Évaluation Environnementale Secteur Minier
Évaluation Environnementale Secteur Minier
Environnementale et Sociale
du Secteur Minier
au Cameroun
Document Annexe au Rapport – Janvier 2016
Table des Matières
Etude conduite par Adam Smith International en partenariat de sous-traitance avec le cabinet JMN Consultant.
Remerciements:
L’équipe du consultant remercie tout particulièrement le coordonnateur du PRECASEM et son équipe, et le Ministère
des Mines et de l’Industrie, pour la confiance accordée et la franche et cordiale collaboration qui ont prévalues tout au
long de la conduite du processus d’évaluation stratégique environnementale du Programme PRECASEM et du secteur
minier du Cameroun. Le consultant remercie les membres du Comité de Pilotage pour leur implication et la collaboration
avec les membres de l’équipe d’experts. Il remercie l’équipe de la Banque Mondiale pour la confiance qui leur a été
accordée et l’opportunité donnée de réaliser pour le PRECASEM la première évaluation de ce type au Cameroun,
ouvrant la voie sur une nouvelle manière de faire de la planification sectorielle. Enfin, le consultant remercie
chaleureusement toutes les parties prenantes publiques, privées et société civile qui se sont impliquées et ont acceptées
de travailler avec ses experts et assistants tant sur le terrain que lors des ateliers nationaux, lors des enquêtes, des
focus groups, des travaux spécifiques, etc. Que tout le monde trouve ici l’expression de notre gratitude.
ESES I
Acronymes/Abréviations
ABN Autorité du Bassin du Niger
ACES Audit de Conformité Environnementale et Sociale
AEA Autorisation d’Exploitation Artisanale
AES Audit Environnemental et Social
AP Aire Protégée
APV-FLEGT Accord de Partenariat Volontaire - Forest Law Enforcement Governance and Trade
ASI Adam Smith International
BBL Baril (pétrole)
BDES Base de Documentation Environnementale et Sociale (de l’entreprise)
BIP Budget d’Investissement Public
BM Banque Mondiale
BNCAM Brigade Nationale de Contrôle des Activités Minières
BRGM Bureau de Recherche Géologique et Minière
BTP Bâtiments et Travaux Publics
CAC Comité Administratif de Coordination
CADHP Convention Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples
CAMINEX CAmeroon MINeral Exploration
CAPAM Cadre d’Appui et de Promotion de l’Artisanat Minier
CARPA Conseil d’Appui à la Réalisation des Partenariats Public-Privé
CAWFHI Comité scientifique et technique et comité pilotage projet Transfrontalier Trinational Dja-Odzala-
Minkebe (TRIDOM)
CBLT Commission du Bassin du Lac Tchad
CC Cahier des Charges
CCNUCC Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique
CCSPM Cercle de Concertation de la Société civile partenaire du MINFOF/MINEP
CDB Convention sur la Diversité Biologique
CED Centre pour l’Environnement et le Développement
CEEAC Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale
CEFDHAC Conférence des Ecosystèmes de Forêts Denses et Humides d’Afrique Centrale
CEMAC Communauté Economique et Monétaire d’Afrique Centrale
CFC Chloro Fluoro Carbures
CGES Cadre de Gestion Environnemental et Social
CICOS Commission Internationale du bassin Congo-Oubangui-Sangha
CIME Comité InterMinistériel de l'Environnement
CITES Convention on International Trade in Endangered Species (Convention sur le commerce international
des espèces sauvages menacées d'extinction)
C&K Mining Cameroon and Korea Mining
CLCD Convention sur la Lutte Contre la Désertification
CLIP Consentement Libre, Informé et Préalable
CM Code Minier
CNCEDD Commission Consultative pour l’Environnement et le Développement Durable
CNPS Centre National de Prévoyance Sociale
CO2 Gaz carbonique
COGERMABO COmité de GEstion de Redevance Minière Artisanale de Betare-Oya
COMIFAC Conférence des Ministres en charge des Forêts d’Afrique Centrale
CPAR Corrective Preventive Action Request
CPPA Cadre de planification pour les peuples autochtones
COREP Commission Régionale des Pêches du Golfe de Guinée
COTCO Cameroon Oil Transportation Company
CPCIE Cahier des Procédures de Communications Internes et Externes
CTSF Comité Technique de Suivi du Forum (PRECASEM)
DB Diversité Biologique
DG Direction de la Géologie
DI Direction de l’Industrie
DFID Department For International Development (UK)
DMA Drainage Minier Acide
DMG Direction des Mines et de la Géologie (MINMIDT)
DSCE Document de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi (2010-2020)
ESES II
DSO Direct Shipping Ore (minerai directement exportable en l’état)
DSRP Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté
ECOFAC ECOsystèmes Forestiers d’Afrique Centrale
EF Etude de Faisabilité
EFIR Exploitation Forestière à Impacts Réduits
EIES Etude d’Impact Environnemental et Social
EPF Etude de PréFaisabilité
EPI Equipement de Protection Individuelle
ERAIFT Ecole Régionale d’Aménagement Intégré des Forêts Tropicales
ESES Etude Stratégique Environnementale et Sociale
FDH Forêt Dense Humide
FDL Fonds de Développement Local
FEICOM Fonds spécial d’Equipement et d’Intervention interCOMmunale
FGF Facilité pour la Gouvernance Forestière
FLEGT Forest Law Enforcement Governance and Trade
FMI Fonds Monétaire International
FNUF Forum des Nations Unies sur les Forêts
FSC Forest Stewardship Council
GAF Organisme allemand specialise dans la cartograhie et le suivi du couvert forestier
GEF Global Environmental Fund
GES Gaz à Effet de Serre
GFBC Groupement de la Filière Bois du Cameroun
GICAMINES Groupe d’Initiative Commune des Artisans des MINES
GIEC Groupe Intergouvernemental des Experts sur le Climat
GRN Gestion des Ressources Naturelles
GSAf Geological Society of Africa
GSEAF Groupe de Spécialistes de l'Eléphant d'AFrique
HEVECAM HEVEa du CAMeroun
SHST Service Hygiène et Sécurité au Travail
ICPE Installation Classée pour la Protection de l'Environnement (France)
IDH Indice de Développement Humain
INS Institut National de la Statistique
IRGM Institut de Recherche Géologique et Minière
IRAD Institut de Recherche Agricole pour le Développement
IST/VIH-SIDA Maladies Sexuellement Transmissibles et VIH-SIDA
ITIE Initiative pour la Transparence des Industries Extractives
JMN Cabinet JMN Consultant
KPDC Kribi Power Development Company (Centrale thermique à gaz de Kribi)
LAGA Last Great Ape Organization
LCES Liste de Contrôle Environnementale et Sociale
LCD Lutte Contre la Désertification
LPM Lettre de Politique Minière
MCO Mesures de Contrôles Opérationnelles
MDP Mécanisme de Développement Propre
MGES Manuel de Gestion Environnementale et Sociale
MINADER Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural
MINAS Ministère des Affaires Sociales
MINATD Ministère de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation
MINDCAF Ministère des Domaines, du Cadastre et des Affaires Foncières
MINEE Ministère de l’Eau et de l’Énergie
MINEPAT Ministère de l’économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire
MINEPDED Ministère de l’Environnement, de la Protection de la Nature et du Développement Durable
MINFI Ministère des Finances
MINFOF Ministère des Forêts et de la Faune
MINMIDT Ministère des Mines, de l’Industrie et du Développement Technologique
MINTP Ministère des Travaux Publics
MNV Mesure, Notification et Vérification
NAMA (MANA) Nationaly Appropriate Mitigation Actions/ (Mesures d’Atténuations Nationales Appropriées)
NEPAD Nouveau Programme Economique pour le Développement de l'Afrique
NIES Notice d’Impact Environnemental et Social
OAB Organisation Africaine du Bois
OCFSA Organisation pour la Conservation de la Faune Sauvage d’Afrique
ESES III
OSOES Organigramme de la Structure Opérationnelle Environnementale et Sociale (de l’entreprise)
OFAC Observatoire des Forêts d’Afrique Centrale
OI Observateur Indépendant
OIT Organisation Internationale du Travail
OLB Origine et Légalité des Bois
OMS Organisation Mondiale de la Santé
ONACC Observatoire National sur les Changements Climatiques
ONG Organisation Non Gouvernementale
OP Operational Policies (Politiques Opérationnelles) (BM)
OSC Organisation de la Société Civile
PA Peuple autochtone
PAFN Programme d’Action Forestier National
PAFT Plan d’Action Forestier Tropical
PANA-CC Plan d’Action National d’Adaptation au Changement Climatique
PANERP Plan d’Action National Energie pour la Réduction de la Pauvreté
PAN-LCD Programme d’Action National de Lutte Contre la Désertification
PAR Plan d’Atténuation et de Réhabilitation
PARAC Plan d’Action Régional pour l’Afrique Centrale
PASR Plan d’Acquistion de Terres et de Compensation
PAU-FTH Plan d’Action d’Urgence de la Forêt Tropicale Humide
PCI Principes Critères et Indicateurs
PDC Plan de Développement Communautaire
PDCA Plan, Do, Check, Act (méthode d’élaboration de SGES)
PDR Plan de Développement Routier
PEBO Permis d’Exploitation du Bois d’Œuvre
PERENCO Société de production de gaz naturel
PFNL Produit Forestier Non Ligneux
PGB Plan de Gestion du Bruit
PGDB Plan de Gestion des Déchets Biomédicaux
PGEA Plan de Gestion des Emissions Atmosphériques
PGES Plan de Gestion Environnemental spécifique
PGEs Plan de Gestion Environnemental et Social
PGEU Plan de Gestion des Eaux Usées
PGHU Plan de Gestion des Huiles Usagées
PGMRD Plan de Gestion des Matières Résiduelles et Dangereuses
PGRL Plan de Gestion des Rejets de Laboratoires
PGSs Plan de Gestion Social spécifique
PGV Plan de Gestion des Vibrations
PIB Produit Intérieur Brut
PIFS Programme Intégré de Formation et de Sensibilisation (de l’entreprise)
PK Processus de Kimberley
PME Petite et Moyenne Entreprise
PNAE Programme National d’Action Environnementale
PNDP Programme National de Développement Participatif
PNGE Plan National de Gestion de l’Environnement
PNVRA Programme National de Vulgarisation et de Recherche Agricole
PPAV Plan pour les Peuples Autochtones Vulnérables
PPDP Pygmy Peoples Development Plan
PPES Plan de Protection Environnemental du Site
PPP Partenariat Public-Privé
PRECASEM Projet de REnforcement des CApacités du SEcteur Minier
PSFE Programme Sectoriel Forêts et Environnement
PTF Partenaire Technique et Financier
PUE Plan d’Urgence Environnementale (de l’entreprise)
RAAE-ES Rapport d’Activité Annuel de l’Entreprise sur le plan Environnemental et Social
RAFM Réseau Africain de Forêts Modèles
RAMSAR Convention relative aux zones humides d'importance internationale
RAPAC Réseau des Aires Protégées d’Afrique Centrale
RCA République CentrAfricaine
RDPC Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais
REDD+ Réduction des Emissions dues à la Déforestation et à la Dégradation des forêts (+ : avec inclusion de la
Gestion Durable des Forêts, la conservation de la biodiversité et l’accroissement des stocks de carbone).
