Rappels Mathématiques
Rappels Mathématiques
∗
Stéphane Chrétien
October 4, 2023
1 Nombres et intervalles
1.1 Nombres entiers
• L’ensemble des nombres entiers positifs est noté N. Donc, N = {1, 2, . . .}.
• L’ensemble de tous les nombres entiers, positifs ou négatifs est noté Z. Donc, Z = {. . . , −2, −1, 0, 1, 2, . . .}.
• Remarquons que N est inclu dans Z. Nous écrivons N ⊂ Z.
• Remarquons que Z ⊂ Q.
1.4 Intervalles
• Voilà une défition très importante
Définition 1.1. Pour a, b ∈ R, avec a < b, les intervalles de R avec des extremités a et
b, sont notées par
(a, b), [a, b), (a, b], [a, b].
Le premier est appelé intervalle ”ouvert a-b”, le deuxième est appelé ”intervalle a-b semi-ouvert à
droite”, le troisième ”intervalle a-b semi-ouvert à gauche” et le quatrième ”intervalle a-b fermé”.
• Si un, ou les deux, de a et b sont ±∞, on note
(−∞, a), (−∞, a], (b, +∞), [b, +∞), (−inf ty, +∞)
les intervalles respectifs.
∗ d’après les notes de cours de Arian Novruzi, Department of Mathematics and Statistics University of Ottawa, Canada
1
2 Fonctions
• Par définition,
Définition 2.1. une fonction est une loi, ou correspondance, qui à tout élément d’un
ensemble X associe un seul élément de l’ensemble Y .
f : X 7→ Y
x → y = f (x),
où X est l’espace (ensemble) du départ, Y l’espace d’arrivée, f est la loi qui à x ∈ X associe la
valeur y ∈ Y .
• Lorsque l’on a l’habitude, on écrit souvent y = f (x) sans préciser les ensembles X et Y de la
fonction f .
f : R 7→ R,
x → y = 3x − 1.
f : R 7→ R,
√
x→y= x.
√
Ici, X =√R, Y = R, et f (x) = x, associe à tout x ≥ 0 (et pas à tout x ) la valeur unique
f (x) = x.
Définition 2.2. L’ensemble des x ∈ X pour lesquels f (x) est défini s’appelle ”domaine
de f ”, , et est noté par Dom(f ).
Définition 2.3. L’ensemble des valeurs f (x) pour tous les x ∈ Dom(f ) est appellé
”l’image de f ” et est noté par Im(f ). Donc, Im(f ) = {f (x), x ∈ Dom(f )}.
• Une fonction peux être donnée par un tableau ou par un graphe. Mais plus souvent, ce qui sera
le cas dans ce cours, une fonction est donnée par une formule de la forme y = f (x). Par example
y = 3x2 − 1, donc ici f (x) = 3x2 − 1.
• On remarque qu’ici on précise uniquement la loi f . Pour être précis il faut donner aussi les espace
du depart, d’arrivée, le domaine et l’image de f . Souvant, dans ce cours, l’ensemble X est Y
seront R.
2
• Quelques examples de fonctions élémentaires sont les suivantes.
√
Exemple 2.4. Soit f (x) = x − 1. Ici f : X 7→ Y avec X = Y = R.
– Dom(f ) = {x ∈ R, x − 1 ≥ 0} = {x ≥ 1} = [1, +∞).
– Si la fonction est linéaire alors son graphe est une droite, et si la fonction est quadratique
alors son graphe est une parabole.
– On trace le graphe d’une fonction en traçant les points (x, f (x)), pour certain x et ensuit
on lie les points obtenus de façon lisse.
3
Exemple 2.5. Traçons le graphe de la fonction f (x) = x2 − 2x. On évalue f (x) pour
certains x comme dans le tableau ci-bas
x −2 −1 0 1 2 3
f (x) 8 3 0 −1 0 3
Ensuite, on trace les points (x, f (x)) et on les lie de façon lisse comme dans Figure
suivante.
y
2
0
−2 −1 0 1 2 x
−1
−2
−3
• Avec les fonctions on peux faire toute opération algèbrique, c.à.d. on peut combiner les fonctions
par les opérations de l’addition, soustraction, multiplication, division, puissances et racines.
Exemple 2.6. Soit t le temps après l’an 2000, p(t) = 50+e0.01t la population (en million)
d’un pays et R(p) = 2.1 + ln(1 + 3p) le revenu en fonction de la population. Alors
4
Exemple 2.7. Exemple 1.6 Soient f (x) = x + 1 et g(x) = x1 . Alors
1 1+x
f ◦ g(x) = f (g(x)) = g(x) + 1 = +1= ,
x x
1 1
g ◦ f (x) = g(f (x)) = = .
f (x) x+1
Notez en particulier (au cas où on aurait eu l’idée saugrenue de se poser la question !)
que f ◦ (x) ̸= g ◦ f (x).
Définition 2.5. On dit ” f est injective” si f (x1 ) ̸= f (x2 ) pour tout x1 , x2 ∈ Dom(f )
avec x1 ̸= x2 .
• De façon pratique, pour trouver f −1 , on résoud y dans l’équation f (y) = x. Alors, y = f −1 (x).
q
Exemple 2.8. Exemple 1.7 Soit f (x) = x
1−x . Pour trouver f −1 (x) on resout f (y) = x.
On a
f (y) = x, it ou
r
y
= x; par la suit on resout y comme suit
1−y
y
= x2 ,
1−y
y = x2 (1 − y)
y 1 + x2 = x2 ,
x2
y= ,
1 + x2
x2
f −1 (x) = .
1 + x2
f (x) = 0
5
1−x
– Par exemple, f (x) = 3x2 − 2x + 1, ou f (x) = 4x3 − x2 −4 .
