Cours de Mathématiques Licence 1
Cours de Mathématiques Licence 1
COURS DE MATHÉMATIQUES
Licence 1 Économie et Gestion
Enseignant : Dr Hypolithe OKOU
[email protected]
9 octobre 2015
Table des matières
2 Structures Algébriques 17
2.1 Loi de composition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
2.1.1 Définitions-exemples . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
2.2 Structures algébriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
2.2.1 Groupes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
2.2.2 Anneaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
2.2.3 Corps . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
2.3 Applications-Nombres complexes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
2.3.1 Problème . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
1
3.2 Fractions rationnelles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
3.2.1 Décomposition d’une fraction rationnelle en éléments simples . . . . . . . . 26
5 Espaces Vectoriels 41
5.1 Définitions-Exemples . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
5.2 Sous-espaces vectoriels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42
5.3 Combinaison linéaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
5.3.1 Familles génératrices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
5.3.2 Familles libres . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44
5.4 Base et dimension . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45
5.4.1 Definitions-Propriétés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45
5.4.2 Changement de base . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45
2
Chapitre 1
• On part d’un certain nombre d’affirmations supposées à priori vraies ; on les appelle axiome.
• On se donne les moyens de démontrer les affirmations ou assertions qui le sont pas encore.
À la fin de la démonstration celles-ci sont appelées théorème. Évidemment le théorème qui est
établi à partir des axiomes, vient enrichir la théorie mathématiques.
Ainsi c’est à partir des axiomes qu’on construit toutes les théories mathématiques.
Il est important de souligner qu’il existe des assertions pour lesquelles il n’est pas possible de
démontrer ni qu’elle est vraie ni qu’elle est fausse. C’est le cas du paradoxe du menteur qui stipule
que : "Un homme disait qu’il était en train de mentir. Ce que l’homme disait est-il
vrai ou faux ?". Si cette assertion est vraie, alors ce qu’il dit est faux. Si elle est fausse, alors il
dit faux ! En définitive cet homme affirme sa propre fausseté en déclarant qu’il ment. Ainsi cette
assertion n’est ni fausse ni vraie. On parle en mathématique de non-sens.
– Théorème : C’est une proposition démontrée (vraie). Par abus de langage ou d’écriture le
mot proposition désigne parfois un théorème intermédiaire de moindre importance.
3
– Lemme : C’est un théorème préparatoire à l’établissement d’un théorème de plus grande
importance.
– Conjecture : Une conjecture est une proposition que l’on suppose vraie sans parvenir à la
démontrer.
Les conjectures sont le moteur du progrès des mathématiques. Tel ou tel mathématicien
a eu l’impression que tel ou tel résultat important était vrai et l’a énoncé sans pouvoir le
démontrer, laissant à l’ensemble de la communauté mathématique le soin de le confirmer
par une démonstration convaincante ou de l’infirmer
Exemple : La conjecture de Fermat qui dit que : ”pour un entier naturel n supérieur à 3,
il n’existe pas d’entiers naturels non nuls x, y, z tels que xn + y n = z n ”. Cette conjecture
qui date de XV II e siecle est devenu récemment un théorème car finalement établie par le
mathématicien britannique Andrew Wiles en 1994.
– Définition : C’est un énoncé dans lequel on décrit les particularités d’un objet. Parfois un
axiome est synonyme de définition.
P Q P∨Q P Q P∧Q
V V V V V V
V F V puis V F F
F V V F V F
F F F F F F
P ∨ Q est faux si et seulement si Q et P sont faux
P ∧ Q est vrai si seulement si Q et P sont vrais
b- Quantificateur existentiel : ∃
Pour exprimer la proposition :
– ”Il existe au moins un élément x de l’ensemble E tel que la proposition P (x) est vraie” on
écrit ”∃x ∈ E/P (x)” ou ”∃x ∈ E, P (x)”
– ”Il existe un unique élément x de l’ensemble E tel que la proposition P (x) est vraie” on écrit
”∃!x ∈ E/P (x)” ou ”∃!x ∈ E, P (x)”
c- symboles d’implication
Se sont les deux signes suivants :
– =⇒ qui se lit "implique".
– ⇐⇒ qui se lit "équivaut à" ou "signifie que".
4
1.1.4 Quelques méthodes de raisonnement
Négation d’une proposition
Soit P une proposition. On définit sa négation, notée P (ou aussi nonP ou eP ), à partir de sa
table de vérité :
P P
V F
F V
Cette simple table contient en germe un très grand nombre d’erreurs de raisonnement. On doit
déjà avoir conscience que la négation de « ce chat est blanc » est, non pas « ce chat est noir », mais
tout simplement « ce chat n’est pas blanc » ou que le contraire de la phrase « f est la fonction
nulle » est, non pas « f ne s’annule pas », mais « f n’est pas la fonction nulle » ou encore « f ne
s’annule pas en au moins un point ». Enfin, le contraire de la phrase « x ≥ 0 » est « x < 0 », et
non pas « x ≤ 0 ».
Calcul propositionnel
Dans ce paragraphe, on étudie les propositions en tant que telles, et les liens qui peuvent
exister entre elles, sans se préoccuper du contenu de ces propositions (ce qui sera l’objet de tous
les chapitres ultérieurs).
Définition 1.1.1. On rappelle qu’une proposition est un énoncé pouvant être vrai ou faux. On dit
alors que les deux valeurs de vérité d’une proposition sont « vrai » et « faux ». A partir d’une ou
plusieurs propositions, on peut en construire d’autres. C’est l’objet des paragraphes suivants.
Equivalence logique
5
Définition 1.1.3. Si P et Q sont deux propositions, on définit l’implication logique : P ⇒ Q par
P Q P⇔Q
V V V
sa table de vérité. V F F
F V V
F F V
Preuve P ⇒ Q est fausse dans l’unique cas où P est vraie et Q est fausse ou encore quand P
et Q sont toutes deux fausses. P ⇒ Q a donc les mêmes valeurs de vérité que P ∨ Q.
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1.2 Ensembles
1.2.1 Définitions
Définition 1.2.1. Un ensemble est une collection d’objets bien déterminés. On appelle ces objets
les éléments de l’ensemble.
Un ensemble est défini soit par une liste de ses éléments, soit par une règle qui définit les
éléments de l’ensemble.
On utilisera les majuscules pour représenter un ensemble, et les minuscules pour les éléments.
L’appartenance à un ensemble se note par le signe ∈.
La non appartenance à un ensemble se note le signe ∈./
Un ensemble qui ne contient aucun élément se note ∅ ou { } et se lit ensemble vide
Quand un ensemble E a un nombre fini d’éléments, on dit qu’il est fini. Dans ce cas, on appelle
cardinal de E et on écrit card(E) ou |E| le nombre d’éléments de E.
Exemple 1.2.1. A = {1; 2; 3} signifie que l’ensemble A ne contient que les éléments 1, 2 et 3.
On écrira que 1 ∈ A, 2 ∈ A et 3 ∈ A.
- L’ensemble vide est une partie d’un ensemble A. C’est la plus petite partie contenue dans A.
- L’ensemble A est une partie de A. C’est la plus grande partie contenue dans A.
Exemple 1.2.3. Les intervalles de nombres réels sont très souvent utilisés en mathématique.
Soitent a ∈ R et b ∈ R tels que a < b ; tout intervalle est sous une des formes suivantes :
– > ]a; b[= {x ∈ R/a < x < b} est appelé intervalle ouvert.
– > [a; b] = {x ∈ R/a ≤ x ≤ b} est appelé intervalle fermé.
– > ]a; b] = {x ∈ R/a < x ≤ b} est appelé intervalle semi-ouvert ou semi-fermé (à gauche).
– > [a; b[= {x ∈ R/a ≤ x < b} est appelé intervalle semi-ouvert ou semi-fermé (à droite).
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1.2.2 Opérations sur les ensembles
a- Union d’ensembles
On appelle union de deux ensembles A et B et on note A ∪ B, l’ensemble des éléments qui
appartiennent à l’un au moins des ensembles A et B. C’est en fait la réunion des éléments de A
et de B. Ainsi, on appellera aussi A ∪ B la réunion de A et B.
On a A ∪ B = {x : x ∈ A ou x ∈ B}.
b- Intersection d’ensembles
On appelle intersection de deux ensembles A et B et on note A ∩ B, l’ensemble des éléments
qui appartiennent à la fois aux deux ensembles A et B. C’est en fait l’ensemble des éléments
communs à A et à B.
On a A ∩ B = {x : x ∈ A et x ∈ B}.
Si les parties A et B n’ont aucun élément commun, on dit que se sont deux ensembles disjoints.
Et on a : A ∩ B = ∅
c- Différence d’ensembles
On appelle différence de deux ensembles A et B et on note A \ B ou A − B, l’ensemble
des éléments qui appartiennent à l’ensemble A mais qui n’appartiennent pas à B. C’est en fait
l’ensemble des éléments de A privé des éléments de B.
On a A \ B = {x : x ∈ A et x ∈/ B}.
Lorsque A contient B alors A \ B est appelé complémentaire de partie B dans l’ensemble A
et on note aussi {B B
A ou { ou {(B) ou B.
Propriété 1.2.1. Soient A et B deux parties d’un ensemble E. On a les propriétés suivantes :
(i) Commutativité : A ∪ B = B ∪ A et A ∩ B = B ∩ A.
(ii) Associativité : (A ∪ B) ∪ C = A ∪ (B ∪ C) et (A ∩ B) ∩ C = A ∩ (B ∩ C).
