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Droit 2

Le document présente une introduction à l'étude du droit, en distinguant le droit objectif, qui est un ensemble de règles régissant les relations sociales, et le droit subjectif, qui concerne les prérogatives des individus. Il aborde les caractéristiques, branches et sources du droit objectif, ainsi que la classification des droits subjectifs, en soulignant l'importance des actes et faits juridiques dans leur création. Enfin, il détaille les droits patrimoniaux et extrapatrimoniaux, ainsi que les obligations qui en découlent.
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Droit 2

Le document présente une introduction à l'étude du droit, en distinguant le droit objectif, qui est un ensemble de règles régissant les relations sociales, et le droit subjectif, qui concerne les prérogatives des individus. Il aborde les caractéristiques, branches et sources du droit objectif, ainsi que la classification des droits subjectifs, en soulignant l'importance des actes et faits juridiques dans leur création. Enfin, il détaille les droits patrimoniaux et extrapatrimoniaux, ainsi que les obligations qui en découlent.
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Introduction à l’étude de droit


Le mot droit peut s’entendre au sens objective et au sens subjective.
 Dans un sens objective le droit est un ensemble de règles, de conduites
sociales qui régisse les rapports entre les personnes et qui bénéficie de
la contrainte Etatique c’est à dire que l’Etat en garantie le respect.
 Dans un sens subjective le droit est une prérogative reconnue à un
individu ou à une personne morale.
Exemple : droit de voter, droit d’étudier, droit d’avoir un patrimoine
L’introduction à l’étude de droit va porter sur ces deux notions.

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Chapitre1 : Le droit objective
Encore appelé règle de droit, le droit objective désigne l’ensemble des règles juridiques qui
régissent la vie des hommes en société et dont la violation est sanctionnée par l’autorité
publique. La règle de droit est assortie de caractères qui la différencie de la règle morale et
de la règle religieuse.
Pour bien cerner la notion de règle de droit il convient dans ce chapitre d’étudier les
caractères de la règle de droit, les branches de la règle de droit et les sources de la règle de
droit.

Section1 : Les caractères de la règle de


droit :
La règle de droit présente un certain nombre de caractères parmi lesquels on peut noter :
le caractère obligatoire, le caractère général, le caractère coercitif et le caractère extérieur.

A. Le caractère général :
Au terme de l’article 6 de la déclaration des droits de l’homme et de la citoyenneté « la loi
doit être la même pour tous ». La règle de droit ne s’applique donc pas à telle ou telle
personne nommément désigné mais à toute les personnes sans distinction ou à une
catégorie de personne déterminée (le droit de voter est accordé aux personnes majeures
uniquement).

B. Le caractère obligatoire :
La règle de droit est dite obligatoire car elle s’impose à tous, nul ne peut déroger à la règle
de droit. Toutes fois ce caractère obligatoire est susceptible de ne pas être respecté : On
distingue alors :
 Les règles impératifs ou d’ordres public : Elles s’imposent en toute circonstance. On
ne peut pas s’échapper à leurs applications.
 Les règles supplétives : Ce sont des règles facultatives dont les particulières peuvent
écarter leurs applications.
C. Le caractère permanente :
Le caractère permanente de la règle de droit signifie que celle-ci est applicable de façon
constante durant son existence. La règle de droit doit s’appliquer à chaque fois que les
conditions qu’elle prévoit sont réunies.

D. Le caractère coercitif : La coercition étatique :

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On entend par coercition étatique une contrainte émanent de l’Etat, ce qui est spécifique à
la règle de droit. En effet si toute règle sanctionne seul la règle de droit comporte une
sanction émanent de l’Etat.

E. Le caractère extérieur :
La règle de droit est une règle extérieure c’est-à-dire qu’elle ne dépend pas de la volonté de
celui qui y est soumise. Ce n’est pas une contrainte qu’on s’impose spontanément mais
c’est un ordre imposé à chaque membre du corps social.
Par ailleurs, il faut dire que le droit objectif est composé d’une masse considérable de
règles et se subdivise en sous-ensembles.

