Introduction
L’entrepreneuriat prend de plus en plus d’importance dans notre société. Les attentes sont multiples
et revêtent des formes différentes et complémentaires. En tant que phénomène économique et social,
l’entrepreneuriat est censé dynamiser les entreprises, participer à la création d’emplois.
Nous consacrerons ce chapitre à présenter quelques théories principales de la notion de
l’entrepreneuriat et de l’entrepreneur et nous allons étudier l’entrepreneuriat en tant que phénomène
économique et social et les type de création de l’entreprise.
la théorie de l’entrepreneuriat et l’entrepreneur
L’entrepreneuriat est un phénomène économique et social qui signifie déférentes choses, plusieurs
auteurs et économistes on donne une définition à ce concept.
1-1-Définition de l’entrepreneuriat
L’entrepreneuriat est phénomène l’émergence et d’exploitation des nouvelles opportunités
créatives de valeur économique ou sociale
- Selon Thierry Verstraete T(2000) « l’entrepreneuriat est un phénomène combinant un individu
et une organisation .l’un se définit par rapport à l’autre et vice versa ». 1
- Selon Julien et Marchesnay, le mot entrepreneuriat a été choisi au Québec par le conseil de la
langue française, au détriment du terme anglais « entrepreneurship ». Ce mot désigne «L’état (la
qualité) de celui ou de ceux qui sont entrepreneurs. Cet état résulte de plusieurs facteurs plus ou moins
complémentaire, l’esprit d’entreprise, la création de l’entreprise et l’action d’entreprendre ou de
conduire une entreprise en étant entrepreneur »2.
- Selon Robet Hisrich, pour sa part , a préféré le terme d’entreprenance a celui d’entrepreneuriat :
« l’entreprenance est le processus qui consiste à créer quelque chose de différent et possédant une
valeur, en lui consacrant le temps et le travail nécessaires, en assumant les risques financiers
psychologiques et sociaux correspondants et à en recevoir les fruits sous forme de satisfaction
pécuniaire et personnelle. »3
1
Verstraete T, Histoire d’entreprendre, les réalités d’entrepreneuriat, Edition EMS , 2000 ,P12.
2
Henri Mahe de BOISLANDELLE: « Dictionnaire de gestion : vocabulaire, concept et outils, Economica, 1991, P.11
3
Robert D. Hisrich, Michael p. Peters : « entrepreneurship : lancer, élaborer et gérer une entreprise », Economica, paris,
1991, P.11
- Dans le dictionnaire des sciences de gestion, l’entrepreneuriat désigne l’état de celui ou de ceux
qui sont entrepreneurs .Cet état résultat de trois éléments indissociables ; l’esprit d’entreprise, la
création d’entreprise, et l’entrepreneur lui – même. 4
1.2 Quelque écoles de pensée dans l'étude de l’entrepreneuriat
Les difficultés rencontrées dans la définition de l’entrepreneuriat se retrouvent aussi dans les
différentes approches de l’étude de l’entrepreneuriat5.
1-2-1-L’école des « grands hommes » :
Tel que mentionné dans Cunningham et Lischeron, voit que l’entrepreneuriat comme très lié au
leadership. Pour elle, les grands entrepreneurs sont des êtres exceptionnels, intuitifs, à l’instinct inné,
qui sont aussi de grands leaders et ont besoin des qualités de leadership pour réussir (capacité de
présenter ses idées, ses visions, habilités intuitives pour bien « sentir » les problèmes, instinct, etc.).
On peut conclure qu’il existe pour les défenseurs de cette école, une personnalité « entrepreneur inné
» qui émerge en dépit d’un environnement ou d’une culture non propice au développement de l’esprit
d’entreprise.
1-2-2-L’école des caractéristiques psychologiques :
Elle met l’accent sur les caractéristiques personnelles et les valeurs propres aux entrepreneurs. A
la différence de l’école des grands hommes, cette école articule son originalité autour des
caractéristiques psychologiques de l’entrepreneur telles que les individuelles sont les conditions
préliminaires nécessaires à l’entrepreneuriat attitudes, les besoins. Les défenseurs de cette école
croient que certains besoins et valeurs
1-2-3-L’école classique :
Elle s’intéresse principalement à la création de nouvelle organisation. Sa définition de
l’entrepreneuriat inclut des éléments de créativité, d’innovation, de risque. L’approche est plus centrée
sur l’action de faire (réaliser de nouvelles combinaisons) plutôt que de posséder une entreprise, et sur
l’exploitation d’une opportunité. Cette école note aussi que la créativité est généralement associée à
des comportements individualistes et que le créateur est motivé par des besoins très personnels 6.
