Interaction
Interaction
Année : 2001
Eu égard à la diversité des interactions et des caractéristiques des particules , on pourrait penser à
priori que la question traitée dans ce chapitre est complexe et requiert un exposé long . En réalité , un
examen rapide des libres parcours moyens dans le matière caractérisant chaque type d’interaction, va
permettre de simplifier grandement la suite .
Le libre parcours moyen exprime la distance moyenne parcourue par une particule entre deux
‘‘chocs’’ dus à un processus donné . Il correspond à :
1
λ=
σn
où :
σ est la section efficace du ( ou des ) processus considérés ;
n est le nombre de centres diffuseurs ( atomes, noyaux...) par unité de volume de matière
ρN
. Exemple : n= représente le nombre d’atomes ou de noyaux par unité de volume
M
pour un corps monoatomique ; N étant le nombre d’Avogadro et M la masse molaire .
On peut donner quelques valeurs typiques de λ pour les interactions connues :
Électromagnétique : λ1 µ m ( particules chargées )
Forte : λ1 cm ( neutrons , ....)
Faible: λ 1015 m 0,1 année lumière (neutrinos)
Dun point de vue pratique , un signal exploitable pour la détection de particules ( nombre de chocs
100 } ne peut provenir que de l’interaction électromagnétique , donc de particules chargées . Cela ne
signifie pas pour autant que les particules neutres sont indétectables . Leur détection doit procéder par
étapes : 1) réaction primaire de conversion en particules chargées , 2) interaction des particules chargées
secondaires donnant lieu aux signaux dans les détecteurs . Voici quelques exemples choisis qui illustrent
bien ce principe :
détection de photons :
γ2
γ1
e−
γ3 e−
e+
1
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Année : 2001
e+
γ1
e−
π0
e−
γ2
e+
détection de neutrinos :
Un réacteur nucléaire développant une puissance thermique de 2800 MW , émet environ 130 MW
sous la forme de neutrinos . Un détecteur d’environ 1 m3 placé à environ 20 m du coeur peut espérer
enregistrer jusqu’à 100 neutrinos par heure .
ν̄e
ν̄e Réacteur nucléaire Liquide scintillant ( CHx + 6Li )
ν̄e
ν̄e e
ν̄e p α
L6i
t
n
ν̄e
ν̄e
εν∼0
La réaction de détection est : ν̄e p→ n e , qui est rapidement ( 100 µs ) suivie de la capture du
neutron sur un noyau de L selon la réaction : nth L i → α t 4,8 MeV . Les particules chargées
6 6
i
produisent des impulsions de scintillation en coïncidence . La signature de détection d’un neutrino
correspond à l’enregistrement de deux impulsions lumineuses induites par le positon et la paire αt .
2
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m0 v me
p =γm0 v
atome
E Z
On fait l’hypothèse que la vitesse de la particule incidente est très supérieure à la vitesse orbitale des
électrons , c’est à dire : v » v e Z α c pour l’orbite la plus profonde , où α est la constante de
structure fine ( α=1⁄137 ) . L’électron sera donc considéré au repos dans le choc .
Les règles de la cinématique relativiste permettent de trouver les quantités suivantes :
E CM = m20 m 2e 2 m e E 1⁄ 2 : énergie disponible dans le centre de masse de la collision , c’est à
dire là où ∑ p= 0 ( en unités naturelles ħ =c=1 ) ;
me
pCM
e
=p : quantité de mouvement de l’électron dans le centre de masse ;
E CM
me
E CM
e
= E me : énergie totale de l’électron dans le le centre de masse ;
E CM
E me p
γ CM= , β CM=
: facteurs de la transformation de Lorentz du repère du laboratoire
E CM E me
vers le centre de masse .