Section2 : Les branches de la règle de droit :


Le droit est scindé en (somma division) en droit privé et en droit public.

A. Le droit privé :
Le doit privé est l’ensemble des règles qui gouvernent les rapports des particuliers entre
eux ou avec les collectivités privés (sociétés, associations…) et se subdivise en plusieurs
matières. On citera les principaux :
1. Le droit civil :
Il constitue le droit privé fondamental. Il a pour objet la règlementation des droits et
obligations naissant des rapports entre les particuliers.
2. Le droit social :
Il est composé du droit de travail et de celui de la sécurité sociale. Il organise les rapports
entre les travailleurs et leurs employeurs dans le cadre du contrat de travail. Le droit de
sécurité sociale protège le travailleur contre les risques du travail (accidents de travail,
maladies professionnels…).
3. Le droit pénal :
Il a pour objet la répression des infractions c’est-à-dire les contraventions, les délits et les
crimes.

B. Le droit public :
Il comprend un ensemble de règle applicable aux personnes publiques et aux relations que
ces derniers entretiennent avec les citoyens. Les personnes publiques sont l’Etat et ses
démembrements.
Il se subdivise en plusieurs disciplines :
1. Le droit constitutionnel :

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Il organise l’Etat en précisant ses missions. Il définit aussi et règlemente les différentes
institutions de l’Etat (présidence, gouvernement…).

2. Le droit administratif :
C’est une branche du droit publique qui traite des droits et des obligations de
l’administration ainsi que de l’organisation et du fonctionnement de l’organisme publique.
3. Le droit financier :
Il s’agit des règles qui organisent et règlementent les finances publiques c’est-à-dire les
recettes et les dépenses de l’organisme publique.
Le droit étant divisé se l’on son objet il y’a lieu de souligner la diversité de ses sources.

Section3 : les sources de la règle de droit :


Par sources on entend la création de la règle de droit. Ainsi les principales sources de la
règle de droit sont :

A. La constitution :
La constitution est un document écrit qui définit les différentes institutions composant
l’Etat et qui organisent leurs relations. Elle est considérée comme la règle la plus élevée de
l’ordre juridique d’un pays.

B. Les traités internationaux :


Les traités ou contrats internationaux sont des accords entre Etats ou autres sujets de la
société internationale (organisation internationale) en vue de produire des effets de droit
dans leurs relations mutuelles.

Exemple : UEMOA OHADA OMVS.


C. La loi :
On appel loi toute règle écrite générale et permanente formulée par un organisme étatique
compétant dans l’exercice du pouvoir législatif ou du pouvoir exécutif, c’est un texte
rédigé par le gouvernement sous forme de projet de loi ou par les députés sous forme de
proposition de loi. Ce texte est ensuite envoyé au parlement et est examiné par la
commission des lois avant le vote en plainer. S’il est adopté il passe enfin pour la
promulgation (l’acte par lequel le président de la république constate qu’une nouvelle loi a
été régulièrement adoptée, par le parlement, il rend la loi exécutoire en y apposant sa
signature). La loi est publiée au journal officiel du pays et elle entre en vigueur.

 L’application de la loi :
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Deux types de problèmes se posent : celui de l’application dans l’espace et celui de
l’application dans le temps.

1. L’application de la loi dans l’espace :


Il y’a conflits de loi dans l’espace à chaque fois que l’on peut douter de l’application de la loi
à une situation juridique du fait de la présence de circonstance particulière appelée
éléments d’extranéités. Les éléments qui peuvent susciter se doute sont par exemple : la
différence de nationalité entre les parties au litige, une différence de lieu de conclusion et
d’exécution d’un contrat, un litige portant sur un immeuble situé sur un autre Etat.
De façon plus pratique il faut se demander si tous les litiges portés devant le juge sénégalais
doivent se voir appliquer la loi sénégalaise sur ce point deux principes doivent être
retenues :

a. Le principe de la territorialité des lois :


