SOMMAIRE
TITRE I- EVALUATON DU PATRIMOINE DE L’ENTREPRISE
CHAPITRE I- Les immobilisations
CHAPITRE II- Les opérations de portefeuille
CHAPITRE III- Les stocks et encours
CHAPITRE IV- Les créances et les dettes
TITRE II- RATTACHEMENT DES CHARGES ET DES
PRODUITS
CHAPITRE I- Les opérations à long terme
CHAPITRE II- Les opérations faites pour le compte d’un tiers
CHAPITRE III- Les sociétés en participation
TITRE III- LES CAPITAUX PERMANENTS
CHAPITRE I- Le capital
CHAPITRE II- Le résultat
CHAPITRE III- Les provisions réglementées
CHAPITRE IV- Les emprunts
TITRE IV – LES OPERATIONS DE RESTRUCTURATION
CHAPITRE I- L’évaluation des sociétés
CHAPITRE II- Fusion- Scission- Apport partiel d’actif
RAPPEL
I- LES PRINCIPES COMPTABLES
1-Prudence :
Appréciation de raisonnable des faits pour ne pas transférer aux
exercices futurs des risques actuels.
- Comptabilisation des pertes latentes sous forme de provision
- Non-comptabilisation des produits ou gains latents
- Comptabilisation des amortissements
- Comptabilisation du bénéfice partiel
- Compensation entre gains et pertes de change des opérations en
devise
2- Permanence des méthodes :
Méthode d’évaluation, méthode de comptabilisation, méthode de
présentation des états financiers, doivent être identique d’un exercice à
un autre. Ceci est fait pour permettre la comparabilité des états par
exercices Exception:- Erreurs fondamentales
- Changement dans la réglementation comptable (exemple : PCI au
SYSCOA)
3- Spécialisation ou indépendance des exercices :
Il est rattaché à un exercice les charges et les produits qui le concernent
et rien que ceux –là. Les régularisations (Les comptes de régularisation
appartiennent à une subdivision du compte principal).
4- Intangibilité :
Le Bilan N-1= bilan ouverture N
Exception : identique à la permanence de méthode.
5- Transparence:
Les informations comptables et financières doivent satisfaire les règles de
: Clarté, Loyauté, Non-compensation.
6- Coût historique :
Les biens rentrent à leur coût d’acquisition et restent ainsi jusqu’à leur
sortie éventuelle.
Exception : la réévaluation des immobilisations.
7- Continuité d’exploitation :
Les états financiers de l’entreprise sont censés la représenter en
continuer d’exploitation et non dans le cadre d’une prochaine cessation.
Evaluation du patrimoine : - En cas de continuité évaluation à la
valeur actuelle - En cas de cessation évaluation à la valeur
liquidative
8- Importance significative :
Ce principe fait obligation d’indiquer toute information susceptible
d’influencer le jugement que pourrait porter un lecteur des états
financiers sur leur tenu.
- Importance significative : Modification des états financiers
- Pas très significative : Modification dans l’état annexé
9- Prééminence de la réalité économique sur l’apparence juridique:
Juridique Propriété
Economique Utilisation
- Biens pris en crédit-bail
- Achat avec clause de réserve de propriété
- personnel extérieur à l’entreprise - Effets escomptés non échus.
(Les effets sont gardés dans les comptes de l’entreprise jusqu’à ce que le
banquier soit réglé ; après cela nous pouvons solder le compte) .
III- LES GRANDES MASSES
1- Du BILAN
ACTIF PASSIF
1- Actif immobilisé 1- Capitaux propres
2- Actif d’exploitation attaché des A.O 2- Dettes financières
3- Actif H.A.O 3- Passif circulant d’exploitation
4- Trésorerie- actif 4- (A.OPassif H.A.O
5- Trésorerie- passif
2- Du Compte de résultat
CHARGES PRODUITS
1- Charges d’exploitation (A.O 1- Produits d’exploitation (A.O)
2- Charges financières 2- Produits financiers
3- Charges hors exploitation 3- Produits hors exploitation
(H.A.O) (H.A.O)
TITRE I : EVALUATION DU PATRIMOINE DE L’ENTREPRISE
CHAPITRE I : REGLES D’EVALUATION DES IMMOBILISATIONS
I- RÈGLES D’ÉVALUATION DES IMMOBILISATIONS CORPORELLES
ET INCORPORELLES
A- Valeur à l’entrée (V E)
1- Acquisition à titre onéreux
Valeur d’entrée = coût d’acquisition = prix d’achat + frais accessoires.
Les Frais accessoires comprennent :
- les droits de douanes
- les taxes non récupérables
- les frais de transport, de commissions, d’assurance
- les frais de montage, d’installation et de mise en état d’utilisation.
Les Frais à exclure du coût d’acquisition sont :
- les droits de mutation
- les honoraires
- les frais d’actes
Possibilité de les immobiliser en charges immobilisées. Amortissement
direct sur 5ans maximums.
Tant que l’amortissement des charges immobilisées n’est terminé, les
bénéfices ne seront pas distribués.
Ecriture D : 2.. ; C : 481
2- Immobilisations produites:
Valeur d’entrée = coût de production = coût d’acquisition des matières
+ Charges directes et indirectes de productions raisonnablement rattachées à la production.
- frais de recherche et de développement
- frais d’administration générale.
- les coûts de la sous-activité.
Ecriture
Bien non achevé à la clôture :
D : 24 9 immobilisations en cours
C : 72 production immobilisée
A la fin de la production :
D : 2.. Immobilisation.
D : 4451 TVA /immobilisation
C : 249 immobilisations en cours
C : 72 production immobilisée
C : 4431 TVA facturée
Cas des frais financiers : Lors d’un emprunt les frais financiers peuvent être
incorporer au coût de production s’ils concernent la période de production
3- Quelques Cas particuliers de Valeur d’entrée
L’apport en nature (Création d’entreprise ou augmentation de capital) Valeur
d’entrée = valeur d’apport, stipulée dans le contrat (valeur dans le traité
d’apport ou à dire d’expert / commissaires aux apports)
Acquisition par voie d’échange
Valeur d’entrée = valeur du bien dont l’estimation est la plus sûre.
Si les deux valeurs sont connues :
EN CAS DE VENTE :
D : 28. D : 521
D : 81.
C : 2. ancien C : 82
EN CAS D’ACHAT :
D : 2. nouveau
C : 521
Pour passer cela en une seule écriture :
D : 28 amortissements
D : 81 VNCEAC
C : ancien
D : 2. nouveau
C : 82 ancien
C : 521 (en cas de soulte)
Acquisition à titre gratuit
Valeur d’entrée = valeur actuelle : valeur d’estimation du coût qui
s’apprécie en fonction du marché et de l’utilité du bien pour l’entreprise
D : 2..
C : 84
Immobilisation acquise avec clause de réserve de propriété
VE= coût d’acquisition
Cas d’application du principe de la réalité sur l’apparence juridique.
Enoncé de la clause de réserve de propriété :
« Suspend de transfert de propriété jusqu’au paiement complet du prix du bien
».
APPLICATIONS
CAS 1:
Acquisition d’un matériel au 1er-10-N.
Prix d’achat = 540 000,
droits de douane = 20 000,
frais de transport TTC = 3 000,
frais d’installation TTC = 6 000,
charges financières sur achat = 5 500
TAF. : Calculez le coût d’acquisition de ce matériel. TVA 20%
CAS 2 :
Production d’une machine.
Matières consommées = 350 000,
Charges directes de production = 470 000,
Charges indirectes = 50 000
Pour financer la production, emprunt de 500 000 au taux de 14% l’an. La
fabrication dure 3 mois TVA 20%.
TAF. : calculez le coût de production.
SOLUTION
CAS 1 :
Si l’entreprise n’est pas assujettie à la TVA
Prix d’achat 540 000
+ Droits de douane 20 000
+ Frais de transport TTC 3 000
+ Frais d’installation TTC 6 000
+ Charges financières 5 500
Coût d’acquisition = 574 500
D : 24 : 5747 500
C : 481 : 574 500
Si l’entreprise est assujettie à la TVA
Prix d’achat 540 000
+ Droits de douane 20 000
+ Frais de transport HT 2 500
+ Frais d’installation HT 5 000
+ Charges financières 5 500
Coût d’acquisition = 573 000
L’écriture reste la même.
On peut ne pas incorporer les frais financiers car ils ne sont pas fiscalement
déductibles.
CAS 2 :
Calcul du coût de production
Matières consommées 350 000
+ Charges directes 470 000
+ Charges indirectes 50 000
+ Frais financiers 17 500
(500 000 *14%*3/12)
Coût de production = 887 500
Ecriture :
D : 241 887 500
D : 4451177 500
C : 72 887 500
C : 4431 177 500
Immobilisation acquise à l’aide d’une subvention
Valeur d’entrée = coût d’acquisition ou coût de production
L’obtention de la subvention est préalable à l’investissement.
D : 4494 : subvention à recevoir
C : 14 .. : Subvention d’investissement
(Promesse)
D : 521 :
C : 4494
(Octroie)
Les subventions doivent chaque année être reprises à la clôture de l’exercice :
- Pour les biens non amortissables sur 10 ans :
Montant à reprendre = Valeur d’entrée / 10
- Pour les biens amortissables sur la durée d’amortissement du bien :
La subvention finance à 100% l’immobilisation :
Reprise = montant de l’amortissement du bien
La subvention finance partiellement l’immobilisation :
Reprise = montant de l’amortissement* subvention / valeur d’entrée
Immobilisations acquises par opération de crédit-bail
Le crédit-bail est un contrat de location assorti d’une clause unilatérale de vente
à la levé de l’option à nu prix de levé d’option ou valeur résiduelle.
C’est un cas d’application du principe de la prééminence sur la réalité.
Traitement comptable :
Détermination du poids économique du bien (application du principe de la
prééminence).
On a deux options :
- La valeur du bien en crédit bail est > à 5% du total brut des
immobilisations.
Comptabilisation dans le patrimoine du locataire :
D : 2.
C : 17
Dans ce cas le locataire est considéré comme propriétaire du bien.
- La valeur du bien en crédit bail est < à 5% du total brut des
immobilisations. :
Pas d’obligation de comptabilisation ; nous ne sommes pas obligé de se
considérer comme propriétaire.
Quelque soit l’option il y a paiement d’une redevance ( Capital +
Intérêt ):
Cas ou la valeur est supérieur à 5% :
D : 17
D : 672
C : 521
Cas où valeur du bien est inférieure à 5% (cas où le bien n’est pas
enregistré) :
D : 623
C : 521
Enfin nous avons l’amortissement du bien s’il est amortissable ou la
constitution d’une provision s’il s’agit d’un bien non amortissable.
APPLICATION
CAS 1 :
Période (1er-10 au 31-12-N) 1-01 au 30-04-N+1
Charges Charges de Charges Charges de
variables structures variables structures
- matériaux divers 1500 / mois 1000 2000 800
- MOD 600 / mois 1500 300 / mois 1600
- Energie 100 / mois 100 / mois
- Autres 400 600
charges de
productions
Amortissement
Charges
opérationnelles
- charges
indirectes de
production
TAF : Déterminer le coût de production
Passer les écritures au 31/12/N et au 30/04/N+1
SOLUTION :
Coût de production
Du 1er/10 au 31/12/N.
Coût de production en cours = 1500*3+600*3+100*3+1000+400+1500 =
9500
Du 1er/01 au 30/04/N+1
Coût de production en cours = 2000+300*4+100*4+800+600+1600 =
6600 Coût de production totale = 9500+6600 = 16100
Enregistrement :
D : 249 9500
C : 722 9500
(Immobilisation en cours)
D : 241 16100
D : 4451 3220
C : 249 9500
C : 722 6600
C : 4431 3220
Pour assurer le financement de cette production l’entreprise a contracté
un emprunt de
10.000frs sur 6 ans au taux de 10%. Les fonds ont été débloqués par la
banque le 1er/09/N.
TAF : Calculez le coût de production du matériel en tenant compte des
frais financiers.
SOLUTION
Coût de production totale = 16100 + ( 10.000*10%*7/12 ) =
16.683,333333
CAS 2 :
L’Etat nous octroie une subvention de 20.000.000frs pour réaliser des
investissements. Ces investissements portent sur un terrain pour
10.000.000frs et sur un matériel pour 15.000.000frs. La subvention
finance les investissements à part égale. Durée du matériel :
5ans
TAF : Passer les écritures d’octroie de la subvention au 02/01/N
Passer les écritures de réalisations des investissements au 31/01/N. de la
subvention et d’inventaire.
SOLUTION
D : 4494 20.000.000
C : 141 20.000.000
(promesse de subvention )
D : 521 20.000.000
C : 4494 20.000.000
(Réception des fonds)
D : 22 10.000.000
D : 24 15.000.000
D :44513.000.000
C : 481 8.000.000
C : 52120.000.000
Calcul de la reprise de la subvention
Cas du terrain : 10.000.000*1/10=1.000.000 Cas de matériel :
15.000.000*2/3*11/12*5%=1.833.333
2 833 333 20 000 000 Ecri
Terrain : 1 000 000 ture
SUP’ELITE (Institut Supérieur :
de Form ation de Cadres en Gestion) D:
, bis avenue Jean Mermoz 17 BP Abidjan 17 – Tel : 22 – 44 – 22 - 99 6813
695 2.75
0.000
C : 2841 2.750.000
(selon plan d’amortissement du matériel)
D : 141 2.833.333
C : 865 2.833.333
(reprise de la subvention Terrain et Matériel )
Solde du compte 14 au 31/12/N+2 après inventaire :
D 14 C
Matériel : 2 000 000
N+2 : 3 000 000
Solde Créditeur : 11 166 667
APPLICATION
Une société de crédit met à la disposition de notre entreprise le 02/01/N
un tracteur de valeur 10.000.000 amortissable sur 5ans linéairement. La
redevance est payé annuellement pour
2.537 656. taux d’intérêt 8,5%.
La Valeur résiduelle du tracteur est nulle et représente le prix de vente
proposé à la société à la fin de la période de 5ans.
TAF : 1- Etablir le tableau d’amortissement de l’emprunt.
2- Passez les écritures au 01/01/N et au 31/12/N si la valeur du bien est >
à 5%.
3- Passez les écritures si la valeur du bien est inférieure à 5%.
SOLUTION
Périodes Montant dû intérêts amortissements Annuités
1 10 000 000 850 000 1 687 656 2 537 656
2 8 312 344 706 549 1 831 107 2 537 656
3 6 481 237 550 905 1 986 751 2 537 656
4 4 494 486 382 031 2 155 625 2 537 656
5 2 338 861 198 795 2 338 861 2 537 656
Ecritures :
2- Ecriture si la valeur du bien est supérieure à 5% ( Obligation
d’immobiliser ) 01/01/N D : 245 10 000 000
C :1710 000 000
31/12/N
D : 17 1 687 656
D : 67 850 000
C : 521 2 537 656
31/12/N
D : 6813 2 000 000
C : 2845 2 000 000
3- Ecriture si la valeur du bien est inférieure à 5%
01/01/N
NEANT
31/12/N D : 623 2 537 656 C : 521 2 537 656
Opérations Extra-comptables :
Réévaluation des immobilisations au Bilan
C’est une exception au principe du coût historique. La réévaluation se fait
toujours à la hausse.
Avant réévaluation Après réévaluation
Valeur d’origine Valeur d’origine
Somme d’amortissement somme d’amortissement
Valeur comptable net avant valeur comptable net après.
Ecart de réévaluation = Valeur comptable net après - valeur
comptable net avant.
Une dévaluation, le changement de valeur d’un bien qu’on possède sur le
marché peuvent emmener l’entreprise à réévaluer ses biens. Le SYSCOA
propose deux types de réévaluation :
- Libre
- Légale
Ecriture.
D : 2. immobilisation complément (V O après – V O avant)
C : 28. Amortissement (amortissement après - amortissement avant)
C : 106/154 (V N C après – V N C avant).
Si le bien est amortissable l’amortissement se calcul sur la nouvelle
valeur du bien Le taux d’amortissement de l’ancien bien reste le même.
Sur le plan Fiscal :
- Ecart de réévaluation Libre : Il est imposé immédiatement et les
amortissements pratiqués sur la nouvelle valeur sont entièrement
déductibles.
- Ecart de réévaluation Légale : Imposition différée ; Réintégration d’une
fraction des amortissements calculés sur la nouvelle valeur.
Une fois que l’écart de réévaluation est formé il ne peut être distribué.
Lorsqu’il disparaît, il est porté au capital.
APPLICATION
Vous avez à l’actif du bilan de votre société un immeuble d’une valeur de
100 000 000F CFA acquis au début de l’année N-10.
Il a fait l’objet d’un amortissement linéaire au taux de 5% l’an.
Vous procéderez à une réévaluation libre ou légale de cet immeuble.
En effet cet immeuble set estimé par un expert à 80 000 000frs (valeur
actuelle) soit un taux de réévaluation de 1.6.
TAF. : Proposez un schéma de comptabilisation de cette réévaluation en
début N Comptabiliser la dotation aux amortissements au 31/12/N
SOLUTION
V.O. après réévaluation……100 000 000*1.6 = 160 000 000
V.O. avant réévaluation…… 100 000 000
Complément : 60 000 000
Somme des amts avant réévaluation (100 000 000*5%*10) 50 000 000
Somme des amts après réévaluation (160 000 000*5%*10) 80 000 000
Complément d’amortissement……………………………. 30 000 000
VNC après rééval………………………80 000 000
VNC avant rééval………………………50 000 000
Ecart de réévaluation……………………30 000 000
Ecriture :
- Réévaluation libre
01/N
D :23160.000.000 C :283130.000.000
C :106 30.000.000 (Ecart de réévaluation)
31/12/N
D : 6813 8.000.000 (160.000.000*5%)
C :28318.000.000
(Selon amortissement du bien réévalué)
- Réévaluation légale
01/N
D :23160.000.000
C :283130.000.000
C :154 30.000.000
(Réévaluation du bâtiment)
31/12/N D : 68138.000.000
C :28318.000.000
(Amortissement du bâtiment réévalué) d
D :1543.000.000 (8.000.000 – 5.000.000)
C :863.000.000
(Reprise sur amortissement réévalué)
B- Evaluation à la clôture des comptes
- Si le bien est amortissable, on amortit le bien selon le plan
d’amortissement.
- Si le bien n’est pas amortissable on constate une provision en cas de
dépréciation. En fin d’exercice on compare la valeur d’entrée et la valeur
actuelle. Pour les biens amortissables.
Si après amortissement normal, subsiste une perte, on constate une
provision si la perte est réversible et un amortissement complémentaire si
la perte est irréversible.
Si la valeur d’entrée est supérieure à la valeur actuelle on retient la valeur
actuelle ; si la valeur d’entrée est inférieure à la valeur actuelle on retient
la valeur d’entrée (principe de prudence).
C- Evaluation à la sortie du patrimoine
Le bien sort du patrimoine à sa valeur actuelle nette. Car c’est cette
valeur qui détermine le résultat (gain ou perte). Les différents types de
sortie d’un bien du patrimoine sont :
- Mise au rebut
- Cession
- Echange
- Destruction
En cas de rebut ou de destruction :
D : 681
C : 28 (Amortissement complémentaire)
D : 28
C : 654 (pour l’AO) / 812 (pour l’HAO)
(Sortie du bien)
D: 414 / 521 / 485
C: 754(AO) / 822(HAO)
CHAPITRE II : LES OPERATIONS DE PORTEFEUILLES
Comptablement on distingue quatre catégories de titres :
- Les titres de participations
- Les titres immobilisés de l’activité du portefeuille
- Les titres de placement (Valeurs Mobilières de Placement)
- Les autres titres immobilisés
1-Les Titres de participations
Ce sont des titres dont la possession durable est estimée utile à l’activité
de l’entreprise car elle permet soit d’exercer une influence sur la société
émettrice des titres soit d’assurer le contrôle de la société émettrice des
titres. On peut ainsi définir deux notions : la notion de contrôle et la
notion de participation.
La notion de Contrôle
Une société est considérée comme contrôlant une autre :
- Si elle détient directement ou indirectement une fraction du capital lui
conférant la majorité des droits de vote dans les assemblées générales.
- Si elle dispose seule de la majorité des droits de vote en vertu d’un
accord conclu avec d’autres associés ou actionnaires.
- Si elle détermine en fin les décisions dans les assemblées générales de
la société. Une société est présumée exercer ce contrôle lorsqu’elle
dispose directement ou indirectement d’une fraction de droits de vote
supérieure à 40% et qu’aucun autre associé ou actionnaire ne détient
directement ou indirectement une fraction supérieure à la sienne.
On appelle filiale la société dans laquelle on détient plus de 50% du
capital.
La notion de Participation
- Si une société détient dans une autre société une fraction du capital
compris entre 10 et 50%, la première est considérée comme ayant une
participation dans la seconde.
- Lors de la prise de participation, l’entreprise recherche la création de
liens durables avec la société émettrice dans le but d’obtenir des
avantages diverses, notamment des relations économique privilégiées.
La prise de participation ne se traduit pas nécessairement par une
influence directe dans la gestion.
Ainsi sont considérés comme titres de participation du point de vue
comptable, les titres représentants au moins 10% du capital d’une
entreprise, les titres acquis toute ou partie par offre publique d’achat
(OPA) ou par offre publique d’échange (OPE).
Ces titres sont comptabilisés au débit du compte 26 : titres de
participation.
2-Les Titres immobilisés de l’activité de portefeuille (TIAP)
Ce sont des titres destinés par l’entreprise à l’activité du portefeuille.
Elles consistent à investir tout ou partie de ses actifs dans un portefeuille
de titres pour en retirer à plus ou moins longue échéance une rentabilité
satisfaisante.
