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Rapport Ha

Ce rapport de stage, réalisé par Oumaima Elmouhah, présente une expérience au sein de l'ONSSA, axée sur la pharmacie vétérinaire et les intrants. Il décrit les missions de l'ONSSA, les différentes sections de la division de pharmacie, ainsi que des techniques d'analyse comme la chromatographie. Le rapport souligne l'importance de la sécurité sanitaire des produits alimentaires et vétérinaires.

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Rapport Ha

Ce rapport de stage, réalisé par Oumaima Elmouhah, présente une expérience au sein de l'ONSSA, axée sur la pharmacie vétérinaire et les intrants. Il décrit les missions de l'ONSSA, les différentes sections de la division de pharmacie, ainsi que des techniques d'analyse comme la chromatographie. Le rapport souligne l'importance de la sécurité sanitaire des produits alimentaires et vétérinaires.

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RAPPORT DE STAGE

Réalisée par : oumaima elmouhah


Sommaire
Remerciement Introduction
...................................................................................................................................................1
Avant-propos............................................................................................................................1
I- La division de la pharmacie et des intrants vétérinaires....................................3
Service contrôle expertise........................................................................................................4
Les sections de la DPIV............................................................................................................4
a. Section chimie............................................................................................................4
b. Section microbiologie................................................................................................5
c. Section diagnostic......................................................................................................5
d. Section animalerie.....................................................................................................5
e. Section Maintenance et Métrologie.........................................................................5
II- Généralités sur la chromatographie
III- Techniques d’analyse.............................................................................................6
1- Chromatographie Liquide à Haute performance....................................................6
Principe 6
Appareillage...............................................................................................................................7
Chromatographie Liquide à Ultra Haute performance....................................11
2- La chromatographie en phase liquide couplée à la spectrométrie de masse (LC-
MS-MS)
Principe..................................................................................................................12
Appareillage.........................................................................................................14
3- Méthode de dosage / Identification du Albendazole par HPLC............................16
4- Préparation des standards ………………………………………………………….17

Extraction du β-agoniste :………………..................................................................18


Principe de la méthode :………………………………………………………..19
Mode opératoire :……………………………………………………………….20
Conclusion……………………………………………………………………………….21
Remerciemen
ts

Ce rapport est le fruit du mois de stage que j’ai pu passer au sein de l’onssa, je tiens tout
d’abord à remercier toutes les personnes qui ont participé de près et de loin de me faire
apprendre beaucoup de choses.

Mr ABOUCHOUAIB Nabil, Directeur des Intrants et des laboratoires de l’Office National


de Sécurité Sanitaire des Produits Alimentaires (ONSSA).

Mr Darkaoui Sami, Chef de division de pharmacie et des intrants vétérinaires (DPIV).

Par ailleurs je remercie Mr Talmi Ali, Chef du Service du Contrôle et des Expertises, ainsi
Mme Mahir Hind, chef de section chimie.
Finalement, je remercie du fond du cœur toute l’équipe de laboratoire de chimie de la
division de pharmacie et des intrants vétérinaires (DPIV) de l’Office National de Sécurité
Sanitaire des Produits Alimentaires (ONSSA) qui malgré leurs obligations professionnelles,
ont toujours eu le temps de m’écouter, et qui m’ont permis d’acquérir les bonnes pratiques
des manipulations.
Introduction
Après avoir terminé ma deuxième année et obtenir mon deug en chimie à la faculté des
sciences Rabat (FSR), j’ai décidé de créer ma première expérience professionnelle au service
de chimie chez l’ONSSA à la division de la pharmacie et des intrants vétérinaires, dans le but
d’améliorer mes compétences appliquées et pratiques en apprenant à connaître les
technologies les plus précises et les plus récentes ; et ce stage était le bon choix pour moi
pour tout découvrir , c’est ce que je vais on parler dans ce rapport

Avant-propos
Créé en janvier 2010, l’ONSSA est un établissement public doté de la personnalité morale et
de l’autonomie financière qui exerce les attributions relatives à la protection de la santé du
consommateur et à la préservation de la santé des animaux et des végétaux. Il est appelé à
appliquer la politique du gouvernement en matière de sécurité sanitaire des végétaux, des
animaux et des produits alimentaires depuis les matières premières jusqu’au consommateur
final, y compris les aliments pour animaux.