Qui veut que la loi s’applique automatiquement à toute personne se trouvant sur le
territoire national.
b. Le principe de la personnalité des lois :
Qui donne la possibilité aux étranger d’invoquer l’application de leur propre loi nationale
même sur le territoire sénégalais.
2. L’application de la loi dans le temps :
Il y’a conflit de loi dans le temps lors ce que deux lois se succèdent dans le temps portant
sur le même objet mais contiennent des dispositions différentes. Pour régler le conflit de loi
dans le temps on va s’appuyer sur :
 Le principe de la non rétroactivité de la loi nouvelle :
Ce principe signifie que la loi nouvelle ne peut régir les faits et actes juridiques qui se sont
passés avant son entrée en vigueur en vue de modifier ou d’effacer les effets juridiques
produites sous l’empire de la loi ancienne.
Les exceptions aux principe de la non rétroactivité de la loi nouvelle :

a. Les lois déclarées expressément rétroactives par le législateur :


Elles sont rares. Elles sont édictées en vue de de faire face à des situations exceptionnelles.
Elles doivent résulter d’une volonté expresse du législateur.
b. Les lois interprétatives :

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Elles précisent le sens ambigu ou obscure d’une loi. Se l’on la jurisprudence la loi
interprétative fait corps avec la loi qu’elle interprète et entre en vigueur en même temps
que la loi qu’elle interprète.
 Le principe de l’effet immédiat :
Trois situations doivent être distinguées :
o Les situations juridiques nées et éteintes avant l’entrée en vigueur de la loi
nouvelle : la loi nouvelle ne s’applique pas
o Les situations juridiques en cours : la règle générale est que la loi nouvelle
s’applique immédiatement aux situations juridiques en cours. S’il s’agit d’une
situation contractuelle en cours la loi ancienne survit. Ainsi la loi nouvelle s’applique
pas aux situations contractuelles en cours car le contrat crée un lien irrévocable
entre les parties contractuelles.
NB : Si toute fois la loi nouvelle est d’ordre publique elle s’applique de manière immédiate
à la situation contractuelle en cours. Il ne s’agit plus donc de la situation contractuelle où le
contrat est la loi des parties.
o Les situations juridiques nées postérieurement à l’entrée en vigueur de la loi
nouvelle : la loi nouvelle s’applique.
D. Le décret :
Le décret est un acte ou une décision impersonnelle à caractère général (qui s’applique à
tout le monde sur l’étendue du territoire national) ou individuel (décret de nomination d’un
ministre ou d’un directeur général).

E. L’arrêté :
L’arrêté est une décision exécutoire à portée générale ou individuel émanant d’un ou
plusieurs ministres (arrêtés ministérielles ou interministérielles) ou d’autres autorités
administratives maires, gouverneurs, préfets.

F. La jurisprudence :
On appel généralement Jurisprudence la solution suggérée par un ensemble de décisions
suffisamment concordantes rendu par les juridictions sur une question de droit.

G. La coutume :
La coutume est un « usage juridique orale » consacrée par le temps et acceptée par la
population d’un territoire bien déterminé.

H. La doctrine des auteurs :


On entend par doctrine l’ensemble des opinions sur le droit par les auteurs notamment les
professeurs.

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Chapitre2 : Le droit subjective
Les droits subjectives sont multiples car ils peuvent se retrouver dans chaque acte
juridique, dans chaque fait juridique.
Ils ne sont attribués qu’aux sujets de droit, aux personnes dont le droit objectif reconnaît
l’existence.
Les droits objectives sont donc les pouvoirs reconnus à une personne qui lui permettent de
faire ou d’exiger quelque chose. Nous verrons successivement dans ce chapitre les sujets
de droit, les sources des droits subjectives, la classification des droits subjectives et les
preuves des droits subjectives.

Section1 : les personnes juridiques ou les


sujets de droit :
En général on distingue deux catégories de personnes juridiques qui disposent de la
personnalité juridique (aptitude à être sujet de droit).