(iii) Distributivité de l’une par rapport à l’autre :
A ∪ (B ∩ C) = (A ∪ B) ∩ (A ∪ C) et A ∩ (B ∪ C) = (A ∩ B) ∪ (A ∩ C).
(iv) Idenpotence : A ∪ A = A et A ∩ A = A.
(v) Absorption : Si A ⊆ B alors A ∩ B = A et A ∪ B = B. Ainsi (A ∪ B) ∩ A = A et
(A ∩ B) ∪ A = A.
Propriété 1.2.2. Soient A et B deux sous-ensembles de E. On a :
1- A ∩ B ⊆ A ⊆ A ∪ B et A ∩ B ⊆ B ⊆ A ∪ B.
2- Dans le cas où E est fini on a le théorème des quatre cardinaux suivant :
card(A ∪ B) + card(A ∩ B) = card(A) + card(B). (Ce résultat est très utilisé en probabilité-
statistique).
3- A = {({(A)) = A, {E E = ∅, {∅E = E., A ∪ {A A
E = E et A ∩ {E = ∅.
Définition 1.2.3. 1. On appelle produit cartésien d’un ensemble E et d’un ensemble F l’en-
semble noté E × F des couples (x, y) tels que x ∈ E et y ∈ F . On a : E × F = {(x, y)/x ∈
E et y ∈ F }.
2. Si E = F , alors E × F = E × E = E 2 .
3. On définit de même le produit cartésien de E1 , E2 , ..., En par
8
Théorème 1.2.1. Si E et F sont deux ensembles finis et dénombrables (c’est à dire dont les
éléments sont en nombre finis et on peut les compter), alors E × F est aussi fini et dénombrable.
On a card(E × F ) = card(E)card(F ) où card(A) est le nombre d’éléments de l’ensemble A.
Représenter E × F c’est représenter l’ensemble des couples (x; y) dans un repère à deux axes.
1.3 Relations
1.3.1 Relations
a- Définitions
Toute propriété R susceptible d’être vérifiée par deux éléments x et y d’un ensemble définie
une relation binaire dans cet ensemble. Dans ce cas x et y sont dits être en relation R et on
note xRy.
Définition 1.3.1. Soient E un ensemble et R une relation binaire sur E. On dit que R est :
i reflexive si pour tout x ∈ E, xRx.
ii symétrique si pour tous x ∈ E et y ∈ E on a : xRy ⇒ yRx.
iii antisymétrique si pour tous x ∈ E et y ∈ E on a : (xRy et yRx) ⇒ (x = y).
iv transitive si pour tous x ∈ E, y ∈ E et z ∈ E on a : xRy et yRz ⇒ xRz.
b- Relation d’équivalence
Définition 1.3.2. Une relation R définie dans un ensemble E est dite relation d’équivalence
si elle est à la fois reflexive, symétrique et transitive.
Deux éléments x et y de l’ensemble E liés par la relation d’équivalence R sont dits équivalents
par R.
Si R est une relation d’équivalence définie sur E un ensemble, alors on appelle classe d’équi-
valence d’un élément x, l’ensemble de tous les éléments de E en relation R avec x. On la note ẋ
ou Cx ou x et on a : ẋ = {y ∈ E : yRx}.
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Exemple 1.3.1. Considérons la relation définie par le diagramme suivant :
La relation ainsi définie est une relation d’équivalente. On a : ȧ = {a}, f˙ = {d, e, f }, ḃ = {b, c}
et ġ = {g}.
c- Relation d’ordre
Une relation binaire R sur E est dite relation d’ordre au sens stricte si elle est à la fois
reflexive, antisymétrique et transitive.
Deux éléments qui sont en relation par une relation d’ordre sont dits comparables.
En général, une relation d’ordre sera notée ≤. On dira alors que (E, ≤) est un ensemble ordonné.
Ainsi, pour tout x, y ∈ E, "x ≤ y" se lit "x est inférieur ou égal à y" ou "x est plus petit que
y".
Si x ≤ y et x 6= y, on écrit x < y et on dit que "x est strictement inférieur à y" ou "y est
strictement supérieur à x".
Soit (E, ≤) un ensemble ordonné. Alors les deux éléments x et y de E sont comparables si :
x ≤ y ou y ≤ x.
Définition 1.3.3. Si deux éléments quelconque de E sont comparables, on dit que la relation
d’ordre ≤ est une relation d’ordre total. (E, ≤) est alors dit totalement ordonnée. Dans le cas
contraire on dit que ≤ est une relation d’ordre partiel et (E, ≤) est partiellement ordonné.
Exemple 1.3.2. 1.
2. Soit E un ensemble, la relation d’inclusion est une relation d’ordre partiel(en général) entre
les éléments de l’ensemble P(E) des parties de E. On dit que P(E) est partiellement ordonné
pour l’inclusion.
3. Dans R, Q, Z, N, l’ordre usuel est un ordre total.
Définition 1.3.4. Soient (E, ≤) un ensemble ordonné et A une partie non vide de E.
1. On dit qu’un élément a ∈ E est un majorant (resp un minorant) de A, si x ≤ a (resp.
≤ x) pour tout x ∈ A.
2. On dit qu’un élément a ∈ E est un plus grand (resp. un plus petit) élément de A, si a ∈ A
et si a est un majorant (resp. minorant) de A.
3. On dit que A est majorée (resp. minorée) si A admet des majorants (resp. des minorants).
Si A est majorée et minorée, on dit alors que A est une partie bornée.
Définition 1.3.5. (i) Soit (E, ≤) un ensemble ordonné. S’il existe un élément a ∈ E tel que la
relation a ≤ x entraîne a = x (resp. la relation x ≤ a entraîne x = a) pour tout x ∈ E, on
dit que alors a est un élément maximal (resp. minimal) de E.
(ii) On dit qu’un élément de E est extrémal s’il est soit maximal soit minimal.
Définition 1.3.6. S’il existe, le plus grand des minorants (resp. le plus petit des majorants) d’une
partie A est appelé borne inférieure (resp. borne supérieure) de A et on note inf(A) (resp.
sup(A)).
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1.4 Applications
Considérons deux ensembles E et F . On peut définir une relation R de E vers F .
Définition 1.4.1. 1.
2. Si une relation R est telle qu’à chaque élément de l’ensemble de départ (source) E est associé
zéro ou un élément de l’ensemble d’arrivé (but ou objectif ou ensemble des valeurs) F ,
on dit que c’est une fonction. Ainsi
3. Une fonction d’un ensemble E dans un ensemble F (ou de E vers F ) est une correspon-
dance, qui à tout élément x de E associe au plus un élément y de l’ensemble F. Par
contre
4. Une application d’un ensemble E dans un ensemble F (ou de E vers F ) est une corres-
pondance, qui à tout élément x de E associe un élément et un seul y de l’ensemble F.
Autrement dit une application est une fonction dans laquelle à chaque élément x de la source
E on fait correspondre exactement un élément y de l’objectif F .
Remarque 1.4.1. 1. Toutes les fonctions sont des relations, mais toutes les relations ne sont
pas des fonctions
2. On notera généralement une fonction par une lettre minuscule : f ou g ou h etc..
3. Si l’application f associe à l’élément x de l’ensemble de départ E, l’élément y de l’ensemble
d’arrivée F , on écrit :
f : E −→ F
x 7−→ y = f (x)
l’élément y est alors appelé image de x par f par conséquent x est un antécédent de y par
f . Ainsi un élément x de l’ensemble de départ admet au plus une image.
Exemple 1.4.1. 1.
2. Dans un supermarché, à tout article on associe un prix. Ainsi on définit une correspondance
prix-article. Notons f celle-ci. Pour un article x ∈ E (E étant l’ensemble des articles du
supermarché), on a la valeur unique f (x) ∈ F de son prix (F étant l’ensemble des prix). On
a:
f : E −→ F
x 7−→ f (x)
3. Le comportement d’un produit commercial sur le marché en fonction d’un facteur économique
donné définit une fonction.
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4. Considérons les applications pour tout x ∈ R, f (x) = 3x et g(x) = 2x + 1. Les applications
g ◦ f et f ◦ g sont définies pour tout x ∈ R, par : (g ◦ f )(x) = g(f (x)) = 2f (x) + 1 =
2(3x) + 1 = 6x + 1 et (f ◦ g)(x) = f (g(x)) = 3g(x) = 3(2x + 1) = 6x + 3.
Donc pour tout x ∈ R, (g ◦ f )(x) = 6x + 1 et (f ◦ g)(x) = 6x + 3.
Ainsi, en général g ◦ f 6= f ◦ g.
Exemple 1.4.2. 1. On appelle fonction identité ou application identité d’un ensemble E, et
on note IdE ou 1E , l’application qui a tout x ∈ E fait correspondre x lui-même. Donc
IdE (x) = x, ∀x ∈ E.
2. On dit qu’une application f : E −→ F est constante si l’on a : f (x) = f (y), ∀x, y ∈ E.
3. Soient f : E −→ F et g : E 0 −→ F 0 deux applications. On dit que ces applications sont
égales si les trois conditions suivantes sont vérifiées : E = E 0 ; F = F 0 et pour tout x ∈ E =
E 0 , f (x) = g(x)
4. Soit f une application et soit A une partie de E. On appelle restriction de f à A et on note
f|A , la application h de A dans F telle que h(x) = f (x) pour tout x ∈ A.