– Voici un exemple qui utilise la formule du discriminant
f (x) < g(x), ou f (x) ≤ g(x) ( ou f (x) > g(x), ou f (x) ≥ g(x))
avec f (x), g(x) deux fonctions. Résoudre une inéquation, par example, f (x) ≥ 0, signifie trouver
tous les x ∈ R tels que f (x) ≥ 0.
– Voici un exemple:
1+x
Exemple 2.10. Resolvons l’inéquation 1 − 2x < 2 . On procède comme suit
1 − 2x < 1+x
2 , [on multiplie les deux côtès par 2 ]
Définition 3.1. Une suite numérique u est une fonction de N (ou d’une partie de N )
dans R, c’est-à-dire une fonction qui à tout entier naturel n associe un réel, noté u(n)
ou, plus généralement un (notation indicielle).
N→R
Ainsi, on a :
n 7→ un
6
Définition 3.2. Soit (un ) une suite définie pour tout entier naturel n.
– Dire que (un ) est croissante signifie que, pour tout entier naturel n, un+1 ≥ un .
– Dire que (un ) est décroissante signifie que, pour tout entier naturel n, un+1 ≤ un
– Dire que (un ) est constante signifie que, pour tout entier naturel n, un+1 = un .
∀n ∈ N, xn ≤ M
La suite (xn )n∈N est dite minorée par M si tous ses termes sont supérieurs ou égaux
à M :
∀n ∈ N, xn ≥ M
– La suite (xn )n∈N est dite bornée si la suite (|xn |)n∈N est majorée.
• La limite d’une suite numérique est un nombre u∗ tel que les nombres u0 , u1 , u2 , u3 , . . . se ”rap-
prochent” de plus en plus de u∗ .
• Formellement, on a
Définition 3.3. Soit u∗ un nombre réel, on dit que la suite (un )n∈N tend vers / si on a
∀ε > 0, ∃k ∈ N, ∀n ≥ k, |un − u∗ | ≤ ε.
Le nombre u∗ est alors appelé limite de la suite (un )n∈N . On note alors
lim un = 1
n→+∞
∀M ∈ R, ∃k ∈ N, ∀n ≥ k, un ≥ M,
On note alors
lim un = +∞
n→+∞
7
Propriété 3.1. Soit (un )n∈N et (vn )n∈N admettant chacune une limite (réelle, +∞ ou
−∞) Losrque le membre de droite existe, on a les égalités :
• Les suites croissantes sont faciles à étudier comme le montre la propriété suivante:
Propriété 3.2. Soit (xn )n∈N une suite croissante à partir d’un certain rang. On a alors
l’alternative :
– Soit la suite (xn )n∈N est majorée par un réel M , auquel cas la suite (xn )n∈N admet
une limite finie et
lim xn ≤ M
n→+∞
– Soit la suite (xn )n∈N n’est pas majorée, auquel cas la suite (xn )n∈N tend vers +∞
– Voici un exemple
Exemple
Pn 3.2. La propriété précédente montre que la suite (xn )n∈N de terme général
1
xn = k=1 k! est convergente. Réfléchissez un peu pour voir pourquoi !
Définition 3.5. Une suite (xn )n∈N est dite récurrente si il existe une fonction numérique
f : R → R telle que (xn )n∈N est définie par le processus itératif (ou relation de récurrence)
suivant:
x0 fixé
pour tout n ≥ 0, xn+1 = f (xn ) .
8
• Un exemple très connu de nos grands parents ou arrières grands parents est le suivant:
Définition 3.6. La méthode de Héron pour calculer la racine carrée d’un nombre a > 0
consiste à calculer les termes de la suite récurrente associée à la fonction
1 a
f (x) = x+ .
2 x
(1.3, f (1.3))
x
(1.3, 0)
Dans la figure ci-haut, quand les valeurs de x deviennent de plus en plus proches de la droite
ou de la gauche du nombre x = 1.3, les valeurs de f (x) s’approchent de plus en plus au nombre
y = f (1.3). Dans ce cas, on dit que la limite de f (x) lorsque x tend vers 1.3 existe, et est égale
à f (1.3).
• En s’inspirant de cet exemple et pour mieux quantifier un tel comportement des fonctions, on
commence avec quelques définitions et résultats élémentaires.
Définition 3.7. Soit y = f (x) une fonction définie dans un intervalle I (ici, on abuse
avec les notations en donnant seulement la loi de la fonction f et en ne précisant pas le
domaine et l’image de f ).
On dit ”la limite de f quand x tend vers x∗ existe et est égale à ℓ, ℓ ∈ R ”, si pour toute
suite (xn )n∈N convergent vers x∗ , la suite (f (xn ))n∈N converge vers ℓ. Dans ce cas on
écrit
lim∗ f (x) = ℓ
x→x
Dans le cas contraitre, on dit que f n’as pas de limite, (ou la limite de f n’existe pas)
quand x tend vers c.
– Voilà un exemple:
Exemple 3.3. Que signifie l’expression limx→2 x2 − 4x + 6 = 2 ? Elle signifie
que x2 − 4x + 6 s’approche infiniment à ℓ = 2 quand x s’approche infiniment de 2.