ESES IV
RELUFA REseau de LUtte contre la FAim au Cameroun
REPAR REseau des PARlementaires pour la gestion durable des écosystèmes forestiers d'Afrique
Centrale
RGPH Recensement Général de la Population et de l’Habitat
RNB Revenu National Brut
RSE Responsabilité Sociétale/Sociale des Entreprises
SDSR Stratégie de Développement du Secteur Rural
SGES Système de Gestion Environnementale et Sociale
SIF Stratégie Intégrée de Financement
SIG Système d’Information Géographique
SMES Système de Management Environnemental et Social
SNATDD Schéma National d’Aménagement du Territoire et du Développement Durable
SNH Société Nationale des Hydrocarbures
SNOM Schéma National d’Orientation Minière
SINOSTEEL Société chinoise d’exploration minière
SOCAPALM SOCiété Agroindustrielle de production de PALMier à huile
SPE Secrétariat Permanent à l'Environnement
SSM Stratégie du Secteur Minier
TdR Termes de Référence
TNS Tri-National de la Sangha
TRIDOM (conservation de la biodiversité) TRansfrontalière dans l’Interzone de Dja-Odzala-Minkébé (Cameroun,
Congo et Gabon)
UFA Unité Forestière d’Aménagement
UICN Union Internationale pour la Conservation de la Nature
CNUCED Conférence des Nations Unies sur le Commerce Et le Développement (UNCTAD United Nations
Conference on Trade and Development)
WCS Wildlife Conservation Society
WWF Fonds Mondial pour la Nature
WRI World Resources Institute
ESES V
1. Eléments du cahier des charges
1
Il reste à arbitrer ce qui doit être pris en compte par le secteur minier mécanisé.
ESES 6
[Link] d’élaboration des PGES de sites miniers
Les projets miniers industriels et mécanisés, doivent s’engager sur le plan environnemental et social,
dans les différentes phases de la vie du projet, à savoir (7 phases) :
1. phase de préparation : sondages, faisabilité, acquisition, convention, infrastructures d’accès et
d’énergie…;
2. phase de chantier : installation du carreau de mine, des infrastructures connexes, des villages des
employés… ;
3. phase d’exploitation : extraction transformation, conditionnement, exportation… du minerai ;
gestion des flux de main d’œuvre, d’intrants, d’énergie, d’effluents et de déchets… ; mise en
œuvre et suivi des mesures de sauvegarde ;
4. phase d’agrandissement (le cas échéant) : extension du carreau de mine, augmentation de
capacité des unités industrielles, installation d’usines de 2e ou 3e transformation… ;
5. phase de fermeture : arrêt, remblaiement, végétalisation, mise aux normes, suivi des espaces
fermés, abandonnés… ;
6. phase de post-fermeture : suivi des sites fermés et réhabilités, et de leurs installations connexes.
7. phase de réouverture (le cas échéant) : cf. phases 1, 2, 3, ci-dessus.
8. … pour développer leur Plan de gestion environnementale et sociale (PGES) dont le but est :
de respecter le cadre réglementaire applicable au projet, notamment le CM2 ;
d’atténuer les impacts négatifs du projet sur le milieu biophysique et le milieu humain, notamment
en référence aux différents PGE et PGS spécifiques (PGEs et PGSs) ;
d’assurer la surveillance des activités et le suivi des impacts du projet, notamment via du
personnel spécifique en charge de ces tâches ;
d’apporter des correctifs ou des améliorations nécessaires selon le cas, dans une approche
vertueuse d’amélioration constante ;
de maximiser les retombées positives du projet, notamment au profit de l’environnement et des
aspects sociaux et économiques locaux.
Les PGES d’entreprises permettront ainsi de s’assurer de la mise en œuvre des bonnes pratiques
utilisées dans le secteur minier pour atténuer les impacts du projet ou les bonifier. De cette façon, le
PGES devient un outil intégrateur des aspects environnementaux et socio-économiques liés au projet
pendant son existence, tout en minimisant leurs impacts. Au mieux, les PGES doivent viser le respect
de la norme ISO 14 001 reconnue internationalement, relative notamment :
aux mesures d’atténuation, exigences, plans spécifiques de gestion environnementale et
procédures à mettre en œuvre ;
aux indicateurs et mesures de contrôle et de suivi ;
aux rôles et responsabilités des différents intervenants en matière de gestion environnementale
et sociale.
Idéalement, les projets miniers de grande envergure sont appelés à se conformer à la Norme
ISO 26000, qui intègre dans le fait les critères de la norme ISO 14001, mais aussi les questions
sociales et sociétales de manière plus large.
2
CM : Code minier
ESES 7
1.2.2. Récapitulatif des thèmes, documents et plans à prendre en compte, dans les clauses des cahiers des charges des entreprises
candidates aux conventions minières
Le contenu et les sigles du tableau sont précisés pages suivantes.
8 ESES
CLAUSES 1) ENTREPRISES 2) ENTREPRISES 3) ENTREPRISES OBSERVATIONS
PAR MILIEU / CIBLE INDUSTRIELLES ARTISANALES ARTISANALES
et PETITE MINE SEMI-MECANISEES
Végétation, Habitats, Faune, Idem + PGE Idem (avec chapitre Idem. Idem.
Biodiversité : « Végétation …»).
Documents de cadrage : SSS, LCES SSS, LCES LCES Disponibles sur le site du MINAS, du
MINEPDED et du MINMIDT
Documents types pour les PGES, MGES, PPES PGES, MGES, PPES NIE
porteurs de projets :
2. Au niveau local : sites miniers :
Déplacements : OSOES, BDES, CPIE, PIFS, CLIP, DUP, PRR Application de la Pour les entreprises du type 1) et 2) :
PUS, MCO, réglementation, chapitres spécifiques du PGES rendus
CLIP, DUP, PRR, ACES contrôlée par accessibles sur le Web.
l’Administration ; NIE
Sécurité : Normes sécurité et santé Port des EPI ; PU, Port des EPI, NIE, Pour les entreprises du type 1) et 2) :
spécifiques aux mines (inclus Normes OIT Normes OIT3 chapitres spécifiques du PU rendus
EPI) ; PU ; Normes OIT accessibles sur le Web.
Conflits : CPIE, PIFS, OSOES, BDES, CPIE, PIFS, BDES, Application de la Pour les entreprises de type 1) et 2)
MCO, ACES, ACES réglementation, anticiper les risques de conflits internes et
contrôlée par externes
3
OIT : Organisation Internationale du Travail
9 ESES
CLAUSES 1) ENTREPRISES 2) ENTREPRISES 3) ENTREPRISES OBSERVATIONS
PAR MILIEU / CIBLE INDUSTRIELLES ARTISANALES ARTISANALES
et PETITE MINE SEMI-MECANISEES
l’Administration
Santé : Couverture Maladie et Couverture accident ; Boite à pharmacie Pour les entreprises de type 1) et 2)
Accident ; Infirmerie sur site Infirmerie à proximité ; d’urgence ; Appui anticiper l’accroissement des risques
fonctionnelle ; Normes OIT Boite à pharmacie CAPAM sanitaires et de la population
d’urgence ; Normes OIT
Education : PIFS ; PIFS Sans objet Pour les entreprises de type 1) et 2)
anticiper les besoins de formation et
d’éducation
Mœurs et coutumes : PPA, PPAV, Convention PPA, convention Application de la Pour les entreprises de types 1) et 2)
UNESCO UNESCO réglementation préserver les coutumes traditionnelles
Sites culturels : Convention UNESCO, Convention UNESCO Application de la idem
règlementation
Groupes vulnérables : PPA, PPAV PPAV, Sans objet Pour les entreprises de type 1) et 2)
développer des mesures appropriées
pour les peuples vulnérables
ASPECTS ECONOMIQUES :
1. Au niveau stratégique : PRECASEM et des projets d’encadrement du secteur minier :
Documents de cadrage : Vision 2035, DSCE, SSM, Vision 2035, DSCE, Vision 2035, DSCE, Disponibles sur le site du PM, du
SNATDD, PAN/LCD, SSFF, SSM, SNATDD SSM, SNATDD MINEPDED, du MINADER, du MINFOF,
SSDR du MINEPAT et du MINMIDT
Documents types pour les PGES, PRR, PA,, EF, DUP, PGES, PRR, PA, EF, NIE Disponible sur les sites internet des
porteurs de projets : PPA, PPAV, PCL PPA, PCL entreprises de type 1) et 2)
2. Au niveau local : sites miniers :
Aménagement du territoire : SRATDD, PDC, PDL, PDI, SRATDD, PDC, PDL PDL Prendre en compte les plans existants au
PMI niveau de l’entreprise minière
Agriculture : PSA, PDAP PSA Application de la Pour les entreprises de type 1) et 2)
règlementation anticiper l’augmentation de la demande
10 ESES
CLAUSES 1) ENTREPRISES 2) ENTREPRISES 3) ENTREPRISES OBSERVATIONS
PAR MILIEU / CIBLE INDUSTRIELLES ARTISANALES ARTISANALES
et PETITE MINE SEMI-MECANISEES
alimentaire
Filière forêt : PRDR PR Application de la Pour les entreprises de type 1) et 2)
réglementation, NIE compenser les déboisements et les
émissions de GES
Développement urbain : SRATDD, PDC, PDL SRATDD, PDL Sans objet Pour les entreprises de type 1) et 2),
anticiper la croissance démographique
locale et ses besoins
Energie : SRATDD, EF, PDI EF, PDI Sans objet Pour les entreprises de type 1) et 2) :
renforcer le réseau électrique local
Transport : SRATDD, EF, PDI EF, PDI Sans objet Pour les entreprises de type 1) et 2) :
renforcer le réseau routier local
Finance : SRATDD, PDC, PDL, PDI PDL, PDI Sans objet Pour les entreprises du type 1) et 2) :
appuyer la création d’IMF et/ou Agence
bancaire
MISE EN ŒUVRE :
Prise en charge financière : Compagnies minières. Sociétés minières + Subventions de l’Etat Pour 1) et 2) : définie précisément dans
Subventions de l’Etat. avec appui du CAPAM les CC4.