Inversement, étant données deux applications f : E −→ F et g : E 0 −→ F 0 , on dit que f est
un prolongement de g, si l’on a : E 0 ⊂ E , F 0 ⊂ F et f (x) = g(x) pour tout x ∈ E 0 .
5. Soit E un ensemble.
On appelle fonction caractéristique de E, la fonction notée χE définie
1 si x ∈ E
par : χE (x) =
0 si x ∈ /E
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3. On dit que f est bijective (ou est une bijection) si
∀y ∈ F , il existe un unique x ∈ E tel que f (x) = y.
Autrement dit f est bijective si tout élément z ∈ F admet un et un seul antécédent x dans
E. En d’autres termes, f est bijective si f est à la fois injective et surjective.
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Théorème 1.4.3. Soit f : E −→ F une application
1. Soient A et A0 deux parties de E.
(a) Si A ⊂ A0 alors f (A) ⊂ f (A0 ).
(b) si A et A0 sont quelconques, on a :
f (A) ∪ A0 ) = f (A) ∪ f (A0 ).
f (A ∩ A0 ) ⊂ f (A) ∩ f (A0 ) avec égalité si f est injective.
2. Soient B et B 0 deux parties de F .
(a) Si B ⊂ B 0 alors f −1 (B) ⊂ f −1 (B 0 ).
(b) si B et B 0 sont quelconques, on a :
f −1 (B) ∪ B 0 ) = f −1 (B) ∪ f −1 (B 0 ).
f −1 (B ∩ B 0 ) = f −1 (B) ∩ f −1 (B 0 )
f −1 (B)
(c) f −1 {B
F = {F
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Remarque 1.5.1. L’équation y = ax + b (où a et b ne sont tous les deux nuls à la fois) est une
équation de droite ; mais cette équation ne peut représenter toutes les droites du plan. C’est le cas
des droites d’équation x = α. En effet, aucune valeur de a et de b ne nous conduit aux équations
de droite de la forme x = α.
Pour représenter une droite, il suffit de connaître les coordonnées de deux de ses points (Car
par deux points passent une et une seule droite).
y = ex
On parle d’équilibre du marché quand les fonctions de demande et de l’offre se coupent dans
le premier quadrant. En ce point, la quantité demandée est égale a la quantité offerte. Donc la
quantité à l’équilibre et le prix d’équilibre sont donnés par les coordonnées du point d’intersection
des deux droites (demande et offre).
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Exemple 1.5.3. Cherchons l’équilibre du marche pour les fonctions d’offre et de demande sui-
vantes :
offre : y = 12 x + l
demande : y = −2x + 6
y0 = 21 x0 + l
Supposons que l’équilibre est atteint au point (x0 ; y0 ), donc on a le système suivant :
y0 = −2x0 + 6
En résolvant par la méthode de substitution, on obtient le point d’équilibre Ω = (2; 2).
16
−3
(b) f (x) =
x
1
Exemple 1.5.6. f (x) = x2
√ 1
2. f (x) = 3
x ; ici a =
3
√ 1
3. f (x) = x ; ici a =
2
17
1.5.5 Représentation d’une fonction exponentielle et logarithme
On appelle fonction exponentielle base a, la fonction y = ax où a > 0 et a 6= 1. La fonction
réciproque de y = ax est appelée fonction logarithmique base a et se note y = loga (x), où a > 0,
a 6= 1 et x > 0. Puisque l’ensemble des valeurs de la fonction exponentielle base a est 0 < y < +∞,
la fonction logarithmique ne peut être définie que pour les valeurs positives de l’argument et
admet ainsi pour domaine de définition 0 < x < +∞, c’est-a-dire R∗+ . L’indice a dans log indique
que le logarithme est pris en base a. En pratique, les bases usitées sont la base 10 et la base e
(logarithme népérien ou logarithme naturel, e ∼ = 2.7182). C’est pourquoi le logarithme en base 10
s’écrit simplement log(x) et le logarithme naturel se note ln(x).
Exemple 1.5.8. On a les représentations les fonctions exponentielles et logarithmiques pour dif-
férentes types de base :
1
1. Dans le cas où 0 < a < 1, prenons a = . On a donc pour la fonction : f (x) = ( 21 )x la
2
représentation suivante :
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Chapitre 2
Structures Algébriques
Propriétés
Une loi de composition interne ∗ sur E est :
− bassociative si ∀x, y, z ∈ E, (x ∗ y) ∗ z = x ∗ (y ∗ z) ;
− commutative si ∀x, y ∈ E, x ∗ y = y ∗ x ;
x ∗ (y ⊥ z) = (x ∗ y) ⊥ (x ∗ z) (à gauche)
− distributive par rapport à la loi ⊥ si ∀x, y, z ∈ E, .
(y ⊥ z) ∗ x = (y ∗ x) ⊥ (z ∗ x) (à droite)
Définition : Soit E un ensemble muni d’une loi de composition interne ∗. On dit que e est un
e ∗ x = x (élément neutre à gauche)
élément neutre pour la loi ∗, si pour tout x ∈ E, .
x ∗ e = x (élément neutre à droite)
On dira alors que (E, ∗) est unifère.
Définition : Soit (E, T ) un magma. On dit qu’un élément a ∈ E est régilière (ou simplifiable)
à gauche (resp. à droite) si aT x = aT y =⇒ x = y (resp. xT a = yT a =⇒ x = y).
Définition : Soit (E, ∗) un magma d’élément neutre e. On appelle élément symétrique à gauche
(resp. élément symétrique à droite) d’un élément x ∈ E, tout élément y ∈ E tel que l’on ait :
yT x = e (resp. xT y = e).
On appelle élément symétrique de x ∈ E, tout élément y ∈ E tel que yT x = xT y = e. On le
note x−1 ou x0 .
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On dit que x est symétrisable s’il admet un élément symétrique.
Propriété : Soit (E, T ) un magma associative unifère. Si deux éléments x et y sont symétri-
sables, il en ait de même de xT y et son élément symétrique est (xT y)−1 = y −1 T x−1 .
2.2.2 Anneaux
Définition Soit A muni de deux lois de composition internes ⊥ et ∗. On dit que (A; ⊥; ∗) est
un anneau si :
(1) (A; ⊥) est un groupe abélien ;
(2) la loi ∗ est associative sur A ;
(3) la loi ∗ est distributive sur A par rapport à la loi ⊥ .
Quand, en outre la loi ∗
→ est commutative, on dit que l’anneau (A; ⊥; ∗) est commutatif ;
→ possède un élément neutre e0 , on dit que l’anneau (A; ⊥; ∗) est unitaire.
Exemple : l’ensemble (Z; +; ×) est un anneau commutatif.
Idéal Définition : Soit (A; ⊥; ∗) un anneau et I une partie de A. On dit que I est un idéal à
gauche (resp. à droite) de A si :
(i) (I; ⊥) est un sous groupe de (A; ⊥).
(ii) ∀a ∈ A et ∀x ∈ I, on a a ∗ x ∈ I (resp. x ∗ a ∈ I).
20
Remarque : On dit que I est un idéal ssi I est un idéal à gauche et à droite.
Exercice d’application : On considère un sous-ensemble de Z, noté 3Z = {x ∈ Z/∃p ∈ Z et x = 3p} .
On montre que 3Z est un idéal de Z.
On sait que (Z; +; ×) = (Z; +; .) est un anneau commutatif.
Soit x, y ∈ 3Z. Alors ∃p ∈ Z, ∃q ∈ Z tels que x = 3p et y = 3q ;
(1) =⇒ x + y = 3p + 3q = 3(p + q) ∈ 3Z. D’où x + y ∈ 3Z, ∀x, y ∈ 3Z.
(2) x = 3p =⇒ −x = −3p = sym(x) ∈ 3Z car si on pose m = −p on a : −x = 3m, où m ∈ Z.
(3) x ∈ 3Z, a ∈ 3Z, ∃p ∈ Z tel que x = 3p et ax = a3p = 3ap = 3k ∈ 3Z, où k = ap ∈ Z.
D’où ax ∈ 3Z. comme (Z; +; .) est un anneau commutatif alors a.x = x.a ∈ 3Z.
Par conséquent 3Z est un idéal.
2.2.3 Corps
Définition : On dit que l’ensemble (K; ⊥; ∗) est une structure de corps si :
(i) l’ensemble (K; ⊥; ∗) est un anneau unitaire ;
(ii) tout élément de K, sauf peut-être l’élément neutre pour la loi ⊥, possède un élément
symétrique pour la loi ∗.
Quand la loui ∗ est commutative, alors on dit que le corps (K; ⊥; ∗) est commutatif.
Exemple : Les ensembles (Q; +; .) et (R; +; .) sont des corps commutatifs.
→ Montrons que (R; +, .) est un corps.
(i) On sait que (R; +) est un groupe abélien, 0 est l’élément neutre.
1
(ii) Soit x ∈ R − {0} . On a x.y = 1 =⇒ x−1 x.y = y = x−1 =⇒ y = x−1 = ∈ R∗ . Donc tout
x
x ∈ R∗ admet un symétrique dans (R; .) .
D’où (R; +, .) est un corps.