4
Henri Mahe de BOISLANDELLE, opcit, p 21.
5
Azzedine Tounés, « L'intention entrepreneuriale des étudiants : le cas français », La Revue des Sciences de Gestion
2006/3 (n°219), p. 60.
6
W. D. Bygrave& C. W. Hofer, «Theorizing about Entrepreneurship», Entrepreneurship Theory and Practice , vol. 16,
n° 2, 1991, pp. 13 -22
1-2-4-L’école du leadership :
Elle recommande, pour l’entrepreneur, des capacités à adapter leur style aux besoins des autres :
ce sont des leaders, L’entrepreneur joue donc un rôle dans la motivation, la direction et la conduite
de son personnel. Il sait animer ses équipes, s’adapter à
1-2-5-L’école du management :
Dont Stevenson et Gumpert (1985) Churchill et Lewis (1983) et Lefebre (1991) seraient de bons
exemples, regardent les qualités nécessaires à l’entrepreneur pour, d’une part, bien gérer la croissance
de sa nouvelle entreprise (planification, organisation, budget) et, d’autre part, faire en sorte que des
gens le suivent dans sa vision (motivation des autres) 7.
1-2-6-L’école de l’intrapreneurship :
L’intrapreneuriat, en tant que développement d’« unités indépendantes pour créer de nouveaux
marchés et de nouveaux produits » (Fayolle, 1999 8), permet aux entreprises d’
7
Benata Mohamed :˂influence de la culture et de l’environnement sur l’intention entrepreneuriale, doctorat dans
option science économiques, université telmcen,2015,p17
8
A. Fayolle (2009), «Editorial », in Revue de l’Entrepreneuriat, Vol.8, N°1, pp.
1-3 Importance de l’entrepreneuriat
L’importante place qu’occupe l’entrepreneuriat dans les recherches et les politiques Économiques
revient essentiellement aux intérêts qu’il apporte à l’économie et à la société 8 :
1-3-1-Entrepreneuriat et croissance économique :
L’activité entrepreneuriale n’a pas peut être un effet direct sur la croissance économique mais
l’accélère, grâce à la présence d’une population nombreuse d’individus entreprenants et ce résultat
était prouvé par une étude de GEM : qui a proposé un modèle comparant entre différents pays sur
diverses dimensions sociales et culturelles. Ce programme a montré que dans les payes à activité
entrepreneuriale élevée, la proportion du PIB qui provient des projets entrepreneuriaux progresse
chaque année.
1-3-2-Entrepreneuriat et création d’emploi :
L’entrepreneuriat constitue un moyen pour la résorption du chômage, il est considéré comme
entreprendre est devenu une nécessité pour l’intégration sociale pour l’entrepreneur et pour ses
membres de famille.
1-3-3-Entrepreneuriat et renouvellement du parc d’entreprises :
L’entrepreneuriat permet de renouveler et reconstruire le tissu économique par la création des
entreprises ex-nihilo ou par la reprise des entreprises et même par la réactivation et le redémarrage
d’entreprises ce qui permet de constituer un contrepoids et une compensation aux disparitions et
l’échec d’autres entreprises existantes.
1-3-4-Entrepreneuriat et Innovation :
La fonction d’innovation est importante, d’après Schumpeter, les entrepreneurs constituent le
moteur de l’innovation en identifiant les opportunités que les autres acteurs ne voient pas et en
développant les technologies et les concepts qui vont donner naissance à des nouvelles activités
économiques.
2- définition de l'entrepreneur
Le phénomène entrepreneurial est constitué de trois dimensions permanentes, à savoir
l’organisation créée, l’environnement et l’entrepreneur. Ce dernier constitue le sujet et l’acteur du
phénomène, c’est de son action et de ses caractéristiques et compétence que résulte l’émergence d’une
organisation. 8
Pour [Link] (1803) (le deuxième économiste à s’être préoccupe de l’entrepreneur, il place
l’entrepreneur comme levier du système productif ; c.-à-d. qu’il ne prend pas seulement les risque de
commercialisation, mais aussi, il prend des risque lie à la production). l’entrepreneur est « celui qui
entreprend de créer pour son compte, à son profit et à ses risques, un produit quelconque ».
Joseph Schumpeter, estime que l’entrepreneur est l’investigateur de l’innovation au sein de
l’organisation : « l’essence de l’entrepreneuriat se situe dans la perception et l’exploitation de
nouvelles opportunités dans le domaine de l’entreprise… » . L’entrepreneur peut introduire
l’innovation au moyen de nouvelles méthodes de production, d’une nouvelle offre, de nouvelles règles
de gestion…etc.