Montage institutionnel : Compagnies minières. Sociétés minières Avec appui du CAPAM Pour 1) et 2) : défini précisément dans les
CC
Suivi environnemental et social : Compagnies minières + Compagnies minières + MINMIDT/ MINEPDED Pour 1) et 2) : défini précisément dans les
MINMIDT/ MINEPDED MINMIDT/ MINEPDED + CAPAM CC
+ CAPAM
Suivi de mise en œuvre et Compagnies minières + Compagnies minières + MINMIDT/ MINEPDED Pour 1) et 2) : défini précisément dans les
contrôles : MINMIDT/ MINEPDED / MINMIDT/ MINEPDED / / CAPAM + FEICOM + CC
MINEPAT + FEICOM CAPAM + FEICOM Commune
4
CC : Cahier des Charges
11 ESES
1.3. Système de Management Environnemental et Social (SMES) des
entreprises industrielles
Pour les entreprises industrielles seulement (dans un premier temps), lesquelles ont l’obligation de
relever des normes internationales du secteur, un système de management environnemental et social
(SMES) doit être mis en place pour gérer les aspects environnementaux durant toutes les phases du
cycle d’existence de la mine. Il s’agit d’un outil de gestion structuré, articulé au PGES, lui permettant
de s’organiser de manière à réduire ses impacts sur l’environnement et les aspects sociaux. La norme
internationale ISO 14 0015 prescrit ainsi les exigences relatives à un SMES, permettant à une
entreprise de formuler une politique et des objectifs prenant en compte les exigences législatives
locales et internationales, ainsi que les informations relatives aux impacts environnementaux
significatifs.
L’élaboration de la politique environnementale et sociale interne à l’entreprise est donc un acquis
préalable indispensable pour sous-tendre concrètement sa responsabilité sociétale (RSE) et permettre
la mise en œuvre et l’amélioration de son SMES. A cet égard, elle doit refléter l’engagement de
l’entreprise à se conformer aux exigences légales applicables, à s’engager dans la prévention de la
pollution et dans l’amélioration continue de son SMES. Après la mise en service de la mine et ce,
pendant une durée suffisante pour évaluer l’efficacité du SMES, l’entreprise peut éventuellement
envisager de demander la certification ISO 14001 pour le projet.
La mise en œuvre du SMES se base sur la méthode du PDCA (Plan-Do-Check-Act)6 préconisée par
la norme ISO 14 001 et regroupe ainsi la planification (Plan) des objectifs et des processus
nécessaires à l’implantation du SMES, la mise en œuvre (Do) de ces processus, le contrôle et
l’évaluation (Check) de ces processus, et la mise en place d’actions correctives et complémentaires
(Act), permettant d’améliorer de manière continue la performance environnementale et sociale de
l’entreprise par l’entremise de son SMES :
Planification (« Plan ») :
L’élément de planification du SMES doit couvrir les quatre aspects suivants :
l’identification des aspects environnementaux significatifs liés au projet ;
l’identification des exigences réglementaires applicables ;
la détermination d’objectifs et de cibles quantifiables visant à réduire les impacts significatifs ;
le développement de programmes environnementaux et sociaux décrivant les ressources
nécessaires, le personnel responsable de la mise en œuvre de ces programmes et un
échéancier de réalisation.
Mise en œuvre (Do ») :
La mise en place du SMES doit permettre de suivre et de valider les impacts environnementaux qui
auront été évalués dans le cadre de l’EIES du projet. De plus, son application doit assurer le contrôle
et la maîtrise des impacts dans le respect du cadre réglementaire applicable et des bonnes pratiques.
Finalement, le suivi des impacts permettra une amélioration continue des pratiques et, ainsi, une
réduction conséquente des impacts environnementaux. La mise en application du SMES nécessite
donc plusieurs éléments, dont :
la vérification de la disponibilité des ressources (humaines, financières, infrastructures, etc.) ;
une structure organisationnelle (OSOES) qui précise les rôles et les responsabilités de chacun à
l’intérieur des programmes environnementaux ;
un programme intégré de formation et de sensibilisation (PIFS) ;
5
[Link]
6
[Link]
ESES 12
un cahier des procédures de communications internes et externes (CPCIE) ;
un base de documentation environnementale et sociale opérationnelle (BDES) ;
des mesures de contrôle opérationnelles (MCO) ;
un plan d’urgence environnementale (PUE).
Contrôle et évaluation (« Check ») :
Le contrôle et l’évaluation du SMES doivent être encadrés par :
la surveillance et la mesure des activités et des opérations qui peuvent avoir un impact
environnemental et social (MCO) ;
l’établissement des responsabilités quant à la gestion des non-conformités, des actions
correctives et préventives (OSOES) ;
le maintien d’une base de données regroupant des enregistrements liés au SMES (BDES) ;
la mise en place d’un programme interne de vérification du SMES (MCO).
Actions (« Act ») :
La revue périodique du SMES doit être réalisée par la direction de l’entreprise, afin de permettre son
amélioration continue, par la revue :
de la politique environnementale et des engagements correspondants ;
de sa performance à l’égard des objectifs environnementaux ;
des conclusions et plans d’action résultant des vérifications et auto-évaluations périodiques ;
de l’applicabilité du système de gestion (selon les pressions du marché, les exigences
réglementaires nationales et internationales qui peuvent évoluer, les structures administratives et
l’organisation, les processus et procédures de fonctionnement du site, les technologies en cours
de développement, les attentes des parties intéressées et des parties prenantes impliquées dans
le projet, les recommandations et plans d’actions correctifs élaborés à partir des enquêtes
relatives aux accidents et incidents survenus, l’adéquation des ressources pour atteindre les
objectifs et buts fixés, les exigences de compte-rendu et de communication…).
Les aspects environnementaux et légaux ainsi que les processus, objectifs, cibles, rôles et
responsabilités, figurant dans le SMES, doivent être revus et modifiés, si cela est nécessaire, afin
d’intégrer les améliorations requises, suite à la tenue des audits de conformité.
Les résultats relatifs à la performance du SMES seront régulièrement communiqués aux employés, à
l’équipe de gestion, aux fournisseurs et aux parties prenantes des communautés locales, pour leurs
permettre de mesurer leur impact environnemental et social.
ESES 13
Trois phases doivent être prévues pour la réalisation du PGES de projet : la planification, la mise en
œuvre et le contrôle et le suivi.
Phase 1 : planification :
o Analyse environnementale et sociale :
Les EIES réalisées dans le cadre de la réglementation nationale sur l’étude d’impact, doivent
permettre d’établir les principaux enjeux environnementaux et sociaux associés au projet, des
exigences légales et réglementaires applicables, des meilleures pratiques environnementales dans le
domaine, les réponses aux situations d’urgences survenues dans des contextes similaires. Ce type
d’analyse constitue la base documentaire des PGES.
o Politique environnementale :
Les entreprises industrielles minières doivent avoir rédigé leur politique environnementale propre,
laquelle sera un des éléments guide pour formuler leur PGES. Cette politique devra spécifier que
l’entreprise adhère bien aux principes du développement durable, en considérant les aspects socio-
économiques, environnementaux et économiques de ses opérations (et en particulier, par exemple, le
travail avec les communautés locales pour maximiser les retombées positives de ses activités), son
engagement à minimiser ses impacts sur l’environnement et à protéger la santé et la sécurité de ses
employés et des citoyens, tout en bâtissant un projet économiquement viable.
ESES 14
annuellement à la direction de l’entreprise, pour indiquer le niveau de conformité et les éléments à
améliorer le cas échéant.
o Revue de PGES et amélioration :
De façon périodique, les entreprises doivent également revoir leurs PGES, afin d’en assurer une
amélioration continue. À cette étape, les aspects environnementaux, sociaux et légaux, ainsi que les
processus, objectifs, cibles, rôles et responsabilités, figurant dans le MGES (indicateurs
environnementaux et sociaux) seront revus et modifiés, si nécessaire, afin d’intégrer les améliorations
requises suite à la tenue des ACES.
7
Lorsque les documents de LPM et de SSM seront élaborés par le pays
ESES 15
Les PGEs doivent être réévalués et révisés périodiquement, au besoin, pour les phases de fermeture
et de post-fermeture de projet.
8
Quand elle sera disponible pour la région considérée
ESES 16
Plan de Réinstallation et Relocalisation (PRR) ;
Plan de Gestion des Parties Prenantes ;
Plan de Développement Communautaire ;
Plan Contenu Local ;
Plan pour les Peuples Autochtones ;
Plan d'Acquisition des Terres et de Compensation ;
Plan de Gestion des Site Archéologiques et du Patrimoine culturel;
Plan d’Hygiène ;
Plan de Sûreté et de Sécurité Communautaire ;
Plans en matière de sécurité, santé, éducation, formation, sensibilisation.
Rapport environnemental et social de l’entreprise dans son rapport annuel (indicateurs) ;
Principes de participation des communautés locales aux processus de décision et pour faciliter la
participation de la société civile, non seulement à l’ITIE, mais aussi à la revue des EIES et aux
consultations et des enquêtes publiques réalisées dans le processus d’allocation des permis ;
Principes présidant au partage des bénéfices et mécanisme de redistribution de revenus
sectoriels au niveau national (fonds minier…);
Idem au niveau décentralisé (fonds de développement local – FDL, fonds communautaires), avec
modalités de gestion locale de ces fonds ;
Plus, éventuellement :
Définition des modalités de la valeur ajoutée minière sur le territoire et les mesures éventuelles
pour maximiser l’emploi et le développement d’une chaîne d’approvisionnement local ;
Plan de contribution au développement durable des communautés les plus touchées par
l’implantation de la mine et ses usines et infrastructures ;
autres programmes volontaires de développement durable comprenant des plans de
développement des communautés, de conservation de la biodiversité et de soutien aux
populations autochtones…
ESES 17
2. Canevas des outils de gestion pour les
entreprises minières
Plusieurs des plans présentés dans la liste de contrôle ci-dessous sont des annexes de l’étude EIES
ESES 18
[Link] de contrôle pour l’exploitation artisanale semi-mécanisée
Concernant les mines artisanales semi-mécanisées, la principale différence avec la catégorie
industrielle réside dans le fait qu’il s’agit d’une EIES Sommaire, ce qui limite quelque peu les
obligations règlementaires. Toutefois, l’EIES sommaire devra comporter en annexe les éléments de
planification et les outils de gestion environnementale et sociale suivants, sauf à démontrer leur
inutilité (par ex si absence de peuples autochtones, ou absence de villages à proximité, etc.) :
ESES 19
2.2. Abrégé complémentaire du Guide de réalisation et d’évaluation des EIES
en milieu minier
Le MINEPDED dispose d’un Guide de réalisation et d’évaluation des EIES qui date de 2008. Ce guide
est général et n’entre pas spécifiquement dans les détails concernant le secteur minier. Or les projets
miniers, et notamment les projets industriels, engendrent des impacts qui sont souvent importants, de
longue durée et irréversibles. Il s’agit donc de prendre toutes les précautions qui s’imposent pour
limiter autant que possible les effets négatifs et optimiser les effets positifs.