2.3.1 Problème
Soit R2 muni de deux lois : l’addition + et la multiplication ×. On a : (R2 ; +; ×) tels que :
+ : R2 × R2 −→ R
((a, b) , (a , b )) 7−→ (a, b) + (a0 , b0 ) = (a + a0 , b + b0 )
0 0
× : R2 × R2 −→ R
((a, b) , (a0 , b0 )) 7−→ (a, b) × (a0 , b0 ) = (aa0 − bb0 , a0 b + ab0 )
∗ On montre que (R2 ; +) est :
− associatif : Soient (a, b) , (a0 , b0 ) , (a00 , b00 ) ∈ R2 , on a :
[(a, b) , (a0 , b0 )] + (a00 , b00 ) = (a + a0 , b + b0 ) + (a00 , b00 )
= (a + a0 + a00 , b + b0 + b00 )
21
= (a + (a0 + a00 ), b + (b0 + b00 ))
= (a, b) + (a0 + a00 , b0 + b00 )
= (a, b) + [(a0 , b0 ) + (a00 , b00 )] .
D’où l’associativité de (R2 ; +) .
− L’élément neutre par rapport à l’addition + est (0, 0) .
En effet, ∀ (a, b) ∈ R, (a, b) + (0, 0) = (0, 0) + (a, b) = (a, b) .
− Soit (a, b) , (x, y) ∈ R tels que (a, b)+(x, y) = (0, 0) ⇐⇒ (a + x, b + y) = (0, 0) ⇐⇒ a+x = 0
et b + y = 0 ⇐⇒ x = −a et y = −b.
D’où (−a, −b) = − (a, b) est le symétrique de (a, b) . Par suite (R2 ; +) est un groupe.
∗ On montre que la loi × est associative, distributive par rapport à l’addition. Elle admet un
élément neutre et est commutative.
→ Cherchons l’élément neutre par rapport à la multiplication × dans R2 :
Soit (x, y) l’élément neutre par rapport à la loi ×.
2
∀
(a, b) ∈ R − {(0, 0)} , on a :
(a, b) × (x, y) = (a, b) (ax − by, xb + ay) = (a, b)
⇐⇒ ⇐⇒ (ax − by, bx + ay) = (a, b)
(x,y) × (a, b) = (a, b) (xa − yb, ay + bx) = (a, b)
ax − by = a −abx + b2 y = −ab
⇐⇒ ⇐⇒ ⇐⇒ (a2 + b2 ) y = −ab + ba = 0 ⇐⇒ y = 0.
bx + ay = b abx + a2 y = ba
=⇒ ax = a, or (a, b) ∈ R2 − {(0, 0)} . Donc x = 1.
On montre que (1, 0) est l’unique élément neutre de (R2 ; ×) .
− Soit (a, b) 6= (0, 0) .
Cherchons (x, y) ∈ R2 − {(0, 0)} tel que (a, b) × (x, y) = (1, 0) .
ax − by = 1
=⇒ (ax − by, bx + ay) = (1, 0) ⇐⇒
bx + ay = 0
a
a (
x= 2
x=− y − (a2 + b2 ) y = b
a + b2 .
=⇒ a b ⇐⇒ a ⇐⇒
a − y − by = 1 x=− y b
b y=− 2
b a + b2
Or (a, b) 6= (0, 0) alors a 6= 0 et b 6= 0.
Donc y 6= 0 et x 6= 0 et (x, y) ∈ R2 .
2 a b
D’où tout (a, b) ∈ R −{(0, 0)} admet un symétrique par rapport à × qui est ,− ∈
a2 + b 2 a2 + b 2
R2 − {(0, 0)} .
Soient (x, y) et (x0 , y 0 ) ∈ R2 .
(x, y) × (x0 , y 0 ) = (xx0 − yy 0 , xy 0 + yx0 ) = (x0 x − y 0 y, y 0 x + x0 y) = (x0 , y 0 ) × (x, y) .
D’où la loi × est commutative dans R2 .
Conclusion : L’ensemble (R2 ; +; ×) est un corps appelé corps des complexes.
Un couple (a, b) ∈ R2 est un nombre complexe. L’ensemble des nombres complexes est noté C.
R −→ R × {0} ⊂ R2
Propriété : L’application ϕ : est un isomorphisme (ie : un morphisme
x 7−→ ϕ(x) = (x, 0)
bijectif).
Conclusion : l’ensemble R des réels est donc isomorphe au sous-ensemble R × {0} de R2 des
nombres complexes. Ainsi tout nombre réel x est identifié au nombre complexe (x, 0) .
On pose x = (x, 0) .
Par contre on a : (0, 1) × (0, 1) = (−1, 0) = −1 = (0, 1)2 .
On note i = (0, 1) donc i2 = −1.
Théorème : Tout nombre complexe z = (a, b) s’écrit sous la forme a + ib, où i2 = −1.
Preuve :
Soit (a, b) ∈ R2 , on a : (a, b) = (a, 0) + (0, b) = a(1, 0) + b(0, 1)
(a, b) = a.1 + b.i = a + ib, où i2 = (0, 1)2 = −1.
On remarque que i est solution de l’équation x2 = −1.
22
Définition : pour tout nombre complexe z = (a, b) = a + ib, a est la partie réelle et vest notée
a = Re(z) et b est la partie imaginaire et on note b = Im(z).
∗ Le conjugué du nombre complexe z = a + ib est nombre complexe, noté z tel que z = a − ib.
On a :
z z 1 1
z + z 0 = z + z 0 ; z.z 0 = z.z 0 ; ( 0 ) = 0 et ( ) = .
z z z z
Définition : Dans un plan rapporté à un repère orthonormé, tout nombre complexe z = a+ib
a
(a et b étant des nombres réels) peut être représenté par un point M b . Ce plan est appelé plan
C −→ R2
complexe. L’application f : est bijective et M est l’image de z (ou z est l’affixe de
z 7−→ M ab
M ).
√
On a : OM 2 + OH 2 + OQ2 ⇐⇒ r2 = a2 + b2 ⇐⇒ r = a2 + b2 .
r = |z|est le module de z = a + ib. r est un nombre réel positif.
OH = a = r cos θ
On a .
OQ = B = r sin θ
Donc z = a + ib = r cos θ + ir sin θ =⇒ z = r(cos θ + i sin θ) est la forme trigonométrique de z.
L’angle (OH,\ OM ) = θ + 2kπ (k ∈ Z) est appelé argument de z.
Propriétés :
∗ Module
23
Chapitre 3
3.1 Polynômes
3.1.1 Définitions
Soit K un sous-ensemble de C ou de R. On appelle polynôme à coefficients dans K toute
application définie par :
P : K −→ R
x 7−→ P (x) = an xn + an−1 xn−1 + ... + a1 x + a0
où n ∈ N∗ et an , an−1 , ..., a1 , a0 ∈ K sont donnés et appelés coefficients de P . Le polynôme P
peut se noté aussi P = (a0 , a1 , ..., an−1 , an ), ou P = (an )n .
On appelle valuation de P , le plus petit entier n0 tel que an0 6= 0. On la note val(P ) = n0 .
On appelle degré de P le plus grand entier k tel que ak 6= 0. On note deg(P ) = k.
L’ensemble des polynômes à coefficients dans K est noté K[x].
Exemple 3.1.1. la fonction P (x) = 4x5 + x2 − x3 est une fonction polynôme dont la valuation
est val(P ) = 2 et deg(P ) = 5.
Définition 3.1.1. Les polynômes Q et R définis dans le théorème précédent sont appelés respec-
tivement quotient et reste de la division Euclidienne.
24
3.1.3 Division suivant les puissances croissantes de x
Définition 3.1.3. Pour effectuer la division euclidienne du polynôme P par le polynôme D, on
ordonne P et D suivant les puissances croissantes de x et on se donne un entier k.
Donc P (x) = 3x4 −x3 −x+2 = (x2 −3x+1)(13x2 +15x+2)+x3 (−10x+33). D’où R(x) = 10x+33
et Q(x) = 13x2 + 5x + 2 à l’ordre 2
3.1.4 Propriétés
La somme et le produit de deux polynômes P et Q sont des polynômes et on a :
deg(P +Q) = max(deg(P ); deg(Q)) ; deg(P Q) = deg(P )+deg(Q) ; val(P +Q) = min(val(P ); val(Q))
et val(P Q) = val(P ) + val(Q).
Théorème 3.1.2. P (x) est divisible par x − a si et seulement si a est une racine de l’équation
P (x) = 0.
Théorème 3.1.3. Si P (x) est divisible par x−a et x−b alors P (x) est divisible par (x−a)(x−b).
Théorème 3.1.4. 1- Soit P un polynôme de degré n. Pour que 1 soit une racine de P il faut et
il suffit la somme des coefficients de P soit nulle.
2- Soit P un polynôme de degré n. Pour que −1 soit une racine de P il faut et il suffit la
différence des coefficients affecté aux puissances paires de x d’une part et des coefficients affecté
aux puissances impaires de x d’autres part dans l’expression de P soit nulle.
Définition 3.1.4. Un nombre a est une racine d’ordre α (α ∈ N∗ ), d’un polynôme P si P est
divisible par (x − a)α mais pas divisible par (x − a)α+1 .
25
Exemple 3.1.3. Soit P (x) = x3 − 5x2 + 3x + 9 un polynôme. Déterminons les zéros de P . D’après
le théorème 3.1.4, on a : P (−1) = 0 car −1 − 5 − 3 + 9 = 0. Cela veut dire que x + 1 divise P .