Cette activité s’exerce sans intervention dans la gestion des entreprises
dont les titres sont détenus. Les TIAP ne sont ni des titres de participation
ni des titres de placement.
Les titres pouvant être inscrits sous cette rubrique sont :
- des actions
- des parts sociales,
- des obligations remboursables,- des obligations convertibles.
La comptabilisation se fait au débit du compte 2741 : TIAP.
3- Les Autres titres immobilisés
Ce sont des titres autres que les titres de participation et les TIAP, que
l’entreprise a l’intention de conserver durablement ou qu’elle n’a pas la
possibilité de vendre dans un bref délai. Exemple : les titres donnés en
nantissement.
Ce sont des titres dont la détention n’est pas jugée utile à l’activité de
l’entreprise, mais non cessibles à court terme. Il s’agit le plus souvent de
titres dont la détention est subite plutôt que voulue.
Ces titres sont comptabilisés au compte 2748 : ATI.
4- Les Titres de placement
Selon le plan comptable ce sont des titres acquis en vue de réaliser un
gain à brève échéance. Ce sont des titres représentant moins de 10% du
capital, des titres non représentatifs d’une quotte part du capital (les
obligations, les bons).
Ces titres sont comptabilisés au débit du compte 50 : titres de
placement.
I- Les Règles d’évaluation du Portefeuille
A- Le coût d’entrée dans le patrimoine
1-Les Règles Générales
A leur date d’entrée dans le patrimoine de l’entreprise, les biens acquis à
titre onéreux sont comptabilisés à leur coût d’acquisition.
Le coût d’acquisition va être donc comptabilisé dans les différents
comptes envisagés précédemment.
Les frais d’acquisitions sont inscrits directement en charge car non
représentatif d’une valeur vénale ; on utilise le compte 6311 frais sur
titre (achat, garde, vente).
Ces frais sur titre peuvent être des droits de mutations, des honoraires,
des commissions, des frais d’actes.
Toute fois à défaut de pouvoir les immobiliser les frais d’acquisitions
peuvent être repartis sur plusieurs exercices ; pour cela ils seront
transférés au compte 2022 frais d’acquisition d’immobilisation. La
durée d’étalement ne doit excéder 5ans.
Si les titres sont cédés la quotte part des frais non amortis doit être passée
en charge dans l’année de cession.
Ecriture :
D : 26 / 2741 /2748 / 50
C : 521 / 483
2-Les régimes particuliers
2-1- La souscription de titres partiellement libérés.
Sur le plan comptable, il convient d’enregistrer la totalité de l’opération
et non seulement l’acquisition de la fraction libérée. En souscrivant
l’associé ou l’actionnaire s’est engagé de façon irrévocable. La dette
correspondant à la fraction non libérée est enregistrée au crédit du
compte 472 versements restant à effectuer sur titres non libérés.
Ecriture :
D : 26 D : 26
C : 521
C : 472 C : 472
(Souscription (Souscription
partielle) totale)
2-2- Acquisition de titres subordonnée à la possession de droits de
souscription
Le droit de souscription représente pour un actionnaire ancien la perte de
valeur sur les titres anciens. Cette perte est consécutive à l’augmentation
du capital. Il peut être utilisé pour souscrire ou être cédé.
Situation 1 : On utilise les droits de souscription attachée à des
actions déjà détenues Dans ce cas, pas d’enregistrement particulier par
souci de simplification, la valeur du titre est égale au coût d’acquisition,
donc au coût d’émission.
Normalement la valeur des actions anciennes devrait être diminuée de la
valeur de droit de souscription et la valeur des actions nouvelles
augmentée de celle du droit de souscription :
La valeur globale des titres reste donc inchangée.
Situation 2 : On achète des droits de souscription à d’autres
associés ou actionnaires
On achète des droits de souscription à d’autres actionnaires ou associés
dans ce cas le coût d’achat constitue une partie du coût d’entrée des titres.
Il doit être enregistrer dans le compte des titres souscrits.
Coût d’acquisition = prix d’émission + prix d’achat du droit de
souscription.
2-3- L’attribution d’actions gratuites
( Voir cours de compta. des sociétés )
L’attribution gratuite de titres émis en représentation d’une augmentation
de capital par incorporation de réserve doit en principe rester sans
influence sur l’évaluation à l’actifs de la société détentrice des titres.
Sont modifiés :
- le nombre de titres en portefeuille,
- le coût de revient moyen des titres (anciens et nouveaux) qui est
réputé égale au quotient de valeur globale par leurs nombres.
Exemple de modification de la composition d’un portefeuille lors de la
distribution d’action gratuite :
La société A détient des titres de la société B.
Lot n°1 100 titres à 200frs soit 20.000frs
Lot n°2 150 titres à 220frs soit 33.000frs.
Lot n°3 300 titres à 240frs soit 72.000frs.
Lot n°4 450 titres à 260frs soit 117.000frs
1.000 titres 242.000frs
B attribut une action gratuite pour 5 actions anciennes.
Déterminer la nouvelle composition du portefeuille de A.
1 action gratuite (AG) 5 actions anciennes(AA).
100 actions anciennes100/5 =20 actions gratuites donc le lot n°1 passe
en définitive à 120 titres.
150 AA150/5 = 30 AG lot n°2 passe à 180 titres.
300AA 300/5 = 60AG lot n°3 passe à 360 titres.
450AA 450/5 = 90AGlot n°4 passe à 540 titres
Remarque : En cas de cession, la plus ou moins value est calculée par
rapport
au prix moyen des actions apprécié à la date de distribution des actions :
on dit que +/- Value = prix de cession – coût moyen unitaire.
2-4- Acquisition des titres en devise :
Ces titres sont enregistrés pour leur prix d’acquisition convertis en franc
au cours du jour de l’opération.
Compte tenu des modalités de paiement si le prix payé est différent, la
différence s’enregistre en perte ou en gain de change.
( Voir Chapitre IV )
B- Evaluation des titres à la clôture de l’exercice
A la clôture de l’exercice on procède à l’inventaire des titres puis à leur
évaluation.
Les règles générales d’évaluation s’appliquent.
On retient donc la valeur actuelle qui s’apprécie en fonction du marché
et de l’utilité du bien pour l’entreprise.
Cette évaluation est menée au niveau de chaque catégorie de titres de
même nature c’est à dire titres de même société donnant le même droit.
1- Evaluation des titres de participation
Que les titres soient quottés ou non on les évalue à leur valeur d’usage,
qui se définie comme la valeur qu’un chef d’entreprise prudent et avisé
accepterait de dépenser pour obtenir les titres s’il avait à les acquérir.
2- Evaluation des TIAP
Les TIAP sont évalués selon les règles générales c’est à dire par catégorie
de titres de même nature et en retenant comme valeur d’inventaire une
valeur qui tienne compte des perspectives d’évolution générale de
l’entreprise, et qui soit fondé sur la valeur de marché.
En fait la méthode est identique à celle mis en œuvre pour les titres de
participation ( valeur d’usage).
3- Evaluation des autres titres immobilisés et des titres de placement
La valeur d’inventaire est fonction de la valeur probable de négociation.
Cette valeur diffère selon que les titres sont quottés ou non.
- La valeur probable de négociation des titres quottés est égale au cours
moyen du dernier mois de l’exercice.
- La valeur probable des titres non quottées est déterminée en retenant
un ou plusieurs critères objectifs.
- Soit le prix stipulé lors des transactions intervenues sur le titre
- Soit la valeur mathématique, - Soit la valeur de rendement.
L’évaluation des titres à la clôture de l’exercice nous conduit à
déterminer la valeur de ces mêmes titres à l’arrêté des comptes. On
compare pour cela par catégorie de titre de même nature, le montant
comptabilisé à l’entrée et la valeur à l’inventaire.
Des plus ou moins values apparaissent et seules les moins values
affectent le résultat de l’exercice par le biais de la dotation d’une
provision pour dépréciation, ou d’une charge provisionnée.
En principe aucune compensation n’est pratiquée avec les plus values de
titres en hausses sauf exception. Le principe s’applique notamment pour
les titres de participation et les TIAP. L’absence de compensation
s’explique par le fait que les titres ne sont pas fongibles entre eux.
LES EXCEPTIONS :
Les exceptions concernent les autres titres immobilisés et les titres de
placement.
v Les autres titres immobilisés
En cas de baisse anormale de certains titres cotés apparaissant comme
momentané, l’entreprise a la faculté sous sa responsabilité de ne pas
comprendre dans la provision tout ou partie de la moins value constatée
sur ces titres, dans la mesure où il peut être établi une compensation avec
des plus values normales constatées sur d’autres titres ( Ces titres doivent
être cotés ).
La baisse anormale et momentanée correspond à une baisse importante
intervenant quelques jours avant la date de clôture et annulée dans les
premiers jours de l’exercice suivant.
v Les titres de placement
En cas de baisse anormale, l’entreprise a la possibilité de compenser plus
value et moins value. Les titres de placement peuvent être considérés
comme un ensemble de biens fongibles dont la valeur d’utilité c’est à dire
le prix de vente peut être déterminé de façon globale avec dépréciation à
hauteur de l’éventuel excédent des moins values sur les plus values.
La compensation est admise par le fisc dés lors que les titres sont cotés.
Cette compensation n’est possible que si les titres sont cotés de façon
régulières sur un marché organisé tel que la bourse des valeurs
mobilières. Donc pas de compensation entre titres cotés et titres non
cotés. Pas de compensation non plus entre plus et moins values de titres
non cotés, parce qu’on a pas de valeurs sures.
C- Evaluation à la sortie du patrimoine
La cession des titres de la classe 2 entraîne une opération comptable :
- Sorite du bien du patrimoine
- Constatation du prix de la cession
D : 81.
C : 26 / 27
(sortie)
D : 48 / 52 C : 82
(produit de cession)
La différence entre le prix de cession et la valeur comptable constitue le
résultat de la cession. Le prix de cession est le prix indiqué dans l’acte de
vente sans diminution des frais sur vente. Les frais sur vente sont en
principe portés au compte 6311 frais sur titres ( achats, ventes, gardes).
La valeur comptable lors de la cession est constituée par la valeur brute
( en cas de cession de tous les titres de même catégories). Si la cession
porte sur une fraction d’un ensemble de titres de même nature le coût
d’entrée de la fraction cédée est estimé au coût moyen pondéré (CMP) ou
à défaut en utilisant la règle du première entrée première sortie (PEPS).
S’il existait des provisions pour dépréciation sur les titres, il y a lieu de
les régulariser soit :
- Reprise totale, - Reprise partielle, - Ajustement.
Exemple : La société A à acheté en novembre 1.000 titres d’une
entreprise B au prix unitaire de 100frs en N. En N+1 elle achète 400 titres
B au prix unitaire de 150frs. En janvier elle vend 500 titres B au prix de
140frs.
TAF : 1) Valoriser la sortie des 500titres B au CMP selon la règle PEPS
2) Déterminer le résultat de cession selon chaque méthode
3) Comptabiliser l’opération de cession l’une des méthodes
SOLUTION
1- CUMP = (S.I.+Achats) en valeur / (S.I. +achat) en quantité = 100
000* 60 000/ 1000+400 = 114.286 PEPS 500 à 100frs
2- Evaluation du résultat de cession
CUMP = (500*140) – ( 500*114.28) = 12860
PEPS = ( 500*140 ) – (500*100 ) = 20.000
3- Ecriture
D : 816 57140
C : 26 57140 (sortie du bien)
D : 521 70.000
C : 826 70.000
L’évaluation des titres de la classe 5 à la sortie du patrimoine se fait
également suivant la même méthode PEPS ou CUMP.
Si la cession dégage un profit, le compte 777 : Profit sur cession de
placement est crédité de la réalisation de cession :
D : 486 / 521 :
C : 50 V O
C : 777 Résultat de cession
Si la cession dégage une perte on utilise le compte 677 perte nette sur
cession de T P.
D : 48/52
D : 677
C : 50
N.B : Les éventuelles provisions pour dépréciation constituées avant la
cession sont à régulariser.
Exercice :
Le portefeuille de la société X se compose des titres de placements
suivant :
Titres Date Prix 31/12/N-1 31/12/N
d’achat d’achat Quantité Cours Quantité Cours
Action A 02/11/N-4 120 150 140 - -
Action A 01/06/N-1 125 1.000 140 950 120
Action B 12/08/N-3 382 200 350 100 360
Prix de vente des titres A = 130.
Prix de vente des titres B = 400.
TAF : 1- écritures au 31/12/N-1qui semble nécessaire.
1- Méthode utilisée pour évaluer les titres cédées.
2- Ecriture de cession au cours de l’exercice N.
3- Présenter au 31/12/N les écritures qui vous semblent nécessaires
SOLUTION
1- Ecriture au 31/12/N-1
On a le choix entre la méthode de prudence et passer l’ écriture d’une
provision ou faire une compensation et ne pas passer d’écriture.
2- méthode utilisé PEPS.
3- Ecriture de vente.
D : 48/5226.000
C : 5024.250
C : 7771750
(cession titre A)
D : 48/5240.000
C : 5038.200
C : 77713.000
D : 679[ 950 (125 – 120) +100 ( 382 – 360) ] – 6400 550
C : 590 550
( régularisation desprovisions)
D- Enregistrement
des produits de
portefeuille
D : 277 créances rattachées à des participations
C : 772 produit de participation
D : 508 autres créances rattachées à des titres de placement
C : 774 revenues des titres de placement
La date d’enregistrement est la date à laquelle, l’actionnaire peut se
prévaloir d’un droit acquis. En principe l’enregistrement se fait à la date
de l’assemblé générale ordinaire ayant prix la décision de distribuer le
dividende.
Encaissement du dividende :
D : 521
C : 277/508
(Règlement)
N.B. : quand l’écart est grand entre les coûts il faut utiliser la méthode
PEPS. Lorsque l’écart est minime choisir la méthode CUMP
Chapitre III : EVALUATION DES STOCKS ET EN-COURS
Les stocks constituent un ensemble de biens et de services qui
interviennent dans le stock d’exploitation pour être :
- Soit vendu en l’état ou au terme d’un processus de production à venir
ou en cours - Soit consommé au 1er usage
L’entreprise à l’obligation de contrôler par un inventaire au moins une
fois tous les 12 mois l’existence et la valeur des éléments actifs et passifs
de son patrimoine.
Pour les stocks, elle doit notamment procéder à un inventaire physique
des éléments.
I- Nature des stocks
1- Les stocks proprement dits On distingue trois groupes :
Ø Marchandises achetées par l’entreprise pour être revendu en l’état.
Ø Les approvisionnements composés de matières premières (matière et
fournitures consommables) qui n’entrent pas dans la composition des
produits mais sont consommés au 1er usage et concours à la fabrication.
Ø Les produits qui sont les produits intermédiaires, les produits finis et
les produits résiduels.
Les produits intermédiaires sont ceux ayant atteint un stade
d’achèvement mais destiné à entrer dans une nouvelle phase du circuit de
production.
Les produits finis sont ceux ayant atteint un stade d’achèvement définitif.
Les produits résiduels se composent des déchets ou rebus de fabrication.
2- Les produits en-cours
Il s’agit de biens en cours de formation dans le processus de fabrication.
On peut citer
Ø la production de biens (pour lesquels on a des produits et travaux en-
cours ) et
Ø la production deservice( étude et prestation de service en-cours )
Les stocks et en-cours sont comptabilisés en classe 3
II- Eléments constitutifs des stocks
Tous les biens précédents dont l’entreprise est propriétaire font partir des
stocks. Le transfert de propriété peut différer de la date de livraison ou de
paiement. Ainsi sont à prendre en stock :
• Les biens en consignation ou en dépôt chez des tiers.
• Des marchandises ou approvisionnent réceptionnés mais non encore
facturés.
• Les biens achetés avec clause de réserve de propriété.
Ne font pas partir des stocks :
• Les produits livrés et non encore facturés.
• Les produits vendus et non encore livrés.
III- LA DIFFÉRENCE ENTRE STOCKS ET
IMMOBILISATIONS
En fonction des entreprises certaines immobilisations constituent des
stocks, le critère de différenciation est la durée de vie de l’élément au
sein de l’entreprise :
Les immobilisations sont appelées à rester durablement ( durée
supérieure à 1an), tandis que les stocks doivent être revendus le plus tôt
possible (durée inférieure à 1an ).
Exemple: Une société immobilière à pour stock des maisons construites
destinées à être revendues.
IV- LES RÈGLES D’ÉVALUATION
1-La valeur à l’entrée
A leur date d’entrée dans le patrimoine les stocks et en-cours sont
enregistrés à leur coût d’acquisition pour des biens acquis à titre onéreux
et à leur coût de production pour les biens produits.
La valeur d’entrée des stocks n’est effectivement comptabilisée à la date
d’entrée que dans le cas d’un inventaire permanent.
Dans le cas de l’inventaire intermittent la comptabilisation est différée
jusqu'au 1er arrêtée des comptes.
Avec le SYCOA, l’inventaire permanent est la règle et l’inventaire
intermittent est l’exception.
Inventaire permanent
Toute opération sur stocks correspond à deux écritures
- Ecriture d’achat
- Ecriture de mouvement sur stock
acheteur
vendeur
D : 601 D : 411
C : 401 C : 701
D : 31 D : 603/73
C : 603 C:
31
603marchandises/matière 1er /autres approvisionnement
73 produits finis, en-cours, semi-finis
Inventaire intermittent
Toute opération sur stock correspond à une seule écriture.
- écriture d’achat ou vente
Acheteur
vendeur
D : 6. achat.
D :41
C : 40
C :70
Exemple n°1 :
Achat de marchandises Brute 1500 Rabais 5% remise 10% escompte
2%
TVA 20%
TAF : présenter la facture et comptabiliser chez l’acheteur suivant
l’inventaire permanent et l’inventaire intermittent.
SOLUTION
Ecriture
Marchandise……………...1500
Rabais…………………….. 75
Remise…………………….143
Net commercial…………….1282 Escompte………………… s26
Net financier………… 1256
TVA……………………… .251
Net à payer ..1507
en inventaire intermittent on a
D : 6011282
D : 4452251
C : 4011508
C : 77326
(achat de marchandises )
En inventaire permanent en plus de cette écriture on a :
D : 311…………. 1282
C : 6031………… 1282
(Entrée en stock)
Exemple 2 :
Même exemple. Passez les écritures en inventaire intermittent et en
inventaire permanent chez le vendeur sachant que le stock sort à un coût
de 1100Frs.
SOLUTION
En inventaire intermittent :
D : 4111508
D : 67326
C : 7011282
C : 4431251
(vente de marchandises)
En inventaire permanent :
D : 4111508
D : 67326
C : 7011282
C : 4431251
(vente de marchandises) d°
D : 6031100
C : 3111100 (variation de stock)
2-Valeur à la sortie du patrimoine
A la sortie du patrimoine, les stocks sont évalués selon la méthode PEPS
ou CUMP. Ces méthodes d’évaluation valent uniquement pour
l’inventaire permanent.
3-Valeur à l’inventaire
A la clôture de l’exercice l’entreprise doit procéder à un inventaire
physique de ses stock (Dénombrement et valorisation).
• En inventaire intermittent
Les comptes de stocks fonctionnent deux fois, en début et à la fin de
l’exercice. En début d’exercice on a le report à nouveau et en fin
d’exercice on a la constatation du stock final et l’annulation du stock
initial.
D : 603/73
C:3
(Annulation du stock initial
D:3
C : 603/73
(constatation du stock final)
• En inventaire permanent
Les comptes de stock fonctionnent durant tout l’exercice en contre partie
des comptes 603/73.
En fin d’exercice l’inventaire physique est comparé du solde des comptes
de stocks.
Ces derniers sont ajustés éventuellement au résultat des inventaires
physique en contrepartie des comptes 603/73.
Si stock réel est supérieur au stock comptable :
D:3
C : 603/73
Si stock réel est inférieur au stock comptable
D : 603/73
C:3
Après avoir comptabilisé le stock final, il faut déterminer la valeur
actuelle du stock et comparer à la valeur d’entrée.
Si valeur actuelle des stocks est supérieure à la valeur d’entrée, il y a lieu
de constater une provision pour dépréciation des stocks.
Cette règle se trouve modifier aujourd’hui dans son application par les
dispositions du
SYSCOA.
Comment déterminer la valeur actuelle du stock ?
Valeur actuelle des matières 1 ere
et approvisionnement :
Il n’y a pas à déprécier les matières 1ere si la vente des produits auxquels
ils seront incorporés se fera sans perte.
Si la vente va être déficitaire, il convient de déprécier les matières
premières. Cette dépréciation sera déterminée sur la base du coût de
remplacement de matières premières.
Exemple : Coût unitaire d’entrée de 9600 unités de 10.000frs
comprenant 12% de charges directes d’achats.
Hypothèses1 : A la clôture le prix unitaire d’achat est de 7.000frs. ce qui
aura pour effet de vendre des produits finis avec une perte notable.
Valeur d’entrée 9.600 * 10.000 = 96.000.000
Valeur actuelle 9.600 * 7.000 + 1,12 = 75.264.000
Provision pour dépréciation : 20.736.000
Hypothèse2 : Le prix d’achat 9.400
Valeur d’entée 96.000.000
Valeur ( 96.000 * 94.000 * 1,12)= 101.068.000
Plus-values = 5.068.000
Valeur actuelle des produits fabriqués en cours.
Elle correspond à la valeur probable nette de réalisation
(Prix de vente – charge de production restant à engager – frais / vente )
Exemple : Stocks produits en cours 400.000.
Prix de vente du produit fini 700.000
Charge restante à engager 210.000.
Frais / vente 100.000.
Valeur Actuelle = (700.000 –210.000 – 160.000 )=330.000.