D’une autre part du point de vue économique, les chercheurs en entrepreneuriat notent qu’à
notion d’entrepreneur remonte à Cantillon (1697-1755) pour cet auteur, l’entrepreneur est un preneur
de risque.
Jkirzner (1973) a définit l’entrepreneur comme quelque ‘un qui exploite les opportunités qui
se présentent devant lui en faisant valoir son sens d’alerte.
Ghartner (1988) l’entrepreneur se définit par l’ensemble des activités qu’il met en place
pour créer une organisation.
Casson (1991) un entrepreneur est spécialité dans la prise intuitive de décisions réfléchies
à la coordination de ressources rares.
Shaver et scott (1991) l’entrepreneur se définit par un certain nombre d’attributs
psychologiques que l’on autant par la personnalité que par les processus cognitifs activités pou
[Link] et [Link] (1996) l’entrepreneur , c’est l’essence ou le cœur même de
l’entrepreneuriat .celui qui innove en fonction des opportunités qui se présente , mais aussi qui
organise les ressources pour produire et commercialiser , tout en recherchant son intérêt r organisation
les exploiter.
2_1 Les caractéristiques de l’entrepreneur
L’entrepreneur doit avoir quelques caractéristique qui distingue des personnes ordinaire et devrais
avoir des trais de personnalité exceptionnel qui l’incite à l’activité d’entrepreneuriat, d’après la
recherche des deux auteurs P.A julien et [Link] (1996), ils distinguent différents
caractéristiques comme suite :
2-1 Les traits de caractères
La littérature montre que les trais de personnalité de l’entrepreneur assimiles a ses
caractéristique. les entrepreneurs présentent des besoins d’accomplissement et d’indépendance
, un attrait du risque et une sensation de maitrise de leur destinée .Parmi les caractère primitifs
que chaque jeune créateur doit avoir dans le but de créer sa propre entreprise et devenir un
entrepreneur nous citons :
- L’indépendance : les entrepreneurs ont un sens d’autonomie particulièrement poussée.
- Une forte confiance en eux : ils sont optimistes, il cherche à exercer un certain contrôle sur eux
–même, et développer leur propre projet dans l’entreprise. Cette Confiance en soi permet de réduire
l’incertitude et le niveau du risque, elle donne à l’entrepreneur la capacité à écouter sans être
facilement désarçonne et intimidé, l’habilite à relever les défis.
- La persévérance : le succès ne viendra pas tout de suite et la réussite nécessite du temps .Afin de
surmonter les obstacles, la persévérance ne sera que le fruit de ses capacités individuelles .son besoin
de réalisation et ses talents à faire preuve de son existence.
- L’amour du risque : qui sera acquis en ayant la volante qu’il faut .la confiance en soi et puis par
la suite bien sûr une fois qu’on a confiance en son projet.
- La prise de l’initiative : viendra automatique par la suite, puisque le jeune créateur est animé par
toutes les qualités (qualifiées par un ensemble de facteur personnels) qu’on vient
- de voir précédemment, qui assez convaincant pour prendre la décision de devenir entrepreneur.
D- L’entrepreneur est motive
La fonction d’innovation est importante, d’après Schumpeter, les entrepreneurs constituent le
moteur de l’innovation en identifiant les opportunités que les autres acteurs ne voient pas et en
développant les technologies et les concepts qui vont donner naissance à des nouvelles activités
économiques.
Cependant, les caractéristiques suscitées, ne sont pas propres aux entrepreneurs car elles existent
un peu partout dans la société .En outre l’entrepreneur et caractérisé par la vision stratégique, les
relations humaines, la capacité à motiver autrui, l’intégrité, la sincérité La plein disponibilité d’aller
jusqu’au bout dans ce processus quel que soit le temps de l’effort que ceci pourra demande.
A- L’entrepreneur est un opportuniste
est un innovateur qui sait discerner les occasions d’affaire dans l’économie , en développant un
nouveau produit , en le produisant ou en le mettant en marche de façon nouvelle , en organisant les
ressources de façon différente bref en étant à l’affût d’opportunité ou de nouveauté , de manière à
mieux répondre au marché . « Entreprendre c’est conquérir une place sur le marché » 8 c’est ainsi
entre d’autres firmes pour remporter une affaire et la poursuivre et de faire face à la concurrence.