Donc à l’aide de la division euclidienne de P par x + 1 on a :
x3 −5x2 +3x +9 x +1
−x3 −x2 x2 −6x + 9
−6x2 +3x
−6x2 +6x
9x +9
−9x −9
0
En conséquence
Théorème 3.1.6. Un nombre complexe a est une racine du polynôme P d’ordre m si et seulement
si :
P (a) = P 0 (a) = P 00 (a) = ... = P (m−1) (a) = 0 et P m (a) 6= 0.
On dira aussi que a est d’ordre de multiplicité égal à m.
Définition 3.1.5. Le Plus Grand Commun Diviseur de P (x) et Q(x) en abrégé PGCD(P, Q)
est le produit des facteurs premiers commun affectés du plus petit des exposants figurant dans les
deux décompositions.
Exemple 3.1.5. Soient P (x) = (x−3)2 (x+1)4 x5 (x−1)3 (x−2) et Q(x) = x3 (x+4)4 (x−3)(x+1)2 .
On a : P GCD(P ; Q) = (x − 3)(x + 1)2 x3 .
26
Définition 3.1.6. Le Plus Petit Commun Multiple de P (x) et Q(x) en abrégé PPCM(P, Q) est
le produit des facteurs premiers commun affectés du plus grand des exposants figurant dans les
deux décompositions.
Exemple 3.1.6. Soient P (x) = (x−3)2 (x+1)4 x5 (x−1)3 (x−2) et Q(x) = x3 (x+4)4 (x−3)(x+1)2 .
On a : P P CM (P ; Q) = (x − 3)2 (x + 1)4 x5 (x + 4)4 (x − 1)3 (x − 2).
Définition 3.1.7. Deux polynômes P (x) et Q(x) sont premiers entre eux ou sont étrangers entre
eux s’il n’existe aucun polynôme autre que les constantes qui soit diviseur commun à P (x) et Q(x).
Théorème 3.1.8. Deux polynômes P (x) et Q(x) sont premier si et seulement si P GCD(P, Q) = 1
Théorème 3.1.9. ( Théorème de BEZOUT) Pour que les polynômes P (x) et Q(x) soient
premier entre eux il faut et il suffit qu’il existe deux polynômes v(x) et u(x) tels que P (x)u(x) +
Q(x)v(x) = 1.
Théorème 3.1.11. Si un polynôme à coefficients réels admet le nombre complexe z pour racine,
alors z le conjugué de z est aussi racine du polynôme.
Théorème 3.1.12. Tout polynôme à coefficients réels peut se décomposer en produit de facteurs
premiers (ax + b) et du second espèce (ax2 + bx + c). Autrement dit tout polynôme P de degré n
peut s’écrire sous la forme :
P (x) = an (x − x1 )λ1 (x − x2 )λ2 ...(x − xk )λk (x2 + s1 x + u1 )β1 (x2 + s2 x + u2 )β2 ...(x2 + sm x + um )βm
Théorème 3.1.13. Tout polynôme P (x) de degré impair admet au moins une racine.
Pm (x) R(x)
= Em−n (x) +
Qn (x) Qn (x)
où Em−n (x) est appelé partie entière de la fraction, R(x) est le reste de la division de Pm (x) par
R(x)
Qn (x). Il est donc claire que la fraction est une fraction propre.
Qn (x)
27
x5 + 1
Exemple 3.2.1. f (x) = est une fraction rationnelle impropre. On a :
x2 + 1
x5 +1 x2 +1
x +1 x3 −x
x+1
Donc f (x) = x3 − x +
x2 + 1
Q(x)
Définition 3.2.4. Toute fraction rationnelle propre de la forme f (x) = se dé-
(ax2 + bx + c)m
compose comme suit :
Remarque 3.2.1. Dans les définitions 3.2.3 et 3.2.4 les polynômes P (x) et Q(x) sont respecti-
vement de degré strictement inférieur à n et m.
Pm (x)
Théorème 3.2.2. Soit f (x) = une fraction rationnelle propre dans R tel que son déno-
Qn (x)
minateur est sous la forme : Qn (x) = δ(x − a1 )λ1 ...(x − ak )λr (x2 + p1 x + q1 )β1 ...(x2 + pk x + qk )βk .
La fonction f (x) se décompose de la manière suivante :
28
Théorème 3.2.3. Dans C, tout polynôme de degré n admet exactement n racines. Alors toute
Pm (x)
fraction rationnelle propre à coefficients complexe se décompose sous la forme :
Qn (x)
Pm (x) P Ai P Bi
= i
+ i
+ ....
Qn (x) i (x − a) i (x − b)
29
Chapitre 4
on note souvent une telle matrice par : A = (aij )1≤i≤n ou A = [aij ]1≤i≤n . L’ensemble
1≤j≤p 1≤j≤p
des matrices de type n × p est noté Mn,p ou Mat(n, p).
(ii) Si p = 1, alors la matrice A est appelée vecteur ; plus précisément vecteur colonne ou
encore matrice colonne ou matrice uni-colonne.
Si n = 1, alors la matrice A est appelée vecteur ligne ou encore matrice ligne ou
(iii)
matrice uni-ligne.
1 3 2
Exemple : La matrice A = est une matrice de type 2 × 3.
4 5 6
Définition 4.1.2. On dit que A est une matrice carrée d’ordre n si n = p. On note alors
l’ensemble de ces matrices par Mn ou Mat(n).
1 2 3
Exemple : La matrice A = 4 5 6 est une matrice carrée d’ordre 3.
7 8 −1
Définition 4.1.3. On appelle élément de la diagonale d’une matrice carrée, tout élément
iieme ligne et la iieme
aii , c’est-à-dire tout élément de la colonne.
1 1 −3 1 2
Exemple : Dans la matrice B = 4 5 6 0 −1 les éléments de la diagonale sont :
1 3 0 3 1
1, 5 et 0.
30
Définition 4.1.4. On appelle matrice diagonale d’ordre n toute matrice dont les éléments
non diagonaux (aij où i 6= j) sont tous nuls.
d11 0 .. .. .. 0
0 d22 0 .. .. 0
. 0 d33 . .
La matrice D est diagonale si elle est de la forme : D =
.
. On
. . . .
. . . 0
0 .. .. .. 0 dnn
la note diag(dii ) = D.
1 0 0
Exemple : A = 0 5 0 est une matrice diagonale d’ordre 3.
0 0 −1
Définition 4.1.5. (1) On appelle matrice nulle toute matrice dont les éléments sont tous
égaux à 0. On la note souvent 0. En d’autres termes c’est la matrice diagonale dont les
éléments diagonaux sont tous nuls.
(2) On appelle matrice unité d’ordre n et on note In toute matrice diagonale d’ordre n dont
les éléments diagonaux sont tous égaux à 1.
1 0 0
Exemple : I = I3 = 0 1 0 est la matrice unité d’ordre 3.
0 0 1
Définition 4.1.6. (Égalité de matrices)
Soient A et B deux matrices.
(A = B) ⇔ (A et B sont de même type et aij = bij , ∀1 ≤ i ≤ n et 1 ≤ j ≤ p).
a b −1 2 3 2
Exemple : Soient les matrices A = , B = et C = . Les trois
2 3 2 3 0 3
matrices sont de même type.
Étant donné que c21 = 0 6= 2 = a21 = b21 alors C 6= A et C 6= B pour tous a, b ∈ R. Par
et si a = −1
contre a21 = b21 et a22 = b22 puis b = 2 alors A = B.
2 0 0
Exemple : La matrice A = 0 3 0 est une matrice triangulaire inférieure. La matrice
1 −2 4
−1 2 0
B = 0 1 3 est une matrice triangulaire supérieure.
0 0 2
Définition 4.1.7. (Transposition)
Soit A une matrice de type n × p. On appelle transposée de A, la matrice de type p × n notée
t
A ou At , obtenus en échangeant les lignes et les colonnes de A. C-à-d la matrice dont les
colonnes sont les lignes de A et dont les lignes sont les colonnes de A.
1 4
1 2 3
Exemple : A = ⇔ A t = 2 5
4 5 6
3 6
Propriété :
(1) t (t A) = A
(2) La transposée d’un vecteur colonne est un vecteur ligne et vice-versa.
31
Définition 4.1.9. A est dite triangulaire inférieure (resp. supérieure) si tous les éléments
au dessus (resp. en dessous) de la diagonale sont nuls.
b. Opérations sur les matrices
(i) Addition-soustraction
L’addition et la soustraction de deux matrices se font terme à terme. Les matrices
doivent être de même type. Si A = (aij )1≤i≤n et B = (bij )1≤i≤n , on définit alors A + B
1≤j≤p 1≤j≤p
par (aij + bij )1≤i≤n .
1≤j≤p
2 3 0 −1 2 0
Exemple : Les matrices A = et B = . sont de même
1 −2 4 0 1 3
type
(2 × 3). Donc la somme B et
A + A− B sont possibles et on a : A + B =
2 + (−1) 3+2 0+0 1 5 0 2 + −(−1) 3−2 0−0
= . A−B = =
1 + 0 (−2) + 1 4 + 3 1 −1 7 1−0 (−2) − 1 4 − 3
3 1 0
.
1 −3 1
(ii) Multiplication par un scalaire
Soit λ ∈ R et A une matrice. La multiplication λA est la matrice obtenue en multipliant
chaque terme de la matrice A par le nombre λ. Si A = (aij )1≤i≤n , on définit la matrice
1≤j≤p
λA par (λaij )1≤i≤n .
1≤j≤p
(ii) Produit matriciel
Soient A ∈ Mn,p et B ∈ Mp,m .