A. Les personnes physiques :


Elles sont les individus, il s’agit donc des êtres humains ainsi l’être humain acquiert la
personnalité juridique dès lors qu’il est né viable et la conserve jusqu’à sa mort. Toutefois il
est admis que l’individu puisse être d’une existence juridique dès sa conception et avant
même sa naissance. En effet l’article premier du code de la famille intitulé durée de la
personnalité juridique dispose en ces termes « la personnalité juridique commence à la
naissance et cesse au décès. Cependant l’enfant peut acquérir des droits du jour de sa
conception s’il née vivant. La date de conception d’un enfant est fixée légalement de
façon irréfragable entre le 180e et 300e jours précédant sa naissance ».

B. Les personnes morales :


Elles sont des groupements de personnes à qui le droit reconnaît la personnalité juridique.
Certaines d’entre elles sont des personnes morales de droit publique (l’Etat) d’autres sont
des personnes morales de droit privé (entreprises, associations…).

Section2 : les sources des droits subjectives :


La création des droits subjectives dépend des actes juridiques et des faits juridiques.

A. Les actes juridiques :

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Ils peuvent être comme une manifestation de volonté destinée à produire des effets de
droit (contrat, mariage…).

B. Les faits juridiques :


Ils sont des agissements volontaires ou involontaires qui créent des obligations non
recherchées par son auteur (celui qui intentionnellement ou par simple maladresse cause
un dommage à autrui est tenu de le réparer sans avoir voulu cette obligation).

Section3 : La classification des droits


subjectives :
Les droits subjectives sont composés des droits patrimoniaux et des droits extras
patrimoniaux.

A. Les droits patrimoniaux :


Les droits patrimoniaux correspondent à l’ensemble des droits qui peuvent faire l’objet
d’une évaluation pécuniaire (relative à l’argent). Ils sont cessibles et peuvent être vendus
saisissable (à la demande du créancier) et transmissible (par voie de succession).
On distingue trois types de droits patrimoniaux :

A. Les droit personnels :

Il ne faut pas confondre les droits personnels avec les droits de la personnalité qui sont des
droits extrapatrimoniaux. Le droit personnel appelé aussi droit de créance ou droit
d’obligation est un droit sur une personne qui permet à une personne (le créancier)
d’exiger sur une autre personne (le débiteur) l’exécution d’une obligation (paiement d’une
dette).
Ainsi le créancier a un droit de créance sur la personne du débiteur qui est tenu d’une
obligation envers le créancier. A cette effet on distingue trois types d’obligations :
 L’obligation de faire : c’est l’obligation par laquelle le débiteur s’engage à accomplir
un fait (construire une maison, réparer une voiture…).
 L’obligation de ne pas faire : elle constitue à s’abstenir de faire quelque chose. Il en
est aussi par exemple l’obligation de non concurrence.
 L’obligation de donnée : son objet est de transférer la propriété d’un bien (livrer la
chose vendue).
B. Les droits réels :
Les droits réels portent directement sur les choses. Il existe plusieurs variétés de droits
réels :

