariés diminuerait. Il est donc rationnel de les conserver à un niveau plus élevé.

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Déf. Asymétrie d’information : situation dans laquelle tous les agents économiques ne disposent pas des mêmes
informations concernant le bien ou service échangé. Déf. Salaire d'efficience : théorie selon laquelle les employeurs sont
rationnellement incités à fixer des salaires plus élevés que le salaire d’équilibre afin d’augmenter la productivité du travail.

+ Diaporama (10 ; 11 ; 12)

A.3 Les effets des institutions sur le marché

Déf. Institution : en économie, il s’agit de l’ensemble des règles, des lois et des habitudes qui contraignent les interactions
entre les individus. Tout marché repose sur des institutions. Celles qui encadrent le fonctionnement du marché du travail
sont le fruit d’une longue histoire, propre à chaque pays. Elles ont des effets sur le fonctionnement du marché du travail.

A.3.1 Les institutions limitent les variations des prix (salaires)

Les institutions peuvent limiter les variations de salaires. On peut ici évoquer le cas du salaire minimum.

Diaporama (8 )

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Si ce salaire minimum est supérieur au salaire d’équilibre, alors il y peut provoquer du chômage.
Dans le modèle néoclassique, pour que ce chômage disparaisse il faudrait que les salaires diminuent
mais la loi l’interdit. En France, le salaire minimum s’appelle
S M I C ( S a l a i r e M i n i m u m Interprofessionnel de Croissance).
Pour autant, le salaire minimum s’il est inférieur au salaire d’équilibre n’a pas d’effet négatif. Au
contraire, en augmentant le niveau de rémunération, il peut attirer de nouveaux travailleurs sur le
marché du travail, qui occuperont les emplois disponibles qui ne trouvaient pas de candidats
auparavant.

Déf. Salaire minimum : montant minimum légal auquel un salarié peut être rémunéré. La loi interdit de plus à un
employeur de diminuer les salaires de ses travailleurs, à moins d’obtenir leur accord. Si les salaires ne peuvent baisser, alors
les situations de déséquilibre sur le marché du travail peuvent être durables.

A.3.2 Les institutions limitent les variations des quantités

En France, le droit du travail encadre fortement les licenciements. Un employeur ne peut mettre fin à un CDI (Contrat à
Durée Indéterminée) que dans un nombre limité de situations : faute professionnelle du salariés, difficulté économique etc.
Sur le marché du travail, la demande ne peut donc pas varier librement : un CDI engage l’employeur pour une durée «
indéterminée ». Les effets de la protection de l’emploi sur le chômage sont ambiguës. Les entreprises affirment que cela
nuit aux recrutements : comme elles ne peuvent licencier les salariés, elles n’ont pas de « droit à l’erreur » et vont
davantage hésiter avant de recruter quelqu’un. Dans la pratique, les économistes observent qu’elles vont aussi privilégier
les recrutements avec des contrats précaires comme les CDDs (Contrat à Durée Déterminée), l’intérim etc.

Cependant, ces lois protègent les salariés du risque de perdre leur emploi. Elles peuvent également limiter le chômage,
notamment en temps de crise. Ainsi, aux Etats-Unis, où les employeurs peuvent librement licencier leurs salariés, le
chômage a explosé suite au COVID-19 passant de 3,5% en Février 2020 à 14,7% en Juin 2020 (ce taux a diminué depuis). En
France, où l’emploi est protégé, le chômage n’a augmenté que de 0,9 point de pourcentage entre le 4e trimestre 2019
(8,1%) et le 3e trimestre 2020 (9%).

Les institutions ont des effets favorables et défavorables sur le chômage structurel.

Effet sur le chômage Effet sur le chômage Salaire Effet sur le chômage Salaire
Salaire minimum minimum Protection de l’emploi minimum Protection de l’emploi
Protection de
l’emploi
Si salaire minimum < salaire Réduit le risque de chômage pour
d’équilibre : attire de nouveaux les salariés en CDI Limite les
Positif travailleurs sur le marché du travail destructions d’emplois pendant
qui viennent occuper les emplois les crises économiques
disponibles.
Si salaire minimum > salaire Les entreprises hésitent davantage

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d’équilibre : chômage qui se maintient à recruter ou bien embauchent
Négatif car les salaires ne peuvent plus baisser avec des contrats précaires (CDD,
intérim…).