Cet office regroupe tous les services de contrôle. Il intègre à la fois les services de contrôle
des produits végétaux et des produits animaux et il est également en charge de la santé
animale et de la santé végétale, ainsi que de la protection du consommateur.

Afin d’accomplir ces services, l’ONSSA est chargé d’assurer la surveillance et la protection
sanitaire du patrimoine végétal et animal au niveau national et aux frontières et assurer la
sécurité sanitaire des produits alimentaires depuis les matières premières jusqu’au
consommateur final, y compris les produits de la pêche et les aliments pour animaux. De
même, l’ONSSA est chargé d’homologuer et de contrôler les intrants agricoles (semences,
pesticides, engrais), les médicaments vétérinaires, ainsi qu’appliquer les législations et
réglementations relatives à la police sanitaire vétérinaire et phytosanitaire. Il est à noter le
budget de l’ONSSA est de l’ordre de 655 MDH dont 361 MDH sont réservés au budget de
fonctionnement alors que les 294 MDH restants sont alloués au budget d’investissement.
L’Office dispose d’un capital humain de 2243 employés dont 293 médecins vétérinaires, 289
ingénieurs, 53 administrateurs et assimilés 927 agents de maitrise et 658 agents d’appui.

1
En conclusion, l'ONSSA ambitionne l’efficacité et le contrôle des produits alimentaires, tout
en adoptant une approche moderne en matière de sécurité sanitaire des animaux, des produits
alimentaires, et des végétaux. Cette intervention est basée sur l'analyse du risque, l'agrément
et l'autorisation sanitaire des établissements, la responsabilisation des professionnels et la
traçabilité des produits.

LES ATTRIBUTIONS ET LES MISSIONS


Les attributions et les missions de l'Office de Sécurité Sanitaire des Produits Alimentaires
sont définies explicitement par l'Article 2 de la loi n° 25-08 portant sa création, qui dispose ce
qui suit:
 Appliquer la politique du gouvernement en matière de sécurité sanitaire des végétaux, des
animaux et des produits alimentaires depuis les matières premières jusqu'au consommateur
final, y compris les denrées destinées à l'alimentation des animaux ;
 Assurer la protection sanitaire du patrimoine végétal et animal national et contrôler les
produits végétaux et animaux ou d'origine végétale ou animale, y compris les produits de la
pêche, à l'importation, sur le marché intérieur et à l'exportation ;
 Assurer la surveillance sanitaire des animaux et contrôler leur identification et leurs
mouvements ;
 Appliquer la réglementation en vigueur en matière de police sanitaire vétérinaire et
phytosanitaire ;
 Procéder à l'analyse des risques sanitaires que peuvent engendrer les produits alimentaires et
les denrées destinées à l'alimentation des animaux sur la santé des consommateurs ainsi que
les agents pathogènes pour la santé des végétaux et des animaux ;
 Contrôler les maladies des végétaux et des animaux, les produits issus des végétaux et des
animaux, les denrées destinées à l'alimentation des animaux, les médicaments vétérinaires ou
tout autre produit destiné à l'usage de la médecine et de la chirurgie vétérinaires ;
 Délivrer les autorisations ou les agréments sanitaires, selon le cas, des établissements dans
lesquels les produits alimentaires et les denrées destinées à l'alimentation des animaux sont
produits, fabriqués, traités, manipulés, transportés, entreposés, conservés ou mis en vente, à
l'exception des halles aux poissons, des navires de pêche, des barges flottantes et des unités
de traitement, de production, de transformation, de conditionnement et de conservation des
produits et sous-produits de pêche maritime;

2
 Emettre son avis en ce qui concerne la conformité sanitaire des établissements de pêche
maritime visés au paragraphe précédent avant leur agrément ;
 Contrôler et procéder à l'enregistrement des médicaments vétérinaires et des établissements
pharmaceutiques vétérinaires ;
 Contrôler les additifs alimentaires, le matériel de conditionnement, les produits et matériaux
susceptibles d'entrer en contact avec les produits alimentaires ainsi que les engrais et les
eaux d’irrigation ;
 Autoriser et/ou enregistrer les exploitations d’élevage ;
 Contrôler et procéder à l'homologation des pesticides et à l'agrément des établissements qui
les produisent, les importent ou les exportent ;