• Les limites sont compatibles avec les opérations usuelles sur les fonctions :
9
Propriété 3.3. Si f et g sont deux fonctions avec limx→x∗ f (x) = κ, limx→x∗ g(x) = ℓ,
alors
Exemple 3.4. Si limx→2 f (x) = 4, limx→−2 f (x) = 6, et limx→2 g(x) = −2, vérifiez
les limites suivantes:
f (x)
∗ limx→2 g(x) = 4
−2 = −2
(0, 1)
x
(0, 0)
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Définition 3.8. On dit que la limite de f quand x tend vers x∗ de gauche existe et
est égale à ℓ− , avec ℓ− ∈ R, si pour toute suite (xn )n∈R convergent vers x∗ et telle que
xn < x∗ pour tout n ∈ N, la suite (f (xn ))n∈N converge vers ℓ− . De plus, on écrit
lim f (x) = ℓ− .
x→x∗−
On dit que la limite de f quand x tend vers x∗ par la droite existe et est égale à ℓ+ , avec
ℓ+ ∈ R, si, pour toute suite (xn )n∈N convergent vers x∗ et satisfaisant xn > x∗ pour tout
n ∈ N, la suite (f (xn )n∈N converge vers ℓ+ . De plus on écrit
lim f (x) = ℓ+ .
x→c+
Définition 3.9. Soit y = f (x) une fonction définie dans une intervalle ouvert I. Soit
x∗ ∈ I. Par définition, on dit que f est continue en x∗ si les trois conditions suivantes
sont satisfaites:
1. f (x∗ ) existe,
• On a ensuite
11
Exemple 3.5. Considérons la fonction
(√
3 + x,x > 1
f (x) =
x2 + 1,x ≤ 1
Vérifions si cette fonction est continue dans l’intervalle R. Soit x∗ ∈ R. A vérifier donc
si f est continue à chaque x∗ ou pas. Puisque f change de lois à x∗ = 1, alors on doit
considérer trois cas pour x∗ .
√
– Le cas x∗ > 1. Pour x > 1 on a que f (x) = 3 + x, qui est une fonction bien
définie pour tout x > 1 et continue en tout point x∗ > 1.
– Le cas x∗ < 1. Pour x < 1 on a que f (x) = x2 +1, qui est une fonction polynômiale.
Donc f est continue à tout x∗ < 1.
– Le cas x∗ = 1. Dans ce cas on considère les limites:
√ √
lim+ f (x) = lim+ 3 + x = 3 + 1 = 2,
x→1 x→1
lim− f (x) = lim− x2 + 1 = 12 + 1 = 2; de plus
x→1 x→1
2
f (1) = 1 + 1 = 2.
Puisque
lim f (x) = lim f (x) = f (1)
x→1+ x→1−
Exemple 3.6. Exemple 2.19 Pour quelle valeur des paramètres a et b la fonction
(
ax3 − 2bx2 − x, x > 1,
f (x) =
ax − bx2 , x ≤ 1,
est continue à x = 1. On sait que f est continue à x = 1 ssi limx→1 f (x) existe et est
égale à f (1). La fonction f étant donnée par deux lois différentes à côté de x = 1, on
considère les limites à côté.
lim+ f (x) = lim+ ax3 − 2bx2 − x = a − 2b − 1,
x→1 x→1
lim− f (x) = lim− ax − bx2 = a − b.
x→1 x→1
a2 − 2b − 1 = a − b, d’où
a2 − a − 1 = b.
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4 Dérivée d’une fonction en un point et fonction dérivée
4.1 Motivation
On considère un véhicule qui roule de Grenoble à Lyon et au calcul de sa vitesse. Un façon de calculer
sa vitesse est de considérer deux temps successifs t et t + h et de calculer le quotient entre la distance
parcourue et le temps pour la parcourir, ce qui donne
d(t + h) − d(t)
ṽ(t) = .
h
Intuitivement, il est clair que plus h est petit, plus ṽ(t) nous donne une valeur exacte de la vitesse au
temps t. D’où l’idée de considérer la limite de ṽ(t) quand h tend vers 0 :
d(t + h) − d(t)
v(t) := lim
h→0 h
• Ce qui est commun dans beaucoup de problèmes est que d’abord on considère le taux de variation
d’une fonction f dans l’intervalle (x, x + h), noté
f (x + h) − f (x)
h
et que l’on passe à la limite lorsque h tend vers 0.
Définition 4.2. Si f ′ est une fonction dérivable dans I, c.à.d. que f ′ admet une dérivée
en chaque point de I, alors on dit que f est deux fois dérivable dans I, et on note f ′′ la
dérivée de f ′ , qui est donc
d df
f ′′ (x) = (x).
dx dx
De façon similaire on définit la dérivée troisième f ′′′ (x), en x quatrième f (iv) (x), en x,
′
. . ., la dérivée n-ème f (n) (x) = f (n−1) (x) en x.
Ces dérivées sont souvent appellées ”dérivées d’ordre supérieur” en x. Si ces dérivées
existent pour tout x du domaine de définition, on appelle les fonctions correspondantes
fonctions dérivées seconde, troisième, . . . nième .
13
Exemple 4.1. Soit f (x) = kx + b. Calculons sa dérivée en utilisant la définition. On a
• Il y a-t-il des fonctions qui n’ont pas de dérivée à un certain point x ? Oui, et pour voir ceci
considerons f (x) = |x|. Alors f ′ (0) n’existe pas. Intuitivement, ceci on le voit du fait que
le graphe de f n’as pas une seule pente à x = 0. Plus précisemment on considère la limite
limh→0 f (0+h)−f
h
(0)
et on montre qu’elle n’existe pas. Puisque la fonction f (x) est donnée par
deux lois différentes on considère les limites à côté:
f (0 + h) − f (0) |h|
lim = lim (parce que f (x) = −x pour x < 0
h→0− h h→0− h
−h
= lim = −1,
h
h→0−
f (0 + h) − f (0) |h|
lim = lim (parce que f (x) = x pour x ≥ 0
h→0+ h h→0+ h
h
= lim = 1.
h→0+ h
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Les deux limites étant differentes montre que la limite n’existe pas, donc f’(0) n’existe pas.
• Quelle est la relation entre dérivabilité et continuité ? C’est assez simple, demander qu’une
fonction soit dérivable en un point est lui demander beaucoup plus que de n’être que simplement
continue comme l’énonce la propriéte ci-desssous.