B) L'origine du chômage conjoncturel

Déf. Chômage conjoncturel : chômage lié au ralentissement de l’activité économique.

Questions :

1- Faites une phrase exprimant les données de 2015.


2- Quelle est la cause du chômage conjoncturel ?
3- Sur quelles périodes observe- t- on un chômage de nature conjoncturelle en France ?

Il apparaît lorsque la croissance est faible ou négative et disparaît lorsqu’elle est élevée.

Diaporama ( chocs d’offre et de demande) (6)

Dans le chapitre sur la croissance économique (vu en début d’année), on a montré que la croissance économique reposait
en partie sur l’accumulation de facteurs de production et notamment de travail. Autrement dit, pour augmenter la
production, la demande de travail augmente et donc le chômage peut diminuer. A l’inverse, lorsque la croissance est faible
ou négative, la demande de travail peut diminuer et donc le chômage augmenter.

IV) Les politiques de lutte contre le chômage

Problématique : Quelles politiques permettent de réduire le chômage ?

Les politiques de luttes contre le chômage vont chercher à agir sur les causes du chômage. Il en existe donc plusieurs, qui
peuvent être combinées les unes avec les autres.

Conseil pour vos révisions : l’objectif prioritaire est de pouvoir nommer chacune de ces politiques, de les décrire et
d’expliquer pourquoi elles agissent contre le chômage.

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A) Le soutien à la demande globale permet de lutter contre le chômage conjoncturel

Questions :
1- Comment les politiques monétaire et budgétaire peuvent-elles permettre une hausse de l’investissement ?
2- Comment expliquer la hausse de la consommation ?
3- Quels sont les effets attendus des politiques macroéconomiques de soutien de la demande globale sur la
production et le chômage ?

Puisqu’il existe un lien entre le niveau de l’activité économique et le chômage (voir III.2), l’économiste britannique John
Maynard Keynes considère que pour favoriser l’emploi, il faut adopter des politiques qui favorisent la croissance. Les
entreprises décident en effet de leur demande de travail en fonction de la quantité de biens et services demandées sur les
marchés.

En effet, si la demande est élevée, elles produiront des quantités plus importantes de biens et de service. Pour cela elles
devront recruter un nombre plus important de travailleurs. Par exemple, un restaurant recrutera davantage de salariés s'il
s’aperçoit qu'il a plus de clients et donc qu'il doit produire davantage de repas. Pour réduire le chômage, il faut alors que la
demande augmente. Cependant, il ne s’agit pas de la demande sur un seul marché ([Link]. celui de la restauration) sinon il n’y
aurait qu’un seul type d’emplois qui se développeraient (ceux de serveurs, cuisiniers…). Il faut agir sur la demande globale,
c’est-à-dire la demande sur tous les marchés de biens et services qui existent dans une économie. Cette demande globale
émane des ménages (c’est la consommation), des entreprises (lorsqu’elles investissent en achetant du capital), des
administrations publiques (par ex. les lycées qui achètent des ordinateurs) ou de pays étrangers (ce sont les exportations).

Déf. Demande globale : ensemble des biens et services demandés par tous les agents économiques (consommateurs,
entreprises, administrations publiques et agents résidents à l’étranger).

Les pouvoirs publics peuvent adopter des politiques qui augmentent la demande globale : il s'agit des plans de relance (ou «
plan de relance de la demande globale »).