Valeur Entrée = 400.000.
Hypothèse2 : prix de vente du produit fini = 800.000.
Valeur Actuelle =800.000 – (210.000 + 160.000 ) =430.000
Valeur Actuelle est supérieure à la Valeur Entrée + values latentes.
-Valeur actuelle des marchandises valeur probable de réalisation = prix
de vente – frais de vente.
Ecriture type de dépréciation
D : 659
C :39
Ecriture de dépréciation
Pour les exercices futurs la provision sera ajustée en fonction de
l’évolution de la valeur actuelle deux méthodes sont possibles pour
l’ajustement des provisions à la clôture :
On constate par voie de reprise les diminutions de la dépréciation et par
voie de dotation les augmentations de la dépréciation on procède soit par
catégorie de stock soit pour l’ensemble.
On annule la totalité de la provision sur le stock initial ( par voie de
reprise ) et on constate la totalité de la dépréciation sur le stock final ( par
voie de dotation.
V- LES PROVISIONS RÉGLEMENTÉES SUR
STOCKS
Les comptes ont été prévus pour enregistrer ces provisions, mais les
règles de calcul n’ont pas encore été définies D : 85
C : 15
CHAPITRE IV :EVALUATION DES CREANCES ET DES
DETTES
I- VALEUR À L’ENTÉE
Les créances et les dettes sont enregistrées lorsqu’elles sont certaines.
Pour l’évaluation on applique le principe du nominalisme c’est-à-dire :
Valeur d’entée est égale à la valeur nominale de remboursement ou
d’encaissement.
Les créances et les dettes demeurent au Bilan jusqu’à l’extinction du
droit ou de l’obligation.
II- VALEUR AU BILAN
• Les créances :
Les créances sont retenues en comptabilité pour leur valeur nominale. Par
prudence on pratique une provision pour dépréciation
Si une perte probable apparaît c’est-à-dire lorsque valeur nominale est
inférieure à la valeur d’inventaire : Le montant de la provision doit être
déterminé sur le montant HT de la créance.
• Les dettes :
Les dettes sont retenues en comptabilité pour leur valeur nominale.
L’augmentation de valeur d’un élément de passif externe jugé
irréversible est un complément de dette comptabilisé comme telle.
Lorsque l’augmentation n’est pas jugé définitive elle se traduit par une
provision pour risque. La diminution de valeur d’un élément de passif
externe devenu irréversible est une réduction de dette comptabilisée
comme telle.
Lorsque la diminution n’est pas définitive pas de modification.
III- LES CRÉANCES ET DETTES EN MONNAIES
ÉTRANGÈRES.
1- Valeur à l’entrée
Les créances et les dettes en monnaies étrangères sont converties et
comptabilisées en francs CFA sur la base du cours de change du jour de
l’opération.
En général on retient le taux du jour de la facturation ; mais d’autres
solutions sont possibles telle que le taux du jour du contrat.
Cas particuliers.
- Avances et acomptes reçus et versés en monnaies étrangères.
Les avances et les acomptes concernent les dettes et les créances non
facturées. Ils sont convertis au cours du jour du paiement et ce cours est
définitif. Ils sont comptabilisés dans les comptes 4091 et 4191.
- Créances et dettes ayant faits l’objet d’avance et acomptes reçus
en devises.
On comptabilise la partie ayant fait l’objet d’avance ou d’acompte au
cours du jour du paiement. Pour la partie restante on comptabilise au
cours du jour habituellement retenu pour l’enregistrement des factures.
Exemple : Vente de marchandises en janvier 2002pour 10.000 yens.
Avance reçue en décembre 2001 pour 2.000 yens.
Taux de charge :Décembre = 100 yens 402frsCFA.
Janvier = 100 yens 405frsCFA
TAF : Passez les écritures en décembre et en janvier
Correction
Déc 2001
D : 521 8040.
C : 4191 8040
D : 411 32400
D : 4191 8040
C : 701 40440
Vente de
2- Valeur à l’arrêtée des comptes
Les créances et les dettes sont converties et comptabilisées sur la base du
dernier cours de charge ( au bilan ).On retient le taux de charge à la date
de l’arrêtée des comptes. Si l’application du taux de charge modifie les
montants en francs CFA précédemment comptabilisés les différences de
conversion sont inscrites dans les comptes transitoires.
On compare la valeur d’entrée et la valeur actuelle :
Pertes latentes à l’actif :
478-Ecart de conversion actif (pertes latentes)
4781diminutions de créances
4782augmentations de dettesGains latents au passif :
479-Ecart de conversion passifs (gains latents)
4791augmentations de créances
4792diminutions de dettes
La contrepartie étant constituée par les différents comptes de créances et
de dettes concernées.
Hausse du
cours Baisse du
cours
CC>CJ CC < CJ
CJ : cours du jour
NB : Les écritures d’écarts de conversion sont des écritures d’inventaire
(régularisation ) qui peuvent être extournées dès le début de l’exercice
suivant afin de conserver en comptabilité la valeur historique d’entrée des
créances et des dettes.
Les gains latents n’interviennent pas dans la formation du résultat.
Les pertes latentes donnent lieu en principe à la constitution d’une
provision pour risque.
Ecriture type
D : 6971
C : 297 (Créances à long
D : 6791 terme )
C491/497 Créances à court
terme
D : 6971
C : 194 : (Dettes à long
D : 6791 terme )
C : 499 : (Dettes à court
terme )
Le Montant de la provision est égale au montant de l’écart de conversion
actif
Remarque :Dans certains cas la provision peut faire l’objet d’un
traitement particulier et ne pas être dotée en totalité.
Le règlement de droit comptable a prévu deux exceptions à la règle
article 56 et 57.
Article 56 : Lorsque des pertes probables ou des gains latents sont
attachées à des opérations d’emprunt ou de prêt affectant deux ou
plusieurs exercices, l’entreprise doit procéder à l’étalement de ces pertes
ou de ces gains sur la durée restantes à courir jusqu’au terme des
remboursements ou des encaissements à venir prévue au contrat ( durée
moyenne pondérée restant à courir.) Le montant potentiel de la perte
totale futur ou du gain total futur est recalculé à la fin de chaque exercice
et mentionné dans l’état annexé.
Article 57 : Lorsque l’entreprise décide d’intégrer dans une position
globale de charge toutes ses opérations traitées avec l’étranger non
dénoués à l’inventaire, une compensation est admise être pertes probables
et gains latents devises par devises. La dotation à une provision pour
perte de charge et l’excédent des premières sur les secondes.
3-Enregistrement lors du règlement.
Sur le plan comptable c’est seulement lors du règlement que le résultat de
charge apparaît.
Il s’agit d’un élément financier enregistré soit en 676 pertes ou en 776
gains de change
Les éventuelles provisions pour risques constituées auparavant doivent
être reprise au compte de résultat.
APPLICATION
1)- l’entreprise X a obtenu d’une banque japonaise un prêt de à la date du
1er/04/N, le prêt est remboursable annuellement par parts égales sur 6ans
avec un taux d’intérêt de 10%.
Le cours du yen au 1er/04/N est de 690frs CFA pour 1 yen l’exercice de
l’entreprise s’achève le 31/12 de chaque année.
On donne le cours du yen :
31/12/N+0 705frs CFA.
31/03/N+1 697frs CFA.
31/12/N+1 700frs CFA.
31/03/N+2 684frs CFA.
31/12/N+2 687frs CFA.
TAF : Ecritures exercice N à N+2.
2)- les créances suivantes ont été extraites du relevé nominatif de clôture
de l’entreprise Y au 31/12/2000.
Noms Montant TTC Recouvrement probable
A 160.000 * 1,2 100%
B 210.000 * 1,2 40%
C 95.000 * 1,2 totalement insolvable
D 187.000 * 1,2 60%
E 150.000 * 1,2 en fuite sans adresse depuis 3
F 140.000 * 1,2 mois
Autre 110.000 * 1,2 70%
100%
Etat des clôtures douteux au 31/12/99 de l’entreprise.
Noms Nominal HT Provision au Règlement TTC Observation
31/12/99 déjà enregistrés
au cours de
2000
Abel 170.000 20% 40.800 Pour solde de tout
Antoine 125.000 40% Rien compte.
André 230.000 50% Rien Porté la provision à
Boume 110.000 30% Rien 60% du nominal
Paris 98.000 60% 96.000 créance
irrécouvrable
Simone 150.000 40% 72.000
Pour solde
Pour solde
TAF : passer toutes les écritures de régularisation au journal de
l’entreprise Y au 31/12/2000.
Correction des exercices d’application
1)-entreprise X
Période Capital dû Intérêt Amortissement Annuité
N 300.000 22.500 - 22 500
N+1 250.000 18.750 50.000 68 750
N+2 200.000 15.000 50.000 65 000
N+3 150.000 11.250 50.000 51 250
N+4 100.000 7.500 50.000 57 500
N+5 50.000 3.750 50.000 53 750
N+6 - - 50.000 50 000
Ecriture en N
01/04/N
D :521 207.000.000
C : 162207.000.000 ( octroie d’emprunt )
31/12/N
D : 67115 862 500(22500*705)
C : 166215 862 500
(Intérêts courus non échus) d°
D :478 4 500 000(300 000*(705-690)) C : 1624 500 000
(Ecart de conversion actif) d°
D : 6971562 500(4 500 000*9/(6*12)) C :194562 500
(dotation aux provisions)
01/01/N+1 D : 166215 862 500 C : 67115 862 500
(Annulation)
d°
D : 162 , 4 500 000
C : 478 4 500 000
31/03/N+1
D : 162 34 500 000(50 000*690)
D : 676 350 000(50 000*(697-690))
D : 671 20 910 000(30 000*697)
C : 521 55 760 000
(Règlement de l’annuité)
31/12/N+1
D : 671 13 125 000(18750*700)
C: 1662 13 125 000 d°
D: 478 2 500 000
C : 162 2 500 000
01/01/N+2 D : 1662 13 125 000
C: 671 13 125 000 d°
D: 162 2 500 000
C : 478 2 500 000
31/03/N+2
D :162 34 500 000
D : 671 17 100 000
C : 776 300 000
C : 521 51 300 000
31/12/N+2 D : 671 10 305 000
C : 1662 10 305 000
D : 162 600 000
C: 479600 000 d°
D : 194 729 167
C : 7971 729 167
Entreprise Y
Noms Montants RemboursementSolde après Provision Provision DotationRépartitio
TTC HT du cours de provision 31/12/99 nécessaire
2000
Abel 170.000 34.000 136.000 34.000 - - 34.000
Antoine 125.000 - 125.000 50.000 75.000 25.000 -
André 230.000 - 230.000 115.000 138.000 23.000 -
Boume 110.000 - 110.000 33.000 - - 33.000
Paris 98.000 80.000 18.000 58.800 - - 58.800
Simone 150.000 60.000 90.000 60.000 - - 60.000
48.000 185.80
Suite tableau :
Noms Observations
Abel Perte de solde
Antoine Dotation complémentaire
André Dotation complémentaire
Boume Perte pour le solde
Paris Perte pour le solde
Simone Perte pour le solde
31/12/2000
D : 6511 345.000
D : 4431 70.800
C : 416 424.800
( perte sur créance )
D : 4912 185.800
C : 7594 185.800
( répartition de provision )
D : 6594 48.000
C : 4912 48.000
( Dotation au provision )
Relevé nominatif des clients au 31/12/
Noms Montants HT Dotations aux Observations
provision
A 160 000 - -
B 210 000 126 000 -
C 95 000 - créance irrécouvrable
D 187 000 74 800 -
E 150 000 - créance irrécouvrable
F 140 000 42 000 -
Divers clients 110 000 - -
TOTAL 242 800
Ecritures
31/12
D : 6511 245.000
D : 4431 49 000
C : 411 294 000
( perte sur créance ) d°
D : 416644 400
C :411644 400 SUP’ELITE ( D : 6594242 800 C :4912242 800
TITRE II : LE RATTACHEMENT DES CHARGES ET
DES PRODUITS
CHAPITRE I : LES OPERATIONS A LONG TERME
I- LES CONTRATS À LONG TERME BÉNÉFICIAIRE
Il s’agit de contrat ou de marché dont la durée s’étale sur au moins deux
exercices.
Exemple : construction d’une route d’un pont, d’un immeuble à condition
que les travaux commencent dans un exercice et se terminent dans un
autre.
Ces opérations concernent les stocks ou des services (par opposition à la
production immobilière qui peut également se faire sur le long terme).
En raison du principe d’indépendance des exercices, et des obligations
d’établir des états financiers annuels la question est de savoir comment
traiter sur le plan comptable ces travaux en cours à la fin d’un exercice.
Le SYSCOA nous propose trois méthodes de comptabilisation.
1 ère méthode : la méthode de L’achèvement :
La facturation intervient à la fin de l’exécution du contrat et c’est
seulement à cette date qu’on constate le produit.
Durant la période d’exécution le client peut verser des avances et
acomptes qui sont comptabilisés comme telles.
A la clôture de l’exercice, on réalise le traitement comptable suivant :
Les travaux en cours sont passés en compte d’en cours 34 ou 35 par le
crédit du compte 73 variation de stock.
D : 34 ou 35
C : 73
A la fin des travaux il y a comptabilisation du produit dans l’exercice
concerné.
2èmeméthode : la méthode d’Avancement
Dans cette méthode les Travaux réalisés sont facturés suivant les stades
d’avancement convenus ou déterminés. Ces facturations sont de
véritables ventes partielles.
Pour la facturation on utilise le degré d’avancement qui correspond au
rapport :
coût des travaux engagés sur la période coût total estimé des
travaux.
Montant facturé = prix de vente globale * degré d’avancement.
3èmeméthode : Le bénéfice partiel à l’inventaire
Cette méthode est définie par l’article 60 du règlement comptable de
l’UEMOA :
<< Peut être considérer comme réaliser à cette date ( clôture de
l’exercice ) le bénéfice résultant d’une opération partiellement exécutée
et acceptée par le client Lorsqu’il est possible de prouver avec une
sécurité suffisante que le contrat est suffisamment avancé pour que le
bénéfice partiel puisse s’insérer normalement dans le bénéfice global
prévisionnel de l’opération dans son ensemble. >>
Cette méthode s’appuie sur les deux autres méthodes :
• De la méthode de l’achèvement elle utilise l’écriture de régularisation
• De la méthode de l’avancement elle utilise le degré d’avancement.
Le bénéfice partiel est comptabilisé au crédit du compte 753 par le débit
du compte 475.
Montant = bénéfice global (prix de vente – coût de revient estimé) *
degré d’avancement.
A la fin des travaux la facture définitive est comptabilisée normalement :
Le compte 475 est crédité pour solde par le débit du compte 653.quote
part de résultat annulé sur exécution du contrat pluri exercices.
Exemple : une entreprise a obtenu le marché de la construction d’une
route de 500 kilomètres le 1er/07/2002 et a démarré le même jour. La
durée des travaux est de 1ans ; le prix facturation est de 200.000.000frs
CFAet le coût de revient estimé est de 150.000.000frs CFA. On suppose
que les travaux avancent proportionnellement à la durée des travaux.
TAF : écritures relatives à ses travaux en fin 2002 et au 30/06/2003,
suivant les 3 méthodes présentées de ses opérations au compte de résultat
:
SOLUTION
1ereméthode
31/12/2002
D :34 75.000.000
C : 734 75.000.000
( en cours )
01/01/2003
D : 734 75.000.000
C : 34 75.000.000 ( contre-passation )
30/06/2003
D : 411 240.000.000
C : 705 200.000.000
C : 443 40.000.000
( facturation )
Incidence sur le compte de résultat
Charge 31/12/2002 produit
Coût 75.000.000 Variation de stock =
R=0 75.000.000
Charge 31/12 /2003 produit
Coût 75.000.000
Variation de stock= -75.000.000
R=50.000.000 Ventes 200.000.000
2èmeméthode
31/12/2002
D : 411 120.000.000
C : 708 100.000.000
C : 443 20.000.000
( vente partielle )
30/06/2003
D : 411 120.000.000
C : 705 100.000.000
C : 443 20.000.000
( achèvement )
Incidence sur le compte de résultat
Charge 31/12/2002 produit
Coût 75.000.000
R=25.000.000 31/1 Vente 100.000.000
Charge 2 /2003 produit
Coût 75.000.000
Vente 100.000.000
R=25.000.000
3èmeméthode
31/12/2002
D : 34 75.000.000
C 734 75.000.000
D
D : 475 25.000.000
C : 757 25.000.000
02/01/2003
D : 73475.000.000
C : 34 75.000.000
30/06/2003
D 411240.000.000
C :705 200.000.000
C : 443140.000.000
D : 653 25.000.000
C : 47525.000.000
Incidence sur le compte de résultat
Charge 31/12/2002 produit
Coût 75.000.000 Variation de stock =
R=25.000.000 75.000.000
Charge 31/1 25.000.000
2 /2003 produit
Coût 75.000.000
25.000.000 Variation de stock =-75.000.000
R=25.000.000 200.000.000
II- LES CONTRATS À LONG TERME DÉFICITAIRES
Lorsque les contrats à long terme vont entraîner des déficits à la fin des
travaux ( prix de vente supérieure au prix de revient, il y a lieu de se
couvrir contre ce risque par une provision.
Cette provision est à scinder en deux :
- Une provision pour dépréciation des stocks d’en cours et
- Une provision pour risque pour le supplément du montant de la perte.
Prix de vente
- Charge engagée au 31/12
- Charge restantes à engager
= Perte Global
- Provision pour dépréciation
Perte globale estimée * degré d’avancement
-Provision pour risque
Perte globale– provision pour dépréciation
NB : La constatation des provisions pour perte à achèvement future ne
vaut que pour la méthode d’achèvement.
CHAPITRE II : OPERATION FAITE POUR LE COMPTE D’UN
TIERS
Les opérations faites pour le compte d’un tiers se réalisent soit dans le
cadre du mandat soit dans le cadre de la commission.
Il s’agit d’opérations réalisées pour l’entreprise pour le compte d’un tiers
personne morale ou personne physique.
Toutes ces opérations sont régies par des contrats qui déterminent les
droits et les obligations des parties.
I- OPÉRATIONS RÉALISÉES DANS LE CADRE DU MANDAT
Les opérations réalisées dans ce cadre mettent en relation deux entités le
mandant ( le tiers ), le mandataire ( l’entreprise ).
Le mandataire (l’exécutant) agit pour le compte du mandat. Ce dernier
est responsable des opérations réalisées par le mandataire, si ces
opérations rentrent dans le cadre du mandat. Comptablement les
opérations réalisées à l’occasion du mandat sont comptabilisées en
compte de tiers sauf sa rémunération qui est comptabilisée en produit.
Vous recevez mandat pour acheter ou pour vendre :
VENDRE
ACHETER
D : 4711 D : 47..
C : 4712 C : 401
LA REMUNERATION : D : 411
C :70
Chez le mandat :
D : 601 D : 411
C : 401 C : 7…
( Achat ) ( Vente )
II- OPÉRATION RÉALISÉE DANS LE CADRE DE LA
COMMISSION
Cette opération met en relation deux entités :
- Le Commettant ( donneur d’ordre ; Tiers )
- Le commissionnaire ( l’exécutant, L’entreprise).
Le commissionnaire est tenu responsable des opérations réalisées avec
les tiers même si le nom du commettant pour lequel il agit apparaît.
Le commissionnaire enregistre les achats et ventes pour le compte du
commettant dans ses propres livres en tant que tels.
Sa rémunération est la marge entre le coût d’acquisition et le prix de
revente.
L’Exécutant Donneur d’ordre
CHAPITRE III : OPERATIONS REALISEES DANS LE CADRE
D’UNE SOCIETE EN PARTICIPATION ( OPERATION FAITE
EN COMMUN )
La société en participation est une société de faite, c’est-à-dire une
société où les associés ont volontairement décidé de ne pas mettre en
œuvre les dispositions du droit des sociétés en matière de création.
• C’est donc une société qui n’est pas immatriculée.
• Elle n’a pas non plus de personnalité juridique.
• C’est une société qui n’a pas de patrimoine.
• C’est une société qui ne peut ouvrir un compte en banque, ni faire
valoir ses prétentions en justice.
La société en participation peut prendre deux formes :
- soit Occulte ( reste cachée )
- soit Ostensible ( connue des tiers ).
En matière de gérance, la société en participation peut avoir un gérant
associé ou non, désigné par les statuts ou non.
La société en participation peut également avoir plusieurs gérants
( notamment tous les associés peuvent être gérant ).
En matière de contentieux :
- Si la société en participation est occulte : le tiers n’a de recours que
contre l’associé avec lequel il a contracté ou le gérant.
- Si la société en participation est ostensible le tiers a le choix pour son
recours le tiers a le choix parmi les associés.
Dans une société en participation chaque associé qui contracte, le fait en
son nom.
La société en participation peut être créée pour divers objets.
En matière de fiscalité, les sociétés en participations sont régies par les
règles des sociétés de personnes.
COMPTABILISATION DES OPÉRATIONS
Les opérations réalisées dans le cadre d’une société en participation sont
enregistrées dans la comptabilisation du ou des gérants.
1-Organisation comptable
• un seul gérant
Les opérations sont regroupées dans la comptabilité du gérant seul
responsable vis à vis des tiers. Dans ce cas les comptes de la société en
participation peuvent être tenus :
- Soit dans une comptabilité rattachée à la comptabilité du gérant par le
compte de liaison
(Chez le Gérant ) (Chez
la S.P.)
Ces deux comptabilités sont tenus par le gérant.
Ces comptes fonctionnent de façon symétrique.
188 compte de liaison de société en participation
Exemple : Achat de marchandise pour 6300 par le gérant pour le
compte de la société en participation ne tenant pas de compte de tiers.