B- L’entrepreneur est un joueur
Caractérise par la prise du risque et l’incertitude, dans ces cas l’entrepreneur n’est jamais sûr de
la réussite mais comme il a l’esprit, il se lance les risque sont de différentes natures, le premier risque
est financier : la création nécessite des moyens financiers très important , et en cas d’échec ,
l’entrepreneur devra rembourser ses dettes pendant des années ; le second est professionnel : quitter
un emploi pour créer, c’est renoncer à certaines vers l’inconnu ; le troisième est d’ordre familial ; créer
une entreprise c’est consacrer plus de temps à son travail et moins à sa famille ; le dernier est d’ordre
psychique ; souvent l’engagement personnel du créateur vis-à-vis de son entreprise est tel qu’il s’ y
identifié totalement.
C-L ’entrepreneur est un organisateur
L’entrepreneur représente l’être perspicace qui sait judicieusement organiser ressources
absolument limitées autrement dit, celui qui sait designer les facteurs de productions, et les ressources
utiles, se les procurer, les assembler et mettre en œuvre avec profit ,il coordonne les ressources rares
d’une façon dynamique et recherche en permanence l’amélioration du processus de production .ce
type d’entrepreneur correspond mais il faut être un organisateur pour développer et commercialiser
l’innovation
L’entreprise : définition, finalités et classification
1. Définition
L’entreprise est une unité économique et juridique qui a pour principale fonction la production
de biens et services destinés à être vendus sur un marché.
L’activité d’une entreprise peut être décomposée en deux phases distinctes :
- l’activité productive, c’est à dire la création de biens ou services.
- l’activité de répartition des richesses en contrepartie des biens ou
services. a. L’entreprise en tant qu’unité de production
Par l’opération de production, l’entreprise transforme des flux d’entrée (Intrants ou Inputs) en
flux de sortie (Extrants ou outputs).
Les intrants peuvent être classés en trois catégories :
- Le travail fourni par le personnel de l’entreprise
- Le capital technique : bâtiments, matériels .................. etc.
- Les consommations intermédiaires c’est à les matières premières, les produits semi-finis,
énergie…..ou les services (publicité, transport, …etc.) incorporés au processus de
production.
- Consommations intermédiaires
b. L’entreprise en tant qu’unité de répartition
La contrepartie de l’activité de production de l’entreprise se traduit par la vente.
Le produit de cette vente doit permettre à l’entreprise de :
- rémunérer les facteurs de production ;
- payer ses charges sociales et fiscales ;
- réaliser un surplus destiné à assurer son avenir
- Une fois les richesses sont créées, l’entreprise distribue les rémunérations aux agents qui
ont participé à la réalisation de la production. Ainsi :
- les employés perçoivent des salaires ;
- l’Etat, les organismes sociaux (CNSS, CIMR, CMR) reçoivent les impôts (IGR, IS) et
les cotisations sociales ;
- les prêteurs reçoivent des intérêts ;
- les apporteurs de capitaux reçoivent les dividendes ;
- l’entreprise garde pour elle les revenus non distribués.
2. Les finalités de l’entreprise
2.1. La notion de finalité
Les finalités, ou missions, de l’entreprise désignent les raisons pour lesquelles elle est acceptée par
son environnement. Ce sont des buts plus durables que les objectifs, avec des échéances imprécises.
Elles répondent à des questions du type « que voulons nous devenir ? », « quelles sont nos
motivations ? ». Les finalités contribuent à la cohésion de l’entreprise et orientent les décisions
stratégique
2.2. Les différents types de finalités
A. Les finalités économiques
Sont au nombre de trois:
- produire et distribuer des biens et services aux entreprises ou aux consommateurs ;
- assurer la survie de l’entreprise et sa croissance excepté pour certaines entreprises qui
sont créées pour une mission précise, temporaire ;
- réaliser un profit.
B. Les finalités humaines
Elles concernent aussi bien les ambitions des dirigeants (prestige par exemple) que l’épanouissement
du personnel : bonnes conditions de travail, bien-être des salariés, participation au pouvoir de
gestion, etc.…
C. Les finalités sociales
Elles peuvent coexister avec les autres finalités dans la plupart des entreprises, mais pour certaines,
elles constituent des finalités primordiales: le service public ou l’indépendance nationale sont des
finalités principales des entreprises publiques.
3. Classification des entreprises
Il existe plusieurs façons de classifier une entreprise. Parmi lesquelles, on cite :
- la classification selon la nature économique ;
- la classification selon la taille ;
- la classification juridique.
3.1. La classification selon la nature économique
Cette classification peut se faire selon trois aspects :
- classification par secteur.
- classification par type d’opérations accomplies.
- classification selon la branche d’activité.
A. La classification par secteur
On distingue :
1- Le secteur primaire qui regroupe toutes les entreprises utilisant à titre principal le facteur
naturel. Il englobe l’agriculture, l’élevage, la pêche, etc…
2- Le secteur secondaire qui réunit toutes les entreprises ayant comme activité la transformation de
matières premières en produits finis et englobe donc toutes les industries.