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On peut alors chercher à augmenter la demande :

• Des administrations publiques par l'augmentation des dépenses publiques [Link]. en achetant plus de biens et de services,
en construisant des infrastructures (routes, écoles…)

• Des ménages en augmentant leurs revenus afin d’accroître leur consommation, [Link]. en leur versant des aides, en
diminuant leurs impôts, en augmentant les salaires des fonctionnaires…

• Des entreprises en les incitant à investir, par ex. en diminuant leurs impôts lorsqu’elles le font…

Effet sur le chômage Salaire minimum  Protection de l’emploi  Positif

Si salaire minimum < salaire d’équilibre : attire de nouveaux travailleurs sur le marché du travail qui viennent occuper les
emplois disponibles  Réduit le risque de chômage pour les salariés en CDI  Limite les destructions d’emplois pendant
les crises économiques

Négatif  Si salaire minimum > salaire d’équilibre : chômage qui se maintient car les salaires ne peuvent plus baisser. Les
entreprises hésitent davantage à recruter ou bien embauchent avec des contrats précaires (CDD, intérim…).

 Toutes ces politiques augmentent la demande globale, ce qui permet ensuite aux entreprises d’augmenter leur
production. Pour cela elles recrutent et donc réduisent le chômage.

En général, les plans de relance combinent plusieurs de ses politiques. Un exemple de plan de relance célèbre est le New
deal de Franklin Roosevelt (1933), qui a permis aux Etats-Unis de sortir de la crise de 1929.

Déf. Politique de relance : politique économique qui vise à augmenter la croissance économique à court terme.

B) Les politiques de lutte contre le chômage structurel

B1 : Les politiques d’allègement du coût du travail

Déf. Coût du travail : ensemble des dépenses liées à l’utilisation du facteur travail. Il se compose du salaire net et d’autres
charges (cotisations à payer aux administrations publiques…).

Question : Pourquoi la baisse des coûts du travail peut-elle conduire à la baisse du chômage ?

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Dans le modèle néoclassique, l’offre et la demande de travail dépendent du taux de salaire. Or, dans la plupart des pays
développés, en plus du salaire les employeurs doivent faire face à d’autres dépenses comme les cotisations sociales ou les
dépenses liées à la formation et au recrutement des salariés.

Plus le coût du travail est élevé (salaire + autres charges), moins la demande de travail est élevée. En effet, les entreprises
peuvent substituer du capital au travail ou bien délocaliser la production. Les pouvoirs publics peuvent alors décider de
réduire le coût du travail pour favoriser l’embauche. En France, cette politique s’est traduite par une diminution des
cotisations sociales sur les plus bas salaire, ceux à un niveau proche du SMIC. Ce sont en effet les individus les moins
qualifiés qui ont le taux de chômage le plus élevé : on peut ici se souvenir des effets du progrès technique (CF chapitre sur le
progrès technique) ou du commerce international (chapitre sur le commerce international) sur ces emplois.

En diminuant le coût du travail non qualifié, on peut alors inciter les entreprises à recruter davantage.

B 2 Les politiques de formation

Le chômage peut résulter de l’inadéquation de l’offre et de la demande (voir III.1.1.1).

Document : les gains liés à l’éducation

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L’investissement dans l'éducation [...] accroît la productivité du travail [...] et réduit le taux de
chômage [...] en améliorant l’appariement entre offre et demande de travail. [...]
Le progrès technique et la mondialisation accroissent la demande de qualification. Une
meilleure qualification permet de mieux faire face aux réallocations de main-d’œuvre
résultant du progrès technique et de l’ouverture commerciale et aux réductions d'emplois peu
qualifiés dues à la diffusion des nouvelles technologies. En outre, certaines compétences
renforcent la capacité à s’adapter dans un monde en évolution très rapide : les compétences
socio-comportementales [...] (par exemple la capacité à coopérer ou la persévérance)
devraient continuer à être recherchées et faciliter les transitions professionnelles ; les
compétences en sciences, technologie, ingénierie et mathématiques [...] restent encore
déficitaires.
La formation initiale1 est un déterminant essentiel de l’insertion durable sur le marché du
travail [...], et la formation continue2 ultérieure ne s’y substitue pas. Pour bénéficier de la
formation continue, il faut « savoir apprendre » (les études montrent que la formation
continue bénéficie davantage aux plus qualifiés). Le renforcement des compétences
nécessite ainsi une action efficiente dès la petite enfance.
Emmanuel Saillard, « Comment renforcer l’efficience de la dépense
publique pour l’éducation ? », Trésor-éco n°235, janvier 2019.
1. Dispensée par le ministère de F Education nationale et de ^Enseignement supérieur.
2. À l’âge adulte.