* Si n = m = 1, alors le produit A.B est appeléproduit
scalaire du vecteur ligne A et du
b1
. p
X
vecteur colonne B. On a A.B = a1 ... ap . . = a1 b1 +a2 b2 +...+ap bp =
ai b i .
. i=1
bp
* Si on suppose qu’une matrice peut être considérée comme une succession de lignes
ou de colonnes alors le produit matriciel de A et B est la matrice C de type n × m car
A ∈ Mn,p et B ∈ Mp,m telle que l’élément cij est égal au produit scalaire de la iieme
de la matrice A par la j ieme colonne de la matrice
B.
5 1 0 1
1 2 0
Exemple : Soient A = et B = 2 3 1 0. Ici A ∈ M2,3 et B ∈ M3,4 ,
4 3 −1
3 4 0 1
alors le produit A.Best possible, par contre le produit B.A ne l’est pas. On a :
5 1 0 1
1 2 0
A.B = 2 3 1 0
4 3 −1
3 4 0 1
5×1+2×2+3×0 1×1+3×2+4×0 0+2+0 1+0+0
=
5 × 4 + 2 × 3 + 3 × (−1) 1 × 4 + 3 × 3 + 4 × (−1) 0+3+0 4 + 0 + (−1)
9 7 2 1
= .
23 9 3 3
Propriété :
Le produit matriciel est :
* associatif ie ABC = (AB)C = A(BC).
* distributif par rapport à l’addition ie A(B + C) = AB + AC.
* En général non commutatif, car : AB 6= BA dans certains cas.
Propriété :
32
* On a AIm = In A = A si la matrice est de type n × m.
* (AB)t = B t .At (attention à l’ordre des matrices dans le produit).
c. Matrices inversibles ou régulières
- Une matrice carrée A est dite inversible ou régulière s’il existe une matrice carrée A−1 = B
appelée matrice inverse telle que : A−1 A = AA−1 = I. Les matrices I, A et A−1 sont des
matrices de même ordre.
- Si A−1 n’existe pas, alors la matrice A est dite singulière ou non inversible.
Propriétés :
* A = (A−1 )−1
* (At )−1 = (A−1 )t
* (AB)−1 = B −1 A−1 (attention à l’ordre des matrices dans le produit)
* Une matrice diagonale D est inversible si elle ne contient pas aucun zéro sur sa diagonale.
1
Dans ce cas, on a : D−1 = [diag(dii )]−1 = diag( ).
dii
* La matrice A est dite orthogonale si A−1 = At .
1er cas : n = 1
Dans ce cas on a : A = (a11 ) et donc det(A) = a11 .
2ième cas : n = 2
a b a b
On appelle déterminant de A = le nombre det(A) = = ad − cb.
c d c d
3ième cas : n ≥ 3
Définition 4.1.10. Soit A une matrice carrée d’ordre n. On appelle mineur de l’élément aij le
déterminant obtenu à partir de la matrice A après suppression de la iieme ligne et de la j ieme
colonne de A. On le note souvent Mij .
Exemple
1 2 3
4 6
considérons la matrice A = 4 5 6 . On a M12 = = 12 + 6 = 18 et M33 =
−1 3
−1 2 3
1 2
= 5 − 8 = −3.
4 5
Définition 4.1.11. On appelle cofacteur de l’élément aij le nombre noté Cof(aij ) défini par
Cof(aij ) = (−1)i+j Mij
Remarque : Ne jamais oublier le (−1)i+j dans le calcul.
33
anj Cof(anj ).
Exemple
1 2 3
Développons le déterminant de A = 4 5 6 par rapport à la deuxième ligne. on a :
−1 2 3
det(A) = a21 Cof(a21 ) + a22 Cof(a22 ) + a23 Cof(a23 ). Donc
.
Remarque : Il est judicieux de développer le déterminant d’une matrice carrée par rapport à une
ligne ou une colonne qui comporte le plus de zéros.
Propriétés :
1) Le déterminant d’une matrice carrée ne change pas si on ajoute à une colonne ou à une
ligne une combinaison linéaire des autres colonnes ou lignes respectivement.
2) Si dans un déterminant une ligne ou une colonne est nulle, alors ce déterminant est nul.
(Pour la preuve il suffit de développer ce déterminant par rapport à la ligne ou la colonne qui est
nulle).
3) Si dans un déterminant deux lignes ou deux colonnes sont proportionnelles alors ce déter-
minant est nul.
Propriété : Soit B la matrice obtenue à partir de A en multipliant une ses colonnes ou une
ses lignes par un scalaire α, alors det(B) = αdet(A).
34
4.1.3 Matrice inverse d’une matrice régulière
Définition 4.1.12. : On appelle comatrice d’une matrice régulière A, la matrice des cofacteurs
de A. On la note
com(A) ou A. On a :
e
Cof (a11 ) Cof (a12 ) ... Cof (a1n )
Cof (a21 ) Cof (a22 ) ... Cof (a2n )
Com(A) = .
... ... ... ...
Cof (an1 ) Cof (an2 ) ... Cof (ann )
Définition 4.1.13. : Soit A une matrice régulière. On définit A−1 par la formule :
1
A−1 = (Com(A))t
det(A)
où les aij (1 ≤ i, j ≤ n) sont les coefficients du système, les xi sont les inconnues et les bi sont des
termes constants (connue).
Un tel système peut s’écrire sous la forme matricielle suivante :
AX = B
x1 b1
a11 a12 ... a1p x2
b2
a21 a22 ... a2p . .
avec A =
; X = et B =
... ... ... .... .
.
an1 an2 ... anp . .
xp bp
On dit que A est la matrice associée au système (S).
Définition 4.2.1. 1.
2. Lorsque n = p, on dit alors que le système est carré.
3. Lorsque B est nul alors on dit que le système est homogène.
4. On dit qu’un système est régulier si sa matrice associée est inversible. Dans le cas contraire,
on dit que le système est singulier.
Définition 4.2.2. Un système d’équations linéaires est dit compatible s’il admet au moins une
solution et incompatible dans le cas contraire.
35
du système. Une technique de résolution d’un système : la substitution. Supposons qu’on ait
affaire à un système de deux équations à deux inconnues x et y.
1. Utiliser l’une des deux équations pour exprimer une inconnue, disons x en fonction de l’autre,
disons y.
2. Substituer x trouvé à l’étape 1 dans l’autre équation, pour obtenir une équation en y
uniquement.
3. Trouver les solutions de l’équation en y obtenue à l’étape 2.
4. Substituer les valeurs de y trouvées à l’étape 3 dans l’équation de l’étape 1 pour trouver les
valeurs correspondantes de x. La méthode « substitution » peut être étendue à des systèmes à
plus de deux inconnues, ou même à des systèmes indéterminés.
Exercice résolu Résoudre le système en (x, y) :
x + y2 = 6
x + 2y = 3
Proposition 4.2.1. Un système de CRAMER admet une solution unique qui est X = A−1 B.
En particulier, un système de CRAMER homogène n’admet que la solution :
x1 = x2 = ... = xn = 0
4i
xi = , i = {1; 2; 3; ...; n}
det(A)
36
où 4i est le déterminant obtenu de celui A en remplaçant la iieme colonne de det(A) par la colonne
des seconds membres B. On a
a11 a12 ... a1i−1 b1 a1i+1 ... a1n
On a :
1 2 −1 1 2
det(A) = 2 −1 1 2 −1
3 1 −1 3 1
= (1.(−1).(−1) + 2.1.3 + (−1).2.1) − (3.(−1).(−1) + 1.1.1 + (−1).2.2)
= (1 + 6 − 2) − (3 + 1 − 4)
= 5.
Donc det(A) 6= 0. Par conséquent le système est de Cramer.
Détermination de la solution :
4i
Soit i ∈ {1; 2; 3}. On a d’après les formules de Cramer : xi = . où
det(A)
2 2 −1 1 2 −1 1 2 2
41 = 3 −1 1 ; 42 = 2 3 1 ; 43 = 2 −1 3 .
2 1 −1 3 2 −1 3 1 2
En calculant par la méthode de SARRUS ces déterminants on obtient :
2 2 −1 2 2
41 = 3 −1 1 3 −1 = (2 + 4 − 3) − (2 + 2 − 6) = 5 ;
2 1 −1 2 1
1 2 −1 1 2
42 = 2 3 1 2 3 = (−3 + 6 − 4) − (−9 + 2 − 4) = 10 ;
3 2 −1 3 2
1 2 2 1 2
42 = 2 −1 3 2 −1 = (−2 + 18 + 4) − (−6 + 3 + 8) = 15.
3 1 2 3 1
Finalement on a :
41 5 42 10 43 15
x1 = = = 1 ; x2 = = = 2 et x3 = = = 3.
det(A) 5 det(A) 5 det(A) 5
En définitive, la solution du système (S) est S = {(1; 2; 3)}.
37
4.2.4 Résolution de systèmes d’équations linéaires réguliers : méthode
de GAUSS-JORDAN
La méthode de Gauss-Jordan est une méthode qui permet de traiter un système linéaire, quel
que soit le nombre d’équations et de variables que ce système contienne.
en cherchant un élément non nul dans la première colonne puis en permutant la ligne contenant
ce élément et la première ligne. Ainsi à la place du terme a11 on vient de faire apparaître un réel
non nul.