ESES 20
des rejets des services auxiliaires tels que les ateliers de mécanique, les laboratoires d’analyse
du minerai, les vestiaires et sanitaires, les quartiers d’habitation, les entrepôts et les bureaux.
ESES 21
2.5. Impact sur les sols
Modification ou destruction du profil du sol, de la végétation et des systèmes de drainage en
surface pendant les activités d’exploration, d’exploitation et de construction ;
Pollution des sols par les roches minéralisées ou toxiques ;
Affaissement des sols (mines souterraines) ;
Occupation conflictuelle des sols ;
Modification des caractéristiques physiques et chimiques des sols ;
L’ampleur des surfaces compactées et imperméabilisées (limite les infiltrations et l’alimentation
des nappes souterraines), etc.
ESES 22
Disparition d’espèces sauvages dues aux activités de braconnage ;
Voisinage des aires protégées (chevauchement des limites, etc.) ;
ESES 23
Dégradation de la qualité esthétique du paysage (dépôt des poussières et la destruction de la
morphologie du relief par l’excavation des minerais) ;
Dégradation des régions éloignées en raison de ses facilités d’accès et de son développement
accru ;
Santé, sécurité et sûreté des communautés (exposition des communautés aux maladies, gestion
des matières dangereuses et sécurité, etc.) ;
Evaluation, gestion et surveillance des risques et des impacts socio-environnementaux tout au
long du cycle de vie de la mine, etc.
ESES 24
Exigence
Superficie/ environnementale
Type
N° Caractéristique du Document exigé (Source : Projet de
d’exploitation
terrain loi portant code
minier)
Exploitation minière Quadrilatère dont les Autorisation Notice d’Impact
1 artisanale/permis de côtés ne dépassent pas d’exploitation artisanale Environnemental (NIE)
recherche 100 m de longueur
Exploitation artisanale
semi- mécanisée des Autorisation
≤ 30 ha et constituée d’un
substances d’exploitation artisanale
seul bloc en forme Notice d’Impact
2 précieuses et semi- semi- mécanisée des
polygonale Environnemental (NIE)
précieuses/permis de substances précieuses
recherche et semi-précieuses
4 Petite mine et mine ≤ 500 km2, soit 50 000 Permis de recherche Notice d’Impact
industrielle ha et formé d’un seul bloc Environnemental (NIE)
carrière artisanale,
profondeur maximale de
NIE
réalisation des travaux :
10 m
Autorisation
carrière d’intérêt public d’exploitation NIE
7 Substances de
carrière artisanale semi-
carrières
mécanisée, superficie ≤1 EIES sommaire
ha
ESES 25
2.12. Guide de réalisation d’une Notice d’Impact Environnemental (NIE),
spécifique aux mines artisanales
La Notice d’Impact Environnemental (NIE) concerne les projets miniers de faible ampleur, n’exigeant
pas forcément des études aussi approfondies que l’étude d’impact environnementale et sociale telle
que demandée pour un projet industriel, et une aire d’étude limitée.
Le présent guide propose une démarche globale et une méthodologie de mise en œuvre des
évaluations environnementales adaptées aux projets miniers artisanaux (manuels). Il complète les
outils existants, en particulier le Guide de réalisation et d’évaluation des études d’impact
environnemental au Cameroun (MINEPDED, 2008). Il comprend quatre (4) parties, à savoir:
1. Nature et objectifs de la Notice d’Impact Environnemental (NIE);
2. Contenu de l’Etude de la NIE;
3. Procédure globale de la NIE;
4. Plan type du rapport de la NIE.
[Link]. Contenu
Une Notice d’Impact Environnemental doit comporter obligatoirement les parties suivantes:
- Une analyse de l'état initial du site et de son environnement, portant notamment sur les
richesses naturelles et les espaces naturels agricoles, forestiers, maritimes ou de loisirs,
affectés par les activités du projet;
ESES 26
- Une analyse des impacts directs et indirects, temporaires et permanents du projet sur
l'environnement, et en particulier sur la faune et la flore, les sites et paysages, le sol, l'eau, l'air,
le climat, les milieux naturels et les équilibres biologiques, sur la protection des biens et du
patrimoine culturel et, le cas échéant, sur la commodité du voisinage (bruits, vibrations, odeurs,
émissions lumineuses) ou sur l'hygiène, la santé, la sécurité et la salubrité publique;
- Les mesures envisagées par le promoteur pour supprimer, réduire et, si possible, compenser
les conséquences dommageables du projet sur l'environnement et la santé, ainsi que
l'estimation des dépenses correspondantes;
- Une analyse des méthodes utilisées pour évaluer les impacts du projet sur l'environnement
mentionnant les difficultés éventuelles de nature technique ou scientifique rencontrées pour
établir cette évaluation;
ESES 27
20. Dépôt de la Notice d’Impact Environnemental à la CTD en 12 exemplaires. Avec la quittance de
versement des frais d’examen (montant des frais non encore fixé)
21. Délivrance de l’attestation de conformité environnementale par la CTD.
22. Surveillance et suivi-environnemental, assuré par le MINEPDED et la CTD.
Poursuivre la procédure
recommandée pour les TRI PRELIMINAIRE
EIES Taille du projet et sensibilité environnemenatle
Type d’exploitation
Type de minerai et de traitement
Approbation des TDR par le CTD, assisté par le responsable des services
déconcentré du MINEPDED
Réalisation de la NIE
- NIE est réalisée par un bureau d’étude agrée par le MINEPDED;
- Information et consultation des principales parties prenantes,
- Identification et évaluation des impacts,
- Définition des mesures réductrices
- Définition du programme de gestion et de suivi des impacts des activités minières sur
l’environnement, le démantèlement et la remise en état du site, etc.
ESES 28
2.13. GUIDE D’ELABORATION D’UN PLAN DE GESTION
ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE (PGES) - PROJETS MINIERS
Le Plan de Gestion Environnementale et Sociale (PGES) d’un projet minier, doit comprendre au
minimum les informations suivantes:
Les mesures proposées aussi bien en termes d’actions qu’en termes de procédures et/ou de
modalités pour la gestion des impacts du projet ;
Les mesures de suivi et de surveillance environnementale pendant toutes les phases du projet;
Les rôles et les responsabilités dans l'organisation institutionnelle et la mise en œuvre des
mesures;
L’évaluation des coûts nécessaires à l’application des mesures proposées;
Les mesures de gestion des impacts non identifiés au cours de la réalisation de l’EIES;
Les mesures d’urgence à dérouler en cas de survenu de sinistre pendant la mise en œuvre des
différentes phases du projet;
Les mécanismes et modalités de suivi et de surveillance, ainsi que les obligations en matière de
communication et de consultations des parties prenantes au projet;
La description des moyens et des mécanismes prévus pour prendre les décisions et les mesures
qui s’imposent en cas de problème durant les différentes phases de mise en œuvre du projet;
Le chronogramme établissant l’application des différentes mesures proposées;
La description des moyens techniques, des équipements, des installations, des technologies et
des modalités nécessaires;
La proposition des différents responsables des questions environnementales que le promoteur
devrait désigner si la planification initiale du projet ne le prévoyait pas;
Le plan de surveillance doit comprendre: La liste des exigences et des obligations légales et
réglementaires de prise en compte de l’environnement pour la réalisation du projet; La
description de l’ensemble des mesures et moyens destinés à protéger l’environnement; Les
engagements pris par le promoteur pour l’application des mesures d’atténuation et de
compensation des impacts négatifs du projet ; Le chronogramme ou l’échéancier de mise en
œuvre de ces mesures ;
Le plan de suivi environnemental doit comporter entre autres: L’identification des actions et
composantes devant faire l’objet d’un suivi; La description des activités et moyens prévus pour
suivre les effets réels du projet sur les composantes de l’environnement les plus sensibles; Les
méthodes d’échantillonnage et d’analyse requises ; Le chronogramme de mise en œuvre des
mesures de suivi ; L’ensemble des mesures et moyens pour faire face aux circonstances
imprévues et apporter les changements appropriés ; Les responsables, mécanismes et la
fréquence d’exécution et de diffusion des résultats du plan de suivi environnemental.
ESES 29
GUIDE D’ELABORATION D’UN CADRE DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE
(CGES)
Ce guide est établi pour le secteur de la mine industrielle. Il a pour but d’indiquer les objectifs et le
contenu type du CGES à élaborer dans le cadre du développement d’un Projet minier.
Le CGES se veut un instrument d’identification et d’évaluation des impacts socio-environnementaux
des sous-projets relevant d’un Projet d’exploitation industrielle des minerais. A cet effet, il doit indiquer
les politiques générales, les directives, les codes de pratique et les procédures pour la gestion des
problèmes socio-environnementaux devant être intégrés dans la mise en œuvre des sous-projets.
Outre le résumé exécutif et l’introduction qui décrit la finalité et les objectifs du CGES, ainsi
que la méthodologie qui sera adoptée pour sa réalisation, le Cadre de Gestion
Environnementale et Sociale (CGES) doit comprendre au minimum les informations
suivantes:
Brève description du projet et des sites potentiels du projet incluant la méthodologie qui sera
appliquée pour la préparation, l’approbation et l’exécution des sous-projets;
Description de la situation de l’environnement biophysique, humain et socio-économique des
différents sites du projet;
Description du cadre politique, administratif et juridique en matière environnementale et sociale ;
ESES 30
Description des procédures d’analyse et de tri des sous-projets incluant les critères de
détermination du niveau d’analyse environnementale et sociale requis pour chaque micro-projet ;
Identification et l’évaluation des impacts socio-environnementaux potentiels des sous-projets
susceptibles d’être financés dans le cadre du Projet;
Description des mesures d’atténuation et de suivi applicables aux types de sous-projets
susceptibles d’être financés dans le cadre du Projet;
Proposition de plan de gestion environnementale et sociale;
Evaluation socio-environnementale et description des instruments de gestion en vue de la
préparation et de l’approbation des sous-projets;
Description de la méthodologie de consultation du public pour la préparation de l’évaluation des
impacts environnementaux et sociaux des sous-projets;
Définition des modalités institutionnelles de mise en œuvre et de suivi du CGES;
Résumé des consultations publiques du CGES;
Elaboration du budget récapitulatif de mise en œuvre et de suivi du CGES.