SOLUTION
Comptabilité du Gérant :
D : 601 6300
C : 401 6300
Donc
( achat de marchandise ) directemen
D: 188
6300
C : 601 6300
C : 401 6300
Comptabilité de la S.P. :
D : 601 6300
C : 188 6300
D 188 6300 C :401 6300
Soit à l’intérieur de sa propre comptabilité en subdivisant les comptes des
classes 6 et 7.
Exemple : 601.001 achats propres.
601.002 achats de la société en participation.
D : 601 002 6300
C :401 6300
• Pluralité de gérant .
Dans ce cas chaque gérant comptabilise dans sa propre comptabilité les
opérations qu’il réalise.
2-Comptabilisation des participants ( pluralité des gérants )
a)Mise en œuvre des moyens de l’activité.
Ce sont les biens et fonds mis à la disposition de la société en
participation.
- Apport d’immobilisation de matières et de marchandises :
Ils ne sont pas enregistrés en comptabilité. Ces biens restent dans le
patrimoine de l’apporteur et donc restent inscrit à l’actif de son bilan.
- Apport de fonds :
Ils sont enregistrés dans des comptes de trésorerie et en contrepartie dans
des comptes courants d’associés :
D : 463 associés opérations faites en commun.
C : 521
b)Opération d’exploitation.
Les opérations avec les tiers sont comptabilisées normalement par les
participants qui les réalisent.
Les autres participants n’en tiennent pas compte, et les opérations entre
membre de la société en participant sont enregistrées dans les
comptabilités des participants intéressés qui constatent le transfert de
charge.
BICICI SODECI
(Celui ayant engagé l’opération) (Celui à qui incombe
l’opération)
D : 601 D : 601
C : 521 C : 463 Associé BICICI
D : 463 Associé SODECI C : 781
( transfert de charge)
c)Détermination des résultats.
Il est nécessaire de réaliser l’inventaire des biens de la société en
participant. Ce qui entraîne les opérations suivantes :
- Constatation de la consommation des biens immobilisés dépréciés.
- Evaluation des stocks éventuels.
- Calcul des résultats.
Divers participants ayant enregistrés des opérations, les divers éléments
sont regroupés extracomptablement pour déterminer les résultats.
Dans sa propre comptabilité, chacun de ses membres enregistrent sa
quotte part dans le résultat de la société en participation.
652 ou 752 quotte part de résultat sur opération faite en commun.
En cas de Perte En cas de
bénéfice
D : 652 D : 463
C : 463 C : 752
Exemple : charges produits
Associé 1 1.000 800 chaque associé
à une part de
Associé 2 1.000 900 1/3. perte par
Associé 3 1.300 1.000 associé = 200
3.300 R=600(perte)
3.300
Ecriture:
A1 pas
A2 D : 652 100
C : 463 100
A3 D : 463
C : 752
3-Comptabilité centralisée par le gérant et intégrée dans sa propre
comptabilité
Le gérant enregistre dans une seule comptabilité tout ce qui concerne la
société en participation et ce qui est relatif à sa propre comptabilité.
a-Acquisitions ou créations de biens
Ces biens destinés à la société en participation doivent figurer dans la
comptabilité du coparticipant qui en est le propriétaire apparent.
En règle générale se sera celui du gérant de la société en participation.
Pour que le bilan soit sincère et donne une image fidèle de la situation de
l’entreprise du gérant, sa comptabilité devra enregistrer sous forme de
dette en contrepartie du bien acquis ou créé par la société en
participation, le montant des financements consentis par les autres
coparticipants.
Pour que le BILAN soit sincère :
S’il s’agit de biens créés ou acquis amortissable, leur amortissement sera
constaté chaque année dans la comptabilité de la société en participation
(gérant ).
Dans la mesure ou ces biens ont été inscrits dans le bilan du gérant
propriétaire apparent, la perte de valeur constatée par amortissement dans
la société en participation vient réduire la dette du gérant vis à vis des
autres coparticipants.
Cette perte de valeur diminue par conséquent dans la comptabilité de ces
derniers, la créance qu’ils avaient vocation à enregistrer au moment de
l’acquisition du bien.
Dans ces conditions l’opération sera comptabilisée sous la forme suivante
:
- le gérant fera figuré au passif de son bilan la part des autres
coparticipants non gérants.
A cet effet :
D : 463
C : 181 dettes liées à des participations.
Exemple : Acquisition par le gérant A pour le compte de la société en
participation d’une immobilisation de 800 amortissable en 4ans linéaire.
Le gérant détient 60% des parts et l’associé B40%.
D : 2.. 800
C : 521 800
D : 463 320
C : 181 320
- Chacun des autres coparticipants non gérant constatera dans son
propre bilan ses droits dans un compte
D : 2773 créances rattachée à des sociétés en participation C : 463.
Même exemple.
D : 2773 320
C : 463 320
La constatation de la consommation des biens immobilisés amortissables
par suite des opérations d’exploitation faites en société en participation se
traduit au niveau des comptes 181 et 2773 par une réduction d’un même
montant des obligations et des droits respectifs du gérant des non gérants.
- On débite le 181 à hauteur des amortissements correspondants inscrits
en exploitation de la société en participation par le crédit du 463 dans la
comptabilisation du gérant.
31/12
D : 681 200
C : 28 200
D : 181 80
C : 463 80
Le compte 2773 est crédité du même montant par le débit du compte 463
dans la comptabilité des non-gérants
b-Opérations d’exploitation et partage du résultat.
Le gérant enregistre :
- Les charges et les produits relatifs à la société en participation ; le
montant total est inclus dans le résultat de sa comptabilité.
- Sa rémunération de gérance au crédit du compte 706 service vendu
par le débit des comptes 463 ( part des coparticipants ) et 632 ( part
propre ).
- Les quottes part du résultat de la société en participation revenant à
ses coparticipants.
En cas de bénéfice au débit du compte 652 En cas de perte au crédit du
compte 752 par le débit des comptes courants des intéressés.
THEME III : LES CAPITAUX PERMANENTS
GENERALITES
Les particularités comptables des sociétés commerciales dépendent
essentiellement des règles juridiques et fiscales qui leur sont applicables.
I- DÉFINITION D’UNE SOCIÉTÉ COMMERCIALE
La société est instituée par deux ou plusieurs personnes qui conviennent
par un contrat d’affecter à une entreprise commune des biens ou leur
industrie en vue de partager le bénéfice ou de profiter de l’économie qui
pourra en résulter.
Elle peut être instituée dans les cas prévus par la loi par l’acte de volonté
d’une seule personne.
II- TYPOLOGIE DES SOCIÉTÉS
On a deux types de sociétés :
- Les sociétés civiles qui n’effectuent que des opérations civiles telle
que les opérations immobilières, agricoles ou libérales et sous une forme
qui ne les rend pas commerciales.
- Les sociétés commerciales , selon les motivations des associés et
leurs responsabilités respectives vis à vis du paiement des dettes sociales.
On distingue trois sous familles de sociétés commerciales :
Les sociétés de personne
Elles sont constituées par des personnes qui se regroupent en fonction de
leurs personnes.
On distingue deux types de contrats :
1erela SNC où tous les associés sont solidairement et indéfiniment
responsables.
2èmela SCS où les commandites sont solidairement et indéfiniment
responsables, tandis que les commanditaires ( qui ne peuvent
s’immiscer dans la gestion ) ne sont pas responsables audelà des fonds
qu’ils ont apporté.
Les sociétés de capitaux :
Elles sont constituées par des associés ou actionnaires qui recherchent en
principe un regroupement de capitaux. L’anonymat des associés justifie
la limitation de leur responsabilité à leur apport. On distingue les sociétés
anonymes (SA ) et les sociétés en commandite par action ( SCA )
Les SARL :
C’est une forme intermédiaire puisque les associés qui se sont regroupés
en considération de leur personne entendent en principe limiter le
montant de leur responsabilité au montant de leur apport.
• L’EURL ( entreprise unipersonnelle à responsabilité
limitée )
C’est une société dont l’associé unique n’engage que les biens qu’il a
apportés dans son activité industrielle et commerciale.
III- CHOIX D’UNE
FORME DE SOCIÉTÉ
L’exploitation d’une activité économique sous la forme sous la forme
d’une société commerciale est en général décidé en fonction de
différentes considérations :
1-Considération juridique
En fonction de ce qui vient d’être précisé, on comprend que les associés
adopteront l’une ou l’autre des formes selon qu’ils recherchent le
regroupement de personnes ou de capitaux ou selon qu’ils acceptent ou
redoutent une responsabilité qui excède leur apport.
Remarque : La faillite des SA et des SARL peut dans certains cas être
étendue à leurs dirigeants.
La possibilité de transfert des droits sociaux est également un autre
critère juridique.
Dans les sociétés de personnes les parts sont cessibles mais après
autorisation des autres associés unanimes.
Dans les SARL les parts sont en principe librement cessibles entre
associés et cessibles à tiers des après agrément de la majorité en nombre
représentant les ¾ du capital social.
Dans les SA les droits sont représentés par des actions qui sont en
principe négociables. Cette négociation est conduite librement par
l’actionnaire. Dans certains cas toutefois les actions ne sont pas
négociables. C’est le cas notamment des actions d’apports créés depuis
moins de 2ans.
Autres critères juridiques
La situation personnelle des associés est un autre critère juridique, alors
que les associés en non-collectif et les commandités sont commerçants,
les associés des SARL et SA ne le sont pas obligatoirement.
2-Considération financière.
Si l’on considère l’origine du financement des entreprises on peut
distinguer :
- Les apports des associés :
C’est dans le cadre des SA que les moyens mis en œuvre peuvent être
important car on y prend en considération que les capitaux et le nombre
d’actionnaires est illimité ( minimum 7 ). L’appel public à l’épargne est
réservé aux SA.
La possibilité de libérer les apports partiellement en numéraire apporte
une souplesse non négligeable et atténue dans les SA et les SARL
l’obligation d’un capital minimum.
- L’autofinancement :
C’est dans les SA et les SARL que les bénéfices mis en réserve sont les
plus importants (obligation de doter une réserve légale).
- Le financement extérieur :
Dans les sociétés de personnes la responsabilité des associés devrait
favoriser les prêts extérieurs.
Dans les autres sociétés les prêteurs demandent des garanties notamment
des engagements personnels des dirigeants ; d’autre part seule les SA
peuvent émettre des emprunts obligatoires avec éventuellement appel
public à l’épargne.
3- Considération fiscale
Les sociétés par action et le SARL sont soumises à l’impôt sur les
sociétés (BIC) au taux de 35%. Cet impôt est calculé au nom de la
société et payé par elle ; c’est une charge comptable qui diminue le
résultat net.
Les sociétés de personnes ne sont (sauf option) soumises à une
imposition spécifique établie à leur nom. Le résultat qu’elle réalise est au
prorata de leur droit respectif inclus dans le revenu personnel de chacun
des associés imposables à l’IRVM.
4- Autres considérations.
Dans certains cas un objet social particulier oblige à adopter une forme
donnée ; le coût de la constitution élevé dans les SA est moindre dans les
sociétés de personnes.
Le fonctionnement est plus lourd et formaliste dans les SA et SARL, qui
doivent publier leur compte annuel et sont soumises au contrôle d’un
commissaire aux comptes.
CHAPITRE I : LA CONSTITUTION DE SOCIETES
LES SOCIÉTÉS EN NOM-COLLECTIF
A-Aspects juridiques
La SNC est une société dans laquelle tous les associés ont la qualité de
commerçants et répondent indéfiniment et solidairement des dettes de la
société.
La SNC est une société commerciale par son objet, elle est connue sous
sa dénomination sociale qui est formée par les noms des associés ou du
nom d’un associé suivi de la mention et compagnie.
La loi ne fixe aucun capital minimum ni aucun délai pour la libération
des apports. Aucune proportion n’est exigée pour la libération du capital
social cependant les statuts peuvent prévoir une date limite de réalisation
des apports.
Les parts sociales sont émises en contrepartie des apports en numéraire et
en nature, jamais pour les apports en industrie car la loi n’a pas fixé de
valeur nominale.
Les parts sociales ne sont pas facilement négociables et leur cession doit
être constatée par un acte écrit sous seing privé ou notarié.
Au niveau fiscal, la société n’est pas imposée mais les associés le sont
individuellement pour leur part dans les résultats ( bénéfice ou déficit ).
B-Aspects comptables
• Cas des apports purs et simples
Exemple 1 : Une SNC est constituée le 20-10-2003 au capital de 350
000kf entre M.Zéi et M.
Tambla. Zéi apporte 100 000kf déposé en banque Tambla apporte un
immeuble valant 80 000kf, un fonds de commerce de 120 000kf et des
marchandises pour 500 000kf. Les frais réglés lors de la constitution
s’élèvent à 5 000kf.
TAF : Enregistrer la promesse d’apport
Enregistrer la libération immédiate
SOLUTION
20/10/2003
D : 4612 100 000
D : 4611 250 000
C : 1012 350 000 (Promesse) d°
D :215 120 000
D : 231 80 000
D : 31 50 000
C : 4611 250 000
(Libération de Tambla) d°
D : 521 100 000 C : 4612 100 000
( libération de Zéi) d° D : 2011 5 000
C : 521 5 000
(règlement des frais) d°
D :1012 350 000
C : 1013 350 000
(solde du 1012)
Exemple 2 : même données que précédemment en supposant que Zéi ne
réalise une partie de son apport le 20-10-03 et le reste le 31-12-03
SOLUTION
20-10-03
D : 109 50 000
D : 4611 250 000
D : 4612 50 000
C : 1011 50 000
C : 1012 300 000
(Souscription) d°
D : 215 120 000
D : 231 80 000
D : 31 50 000
C : 4611 250 000
(Libération de Tambla) d° D : 521 50 000 C : 4612 50 000
(Libération de Zéi) d°
D : 2011 5 000
C : 521 5 000
(règlement des frais)
31-12-03 D : 4612 50 000
C : 109 50 000
(appel) d°
D : 1011 : 50 0000
C : 1012 50 000
( appel) d°
D : 521 : 50 000
C : 4612 50 000
(libération ) d°
D :1012 350 000
C : 1013 350 000
(solde du 1012)
• Cas des apports grevés d’un passif
Dans ce cas la société constituée aura la charge de rembourser la dette de
l’apporteur. Exemple : le 10-10-03 M. Zéi et M. Tambla constitue une
SNC au capital de 260 000kf .M.Zéi apporte l’actif et le passif de son
entreprise individuelle à savoir :
- matériel de transport : VO= 100 000, amortissement = 50 000
- brevets 30 000
- marchandises 90 000
- fournisseurs 50 000
- clients 40 000
- fonds de commerce 40 000
M.Tambla verse le même jour 60 000kf
TAF : Ecritures de promesse et de libération
SOLUTION
10-10-03
D :4611 200 000
D : 4612 60 000
C : 1012 260 000 d°
D : 212 30 000
D : 215 40 000
D : 245 50 000
D : 31 90 000
D : 411 40 000
C : 401 50 000
C : 4611 200 000
D°
D : 521 60 000
C : 4612 60 000
D°
D :20116 000
C : 5216 000
D°
D : 1012 260 000
C : 1013 260 000
II- LA SOCIÉTÉ À RESPONSABILITÉ LIMITÉE
A- Aspects juridiques
La SARL est une société toujours commerciale constituée entre des
associés qui ne supportent les pertes qu’à concurrence de leurs apports.
- Les associés ne sont pas commerçants :
La société exerce son activité sous une dénomination sociale suivie ou
précédée des mots SARL avec indication du capital. Le nombre
d’associés est compris entre deux et cinquante. Cependant les entreprises
unipersonnelles à responsabilité limitée ( EURL) peuvent être constituées
et fonctionnent suivant des règles voisines.
Les apports peuvent être effectués soit en numéraire soit en nature. Les
apports en industrie sont toutefois possibles.
Le capital minimum de la SARL est fixé à 1 000 000frs. Les parts
sociales sont représentés par des titres non négociables, non matérialisés
et uniquement mentionnés dans les statuts.
Leur cession doit être constatée par écrit sous seing privé ou notarié.
La valeur nominale des actions est de 5000frs.
B-Aspects comptables
La constitution de la SARL entraîne des écritures identiques à celles de la
SNC. Il faut toutefois noter que la libération des apports est ici totale et
immédiate. Il n’y a donc pas lieu d’envisager des cas de libérations
différées.
Exemple : SUP ELITE SARL au capital de 1 000 000frs CFA a été crée
le 15-10-01 par M.X et Y. M.X apporte :
- un immeuble évalué à 300 000
- fonds de commerce estimé à 100 000
- du matériel didactique pour 60 000
- un stock de fournitures pour 140 000 M.Y apporte 400 000 déposé en
banque. TAF : Ecritures de constitution
SOLUTION
15-10-01
D :4611 associé X 600 000
D : 4612 associé Y 400 000
C : 1012 1 000 000 d°
D : 215 100 000
D :231 300 000
D : 24 60 000
D : 334 140 000
C : 4611 600 000
D°
D : 521 400 000
C : 4612 400 000
D : 1012 1 000 000
C : 1013 1 000 000
LA SOCIÉTÉ ANONYME
Aspects juridiques
La SA est une société dont le capital est divisé en actions et qui est
constituée entre les associés qui ne supportent les pertes qu’à concurrence
de leurs apports.
Dans la SA les associés portent le nom d’ actionnaires. Le nombre
minimum d’actionnaires est de 7 il n’y a pas de maximum exigé.
Les apports peuvent être effectués en numéraire ou en nature, jamais en
industrie.
Le capital doit être au minimum de 10 000 000frs. La valeur nominale
des actions est fixée à 10 000frs.
Les actions qui rémunèrent les apports en nature doivent être entièrement
libérées à la constitution. Les actions de numéraires doivent être libérées
de la moitié de leur montant dès la souscription, le solde devrant être
libéré dans un délai de 5 ans à compter de la date d’immatriculation au
RCCM.
Les fonds provenant des souscriptions en numéraire doivent être
obligatoirement versés à un tiers, notaire, banquier, caisse de dépôt et de
consignation pendant le déroulement de la procédure de constitution ;
Lesquels fonds seront versés à la société lors de sa constitution.
Aspect comptable
Du point de vue comptable il faut noter que les comptes d’apport seront
collectifs, compte tenu du nombre d’actionnaires. Les conditions et le
rythme de libération étant différents pour les apports en nature et en
numéraire il convient d’identifier les comptes d’apports par catégories.
Le dépôt obligatoire des fonds entraîne la tenue d’un compte de tiers
supplémentaire.
1-Apports en numéraire intégralement libérés (cas théorique )
Exemple : une SA est fondée au capital de 100 000 000frs divisé en
actions de 10 000frs, les apports sont constitués comme suit : Apports en
nature : un immeuble de 15 000 000frs ; un fonds de commerce de 35
000 000frs, des marchandises de 10 000 000frs. Les versements en
espèces s’élèvent à 40 000 000frs déposés chez Me Loiseau. La société
est définitivement constituée le 02-11 date à laquelle sont transféré les
apports en nature. Le 04/11 le notaire vire les fonds au compte ouvert au
nom de la société après avoir déduit les frais de constitution qui s’élève à
9 000 000frs. TAF :Ecritures de constitution
SOLUTION
02/11
D : 4611 60 000 000
D : 4612 40 000 000
C : 1012 100 000 000
D°
D : 215 15 000 000
D : 23 35 000 000
D : 31 10 000 000
C : 4611 60 000 000
04/11
D : 4711 40 000 000
C : 4612 40 000 000
D°
D : 2011 9 000 000
D : 521 31 000 000 C : 4711 40 000 000 d°
D : 1012 100 000 000
C : 1013 100 000 000
2-Apports en numéraire partiellement libérés (à la constitution)
Exemple : le 02/12/N la SA SUP’ELITE est constituée au capital de 500
000 000frs divisé en 50 000 actions de 10 000frs dont la moitié est
libérée à la souscription. Les fonds sont déposés chez Marcel notaire.
Le 28/12/N M.Marcel vire les fonds au compte banque de la société sous
déduction des frais de constitution qui s’élève à 22 000 000frs. Le
15/05/N+1
La société décide d’appeler 50% des fonds non libérés. Le 20/06/N+1
tous les actionnaires se sont libérés de cet appel par virement bancaire.
Ecritures
02/12/N
D : 109 250 000 000
D : 4612 250 000 000
C : 1011 250 000 000
C : 10112 250 000 000
D°
D : 4711 250 000 000 C : 4612 250 000 000 d° D : 1012 250
000 000
C : 1013 250 000 000
28/12/N
D : 2011 22 000 000
D : 521 228 000 000
C : 4711 250 000 000
15/05/N+1 D : 467 125 000 000 C : 109 125 000 000
d°
D : 1011 125 000 000 C : 1012 125 000 000 d°
D : 521 125 000 000 C : 467 125 000 000 d°
D : 1012 125 000 000
C : 1013 125 000 000
Les écritures sont identiques pour la libération du reste.
3-Problèmes particuliers des apports en numéraire
Lors de la réalisation des libérations partielles des apports en numéraire
deux situations sont possibles :
- L’actionnaire se libère par anticipation d’une fraction du capital non
appelé (versement anticipé)
L’actionnaire ne se libère pas lors de l’appel des fonds. Il est défaillant
s’il ne se libère pas, il est retardataire s’il règle après les délais.
Cas des versements anticipés
Les statuts de la société peuvent prévoir la possibilité pour les
actionnaires de libérer leurs apports par anticipation.
Ces versements anticipés sont productifs d’intérêts lorsque les statuts le
prévoient (intérêts statutaires). La libération anticipée peut se faire aussi
bien lors de la constitution que lors des appels ultérieurs.