I. La division de la pharmacie et des intrants vétérinaires


Médicaments et intrants vétérinaires
Depuis le promulgation de la loi n°21-80 relative à l'exercice à titre privé de la médecine, de la
chirurgie et de la pharmacie vétérinaire et son décret d'application du 15 mars 1983, le secteur de
la pharmacie vétérinaire connaît une évolution importante. Cette évolution s'est traduite par
l'augmentation du nombre de sociétés pharmaceutiques distribuant les médicaments vétérinaires,
l'augmentation du nombre de spécialités homologuées, l'évolution du chiffre d'affaires et des
investissements dans ce secteur.
La Division de la Pharmacie et des Intrants Vétérinaires est chargée, sous l'autorité du Directeur
des Intrants et des Laboratoires et en conformité avec les textes en vigueur d'assurer la maîtrise de
la pharmacie vétérinaire et des autres produits de la médecine et de la chirurgie vétérinaires et
notamment :
 l'inspection et la certification des établissements de production et de distribution des
produits pharmaceutiques et des intrants vétérinaires
 le suivi du secteur de la pharmacie vétérinaire, et des autres produits de la médecine et de la
chirurgie vétérinaires ;
 Les expertises des produits de la médecine et de la chirurgie vétérinaires et des résidus des
médicaments et additifs vétérinaires.

3
Figure 1 : Organigramme de l’ONSSA

Service contrôle expertise


Le service du contrôle et des expertises est un service public rattaché à la division de la
pharmacie et des intrants vétérinaires de la direction des services vétérinaires de l'ONSSA.
Ses principales missions et attributions sont :
 L'expertise analytique et microbiologique des médicaments vétérinaires, y compris les
vaccins, les produits biocides d'élevage et des additifs de l'alimentation animale ;
 Analyse des résidus de médicaments vétérinaires dans les denrées animales et d'origine
animale ;
 Contribution aux travaux de recherches dans le domaine de la pharmacie vétérinaire et de la
recherche des résidus de médicaments vétérinaires ;
 Le diagnostic de certaines maladies animales (rage et IAHP).
Activités du laboratoire par section :
a) Section Chimie
 Le contrôle analytique du médicament vétérinaire (antiparasitaire, antibiotique, vitamines,
vaccins, …) ;
 La recherche des résidus de médicaments vétérinaires dans les denrées animales et d'origine
animale.
b) Section microbiologie
 Le contrôle microbiologique des vaccins;
 Le contrôle de la stérilité bactérienne et fongique pour les injectables et du niveau de
contamination microbienne des médicaments vétérinaires et solutions et suspensions orales;

4
 Le titrage par méthodes microbiologiques des antibiotiques;
 Le contrôle de l'activité bactéricide, fongique et virucide des produits biocide de l'élevage;
 La recherche des résidus des antibiotiques dans les denrées animales et d'origine animale;
 Le contrôle des vaccins antiviraux vivants et inactivés des espèces animales.
c) Section diagnostic
 Diagnostic de la rage.
 Diagnostic de l’influenza aviaire.
d) Section animalerie
 La production et l’élevage des animaux de laboratoire (souris, ovins, cobayes, lapins...) ;
 La gestion de l’unité d’élevage de poulets SPF (œufs, poussins d’un jour) ;
 L'élevage et la gestion des animaux d'expérimentation (ruminants, …) ;
 La mise en place et le suivi des expérimentations animales ;
e) Section Maintenance et Métrologie
 La maintenance et la réparation du matériel du laboratoire.
 L’élaboration et la réalisation des plannings de maintenance préventive.
 La gestion du magasin de la maintenance.
 Interfaçage avec les prestataires externes de maintenance.
 Le suivi du parc des appareils qui livrent des mesures (balances, réfrigérateurs,
congélateurs, étuves, thermomètres, micropipettes, minuteries, ...)
Fonction Qualité
• La mise en place, la gestion et le suivi du système qualité ;
• La préparation, l'organisation et la gestion de tous les documents qualité (Manuel qualité,
procédures, instructions, …) ;
• L'organisation des audits internes à la demande de la direction ;
• La préparation de la revue de direction.
Fonction Hygiène et sécurité
 Hygiène et propreté des locaux du laboratoire.
 La sécurité des bâtiments, des biens et des personnes.
 Le bon fonctionnement et l’entretien des moyens de sécurité
 La bonne application de la procédure d’élimination des déchets.