Outre les termes de référence de l’étude et les références bibliographiques utilisées dans le texte, les
annexes thématiques devront au minimum comprendre:
Le formulaire de sélection des sous-projets;
La grille de contrôle socio-environnemental;
Les détails des consultations publiques avec la liste des parties prenantes et personnes
ressources enquêtées et la synthèse des entretiens réalisés par groupe d’acteurs;
Les termes de référence pour les activités nécessitant une étude d’impact environnemental et
social (EIES);
Les directives environnementales à l’attention des entreprises chargées des travaux et autres
prestations à caractère technique.
ESES 31
2.14. MANUEL DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE A
L’INTENTION DES ENTREPRISES MINIERES (MGES
Ce document, appelé « Manuel de Gestion Environnementale et Sociale (MGES) », fixe les
dispositions applicables en matière de gestion environnementale et sociale, pour une exploitation
minière écologiquement et socialement durable au Cameroun. Toutes les procédures citées dans le
présent MGES sont inspirées de la norme ISO 14001 qui reste la référence internationale appropriée
et que les Gouvernements sont incités à utiliser pour harmoniser les règles nationales s’appliquant sur
leur territoire.
ESES 32
description du site, des installations et équipements, des technologies,…qui seront utilisés dans
le cadre des différentes activités de l’entreprise ;
description des matières premières utilisées et des différents produits obtenus par l’entreprise;
description des principaux processus de production utilisés sur le site.
2.14.5. Planification
IV.3.1 Aspects environnementaux
L’entreprise fera une analyse environnementale afin d’identifier et d’évaluer les effets
environnementaux de ses activités sur le site. Cette étude portera au minimum sur les points suivants:
l’historique du site;
les aspects légaux et réglementaires;
la sensibilité du milieu;
l’étude d’impact et les mesures (air, eau, bruit, sol, circulation, Stationnement, déchets, les
vibrations, les énergies, les processus, les flux entrants...) ;
les effets chroniques sur l’environnement dans les conditions normales de fonctionnement;
les effets risquant de résulter d’incidents, d’accidents, de situations d’urgence potentielles ou de
conditions anormales de fonctionnement,
l’étude des déchets,
la conception et le cycle de vie de la mine.
Une mise à jour annuelle de l’analyse environnementale sera assurée par le Responsable
Environnement de l’entreprise: Référence AE (classeur Analyse environnementale)
La réalisation et la mise à jour de l’analyse environnementale du site ainsi que la hiérarchisation des
aspects environnementaux sont explicités dans la procédure SME n° 01.
IV.3.2 Exigences légales et autres
L’ensemble des textes réglementaires applicables au site et à ses activités sera rassemblé et tenu à
jour en permanence par le service documentation de l’entreprise.
ESES 33
Ces documents sont reçus, analysés, classés et éventuellement diffusés auprès des personnes
concernées par le responsable environnement de l’entreprise. Le responsable environnement est
également chargé de tenir à jour le recueil des arrêtés préfectoraux ou municipaux en lien avec les
activités d’exploitation des minerais. Les modalités d’accession à ces textes et leur gestion feront
l’objet de la procédure SME n°02.
IV.3.3 Objectifs et cibles
Les objectifs et cibles relatifs aux aspects environnementaux, à tous les niveaux concernés, seront
fixés et révisés annuellement par la Direction de l’entreprise. L’établissement et la révision de ces
objectifs et cibles, prendront en compte l’ensemble des exigences légales et réglementaires en
vigueur, les aspects environnementaux, les exigences technologiques, financières, d’exploitation,
commerciales, ainsi que les avis des parties intéressées (les organismes exerçant un pouvoir de
contrôle environnemental réglementaire sur l’entreprise, les assureurs, les associations de défense
relatives à l’environnement, les riverains, les clients...).
Les objectifs et cibles retenus tiennent compte des aspects environnementaux significatifs identifiés
dans l’analyse environnementale du site.
IV.3.4 Programme environnemental
Le programme environnemental doit être révisé annuellement et approuvé au cours de la revue de
Direction. Ce programme doit décrire comment les cibles définies seront atteintes, en indiquant le
calendrier, les personnes responsables, les moyens et les dépenses engagées. Il comporte
systématiquement une analyse environnementale pour chaque modification ou création d’activité, de
produit ou service. Son élaboration devra être conforme à la procédure SME n° 03.
IV.3.5. Formation - sensibilisation – compétences
L’entreprise minière doit développer des activités de formation, de sensibilisation et de renforcement
des compétences des parties prenantes en lien avec les problématiques sociaux-environnementaux
développés par les activités d’exploitation minière. A cet effet, elle devra sa référer à la procédure
SME n°04, Formation - sensibilisation – compétence.
ESES 34
extérieures devant intervenir au sein de l’établissement. Les procédures d’assurance qualité
concernant les achats, les spécifications particulières d’approvisionnement et les cahiers des charges
de sous-traitance prendront en compte les critères environnementaux et permettront d’assurer que les
exigences fixées par la politique environnementale sont bien respectées. Afin de mesurer en
permanence les performances du système, des indicateurs devront être mis en place sur : la
consommation de l’eau ; la consommation d’électricité ; la consommation de produits dangereux ; la
pollution équivalente brute des déchets ; les incidents ; les réclamations, etc.
La maîtrise des procédés identités comme pouvant avoir des effets négatifs sur l’environnement fait
l’objet de modes opératoires ou de consignes spécifiques.
L’organisation générale de l’entreprise en matière des procédés est décrite dans les procédures SME
n°07.
V.4.5 Prévention des situations d’urgence
L’ensemble des situations à risque en lien avec les activités envisagées doit être identifié, les effets
des situations à risques sur l’environnement ont été évalués et les actions préventives et correctives
sont décrites dans la procédure SME n°08.
Les procédures d’urgence sont affichées aux endroits appropriés avec les noms et les numéros de
téléphone des personnes à contacter en cas de survenu de sinistre.
ESES 35
les résultats des actions correctives et préventives engagées.
Approuver :
Le programme environnemental ;
Le plan d’audits environnementaux ;
Le plan de formation environnementale ;
Les ressources et le budget environnemental.
Cette revue de direction est conduite selon la procédure SME n°14.
ESES 36
2.15. Plan de Gestion des Matières Résiduelles et Dangereuses (PGMRD)
L’exploitation minière génère des rejets et des déchets qui peuvent nuire à l’environnement et à la
sécurité publique. La composition et les caractéristiques des rejets et déchets sont fonctions du
contexte géologique, du type d’exploitation et/ou du procédé retenu. Face aux problèmes socio-
environnementaux posés par ces déchets et rejets, il est important que les parties prenantes soient
dotées d’un document de référence. C’est dans ce sens qu’un Plan de Gestion des Matières
Résiduelles et Dangereuses (PGMRD) des activités minières doit être proposé.
2.15.1. Objet
Le PGMRD aura comme objectif la réduction, le traitement, la valorisation et l'élimination des déchets
et rejets générés dans le cadre des activités d’exploitation minière. Il sera essentiellement fondé sur la
connaissance et la caractérisation de ces déchets et rejets produits.
ESES 37
Le choix et la localisation du site doit être:
compatible avec les plans d’urbanismes [Plan d’Occupation des Sols (POS), Plan Local
d’Urbanisation (PLU)] ;
ne doit pas générer de nuisances non maitrisées ;
doit tenir compte des risques naturels et industriels
ESES 38
2.16. GUIDE D’ELABORATION D’UN PLAN DE GESTION DES BRUITS ET DES
VIBRATIONS (PGBV) PROJETS MINIERS
Le présent guide est un document d'aide à l'élaboration d’un PGBV à destination des promoteurs des
projets miniers au Cameroun. Il concerne principalement les promoteurs des grands projets miniers et
à composantes multiples. L’élaboration d’un Plan de Gestion des Bruits et des Vibrations dans le
cadre de la mise en œuvre d’un projet minier consistera à :
ESES 39
2.17. Guide pour l’Elaboration du Plan de Délocalisation/Relocalisation pour le secteur minier au Cameroun
1. Introduction 1.1. Décrire brièvement le projet.
1.2. Énumérer ses composantes, y compris les installations connexes (s’il y a lieu)
1.3. Indiquer les composantes impliquant des acquisitions de terrains et dresser des estimations globales des unes et
des autres.
2. Minimiser les 2.1. Décrire les efforts entrepris pour minimiser les déplacements de populations
réinstallations
2.2. Décrire les résultats de ces efforts.
2.3. Décrire les mécanismes utilisés pour minimiser les déplacements de populations en cours de mise en œuvre.
3. Recensement et 3.1. Fournir les résultats du recensement, des inventaires de biens, des évaluations des ressources naturelles et des
études études socioéconomiques.
socioéconomiques
3.2. Identifier toutes les catégories d’impacts et les personnes affectées.
3.3. Résumer les consultations effectuées au sujet des résultats des diverses enquêtes auprès des personnes
affectées.
3.4. Indiquer dans quelle mesure le recensement, les inventaires de biens, les évaluations de ressources et les études
socioéconomiques devront être mis à jour, le cas échéant, dans le cadre du processus de suivi et d’évaluation du PRR.
4. Cadre juridique 4.1 Décrire l’ensemble des lois et coutumes locales applicables en matière de réinstallation.
4.2. Identifier les décalages existant entre ces dispositions et les politiques suivies par le Groupe de la Banque
mondiale, et décrire les mécanismes prévus dans le cadre du projet pour y remédier.
4.3. Décrire les politiques établies en matière de droits à prestations pour chaque catégorie d’impact, en précisant que
la réinstallation sera mise en œuvre sur la base des dispositions spécifiques du plan d’action convenu entre toutes les
parties.
4.4. Décrire la méthode d’évaluation utilisée pour les structures, terres, arbres et autres biens en cause.
Préparer une matrice des droits à prestations.
5. Sites de 5.1. Le projet nécessite-t-il des sites pour la relocalisation des communautés ? Les personnes affectées sont-elles été
40 ESES
réinstallation associées à un processus participatif pour l’identification de ces sites, l’évaluation de leurs avantages et inconvénients
respectifs et le choix des sites préférables ?
5.2. Les personnes affectées sont-elles participé à l’élaboration d’une stratégie acceptable en termes de remplacement
des logements ? De nouveaux logements seront-ils construits/attribués ?
5.3. Le projet implique-t-il l’attribution de terres agricoles ou encore de pâturages ou des nouveaux sites éventuels et
ont-ils explicitement accepté ceux qui ont été retenus ?
5.4. Décrire le processus spécifiquement suivi pour associer les populations affectées à l’identification des éventuels
sites de logement, à l’évaluation de leurs avantages et inconvénients et au choix des sites.