Propriété 4.1. Dérivée du fonction est une notion plus forte que la continuité. Au fait
on a que si f est dérivable à x alors f est continue à x. En effet:
f (x + h) − f (x)
lim (f (x + h) − f (x)) = lim ·h
h→0 h→0 h
f (x + h) − f (x)
= lim · lim h = f ′ (x) · 0
h→0 h h→0
= 0.
• Encore un exemple
Est-ce-que f ′ (1) existe? D’abord, on note que f est continue dans R. Quand à la dérivé
f ′ (1), en utilisant les regles (11) et (12) on obtient
1
lim (f (1 + h) − f (1)) = (2x + 1)′ |x=1 = 2,
h→0− h
1 ′
lim (f (1 + h) − f (1)) = x2 + 2 = 2.
h→0+ h x=1
Les deux limites étant égales, montre que limh→0 h1 (f (1 + h) − f (1)) = 2. Donc f ′ (1) = 2.
• On pourrait considérer d’abord, comme une approximation, l’équation de la droite sécante pas-
sante par les points (x0 , y0 ) = (x0 , f (x0 )) et (x1 , y1 ) = (x0 + h, f (x0 + h)) du graphe de f . La
pente et l’équation de cette droite sécante sont
y1 − y0 f (x0 + h) − f (x0 )
m̃ (x0 ) = = , y = m̃ (x0 ) (x − x0 ) + y0 .
x1 − x0 h
• Alors, l’intuition nous pousse à considérer comme pente de la droite tangente au graphe de f au
point x0 , y0 ) la quantité m (x0 ) donnée
f (x0 + h) − f (x0 ) ′
m (t0 ) = lim f (x0 ) .
h→0 h
15
y
(1, 1)
x
Tangent line
En particulier on a ′ ′
(1)′ = x0 = 0, x′ = 1, x2 = 2x
16
• voici quelques exemples
1
Exemple 4.3. Calculons les dérivées de f (x) = x4 , g(x) = x 3 et h(x) = 5x−3 . En
utilisant la règle on obtient:
′
f ′ (x) = x4 = 4x4−1 = 4x3
1 ′ 1 1 1 2 1 1
g ′ (x) = x 3 = x 3 −1 = x− 3 =
3 3 3 x 23
′ ′ 3
h′ (x) = x−3 = x−3 = −3x−3−1 = −3x−4 = − 4
x
• Et encore un autre
√
Exemple 4.4. Soit f (x) = x2 − 2 x + √3
x
− 100 et calculons f ′ (x). D’abord on reécrit
f (x) en forme de puissances
′
En particulier, (ecx ) = cecx avec c ∈ R.
• un exemple
17
3
Exemple 4.5. Exemple 3.13 Trouvez la dérivée de f (x) = x− 5 − 2x3 + 5 ln |x| + 7.
3 ′
f ′ (x) = x− 5 − 2x3 + 5 ln |x| + 7
3 ′ ′
= x− 5 − 2 x3 + 5(ln |x|)′ + (7)′
3 3 5
= − x− 5 −1 − 2(3)x3−1 + + 0
5 x
3 −8 2 5
= − x − 6x +
5
5 x
Propriété 4.5. Si f (x) et g(x) sont dérivables alors le produit f (x)g(x) est dérivable et
• Voici un exemple
Exemple 4.6. Exemple 3.14 Soient f (x) = 32 x3 et g(x) = ln |x| et calculons (f (x)g(x))′
′
et fg(x)
(x)
. On a
′
2 3
(f (x)g(x))′ = x (ln |x|)
3
′
2 3 2 3
= x (ln |x|) + x (ln |x|)′
3 3
2 2 2 3 1
= 3x (ln |x|) + x
3 3 x
2
1
= 2x (ln |x|) +
3
f (x)
Propriété 4.6. Si f (x) et g(x) sont dérivables alors le quotient g(x) est dérivable et
′
f ′ (x)g(x) − f (x)g ′ (x)
f (x)
= , pour g(x) ̸= 0
g(x) g(x)2
• et un exemple :
18
Exemple 4.7.
′ ′ 3 ′
2x3
f (x) 2 x
= =
g(x) 3 ln |x| 3 ln |x|
′
2 x3 (ln |x|) − x3 (ln |x|)′
=
3 (ln |x|)2
2 3x2 ln |x| − x3 x1
=
3 (ln |x|)2
2 3x ln |x| − x2
2
2x2 (3 ln |x| − 1)
= =
3 (ln |x|)2 3(ln |x|)2
Propriété 4.7. Si f (x) et g(x) sont dérivables alors f ◦ g(x) ) est dérivable dans son
domaine de définition et
(f ◦ g(x))′ = f ′ (g(x))g ′ (x)
2
Exemple 4.8. Soit f (x) = e2−x+x . On a
′
f ′ (x) = eg(x) [avec g(x) = 2 − x + x2 ]
= eg(x) g ′ (x)
2
= e2−x+x · (−1 + 2x).
• et un autre
5
Exemple 4.9. Soit f (x) = ln x2 − 1 . On a
5 ′
f ′ (x) = ln x2 − 1
4 ′
= 5 ln x2 − 1 ln x2 − 1
′
2
4 x2 − 1
= 5 ln x − 1
x2 − 1
4 2x′
= 5 ln x2 − 1
x2 − 1
19
Définition 4.6. Une fonction est croissante, resp. décroissante, dans une intervalle I si
En général, toute intervalle I où f est croı̂ssante ou décroissante est appellée ”intervalle
de monotonie”.
– Si f ′ (x) = 0 pour tous les x ∈ I alors f est constante dans I. À l’aide de cette
proposition on a ce premier critère de classification des points critiques.