5
II. Généralités sur la chromatographie :
1. Définition et principe de la chromatographie :
La chromatographie, est une méthode d'analyse physico-chimique, sépare les constituants d'un
mélange (les solutés) par entraînement au moyen d'une phase mobile (liquide ou gaz) le long d'une
phase stationnaire (solide ou liquide fixé), grâce à la répartition sélective des solutés entre ces deux
phases. Chaque soluté est donc soumis à une force de rétention (exercée par la phase stationnaire) et
une force de mobilité (due à la phase mobile).
La phase stationnaire : est un support plus ou moins poreux recouvert d'un gel (liquide greffé) qui a
les propriétés désirées pour retenir les molécules de solutés.
La phase mobile : ou éluant est un liquide qui entraîne les solutés à travers la colonne.
Le principe de la chromatographie comprend trois points essentiels : identification, séparation et
dosage
2. Les différents types des chromatographies :
La chromatographie sur colonne :
La chromatographie sur colonne est une méthode préparatoire qui permet de séparer et d'isoler les
constituants d'un mélange. Cette technique est fondée principalement sur des phénomènes d'adsorption
et permet de séparer pratiquement tous les mélanges possibles. Il suffit de trouver les bonnes
conditions.
Chromatographie sur couche mince :
La chromatographie sur couche mince (CCM) repose principalement sur des phénomènes
d’adsorption : la phase mobile est un solvant ou un mélange de solvants, qui progresse le long d’une
phase stationnaire fixée sur une plaque de verre ou sur une feuille semi-rigide de matière plastique ou
d’aluminium.
Chromatographie d’adsorption :
L’adsorption est un phénomène physico-chimique qui consiste en la fixation d’une substance à l’état
liquide (ou gaz) sur une surface solide.
Chromatographie de partage :
La chromatographie de partage fonctionne par partage de solutés entre deux phases non miscibles ;
l’une mobile et l’autre stationnaire.
La chromatographie d'échange d'ions :
La chromatographie ionique (CI) est une technique analytique qui permet l’analyse qualitative (par
séparation des espèces présentes) et quantitative des espèces ioniques
La chromatographie d'exclusion :
La chromatographie d'exclusion est aussi appelée tamisage moléculaire permet la séparation des
molécules en fonction de leur taille et de leur forme.
III. Techniques d’analyse
1. Chromatographie Liquide à Haute Performance (HPLC)
Principe
La chromatographie en phase Liquide à Haute Performance est une technique analytique
qui permet la séparation sous haute pression d’un ou plusieurs composés d’un mélange
pour leur identification et leur quantification.

6
Figure 2 : La chromatographie liquide à Haute Performance de la DPIV

 La phase stationnaire est un support plus ou moins poreux recouvert d’un gel
(liquide greffé) qui a les propriétés désirées pour retenir les molécules de solutés.
 La phase mobile (éluant) est un solvant ou mélange de solvants est forcée par une
pompe sous haute pression, parcourt en permanence le système chromatographique,
dont fait partie la colonne. Les composés en solution se répartissent suivant leur
affinité, entre la phase mobile et la phase stationnaire (Figure 2).
Appareillage

L’appareillage se compose d’un réservoir contenant la phase mobile, d’un système de pompage, d’un injecteur,
d’une colonne chromatographique (éventuellement thermo statée)

a. Le réservoir de la phase mobile :


Ce réservoir est rempli de la phase mobile qui est un solvant ou un mélange de solvants qui doit être de pureté
analytique et filtré pour éliminer les particules solides qui risqueraient d’endommager la pompe ou de bloquer la
colonne.

7
Figure 3 : La phase mobile
b. La pompe :
Elle doit fournir la phase mobile à un débit constant à une certaine pression pour atteindre la colonne. Elle
permet de travailler soit :
En mode isocratique : c’est à dire avec 100% d’un même éluant tout au long de l’analyse.
En mode gradient : c’est à dire avec une variation des constituants du mélange d’éluant. Les pompes actuelles
ont un débit variable de quelques µL à plusieurs ml/min. La pression à imposer dépend des facteurs suivants :
 Débit de la phase mobile ;
 Viscosité du modificateur organique ;
 Taille des grains de la phase stationnaire ;
 Géométrie de la colonne.

Figure 4 : Système pompe


c. L’injecteur :
L’injection de l’échantillon se fait de deux manières :
 Manuelle : l’injecteur comporte une vanne à plusieurs voies montée sur le parcours de la phase mobile, juste
avant la colonne. L’échantillon à analyser est introduit avec une micro seringue dans un petit volume tubulaire

8
appelé boucle ; l’échantillon est ainsi inséré avec un flux de phase mobile.
 Automatique : l’injection se fait automatiquement, l’injecteur utilisé comporte une vanne à boucle
d’échantillonnage d’une capacité fixe, cette boucle permet d’introduire l’échantillon sans modifier la pression
dans la colonne.