5.5. Décrire les études de faisabilité réalisées pour déterminer le caractère approprié des sites proposés, qu’il s’agisse
des évaluations des ressources naturelles (sols et possibilités d’exploitation, végétation et capacité de charge, enquêtes
sur les ressources en eau) ou des études d’impact environnemental et social des sites. Démontrer que les sols en
question sont d’une qualité et d’une étendue adéquate pour pouvoir être alloués à l’ensemble des personnes ayant
droit à l’attribution de terrains agricoles. Fournir les données relatives à ces terrains, en termes de qualité et de
capacité, de potentiel de production et de volumes.
5.6. Fournir les calculs établis au sujet des sites, en termes de spécifications et de disponibilité.
5.7. Décrire les mécanismes employés pour : 1) l’acquisition, 2) l’aménagement et 3) l’attribution des sites de
réinstallation, y compris l’octroi des titres de propriété ou
5.8. Décrire en détail les mesures prises pour viabiliser les terrains destinés à la réinstallation
5.9. Indiquer si les communautés hôtes ont été consultées au sujet du projet de relocalisation :
- Si elles ont pris part au processus d’identification des impacts probables à leur niveau, des mesures
d’atténuation appropriées et de préparation du PRR proprement dit ; et
- Si une partie des prestations de réinstallation leur revient.
6. Rétablissement 6.1. Indiquer si les droits à indemnisation sont suffisants pour rétablir les flux de revenus par rapport à chaque catégorie
des revenus d’impact.
Préciser les mesures additionnelles de réadaptation économique qui s’imposent.
6.2. Définir brièvement les stratégies de rétablissement prévues pour chaque catégorie d’impact et en décrire les
41 ESES
aspects institutionnels, financiers et techniques.
6.3. Décrire le processus de consultation auprès des populations concernées et la façon dont est assurée leur
participation à l’établissement définitif des stratégies de rétablissement des revenus.
6.4. Indiquer en quoi ces stratégies varient selon le domaine d’impact considéré.
6.5. Indiquer si le rétablissement des revenus nécessite des changements des modes de subsistance, le
développement d’autres terres agricoles ou toute autre activité mettant en jeu un niveau substantiel de formation et des
délais de préparation et de mise en œuvre conséquents.
6.6. Indiquer les mesures prévues pour faire face aux risques d’appauvrissement.
6.7. Définir les principaux risques, d’ordre institutionnel et autre, auxquels peut se heurter le bon déroulement des
activités de réinstallation ?
6.8. Décrire le processus suivi pour contrôler l’efficacité des mesures de rétablissement des revenus.
6.9. Décrire les éventuels programmes de développement communautaire ou social en cours dans la zone du projet ou
à proximité.
- S’il y en a effectivement, indiquer si ces programmes répondent aux priorités de développement des
communautés visées,
- S’il y a moyen pour le promoteur du projet de soutenir de nouveaux programmes ou d’élargir les programmes
existants afin de répondre aux priorités de développement des communautés situées dans la zone du projet.
7. Modalités 7.1. Décrire l’entité ou les entités responsables de chaque composante ou activité entrant dans le cadre de la politique
institutionnelles de prestations, de la mise en œuvre des programmes de rétablissement des revenus, et de la coordination des
activités liées au plan d’action et décrites dans ce plan.
7.2. Indiquer les mesures prévues pour faire aux questions de coordination qui se posent dans les cas où la
réinstallation s’étend sur le territoire de différentes juridictions ou doit être mise en œuvre par étapes sur une période
prolongée.
7.3. Identifier l’organisme chargé de la coordination entre tous les organes d’exécution, et indiquer s’il a le mandat et les
ressources voulues pour cela.
7.4. Décrire les entités extérieures (au projet) qui prennent part au processus de rétablissement des revenus
42 ESES
(aménagement des terrains, affectation des parcelles, crédit, formation) et les mécanismes prévus pour veiller à ce
qu’elles remplissent leurs fonctions d’une manière adéquate.
7.5. Passer en revue les capacités institutionnelles en place pour le programme
7.6. Décrire les mécanismes prévus pour assurer d’une manière indépendante le suivi, l’évaluation et l’audit financier du
PRR et faire en sorte que des mesures correctives soient prises en temps voulu.
8. Calendrier 8.1. Énumérer par ordre chronologique les étapes de mise en œuvre du PRR, en indiquant pour chacune les
d’exécution organismes responsables et en fournissant une brève explication de chaque activité.
8.2. Préparer (sous forme de graphique de Gantt, par exemple) un calendrier d’exécution présentant, mois par mois, les
activités à entreprendre au titre de la réinstallation.
8.3. Faire ressortir la corrélation entre le processus de réinstallation et le lancement de travaux de génie civil pour
chaque composante du projet.
9. Participation et 9.1. Décrire les diverses parties prenantes.
consultation
9.2. Décrire le processus suivi pour promouvoir la consultation/participation des populations affectées et autres parties
intéressées dans le cadre de la préparation et de la planification de la réinstallation.
9.3. Décrire le processus suivi pour associer les populations affectées et autres parties intéressées au travail de mise
en œuvre et de suivi.
9.4. Décrire les mesures prévues pour diffuser l’information relative au PRR auprès des populations affectées et autres
parties intéressées, en ce qui concerne notamment l’indemnisation au titre de la perte de biens, les droits à indemnités,
l’aide à la réinstallation et le règlement des plaintes.
10. Règlement des 10.1. Décrire, étape par étape, le processus d’enregistrement et de traitement des plaintes, en fournissant des détails
plaintes sur ce qui est prévu pour assurer l’enregistrement gratuit des plaintes, les délais de réponse et les modes de
communication.
10.2. Décrire le mécanisme de recours prévu.
10.3. Décrire les dispositions prévues pour la saisine des tribunaux civils si les autres options n’aboutissent pas.
11. Suivi et évaluation 11.1. Décrire le processus de contrôle interne/contrôle des performances.
43 ESES
11.2. Définir les principaux indicateurs de suivi tirés de l’enquête de référence. - Fournir la liste des indicateurs de suivi
qui seront utilisés pour le contrôle interne.
11.3. Décrire les modalités institutionnelles (y compris financières). - Indiquer la fréquence des rapports à établir, ainsi
que leur contenu, pour le contrôle interne.
11.4. Décrire le processus prévu pour intégrer les informations ressortant du contrôle interne dans la mise en œuvre du
plan d’action.
11.5. Définir la méthodologie prévue pour le contrôle externe.
11.6. Définir les indicateurs clés utilisés pour le contrôle externe.
11.7. Indiquer la fréquence des rapports à établir, ainsi que leur contenu, pour le contrôle externe.
11.8. Décrire le processus prévu pour intégrer les informations ressortant du contrôle externe dans la mise en œuvre du
plan d’action.
11.9. Décrire les dispositions prévues pour l’évaluation externe finale.
12. Coûts et budgets 12.1. Indiquer clairement où se situent les pouvoirs et responsabilités sur le plan financier.
12.2. Énumérer les sources de fonds pour la réinstallation, et décrire les flux de financement.
12.3. Veiller à ce que le budget prévu pour la réinstallation soit suffisant et inclus dans le budget global du projet.
12.4. Identifier les coûts de réinstallation devant être financés, le cas échéant, par le gouvernement, et indiquer les
mécanismes prévus pour faire en sorte que les décaissements correspondants soient coordonnés par rapport au PRR
et au calendrier du projet.
12.5. Établir un budget estimatif, ventilé par dépense et par poste, pour l’ensemble des dépenses de réinstallation —
planification et mise en œuvre, gestion et administration, suivi et évaluation, et imprévus.
12.6. Décrire les mécanismes spécifiquement prévus pour ajuster les estimations de coûts et les paiements
d’indemnités afin de tenir compte de l’inflation et des fluctuations monétaires.
12.7. Indiquer les montants provisionnés au titre des aléas techniques et financiers.
12.8. Décrire les dispositions financières prévues pour le contrôle et l’évaluation externes, notamment le processus
d’attribution et de gestion des contrats correspondants pendant toute la durée de la réinstallation.
44 ESES
13 Annexes 13.1. Exemplaires des instruments utilisés pour le recensement et les études, des formulaires d’entretiens et de tous
autres outils de recherche.
13.2. Informations relatives à l’ensemble du processus de consultation du public, y compris les avis et calendriers de
réunions publiques, les procès-verbaux des réunions et les listes de participants.
13.3. Exemples de modèles de présentation à utiliser pour le travail de suivi et d’établissement de rapports dans le
cadre de la mise en œuvre du PAR.
45 ESES
2.18. Guide d’Elaboration du Plan d’action pour les Peuples Autochtones (secteur minier
au Cameroun)
Le Plan pour les Peuples autochtones (PPA) devrait être flexible et opérationnel, avec
1.1 une approche spécifique et des niveaux de détails propres à chaque projet ainsi qu’à la
nature des effets occasionnés
1.2 Résumé de l’évaluation sociale :
Les analyses doivent prouver que les Peuples autochtones sont présents, ou ont un
attachement collectif à la zone du projet :
1.3 Résumé des résultats du Consentement Libre, Informé et Préalable des peuples
autochtones affectés qui est exécuté durant la préparation du projet:
ESES 46
1.4.5. Quelques accords formels conclus avec les communautés de Peuples
autochtones et/ou Organisation des Peuples autochtones. Cela certifie que les
communautés de Peuples autochtones ont approuvé le principe d’appuyer le
projet.
1.5 Un plan d’action de mesures garantissant d’une manière culturelle appropriée
que les Peuples autochtones reçoivent les bénéfices sociaux et économiques :
1.6 Elaboration des coûts estimatifs et du plan de financement pour la mise en œuvre du
Plan d’action pour les Peuples autochtones
1.8 Elaborer des mécanismes et références appropriés au projet pour le suivi, évaluation et
reporting sur la mise en œuvre du Plan d’action pour les Peuples autochtones. Les
mécanismes de Suivi & évaluation devraient inclure la procédure suivre de consultation
CLIP avec les Communautés de Peuples autochtones affectés.
1.9 Les considérations spéciales ci-dessus devraient être considérées en lien avec :
ESES 47
1.9.6. La pleine reconnaissance légale de l’existence des tenures foncières
coutumières de Peuples autochtones; ou la conversion des droits d’usage
coutumier à un droit de propriété individuelle et/ou collective;
1.11.1. Intégrer des perspectives pour les Peuples autochtones dans l’élaboration des
stratégies de développement et de reduction de la pauvreté
1.11.2. Appuyer les priorités de développement des Peuples autochtones dans les
programmes de développement (à l’exemple des Plans de développement
communal et le Fonds local de gestion sociale)
1.11.3. Aborder les aspects genre et intergénérationnel incluant les besoins prioritaires
des femmes, des jeunes et des enfants autochtones ;
1.11.4. Renforcer les capacités des communautés et organisations de Peuples
autochtones dans la préparation, la mise en œuvre et le suivi du PPA ;
1.11.5. Renforcer les capacités des administrations chargées de promouvoir des
services de développement dédiés aux Peuples autochtones.