3
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Sachant que la collision est élastique et que l’énergie maximale transférée à l’électron éjecté correspond à
la situation suivante dans le CM :
p 0
CM
p e
CM
p CM
d’où :
max
Ee γCM γCM β CM Ee
CM
=
pe γCM β CM γCM pe
CM
soit :
E me p2 me
E max
e
= me E me
E 2CM E 2CM
me
T max
e
=E max
e
me= 2
E 2m20 p 2
E CM
2 me β γ
2 2 2
2 me p
= =
E 2CM E CM ⁄ m 0 2
2 γ me
C’est à dire si la particule est autre chose qu’un électron et si la condition « 1 est satisfaite (
m0
pour un proton si E p<50 GeV , pour un muon si E µ < 500 MeV )
On obtient alors :
T max
e
=2 m e β2 γ2
si m0 = me :
En d’autres termes , la particule incidente est un électron , l’expression du carré de l’énergie du centre
de masse se réduit à :
E CM 2=2 m 2e 2 me E=2 me m e E ,
d’où :
E 2me 2
= = Eme
max
T e
.
me E
4
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On voit apparaître deux situations : soit la particule incidente est beaucoup plus massive qu’un électron et
2 γ me
, sous l’hypothèse que l’énergie incidente est faible ( m0
« 1 ) , on peut appliquer la première formule
, soit la particule incidente est un électron et de ce fait l’énergie transférée maximale est beaucoup plus
grande . En pratique ces deux situations correspondent bien aux deux classes de particules chargées
rencontrées : électrons ( me) ou pions , muons , protons ....( mo >> me ) .
dans laquelle :
m e est la masse de l’électron ;
5
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dE MeV dE
= c2 ħ c 2
,
g ⁄ cm 2
dx dx ħ c=1
avec : 26
c2 = 5,61 10 MeV/g et ħ c=197 1013 [Link] ,
MeV 3
c’est à dire : ħ c 2 c 2=2,1810 5 .
g ⁄ cm2
Une forme plus pratique de la formule de Bethe et Bloch est la suivante :
dE MeV 0,3071 z 2 Z 1 2 me β2 γ2 T max 2 δ
Ce
= ln e
β .
dx g ⁄ cm 2 A g β2 2 I2 2 Z
La figure qui suit présente le pouvoir d’arrêt pour plusieurs particules en fonction de leur quantité de
mouvement :
6
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Remarques :
dE
pour β γ<1 , ∝ β5⁄3 ;
dx
dE
pour βγ 4 , atteint un minimum assez large . Une particule qui a une quantité de
dx
mouvement ( β γ= p⁄ m ) correspondant à cette région est appelée une particule au minimum
d’ionisation ( Minimum Ionizing Particule en anglais ou MIP ) . Pour les éléments légers , la
perte d’énergie des particules au minimum d’ionisation est approximativement :
dE MIP MeV
2 .
dx g ⁄ cm2
pour β γ>4 , on entre dans la région qui correspond à la remontée relativiste ( ∝ 2ln γ ).
Dans ce régime , le champ électrique de la particule incidente a une portée transverse de plus en
plus grande. Dans le milieu , cette portée est réduite par des effets de polarisation des électrons
atomiques. Ce mécanisme est pris en compte par le terme δ ⁄ 2 ( = ln γ ε⁄ 2 où ε
dépend du milieu ; pour des particules très énergétiques ) .
2 γ me
à basse énergie , c’est à dire si « 1 , on a T max
e
=2 me β2 γ 2 et par conséquent :
m0
dE MeV 2
0,3071 z Z 2 me β 2 γ 2 2 δ
Ce
= ⋅ ln β
dx g ⁄ cm2 A g β2 I 2 Z
la formule de Bethe et Bloch donnée dans ce cours est précise à quelques pour−cent . Aux
faibles vitesses ( v<α Z c ) , il faut prendre en compte d’autres corrections . Pour plus de
précision , il faut consulter la référence 2 .