Du point de vue comptable les versements anticipés sont enregistrés au
crédit du compte 4616.
Exemple : la société anonyme SUP’ELITE est constituée le 03-09-N avec
un
capital de 400 000 000frs par émission de 40 000 actions de 10 000frs
libérés du minimum légal à la souscription.
La constitution est effective le 15-10-N et les fonds disponibles sont
versés par le notaire au compte bancaire de la SA après déduction des
frais de constitution qui s’élèvent à 14 000 000frs.
Les statuts prévoient que les actionnaires ont la possibilité de se libérer
par anticipation. Lors du versement des actionnaires, 5 000 actions
détenues par M X ont été entièrement libérées. Le 08-12-N la SA décide
d’appeler 50% du reliquat. Le 20-12-N la SA constate que tous les
actionnaires se sont libérés par virement bancaire de la partie appelée.
TAF : Passer toutes les écritures nécessaires
Ecritures
03-09- N
D : 109 200 000 000
D : 4612 200 000 000
C : 1011 200 000 000
C :1012 200 000 000
D°
D : 4711 225 000 000
C : 4612 200 000 000
CC : 4616 25 000 000
15-10-N
: 2011 14 000 000
D : 521 11 000 000
C : 4711 25 000 000
08-12-N D : 1012 200 000 000 C : 1013 200 000 000 d°
D : 1011 200 000 000
C : 1012 200 000 000
20-12-N
D : 521 87 500 000
D : 4616 12 500 000 C : 467 100 000 000 d°
D : 1012 100 000 000
C : 1013 100 000 000
Défaillance de l’actionnaire
La défaillance d’un actionnaire est sanctionnée par la loi.
Dans un 1er temps une mise en demeure de payer lui est adressée, mais si
au bout d’un mois celle-ci est sans effet la société peut procéder à la
vente des actions non libérées :
- en bourse pour les actions cotées et
- au enchère pour les actions non cotées.
Du point de vue comptable la société constate la déchéance de
l’actionnaire au lendemain du délai accordé après la mise en demeure de
s’exécuter. Cette déchéance concerne aussi bien la partie appelée et non
payée que son incapacité des autres parties non appelées.
Les intérêts de retards ainsi que les frais de vente lui sont également
imputés à son profit est porté le fruit de la vente.
Le compte 4617 actionnaires défaillants est donc mouvementé des
opérations sus-indiquées.
Exemple : (suite de l’exercice précédent )
Le 15-03-N+1 la société SUP’ELITE appelle le solde à libérer pour le
31-03.
A cette date tous les actionnaires ont versé par virement bancaire leurs
apports à l’exception de M. Coulibaly souscripteur de 500 actions. Le 02-
05-N+1 après une mise en demeure restée sans réponse la société décide
de vendre les titres en bourse.
Le 12-06-N+1 les titres sont vendus à M. Y pour 4 500 000. le 14-06
N+1 la société envoie à M. Coulibaly son relevé de compte accompagné
d’une note de frais, frais divers, correspondance, mise en demeure, frais
postaux 10 000, intérêts de retards 2500.
Le 16-06-N+1 la société solde le compte de M. Coulibaly par une remise
d’un chèque.
TAF. Passer les écritures.
Ecritures
15-03-N+1 D : 467 100 000 000 C : 109 100 000 000 d°
D : 1011 100 000 000
C : 1012 100 000 000
31-03-N+1
D : 521 86 250 000
D : 4616 12 500 000
C : 467 98 750 000
02-05-N+1 D : 4617 1 250 000
C : 467 1 250 000
12-06- n+1 D : 521 4 500 000
C : 4617 4 500 000
14-06-N+1
D : 461712 500
C : 77 2 500
C : 781 10 000
16-06-N+1
: 4617 3 237 500
C : 521 3 237 500
L’Actionnaire retardataire
Dans ce cas il est redevable envers la société des intérêts courus depuis la
date limite de libération des apports jusqu’au moment du versement.
Du point de vue comptable il n’est pas ouvert de comptes particuliers, les
intérêts de retard sont considérés comme des produits financiers
enregistrés au compte 775- Autres revenus financiers.
Exercice
La société Cecimar est constituée entre sept associés le 30-09-01 au
capital de
40 000 000frscfa divisé en 2000 actions d’apports remisent à M. Cecimar
et 2000 actions de numéraire remisent au 6 autres associés et libéré d’un
quart. M.Cécimar apporte les éléments actifs suivants :
ELEMENT VALEUR COMPTABLE VALEUR D’APPORT
Construction 10 000 000 11 000 000
Matériel d’usine 6 000 000 4 000 000
Matériel de transport 8 000 000 5 500 000
Stock de marchandises 2 000 000 1 800 000
Créances clients 4 000 000 3 600 000
Effet à recevoir 2 000 000 1 900 000
A charge pour la société de reprendre le passif suivant :
Fournisseurs ( achat de marchandises ) 6.000.000.
Emprunt auprès des établissement 8.000.000.
La valeur du fonds de commerce est représentée par la différence entre la
valeur d’apport et la valeur nette des éléments apportés.
Le 10-10 les associés se libèrent par versement à la caisse de Me
Daugaux notaire.
Le 30-10 le notaire vire les fonds au compte de la société ouvert à la
BICICI sous déduction de 2 200 000frs de droits et honoraires.
TAF. :Présenter les écritures de constitution et le bilan au 31-10.
Remarque : Lorsque les apports sont représentés par une situation
active et passive il y a lieu de respecter les règles suivantes :
- les immobilisation et les stocks sont comptabilisés pour leur valeur
d’apport
- les créances clients et les effets à recevoir sont comptabilisés pour
leur valeur nominale.
La différence entre cette valeur et leur valeur d’apport doit être
considérée comme une provision.
SOLUTION
30-09-01
D : 109 15 000 000
D : 4611 20 000 000
D : 4612 5 000 000 C : 1011 15 000 000
C : 1012 25 000 000 d°
D : 215 6 200 000
D : 23 11 000 000
D : 241 4 000 000
D : 245 5.500.000
D : 31 1 800 000
D : 411 4 000 000
D : 412 2 000 000
C : 162 8 000 000
C : 4611 20 000 000
C : 491 500 000
C : 401 6 000 000
10/10/2001
D :; 4711 5 000 000
C : 4612 5 000 000
30-10-01
: 2011 2 200 000
D : 521 2 800 000
C : 4711 5 000 000
d°
D : 1012 25 000 000
C : 1013 25 000 000
Bilan au 31 10
ACTIF MONTANTS PASSIF MONTANTS
Bruts Amts /Prov Nets
Frais d’éts. 2 200 000 2 200 000 Capital 40 000 000
Fds de cce. 6 200 000 6 200 000 Capital n..a -15 000 000
Construction 11 000 000 11 000 000 Emprunts 8 000 000
Matériel 4 000 000 4 000 000 Dettes fseur 6 000 000
Mat. de trpt 5 500 000 5 500 000
M/ses 1 800 000 1 800 000
Clients bque 6 000 000 5 500 000
2 800 000 500 000 2 800 000
TOTAL 39 500 000 500 000 39 000 000 TOTAL 39 000 000
SUITE DE L’APPLICATION
La société appelle le 2ème quart le 02/11/01, à libérer pour le 15/ 11/01.
A cette date on constate que M.Jean titulaire de 240 actions s’est libéré
par anticipation de l’intégralité, que M.Claude titulaire de 160 actions n’a
rien versé et que tous les autres actionnaires se sont libérés par virement
bancaire à la BICICI.
Le 08/01/02 la société décide après mise en demeure restée sans réponse
de vendre les titres. Ces derniers sont vendus à M. Mari le 03/02/02 pour
760 000frs réglé par virement bancaire à la BICICI.
Le 06/02/02 la société envoie le relevé de compte de M.Claude stipulant
les frais divers à sa charge pour 4800 les intérêts de retard au taux de 5%
calculés jusqu’au 03/02 ( arrondi au franc supérieur.) Le 08/02 virements
bancaires en faveur de M.Claude pour solde de tout compte. La société
décide d’appeler le solde des souscriptions le 01/06/02 à libérer pour le
15/06. a cette date tous les actionnaires se sont libérés par virement
bancaire à la BICICI.
TAF. : Ecritures relatives aux différents appels de capital.
SOLUTION
02/11/01 D : 467 5 000 000
C 109: 5 000 000
D°
D : 1011 5 000 000
C : 1012 5 000 000
15/11/2001 D : 521 5 800 000 C : 4616 1 200 000
C : 467 4 600 000
01/02/02
D : 4617 40 000 C : 467 400 000
03/02/02 D : 521 760 000
C : 4617 760 000
06/02/02 D : 4617 9245
C : 775 4445
C : 781 4800
08/02/02 D : 4617 350 755 C : 521 350755 d°
D : 1012 5 000 000
C : 1013 5 000 000
01/06/02 D : 467 10 000 000 C : 109 10 000 000 d°
D : 1011 10 000 000
C : 1012 10 000 000
15/06/02
D : 521 8 800 000
D : 4616 1 200 000 C : 467 10 000 000 d°
D : 1012 10 000 000
C : 1013 10 000 000
IV- LES AUTRES OPÉRATIONS SUR LE CAPITAL
Il s’agit des opérations :
- d’augmentation de capital,
- de réduction de capital et
- d’amortissement de capital.
Toutes ces opérations doivent être approuvées par les associés ou les
actionnaires.
A- Les Augmentations de
capital
L’augmentation de capital est une opération financière et juridique
fréquente dans la vie des sociétés. Elle consiste à faire varier le capital
d’origine à la hausse par l’émission de nouvelles actions. Les actions
nouvelles sont libérées soit :
- en numéraire
- par compensation de dettes,
- par incorporation de réserve,
- par apport en nature,
- par conversion d’obligation.
Augmentation par apport en numéraire
Les nouvelles actions sont émises soit à leur montant nominal soit à ce
montant majoré d’une prime. L’existence de réserve ou de plus-value
dans l’entreprise conduit à une constatation d’une valeur réelle supérieure
à la valeur nominale.
L’augmentation de capital a pour effet de diminuer cette valeur réelle.
Le but de la prime d’émission est donc de limiter cette perte de valeur :
Prime d’émission = prix d’émission – valeur nominale.
Le prix d’émission variera entre la valeur nominale du titre et la valeur
réelle du titre au moment de l’augmentation.
Valeur nominale du titre < prix d’émission < valeur réelle du titre au
moment de l’augmentation.
Exemple : Une société anonyme au capital de 20 000 000frs, valeur
nominale est de 10 000frs à besoin d’un apport de 12 000 000frs.
La valeur du titre avant augmentation est de 18 200frs. Deux modalités
d’augmentation sont possibles :
Cas 1 : Emission de 1 200 titres à 10 000frs
Cas 2 : Emission de750 titres à 16 000frs
Réponses
1er cas: prime d’émission = 0 valeur avant augmentation : 2000 *18 200
= 36 400 00 valeur de l’augmentation : 1200*10 000 = 12 000 000
valeur après augmentation : 3200* 15125 = 48 400 000 la perte est de :
18 200 – 15125 = 3075
2ème cas : prime d’émission = 6 000 ( 16000 – 10 000 ) valeur avant
augmentation : 2000*18200= 36 400 000 valeur de l’augmentation :
750*16000= 12 000 000
SUP’ELITE (Institut Supérieur de Formation de Cadres en Gestion
valeur après augmentation : 2750*17600= 48 400 000 la perte est de
18200-17600= 600
Les actions à l’exclusion de tout autre titre comportent un droit
préférentiel de souscription aux augmentations de capital. En d’autres
termes les actionnaires anciens sont invités à participer à l’augmentation
de capital.
Les actionnaires ont proportionnellement au montant de leurs actions, un
droit de préférence à la souscription des actions en numéraires émises
pour réaliser une augmentation de capital. L’exercice du droit préférentiel
de souscription par l’ancien actionnaire lui permet de compenser la perte
sur les actions anciennes, par un gain sur les actions nouvelles.
La valeur du droit de souscription se calcule par comparaison de valeur
de l’action avant augmentation de capital et après augmentation de
capital.
Exemple : cas n° 2
Valeur avant augmentation= 18200
Valeur après augmentation= 17600
Droit de souscription (DS °= 600
Actionnaire nouveau
2000 actions anciennes ==== 750 actions nouvelles
8 actions anciennes ==== 3 actions nouvelles
(3* 16 000) + 8DS = 3* 17600 DS= 600
Pour l’actionnaire ancien la perte sur les actions anciennes ( 18 200 – 17
600 = 600 ) est compensée par le gain sur les actions nouvelles ( 17 600 –
16 000 = 1 600 ).
Perte / AA = 600 * 8AA = 4800
Gains = 1 600 * 3AA = 4800
On vérifiera que la valeur du droit de souscription est d’autant plus faible
que le prix d’émission est élevé.
L’actionnaire ancien qui ne désire pas souscrire ou qui ne dispose pas
d’un nombre suffisant d’actions anciennes pour souscrire, peut négocier
le droit de souscription dans les même conditions que l’action.
Les écritures comptables sont identiques à celle de la constitution.
Le capital ancien doit être entièrement libéré avant de procéder à une
augmentation de capital.
Augmentation par incorporation de réserve
L’augmentation par incorporation de réserve n’entraîne aucune
introduction de valeur d’actif nouvelle dans le patrimoine de la société.
C’est un simple jeu d’écritures qui consiste en un virement direct au
compte capital d’une somme prélevée sur un ou plusieurs comptes de
réserve. Les réserves susceptibles d’être incorporées au capital sont
toutes les réserves comptabilisées y compris la réserve légale. Cependant
s’il existe au Bilan un report à nouveau déficitaire, l’augmentation de
capital ne peut être réalisée qu’après imputation de ce report à nouveau
sur le capital, ou en laissant subsister au Bilan des réserves au moins
égales au montant du report à nouveau.
L’augmentation de capital par incorporation de réserve donne à
l’actionnaire ancien un droit d’attribution. Il y a deux types
d’augmentation de capital par incorporation de réserve :
- Augmentation de la valeur nominale des titres :
Dans ce cas le nombre d’actions est inchangé. Il n’y a donc pas de droit
d’attribution.
- La distribution gratuite des titres :
La valeur nominale reste inchangé. Les actions nouvelles doivent être
crées et remises aux actionnaires qui ont un droit d’attribution.
Ce droit vient compenser la perte de valeur réelle des actions anciennes et
leur permet de recevoir des actions gratuites proportionnellement aux
actions anciennes qu’ils détiennent. Dans la plupart des cas il n’est pas
possible d’attribuer un nombre entier d’action gratuite pour chaque action
ancienne.
Les actionnaires sont alors tenus soit d’acheter ou de vendre des droits
d’attribution de manière à détenir un nombre d’actions anciennes formant
un multiple du nombre exigé, pour avoir droit à une action nouvelle.
Le calcul du droit d’attribution est identique à celui du droit de
souscription.
Remarque : Il est fréquent que l’assemblée générale décide une
augmentation combinée, c’est à dire une incorporation de réserve
accompagnée d’une émission d’actions.
Augmentation de capital par conversion de detiers
Les créances ou les dettes concernées doivent être liquides et exigibles.
Cette opération se rencontre soit lorsque la société a besoin de trésorerie (
elle n’aura plus à rembourser cette dette ni à supporter les intérêts ) soit
lorsque des associés ont apporté des sommes en compte courant bloqué.
Cette opération peut être assimilée à une augmentation en numéraire et
les actions sont libérées par compensation des créances (ou des dettes).
Ecritures comptables
D : 4612
C : 1012
C : 1051
D : 401/462
C : 4612
1-Augmentation par conversion d’obligation en actions.
Les obligations ont été émises dans la perspective d’être au gré des
porteurs convertis en action, soit :
- dans un délai déterminé d’option à une ou plusieurs périodes
déterminées, - à tout moment.
Ecritures comptables
D : 161 C :1012
C : 1051
B- La réduction du capital
Deux raisons sont invoquées pour justifier cette opération :; - La
société à accumuler des pertes énormes :
La réduction du capital va permettre d’assainir la situation financière de
la société.
On considère en effet que l’apurement des pertes sur les gains futurs est
improbable et pendant la durée de cet amortissement la distribution de
bénéfices est impossible.
La réduction a donc comme avantage de combler le déficit et permet
d’espérer des dividendes pour le futur.
- Le capital est trop important :
La société estime que son capital est trop important eu égard aux besoin
de trésorerie de plus des bénéfices insuffisants n’assurent pas une bonne
rémunération des capitaux engagés. Cette situation est en faite
exceptionnelle.
Dans une SARL ou une SA si les pertes ramènent les capitaux propres à
une proportion inférieure à la moitié du capital social, la réduction du
capital doit être envisagée.
Le coup de l’accordéon est généralement utilisé pour la reconstitution des
capitaux d’une entreprise. Il s’agit d’une augmentation de capital suivi
d’une réduction de capital :
Si les capitaux propres sont positifs sans qu’il n’y ait de perte de la
moitié du capital, le coup de l’accordéon consiste à une augmentation de
capital par incorporation de réserve, généralement égale au montant des
pertes suivi d’une réduction de capital afin d’apurer les pertes.
Les capitaux propres sont inchangés mais le report à nouveau débiteur a
disparu.
Si les capitaux propres sont négatifs ou inférieurs à la moitié du capital
il est nécessaire de reconstituer les capitaux propres.
Dans ce cas le coup de l’accordéon consiste en une augmentation de
capital en numéraire égale en générale au montant des pertes suivi d’une
réduction de capital afin d’apurer les pertes.
Pour la réduction du capital trois procédés sont applicables :
- La réduction du nominal des actions :
Ce procédé est le plus commode et permet de respecter l’égalité entre les
actionnaires.
- La réduction du nombre d’action :
La société peut soit annuler une fraction déterminée de ses actions, soit
procédé à nu échange de toutes les actions anciennes contre des actions
nouvelles.
- Le rachat par la société de ses propres actions :
En principe le rachat par la société de ses propres actions est interdit.
Toutefois lorsque la réduction n’est pas motivée par des pertes,
l’assemblée générale peut autoriser les organes de direction à acheter un
nombre d’ actions déterminé pour les annuler.
Aspect comptable
a.Réduction en cas de pertes :
D :101
C : 129
C :139
C : 1051 s/si le montant de la réduction est arrondi à un montant
supérieur à celui des pertes.
b. Réduction par
remboursement des apports
- Cas où le capital est entièrement libéré
D : 101
C : 4619
D : 4619
C : 521
- le capital est partiellement libéré
D : 1011 C : 109
c-Réduction par rachat d’actions propres
D : 27
C : 521
D : 101
C : 27
C : 1051 (Si le prix de rachat est inférieur à la valeur nominale)
D : 101
D : 11 (Si le prix de rachat est
supérieur à la valeur nominale)
C : 27
C-L’Amortissement du capital
L’amortissement du capital consiste en un remboursement anticipé d’une
fraction ou de la totalité des apports des actionnaires avant la date de
liquidation. Il ne s’agit pas d’une réduction de capital. La garantie des
tiers n’est pas modifiée ( fixité du capital.) L’amortissement du capital
s’analyse comme une distribution de réserves ou de bénéfices.
La réserve qui se substitue à la fraction remboursée des actions est
intitulée capital amorti. Cette réserve est alors indisponible et ne peut être
distribuée qu’en respectant les formalités prévues pour la réduction du
capital.
L’amortissement est effectué au moyen des sommes prélevées sur les
bénéfices ou les réserves distribuables sauf la réserve légale, la réserve
réglementée ou statutaire.
L’amortissement n’entraîne pas la réduction du capital.
Des comptes particuliers font apparaître la partie amortie et la partie non
amortie 1013 capital souscrit appelé versé non amorti et 1014 capital
souscrit appelé versé amorti.
Les actions amorties perdent à concurrence de l’amortissement leur droit
sur l’intérêt statutaire et les droits au remboursement à la liquidation.
Ecritures :
- Décision d’amortissement
D : 101 D : 1013
C : 4619 ou C : 4619
- Remboursement effectif des actionnaires
D :4619
C : 521
- Affectation des réserves à l’amortissement et virement du
capital d:
D : 118
C : 1014
D : 101
C : 1013
Reconversion des actions amorties en actions de capital
Cette opération se justifie lorsque la société envisage une augmentation
de capital et de nouveau apport.
Toutes les actions ont à nouveau les mêmes droits.
Si les actions sont amorties de manière égales l’opération est réalisée par
un simple jeu d’écriture. Les actionnaires n’ont rien à décaisser et sont
astreint à aucun apport nouveau.
Si le capital est divisé en actions totalement ou partiellement amortie ou
en actions inégalement amorties le maintien de l’inégalité entre les
actionnaires impose de recourir à un procédé aboutissant à des
reversements dans la caisse sociale par prélèvement sur les profits ou
versements des actionnaires.
Les actions redeviennent des actions de capital et retrouvent leur droit
notamment le dividende statutaire et le remboursement du nominal à la
liquidation.
Ecritures :
Actions amorties du même montant
D : 1014
C : 1013
Actions intégalement amorties
D : 521
C : 11881 réserve de conversion d’actions amorties
Ou si la reconversion se fait par les profits
D : 131
C : 11881
Si le montant du 11881 a atteint le montant souhaité du capital on passe
les écritures suivantes :
D : 11881
C : 1181
D : 1014
C : 1013
CHAPITRE II : LE RESULTAT : IMPOSITION ET
AFFECTATION
I- DETERMINATION ET IMPOSITION DU RESULTAT
Les sociétés sont imposées d’après leurs revenus calculés en application
des règles définies par le code générale des impôts.
Le bénéfice imposable est le bénéfice net déterminé d’après les résultats
d’ensemble des opérations de toutes natures effectuées par l’entreprise y
compris les cessions d’éléments quelconques d’actif soit en cours, soit
en fin d’exploitation ( Voir Fiscalité ).