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a) Les droits de propriété :
Les droits de propriété permettent au propriétaire de la chose d’avoir les avantages ou les
pouvoirs suivant :
 Usus : c’est le droit pour une personne d’utiliser son propre bien.
 Fructus : c’est le droit de tirer tous les fruits ou produits venant de son propre bien.
 Abusus : c’est le droit de transférer son bien de le donner ou de l’offrir, d’en abuser
ou de le détruire.
b) Les démembrements de la propriété :
Il s’agit des droits appartenant à autrui. Il en a plusieurs :
 Usufruit : c’est le droit d’utiliser un bien appartenant à quelqu’un d’autre appelé un
propriétaire. Exemple : habiter une maison utiliser le mobilier
 Servitude : c’est une charge pesant sur un immeuble au profit d’un autre immeuble.
Exemple : la servitude de passage donnant à son titulaire le droit de propriété
 Emphytéose ou bail emphytéotique : c’est un bail de très long durée 18ans
minimum et 90ans maximum.
c) Les droits réels accessoires :
Ils sont des sûretés réelles c’est-à-dire des bien qui sont affectés à la garantie des
paiements d’une dette, il en a plusieurs :
 Hypothèque : c’est la garantie portant sur un immeuble que le débiteur constitue
pour le paiement de sa dette.
 Gage : c’est une garantie portant sur immeuble corporel (voiture, bijoux...) que le
débiteur remet au créancier.
 Nantissement : il s’agit pour le débiteur de donner en garantie un meuble
incorporel (compte bancaire, droit d’associer).
C. Les droits intellectuels :
Ils portent d’une façon générale sur les créations de l’esprit. Il existe deux grandes
catégories de droit intellectuel :
 Les droits de propriété littéraire et artistique : ils protègent les œuvres de l’esprit
(livres, compositions musicales, logiciels...).
 Les droits de propriété industrielle : ils garantissent à l’inventeur ou au créateur un
monopole d’exploitation (brevet d’invasion).
B. Les droits extrapatrimoniaux :
Ils n’ont aucune valeur pécuniaire. A la différence des droits patrimoniaux les droits
extrapatrimoniaux sont incessibles, insaisissabilités et intransmissible. Cependant leur

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violation peut conduire à l’obtention de dommages et intérêts en justice c’est à dire une
compensation pécuniaire.

Section4 : Les preuves du droit subjective :


Les preuves sont des procédés permettant d’établir l’existence d’un droit.
L’étude du droit de la preuve soulève trois questions essentielles : celle de l’objet de la
preuve, celle de la charge de la preuve et celle des moyens de la preuve.

A. L’objet de la preuve :
La preuve a pour but de persuader le juge. L’objet de la preuve est pour la partie au procès
qui en a la charge de convaincre le juge pour qu’il se prononce en sa faveur.

B. La charge de la preuve :
Celui qui invoque l’existence ou l’absence d’un droit doit en apporter la preuve. C’est une
règle fondamentale qui se traduit en latin par < atori incumbit probatio > c’est à dire la
charge de la preuve incombe au demandeur. Cependant lors ce que le défendeur détruit la
preuve apportée par le demandeur, il devra alors prouver que ces allégations sont
conformes à la réalité.

C. Les moyens de preuve :


Le droit sénégalais reconnaît principalement cinq modes de preuves.

A. La preuve par écrit ou littérale :


L’écrit comme moyen de preuve peut-être un acte authentique, un acte sous seing privé
ou un écrit électronique.
 L’acte authentique : est celui qui est reçu par un officier publique (notaire, officier
de l’état civil).
 L’acte sous seing privé : est acte rédigé par les parties elles-mêmes et qui porte
leurs signatures.
 L’écrit électronique : est admis comme preuve sous réserve que puisse être dûment
identifier la personne dont il émane.
B. La preuve testimoniale ou témoignage :
Le témoignage est une déclaration faite par une personne sur des faits dont elle a une
connaissance par elle-même. Le témoin est celui qui a vu ou entendu ceux sur quoi il
témoigne.

C. L’aveu :
L’aveu est la reconnaissance par une partie au procès des faits allégués contre elle. On
distingue deux catégories d’aveu :

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 L’aveu judiciaire : c’est un aveu fait par une partie au procès devant le juge. Il est
recevable en toute matière.
 L’aveu extrajudiciaire : c’est un aveu qui est fait en absence du juge.
D. Le serment :
Le serment est l’affirmation solennelle d’un fait ou d’un acte dont dépend l’issue du litige il
existe deux catégories de serment :
 Le serment décisoire : c’est un serment déférait par l’un des plaideurs à son
adversaire. L’un des plaideurs invite l’autre à prêter er serment.
 Le serment supplétoire : c’est celui que le juge peut déférer d’office lors ce qu’il
désire compléter une information. Il invite l’un ou l’autre des plaideurs à prêter
serment sur tel ou tel fait dont dépend l’indice du procès.
E. Les présomptions ou preuves par indices :

Elles sont des indices par les quelles le juge établis un certain nombre de concordance de
raisonnement de déduction pour fonder sa conviction.