Figure 2: A gauche: la région R sous le graphe de y = f (x) et sur [a, b] et les sous-régions Ri ; à droite,
la même région avec les sous-rectangles Ri∗ .
20
Une façon très naturelle de calculer l’aire de R est d’abord le l’approcher. Par exemple, on peut
divisier l’intervalle [a, b] en n sous-intervalles égalles, de taille ∆x, ∆x = b−a
n . Soient x0 = a < x1 <
. . . < xn = b les points des divisions, avec xi = x0 + i∆x, i = 0, 1, . . . , n, et [xi−1 , xi ] les intervalles
ainsi crées. On note par Ri la région sous le graphe de f et sur l’intervalle [xi−1 , xi ], voir Fig. 20, à
droite. Alors
Xn
A(R) = A (R1 ) + · · · + A (Rn ) = A (Ri )
i=1
On approche l’aire A (Ri ) comme suit. Dans l’intervalle [xi−1 , xi ] on prend un point x∗i et on considère
le rectangle Ri∗ de base [xi−1 , xi ] et de hauteur f (x∗i ), voir Fig. 20, à droite. Alors on approche A (Ri )
par A (Ri∗ ) = (xi − xi−1 ) f (x∗i ) = f (x∗i ) ∆x. Donc
n
X
A(R) ≈ f (x∗i ) ∆x.
i=1
Notons que F (ti ) − F (ti−1 ) donne la somme d’argent nette qui entre dans le compte dans l’intervalle
[ti−1 , ti ]. Cette somme peut s’approcher par f (t∗i ) ∆t, avec t∗i ∈ [ti−1 , ti ] et ∆t = ti − ti−1 , ce qui
donne
Xn
F (b) − F (a) ≈ f (t∗i ) ∆t.
i=1
où A(R) est l’aire sous le graphe de f (t) et sur [a, b]. Ce raisonement s’applique à l’intervalle [a, t],
auquel cas on aurait
F (t) − F (a) = A(R(t))
où A(R(t)) est l’aire sous le graphe de f (t) et sur [a, t].
21
5.2 Primitives
On a vu que la formule (2) est vraie pour F une fonction telle que F ′ (x) = f (x). Si on croı̂t que
ceci est vraie pour les régions délimitée par une fonction f (ce qui en effet est vraie), pour trouver
l’aire A(R) on est mené à trouver les fonctions F telles que F ′ (x) = f (x). Cette observation conduit
premièrement à l’étude de l’intègrale indéfinie.
F ′ (x) = f (x), ∀x ∈ I
5.2.1 Propriétés
• On a une première propriété intéressante
Propriété 5.1. Si F est une primitive de f dans I alors toutes les primitives de f dans
I sont de la forme F (x) + C, C ∈ R.
• On a également
1
Propriété 5.2. – Les primitives de xn sont n+1 x
n+1
+ C, parce que
′
1 n+1
n+1 x + C = xn .
′
– Les primitives de ex sont ex + C, parce que (ex + C) = ex . en général ekx dx =
R
1 x 1 kx
′
k e + C, parce que k e x + C = ekx
– Les primitives de 1
x sont ln |x| + C, parce que (ln |x| + C)′ = x1 .
– Les primitives de af (x) + bg(x) sont aF (x) + bG(x) où F est une primitive de f et
G une primitive de g.
une primitive de f .
L’intégration par parties se base sur la formule de différentiation du produit des fonctions, comme
suit
f (x)g ′ (x) = (f (x)g(x))′ − f ′ (x)g(x).
On en déduit la formule suivante de l’intégration par parties:
Propriété 5.3. Z Z
f (x)g ′ (x)dx = ((f (x)g(x))′ − f ′ (x)g(x)) dx
Z
= f (x)g(x) − f ′ (x)g(x)dx
• Exemple
22
Exemple 5.1.
Z
xex dx [on pose f (x) = x, g ′ (x) = ex ]
= xex − ex + C.
5.3 Intégrales
• L’intégrale d’une fonction f entre deux bornes est définie de la façon suivante
Rb
• La valeur de a f (x)dx est indépendante du choix de la primitive F , parce que si G(x) est une
autre primitive de f alors G(x) = F (x) + C, pour certaine constante C, et donc
– Si a, b, c ∈ I on a
Z c Z b Z c
f (x)dx = f (x)dx + f (x)dx.
a a b
– Si α, β ∈ R alors
Z b Z b Z b
(αf (x) + βg(x))dx = α f (x)dx + β g(x)dx.
a a a
• Le théorème fondamental sur la relation entre intégrale et aire sous la courbe est le suivant
23
Propriété 5.5. (le théorème de l’aire) Soit y = f (x) une fonction continue et non-
négative dans l’intervalle [a, b]. De plus soit A l’aire de la région sous le graphe de f et
sur l’intervalle [a, b]. Alors
Z b
A= f (x)dx
a
Propriété 5.6. (le théorème fondamental du calcul) SoitR y = f (x) une fonction continue
x
dans l’intervalle [a, b]. Pour x ∈ [a, b] on pose F (x) = a f (t)dt. Alors F est continue
dans [a, b] et est une primitive de f dans (a, b), c.à.d.