DEDUCTION REINTEGRATION
Résultat comptable X
A-déductions, produits non Y Z
imposables B-Réintégration,
charges non déductibles
TOTAL I II
RESULTAT FISCAL ( I – II )
II- AFFECTATION DU RESULTAT NET
Les principes généraux
1- Affectation d’une perte
La perte apparaît au compte 1309.
Deux solutions sont possibles pour son affectation :
- La perte est affectée au report à nouveau dans l’attente de bénéfice
futur
D : 1291
C : 1309
- La perte est imputée sur des réserves y compris la réserve légale
D : 11
C : 1309
La perte peut éventuellement être imputée sur le capital. Mais la décision
de réduction de capital ne peut être prise que par l’assemblée générale
extraordinaire (voir cours précédent.) La réduction de capital est
obligatoire lorsque les capitaux propres deviennent inférieurs à la moitié
du capital social.
NB: les capitaux propres correspondent à la somme algébrique des
apports, des primes et réserves, des bénéfices (autres que ceux pour
lesquels une décision de distribution est intervenue), les pertes, les
subventions d’investissement et les provisions réglementées. 2-
Affectation d’un bénéfice
Le résultat bénéficiaire se reparti entre : - d’une part les capitaux
propres : Il s’agit de l’autofinancement mis en réserve - et d’autre part
les dettes :
Il s’agit des distributions, des dividendes à effectuer.
Les Règles d’affectation
Le bénéfice distribuable :
BD = Bénéfice de l’exercice (résultat net)
- Pertes antérieures
- Dotations aux réserves obligatoires+ Report à nouveau bénéficiaire.
Remarque : Le bénéfice distribuable peut être diminué de la dotation à
des réserves facultatives, décision prise par l’assemblée ou peut être
augmentée des sommes prélevées sur ces mêmes réserves facultatives,
sur décision de l’assemblée de l’ A G O.
Le Dividendes :
Il se compose de deux éléments :
- Le premier dividende ou intérêt statutaire :
Son taux est fixé par les statuts et il se calcule sur le montant libéré et non
remboursé des titres prenant en compte la durée effective de libération
des titres ( au prorata temporis).
- Le superdividende :
Il est identique pour tous les titres.
Remarque : Tant que le poste frais d’établissement n’est pas apuré il ne
peut être procédé à aucune distribution de dividende. Notamment pour la
ligne frais de constitution.
Autres affectations
- Affectation aux réserves facultatives (possibilité de les extraire du
bénéfice net, voir bénéfice distribuable)
- Affectation aux reports à nouveau dont le montant peut être faible ou
élevé.
Si le montant en report à nouveau est faible, il résulte d’un calcul arrondi
des dividendes.
Si le montant en report à nouveau est important, il correspond à une
affectation différée du bénéfice.
3- Tableau d’affectation
AFFECTATION MONTANT ORIGINE MONTANT
Réserve légale Report à nouveau
Réserve statutaire Perte
Autres réserves Bénéficiaire
Dividendes Résultat net de l’exercice
Autres affectation Prélèvement sur réserves
Report à nouveau
TOTAL TOTAL
Projet d’affectation des résultat
*
4- Schéma comptable
D : 118
D : 121
D : 129
D : 1301
C : 111
C : 112
C : 118
C : 121
C : 129
C :465
B- Applications
Cas 1 :- Une seule catégorie de titres
Capital entièrement libéré
Le 20 avril 2003, l’assemblée générale de la SA SUP’ELITE décide
conformément au statut d’affecter les bénéfice de 2002 de la manière
suivantes :
Dotation à la réserve légale
Attribution d’un premier dividende égale à 6% du capital libéré
Attribution de 4 000 000 à la réserve statutaire
Attribution du reste aux actionnaires à titre de superdividende. Arrondir
le superdividende au franc inférieur, le relicat éventuel est reporté à
nouveau.
Les comptes se présentaient ainsi avant l’affectation du résultat :
Capital souscrit appelé versé ( 1250 titres à 20 000frs ) 25 000 000
Réserve légale 1 200 000
Report à nouveau créditeur (2001) 80 000
Résultat (2002) 6 200 000
TAF. : Présenter le tableau d’affectation des résultats et passer les
écritures correspondantes.
Résultat 6 200 000
+RANC 80 000
-Réserve lég. 620 000
-Réserve stat. 4 000 000
Bénéf. Dist. 1 660 000
-Intérêt stat. 1 500 000
solde 160 000
superdividende 156 250
RAN débiteur 3 750
Tableau d’affectation
AFFECTATION MONTANT ORIGINE MONTANT
réserve légale 6 200 000 Résultat RAN créd. 6 200 000
réserve statutaire 4 000 000 80 000
dividendes 1 500 000
-intérêts statutaire 156 250
-superdividende 3750
RAND
TOTAL 6 280 000 TOTAL 6 280 000
Ecritures :
D : 121 80 000
D : 1301 6 200 000
C : 111 620 000
C : 112 4 000 000
C : 121 3750
C : 465 1 656 250
( selon projet d’affectation)
Capital partiellement libéré
La société X est créée le 02/01/01 au capital de 30 000 000frs CFA,
divisé en 3 000 actions de numéraires libéré du ¼ lors de la constitution .
L’exercice 2001 s’est terminé par une perte de 1 200 000frs CFA qui a
été affecté au compte report à nouveau débiteur. Le 01/04/02 les
apporteurs libèrent le 2ème quart et le 30/09/02 ils libèrent le 3ème quart.
Les frais de constitution ont été amortis totalement au 31/12/02. les
statuts prévoient en matière d’affectation des résultats :
10% pour la réserve légale
Intérêt statutaire 6% aux actions libérées et non amorties (dividende non
cumulatif)
une attribution éventuelle à un fonds de réserve ou à un report à nouveau
Le reliquat pouvant être attribué à titre de superdividende aux
actionnaires. L’AG réunit le 12/05/03 adopte l’affectation du résultat de
l’exercice 2002 soit 12 500 000frs cfa.
Réserve statutaire 7 350 000frs, superdividende unitaire 600 frs le relicat
en report à nouveau.
TAF. : Présenter les écritures et le tableau d’affectation.
Solution
Résultat…………. 12 500 000
-RAND………….. 1 200 .000
-R.L …………….. 1 250 000
-R.S. 7 350 000
bénéfice distribuable 2 700 000
-intérêt Statutaire . 900 000
(30 000 000*1/4+
30 000 000*1/4*9/12+
30 000 000*1/4*3/12)*6%
solde 1 800 000 superdividende 1 800 000
(600*3000)
RAN 0
Cas 2- Plusieurs catégories de titres
Apport en nature et en numéraire partiellement libéré
La société Y est créée le 02/01/02 au capital de 50 000 000 divisé en
actions de 10 000frs.
Le capital a été constitué par des apports en nature de M Marcel pour 30
000 000frs, des apports en numéraire de 6 autres personnes, apport
libérés de moitié dès la constitution.
La seconde moitié a été libérée le 1er/07/02.
Les frais de constitution sont amortis dès le 1er exercice.
Les statuts de la société stipulent les éléments suivant pour affecter les
résultats :
10% pour la réserve légale,
Intérêt statutaire au taux de 6%pour les actions libérées et non amorties,
sur le surplus toute somme affectée par l’AG à un compte de réserve ou à
un RAN Le nouveau solde éventuel peut être attribué à titre de
superdividende.
M.Marcel a reçu un dividende de 1 000 frs par action au titre de
l’exercice 2002. la réserve statutaire a été dotée pour 3 600 000 et le
report à nouveau pour 60 000frs.
Il n’y a pas de RAN antérieur.
TAF. : Présenter le tableau de répartition et passer les écritures.
SOLUTION
Posons X le résultat on a
Résultat X
-Réserve légale 0.1X
-Réserve statutaire 3 600 000
BD 0.9X-3 600 000
-int. Statut. 2 700 000
(30 000 000+
20 000 000*2/4
solde 0.9X-6 300 20 000 000*2/4*6/12)*6%
000
0.9X-8 300 000= 60 000 d’où X= 9 288 889
-superdividende 2 000 000 Ecritures
(400*5000)
D : 1301 9 288 889
RAN 0.9X-8 300
000 C : 111 928 889
C : 112 3 600 000
C : 121 60 000
C : 465 4 700 000
(affectation des résultats )
TABLEAU D’AFFECTATION DES RESULTATS
AFFECTATION MONTANTS ORIGINE MONTANTS
Réserve légale 928 889 Résultat 9 288 889
Réserve statutaire 3 600 000
RANC 60 000
Dividende : 2 700 000
intérêt.statutaire 2 000 000
superdividende
TOTAL 9 288 889 TOTAL 9 288 889
Versement anticipé
La société SUP’ELITE a été constituée en 2000 au capital de 30 000
000frs comprenant 900 actions d’apport attribuées à M.Zéi en
rémunération de ses apports en nature, 2 100 actions de numéraire
libérées du quart dès la souscription. En 2001 il n’y a pas eu d’appel de
capital. Le 02/07/02 lors de l’appel du second quart un actionnaire
titulaire de 300 actions se libère intégralement. Les statuts précisent :
Un intérêt statutaire de 6% sur le montant libéré et non amortis Une
dotation éventuelle à un fonds de réserve ou de report à nouveau
L’excédent est à repartir entre les actionnaires à titre de superdividende.
Extrait du bilan au 31/12/2002 avant répartition des résultats :
RANC50 000
Résultat 13 000 000
TAF : Présenter le tableau d’affectation des résultats 2002 et les
écritures correspondantes au 12/05/03 sachant que l’AG a décidé de doter
une réserve facultative de 6 800 000 et d’attribuer un superdividende
unitaire arrondi au frs CFA inférieur avec RAN éventuel des sommes non
distribuées.
Résultat 13 000 000 SOLUTION
+RANC 50 000 (900*10 000+2100*10 000
-réserve légale 1 300 000 1/4+2 100*10 000*6/12*
BD 11 750 000
1/4+300*6/12*2/4*10 000)*6%
-int. Stat. 1 057 500
-réserve facultative 6 800 000
solde 3 892 500
superdividende 3 885 000
RANC 7 500
TABLEAU D’AFFECTATION DES RESULTATS
AFFECTATION MONTANT ORIGINE MONTANT
Réserve légale 1 300 000 Résultat 13 000 000
RANC 7 500 RANC 50 000
Dividende 1 057 500
int.statutaire 3 885 000
superdividende
TOTAL 13 050 000 TOTAL 13 050 000
Ecritures
D : 121 50 000
D : 1301 13 000 000
C : 111 1 300 000
C : 118 6 800 000
C : 121 7500
C : 465 4 942 500
er
Actions prioritaires, 1 dividendes cumulatif
lI s’agit des actions bénéficiant d’avantage particulier :
- Actions privilégiées ou de priorité L’avantage peut se traduire par :
Une part de bénéfice supérieure à celle des autres actions,
Un dividende précipitaire (versé en priorité),
Un dividende cumulatif sera ajouté aux dividendes futur en cas
d’insuffisance de bénéfice.
- Actions à dividendes prioritaires
Les titulaires de ces actions sont privés du droit de vote aux AG, mais ils
bénéficient chacun par rapport aux actions ordinaires d’une priorité dans
la distribution du 1er dividende. Leur 1er dividende est prélevé sur le
bénéfice distribuable avant tout autre affectation (même avant les actions
privilégiées). Ce dividende est cumulatif. Les actions à dividende
prioritaire ont droit au superdividende.
Exercice
La société SUP’ELITE est une société au capital de 90 000 000 frs
entièrement libéré et composé de :
- 3000 actions privilégiés de nominal 10 000frs émises à la création et
dont les droits sont cumulatifs,
- 6 000 actions ordinaires émises en 2001.
La société a toujours réalisé depuis sa création des bénéfices sauf en 2001
où elle a subi une perte de 100 000frs. Les statuts donnent les précisions
suivantes :
- Intérêt statutaire pour 5% du montant libéré non amorti des actions
- Dotation éventuelle d’une réserve facultative qui doit être égale à la
moitié de la différence entre le bénéfice distribuable et le 1 er dividendes
- Le reste appartient aux actionnaires sous déduction des reports à
nouveau éventuels afin d’arrondir le montant du dividende au frs
inférieur.
La balance après inventaire 2002 nous donne les informations suivantes :
Capital social appelé versé 90 000 000
Réserve légale 6 600 000
Réserve facultative 34 500 000
RAND (2001) 1 000 000
Résultat (2002) 18 000 000
TAF : Présenter le tableau d’affectation du résultat 2002 et passer les
écritures.
SOLUTION
Résultat 18 000 000
-RAND 1 000 000
Solde 17 000 000
-Réserve légale 1
700 000
bénéfice distribuable 15 300 000
-int. Statut. 6 000 000
(3 000* 10 000+3 000*10 000+6 000*10 000)* 5%
-réserve facultative 4 635 000
solde 4 650 000
-superdividende 4 635 000
RANC 15 000
TABLEAU D’AFFECTATION DES RESULTATS
AFFECTATION MONTANT ORIGINE MONTANT
Réserve légale 1 700 000 Résultat 18 000 000
Réserve facultative 4 650 000 RAND -1 000 000
RANC 15 000
Dividende : 6 000 000
int.statutaire 4 635 000
superdividende
TOTAL 17 000 000 TOTAL 17 000 000
Ecritures
D : 1301 18 000 000
C : 111 1 700 000
C : 118 4 650 000
C : 121 15 000
C : 129 1 000 000
C : 465 10 635 000
Les acomptes sur dividendes
Les acomptes sur dividende ne peuvent être versés que si l’entreprise à la
certitude de réaliser un bénéfice.
Cas1 : Acomptes versés en cours d’exercice
• Constater la pièce qui justifie la décision :
D : 462
C : 4651 acpte/dividende
D : 465
C : 521
• A l’arrêté des comptes :
D : 129
C : 462
• A l’affectation :
D : 1301
C : 111
C : 118
C : 121
C : 129
C : 46
Cas 2 :Acomptes versés après la clôture de l’exercice mais avant la
répartition du bénéfice
( Idem sauf que )
D : 129
C : 4651
D : 4651
C : 521
CHAPITRE III : PROVISIONS REGLEMENTEES
DÉFINITION
Les provisions réglementées sont des provisions à caractère purement
fiscales ou réglementaires comptabilisées non pas en application de
principes comptable mais suivant des dispositions légales et
réglementaires (loi de finance.)
Peuvent être classée dans cette catégorie les provisions :
- Les provisions autorisées spécialement pour certaines profession
notamment dans la constitution de gisement et miniers et pétroliers - Les
provisions pour investissement.
- Les provisions pour hausse de prix et fluctuation des cours
Ont également le caractère de provisions réglementées, mais reconnu
sous le vocale de fonds assimilés lorsqu’ils sont prévus par la législation
fiscale, - Les amortissements dérogatoires.
- Les plus value de cession à réinvestir,
- Les fonds réglementés
- La provision spéciale de réévaluation.
LE PLAN DES COMPTES
Nous avons les comptes 151à158 (voir plan SYSCOA.)
COMPTABILISATION
Du fait de leur caractère de réserve non libéré d’impôt sur lesquels pèse
une charge latente ou différée d’impôt qui n’est pas comptabilisée, les
provisions réglementées et fonds assimilés sont inscrits au passif du Bilan
parmi les capitaux propres. Elles sont crées et augmentées exclusivement
par dotation HAO et sont réduites ou annulées par reprise HAO
Schéma d’écriture
D : 85 dotations HAO D : 15 provisions
réglementées
C 15 provisions réglementées. C : 86 reprises HAO
(Création augmentation de provision.) (Réduction ou annulation.)
CHAPITRE IV : LES EMPRUNTS OBLIGATIONS
Comme toutes les entreprises, les sociétés ayant besoin de fonds pour une
longue durée peuvent recourir à des prêts accordés par des banques ou
par des organismes financiers. Il s’agit d’emprunts indivis (accordés par
un seul prêteur) et qui doivent être suivi selon les règles habituelles dans
la comptabilité des sociétés concernées.
Les sociétés par actions ont la possibilité d’émettre sous certaines
conditions des emprunts obligations.
Le montant global en générale élevé est divisé en parts égales par un
grand nombre de prêteur qui en échange de leur versement deviennent
titulaire de titres de créances négociables : les obligations .
Le remboursement échelonné sur la durée de l’emprunt souvent de 10 à
15 ans se fait en principe par tirage au sort des obligations.
Mais l’obligataire peut négocier son titre et transmettre sa créance. Le
titulaire d’une obligation perçoit jusqu’à son remboursement un intérêt
annuel versé par la société.
EMISSION DES EMPRUNTS OBLIGATIONS
1- Caractéristiques générales
a- Au plan juridique
L’émission d’obligation n’est permise qu’aux sociétés par actions ou aux
G I E regroupant de telle société ou à certains organismes publics.
- Les sociétés doivent avoir 2 années d’existence et avoir établit 2
Bilans régulièrement approuvés.
- Les obligations sont en général au porteur, mais elles peuvent être
nominatives. Les obligations doivent avoir la même valeur nominale et
tous les porteurs d’obligation d’un même emprunt ont les même droits
c’est à dire intérêts annuels au coupon, remboursement de la somme due
dans les conditions convenues.
Les souscriptions peuvent être établies sur bulletin et les fonds sont
versés suivants les modalités prévues, l’intégralité du versement devant
être réalisée a la remise des titres ou du document faisant foi.
Si les souscriptions excèdent le montant prévu :
- Les souscriptions peuvent être réduites proportionnellement à moins
que l’assemblée générale ne décide d’une majoration de l’emprunt.
- Si les souscriptions n’atteignent pas le montant prévu, les
souscripteurs peuvent demander en justice la restitution de leur
versement à moins que la réduction n’ait été prévue lors de l’émission.
b- Au plan financier
Quand on recherche un financement de longue durée, le choix s’il est
possible est à faire entre :
- Augmentation de capital et - Emprunt obligatoire.
S’il n’y a pas d’autres contraintes la comparaison coût et rentabilité des
capitaux fournis un élément de décision.
Mais en période de dégradation monétaire, l’emprunt qui paraîtrait en
principe plus intéressant est pénalisé par des taux d’intérêt plus élevé.
L’effet de levier accroissant la rentabilité des capitaux propres n’est pas
alors évident. D’autre part il faut bien remarquer que le choix du
financement dépend d’autres éléments conjoncturels notamment des
avantages fiscaux accordés à l’une ou l’autre des opérations.
2-Les modalités de l’emprunt obligatoire
Les emprunts peuvent être émis :
- Sans prime :
Le versement du souscripteur est alors égale à la valeur nominale sur
laquelle sont calculés les intérêts et le remboursement ( on parle
d’emprunt au pair ).
- Avec une prime :
• On a une prime d’émission si la valeur versée ou prix d’émission est
inférieur à la valeur nominale.
• On a prime de remboursement si la valeur de remboursement de
l’obligatoire émise au pair est supérieure à la valeur nominale.
• On a une double prime si la valeur de remboursement est supérieure à
la valeur nominale elle-même supérieur au prix d’émission
Les emprunts sont en général émis avec l’aide des banques qui peuvent
ou non en garantir la bonne fin.
Des frais non négligeables sont engagés lors de l’émission d’emprunt ;
Ce sont les dépenses de publicité, les commissions bancaires.
I- COMPTABILISATION DES
ÉMISSIONS D’EMPRUNTS
1-Principe
Si un emprunt est émis avec une prime de remboursement par exemple
10 000
obligations de 100 émises à 96frs on comptabilisera suivant le principe
de l’enregistrement groupé.
D : 206 40 000
D : 521 960 000
C : 161 100 000
Si l’emprunt est émis au pair, il n’y a pas de prime.
Exemple : émission de 10 000 obligations de 100frs remboursable à
100frs.
D : 521 1 000 000 C : 161 1 000 000
3- Problèmes particuliers
a- Les enregistrements successifs
On peut avoir intérêt à enregistrer successivement les différentes étapes
juridiques correspondant à la conclusion du contrat d’emprunt. On
utilisera alors un compte de tiers .
Dans le cas du 1er exemples on aura les écritures suivantes :
A la souscription
D : 206 40 000
D : 4712 obligataires compte de souscription 960 000 C : 161 100 000
A la libération on aura :
D : 521 960 000 C : 4712 960 000
On peut également distinguer préalablement l’émission lorsqu’on
envisage un emprunt pouvant n’être que partiellement couvert.
b- Emprunts avec prime de remboursement versée en plus de la
valeur nominale.
Si le prix de remboursement est fixé à l’avance, le compte emprunt
obligation est crédité pour les sommes à payer ; Le compte 206 est débité
en conséquence.
Si le prix de remboursement n’est pas fixé à l’avance (emprunt indexé) le
compte 161 est crédité à l’émission pour le montant du remboursement
minimum prévu.
Le compte 206 est débité en conséquence.
Les suppléments de remboursements apparaissant ultérieurement sont
enregistrés lorsque le montant est connu.
D : 206 complément
C : 161 complément
4- Les frais d’émission
Les frais entraînés par une émission d’emprunt sont parfois importants.
Ces frais sont à comptabiliser au débit du compte 6316 frais d’émission
d’emprunt (facturé par le banquier) et du compte 6278 autres charges de
publicité.
Ces frais sont en fin d’exercice transférés au compte 2026 par le crédit du
compte 781 et amorti sur la durée de l’emprunt.
5- Réalisation pratique de l’opération d’émission d’emprunt avec
intervention du banquier.
Les sociétés peuvent procéder seules aux opérations d’émission
d’emprunt en particulier en recevant à leur siège ou à des guichets
ouverts souscription et versement. Mais les sociétés font de plus en plus
appel au établissement bancaire. Diverses modalités d’intervention
peuvent se rencontrer.