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Les rapports individuels de travail :
Le contrat de travail :
Le contrat de travail peut être définit comme une convention par laquelle une personne
(travailleur) s’engage moyennant une rémunération à mettre son activité professionnelle à
la disposition et au profit d’une autre personne publique ou privé, physique ou morale
(employeur) et à l’exercer sous l’autorité et la direction de celle-ci.
Le contrat de travail doit être distingué de certains notions voisines tel que le contrat
d’entreprise, le contrat de mandat et le contrat de société.

A. Le contrat d’entreprise :
Il est celui par lequel une personne (entrepreneur) s’oblige à effectuer un travail pour le
maître de l’ouvrage sans création de lien de subordination entre les parties.
Dans la pratique le contrat d’entreprise et le contrat de travail peuvent se combiner dans le
cadre du tâcheronnat.
Le contrat de tâcheronnat est une convention par laquelle un tâcheron s’engage à réaliser
un ouvrage déterminé directement pour le compte du maître de l’ouvrage (contrat
d’entreprise) ou en qualité de sous entrepreneur (sous-traitante).
Le tâcheron est un maître ouvrier qui à titre occasionnel recrute des ouvriers leur fournit
l’outillages et les matières premières pour réaliser l’ouvrage qu’il s’est engagé à
entreprendre et à mener à son terme.

B. Le contrat de mandat :
Il est un contrat de représentation en vertu duquel une personne (le mandant) donne à une
autre personne (le mandataire) le droit de faire en ses lieux et places un ou plusieurs actes
juridiques.

C. Le contrat de société :
Dans le contrat de société plusieurs personnes mettent en commun un apport en vue de se
partager les bénéfices ou de supporter les pertes. Il n’y a pas de lien de subordination entre
associés.
La notion de contrat de travail nous conduit à étudier les points suivants :
 Les critères du contrat de travail.
 Les contrats de pré emplois.
 Les formes d’emplois.

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 La formation du contrat de travail.
 L’exécution du contrat de travail.
 La modification du contrat de travail.
 La fin du contrat de travail.

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Les critères du contrat de travail :
Les trois éléments caractéristiques : la prestation de travail, la rémunération de travail et le
lien de subordination.

Section1 : La prestation de travail :


Elle est une obligation de faire. En effet le salarier est engagé pour rendre des services à
son employeur. Son engagement l’oblige à accomplir des actes destinés à la réalisation du
travail pour lequel il est embossé. La prestation de travail doit être volontaire, individuel et
personnel.

Section2 : La rémunération de travail :


Le contrat de travail est un contrat à titre onéreux. La rémunération est un salaire en
espèce donnée aux travailleurs en contre partie du travail fournit. Ce salaire peut se
présenter sous diverses formes :
 Le salaire au temps : il est fixé en fonction du temps de travail accomplie (salaire
horaire, journalière, mensuelle…). C’est le système le plus employé.
 Le salaire à la tache ou à la pièce : il est établi en fonction du rendement du
travailleur mais il doit être égal à celui du travailleur rémunéré au temps effectuant
le travail analogue.
 Le salaire sous forme de commission : il est établi sous forme de remise
proportionnelle au chiffre d’affaire réalisée par le travailleur.

Section3 : Le lien de subordination :


C’est l’élément décisif qui permet de qualifier le contrat de contrat de travail. Il constitue
donc la condition nécessaire dans la mesure ou le travailleur se place sous l’autorité, la
direction et la responsabilité de l’employeur. Ce dernière a le droit de donner au travailleur
les ordres nécessaires à l’accomplissement de sa tâche, d’exiger un contrôle constant sur
l’exécution de son travail et de lui infliger des sanctions disciplinaires (mise à pied,
licenciement…).