Z x
d
F ′ (x) = f (t)dt = f (x), ∀x ∈ (a, b).
dx a
• Ce théorème montre que la dérivation et l’intégration sont deux opérations inverse de l’une
l’autre, dans le sens que l’application successive de ces deux opérations ne change pas la fonction,
notamment Z x
d
f (t)dt = f (x),
dx a
Z x
df (t)
dt = f (x), si f (a) = 0.
a dt
• L’intègrale définie peux étre introduite avec les sommes de Riemann, ce qui d’ailleurs est la
méthode mathématique
Pour ceci, soit n ∈ N, ∆x = b−a n et xi = a + i · ∆x, i = 0, 1, . . . , n. Pour chaque i, on choisi un
point x∗i ∈ [xi−1 , xi ]. Alors, on définie les somme
n
X n
X
Sn = f (x∗i ) (xi − xi−1 ) = f (x∗i ) ∆x.
i=1 i=1
– Elle représente une approximation de l’aire de la région sur [a, b] et sous le graphe de
y = f (x). Ensuite on définit
Z b X n
f (x)dx := lim Sn = lim f (x∗i ) ∆x.
a n→∞ ∆x→0
i=1
Cette limite existe, indépendemment du choix des points x∗i , pour des classes larges de
fonctions, par exemple pour les fonctions continues (ou continues par morceaux) dans [a, b].
24
– Pour les intégrales définies on utilise les mêmes techniques d’intégration que pour les
intégrales indéfinies (la méthode de substitution, et la méthode d’intégration par parties.
Simplement, à la fin, on évalue la primitive aux bornes de l’intégrale, c.à.d. si
Z
F (x) = f (x)dx alors
Z b
f (x)dx = F (b) − F (a).
a
• Quelques exemples
Exemple 5.2. Déterminer toutes les primitives des fonctions suivantes, sur un intervalle
bien choisi :
f1 (x) = 5x3 − 3x + 7 f2 (x) = 2 cos(x) − 3 sin(x) f3 (x) = 10 − 3ex + x
2
f4 (x) = √5x + x4 + x22 + 2
x3 f5 (x) = x+5
x2 f6 (x) = x5 + 61
Solutions
1. x 7→ 54 x4 − 32 x2 + 7x + C, C ∈ R, sur R;
2. x 7→ 2 sin(x) + 3 cos(x) + C, C ∈ R, sur R;
2
3. x 7→ 10x − 3ex + x2 + C, C ∈ R, sur R;
√
4. x 7→ 10 x + 4 ln(x) − x2 − x12 + C, C ∈ R, sur ]0, +∞[;
5 1 5
5. x 7→ ln(x) − x + C, C ∈ R (on a écrit f5 (x) = x + x2 ), sur ]0, +∞[;
x3 x
6. x 7→ 15 + 6 + C, C ∈ R, sur R.
Propriété 5.7. Soient u, v deux fonctions dérivables sur un intervalle [a, b], dont la
dérivée est continue. Pour tout x ∈ [a, b], on a
– notons que la formule de dérivation d’un produit nous dit que, pour tout x ∈ [a, b], on a
25
Exemple 5.3. Calculer les intégrales suivantes:
R1
1. I = 0 xex dx
Re
2. J = 1 x2 ln xdx
Solutions:
u(x) = x u′ (x) = 1
v ′ (x) = ex v(x) = ex
On obtient donc Z 1 Z 1
x 1 0
xe dx = 1e − 0e − ex dx.
0 0
Comme on sait calculer cette dernière intégrale, on trouve finalement
Z 1
xex dx = e − e + 1 = 1
0
u(x) = ln x u′ (x) = 1
x3
v ′ (x) = x2 v(x) = x
3
On obtient donc e e
x3
Z
1
J= ln x − x2 dx
3 1 3 1
e3 1 3
= − e −1
3 9
2e3 + 1
=
9
6 Applications
6.1 Optimisation d’une fonction
Un des problèmes les plus importants des notions de calcul différentiel que nous avons survolé est de
trouver la valeur maximale et minimale d’une fonction. C’est ce qu’on appelle résoudre un problème
d’optimisation.
Soit I ⊂ R une intervalle et f : I 7→ R une fonction définie dans I avec Dom(f ) = I. On suppose
que f est continue dans I, c.à.d. f ∈ C 0 (I).
On cherche la valeur maximale et minimale de f dans I. La valeur maximale, resp. minimale, de f
dans I est une valeur M = f (xM ), resp. m = f (xm ), pour un certain xM ∈ I, resp. xm ∈ I, tel que
• Est-ce-que les extrema de f dans I existent? Si oui, comment peut-on les trouver? Pour répondre
à ces questions il faut élaborér quelques notions.
26
Figure 4: Une fonction f ∈ C 0 ([a, b]) et ces extrema
• Le résultat de cette proposition est assez intuitif. En effet, si f ′ (c) existe alors la droite tangente
à (c, f (c)) est horizontale, donc f ′ (c) = 0.
– À noter que le contraire n’est pas vrai en général. Par exemple la fonction f (x) = x3 dans
I = [−1, 1] a un point critique c = 0, mais f (0) n’est pas un extrema (ni maximum, ni
minimum) de f dans I.
• suggère que pour trouver les extrema de f il faut trouver les points critiques de f dans I. Avec
la notion du point critique on a ce premier résultat.
Propriété 6.2. Soit I = [a, b] et f ∈ C 0 (I). Alors, les extremas de f dans I existent.
Plus précisement, si m, resp. M , est la plus petite, resp. plus grande, valeur de f dans I
alors on trouve ces valeurs comme suit.
• Voici un exemple :
27
Exemple 6.1. Trouvons les extrema de f (x) = x2 − 2x + 3 dans l’intervalle I = [0, 4].
D’abord on note que I est une intervalle fermée et f est continue dans I. Donc les extrema
de f dans I existent. Ensuite, les points critiques de f sont donnés par f ′ (x) = 0, parce
que f ′ (x) existe pour tout x. Donc
f ′ (x) = 2x − 2 = 0, x = 1
On évalue f:
f (0) = 3, f (1) = 2, f (4) = 11
Donc f (4) = 11 est le maximum de f et f (1) = 2 est le minimum de f dans I.
• À noter que si I n’est pas fermé et borné alors les extrema de f dans I n’existent pas toujours.