Ø Placement des obligations :
Les banques servent d’intermédiaires entre la société émettrice et le
public en assurant la publicité de l’opération parmi leur client et en
recevant les fonds à leurs guichets. Elles sont pour cela rémunérées par
une commission de guichet.
Ø Prise ferme de la totalité des titres :
Dans ce cas le prix d’émission est en général inférieur au prix de
souscription prévu. La transaction financière à lieu après l’opération entre
l’entreprise et le banquier.
Ø Placement garanti :
La banque s’engage à souscrire les obligations qui n’auraient pas été
placées dans le public à l’expiration d’un certain délai. La rémunération
est assurée par une commission de guichet et une commission de
garantie.
Ø Prise ferme d’une partie avec option pour le reste :
Si l’émission d’emprunt obligation semble réussir avec des concours qui
ont des chances d’augmenter la banque lève l’option sur le reste.
II- LE SERVICE DE L’EMPRUNT
En contre partie du prêt qui lui est accordé la société doit comme pour
tout emprunt payer les intérêts au taux fixé, rembourser les obligations
suivant les modalités prévues lors de l’émission.
1- Les aspects juridiques et financiers
a) Paiement des intérêts
Souvent réalisé avec le concours d’intermédiaires agréés, le paiement
doit intervenir à une seule échéance annuelle à la date fixée dans le
contrat et au lieu convenu.
Le taux d’intérêt prévu à l’émission est appliqué à la valeur nominale
même s’il y a une prime de remboursement.. Le taux est en général fixe
mais il peut varier (avec un minimum) en fonction de l’action de
l’entreprise ou divers paramètres.
Le paiement de l’intérêt ou coupon est déclaré à l’administration fiscale.
b) Le remboursement des obligations
Les modalités de remboursement sont fixées dans le contrat d’émission.
Il est possible que l’emprunt soit remboursé en une seule fois. L’emprunt
est dit en remboursement in fine.
Chaque année seul l’intérêt est payé et il est constant.
A l’échéance l’emprunt est remboursé en une seule fois.
Fréquemment les remboursements sont échelonnés sur toute la durée de
l’emprunt, les obligations remboursées faisant l’objet d’un tirage au sort
en principe par lot de titres La somme consacrée chaque année au service
de l’emprunt pour le paiement des intérêts sur les obligations vivantes et
le remboursement des obligations est appelée annuité.
Le remboursement peut être constant c’est à dire que le nombre de titres
remboursé chaque année est le même.
Les remboursements peuvent s’effectuer par annuité constante c’est à
dire qu’une même est annuellement consacrée au service de l’emprunt
pour payer les intérêts et rembourser les obligations.
Pour maintenir le critère d’annuité constante, le nombre de titres
remboursé chaque année augmente selon une loi mathématique, et dans
le cas des obligations émises au pair, les amortissements successifs sont
en progression géométrique de raison1+i
Si la valeur de remboursement d’une obligation est R et différente de sa
valeur nominale C, il convient de rechercher le taux i’ tel quel : i’= Ci/R
pour obtenir la raison de la progression qui est 1+i’.
La nécessité de rembourser un nombre entier d’obligations oblige parfois
à pratiquer de petits ajustements.
c) Calcul des intérêts et remboursement : tableau d’amortissement
Le contrat d’émission doit comporter un tableau d’amortissement
indiquant pour chacune des années, le montant des intérêts, le nombre
d’obligation devant être remboursé.
Au niveau Fiscal la perception des intérêts est un élément du revenu
imposable des bénéficiaires.
La perception du remboursement d’une obligation notamment pour la
fraction excédent le prix d’émission (prime de remboursement) est
également un revenu imposable et peut faire l’objet d’une retenue à la
source.
Les incidences fiscales d’un emprunt pour la société émettrice sont les
suivantes :
- Les intérêts payés sous la forme de coupon sont des charges
financières déductibles sur le plan fiscal.
- Le remboursement des obligations porte sur le capital emprunté donc
n’a pas d’incidence directe sur le bénéfice comptable ou fiscal.
Toutefois lorsque l’emprunt a été émis avec une prime de remboursement
l’amortissement de ces primes constitue une charge comptable
fiscalement admise de même que l’amortissement des frais d’émission
des emprunts.
2- Comptabilisation du service de l’emprunt.
La comptabilité de la société doit enregistrer :
a - La mise en paiement aux obligataires.
- Les intérêts :
Ils représentent une charge financière et sont dus aux obligataires sous
déduction de la retenue à la source éventuelle.
Exemple : mise en paiement de 10 000 coupons de 12 frs chacun,
retenue à la source 10 %.
D :6711 120 000
C : 47121 (obligataires) 108 000
C : 4478 12 000
- Obligations échues
Exemple : la société met en paiement de 200 obligations de 100frs
émises à 95frs .
Si l’entreprise pratique la retenue à la source (12%) :
D : 161 20 000
C : 447 120
C :4712 19 880
NB: la retenue se calcule sur la prime de remboursement [ ( 100 –
95 )*12% ] * 200 = 120
Si l’entreprise ne pratique pas de retenue à la source
D : 161 20 000
C : 4712 20 000
b- Versement effectif
D : 4712
D : 447
C : 521
c- Amortissement des primes de remboursement et des frais
D : 681 C :2026
NB: Pour faciliter les opérations par lesquelles les sociétés peuvent se
procurer des capitaux, le législateur a permis que soit combiné sous
certaines conditions les réalisations d’emprunts et d’augmentation de
capital.
Ces opérations donnent lieu à l’émission de nouvelles valeurs dites
valeurs mobilières composées.
Parmi les plus courants on peut citer :
- Les obligations convertibles en actions,
- Les obligations échangeables contre des actions,
- Les obligations avec bon de souscription d’actions (OBSA)
- Les obligations avec bon de souscription d’obligations (OBSO) - Les
actions avec bon de souscription d’actions.
Application
La société SUP ‘ELITE a émis le 1 er/01/02 un emprunt obligation de 10
000 000 divisé en 10 000 obligations de 1 000frs au taux de 8%. Cet
emprunt est remboursable sur 10 ans.
Les échéances annuelles sont fixées au 31 décembre de chaque année.
Les dirigeants de la société avaient envisagé deux possibilités :
Amortissement constant
Annuité constante
TAF : 1- présenter le tableau d’amortissement dans chacune de ces 2
hypothèses
2-présenter les écritures passées dans la comptabilité durant toute l’année
2002 compte tenu des informations suivantes :
-emprunt amorti par annuité constante
-frais réglé par chèque, montant 6 000, TVA 18%. Ils sont amortis sur la
durée de l’emprunt au prorata de la rémunération courue
-la société arrête ses comptes le 30 juin de chaque année.
Nombre Intérêt AmortissementNombre Annuité
d’obligation théorique d’obligation réelle
vivante à amortis
début
1 10.000 800.000 690.295 690 1.490.000
2 9.310 744.800 745.495 745 1.489.800
3 8.565 685.200 805.095 805 1.490.200
4 7.760 620.800 869.495 869 1.485.800
5 6.851 551.280 939.015 939 1.490.280
6
4.903.360
Enregistrement
10/01/2002
D : 521 10.000.000
C :161 10.000.000 d°
D 6328 6000
D : 4452 1080
C : 521 7080 d°
D 2026 600
C :781 6000
30/06/2002
D 671 400.000
C 1661 400.000
(intérêts courus non échus) d°
D :1661 400.000 C :671 400.000
(contre-passation) d°
D :681 490
C :2026 490
31/12/2002
D 671 800.000
D : 161 690.000
C :521 149.000
D :671 372.400
C : 1661 372.400
D : 681 500
C : 2062 500
THEME IV : LES OPERATIONS DE RESTRUCTIRATION
CHAPITRE I : EVALUATION DES SOCIETES
L’évaluation des sociétés n’est pas un problème simple à résoudre car de
nombreux acteurs de la vie économique (épargnants, banquiers, prêteurs,
dirigeants, l’administration fiscale etc..) s’y intéressent chacun dans un
but particulier.
De plus les besoins d’information sur la valeur de la firme variés, selon
que l’entreprise désire continuer son activité on décide de liquider son
activité.
Le choix de la méthode d’évaluation est lié à l’optique dans laquelle on
se place :
- Optique des investisseur placeurs, - Optique des investisseurs
liquidateurs, - Optique de la prise de contrôle.
Mais quelque soit l’optique retenue, l’évaluation est délicate et demande
de nombreuse vérification sur le terrain. Elle doit également tenir compte
des forces de l’entreprise.
Ce sont les 5 M (Men, Money, Machine, Matériel, Market) et des forces
concurrentielles auxquelles l’entreprise est soumise. Ce sont les
concurrents directs, les produits de remplacement le pouvoir de
négociation des clients et des fournisseurs.
Plus généralement on constate que l’évaluation retient des aspects
partiaux de l’entreprise, c’est à dire des éléments faciles à mesurer par
des techniques comptables notamment.
La plupart du temps, on peut évaluer l’entreprise sous 4 aspects :
v L’entreprise est un ensemble de titres représentatifs d’une valeur de
négociation.
v L’entreprise a une valeur parce qu’elle possède des éléments de
patrimoine qui ont eux même une valeur.
v L’entreprise a une valeur car elle possède un appareil économique
qui permet de générer un flux de revenus.
v L’entreprise a une valeur résultant d’un compromis entre des
considérations patrimoniales et des analyses de flux économiques
Ces 4 aspects nous donnent 4 modes d’évaluation respectivement :
Ø Evaluation par le cours boursier
Ø Evaluation fondée sur le patrimoine.
Ø Evaluation fondée sur les flux de profit.
Ø Evaluation fondée sur des analyses économiques (la méthode du
GOOD WILL.)
EVALUATION PAR LE COURS BOURSIER
La valeur boursière d’une action est égale à une date donnée au montant
de sa dernière cotation.
Valeur de l’entreprise = cours boursier de l’action* nombre d’action
composant le capital de la société
On parle aussi de capitalisation boursière. On considère que le cours
boursier est le résultat d’ un équilibre entre une offre et une demande et
qu’il est l’expression parfaite de la valeur vénale.
Avantage de la méthode :Simplicité dans la mise en œuvre.
Inconvénient de la méthode :
Non prise en compte des critères subjectifs et souvent pas de relation
entre le cours boursier et le prix de cession.
Remarque : la notion de PER(Price Earning Ration.)
C’est le multiplicateur boursier ou coefficient de capitalisation boursière
PER = cours de l’action Bénéfice par action
En fait le PER est l’inverse du taux de rentabilité exigé par l’investisseur.
Il permet d’expliquer à posteriori la formation du cours de l’action.
Cours de l’action = PER* bénéfice/ action. On peut donc en déduire la
valeur de l’entreprise
II- EVALUATION FONDÉE SUR LE PATRIMOINE.
Pour appréhender la valeur patrimoniale de l’entreprise, l’instrument le
plus commode est le bilan.
1- L’actif net comptable.
L’actif net comptable exprime le patrimoine des actionnaires à un instant
donné :
ANC= Actifs réels – Dettes réelles.
ANC = Capitaux propres – Actifs fictifs(charges immobilières) Actifs
fictifs = charges immobilières.
Remarque :
L’écart de conversion actif est considéré comme un actif fictif, (reflète
donc des pertes latentes ), mais uniquement dans la mesure ou ils ne sont
pas compensés au passif par une provision pour perte de charge.
Il existe également un passif fictif, l’écart de conversion passif qui doit
être ajouté à l’actif net (capitaux propres.).
Le calcul est effectué directement sur la base de la valeur comptable des
postes du bilan.
Le Bilan est retenu après répartition.
La valeur mathématique du titre est égale :
Valeur mathématique = Actif net comptable Nombre de titre
formant le capital
Le calcul repose sur des hypothèses.
1ere Hypothèse : Comptes sociaux établis sincèrement régulièrement
et donnant une image fidèle du résultat de la situation financière et du
patrimoine
2 èmeHypothèse : Pérennité de l’activité de l’entreprise(continuité
d’exploitation )
Remarque :
Les provisions pour risque et charges sont à rattacher aux dettes, si les
charges qu’elles couvrent par anticipation présentent un caractère de
quasi-certitude.
Dans le cas contraire, elles sont intégrées dans les capitaux propres
3-Application
Actif Montant passif montant
Charges Capitaux propres 8.000.000
immobilières -frais -capital 1.250.000
d’établissement -
-prime d’émission 800.000
charge à repartir.
-réserve 2.247.000
Immob. corporel.
indispensable - 12.000
-matériel 39.000 réserve libre
4.405.000
-mobilier immob. 74.000 -RAN
financier -titre de 185.000
790.000 Emprunt et dettes
part 25.000
36.000 -Emprunt
-prêt 223.000
10.960.000 -provision pour
-dépôt et caution 58.000
2.210.000 risque
Actif circulant
28.000 passif circulant
-stock
13.000 -fournisseur
-client
88.000 -dettes fiscal et
-autre créance
social
trésorerie 150.000
-autres dettes
-titre de placement 1.632.000
-disponibilité 885.000
Totaux 17.205.000 Totaux 17.205.000
.
TAF : Calculer l’actif net comptable en utilisant les deux formules de la
valeur mathématique de l’action.
Actif net = actif réel – dettes réelles.
Actif réel = total actif – actif fictif.
=17 205 000 – (39 000 + 74 000)
Actif réel = 17 092 000
Dettes réelles =emprunts + passifs comptables
= 4 405 000 +185 00)
Dettes réelles = 4.896.000
Actif net = 17.092.000 – 4.896.000
=12.196.000
Actif net =capitaux propres – actif fictif
=12.309.000 – (39.000 + 74.000)
= 12.196.000 valeur mathématique
V.M = ANC N V.M =
V.M = 15.245.
3- Actif net comptable corrigé.
Cet actif est obtenu en retenant les postes du Bilan pour leur valeur réelle
dans l’optique de continuation de l’activité.
On tient compte de plus ou moins values sur les différents postes.
ANCC =[capitaux propres + - values + - impôts latents et différés] –
Actif fictif
= actif réel corrigé – dettes réelles corrigées Dans ce cas la valeur du
titre est appelée valeur intrinsèque.
• Incidence de la fiscalité différée.
On distingue la fiscalité différée passive et la fiscalité différée active.
Fiscalité différée passive : dettes fiscales.
Certains potes du passif doivent être rapportés aux résultats et lors de
cette reprise ils vont générer des impôts supplémentaires.
On peut citer :
- Les amortissements dérogatoires (861 )
- Les subventions d’investissement (compte 865) Cet impôt différé
vient en diminution de l’actif net.
La fiscalité différée active : créance fiscale.
Ce sont surtout les postes de l’actif correspondant aux non valeurs qui
vont générer une économie d’impôt lors de leur reprise au compte de
résultat. On peut citer :
- Les charge immobilisée.
Cet impôt différé vient en augmentation de l’actif net.
I- EVALUATION FONDÉE SUR DES FLUX DE PROFITS.
1-Capitalisation des flux.
La valeur de l’entreprise est la somme V qui placé au taux annuel de t,
produirait un intérêt égal au revenu considéré R.
R = V * t V = R/t
a- La valeur de rentabilité ou capitalisation des dividendes.
Au niveau de la société elle est calculée à partir des bénéfices distribués.
D= bénéfice distribué
V = D/t
Dans la pratique, on considère la moyenne des derniers dividendes, le
taux retenu t, est en général le taux de rendement des emprunts d’Etat, ou
le taux de rendement moyen des actions sur les marchés boursiers.
Taux de rendement sur le marché boursier = Dividende
Cour de l’action
Au niveau du titre on parle alors de valeur financière. Elle est calculée à
partir du dividende unitaire V f = d/t b- Valeur de rendement.
Au niveau de la société elle est calculée à partir du résultat courant, c’est
à dire le résultat des activités ordinaires (résultat d’exploitation + résultat
financier.)
VR = Résultat courant
t
Au niveau du titre la valeur de rendement est calculée à partir des
sommes revenant au titre c’est à dire dividendes et parts dans les
réserves.
VR = d + r
t
2-Actualisation des résultats.
La capitalisation est fondée sur une perspective continue de réalisation
des résultats.
L’actualisation permet une différenciation des bénéfices successifs et une
prise en compte du facteur temps.
La valeur de l’entreprise est calculée en fonction d’une durée
d’actualisation de 3 ans, 5 ans, ou d’infinie.
-n
V = a 1 – (1 + i) i
–n
Si n . +infinie (1 + i) =0
V=a i
V- LES EVALUATIONS FONDÉES SUR DES ANALYSES
ÉCONOMIQUE
La méthode du GOOD WILL.
1- Les principes a- Notion de goodwill
On pose comme postulat que la valeur de l’entreprise est égale à l’actif
net comptable. VE = actif net comptable + sur valeur
Cette sur valeur (plu value) correspond au goodwill qui est la rentabilité
supplémentaire que peut offrir une entreprise.
Goodwill = VE – actif net comptable
Le goodwill représente une potentialité de bénéfice qui vient majorer la
valeur patrimoniale de l’entreprise.
On l’assimile en générale à des éléments incorporels non comptabilisés
au Bilan tel que la valeur des hommes, le renom des produits etc..
b- Le calcul du goodwill
Le goodwill s’apprécie en terme de rente annuelle.
La rente de goodwill de l’année est tel quel :
Rn = Bn – (r*An)
Rn= rente annuelle goodwill
Bn= Bénéfice prévu
R= taux de rentabilité exigé de l’actif
An= l’actif nécessaire à l’exploitation
Le goodwill sera égal à la valeur actualisée des rentes annuelles de
goodwill prévu pour l’avenir.
Goodwill= R1(1+i)-1+R2(1+i)-2 +R5(1+i)-5
2-Mise en oeuvre de la méthode du goodwill
a-L’actif économique
v L’actif net comptable corrigé (sans fonds de commerce)
v La Valeur substantielle brute
C’est la valeur de tous les biens engagés dans l’exploitation de
l’entreprise, que celle-ci en soit propriétaire ou non. Elle tient compte du
coût de la remise en état des immobilisations utilisées par la production.
La VSB n’est diminuée d’aucun élément du passif. C’est l’élément de
travail de l’entreprise, indépendamment du mode de financement de
l’entreprise.
VSB= éléments d’actif nécessaire d’exploitation (on exclut le fonds de
commerce et les biens hors exploitation)+ éléments obtenus sous
contrat de crédit-bail+ éléments loués, prêtés ou en détention
provisoire + Réparation ou remise en état à effectuer sur les actifs
d’exploitation + effets escomptés non échus.
Remarque : Les éléments de la VSB, sont évalués à leur valeur actuelle
dans les mêmes conditions que pour le calcul de l’actif net comptable
corrigé.
Les actifs fictifs ne font pas partir de la VSB.
Les capitaux permanents nécessaires à l’exploitation (CPNE)
Ils expriment le prix qu’il conviendrait de payer pour obtenir l’entreprise
en l’état de fonctionnement. Ce sont les immobiliers nécessaires à
l’expression de l’entreprise, auquel on ajoute le besoin en fond de
roulement.
CPNE= VSB – actif circulant + besoin en fonds de roulement (besoin
en fonds de roulement normatif)
- Le taux d’actualisation de la rente : i
En principe on prend le coût du capital. ( voir cours de gestion
financière )
- Le taux de rentabilité de l’actif économique : r
Il peut être :
le taux de rendement d’un placement sans risque c’est à dire r <i
Le goodwill s’explique dans ce cas par le fait que l’investissement
rapporte un profit supérieur à un placement sans risque.
Le taux exigé pour un investissement dans l’entreprise compte tenu des
risques ( r= i ). Dans ce cas le le goodwill existe si le profit est supérieur
au rendement normal exigé pour les investissements présentant les
mêmes risques que l’entreprise considérée.
- Le bénéfice économique : Bn
Le bénéfice doit être retraité afin :
• d’évaluer les résultats exceptionnels (HAO)
• de calculer la dotation aux amortissements sur la base de la valeur
actuelle
• d’éliminer les amortissements correspondant aux postes d’actif fictif.
b-Les différentes méthodes
1- Calcul du goodwill par la méthode des praticiens
VE= valeur de l’entreprise
VR= valeur de rendement
ANCC= actif net comptable corrigé
VE= (VR+ ANCC)/ 2
Goodwill= VE – ANCC
2- Calcul du goodwill par la méthode directe capitalisée
(capitalisation du sur profit, méthode anglo saxon)
On considère que investir des capitaux mérite une rémunération
complémentaire (rente au profit généré par l’entreprise)
Le goodwill sera calculé à partir de la différence entre le résultat espéré
et la rémunération de la valeur de base retenue.
VE= valeur de l’entreprise
A= valeur de base (ANCC ou VSB) R= taux de rémunération de la
valeur de base i= taux de capitalisation
B= résultat espéré
Goodwill= (B- (r*A))/ i
VE= ANCC+ goodwill= ANCC + (B- r*A)/ i
3- Calcul du goodwill par actualisation d’une suite de rente
(méthode directe actualisée)
On actualise une suite limitée de rente maximum (5) - Si les rentes
sont constantes on a :
Goodwill= B- r*A*(1-(1+i)-n)/ i
VE= ANCC+ goodwill
4- Calcul du goodwill par la méthode des experts comptables
Le sur profit dégagé se calcule par rapport à la rémunération de la valeur
totale, composé de la somme de la valeur de base du goodwill.
La valeur de base retenue est la VSB. On estime en effet que le goodwill
a été investi et payé par l’acheteur et qu’il convient à ce titre de le
rémunérer.
Goodwill= (B-r(VSB + goodwill(à l’achat de l’entreprise))*(1-(1+i) -
n
)/i VE = goodwill + ANCC.