ESES 48
2.19. Gestion des conflits externes
Nom de l’entreprise
Réf. : S-SE-P-01
et ou logo
Manuel procédures
Gestion des conflits Version : 01
Date de Mise en
Le / / .
application :
- Chef de site (RSite/RCCh) ;
- Responsable HSE
Diffusion : - Responsable cellule sociale (RCS) ;
- Responsable environnement (RE)
- Parties prenantes (communautés, administration).
- Politique sociale entreprise,
Doc. de référence : - Conventions avec les communautés,
- Plan de gestion sociale.
- Plaintes (verbales et/ou écrites),
Documents/outils - Registre des plaintes,
utilisés: - Bases de données de suivi des plaintes/conflits
- Rapports d’activités (mensuel et annuel)
ESES 49
Signification des formes utilisées dans le logigramme
x
x
Renvoi de suite de procédure (début et fin de page).
x Personne concernée.
Opération à réaliser.
X = Responsable de l’opération.
1 2
1 = expéditeur.
2 = destinataire.
Procédure.
Fiche d’instruction.
Choix à effectuer.
Texte Commentaire.
ESES 50
Nom de l’entreprise
Réf. : S-SE-P-01
et ou logo
Gestion des conflits Version : 01
Manuel procédures
Social Externe externes Date : ../../2015
R/V/A :
Description de l’activité
Source de
vérification Intervenants/responsa
Etapes Activités
(documents/outils bles
)
Recevoir la plainte ou constater/Identifier un
problème
- Registre des - Personnel
Commentaire : la plainte peut être verbale
plaintes - Chef de site
ou écrite (enregistrer la plainte).
1 - Base de données - Responsables de
- Enregistrement des plaintes
de suivi des service
- Analyse de la typologie du conflit
plaintes - Cellule sociale
- Identification des parties plaignantes et ou
prenantes
Informer la hiérarchie
- Copie de la
- Responsable social
2 Commentaire : plainte
- Chef de site
- Transmettre une copie de la plainte - Mail d’information
- Analyse du problème/situation
Descendre sur le terrain pour
- Procès-verbal
échanger/auditer (recueillir les avis) des
(PV) concertation
parties plaignantes
- Compte-rendu de - Responsable social
3
la mission - Cellule sociale
Commentaire :
- Liste de présence
- Collecte des données
(signatures)
- Analyse du problème/situation
Identifier/rechercher les voies et moyens de
résolution du problème/conflit
- Responsable social
4 Commentaire : PV de réunion
- Chef de site
- Définir, analyser le problème (scénarii de
solutions) et transmettre le rapport à la
hiérarchie pour validation
Consulter (concertation) les parties
prenantes (Plaignants, hiérarchie, Autorité
Administratives, ONG, si nécessaire)
concernées pour la recherche et validation
des solutions possibles
- PV concertation - Responsable social
Commentaire :
- Chef de site
5 Cette phase peut nécessiter une ou - Plan concerté de
- Autorité administrative
plusieurs rencontres des différentes parties
résolution du conflit (si nécessaire)
prenantes, soit individuellement, soit
simultanément selon les nécessités. A
l’issue de cette concertation, un procès
verbal doit être dressé et signé par les
parties.
- Responsable social
6 Formuler et transmettre le chronogramme - Courrier (signé - Chef de site
ESES 51
de résolution du conflit aux parties par la - Autorité administrative,
plaignantes. hiérarchie) ONG (si nécessaire)
- Validation du plan
de gestion du
conflit
Sensibiliser/informer le personnel impliqué - Débriefing interne
- Cellule sociale
7 (sur le plan et le chronogramme de (liste de
- Chef de site
résolution) présence)
Décharge (par les - Responsable social
parties - Chef de site
Ordonner et mettre en œuvre les solutions
8 plaignantes) des - Cellule sociale
validées
justificatifs de mise - Autorité administrative,
en œuvre ONG (si nécessaire)
- Fiche de suivi des
Suivi/évaluation de la mise en œuvre des indicateurs - Responsable social
9
actions de résolution du conflit - Rapport - Cellule sociale
d’activités
- Registre plaintes - Responsable social
Enregistrer les conclusions des plaintes - Dossier conflit - Cellule sociale
10
dans le registre (conserver tous les
éléments)
Archiver le dossier des plaintes et mettre à - Responsable social
11 BD actualisée - Cellule sociale
jour la Base de données
ESES 52
Logigramme
Début
Pers CSite
CS RS CS RS Plainte verbale (à formaliser) ou écrite
- Enregistrer la plainte;
1 - Recevoir la plainte ou constater/
- Analyser la plainte (typologie du conflit/problème);
identifier un problème et l’enregistrer
- Identifier les parties plaignantes et ou prenantes
Plainte écrite concernées.
Registre de plaintes et base
de données informatique
Registre de plaintes et base
renseignés
de données informatique
renseignés
CS RS CSite
CS RS
3 - Descendre sur le terrain
- Collecter des données/informations ;
pour échanger avec les parties
- Analyse du problème/situation.
plaignantes
oui
La concertation a-t-elle permis
de résoudre le problème Procès verbal de concertation (liste
de présence jointe)
CSite non
CS RS - Acteurs,
- Sources/causes,
4 - Identifier/rechercher les voies et
- Enjeux,
moyens de résolution du problème/
- Conséquences immédiates,
conflit
- Conséquences futures,
- Ebauche plan concerté de résolution
8 - Ordonner et mettre en œuvre les Les justificatifs de mise en œuvre sont transmis aux
solutions validées Parties plaignantes contre décharges
CS RS
ESES 53
2.20. Canevas de conduite du processsus CLIP
Etape 0
Localisation géographique/Attribution du permis par l’Etat
Revue documentaire au niveau de l’administration : cartes, images, démographie,
monographies nationales et régionales
EIES/ PGES (approuvés ou en cours d’approbation)
Plans d’aménagement/ programme de construction (approuvé ou en cours)
Etape 1
Identification des communautés concernées
Méthodologie d’identification des communautés (appui de l’administration locale)
Etape 2
Dimensionnement de l’équipe sociale
Composition et renforcement de l’équipe en fonction de la taille du projet
Multi-représentativité de l’équipe (genre, maîtrise des langues locales, etc.)
Etape 3
Présentation du Projet
Entreprise ; activité, équipe
Planning du projet
Impacts positifs et Impacts négatifs
Affiner ou peaufiner les études socio-économiques
Proposer une méthodologie de choix/ vote des représentants des communautés/ villages ;
expliquer les rôles des représentants
Etapes suivantes
Si OUI
ESES 54
Etape 4
Identification des représentants par les communautés
Proposition de la méthode à suivre : *ce qui ne faudrait pas faire !* Avec l’accompagnement
d’un médiateur/ facilitateur (tiers)
Processus de vote des communautés
Scissions/préoccupations/ analyses
Choix et présentation des représentants par les communautés
*Est-ce qu’on continue ? Oui ou Non/ OK ou pas OK*
Si OUI
Etape 5
Etablissement des règles de collaboration/ Renforcement des Capacités (RC)
impliquer des Organisations de la Société Civile
Présentation des outils de travail par l’Equipe sociale (communication et RC) et discussion
Procédure de gestion des plaintes (analyse, tri, regroupement des plaintes)
Communication et définition des rôles de chaque partie
Formalisation d’un Protocole de collaboration
Etape 6
Cartographie Sociale Participative (CSP)
Diagnostic social peaufiné
Précisions sur les impacts spécifiques qui toucheront les communautés (ne pas éviter les
impacts négatifs)
Processus de CSP : Indentification des points de repère : infrastructures sociales, points
d’eau routes, pistes, ouvrages d’art ; sites culturels/ sacrés ; zones de cueillette des PFNL ;
limites des terroirs (limites naturelles et bornages) ; réserves foncières ; répartition sociale ;
etc.
Précision sur les zones à exploiter ou pas
*La carte est-elle validée par les ou la communauté ?* Liste de présence et signature
Si OUI
Etape 7
Négociation et signature de l’accord
Procédure d’indemnisation ou de compensation
Définition et discussion sur les droits et devoirs des parties (sous l’accompagnement d’un
observateur)
Assistance aux communautés (mise à disposition d’un juriste/ spécialiste des contrats fonciers)
Signature et ritualisation de l’accord
Gel de tout mouvement foncier (décret ou arrêté)
ESES 55
Cartographie finale
Développement des associations villageoises de gestion des projets communautaires
Les réalisations planifiées (chronogramme d’activité)
La ritualisation de l’accord (dépend des communautés)
Si OUI
Etape 8
Application des mesures de compensations individuelles
Matérialisation des parcelles et comptages des plans
Gel de tout mouvement foncier (décret ou arrêté)
Compensations individuelles (en espèce et/ou en nature/ préférable sous forme de projet
communautaire)
Si OUI
Etape 9
Suivi & Evaluation des mesures contenues dans l’accord
Développement d’indicateurs de réalisation (performances/ impacts)
Analyse de l’évolution des conditions de vie
ESES 56
2.21. Guide d’élaboration du volet contenu local dans le secteur minier
1. Définition et 1.1. Définition
objectif Le contenu local est la valeur ajoutée apportée par les activités
extractives (spécialement pour les zones régionales et locales) dans
un pays hôte.
1.2. Domaines ciblés
L’approche peut être mesurée et mise en œuvre à travers le :
1.2.1. Développement de la main-d’œuvre locale (au sens national et
régional) :
Emploi de la main-d’œuvre ;
Formation de la main-d’œuvre :
1.2.2. Mise en place d’une politique claire de promotion et de recrutement
des groupes spécifiques :
Les femmes,
Les jeunes,
les personnes issues de groupes autochtones et,
Les travailleurs des zones issus des zones géographiques
ou d’origines spécifiques ;
1.2.3. Investissement dans le développement de la sous-traitance locale :
Développer des prestations de services locales;
Procurer des fournitures, biens et services localement.
2. Les prérequis 2.1. Contexte local:
pour une
stratégie de 2.1.1. Les objectifs de la stratégie de contenu local doivent être fondés sur
contenu local une compréhension approfondie du contexte local. Cette
réussie connaissance permet de définir des plans d’actions viables.
2.1.2. La capacité réelle d’offre locale face aux exigences de la demande
(qualité et quantité) est souvent une entrave à la participation au
développement local.