Figure 5 : Injecteurs
d. La colonne :
La colonne est l’élément majeur de la chaîne HPLC. C’est un tube construit par un matériau le plus possible
inerte aux produits chimiques, souvent en inox ou en verre. Le choix d’une colonne HPLC est lié aux paramètres
suivants :
Type de la phase stationnaire ;
 Longueur ;
 Diamètre des particules (dp) ;
 Débit de la phase mobile supportable.
Le type de la colonne diffère selon la méthode choisie

Les principales phases stationnaires utilisées sont :


La phase normale :
Cette phase est constituée de gel de silice. Ce matériau est très polaire. Il faut donc utiliser un éluant apolaire.
Ainsi, lors de l’injection d’une solution, les produits polaires sont retenus dans la colonne, contrairement aux
produits apolaires qui sortent en tête.
La phase inverse :
Cette phase est majoritairement composée de gel de silice greffée par des chaines linéaires de 18 atomes de
carbones ( C18). Cette phase apolaire et nécessite donc un éluant polaire. Dans ce cas, ce sont les composés
polaires qui seront élués en premier. Ainsi cette phase qui est utilisée dans l’ HPLC

9
Figure 6 : Colonne HPLC
e. Détecteur :
Le détecteur est relié à la sortie de la colonne. Il détecte le passage des composés dans une cellule de mesure et
délivre un signal électrique proportionnel à leur concentration en fonction du temps.
Le choix d’un détecteur dépend à la fois des caractéristiques physiques des composés à séparer et des
conditions opératoires. Il existe différents types de détecteurs :
 Le détecteur UV-Visible : le plus couramment utilisés en HPLC, il se base sur une absorption à une longueur
d’onde spécifique.
 Détecteur UV à barrette de diodes : est un spectromètre qui va mesurer l’absorbance de l’échantillon à des
longueurs d’onde généralement comprises entre 190 et 400 nm (Ultraviolet).
 Détecteur fluor métrique : il se base sur l’excitation de la molécule en question à une longueur d’onde
spécifique, puis émission d’une autre longueur d’onde qui est mesurée.

Figure 7 : Détecteur UV- visible

f. L’enregistreur :
L’enregistreur reçoit un signal électrique proportionnel à la concentration de l’analyste qui traverse le détecteur.
Ce signal est traité, amplifié puis utilisé pour tracer le chromatogramme. Pour qu’un pic soit exploitable, on
considère généralement que le rapport signal / bruit doit être au moins de trois. Le bruit se traduit par des
oscillations plus ou moins marquées autour de la ligne de base, ce bruit de fond aléatoire provient de diverses
causes :
La variation de température ;
10
 De la pression ;
 L’instabilité électronique.

Figure 8 : Conception générale d’une chaine HPLC

Chromatographie Liquide ultra Performance (UPLC)


La chromatographie liquide à ultra haute performance (en anglais Ultra high performance liquide
chromatographie, ou UHPLC) est une technique de laboratoire de chimie analytique. Introduite
en 2004 et faisant appel aux mêmes principes que l'HPLC, l'UPLC améliore l'HPLC dans trois
domaines : résolution chromatographique, vitesse d'analyse et sensibilité.
L'UPLC repose sur l'emploi de phase stationnaire composée de particules < 4 µm (alors que les
colonnes HPLC sont habituellement remplies de particules de 3 à 5 µm). La courbe de Van Deemter,
régie par une équation à trois composantes, montre que la gamme de débit utilisable pour une bonne
efficacité avec un tel diamètre de particules est bien plus large que pour des diamètres supérieurs.
De ce fait il est possible d'augmenter le débit, et donc la vitesse d'analyse, sans altérer les performances
chromatographiques. L'avènement de l'UPLC a toutefois nécessité le développement instrumental d'un
nouveau système de chromatographie en phase liquide, pouvant tirer avantage des performances de
séparation (en limitant les volumes morts) et compatible avec les pressions générées (de l'ordre de 550
à1000 bars, à comparer avec 170 à 400 bars en HPLC).