2. Noter uniquement les coefficients, dans l’ordre en utilisant la matrice augmentée suivant :
a11 a12 a13 b1
a21 a22 a23 b2
a31 a32 a33 b3
3. Faire apparaître 0 à la place du terme a21 par une combinaison linéaire utilisant uniquement
la ligne 2 et la ligne 1. Faire apparaître 0 à la place du terme a31 par une combinaison linéaire
utilisant uniquement la ligne 3 et la ligne 1. On obtient
a11 ∗ ∗
0 ∗ ∗ ∗
0 ∗ ∗
4. Faire apparaître 0 à la place du terme a32 par une combinaison linéaire utilisant uniquement
la ligne 3 et la ligne 2. On obtient
a11 ∗ ∗
0 ∗ ∗ ∗
0 0 ∗
5. Faire apparaître 0 à la place du terme a23 par une combinaison linéaire utilisant uniquement
la ligne 2 et la ligne 3. Faire apparaître 0 à la place du terme a13 par une combinaison linéaire
utilisant uniquement la ligne 1 et la ligne 3. On obtient
∗ ∗ 0
0 ∗ 0 ∗
0 0 ∗
6. Faire apparaître 0 à la place du terme a12 par une combinaison linéaire utilisant uniquement
la ligne 1 et la ligne 2. On obtient
∗ 0 0
0 ∗ 0 ∗
0 0 ∗
38
7. Faire apparaître 1 à la place du terme a11 par division de la ligne 1. Faire apparaître 1 à
la place du terme a22 par division de la ligne 2. Faire apparaître 1 à la place du terme a33 par
division de la ligne 3.
♥ Attention : on ne sait pas diviser par 0
8. Si le système admet une solution unique, on obtient alors une matrice augmentée de la
forme :
1 0 0 k
0 1 0 p
0 0 1 q
ce qui est équivalent au système
1.x1 + 0.x2 + 0.x3 = k
0.x1 + 1.x2 + 0.x3 = p
0.x1 + 0.x2 + 1.x3 = q
Solution 4.2.2.
1 2 −1 2
2 −1 1 3 L2 −→ L2 − 2L1
3 1 −1 2 L3 −→ L3 − 3L1
1 2 −1 2
0 −5 3 −1
0 −5 2 −4 L3 −→ L3 − L2
1 2 −1 2
0 −5 3 −1 L1 −→ L1 − L3
0 0 −1 −3 L2 −→ L2 + 3L3
1 2 0 5
0 −5 0 −10
0 0 −1 −3 L1 −→ 5L1 + 2L3
5 0 0 5 L1 −→ L1/5,
0 −5 0 −10 L2 −→ −L2/5
0 0 −1 −3 L3 −→ −L3
1 0 0 1
0 1 0 2
0 0 1 3
39
.
Le système est alors équivalent à :
x1 = 1
x2 = 2
x3 = 3
Le système admet alors une solution unique qui est : S = {(1; 2; 3)}.
Les 4rk sont définis en complétant le déterminant 4r par une colonne constituée des r élé-
ments du second membre des équations principales puis par une ligne extraite d’une équation non
principale mais où on ne retient que les coefficients des r inconnues principales puis le second
membre de cette équation.
On obtient :
a11 .... a1r b1
a21 .... a2r b2
4rk = .... .... .... ....
ar1 .... arr br
ak1 .... akr bk
Où r + 1 ≤ k ≤ n.
Les 4rk sont aussi appelés déterminants caractéristiques du système.
Exercice
4.2.3. Résoudre les systèmes
d’équations linéaires suivants :
4x + 3y + z = 5 6x + 3y + 2z = 6 4x + 3y + z = 5
a- 3x + 2y + z = 4 b- 7x + 3y + 3z = 8 c- 3x + 2y + z = 6
x + 2y − z = 0 12x + 6y + 4z = 3 x + 2y − z = 0
Solution 4.2.3. Les trois systèmes sont des systèmes de trois équations à trois inconnues. Soient
A, B et C les matrices associées aux trois systèmes a, b et c respectivement. On a :
4 3 1 4 3
det(A) = 3 2 1 3 2 = (4.2(−1) + 3.1.1 + 1.3.2) − (1.2.1 + 1.2.4 − 1.3.3) = 18 − 18 = 0
1 2 −1 1 2
40
6 3 2
det(B) = 7 3 3 = 0.
12 6 4
Car la première ligne et la dernière ligne sont proportionnelles. Enfin
4 3 1
det(C) = 3 2 1 = det(A) = 0.
1 2 −1
Les systèmes précédents sont donc tous singuliers car det(A) = det(B) = det(C) = 0.
a- Détermination du rang de la matrice A
4 3
On a : 4r = = 1 6= 0. Donc la matrice A est de rang 2 car il ne peut y avoir de matrice
3 2
d’ordre strictement supérieur à 2 dont le déterminant est non nul.
41
6 3 6 6 3 6
423 = 7 3 8 = 7 3 8
12 6 3 0 0 −9
où L3 −→ −2L1 + L3 . Donc en développant par rapport à la troisième ligne on a : 423 =
6 3
−9 = −9 × (−3) = 27 6= 0
7 3
Par conséquent le (S2 ) n’est pas compatible. Il n’admet donc pas de solution. SR3 = ∅.
On pouvait également remarquer que la première et la dernière ligne ne sont pas compatibles.
En faisant −2L1 + L3 , on obtient ”0 = −9” ce qui est absurde.
42
Chapitre 5
Espaces Vectoriels
5.1 Définitions-Exemples
Définition 5.1.1. (Espace vectoriel)
Soit E un ensemble muni de deux opérations : une addition
E × E −→ E
(u, v) 7−→ u + v
K × V −→ E
(λ, u) 7−→ λu
ou K est égal à R à C. On dit que E, muni de ces deux opérations, est un espace vectoriel si pour
tout u; v; w ∈ E et tout λ, µ ∈ K, on a les propriétés suivantes :
1. u+v =v+u
2. u + (v + w) = (u + v) + w
3. Il existe 0 ∈ V tel que 0 + u = u + 0 = u pour tout u ∈ V
4. Pour tout u ∈ V, il existe u ∈ V tel que u + (−u) = 0
5. λ(µu) = (λµ)u
6. 1.u = u
7. λ(u + v) = λu + λv
8. (λ + µ)u = λu + µu.
43
Exemple : Soit E l’ensemble des matrices de taille n × m, muni de l’addition des matrices et
de la multiplication d’une matrice par un scalaire. Alors E est un espace vectoriel.
Exemple : Soit V l’ensemble des fonctions f : R −→ R muni d’une opération d’addition sur
V : (f +g)(x) = f (x)+g(x) et d’une opération de multiplication par les scalaires : (λf )(x) = λf (x)
pour tout λ ∈ R est un espace vectoriel sur R.
Exemple : Soit Mn l’espace vectoriel de toutes les matrices de taille n × n Soit Sn le sous-
ensemble des matrices symétriques. Alors Sn est un sous-espace vectoriel de Mn . Il suffit en effet
de vérifier que la matrice nulle est symétrique, que la somme de deux matrices symétriques est
encore symétrique et finalement que le produit d’une matrice symétrique par un scalaire est une
matrice symétrique.
Exemple : Soit E l’espace vectoriel des fonctions f : R −→ R et soit Pn le sous-ensemble des
fonctions polynomiales de degré au plus n, autrement dit des fonctions de la forme p : R −→ R ;
p(x) = a0 + a1 x + ... + an xn avec
a1 ; ...; an ∈ R. Alors Pn est un sous-espace vectoriel de E.
44
5.3 Combinaison linéaire
5.3.1 Familles génératrices
Définition 5.3.1. Un vecteur w est appelé combinaison linéaire des vecteurs v1 ; v2 ; ...; vr si
w = λ1 v1 + λ2 v2 + ... + λr vr avec λ1 ∈ R; ...; λr ∈ R.
1 0 0
Exemple : Soient e1 = 0 e2 = 1 et e3 = 0 les vecteurs de la base standard de
0 0 1
x1 x1 0 0 1
R3 et x = x2 un vecteur quelconque de R3 . On a x = 0 + x2 + 0 = x1 0 +
x3
0 0 x3 0
0 0
x2 1 + x3 0 ce qui montre que x est une combinaison linéaire de e1 ; e2 et e3 . Ainsi, tout
0 1
3
vecteur de R est combinaison linéaire
e1 ;
de e2 et e3 .
1 6 9
3
Exemple : Soient u = 2 et v = 4 deux vecteurs de R . Montrons que w = 2 est
−1 2 7
combinaison linéaire de u et v. On cherche donc λ et µ tels que
9 1 6 λ 6µ λ + 6µ
2 = λ 2 + µ 4 = 2λ + 4µ = 2λ + 4µ
7 −1 2 −λ 2µ −λ + 2ν
On a donc
9 = λ + 6µ
2 = 2λ + 4µ
7 = −λ + 2µ
45
Exemple : Soient v1 et v2 deux vecteurs non colinéaires de R3 . Alors l’espace vectoriel V
engendré par v1 et v2 est un plan.
Exemple : Soient v1 et v2 deux vecteurs colinéaires de R3 . Alors v2 = λv1 . L’espace vectoriel
V engendré par v1 et v2 est une droite.
Définition 5.3.3. On appelle famille ou partie génératrice de de l’espace vectoriel E, toute famille
de vecteur qui engendre E. En d’autres termes, on dit que la famille B = {e1 ; ...; en } est une famille
génératrice ou génère E s’il existe des scalaires λ1 ; ...; λn tels que ∀x ∈ E, x = λ1 e1 + ... + λn en
3 1 8
linéairement dépendant, car 3v1 + v2 − v3 = 0.