pour des ions très lourds dans des milieux à Z élevé , la condition v>α Z c est très rapidement
insatisfaite lorsque l’on va vers les basses énergies . Dans ce régime, les ions capturent des
électrons et réduisent ainsi leur état de charge . Le terme z 2 dans la formule de Bethe et Bloch
est remplacé par une charge effective qui tient compte ce cet effet ( z 2 → Q2 β , I ) ( voir
référence 3 )
1.3 Perte d’énergie des électrons et des positrons par ionisation et excitation
dans un milieu :
Pour les cas où les particules incidentes sont des électrons, le calcul doit tenir compte du fait que les
particules qui participent aux collisions sont de nature identique : transfert d’énergie plus important,
particules indiscernables dans la voie de sortie . La perte d’énergie s’exprime par :
7
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dE MeV 0,3071 Z 1 T me β 2 γ 2 β 2 14 10 4
= ⋅ 2 ln 23
dx g ⁄ cm 2
A g β 2 2I 2
24 γ 1 γ 1 2
γ 1 3
Cependant, si les positons perdent la totalité de leur énergie dans le milieu, ils s’annihilent ensuite suivant
:
Les positons peuvent également s’annihiler en vol avec la section efficace suivante :
z π r 2e γ 2 4 γ 1 γ 3
σ Z, E = ln γ γ 21
γ 1 γ21 γ21
mi dE
où fi est le rapport massique de l’élément i (
m
f i= , ∑ mi=m | est la perte d’énergie
dx i
);
i
moyenne dans l’élément i . Cette formule ne tient pas compte d’effets moléculaires qui peuvent intervenir
à basse énergie .
8
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2
dE rad MeV 0,3071 α 2 2 m e E 183
= Z z ln 1⁄ 3 .
dx g ⁄ cm 2
A g π m me Z
L’énergie moyenne rayonnée par un électron sur un parcours x dans un milieu est donnée par :
x⁄ X 0
E rad e =E 1e , dans laquelle x et X0 peuvent être exprimées en cm ou en g/cm2 .
De l’expression de la perte d’énergie par rayonnement, on tire que :
A g
X 0 g ⁄ cm2 =
183
4α N Z Z 1 r 2e ln
Z 1⁄ 3
Une formule plus rigoureuse pour le calcul de X0 est obtenue en prenant en compte l’effet d’écrantage du
champ électrique nucléaire introduit par les électrons atomiques :
716,4 A g
X 0 g ⁄ cm2 =
287
Z Z 1 ln 1⁄2
Z
Dans la littérature, les longueurs de radiation sont toujours données pour des électrons incidents.
Pour un milieu composé de N éléments, la longueur de radiation peut être approchée par l’expression
9
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suivante :
1
fi
X o= ∑ i
, où fi et X0I sont respectivement la fraction de masse et la longueur de radiation de
i X 0
l’élément i .
À haute énergie, la perte d’énergie par rayonnement croît comme l’énergie ,alors que la perte d’énergie
par ionisation et excitation est proportionnelle au logarithme de E. On appelle énergie critique, la valeur
de l’énergie pour laquelle on a égalité entre les deux pertes d’énergie :
dE rad dE ionisation
Ec = Ec
dx dx
Une valeur approximative ( à 10% ) de Ec peut être calculée à l’aide des formules suivantes :
610 MeV
E c= pour les liquides et les solides
Z 1,24
710 MeV
E c= pour les gaz
Z 0,92
10
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La perte d’énergie moyenne par production de paires e+e− est également proportionnelle à l’énergie de la
particule incidente :
dE paires
=b paires Z,A,E E
dx
Le paramètre bpaires(Z,A,E) ne varie que très lentement avec E . Concernant les muons, ce processus
conduit à une perte d’énergie moyenne à haute énergie qui est plus importante que celle qui est due au
Bremsstrahlung.
Exemple : muons traversant du fer
paires
dE MeV
|µFe =3⋅106 E
dx g ⁄ cm2
Pour les muons , les événements à larges transferts d’énergie provenant du rayonnement de freinage, de
la production de paires e+e− ou des réactions photo−nucléaires sont parfois appelées interactions
catastrophiques.
11
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1
ϑ proj = ϑ
espace
2
La distribution de l’angle projeté est donnée par :
1 ϑ
proj 2
1 2 ϑ0 13,6 MeV x x
P ϑ proj d ϑ proj= e d ϑ proj avec ϑ 0= z 1 0,038ln ;
2πϑ0 βp X0 X0
Les grandes valeurs de ϑ sont plus probables que ce que prévoient les distributions gaussiennes ci−
dessus. On se rapproche d’une diffusion de Rutherford due aux noyaux.
R T 0 =∫
dT
dE ,
0
T
dx
où T0 est l’énergie cinétique de la particule incidente ( en pratique on stoppe l’intégration à 10 eV ) .