2.2. Exigences réglementaires
Les exigences réglementaires aident à cadrer les objectifs explicites
ou les objectifs favorisant le développement de contenu local par :
l’élaboration et la mise en œuvre d’une politique et
règlementation gouvernementale concernant le contenu
local pour les entreprises minières ;
l’application de ce type de règlementation exigeant des
achats de contenu local pour les entreprises en exploitation
et pour les entreprises en phase d'exploration
ESES 57
Encadrement du développement des compétences, des capacités
et de la compétitivité des entreprises locales ;
Réduction de taux de chômage au sein de la communauté locale ;
Stimulation de la croissance économique locale à travers la
fourniture de services de base tels que les produits agricoles et
certaines tâches à forte intensité de main-d'œuvre peu qualifiée,
etc.
4. Analyse des Alignement des activités de contenu local avec les priorités de
priorités de développement de la société minières et celles de la communauté
développement hôte ;
national Identification des priorités à travers les plans de développement
formel ou les consultations des acteurs locaux.
5. Evaluation des Examen des capacités existantes et potentielles si l'entreprise est
capacités/ en cours d'installation dans une nouvelle zone ;
potentialités Evaluation devant s’appuyer sur des enquêtes de marché et
locales l'expertise locales, impliquant le gouvernement et d'autres
intervenants pour des résultats crédibles et fiables ;
Évaluation des capacités de santé et de sécurité des travailleurs
locaux et des normes techniques et opérationnelles telles que
requises par les normes internationales.
6. Analyse et Effectuer ces processus pour permettre aux entreprises d'identifier
cartographie de les possibilités de participation locale,
la chaine de Examiner les implications de la participation au contenu local dans
valeur des approches de conception et d’approvisionnement, avec une
insistance particulière sur la conception.
7. Evaluation des Attacher une attention particulière dans l’accompagnement des
risques entrepreneurs locaux à se conformer aux normes internationales
environnementau en matière SSE (Santé, Sécurité et Environnement), et
x et sociaux appuyer ceux n’ayant pas d’expérience en matière d’engagement
et de respect des aspects sociaux et culturels.
8. Analyse des Effectuer une analyse des différents niveaux de bénéfices, coûts et
Coûts-bénéfices risques en rapport avec les différentes options en termes d’emploi
et d’approvisionnement local ; Il est nécessaire de tabler sur des
bénéfices potentiels sur le long-terme.
9. Analyse des Effectuer des analyses d’obstacles au contenu local pour identifier
barrières/ les interventions requises. Cet exercice peut aussi aider à
entraves développer le séquencement approprié des interventions.
10. Accès aux Vérifier l’accès à un financement abordable car c’est un facteur
services influant pour la survie et la croissance des entreprises locales, en
financiers et particulier les petites et moyennes entreprises (PME). Sans cet
commerciaux accès, les entreprises locales sont très limitées dans leur capacité
à investir dans des biens d'équipement et à répondre aux normes
requises par les institutions financières qui perçoivent souvent les
prêts aux PME comme plus risqués et moins attrayants du fait de
coûts de transaction élevés. Par conséquent, lorsque le
financement est disponible, il peut venir avec des effets collatéraux
importants avec des exigences de taux d'intérêt très élevés ;
Examiner les moyens d’accompagnement et de facilitation des
procédures pour les PME, car elles manquent souvent de
références et de capacités pour préparer des plans d'affaires et
des propositions de prêts attractives.
11. Analyse Évaluer les besoins en infrastructures existants, car cela est
infrastructurelle directement lié à la participation des entreprises locales. Un
manque d'infrastructures peut être un obstacle à la prestation de
ESES 58
services locaux, et augmenter les coûts de transactions
commerciaux. Par exemple fournisseurs d'énergie fiables…
12. Formation des 12.1. Aspects que cette formation peut inclure:
populations
locales pour 11.1.1. Education dans les capacités de base en comptabilité et
répondre à des alphabétisation fonctionnelle. Les résultats de l'éducation de base
tâches permettent une amélioration durable dans la vie de la population locale.
spécifiques 11.1.2 La formation linguistique. C’est un atout dans les cas où la langue
de fonctionnement n’est pas largement parlée par les employés potentiels
(français et/ou anglais)
12.2. Usage de méthodes de formation localement adaptées:
Les activités de formation doivent répondre aux besoins
d'apprentissage des participants en termes de compétences
linguistiques, de niveau d'éducation et de style d'apprentissage.
12.3. Le programme se doit d’être très flexible:
Les périodes de formation pour les individus devraient être
déterminées en rapport avec leurs capacités de progression et
leurs activités courantes.
12.4. La prestation de programmes de bourses:
L'octroi de bourses demeure le seul moyen efficace pour attirer les
jeunes talentueux dans l'industrie, cela constitue une activité
d'investissement social valable.
13. Promotion et 13.1. Nomination d'un lauréat interne;
stimulation au Quelqu'un doit être désigné avec la capacité nécessaire pour agir
Contenu local comme un facteur clé pour les programmes de contenu local.
13.2. Intégration dans les systèmes de l’entreprise:
Pour que le contenu local soit un succès, ses activités devraient être
intégrées dans les systèmes existants de l'entreprise. C’est par ce
moyen que des résultats visibles sont possibles.
13.3. Incitation de performance:
Pour éviter la modification du contenu local par certains membres
du personnel, les entreprises devraient inclure le contenu local
dans les objectifs de performance du personnel.
13.4. Flux d'informations:
Les besoins d'information des parties prenantes clés doivent être
compris et respectés. Le personnel a besoin de comprendre les
capacités des fournisseurs locaux et comment les atteindre ; les
fournisseurs locaux ont besoin de comprendre quand et où les
possibilités seront disponibles.
13.5. Infrastructure de l'entreprise:
Afin de reconnaître le contenu local comme un enjeu stratégique,
les entreprises doivent mettre en place des systèmes et des
positions au niveau des entreprises pour développer et mettre en
œuvre des normes d’entreprises facilitant la communication entre
les différentes unités d'affaires au niveau international.
ESES 59
13.6. Implication des ONG et des associations communautaires:
Il est recommandé, d’une part, de travailler avec des ONG et des
associations locales crédibles et, d’autre part, de s’engager dans le
développement du contenu local en privilégiant les activités
compatibles avec les attentes et les possibilités des communautés
locales.
ESES 60
2.22. GUIDE D’ELABORATION D’UN PLAN D’URGENCE (PU)-PROJETS MINIERS
Le présent guide donne les orientations en matière de réalisation d’un Plan d’Urgence dans le cadre de la mise en
œuvre d’un projet minier.
Contenu
Rappeler le but du Plan d’Urgence;
Présenter la démarche d’alerte (élaborer le schéma d’alerte en cas de sinistre, fiche d’alerte des pompiers,
Gendarmerie, Directeurs de secours, etc.);
Situation géographique.
Le PU doit donner une présentation détaillée de la situation géographique des installations de la future mine.
Il s’agit entre autres de:
Plan de situation,
Voies d’accès,
ESES 61
Plan de l’environnement immédiat du site du projet (Hydrographie, voies de circulation, risques environnants, rose
des vents et des populations, etc.) ;
Plan de masse-entrées de l’établissement (entrées principales et secondaires, points d’accueil, points de repli,
poste de commandement, circuits d’évacuation, etc.) ;
Plan de répartition interne des réseaux (réseaux d’eaux, effluents, gaz, électricité, produits dangereux, réseau de
téléphone, etc.), etc.
ESES 62
Établir un rapport d’accident qui comprenne les informations suivantes: les données générales sur l’accident, le
type d’accident, la description des circonstances de l’accident, les causes de l’accident, les mesures d’urgence,
type et importance du dommage;
faire un compte rendu de la situation en temps réel, etc.
Information
Il est question de définir les modalités d’information des médias, des populations, des autorités, pour éviter des
phénomènes de panique éventuels et expliquer les diverses mesures prises par l’entreprise en matière de prévention
des risques.
Dispositif d’alerte et d’information des populations (information préventive, information au moment du sinistre, etc.);
Communiqué de presse (origine du sinistre, les produits à quoi servent-ils ?, nature du risque, blessés, ampleur du
sinistre, impact sur l’environnement, maitrise du sinistre, personne à prévenir, etc.).
Exercices d’entrainement
Prévoir les exercices d’entrainement nécessaires au bon déroulement des scénarii d’intervention en cas de survenu de
sinistre sur le site du projet.
Schéma d’alerte efficacité-délai;
Elaborer les fiches d’exercice établissant les différentes phases de l’exercice et cherchant à répondre aux
questions: quoi? Qui? Où? Quand? Comment? Résultat.
Faire un compte rendu de l’exercice;
Etc.
Les exercices d’entrainement permettront de vérifier la disponibilité effective et le bon fonctionnement des moyens
recensés ainsi que leur adéquation avec les risques identifiés.
ESES 63
3. Ebauche d’une Directive de consultation des
parties prenantes dans le secteur minier
La Consultation des parties prenantes est la cheville ouvrière du processus continue de l’ESES. Elaborer une directive y
relative, renforce et pérennise ainsi la promotion et la mise en œuvre de la participation inclusive et durable des
différents acteurs impliqués au développement du secteur (acteurs institutionnels et acteurs locaux).
La mise en œuvre concrète de l’ESES exige donc un cadre à la fois juridique et opérationnel. Les dispositions à prendre
en compte doivent intégrer les nouvelles thématiques liées au Développement durable et à la gouvernance des
ressources naturelles, notamment : L’ITIE, la REDD+, la RSE et le Contenu local.
Un ensemble d’approches et d’outils doivent ainsi alimenter cette directive. Il s’agit entre autres de:
23. La Stratégie d’information et de communication des parties prenantes;
24. La Note d’indentification de projets associée au Plan de consultation préalable des populations et
communautés impactés par un projet minier ;
25. La feuille de route de la consultation avec les parties prenantes (activités à mettre en œuvre dans le temps et
dans l’espace) ;
26. L’obtention du CLIP (Consentement Libre, Informé et Préalable) des communautés en phase avec la DUP
(Déclaration d’Utilité Publique ;
27. Le renforcement des capacités des parties prenantes (droits, obligations et responsabilités) ;
28. Les principes de transmissions de l’information (Equité, transparence, impacts positifs et négatifs) ;
29. Le processus de Négociation avec les parties prenantes (appuyé par un facilitateur)
30. Le processus d’Evaluation participative (pertes, gains, risques et avantages) ;
31. L’identification et la mise en place consensuelle d’un Plan de compensation ;
32. Le processus de Décision et de formalisation des accords ;
33. Le monitoring et le suivi (respect des engagements et exercice des droits et obligations par chaque partie).
Principes
Critères
Indicateurs • Directives
spécifiques
ESES 64
[Link]