Exemple : Les polynômes p1 (x) = 1 − x, p2 (x) = 5 + 3x − 2x2 et p3 (x) = 1 + 3x − x2 forment
un ensemble linéairement dépendant,
car3p1 − p2 + 2p
3 =0.
1 0 0
Exemple : Soient e1 = 0 ; e2 = 1 et e3 = 0 les vecteurs de R3 . Alors l’ensemble
0 0 1
{e1 ; e2 ; e3 } est linéairement indépendant. En effet, supposons que λ1 e1 + λ2 e2 + λ3 e3 = 0. Alors
1 0 0
λ1 0 + λ2 1 + λ3 0
0 0 1
ce qui donne
λ1 0 0 λ1 0
0 + λ2 + 0 = λ2 = 0
0 0 λ3 λ3 0
et donc λ1 = λ2 = λ3 = 0.
Théorème 5.3.3. Un ensemble B est linéairement dépendant si et seulement si au moins l’un
des vecteurs de B est une combinaison linéaire des autres vecteurs de B.
Interprétation géométrique :
- Dans R2 ou R3 , deux vecteurs sont linéairement dépendants si et seulement s’ils sont coli-
néaires.
- Dans R3 , trois vecteurs sont linéairement dépendants si et seulement s’ils sont sur le même
plan (coplanaires).
Théorème 5.3.4. Soit B = {v1 ; v2 ; ...; vr } un sous-ensemble de Rn . Si B contient plus de n
éléments c’est à dire si r > n, alors B est linéairement dépendant.
46
5.4 Base et dimension
5.4.1 Definitions-Propriétés
Définition 5.4.1. (Base d’un espace vectoriel)
Soit E un espace vectoriel, et B = {v1 ; v2 ; ...; vn } un sous-ensemble de E. Alors B est une base
de E si et seulement si les deux conditions suivantes sont vérifiées :
(1) l’ensemble B est linéairement indépendant ;
(2) l’ensemble S engendre E , c’est-à-dire E = L(B).
Théorème 5.4.1. Si B = {v1 ; v2 ; ...; vn } est une base de l’espace vectoriel E, alors tout vecteur
v ∈ E s’exprime de façon unique comme combinaison linéaire d’éléments de B : v = λ1 v1 + λ2 v2 +
... + λn vn avec λ1 ; ...; λn ∈ R déterminés de façon unique
Définition 5.4.3. (Dimension d’un ev) Soit E un espace vectoriel. On appelle dimension de E
et on note dim(E) le cardinal i.e. le nombre d’éléments d’une de ses base.
En d’autres termes si B = {e1 , e2 , ...en } est une base d’un espace vectoriel E alors dim(E) = n.
Théorème 5.4.3. Toutes les bases d’un espace vectoriel E de dimension finie ont le même nombre
d’éléments (c’est cet nombre qui est appelé dimension de E).
47
Formule de changement de base
0
Soit P = PB→B0 , la matrice
passage de B dans B
de
x1
x2
Soit x ∈ E, et XB = .. = M at (x, B) , la matrice colonne des composantes du vecteur
.
xn
B
x dans la base
x01
x0
2
0
et XB0 = .. = M at (x, B 0 ) , la matrice colonne des composantes du vecteur x dans la
.
x0n
0
base B .
48
Chapitre 6
Dans tout ce chapitre, nous travaillerons avec des modèles mathématiques pour lesquels il est
possible d’exprimer explicitement les variables endogènes en fonctions des variables exogènes. Les
autres cas devront être traités différemment, comme nous le verrons plus tard dans ce cours.
Pour 4Q = 1 et Q∗ = 100, on a :
Pour 4Q = 1 et Q∗ = 200, on a :
49
En définitive 4C = 3. Donc
Exemple 6.1.3. Soit f la fonction définie par : f (x) = x2 . On donne à la variable x une aug-
mentation relative de 25% à partir de x∗ = 13.
Les variations relatives de y correspondantes :
On a 4x = xinitial − xf inal = x∗ − (x∗ + 25%x∗ ) = 25%x∗ = 0, 25 × 13 = 3, 25.
4y = f (x∗ + 4x) − f (x∗ ) = f (13 + 3, 25) − f (13) = 16, 252 − 132 = 264, 0625 − 169 = 95, 0625.
4y 4y 95, 0625 95, 0625
∗
= ∗
= + = 0, 5625.
y f (x ) 132 169
4y
Donc ∗ =0, 5625.
y
Les variations relatives de x correspondantes :
50
4x 25%x∗
On a ∗ = = 25% = 0, 25.
x x∗
Le rapport des variations relatives correspondants.
4y
y∗ 0, 5625
Donc = = 2, 25
4x 0, 25
x∗
Exercice 6.2.2. Soit y = 2x21 − 3x1 x2 + x32 et prenons x∗1 = 40 et x∗2 = 30.
a) Si 4x1 = 1 et 4x2 = −1, que vaut 4y ?
b) Si 4x1 = −1 et 4x2 = 1, que vaut 4y ?
51
6.3 Notion de Limite
Soit f : R → R une fonction numérique. Soit a un réel.
Définition 6.3.1. Si la valeur f (x) se rapproche de plus en plus du nombre L lorsque x se
rapproche de la valeur a, on dit que la fonction f (x) tend vers la limite L lorsque x tend vers a et
on écrit : lim (f (x)) = L.
x→a
Autrement dit, la différence |f (x) − L| peut être rendue aussi petite que l’on veut pourvu que
x soit suffisamment proche de a,.
En d’autres termes pour tous voisinage W de L il existe un voisinage V de a tel que pour tout
x ∈ V ∩ Df , on a : f (x) ∈ W.
Remarque 6.3.1. 1. La notion de limite est donc liée fortement à la notion de voisinage.
2. Le point x = x + 4x sera dit voisin du point x∗ .
∗
5. La variation 4 peut être alors remplacée par une variable h qui tend vers 0. Ainsi lim∗ (f (x)) =
x→x
lim (f (x∗ + h))
h→0
lim ((f + g)(x)) = l + l0 , lim ((f − g)(x)) = l − l0 , lim ((λf )(x)) = λl, lim ((f g)(x)) = ll0 ,
x→a
x→a x→a x→a
f l
lim ( (x)) = 0 ( si l0 6= 0).
x→a g l
Remarque 6.3.2. - Les formes suivantes des limites sont à éviter :
0 ∞
∞ − ∞, 0 × ∞, , car ce sont des formes indéterminées.
0 ∞
- Il faut procéder à des transformations sur la fonction pour lever toute indétermination dans
le calcul d’une limite.
Pour determiner la limite d’une fonction, il n’existe pas de méthode générale. On se sert des
limites usuelles dont nous donnons ici quelques unes que nous jugeons importantes :
(ln(x))α
lim (ln(x)) = −∞, lim (ln(x)) = +∞, lim (x(ln(x))β ) = 0 où β > 0, lim ( )=
x→0 x→+∞ x→0 x→+∞ x
ln(1 + x) ex − 1
0 où α ∈ R, lim ( ) = 1, lim (ex ) = 0, lim (ex ) = +∞, lim ( ) = 1,
x→0 x x
x→−∞ x→+∞ x→0 x
e
lim (xα ex ) = 0 où α ∈ R, lim ( α ) = +∞ où α ∈ R,
x→−∞ −x
x→+∞
1 0 si n est impaire,
lim (x−n ) = lim ( n ) = + lim (x−n ) = 0+ , lim (xn ) = 0+ ,
x→−∞
− x→−∞ x 0 si n est paire, x→+∞
x→0+
0 si n est impaire, −n 1 −∞ si n est impaire,
n
lim− (x ) = + lim− (x ) = lim− ( n ) = lim+ (x−n ) =
x→0 0 si n est paire, x→0 x→0 x +∞ si n est paire, x→0
1 sin(x) tan(x) 1
lim ( ) = +∞, lim ( ) = 1, lim ( ) = 1, lim ((1 + x) x ) = e, lim ((1 + x1 )x ) = e,
x→0+ xn x→0 x x→0 x x→0 x→∞
k
x
lim ((1 + xa )x ) = ea , lim ( m ) = 0 a > 0....
x→∞ x→∞ a
52
6.4 Continuité de fonction numérique
Une fonction f (x) est dite continue au point x = a si les trois conditions suivantes sont
satisfaites simultanément :
1. f est définie en a,
2. lim (f (x)) existe
x→a
3. lim (f (x)) = f (a).
x→a
On dit qu’une fonction f (x) est discontinue en x = a, si elle n’est pas continue en x = a.
On dit qu’une fonction f est continue sur A une partie de Df (l’ensemble de définition de f )
si f est continue en tout point de A.
Proposition 6.4.1. 1. Toutes les fonctions usuelles sont continues sur leur ensemble de défi-
nition.
2. Si f est une fonction continue sur un intervalle fermé [a; b] alors f a une valeur maximale
M et une valeur minimale m sur [a; b], et f prend sur [a; b] toute valeur comprise entre son
minimum m et son maximum M.
Théorème 6.4.1. (Théorèrne de Bolzano) Si f est une fonction continue sur un intervalle
ferme [a; b] et si f (a) et f (b) sont de signes opposés, alors il existe un point x0 de l’intervalle [a; b]
tel que f (x0 ) = 0.
Ce théorème est aussi connu sous le nom de théorème des valeurs intermédiaires
53