Cependant, R est sujet à de larges fluctuations causées par les interactions ou les chocs à grands
transferts d’énergie ( rayonnement de freinage ...) . On peut avoir recours à une autre définition de R, que
l’on appelle le parcours moyen : R . Le parcours moyen est défini comme étant la distance au bout
de laquelle le nombre initial de particules est réduit de moitié. Pour des énergies incidentes supérieures au
12
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MeV , on obtient par cette définition des valeurs comparables aux parcours calculés dans l’approximation
de ralentissement continu : R ≈R avec une très bonne précision .
Si pour le calcul de R(T0) on ne prend que la perte d’énergie par ionisation et excitation ( approximation
valable pour des particules lourdes avec T0 inférieure à quelques GeV ) , on obtient pour un milieu donné
( c’est à dire Z, A, I fixés ) :
dE ionisation 2
≈z f β =z 2 g T ⁄ M ,
dx
où M et z sont la masse et l’état de charge de la particule incidente .
T0 T 0⁄ M
d T ⁄M
R T0 = 2 ∫ ∫
M M dx M
= 2 = 2 h T o⁄ M ,
z 0 g T ⁄M z 0 g x z
pour laquelle h est une fonction ‘‘universelle’’ du milieu ( pour Z, A, I donnés ) . Ainsi, si on connaît le
parcours Ra d’une particule de masse Ma , de charge za , le parcours Rb d’une particule de masse Mb , de
charge zb et d’énergie cinétique Tb sera :
M b z 2a Ma
R b M b , zb , T b = Ra M a , za , T b .
M a z 2b Mb
On peut apporter à cette formule une légère correction C β b qui dépend de la vitesse de la particule b
et qui est en général proche de l’unité.
M b z 2a Ma
Rb M b , zb , T b = Ra M a , za , T b C βb .
M a z 2b Mb
R
Pour des particules possédant un état de charge de +/− 1 , la fonction h= . Cette fonction est
M
présentée pour quelques matériaux sur le graphique suivant :
2 Énergie déposée :
Il est crucial de noter la différence qui existe entre la perte d’énergie d’une particule et l’énergie
qu’elle dépose dans un milieu, par exemple dans une couche active d’un détecteur. Pour des particules
rapides, une fraction importante de l’énergie cinétique incidente est transférée à des particules
secondaires énergétiques qui peuvent ensuite sortir du milieu considéré sans avoir déposé la totalité de
leurs énergies.
Du fait de la complexité du phénomène, qui met en jeu des particules secondaires qui sont souvent de
nature différente du projectile incident, de son interdépendance avec la géométrie et les caractéristiques
des milieux ( des détecteurs ) , il n’existe pas de formule précise qui puisse être simplement utilisée pour
obtenir l’énergie déposée.
Pour traiter ce problème, on a maintenant recours à des calculs sur ordinateurs de type Monté−Carlo, qui
exécutent une simulation complète de l’histoire d’une particule dans un milieu : parcours, collisions,
génération de particules secondaires, énergie déposée. Le programme de ce type le plus connu est le code
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δ
Du fit de la présence du terme qui prend en compte les effets de polarisation à haute énergie, la
2
perte d’énergie tronquée tend vers un plateau ( plateau de Fermi ) à β γ élevé.
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où :
T est l’énergie cinétique de l’électron δ produit;
z, β sont l’état de charge et la vitesse du projectile;
A est la masse atomique du milieu;
Z est le nombre atomique du milieu;
F(T) est un facteur qui dépend du spin de la particule incidente:
F T 1 si T « T emax ;
βT
F T = 1 pour des particules incidentes de spin = 0 .
T emax
Cette formule est dérivée dans l’hypothèse où T »I ( énergie moyenne d’excitation ). Lorsque les
T emax
particules incidentes sont des électrons, T ne peut atteindre que du fait que les particules dans la
2
voie de sortie sont de natures identiques.