CHAPITRE II: FUSION-SCISSION-APPORT PARTIEL
D’ACTIFDISSOLUTION LIQUIDATI0N.
I- Fusion
1- Fusion de sociétés
La fusion est une opération par laquelle deux sociétés au moins se
réunissent pour n’en former qu’une seule.
Les types de fusion
Il faut distinguer deux principaux types de fusion :
- Fusion réunion :
Les sociétés A et B apportent intégralement leur patrimoine à une
nouvelle société C Analyse simplifier de l’opération :
Les apports sont rémunérés par la remise de titres C aux associés de A et
de B au prorata de leur droit.
Dissolution des sociétés A et B sans liquidation. Les associés de chacune
de ces sociétés deviennent associé de la société C. des titres C leur sont
attribués en échange de l’annulation des titres A ou B qu’ils détiennent.
- Fusion absorption :
La société absorbée B apporte l’intégralité de son patrimoine à la société
absorbante A. Analyse simplifiée de l’opération
Augmentation du capital de A par apport en nature, les apports sont
rémunérés par la remise de titres A aux associés de B au prorata de leur
droit.
Dissolution de la société B sans liquidation. Les associés de la société B
deviennent associé de la société A. des titres A leur sont attribués en
échange de l’annulation des titres B qu’ils détiennent.
Les différentes phases de la réalisation de la fusion des sociétés
Par simplification nous n’envisagerons que les principales phases d’une
fusion par absorption
entre une société absorbante A et une société absorbée B. les principales
étapes sont les suivantes :
1-Les négociations :
Les représentations des sociétés concernées mettent au point un projet de
fusion 2-L’arrêté du projet de fusion :
Le projet de fusion est arrêté par le conseil d’administration, le directoire,
le ou les gérant de chacune des sociétés.
3- La publicité du projet de fusion :
Un avis du projet de fusion doit être insérer par chacune des sociétés A et
B dans un journal d’annonce légale
4- Le rapport du commissaire à la fusion
5- L’approbation par les assemblées générales extraordinaires des
deux sociétés
6- La publicité de la fusion
Fusion renonciation et la fusion allotissement
Dans le cas où la société absorbante détiendrait des titres de la société
absorbée, elle ne peut pas émettre des titres pour rémunérer la quotte part
des apports qui lui reviennent de plein droit. En conséquence deux
solutions sont possibles juridiquement pour la rédaction de l’acte de la
fusion :
1ere solution: Fusion renonciation :
La société absorbante déclare absorber la totalité de l’actif net de la
société absorbée et renoncer à émettre des titres qui correspondent à ses
propres droits.
2ème solution :Fusion allotissement :
La société absorbante déclare absorber une partie de l’actif net de la
société absorbée (celle qui correspond au droit des autres associés et
reprendre en partage l’autre fraction de l’actif net de la société absorbée
(celle qui correspond à ses propres droits)).
2- La parité et évolution des apports
La parité et la valeur de l’apport ne sont pas nécessairement liées.
a)- la parité ou le rapport d’échange des titres
par simplification nous envisageons le cas d’une fusion par absorption
entre une société absorbante A et une société absorbée B.
Le rapport d’échange entre les titres A à émettre et les titres B à annuler
est calculé ainsi :
Valeur de fusion du titre B / valeur de fusion du titre A = absorbée /
absorbante. La détermination du rapport d’échange doit être guidée par
la recherche de l’équité du rapport de fusion pour les associés A et B.
cette recherche suppose l’évaluation des titres des deux sociétés selon des
critères pertinentes et identiques.
b)- L’évaluation des apports
Dans la comptabilité de la société absorbante les apports ne sont pas
obligatoirement enregistrés à leur valeur réelle. En effet les actifs et les
passifs reçus en apport peuvent être enregistrés selon le cas à la valeur
comptable dans les livres de la société absorbée (hypothèse 1) ; A leur
valeur réelle c’est à dire à la valeur de fusion de la société absorbée
( hypothèse 2.) La parité et la valeur d’apport ne sont donc liées que
lorsque l’apport est enregistré à la valeur réelle.
c)- l’apport net à rémunérer
Dans le cas où la société absorbante ne détient pas de titres de la société
absorbée, l’apport net à rémunérer est égal à la valeur.
En revanche si la société absorbante détient des titres de la société
absorbée, l’apport net à rémunérer correspond à la quotte part de l’apport
total qui revient de plein droit aux autres associés de la société absorbée
d)- la soulte à verser en espèces
La soulte est un versement en espèce effectuée par la société absorbante
aux associés de la société absorbée. Ce versement venant éventuellement
s’ajouter aux titres qui leur sont attribués.
e)- la prime de fusion
La prime de fusion proprement dite est égale à la différence entre le
montant de l’apport net rémunéré en titres et la valeur nominale des titres
attribués aux associés apporteurs.
Le boni de fusion (ou la plus value de fusion) : il ne peut exister que dans
le cas où la société absorbante détient des titres de la société absorbée. Il
est égal à la différence suivante : ‘’valeur d’apport des titres détenus -
valeur comptable de ces même titres’’
3-Traitement comptables des fusions
La fusion absorption entraîne des écritures d’augmentation de capital par
apport en nature chez l’absorbante et des écritures de dissolution chez
l’absorbée.
a) Chez l’absorbante
Dans la comptabilité de la société absorbante les écritures de fusion sont
enregistrées dans l’ordre suivant :
1- Constatation de l’augmentation de capital et de la prime de fusion.
2- Constatation de l’entrée des passifs et des actifs reçus en apport 3-
Elimination des dettes et créances réciproques le cas échéant.
Exemple : La société A absorbe la société B. quatre cas sont envisagés.
Dans chacun d’eux l’apport total est enregistré pour 2 600 000KF (valeur
comptable des actifs et passifs de la société B). il y a 4 000 actions de
25KF de nominal émise par la société absorbante A.
Cas 1 : A n’est pas associé de B et l’apport est intégralement rémunéré
par des titres de A.
Passez les écritures d’augmentation de capital chez A
D: 4611 2 600 000
C : 1012 100 000
C :1051 2 500 000
Cas 2 : A n’est pas associé de B et une soulte de 40 000KF doit être
versée pour rémunérer partiellement l’apport.
Ecritures d’augmentation de capital chez A
D : 4611 2 600 000
C : 1012 100 000
C : 1051 2 460 000
C : 4712 40 000
Cas 3 :A détient 20% des titres de B et l’apport net à rémunérer est
intégralement rémunéré par l’émission des titres de A. les 1 000 titres B
détenus par A sont supposés avoir été acquis pour un montant total de 30
000KF
D : 4611 2 600 000
C : 1012 100 000
C : 1053(1) 1 980 000 (2 500 000-490 000-30 000)
C : 1053(2) 490 000 (2 600 000*20%-30 000) C : 261 30 000
Cas 4 : Identique au cas 3 mais une soulte de 40 000KF doit être versée
pour rémunérer partiellement l’apport net à rémunérer.
Ecritures d’augmentation de capital chez A
D : 4611 2 600 000
C : 1012 100 000
C : 1053 2 430 000
C : 261 30 000
C : 4712 40 000
b) chez l’absorbée
Dans la comptabilité de l’absorbée les écritures de dissolution sans
liquidation permet de constater successivement :
1- La sortie des actifs et passifs apportés à la société absorbante :
2- Les comptes spécifiques suivants sont utilisés en contre partie de
tous les comptes autres que les capitaux propres/
D : constatation de créances sur l’absorbante
C : dans le cas où la fusion génère une plus value de fusion
D : passif à court terme
D : créance sur absorbante (cas de fusion sans plus value) C : actif
D : passif à court terme
D : créance sur absorbante (cas d’existence de plus value)
C : actif
C : plus value
3- Entrée des titres de la société absorbante reçue en rémunération des
apports
D : titres absorbante
C : créances sur absorbante
4- Les droits des associés de la société absorbée
D : capitaux propres
C : 46
Désintéressement des associés de la société absorbée c’est à dire remise
des titres de l’absorbante.
D : 46
C : titres absorbante
LES SCISSIONS
Il y a scission lorsque le patrimoine d’une société est partagé en plusieurs
fractions simultanément transmises à plusieurs existantes ou nouvelles.
La détermination des apports de la société scindée et le calcul des
rapports d’échanges sont effectués de la même manière que lors d’une
fusion. Les associés de la société scindée recevront des actions des
sociétés bénéficiaires des apports en respectant le rapport d’échange pour
tous les associés.
La comptabilisation des apports dans les sociétés qui en bénéficient
s’effectue à la valeur retenue dans le contrat de scission, avec constitution
éventuelle d’une prime.
III- L’APPORT PARTIEL D’ACTIF
C’est une opération par laquelle une société apporte à une autre société
nouvelle ou existante une partie de ses éléments d’actif et reçoit en
échange des titres émis par la société bénéficiaire de l’apport. Il peut
porter sur un ou plusieurs éléments de l’actif (sauf des créances et des
espèces) ou sur une branche entière. La valeur des actifs est appréciée de
la même manière qu’en cas de fusion et la société apporteuse reçoit des
titres de la société bénéficiaire selon un rapport défini.
Ecritures
D : 28
D : 81
C :2..
D : 27/26/50
C :82
Amortissement et dépréciation des immobilisations
Màj le 23 novembre 2016
Les règles d’un amortissement et d’une dépréciation des actifs ont été
sensiblement modifiées par une réglementation récente applicable de manière
obligatoire pour les exercices ouverts à compter du 1er janvier 2005.
C’est quoi un actif amortissable ?
Un actif amortissable est un actif dont l’utilisation par l’entité est déterminable.
Sont amortissables les biens qui ont une durée d’utilisation déterminable :
immobilisations corporelles, sauf les terrains en général ;
immobilisations incorporelles bénéficiant d’une protection juridique, comme les
technologies ayant fait l’objet de brevets ou de licences.
C’est quoi une base amortissable ?
Elle est constituée par la valeur brute de l’actif amortissable de laquelle on
retranche l’éventuelle valeur résiduelle qui peut être définie à la fin de la
période d’utilisation.
Exemple:
Une entreprise acquiert pour 20 000 € un véhicule qu’elle destine à la location.
En vertu d’un accord qui la lie avec son fournisseur, ce véhicule sera repris au
terme des trois années d’utilisation pour 5000 € HT.
La base amortissable à retenir est : 20 000 – 5 000 = 15 000 €. La valeur
résiduelle d’un actif n’est prise en compte pour la détermination du montant
amortissable que lorsqu’elle est à la fois significative et mesurable.
Définition d’un amortissement comptable
L’amortissement d’une immobilisation est la répartition systématique de son
montant amortissable sur sa durée d’utilisation.
✎ Remarque :
Ce n’est donc pas une perte de valeur. La perte de valeur est constatée par
une dépréciation. Une immobilisation amortissable peut également être
dépréciée.
Cette utilisation se mesure par la consommation des avantages économiques
attendus de l’actif. Elle peut être déterminable en termes d’unités de temps ou
d’autres unités d’œuvre lorsque ces dernières reflètent plus correctement le
rythme de consommation des avantages économiques attendus de l’actif.
Exemple:
Une entreprise fait l’acquisition d’une machine d’occasion pour un prix de 20
000 € HT (valeur résiduelle nulle). Pour la durée globale d’utilisation prévue,
on pourra choisir, notamment, entre les trois estimations suivantes :
(1) prorata temporis éventuellement
(2) estimation faite de 6 000 pièces en 3 ans, respectivement 1 500, 2 000 et 2
500 pièces
Le choix sera guidé par la recherche de l’estimation la plus proche de la
consommation des avantages attendus de l’immobilisation.
Le mode linéaire est appliqué à défaut de mode mieux adapté.
Le plan d’amortissement comptable
Le plan d’amortissement est la traduction de la répartition de la valeur
amortissable d’un actif selon le rythme de consommation des avantages
économiques attendus en fonction de son utilisation probable. Le mode
d’amortissement doit traduire au mieux le rythme de consommation des
avantages économiques attendus de l’actif par l’entité. Il est appliqué de
manière constante pour tous les actifs de même nature ayant des conditions
d’utilisation identiques.
Exemple:
Le 15 mars N, une entreprise acquiert une camionnette d’occasion au prix
hors taxe de 45 000 €. La durée d’utilisation de cette immobilisation est fixée à
5 ans. Le bien est mis en service le 20 mars N. Cette entreprise clôture ses
comptes chaque 31 décembre. Le plan d’ amortissement se présentera
comme suit :
(1) L’ amortissement se pratique à compter de la date de mise en service.
(2) 100/5 ans
(3) La base amortissable est la valeur d’origine (moins valeur résiduelle
éventuellement).
(4) Le bien doit être utilisé du 20 mars au 31 décembre, soit 286 jours : 11 en
mars ; 30 en avril, juin, septembre, novembre ; 31 en mai, juillet, août, octobre,
décembre. La durée est en principe exprimée en jours. Pour simplifier, on peut
retenir une durée de 30 jours pour chaque mois entier. On peut également
retenir une année de 365 jours.
La dotation de l’exercice est donc égale à : 45 000 × 20 % × 286/360
(5) Valeur d’origine – Amortissements cumulés
(6) Dotation complémentaire à celle de N : 9 000 – 7 150 ou 45 000 × 20 % ×
(360-286)/360
Amortissements des composants
Cette méthode constitue un traitement obligatoire pour les éléments distincts
d’une immobilisation corporelle. Dans ce cas, les éléments principaux
d’immobilisations corporelles devront être comptabilisés séparément et faire
l’objet d’un plan d’amortissement propre.
Exemple:
Le 1er janvier N, une société a fait l’acquisition d’une machine-outil dont les
caractéristiques sont les suivantes :
– prix d’achat : 80 000 € HT
– durée d’utilisation probable : 10 ans
Cependant, cette machine est équipée d’un appareillage qui doit être changé
tous les 5 ans. Sa valeur, incluse dans le prix total de la machine, est égale à
20 000 €.
Traitement comptable:
1. Sur le plan comptable, la valeur d’origine de cette immobilisation doit être
décomposée ( voir l’article l’acquisition des immobilisations ).
2. Les deux composants doivent être amortis selon leur durée d’utilisation
respective : 10 ans pour la machine elle-même et 5 ans pour l’appareillage.
Pour les grosses réparations (programmes de révision) , le programme de
révision sera un composant amorti sur la durée caractérisant le programme de
révision.
Amortissement comptable et amortissement fiscal
Les cas de divergences entre l’amortissement fiscal et l’amortissement
comptable sont nombreux et correspondent aux cas suivants :
Amortissement dégressif
Le Code général des impôts définit une liste de biens acquis ou produits
pouvant bénéficier de l’amortissement dégressif. Principalement :
matériels et outillages utilisés pour des opérations industrielles de fabrication,
de transformation ou de transport ;
matériels de manutention ;
machines de bureau (à l’exception des machines à écrire sans traitement de
texte) ;
Les biens acquis d’occasion ainsi que ceux dont la durée d’utilisation est
inférieure à trois ans, sont exclus du bénéfice de l’amortissement dégressif.
Ce système est caractérisé par l’application d’un taux constant à une valeur
dégressive. Le taux est égal au taux « linéaire » multiplié par un coefficient
variant selon la durée de vie du bien :
L’amortissement comptable étant déterminé selon un mode linéaire ou non
linéaire, le plan d’amortissement d’un bien ouvrant droit fiscalement à
l’amortissement dégressif se présentera comme suit :
(1) 20 600 × 35 % × 7/12 (en mois à compter du 1er jour du mois d’acquisition)
(2) 20 600 × 20 % × 185/360 (en jours à compter de la date de mise en
service)
(3) 20 600 × 20 % × 175/360
✎ Remarque
Dans ce tableau, l’amortissement comptable pourrait également être
calculé sur la base d’unités d’œuvre.
L’amortissement exceptionnel
Certains biens peuvent bénéficier d’un amortissement fiscalement déductible
sur douze mois selon le mode linéaire. Cela concerne principalement :
les logiciels acquis ;
les matériels destinés à économiser l’énergie acquis ou fabriqués avant le 1er
janvier 2004 ;
les investissements en faveur de l’environnement acquis ou fabriqués avant le
1er janvier 2004. Notamment les immeubles anti pollution, les matériels
destinés à lutter contre le bruit, les véhicules non polluants (énergie électrique,
Gaz de Pétrole Liquéfié, Gaz Naturel Véhicules).
Exemple:
L’entreprise PLB a acquis le 1er mars N un véhicule électrique pour 15 000 e
qu’elle souhaite amortir sur 4 ans tout en profitant de l’amortissement
exceptionnel auquel ouvre droit ce bien.
(1) 15 000 × 10/12 = 12 500 (en mois à compter du 1er jour du mois
d’acquisition)
(2) 15 000 × 25 % × 300/360 = 3 125 (en jours à compter de la date de mise
en service)
Amortissement comptable calculé selon des données
techniques (unités d’œuvre)
Sur le plan fiscal, ce mode d’amortissement est admis (il est alors dénommé
amortissement variable) s’il est justifié. Dans ce cas, il n’y a (en général) pas
de divergence entre l’amortissement fiscal et l’amortissement comptable.
Cependant, l’utilisation d’unités d’œuvre peut conduire certaines années à un
montant d’amortissement comptable inférieur à l’amortissement fiscal
minimum (amortissement calculé selon le mode linéaire). Il faut constituer des
amortissements dérogatoires pour ne pas perdre la déductibilité de
l’amortissement fiscal. L’amortissement d’un bien sera déterminé comme suit :
La durée d’amortissement
Les entreprises doivent choisir une durée d’amortissement (comptable)
conformément à leur utilisation du bien. Cette durée d’utilisation peut être
différente de la durée de vie probable des biens retenue sur le plan fiscal.
✎ Remarque
Cette divergence peut ne pas exister pour les PME/PMI qui sont autorisées,
par un avis du CNC, à retenir les durées de vie probables pour
l’amortissement économique (immobilisations non décomposables). Les PME
concernées sont celles pour lesquelles 2 des 3 critères suivants ne sont pas
dépassés :
Total bilan = 3 650 000 e ;
Chiffre d’affaires = 7 300 000 €;
Nombre de salariés = 50.
◆ Exemple 1 : la durée d’utilisation (comptable) est supérieure à la durée de
vie probable (fiscale)
L’amortissement comptabilisé va être inférieur à l’amortissement fiscalement
déductible. Deux solutions sont possibles :
– Solution comptable : comptabiliser l’écart d’amortissement en
amortissement dérogatoire.
– Solution fiscale : la durée réelle d’amortissement est tolérée sauf cas
manifestement abusif.
La solution fiscale devrait être privilégiée.
Exemple 2 : la durée d’utilisation (comptable) est inférieure à la durée de vie
probable (fiscale)
L’amortissement comptabilisé va être supérieur à l’amortissement fiscalement
déductible. Les entreprises doivent procéder à la réintégration extra-comptable
de la fraction des amortissements qui excède le montant des amortissements
fiscalement déductibles. La fraction reportée sera admise en déduction soit :
– lors de la cession ou de la mise au rebut du bien ;
– extra-comptablement de manière linéaire sur la durée résiduelle d’usage
(exemple ci-dessous).
L’existence d’une valeur résiduelle
Sur le plan fiscal, la base de l’amortissement correspond au prix de revient de
l’immobilisation. La prise en compte d’une valeur résiduelle n’est donc pas
admise. Le plan d’amortissement devra donc se présenter comme suit :
À fin N + 4, la VNC du bien est égale à : 30 000 – 22 800 = 7 200, soit sa
valeur résiduelle. Les amortissements dérogatoires seront soldés en cas de
sortie d’actif.
Autres cas
Ces cas de divergences peuvent se cumuler. Par exemple :
– une immobilisation comportant une valeur résiduelle bénéficiant fiscalement
du mode dégressif et amortie économiquement selon le mode linéaire,
– une immobilisation bénéficiant de l’amortissement dégressif sur 8 ans et
amortie économiquement en linéaire sur 5 ans.
La comptabilisation de l’amortissement
Les amortissements sont constatés lors de la clôture annuelle. Cette
comptabilisation est obligatoire.
Amortissement comptable
Amortissement fiscal et comptable
✎ Remarque
À la clôture d’un exercice, on comptabilise globalement la dotation
aux amortissements relative à toutes les immobilisations amortissables
détenues par l’entreprise.
La dépréciation des actifs amortissables
Détermination de la dépréciation
Les entreprises doivent apprécier à chaque clôture si les immobilisations
amortissables ont perdu de la valeur. Cette dépréciation est déterminée à
l’aide de tests de dépréciation qui consistent à comparer la valeur comptable à
la valeur actuelle des biens concernés. Ces tests sont effectués s’il existe des
indices de dépréciation.
Exemples :
1) La valeur actuelle d’un véhicule peut être établie à partir de l’argus qui
donne une valeur de marché.
2) De nouvelles technologies rendent moins performantes les machines
utilisées actuellement, ce qui fait baisser leur valeur de marché.
Un actif amortissable est donc :
– amorti pour constater la consommation des avantages attendus ;
– éventuellement déprécié si sa valeur actuelle est inférieure à sa valeur
comptable.
Exemple :
Une machine a été acquise 10 000 € et amortie pour 2 000 € au 31
décembre/N (1re clôture).
Cependant, une estimation d’expert fait ressortir une valeur de 7 000 € à cette
même date. Il faut alors constater une dépréciation pour : (10 000 – 2 000) – 7
000 = 1 000 €.
Pour l’exercice, la machine aura été :
– amortie pour 2 000 € ;
– dépréciée pour 1 000 €.
Sa valeur nette comptable est alors égale à : 10 000 – 2 000 – 1 000 = 7 000 €
Comptabilisation de la dépréciation
Exemple : Pour le bien ci-dessus, au 31 décembre/N