11
Figure 9 : UPLC du DPIV
2. La chromatographie en phase liquide couplée à la spectrométrie de masse (LC-MS-
MS)
Principe
La chromatographie en phase liquide avec spectrométrie de masse en tandem (LC-MS-MS) est une
technique analytique puissante qui associe le pouvoir de séparation de la chromatographie en phase
liquide à la capacité d'analyse de masse hautement sensible et sélective de la spectrométrie de masse à
triple quadripôle.
Un échantillon de solution contenant des justifications intéressantes est pompé à travers une phase
stationnaire (colonne LC) par une phase mobile s’écoulant à haute pression. L'interaction chimique
entre les composants de l'échantillon, la phase stationnaire et la phase mobile affecte différentes
vitesses de migration à travers la colonne LC, ce qui affecte une séparation. La grande variété de
combinaisons de phase stationnaire et de phase mobile permet de personnaliser une séparation en
fonction de nombreuses solutions complexes.
Après élution de la colonne LC, l'effluent est dirigé vers le spectromètre de masse. Le spectromètre de
masse pour un système LC / MS / MS a une source d’ionisation dans laquelle l’effluent de la colonne LC est
nébulisé, désolvaté et ionisé, créant ainsi des particules chargées (positivement ou négativement). Ces particules
chargées migrent ensuite sous vide poussé à travers une série d'analyseurs de masse (quadripolaires) en
appliquant des champs électromagnétiques. Un ion précurseur de masse / charge spécifique (ou ion parent) est
ciblé pour passer à travers le premier quadripôle, à l'exclusion de toutes les autres particules de rapport masse /
charge. Dans la cellule de collision, les ions de masse/ charge sélectionnés sont ensuite fragmentés en ions de
produit (ou ions filles) par collision avec un gaz inerte. Le troisième quadripôle est utilisé pour cibler des
fragments d’ions spécifiques. Les ions produits isolés qui en résultent sont ensuite quantifiés avec un
multiplicateur d'électrons. Cette transition des ions du précurseur au produit(appelée aussi MS2) est très

12
spécifique à la structure du composé d’intérêt et offre donc un degré élevé de sélectivité.

Figure 10 : LC MS-MS du DPIV

La force de cette technique réside dans le pouvoir de séparation des LC pour une large
gamme de composés, combiné à la capacité de la SM à quantifier les composés avec un
degré élevé de sensibilité et de sélectivité, en fonction des transitions uniques masse /
charge (m / z) de chaque composé d'intérêt.

Figure 5 : Les composantes de base d'un système LC-MS-MS

13
Le schéma suivant explique le fonctionnement du Tandem MS. Une fois que les échantillons
sont ionisés (par ESI, MALDI, EI, etc.) pour générer un mélange d'ions, les ions précurseurs
d'un rapport masse/charge (m/z) spécifique sont sélectionnés (MS1) puis fragmentés (MS2)
pour générer un ion produit pour la détection. La séquence sélection-fragmentation-détection
peut être étendue aux ions produits de première génération. Par exemple, les ions produits
sélectionnés générés dans MS2 peuvent être encore fragmentés pour produire un autre groupe
d'ions produits (MS3) et ainsi de suite.
Appareillage
L'introduction des techniques d'ionisation à pression atmosphérique (API) a considérablement
augmenté le nombre de composés pouvant être analysés avec succès par LC/MS. Dans
l'ionisation à pression atmosphérique, les molécules de l'analyte sont d'abord ionisées, à la
pression atmosphérique. Les ions de l'analyte sont ensuite séparés mécaniquement et
électrostatiquement séparés des molécules neutres. Les techniques courantes d'ionisation à
pression atmosphérique sont les suivantes :
 Ionisation par électrospray (ESI)
 Ionisation chimique à pression atmosphérique (APCI)
 Photo-ionisation à pression atmosphérique (APPI)

Figure 11 : Applications de diverses techniques d'ionisation LC/MS


14
Ionisation par électrospray
L'électrospray repose en partie sur la chimie pour générer des ions d'analyte en solution avant
que l'analyte n'atteigne le spectromètre de masse. L'éluant LC est nébulisé dans une chambre
à la pression atmosphérique en présence d'un fort champ électrostatique et d'un gaz de
séchage chauffé.