Par exemple, soit f (x) = x et I = (0, 1). Alors, f n’atteint pas ni maximum, ni minimum dans
I. Quelqu’un pourrait penser que le minimum est 0 , mais puisque f atteint 0 que pour x = 0, et
0∈/ I alors on conclut que le minimum de f dans I n’existe pas. On raisonne de façon similaire
pour le maximum.
Définition 6.2. c ∈ I, resp. C ∈ I est un point d’un minimum, resp. maximum, local,
si f (c), resp. f (C), est la plut petite valeur, resp. plus grande valeur, de f (x) pour x
dans un petit voisinage de c, resp. C (voir Figure 13), i.e.
Propriété 6.3. (I-ère classification des points critiques) Soit c ∈ (a, b) un point critique
de f . On a les suivants.
– Si f ′ (x) < 0 pour tout x ∈ [a, c] et f ′ (x) > 0 pour tout x ∈ [c, b] alors c est un point
de minimum local.
– Si f ′ (x) > 0 pour tout x ∈ [a, c] et f ′ (x) < 0 pour tout x ∈ [c, b] alors c est un point
de maximum local.
x a c b x a c b
f ′ (x) − 0 + f ′ (x) + 0 − (4)
f ↘ minimum local ↗ f ↗ maximum local ↘
• Voici un exemple :
28
Exemple 6.2. Trouvons les PCs de f (x) = x ln(x) et les classifions. On a I = Dom(f ) =
(0, +∞). Les points critiques de f sont de la forme f ′ (x) = 0. Donc
Pour le signe de f ′ (x) on a : Le signe de f ′ (x) on le trouve comme suit. Dans chanque
intervalle 0, e−1 et e−1 , +∞ on prend un point x qui nous convient et on évalue
f ′ (x). Lesigne de f ′ (x) est le signe de f ′ dans toute l’intervalle.
′ Par e10 ∈
exemple,−10
−1 ′ 10 10 −10 −1 −10
e , +∞ , f e = ln e + 1 = 11 > 0, et e ∈ 0, e ,f e = ln e +
1 = −9 < 0 On conclut que
est minimum global de f dans I = (0, +∞) parce que e−1 est le seul point critique.
• Associée à tous les problèmes d’optimisation, la notion de convexité est très importante:
Définition 6.3. Soit f : I 7→ R une fonction et supposons que f est deux fois dérivable
dans I.
Exemple 6.3. Trouvez les points critiques des fonctions suivantes et classifiez-les.
x
1. f (x) = x2 +4
ln x
2. f (x) = x
3. f (x) = |x − 7|
x
4. f (x) = x2 −1
5. f (x) = x2 − |x − 2|
6. f (x) = x3 − 9x2 + 8x − 7
29
Exemple 6.5. La fonction demande d’un produit est donnée par p(x) = e−2x , où x est le
nombre des unités et p(x) est le prix par unité. Quel prix par unité maximise le revenu?
Solution.
1. Ici on a
R(x) = xp(x) = xe−2x .
On cherche à maximiser R(x) pour x ∈ I = (0, +∞).
2. On a
R′ (x) = e−2x − 2xe−2x = (1 − 2x)e−2x
R′′ (x) = −2e−2x + (1 − 2x)(−2)e−2x = (−2 − 2(1 − 2x))e−2x
= 4(x − 1)e−2x
Si(x, y) est un pair de nombres réels on écrit (x, y) ∈ R × R. Parfois on écrit R2 au lieu de R × R.
Les nombres x et y sont les coordonnées du pair (x, y).
• De façon similaire on considère R × R × R qui est l’ensemble des triples des nombres réels, donc
Si (x, y, z) est un pair de nombres réels on écrit (x, y, z) ∈ R × R × R. Parfois on écrit R3 au lieu
de R × R × R. Les nombres x, y et z sont les coordonnées du triple (x, y, z).
• Ce raisonnement conduit à l’ensemble des d-uplets des réels, noté par Rd .
• Les notions de distances entre des points de Rn sont fondamentales dans les applications
30
Définition 7.1. La distance euclidienne entre deux points est donnée comme suit.
d(p, q) = |x1 − x2 |
f: R2 7→ R,
x ∈ Dom(f ) 7→ z = f (x) ∈ Im(f ).
Ici R2 est l’espace du départ, R est l’espace d’arrivée, f represente une loi, généralement
donnée par une formule, qui à tout (x, y) ∈ Dom(f ) associe une valeur unique z =
f (x, y) ∈ Im(f ), (x, y) est la variable et z = f (x) est la valeur de la fonction. Dom(f )
est ”le domaine de f ” et Im(f ) est ”l’image de f ” définis comme suit
• Notons que pour noter la variable (x, y) et la fonction f , on peut utiliser n ’importe quelles
lettres, telles que (u, v) et g. Dans la plupart de ce cours on va utiliser (x, y) et f .
31
Définition 7.3. Le ”graphe G(f ) d’une fonction f ” est l’ensemble des points
(x, y, f (x, y)) dans un système trois dimensionnel de coordonnées,
• Voilà un exemple :
√
Exemple 7.2. Soit f : R2 7→ R, f (x) = y − x. Ici, Dom(f ) = {(x, y), y − x ≥ 0} =
{(x, y), x ≤ y}. Aussi Im(f ) = [0, +∞). En effet, si z ≥ 0, alors il existe (x, y) ∈ Dom(f )
√
tel que z = f(x, y)
√ = y − x, c.à.d. y − x = z 2 . Par exemple, si x = 0 alors y = z 2 .
Donc f 0, z 2 = z 2 − 0 = z.
Figure 6: Le graphe de z = C, x = C, y = C et z = ax + by + c
Figure 7: Le graphe de x2 + y 2 + z 2 = r2 , z = x2 + y 2 et z = x2 − y 2
32
Définition 7.4. Une suite de points (pn )n∈N dans Rd est tout simplement définie par
pour tout n ∈ N, où (x1,n )n∈N , (x2,n )n∈N , . . . , (xd,n )n∈N sont des suites dans R.