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L’accès à l’emploi ou les contrats de
pré-emploi :
Il existe différents types de contrats de pré-emploi. On peut citer : le contrat
d’apprentissage, le contrat d’engagement à l’essai et le contrat de stage auquel nous
associerons la formation professionnelle.

Section1 : le contrat d’apprentissage :


Le contrat d’apprentissage est celui par lequel un employeur s’engage à donner ou à faire
donner une formation professionnelle méthodique et complète à un jeune travailleur
(apprentis). Ce dernier s’oblige en retour à se conformer aux instructions qu’il recevra et à
exécuter les ouvrages qui lui seront confiés en vue de son apprentissage.
La durée du contrat varie selon les différentes domaines d’activités dans lesquelles se fait
l’apprentissage. Elle peut être de 18mois à 5ans.

Section2 : le contrat d’engagement à


l’essai :
Il y’a engagement à l’essai lorsque l’employeur et le travailleur décident de se tester
mutuellement en vue de conclure un contrat définitif. Du côté de l’employeur il s’agit
d’apprécier la qualité des services du travailleur et son rendement. Du côté du travailleur il
s’agit d’apprécier les conditions de travail, de vie, de rémunération, d’hygiène, de sécurité
et le climat social de l’entreprise.
Ce contrat à l’essai doit être constaté par écrit sa durée maximale est de 6mois
renouvellement y compris à défaut c’est un CDI. Il peut être inclue dans un contrat
définitif ; il peut être rompu sans préavis ni indemnité.

Section3 : le contrat de stage et la


formation professionnelle :
Le contrat de stage et la formation professionnelle sont prévus par le code du travail.

A. Le contrat de formation professionnelle :

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Se l’on l’article L75 du code du travail le contrat de travail ultérieurement un avenant à ce
contrat peut prévoir une formation professionnelle en alternance ou en formation continue
ou un stage. Le contrat ou l’avenant doit être constaté par écrit.

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B. Le contrat de stage :
Le contrat de stage peut être définit comme une convention par laquelle une entreprise
s’engage à assurer à une personne (stagiaire) l’acquisition d’expérience et d’aptitude
professionnelle pour l’accès à un emploi et son insertion dans le milieu professionnel.
Il doit être constaté par écrit, sa durée maximale est de 2ans renouvellement y compris à défaut
c’est un CDI.

On distingue 4 types de contrat susceptible d’être offerte aux stagiaires :


 Le contrat de stage d’incubation : c’est celui par lequel, par le biais de
l’encadrement, de l’assistance et du parrainage l’entreprise d’accueil prépare le
stagiaire à mener une activité professionnelle comme entrepreneur.
 Le contrat de stage d’adaptation : c’est celui lequel l’entreprise d’accueil assure au
stagiaire l’acquisition d’une expérience pratique en rapport avec sa formation.
 Le contrat de stage de pré-embauche : c’est celui lequel l’entreprise accueil le
stagiaire en vue d’une embauche définitive à l’issue du stage.
 Le contrat de stage de requalification : c’est celui lequel l’entreprise d’accueil
assure à un jeune diplômé formé pour un métier donné une qualification
supplémentaire qui lui permettant d’exercer un autre métier.

Application :
Moustapha vient d’être titulaire d’un BTS en Electrotechnique. Il veut être embauché
par une entreprise de la place mais il souhaite d’abord appréciez les conditions de
travail.
 Quel type de contrat doit il conclure ?
 Expliquez son régime juridique.

Solution :

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Les formes d’emploi :
Il existe deux formes d’emploi : l’emploi permanant (CDI) et l’emploi non permanant
(CDD).

Section1 : l’emploi permanant (CDI) :


C’est un contrat dont le terme n’est pas fixé et qui demeure en vigueur jusqu’à sa
résiliation. C’est se l’on la loi toute contrat qui ne réponds pas au définition du CDD, du
contrat d’engagement à l’essai, du contrat d’apprentissage, du contrat de stage…

C’est le contrat de droit commun et lors ce que les autres contrats ne respectent pas les critères
fixés par la loi, ils peuvent être convertis en CDI. Le CDI peut être rompu unilatéralement.