3- Le secteur tertiaire qui rassemble toutes les entreprises prestataires de services. Sa composition
est très hétérogène car il regroupe tout ce qui n’appartient pas aux deux autres secteurs, à savoir : les
activités de distribution, de transport, de loisir, de crédit, d’assurance, hôtellerie,…..
B. La classification selon le type d’opérations accomplies
Les opérations effectuées dans une entreprise peuvent être classées en 5 catégories :
1- Les opérations agricoles : ce sont des opérations dans lesquelles le facteur naturel est
prédominant.
2- Les entreprises industrielles : effectuent des opérations de transformation de la matière en
produits finis.
3- Les entreprises commerciales : réalisent les opérations de distribution des biens et assurent la
fonction de grossiste (c’est-à-dire l’achat en grande quantité directement chez le fabricant et la vente
en grande quantité au revendeur) ou de semi-grossistes (stade intermédiaire entre le grossiste et le
détaillant) ou de détaillants qui vendent directement au consommateur.
4 – Les entreprises de prestations de service : fournissent deux types de services :
- service de production vendue à d’autres entreprises : société d’étude, agences de publicit
-service de consommation : entreprises rendant des services aux consommateurs (transport,
restaurants, locations…)
5- Les entreprises financières : réalisent des opérations financières à savoir : la création, la collecte,
la transformation et la distribution des ressources monétaires et des ressources d’épargne. Elles
sont constituées par les banques.
C. La classification selon la branche d’activité :
À la différence du secteur, qui rassemble des activités variées, la branche ne regroupe que les
entreprises fabriquant, à titre principal, la même catégorie de biens, entreprises de l’industrie
pharmaceutique, industrie…
Les entreprises d’une même branche ont pour points communs :
- L’usage d’une même technique ;
- L’utilisations des mêmes matières premières ;
- Des intérêts communs dans certains domaines : ce qui leur permet de regrouper
certaines de leurs activités et de créer des services communs, notamment de recherche,
d’achat ou de
Vente, filiales communes.
3.2. La classification selon la taille
Les entreprises ont des tailles différentes. Selon sa dimension, l’entreprise va du simple atelier
jusqu’à la grande entreprise.
A. Effectif du personnel employé : selon ce critère, on distingue :
- Les très petites entreprises (TPE) qui emploient moins de 5 employés ;
- Les petites entreprises (PE) qui emploient un effectif compris entre 5 et 10 salariés ;
- Les moyennes entreprises (ME) employant un effectif compris entre 10 et 0 salariés
(ce nombre peut aller à 500) ;
- Les grandes entreprises qui emploient plus de 500 salariés.
[Link] le chiffre d’affaire suivant :
Le chiffre d’affaire permet d’avoir une idée sur le volume des transactions de l’entreprise avec ses
clients. L’importance d’une entreprise peut se définir par le volume de ses transactions. Ce critère
est important pour les raisons suivantes :
- Il est utilisé pour apprécier l’évolution des entreprises et pour les classer par ordre
d’importance selon leur chiffre d’affaires.
- Pour l’entreprise,
• Il constitue un outil de gestion : la variation du chiffre d’affaires permet à l’entreprise de
mesurer la pertinence de ses méthodes de ventes. Ainsi, une baisse du chiffre d’affaires est
souvent interprétée comme un indicateur important de la mauvaise santé de l’entreprise.
• Il est utilisé à des fins comparatives dans la mesure où il permet à l’entreprise de se
Positionner par rapport aux autres entreprises de la même branche.
3.3. La classification juridique
Cette classification permet de distinguer entre :
A. Les entreprises du secteur public
[Link] entreprises publiques : ce sont des entreprises qui appartiennent en totalité à l’Etat ; ce
dernier détient l’intégralité du capital, le pouvoir de gestion et de décision.
[Link] entreprises semi-publiques : ce sont des entreprises contrôlées par les pouvoirs publics :
choix des investissements, niveau des prix, politique de l’emploi…etc, mais où des personnes
privées participent au financement et/ou à la gestion.
B. Les entreprises privées
On distingue :
1.L’entrepriseui appartient en totalité à une seule personne qui assure la gestion et la direction.
[Link] société est un contrat par lequel deux ou plusieurs personnes conviennent de mettre en
commun leurs biens ou leur travail ou les deux à la fois en vue de partager le bénéfice qui pourra
en résulter.
[Link] coopérative réunit des personnes qui désirent mettre en commun leurs économies ainsi que
leurs compétences pour l’autosatisfaction des besoins spécifiques (logement, consommation) sans
chercher le profit