Définition 7.5. On dit qu’une suite de points (pn )n∈N dans Rd converge vers un point
p∗ si d(pn , p∗ ) converge vers 0 lorsque n tend vers l’infini. Dans ce cas on écrit
pn →n→+∞ p∗ .
7.3.2 Continuité
• La définition suivante est la généralisation au cas deux-dimensionnel de ce qu’on a vu pour une
fonction d’une seule variable:
Si f est continue à tout point (x, y) ∈ D, on dit que f est continue dans D et on écrit
f ∈ C 0 (D).
Propriété 7.1. Toute fonction de deux variables obtenue par des opérations usuelles de
sommes, multiplication, cosinus, fonctions exponontielles et logarithmiques, est continue
dans son domaine de définition.
∂f f (x + h, y) − f (x, y)
(x, y) = lim ,
∂x h→0 h
quand la limite existe.
∂f
De façon similaire, la dérivée partielle de f p.r. à y au point (x, y), notée ∂y (x, y), est
définie par
∂f f (x, y + h) − f (x, y)
(x, y) = lim ,
∂y h→0 h
quand la limite existe.
33
Exemple 7.3. Calculons fx et fy pour les fonction suivantes.
1. f (x, y) = ax + by + c, donc
x+y
2. f (x, y) = ax2 + bxy + d x−y , donc
" #
∂f
∇f (x, y) = ∂x (x, y) (6)
∂f
∂y (x, y)
Définition 7.9. l’équation du plan tangent au graphe de f au point (x0 , y0 , f (x0 , y0 )) est
donnée par
∂f ∂f
z= (x0 , y0 ) (x − x0 ) + (x0 , y0 ) (y − y0 ) + f (x0 , y0 ).
∂x ∂y
34
Figure 8: Le graphe de z = f (x, y) et son plan tangent en (x0 , y0 , f (x0 , y0 ))
et n’est pas intimidant mais le cas plus général d’un nombre quelconque de variable n’est pas
plus compliqué.
• Soit z = f (x, y) une fonction continue dans une domaine D, borné est fermé. Le problème est
de trouver les valeurs extremales de f dans D. Notemment, on considère le problème: Trouver
m, M tels que
m = min{f (x, y), (x, y) ∈ D}, M = max{f (x, y), (x, y) ∈ D}.
• La valeur m est appellée ”minimum (global) de f dans D ”, et M est appellée ”maximum (global)
de f dans D ”. Les deux sont appellés ”extrema (globales) de f dans D ”.
• Est-ce-que les extrema de f dans D existent? La reponse est souvent positive, comme dans le
cas des hypothèses du résultats ci-dessous:
• Comment trouver les extrema de f ? Aux quels points (x0 , y0 ) les extrema sont atteints? La
réponse à ces questions passe par la notion des points critiques.
De manière équivalente, un point critique est un point p = (x, y) où le gradient ∇f (x, y)
est nul.
• Pourquoi considère-t-on les points critiques de f ? La raison est que si f (x0 , y0 ) est un extrema
de f alors nécessairement (x0 , y0 ) est un point critique (exactement comme dans le cas de la
dimension un). À noter qu’en général, la réciproque n’est pas vraie.
• Voici la définition des extréma locaux:
35
Définition 7.12. Soit (x0 , y0 ) ∈ D.
– Tout minimum local ou maximum local est appelé ”extremum” local. Leur ensemble
est appelé ”extrema locaux”.
– On dit ” f (x0 , y0 ) est un ”point selle” (PS) (ou simplement (x0 , y0 ) est PS”) si
(x0 , y) n’est ni maximum local, ni minimum local.
• Les différents types de points critiques sont réprésentés dans la figure ci-dessous:
Figure 9: Une fonction admettant un minimum global à gauche, plusieur maxima locaux au milieu et
un point selle à droite
∂2f ∂2f
" #
2 ∂x2 (x, y) ∂xy (x, y)
∇ f (x, y) = ∂2f ∂2f
(7)
∂yx (x, y) ∂y 2 (x, y)
pour tout v ∈ R2 . Pour ceux qui connaissent la notion de valeur propre d’une matrice,
la notion de positive définitude est équivalente au fait que toutes ses valeurs propres sont
positives strictement. On dit qu’elle est définie négative si son opposée est définie positive,
c’est à dire si toutes ses valeurs propres sont négatives strictement.
36
Propriété 7.2. On a les propriétés suivantes :
• Voici un exemple :
Exemple 7.4. Example 5.8 Soit x, resp. y, la demande pour un produit P , resp. Q,
et leurs respectives fonctions demandes soient p(x, y) = 100 − 3x − y, resp. q(x, y) =
180 − x − 4y. i) Trouvons d’abord la fonction revenue. ii) Ensuite, trouvons pour quelles
demandes et prix le revenu est maximal. Solution. i) Pour le revenu on a
= 100x − 3x − xy + 180y − xy − 4y 2
2
ii) Maintenant cherchons le maximum de R(x, y). ii.1) Les points critiques:
Rx (x, y) = 0, 100 − 6x − 2y = 0, x = 10,
D’où
Ry (x, y) = 0, 180 − 2x − 8y = 0. y = 20.
ii.2) Classification: On a
On est dans le cas ii) du Théorme 5.12 (D (x0 , y0 ) > 0, Rxx (x0 , y0 ) < 0). Donc, (x, y) =
(10, 20) est un maximum local du revenu. Les prix correspondants sont
ii.3) Est-ce-que R(x, y) attient un maximum global à (10, 20) ? La reponse est oui, mais
nous ne présenterons pas la preuve ici.
37