Section2 : l’emploi non permanant (CDD) :


C’est un contrat dont la durée est précisée en avance se l’on la volonté des parties. C’est
donc un contrat de date à date.
Exemple : 14mois à partir de la conclusion du contrat. Les parties se lient pour une période
précise.
La loi assimile également au CDD :
 Les contrats conclus pour l’exécution d’un ouvrage déterminé ou pour la réalisation
d’une entreprise dont la durée ne peut être auparavant évaluée avec précision.
Exemple : construction d’une autoroute. Dans ce cas le contrat ne peut être renouvelé
car la fin des travaux marque la fin du contrat.
 Le contrat dont le terme est subordonné à un évènement futur et certain mais dont
la date n’est pas exactement connue.
Exemple : remplacement d’un travailleur.
 Le contrat de travail temporaire ou intérimaire : c’est un contrat en vertu duquel le
salarié à deux employeurs, un employeur de droit (l’entreprise de travail
temporaire) et un employeur de fait (l’entreprise utilisatrice).
 Le contrat de travail à temps partiel : un travail est considéré comme contrat de
travail à temps partiel tout travail dont l’horaire est inférieur à 1/5 des heures de
travail ou de la durée fixée conventionnellement.
Le CDD doit être constaté par écrite sa durée légale est de deux ans renouvelables une
seule fois, à défaut c’est un CDI.

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NB : pour les dockers, les saisonniers, les journaliers remplaçant un travailleur dont le
contrat est suspendu légalement, le CDD peut être renouvelé plusieurs fois.

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La formation du contrat de travail.
Le contrat de travail est soumis à des conditions de fond et des conditions de forme.

Section1 : La condition de fond :


Le contrat de travail est soumis aux conditions de fond communes à tous les contrats et à
des conditions spécifiques.

A. Les conditions de fond communes à tous les contrats :


1. Le consentement :
C’est la parole donnée par chaque partie en vue de conclure le contrat. Il doit être libre et
dépourvu de tout vice (erreur, dol, violence…).

2. L’objet du contrat :

C’est la prestation de travail et la rémunération convenue. L’objet doit être lucide. Un


contrat de travail portant sur la production et la vente de stupéfiants serait nul pour objet
illicite.

3. La cause du contrat :
C’est la satisfaction des besoins sociaux (logement, payement de facture, nourriture…) la
cause du contrat doit être lucide et morale.

4. La capacité :
Il est établi que la majorité civile est de 18 ans. Toute fois l’âge à partir duquel un contrat
de travail peut être formé pour les mineurs a été rabaissé à 15 ans sauf dérogation du
ministre du travail.

B. Les conditions spécifiques :


Si le principe est t la liberté de contracter il y’a cependant un certain nombre de
restrictions.
 Interdiction du travail pendant la période correspondant au congé de maternité (6
semaines avant et 8 semaines après l’accouchement).
 Interdiction d’employer des enfants de moins de 15ans.
 Interdiction du travail noir et du cumule de travail mais si c’est un travail à temps
partiel le cumul du travail est autorisé.
 Interdiction du débauchage.

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Section2 : les conditions de forme :
A. La non exigence de l’écrit :
Le contrat de travail peut être écrit ou verbal et il peut être prouvé par tous les moyens de
preuve. Cependant l’écrit est nécessaire pour la validité de certains contrats à savoir le
CDD, le contrat d’engagement à l’essai, le contrat d’apprentissage, le contrat de stage.

B. La limitation du visa d’approbation :


Hormis les contrats de travail des travailleurs déplacés de leurs résidences habituelles pour
lesquels le visa est requis l’inspecteur du travail n’intervient plus dans l’approbation des
contrats de travail puisque ces derniers sont simplement déposés à l’inspection du travail
avant tout commencement d’exécution.

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