Le processus de destruction créatrice (étudié dans le chapitre progrès technique) engendré par
l’innovation, se traduit notamment par le déclin de certaines activités économiques et à l’apparition de
nouvelles. Les individus qui perdent leurs emplois peuvent avoir des compétences qui ne sont pas
adaptées aux nouveaux emplois qui se créent. Le risque est alors qu’ils restent durablement au
chômage.

C’est la raison pour laquelle les pouvoirs publics peuvent investir dans la formation professionnelle. Les études doivent
permettre de développer des compétences qui sont recherchées sur le marché du travail.

Des possibilités de formation et de reconversion professionnelle doivent de plus exister tout au long de la vie. En France,
Pôle emploi peut ainsi proposer à des chômeurs de suivre des formations qui sont financées par les pouvoirs publics. Elles
leurs permettent ensuite d’obtenir des emplois dans les secteurs où les entreprises peinent à recruter des salariés qualifiés.

Exercice d’entrainement faites un paragraphe AEI :

comment les politiques de formation agissent – elles pour limiter ou diminuer le chômage ?

B 3 : Les politiques de flexibilisation du marché du travail

Les institutions qui existent sur le marché du travail peuvent être à l’origine de chômage (voir III.1.3).

Un dernier type de politique vise à réformer les lois afin de rendre le marché du travail plus flexible : l’objectif est que les
prix et les quantités puissent varier librement et se rapprocher sans obstacle du niveau d’équilibre. Ces politiques réduisent
la protection de l’emploi, ce qui a des effets contrastés (voir III.1.3).

Déf. Flexibilisation du marché du travail : suppression des rigidités qui empêchent l’offre et la demande de travail de
s’ajuster librement.

La flexibilisation peut prendre plusieurs formes. Il peut s’agir de :

• Permettre aux entreprises de faire varier le nombre de salariés en fonction de leurs besoins (on parle de « flexibilité
externe quantitative »). Cela suppose d’assouplir les possibilités de licenciements ou de faciliter l’accès à des formes de
contrats spécifique (comme les CDD, les temps partiels etc.).

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• Offrir aux entreprises plus de liberté dans la gestion de leur personnel (flexibilité interne). La loi doit alors permettre à
l’employeur de modifier les conditions de travail de chaque salarié en fonction des besoins : sa rémunération, ses missions,
son emploi du temps (ex: travailler le dimanche) ou son lieu d’exercice… En France, le développement du chômage partiel
s’inscrit dans cette logique. Les entreprises qui subissent des difficultés économiques temporaires peuvent réduire l’emploi
de leur salarié pendant une période de temps. Dans ce cas, le salarié cesse de travailler et d’être payé par son entreprise. Il
reçoit en 2 remplacements une indemnisation des pouvoirs publics.

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Questions :

1 - À quelle cause du chômage structurel la flexibilité du travail cherche-t-elle à remédier ?

2 - Recopiez et complétez le tableau avec les exemples suivants : baisse des cotisations sociales patronales • licenciements
• formation des salariés • adoption d’horaires variables • recours à des emplois en CDD • sous-traitance d’une partie de la
production • suppression du SMIC • recours à des salariés intérimaires • salaires variables en fonction des résultats • stage
de reconversion des salariés.

Tableau :

Flexibilité quantitative Flexibilité Flexibilité


Par externalisation
Interne Externe qualitative salariale

Caractéristiques
Exemples
Avantages

Exercice :

Reliez chaque exemple à la forme de flexibilité correspondante.

Horaires atypiques (travail de nuit, du dimanche...) ● ● Flexibilité qualitative

Allègement des procédures de licenciement ● ● Flexibilité quantitative externe

Salaire au rendement ● ● Flexibilité quantitative interne

Plan de remise à niveau des compétences ● ● Flexibilité salariale

Conclusion

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