Figure 12: Source d'ions


La dissociation induite par la collision (CID)
La MS en tandem ou MS/MS est un moyen puissant d'obtenir des informations structurelles.
Dans les instructions à triple quadripôle (voir Figure 8), le Q1 est utilisé pour sélectionner
l'ion précurseur. La CID a lieu dans le deuxième quadripôle qui est appelé cellule de
collision.
Le Q3 génère alors un spectre des ions produits résultants. Il peut également effectuer un
suivi des ions sélectionnés de quelques ions produits seulement lors de la quantification de
composés cibles.

Figure 13 : Le spectromètre de masse à triple quadripôle


électrospray

15
3. Méthode de dosage / Identification du Albendazole par HPLC «CPL 300
/002 » Mode opératoire
 Longueur d’onde = 295
 Débit =1,5 ml/min
 Colonne C 18; 10 m ; 15 cm
Préparation du standard
 On ajoute 1 mg albendazole dans 5 ml agiter puis filtrer .
Préparation de l’échantillon
 On ajoute 5mg de l’échantillon dans 5ml solution A ;
 Solution A : 70 Méthanol « à acide chlorhydrique à 2 
 On dépose le mélange dans 1 vial ;

Expression de la quantité du médicament en g /ml :

AE : Aire de l’échantillon
AS : Aire de standard
PS : Poids de standard
PE : Poids d’échantillon
T : Titre
D : Facteur de dilutio

16
-Préparation des standards :
La prise d’essai standard est solubilisée dans le diluant spécifique, la solution mère est
ensuite diluée en solution de travail jusqu’à ce qu’on obtient les concentrations mentionnées
dans le mode opératoire.

Pour préparer la solution mère on pèse la masse d’essai du standard et on essaie de la faire
dissoudre dans le solvant convenable selon les expressions suivantes : Dans le cas du
standard pure :

V=𝒎 × 𝑻
Dans le cas du standard brute :

V=𝒎 × 𝑻 × (𝐏𝐮𝐫𝐞) 𝑴(𝑩𝒓𝒖𝒕𝒆)

Et on effectue la dilution selon les concentrations décrites dans le mode opératoire selon la
formule suivante :

CaVa = CbVb

Passant la solution intermédiaire si elle est demandée.

17
-Manipulations :

Principe de la méthode :

La méthode comprend 7 parties :

.Homogénéisation
. Ajout de l'étalon interne
.Extraction liquide-liquide (tampon phosphate de potassium pH 5)
.Hydrolyse enzymatique (glucuronidase-sulfatase)
.Extraction en phase solide
.Détection par LC/MSMS (ESI+)
.Exploitation des résultats et interprétation

18
Mode opératoire :

-Echantillons à confirmer
On pèse 10g de foie dans un tube à 50ml.

On procède cette extraction selon le mode opératoire la seule étape qui fait la différence des
précédents apparts les réactifs et les solutions d’extractions c’est l’étape des cartouches SPE.

Principe de la méthode :

L'extraction en phase solide ou SPE (Solid Phase Extraction) est une technique de plus en
plus utilisée en raison de sa rapidité et de son efficacité. Le principe est simple : on adsorbe
les composés à extraire sur une phase stationnaire contenu dans une cartouche (de la forme
d'un corps de seringue) puis on les récupère lors de l'élution. Les lavages permettent
d'éliminer les composés.

Après avoir injecté les échantillons, le standard et les supplémentations on obtient un


chromatogramme qui nous donne les pics spécifiques au standard du β-agoniste avec des
intensités qui sont bonnes et les temps de rétention de toutes les espèces qui forment le
standard β-agoniste.

20
Conclusion

Les services vétérinaires de l'Office National de Sécurité Sanitaire des Produits Alimentaires
(ONSSA) assurent le contrôle sanitaire des produits d'origine animale destinés à la consommation
humaine (viandes et produits à base de viandes, lait et produits laitiers, produits de la pêche, miel
etc.) et les aliments destinés à l'alimentation animale. Cette intervention est basée sur l’analyse du
risque, l’agrément et l’autorisation sanitaire des établissements, la responsabilité des
professionnels et la traçabilité des produits. Durant un mois, j’ai pu examiner de près, le travail
fait par l’équipe des services vétérinaires de l’ONSSA, ce fut une expérience très enrichissante
tant sur le plan professionnel que sur le personnel. J’ai réussi à mettre en pratique mes
connaissances théoriques acquises durant mes études à la Faculté des Sciences de Rabat, et à
élargir mes compétences pratiques en me confrontant aux difficultés du monde de travail

22

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