I = I 0 eµ x
15
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I0 I(x)
où :
I0 est le flux de photons incidents
x l’épaisseur (en g/cm2) de la lame absorbante
I(x) est le flux de photons qui émergent de la lame
16
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γ
e−
atome
Ce processus est permis pour les électrons atomiques. Il est interdit pour les électrons libres. Pour les
photons suffisamment énergétiques, l’électron qui participe au processus est pris sur la couche K à cause
de sa proximité avec le noyau. Le site laissé vacant peut être repeuplé par des électrons des couches
externes donnant ainsi lieu à l’émission de rayons X ou d’électrons Auger lorsque ces rayons sont "auto−
absorbés".
Ee = EK − 2 EL e−
−EL
−EK Ex = EK − EL si Ex > EL
Il n’existe pas de forme simple de la section efficace sur tout le domaine en Z et en énergie du photon
incident.
Dans le domaine non−relativiste, mais suffisamment loin des seuils de couches (EK , EL ... ) , celle−ci
s’exprime par :
1
32
σ photo= α4 Z 5 σ Th
K e
2 (par atome)
ε 7
où :
α est la constante de structure fine (1/137)
Z est le numéro atomique du milieu
ε=E γ ⁄ me
σ eTh est la section efficace de diffusion élastique de Thomson d’un photon sur un
8 α
électron , σ Th = π r e avec r e =
e 2
, rayon classique de l’électron .
3 me
Au voisinage du seuil de la couche K ( ~ EL ) , la section efficace a un accident (dent de scie) de passage
à la couche L.
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α4
Pour des énergies plus grandes, c’est à dire pour ε>>1, on a plutôt : σ K
= 4π r Z 2
. 5
photo
εe
Dans les formules précédentes, la dépendance en Z a été approchée par Z5 . En fait l’exposant de Z varie
de 4 à 5 pour 0,1 MeV < Eγ < 5 MeV .
À basse énergie (Eγ < 100 keV), c’est l’effet photo−électrique qui domine dans la section efficace totale
d’interaction des photons .
Ee
Eγ θε
θγ
Eγ’
Ce processus est la diffusion élastique d’un photon sur un électron quasi−libre du cortège atomique .
La conservation de la norme des quadri−vecteurs permet d’obtenir :
E γ me=E e E’γ p e E’ γ cos ϑ e ϑ γ .
D’autre part la conservation de la quantité de mouvement analysée sur la direction de propagation du
photon diffusé donne :
E γ cosϑ γ=E’ γ pe E’γ cos ϑ e ϑ γ .
En combinant ces deux relations on obtient :
Eγ ’ me
= avec E e = E γ meE γ’
Eγ E e pe cos ϑ e ϑ γ
Eγ’ me
=
Eγ Eγ m eE γ ’E γ cosϑ γ E γ’
1 1 Eγ
= = avec ε =
Eγ 1 ε 1cosϑ γ me
1 1cosϑ γ
me
E ’γmax. 1
=
Eγ 1 2ε
L’angle de diffusion de l’électron peut être obtenu par l’équation suivante :
ϑγ
cotg ϑ e = 1 ε tg
2
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Εγ Εγ e−
e−
e+
+
e
atome
atome
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7 183
À haute énergie, si on néglige le petit terme 1/54, on obtient : σ paire
atm.
4α r e Z 2 ln 1⁄3
2
, ou encore :
9 Z
7 A 1
σ paire
atom.
où X0 est la longueur de radiation du milieu .
9 N X0
La production de paires sur les électrons atomiques et proportionnelle à Z, si bien que la section efficace
totale varie en Z(Z+1) . Ceci est inclus dans la définition de X0 .
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λa est parfois désignée sous le nom de longueur d’interaction nucléaire de dans la littérature . De même on
trouve dans la littérature la longueur de collision nucléaire λΤ qui correspond à :
A
λ aT = g/cm2 .
N σ tot
Pour le calcul de λa et λΤ , on fait l’hypothèse que σ tot et σ inélastique ne dépendent ni de l’énergie incidente
ni de l’espèce des hadrons considérés . En toute rigueur, cela n’est pas tout à fait correct.
Pour Z 6 , λa et λΤ sont très nettement supérieures à la longueur de radiation. Pour une même
énergie incidente, il faudra beaucoup plus de matière pour stopper un hadron qu’un électron (vrai à haute
énergie).
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